La crise financière a mis en exergue les thèses d'un Nouveau parti anticapitaliste en pleine phase de construction. Enquête.

Derrière la porte, Alain Krivine. La LCR (Ligue communiste révolutionnaire) a amorcé sa mutation en NPA (Nouveau parti anticapitaliste), mais les grandes figures ne disparaissent jamais tout à fait. A l'entrée de l'imprimerie du défunt Quotidien Rouge, aucune plaque. Pourtant, au-dessus des rotatives toujours en fonctionnement, au cœur de Montreuil (Seine-Saint-Denis), est abrité le siège du parti d'extrême gauche.
Le cofondateur de la LCR met fin à sa conversation téléphonique et indique le chemin. Il est resté la boussole idéologique d'un parti qui a aujourd'hui un nouveau visage, celui, poupin, d'Olivier Besancenot. Mais le postier est absent cet après-midi-là, il continue de travailler à la poste de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) trois jours par semaine. L'occasion de découvrir la véritable identité du futur NPA, qui se dissimule derrière les traits hypermédiatiques du postier.
Une partie de la quinzaine des salariés du parti s'affaire dans les étages supérieurs. Il faut rédiger les textes fondateurs, envoyer les cartes d'adhésion… Le renouvellement n'est pas que dans les têtes : les murs sont fraîchement peints, les bureaux pas encore arrangés, le siège est en travaux depuis plusieurs mois.
Après l'appel à créer un « nouveau parti anticapitaliste » au lendemain de la fructueuse présidentielle de 2007 (4,08% des voix au premier tour, deux fois plus que le PCF), la machine s'est emballée. 1000 personnes ont assisté à la première réunion nationale des comités locaux fin juin, 1500 à l'université d'été fin août (à titre de comparaison, le PS en a attiré 4000). Combien seront-ils au congrès constituant du NPA en janvier, date à laquelle la LCR disparaitra ?
Des nouveaux militants au profil qui diffère grandement de ceux de la LCR. C'est la chercheuse Florence Joshua qui l'a révélé, dans son étude publiée au sein de l'ouvrage collectif « Pour une gauche de gauche » (Ed. du Croquant, avril 2008). Elle fait la distinction entre les militants traditionnels et ceux venus après la présidentielle de 2002 qui préfigurent de ce que sera la base du NPA :
« Durant la campagne présidentielle de 2002, et en particulier après le 21 avril, la LCR a vu ses effectifs quasiment doubler. Cette augmentation brutale des effectifs a entraîné des bouleversements importants dans un petit parti qui ne comptait guère plus de 1500 militants dans toute la France avant 2002. Le collectif militant a été profondément renouvelé et rajeuni. Il est aussi devenu socialement et idéologiquement beaucoup moins homogène qu'auparavant. »
Les nouveaux effectifs du parti sont plus jeunes (40% des militants post-2002 ont moins de trente ans, contre 25% des militants auparavant), davantage précaires (les salariés précaires et les demandeurs d'emploi représentaient 8,8% des militants entrés avant 2002, contre 22% des nouveaux militants) et le poids des employés a doublé chez les militants recrutés à la LCR depuis 2002. D'où la conclusion de Florence Joshua :
« La LCR recrute aujourd'hui en partie à l'image de son incarnation médiatico-politique en la figure d'Olivier Besancenot : un homme jeune, d'un peu plus de trente ans, employé à La Poste, gagnant 1100 euros nets par mois. »
La tendance se confirme avec le passage de la LCR au NPA, aux dires de Julien, enseignant en lycée professionnel de 27 ans, qui cadre parfaitement avec cette nouvelle génération. Il a participé à la création du comité NPA du XXe arrondissement de Paris, après avoir été déjà milité à la LCR de 2004 à 2006 (il avait à l'époque rendu sa carte « faute de temps »). Lui est donc déjà rompu aux joutes antilibérales, mais il est rejoint par « beaucoup de non-militants, surtout des jeunes », et « se pose d'ailleurs la question de la formation ».
Des comités comme celui du XXe, il en existe déja plus de 300 en France. Ils comptent jusqu'à 50 membres. Des membres qui souvent n'ont pas de locaux, se réunissent dans les cafés, organisent toutes sortes de manifestations pour récolter de quoi fonctionner (le parti rembourse toutefois les billets de train aux responsables locaux lorsque les réunions nationales ont lieu en région parisienne).
Il faut décider des actions à mener, rédiger des tracts, les diffuser. Mais l'absence de moyens crée l'envie. Et l'entraide. Les retours d'expérience constituent la majeure partie de la communication entre les comités. Dis-moi comment s'est déroulée ta manifestation que j'en organise une aussi.
Ces manifestations représentent leur cœur d'activité. La critique est du coup fréquente : Olivier Besancenot et les adhérents de son parti capitaliseraient sur la misère. Mais lui rétorque que c'est la seule personnalité de gauche ancrée dans le réel et qu'au moins, il rend visibles les conflits sociaux.
De fait, il enchaîne les déplacements. Chez les employés de Doux à Pleucadeuc (Morbihan), chez les ouvriers de Renault à Sandouville (Seine-Maritime)… Un modèle pour les nouveaux militants, qui multiplient donc les actions coup de poing. Tel cet appel à signer la pétition contre la privatisation de La Poste devant les établissements parisiens. (Voir la vidéo)
« Dans ces manifestations, on ne voit d'ailleurs que très rarement le Parti socialiste », témoigne Sylviane, institutrice de 46 ans qui milite à la LCR depuis 2000. Parti socialiste, le nom de l'ennemi honni est lâché. Officiellement, ils ne le détestent pas. Mais c'est le parti de toutes les déceptions pour nombre de militants anticapitalistes. Ils s'attendaient que Nicolas Sarkozy mènent une politique qui ne leur convienne pas, moins que le PS soit à leur yeux quasiment absent des débats, ou pire qu'il continue sa lente « dérive droitière ».
Un ennemi qui le lui rend bien. Au PS non plus, on n'aime pas la LCR et encore moins le NPA, vers lequel se tournent davantage encore les classes populaires auxquelles il ne parvient plus à s'adresser. Pour le combattre, le Parti socialiste a mis en place un comité de surveillance de la LCR/NPA, sous l'égide du député-maire du XVIIIe arrondissement de Paris, