La crise financière a mis en exergue les thèses d'un Nouveau parti anticapitaliste en pleine phase de construction. Enquête.

Derrière la porte, Alain Krivine. La LCR (Ligue communiste révolutionnaire) a amorcé sa mutation en NPA (Nouveau parti anticapitaliste), mais les grandes figures ne disparaissent jamais tout à fait. A l'entrée de l'imprimerie du défunt Quotidien Rouge, aucune plaque. Pourtant, au-dessus des rotatives toujours en fonctionnement, au cœur de Montreuil (Seine-Saint-Denis), est abrité le siège du parti d'extrême gauche.
Le cofondateur de la LCR met fin à sa conversation téléphonique et indique le chemin. Il est resté la boussole idéologique d'un parti qui a aujourd'hui un nouveau visage, celui, poupin, d'Olivier Besancenot. Mais le postier est absent cet après-midi-là, il continue de travailler à la poste de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) trois jours par semaine. L'occasion de découvrir la véritable identité du futur NPA, qui se dissimule derrière les traits hypermédiatiques du postier.
Une partie de la quinzaine des salariés du parti s'affaire dans les étages supérieurs. Il faut rédiger les textes fondateurs, envoyer les cartes d'adhésion… Le renouvellement n'est pas que dans les têtes : les murs sont fraîchement peints, les bureaux pas encore arrangés, le siège est en travaux depuis plusieurs mois.
Après l'appel à créer un « nouveau parti anticapitaliste » au lendemain de la fructueuse présidentielle de 2007 (4,08% des voix au premier tour, deux fois plus que le PCF), la machine s'est emballée. 1000 personnes ont assisté à la première réunion nationale des comités locaux fin juin, 1500 à l'université d'été fin août (à titre de comparaison, le PS en a attiré 4000). Combien seront-ils au congrès constituant du NPA en janvier, date à laquelle la LCR disparaitra ?
Des nouveaux militants au profil qui diffère grandement de ceux de la LCR. C'est la chercheuse Florence Joshua qui l'a révélé, dans son étude publiée au sein de l'ouvrage collectif « Pour une gauche de gauche » (Ed. du Croquant, avril 2008). Elle fait la distinction entre les militants traditionnels et ceux venus après la présidentielle de 2002 qui préfigurent de ce que sera la base du NPA :
« Durant la campagne présidentielle de 2002, et en particulier après le 21 avril, la LCR a vu ses effectifs quasiment doubler. Cette augmentation brutale des effectifs a entraîné des bouleversements importants dans un petit parti qui ne comptait guère plus de 1500 militants dans toute la France avant 2002. Le collectif militant a été profondément renouvelé et rajeuni. Il est aussi devenu socialement et idéologiquement beaucoup moins homogène qu'auparavant. »
Les nouveaux effectifs du parti sont plus jeunes (40% des militants post-2002 ont moins de trente ans, contre 25% des militants auparavant), davantage précaires (les salariés précaires et les demandeurs d'emploi représentaient 8,8% des militants entrés avant 2002, contre 22% des nouveaux militants) et le poids des employés a doublé chez les militants recrutés à la LCR depuis 2002. D'où la conclusion de Florence Joshua :
« La LCR recrute aujourd'hui en partie à l'image de son incarnation médiatico-politique en la figure d'Olivier Besancenot : un homme jeune, d'un peu plus de trente ans, employé à La Poste, gagnant 1100 euros nets par mois. »
La tendance se confirme avec le passage de la LCR au NPA, aux dires de Julien, enseignant en lycée professionnel de 27 ans, qui cadre parfaitement avec cette nouvelle génération. Il a participé à la création du comité NPA du XXe arrondissement de Paris, après avoir été déjà milité à la LCR de 2004 à 2006 (il avait à l'époque rendu sa carte « faute de temps »). Lui est donc déjà rompu aux joutes antilibérales, mais il est rejoint par « beaucoup de non-militants, surtout des jeunes », et « se pose d'ailleurs la question de la formation ».
Des comités comme celui du XXe, il en existe déja plus de 300 en France. Ils comptent jusqu'à 50 membres. Des membres qui souvent n'ont pas de locaux, se réunissent dans les cafés, organisent toutes sortes de manifestations pour récolter de quoi fonctionner (le parti rembourse toutefois les billets de train aux responsables locaux lorsque les réunions nationales ont lieu en région parisienne).
Il faut décider des actions à mener, rédiger des tracts, les diffuser. Mais l'absence de moyens crée l'envie. Et l'entraide. Les retours d'expérience constituent la majeure partie de la communication entre les comités. Dis-moi comment s'est déroulée ta manifestation que j'en organise une aussi.
Ces manifestations représentent leur cœur d'activité. La critique est du coup fréquente : Olivier Besancenot et les adhérents de son parti capitaliseraient sur la misère. Mais lui rétorque que c'est la seule personnalité de gauche ancrée dans le réel et qu'au moins, il rend visibles les conflits sociaux.
De fait, il enchaîne les déplacements. Chez les employés de Doux à Pleucadeuc (Morbihan), chez les ouvriers de Renault à Sandouville (Seine-Maritime)… Un modèle pour les nouveaux militants, qui multiplient donc les actions coup de poing. Tel cet appel à signer la pétition contre la privatisation de La Poste devant les établissements parisiens. (Voir la vidéo)
« Dans ces manifestations, on ne voit d'ailleurs que très rarement le Parti socialiste », témoigne Sylviane, institutrice de 46 ans qui milite à la LCR depuis 2000. Parti socialiste, le nom de l'ennemi honni est lâché. Officiellement, ils ne le détestent pas. Mais c'est le parti de toutes les déceptions pour nombre de militants anticapitalistes. Ils s'attendaient que Nicolas Sarkozy mènent une politique qui ne leur convienne pas, moins que le PS soit à leur yeux quasiment absent des débats, ou pire qu'il continue sa lente « dérive droitière ».
Un ennemi qui le lui rend bien. Au PS non plus, on n'aime pas la LCR et encore moins le NPA, vers lequel se tournent davantage encore les classes populaires auxquelles il ne parvient plus à s'adresser. Pour le combattre, le Parti socialiste a mis en place un comité de surveillance de la LCR/NPA, sous l'égide du député-maire du XVIIIe arrondissement de Paris, Daniel Vaillant.
Si celui qui fut également le ministre de l'Intérieur des gouvernements Jospin n'a pas souhaité répondre aux sollicitations de Rue89, d'autres voix n'hésitent pas s'élever au sein du Parti socialiste contre cette initiative. Notamment celle de Razzy Hammadi, ancien président des jeunes socialistes et actuel secrétaire national à la riposte. Les médias l'avaient annoncé partie prenante de ce comité, or il le fustige, d'autant qu'il est ami avec le leader du parti d'extrême gauche :
« On est face à un problème sociologique quand on voit les cadres qui répondent à Besancenot. Certains dirigeants qui ont plus de vingt ans de bouteille ne font que le renforcer en l'attaquant.
Nous ne devons avoir aucun adversaire à gauche. Au lieu de ça, Besancenot profite de nos faiblesses, et notamment de la part de radicalité de notre discours que nous n'aurions jamais dû abandonner. »
La mise en garde n'a visiblement pas été entendue par tous les socialistes, qui continuent à tirer à boulets rouges sur une LCR qu'il ne faudrait pas prendre au sérieux. Motif : elle se refuse à participer à un gouvernement.
C'est une « mauvaise polémique » à laquelle Pierre-François Grond, membre du bureau politique de la LCR, est habitué. En revanche, il est exact que la Ligue ne veut pas « gouverner avec le Parti socialiste aux conditions du Parti socialiste ».
Mais avant d'accéder au pouvoir, il faut un programme. Les grandes lignes sont déjà établies ; elles ressemblent fort à celles de la LCR. Il n'y a plus « révolutionnaire » dans l'appellation du parti ? Le nom était « provisoire » et « le mot révolutionnaire sera dans le programme ». On entend moins parler du renversement des classes dominantes cher à Trotsky ? Si si, « on est assez classique de ce point de vue-là. » (Voir la vidéo)
C'est avec ce programme que le NPA voit arriver « les militants de la LCR, mais aussi des militants du PS, des Verts et du PCF, sans compter ceux qui n'ont jamais adhéré à un parti », poursuit Pierre-François Grond.
Une minorité à la LCR, menée par Christian Piquet, voudrait cependant aller plus loin, ne pas faire du NPA qu'un mouvement qui attend les militants, mais une formation qui s'adresse directement aux autres partis de la gauche :
« Il faut aller au-delà et profiter de l'écho que nous possédons aujourd'hui pour réellement bouleverser la donne, s'adresser aux gauches du Parti socialiste, s'adresser aux gauches à l'intérieur des Verts, s'adresser au Parti communiste, s'adresser aux milliers de militants du mouvement social. » (Ecouter le son)
Peu de chances toutefois de voir ce dialogue s'instaurer. Ce n'est pas la ligne d'Olivier Besancenot -en tout cas pas tant qu'il se considère méprisé par le reste de la gauche- et il est difficile d'aller à l'encontre de celui qui représente désormais l'effigie du parti. Et qui a la légitimité pour lui. Légitimité des urnes donc, mais aussi légitimité des sondages : il est régulièrement cité en tête des meilleurs opposants à Nicolas Sarkozy.
Sa notoriété ne cesse de grandir dans les médias (la meilleure illustration reste son passage dans « Vivement dimanche », l'émission de Michel Drucker) comme sur le terrain politique (il se révèle être l'un des principaux bénéficiaires de la crise financière dans les sondages).
Si on préfère généralement se féliciter à la LCR d'avoir trouvé la perle médiatique et politique, le parti pourrait toutefois pâtir d'une « Besancenot-dépendance ». Nsuni Met, infirmière de 27 ans membre de la LCR depuis un an et l'annonce de la transformation en NPA, confirme :
« Lorsque l'on prévient la presse de l'organisation d'un événement, elle conditionne toujours sa venue à la présence de Besancenot. »
Au point que les propos tenus en août 2007 à Rue89 par Alain Krivine paraissent irréalistes un an plus tard : « Il ne tient pas à être candidat [à la présidentielle, ndlr] une troisième fois… » Un risque de personnalisation de la politique auquel le NPA devra essayer d'échapper s'il se veut pérenne, s'il n'entend pas être rapidement rebaptisé en NPB, le Nouveau parti de Besancenot.




















416
(Pour réagir, connectez-vous)
à AmandineH
De jexiste
si, si | 19H47 | 16/10/2008 |
Oui, et la meilleure : la LCR elle-même.
à jexiste
De Ryze
La Jeune Garde Rouge | 12H18 | 17/10/2008 |
? ? ? ? ? ? tu vas au réunion de ton comité sur ta commune avant de sortir des conneries pareille ! ! ! ?
« Oui, et la meilleure : la LCR elle-même. » Balance le lien histoire de prouver tes dires car c'est pas avec des affirmations ss preuve que tu vas nous convaincre !
Regarde moi j'en ai une autre : l'ump/fn enlève des petits enfants pour leur laver le cerveaux devant la star ac et jean pierre pernault avant de les relâcher sous le nom de jeunesse populaires(listes)… j'ai pas de preuve non plus mais bon ça devrait te suffire pour me croire le fait que je le dise non ?
Cela dit, plaisanterie mis a part, elles craignent un max ces nouvelles troupes de choc de l ump/fn quand elles se baladent en groupe… leur manque que la chemise brune : (
à Ryze
De jexiste
si, si | 14H10 | 17/10/2008 |
Ben faudrait savoir ce que vous voulez, les petits gars. Quand je mets des liens, vous hurlez à la mort. Et quand je n'en mets pas, ça ne vous plaît pas non plus.
à jexiste
De jojo1er
11H01 | 17/10/2008 |
« Mussolini est l'homme de l'Etat fort, du fonctionnaire tout puissant » ça c'est de vous !
« Nous nous permettons le luxe d'être aristocrates et démocrates, conservateurs et progressistes, réactionnaires et révolutionnaires, légalistes et illégalistes, selon les circonstances, le lieu et le cadre dans lequel nous sommes contraints de vivre et d'agir. » ça c'est de mussolini.
« Mussolini (la majuscule me fait mal mais bon…) était surtout l'homme du tout et son contraire » ça c'est de moi !
Une fois de plus votre argumentation pue la manipulation, la malhonnêteté et l'amalgame…trois ennemis de la réflexion.
Sinon, toujours pas convaincu ? Faut le croire pour pratiquer autant l'auto persuasion…
Jojo1er, …
à jojo1er
De jexiste
si, si | 14H14 | 17/10/2008 |
Entrez le mot « fascisme » dans votre moteur de recherches préféré. Vous trouverez une pagaille de textes à même de compléter votre instruction.
à jexiste
De jojo1er
08H37 | 18/10/2008 |
Pas besoin de moteur de recherche…j'ai lu vos commentaires, Mister méthode Coué.
Et dire que c'est un(e) clavardeur(euse) même pas convaincu de sa propre existence qui prétend se soucier de mon instruction.
Sinon du côté de votre moteur de recherche vous pourriez Coller l'expression [« politique économique » +mussolini], vous verrez les multiples résultats ne peuvent absolument pas appuyer vos affabulations.
Jojo1er, …
à jojo1er
De jexiste
si, si | 10H36 | 18/10/2008 |
Quand on ne sait pas de quoi on parle, pour le moins on évite de traiter les sachants d'affabulateurs.
Du général Bigeard à Mister méthode Coué, la liste de vos « fantaisies » à mon endroit s'allonge à chaque fois que nous nous croisons dans cette Rue, l'affreux Jojo.
En l'occurrence, le symptôme signe la maladie : vous manquez sérieusement d'arguments.
à jexiste
De jojo1er
11H31 | 18/10/2008 |
En plus de l'auto persuasion d'existence je constate que vous pratiquez l'auto persuasion de pertinence en vous topant vous même…
Je ne suis pas l'affreux Jojo, je suis Jojo le premier.
Démontrez nous la justesse supposée (par vous même) de vos propos plutôt que d'attaquer encore avec du vent, je ne suis pas un homme de paille, je ne le crains pas.
Le lecteur pourra décider de lui même de subir à nouveau une lecture de votre commentaire [18H28 16/10/2008] et juger de la pertinence fictive de vos propos…
La liste de mes « fantaisies » à votre égard ne cessera de s'allonger que lorsque la liste de vos fantaisies à l'égard de la vérité cessera elle aussi de s'allonger, c'est sans doute le seul côté réactionnaire de ma personne, une allergie à la connerie.
Quand à vous opposer des arguments il faudrait trouver quelque chose à confirmer ou à infirmer. Il n'y a rien de rationnel dans vos propos, donc rien à argumenter.
Jojo1er, …vous oubliez que de rares fois je ne vous ai pas contredis, mais continuez à vous sentir persécuté…ça m'amuse.
à jojo1er
De jexiste
si, si | 16H02 | 18/10/2008 |
Pfffff ! Vraiment n'importe quoi, Jojo 1er.
à jexiste
De Shaddocko
Pompé des Phynances | 19H28 | 17/10/2008 |
Arrêtez votre cirque, jexiste
Ça ne sert à rien, tout le monde s'en tape de votre scoop, c'est un OVNI.
à Shaddocko
De jexiste
si, si | 20H04 | 17/10/2008 |
J'ai sorti un scoop, moi ? Où ça ?
à jexiste
De Shaddocko
Pompé des Phynances | 14H27 | 18/10/2008 |
Ne pas oublier non plus que l'on retrouve parmi les actuels militants de la LCR des admirateurs de Mussolini et Hitler.
Le voilà, l'OVNI
à Shaddocko
De jexiste
si, si | 15H52 | 18/10/2008 |
Mais il y en a vraiment, allez faire un tour à la LCR et vous verrez.
à Jaycib
De Shaddocko
Pompé des Phynances | 00H40 | 17/10/2008 |
« Mais qui dans les cités regarde Drucker ? Ce serait plutôt Al Jazeera ou les chaînes de Tv algériennes, non ? Ce n'est pas en se pliant aux désirs de scoop de la grande presse qu'on libèrera les minorités de leur dépendance d'autres médias encore moins sympathiques… »
Et ce n'est surement pas en considérant les minorités comme des simplets mal intégrés qu'on les libèrera de media aussi antipathiques (c'est bien ça ? ) qu'Al Jazeera ou les TV algériennes.
Est-ce que par hasard les minorités des « cités » se passent en boucle des déclarations d'Al Qaeda pour égayer leurs longues soirées d'hiver ?
Pour ce qui est de leur ralliement à la « vraie » gauche, c'est « vraiment » mal barré, si vous voyez ce que je veux dire.
De Frère Maxence
Demandeur d'emploi | 15H04 | 16/10/2008 |
Le NPA/LCR comme son nom l'indique est contre le capitalisme. Certaines de ses critiques tombent juste, mais que propose-t-il à la place ?
Son idéologie de base est avant tout marxiste, et trotskyste.
L'Histoire nous a plusieurs fois montré ce qui se passe dans une économie où sont appliquées les idées strictement communistes : c'est une catastrophe. Il y a encore plus de misère. Pire, les inégalités subsistent puisque les cadres du parti et les fonctionnaires qui dirigent les entreprises prennent la place des bourgeois. Avec en prime des dérives totalitaires…
Le Besancenot qu'on voit dans les médias est parfois pertinent dans la critique du système actuel, mais vous remarquerez qu'il dit rarement quel système économique il mettrait en place s'il avait le pouvoir.
Entre le capitalisme sauvage et le communisme totalitaire, n'oublions pas qu'il existe d'autres voies (comme la social-démocratie).
à Frère Maxence
De GG Lapraline
17H13 | 16/10/2008 |
« Entre le capitalisme sauvage et le communisme totalitaire, n'oublions pas qu'il existe d'autres voies (comme la social-démocratie) » …… sociale démocratie qui avait appelé de tous ses voeux à voter oui pour le référendum constitutionnels européen (je ne re-rentre pas dans les détails), social-démocratie d'un silence assourdissant s'agissant des différentes réformes passées, en cours ou à venir en France (Edvige, nouveaux programmes scolaires, grenelle de l'environnement, ….. donc la social-démocratie … j'ai quelques doutes quand à sa combativité.
à GG Lapraline
De Frère Maxence
Demandeur d'emploi | 17H32 | 16/10/2008 |
Post répété…
à GG Lapraline
De Frère Maxence
Demandeur d'emploi | 17H31 | 16/10/2008 |
Je parlais de la social-démoratie en général, comme idéologie, et plus particulièrement sa vision de l'économie (économie de marché régulée + large redistribution pour déduire les inégalités).
Par ailleurs, la France n'a pas encore un grand parti social-démocrate, car les sociaux-démocrates sont dispersés. Mais ça va venir…
Donc je ne comprends pas trop de quoi vous parlez quand vous abordez l'europe, edvige, etc et la social-démocratie.
Mais à titre personnel, je vous informe que je me suis opposé à Edvge, et que j'ai voté contre le traité constitutionnel que je trouvais trop libéral.
Ah les clichés ont la vie dure…
à Frère Maxence
De Shaddocko
Pompé des Phynances | 00H54 | 17/10/2008 |
La régulation n'est pas suffisante en soi, ni bienfaitrice sui generis.
Par exemple, une social démocratie faisant contrôler l'économie par Peyrelevade te me vous bloquerait les salaires en moins de temps qu'il n'en faut pour naufrager Lehman Brothers.
Et regardez comme la régulation des salaires de l'Élysée est efficace !
Pour ce qui est de l'Europe, rappelons que le projet constitutionnel défendu avec enthousiasme par les socio-démocrates nous concoctait une Europe totalement impuissante, régie par la règle de l'unanimité, aux alliances internationales disparates et… totalement inféodée au credo économique ultra-libéral qui aurait été gravé dans le marbre 3 ans avant de misérablement faillir partout ailleurs.
Nous l'avons échappée belle, et revenons de très loin.
Je ne sais pas si nous aurions intérêt à garder des entraîneurs aussi peu clairvoyants.
à Shaddocko
De Béatrice1
| 14H19 | 17/10/2008 |
« rappelons que le projet constitutionnel défendu avec enthousiasme par les socio-démocrates nous concoctait une Europe totalement impuissante, régie par la règle de l'unanimité »
Les nonistes me surprendront toujours !
C'est le CONTRAIRE : l'unanimité est la règle depuis la création de la CEE, le TCE voulait justement la SUPPRIMER ! L'Europe impuissante, c'est justement celle d'avant le TCE, et celle qui ne l'a PAS ratifié.
Au lieu de se laisser bourrer le mou par des prophètes de malheur et leur plombier polonais, il eût été préférable de le LIRE, ce fameux traité, avant de voter.
à Frère Maxence
De SiDi
Kitten ! | 19H58 | 16/10/2008 |
Alors ça c'est pas mal. Si tu lis Marx et que tu regardes ce qui a été fait en URSS, surtout sous Staline, d'ailleurs, tu verras que ça a peu à voir. Le stalinisme a redéfini la ligne idéologique de l'URSS comme un système de nationalisme et de société ultra industrielle et militaire, qui a complètement perdu en chemin ses valeurs socialistes.
Ce n'est pas ce que les communistes français prônent. La plupart de ceux avec qui je discute sont pour un vrai changement dans le mode de financement de l'économie et dans la redistribution des richesses. Et c'est tout. La liberté, on y tient autant que les autres, surtout vu que c'est la notre (de parole et d'action) que l'Etat s'acharne à retirer.
à SiDi
De richelieu94
20H57 | 16/10/2008 |
c'est la faute à staline… trotsky était super sympa comme gars… il a fait des asso comme la techka, il a proposé des activités à des gosses dans le cadre de l'armée rouge… coll and ruff : ) vous êtes trop droles les gars… et si les communistes français, en effet, ne sont pas pareil, notre horrible droit de vote ne leur a jamais permis de prendre l'élysée pour faire notre bonheur. Meeeerrrrrrrrde
à richelieu94
De SiDi
Kitten ! | 05H42 | 17/10/2008 |
Un coup d'épée dans l'eau, camarade, je ne suis pas trotskyste pour un sou.
à richelieu94
De jojo1er
11H22 | 17/10/2008 |
Ah…résumer le communisme à 2 (ou même 10) idéologies personnelles, en voilà une belle preuve de malhonnêteté intellectuelle…
On vous parle marxisme, vous répondez trotskysme et staline…
Quand à votre dernier mot il résume fort bien votre commentaire rendant inutiles et superflus tous les efforts que vous avez fourni pour remplir les cinq lignes précédentes.
Jojo1er, …
à richelieu94
De le passant qui passe
14H19 | 18/10/2008 |
oups ! erreur de manip
à richelieu94
De le passant qui passe
14H29 | 18/10/2008 |
« et si les communistes français, en effet, ne sont pas pareil, notre horrible droit de vote ne leur a jamais permis de prendre l'élysée pour faire notre bonheur. Meeeerrrrrrrrde »
compte tenu du poids du PCF , on ne pourra pas leur imputer la situation merdique actuelle.
Ils étaient quand même à l'origine de la « loi Hue », qui instaurait un contrôle des fonds publics (état, régions, départements) aux entreprises.
Une loi tellement dangereuse pour le pays que l'UMP s'est empressée de l'abroger à son arrivée au pouvoir en 2002.
Toute idéologie politique sans remise en cause à la lumière des faits est dangereuse. Les partis de droite au pouvoir depuis 6 ans et leurs électeurs feraient bien d'en prendre conscience.
à SiDi
De Béatrice1
| 23H15 | 16/10/2008 |
« Ce n'est pas ce que les communistes français prônent. »
C'est pourtant ce qu'ils ont soutenu comme un seul homme, à l'époque ! Ils ont même soutenu le pacte germano-soviétique et prôné la collaboration avec les « soldats allemands » contre De Gaulle, l'« agent de la finance anglaise »…
« La plupart de ceux avec qui je discute »
Si vous vous êtes fait vos idées politiques en « discutant », il n'y a rien à ajouter, mais vous feriez mieux d'ouvrir un livre d'histoire.
à Béatrice1
De SiDi
Kitten ! | 05H44 | 17/10/2008 |
Et donc la politique de la droite française se résume à l'apologie du fascisme sous la forme de l'aide de la France (MERCI VGE ! ) envers les généraux argentins, pour les aider à installer une dictature de terreur ?
Le poids de ceux qui ont été stalinistes en France est aujourd'hui plus que nul, il y a longtemps qu'ils ne sont plus là, mais par contre, des apprentis nazis, ça on en trouve encore à la pelle.
A qui de balayer devant sa porte, hm ?
à SiDi
De richelieu94
08H05 | 17/10/2008 |
ouais dans des groupuscules types LO, LCR, NPA, JAC…. Enlevez les sigles, barré les noms et que verrez vous ? le même discours anti europe, anti mondialisation (ouh le vilain léviathan ! ), etc, etc… malgrès ses côtés sympas, besancenor que fait que répéter ad nauseam les thèses des réactionnaires de tout bord…. staline est leur épouvantail…
à richelieu94
De jojo1er
11H30 | 17/10/2008 |
Voulez-vous, s'il vous plait relire la définition de « réactionnaire » jusqu'à ce que vous la compreniez, fut-ce jusqu'à la nausée.
Quand vous emploierez correctement les mots du vocabulaire français nous pourrons peut-être croire que l'emploi de locutions latines dans vos commentaire ne sert pas qu'à en masquer l'absence de sens.
Jojo1er, …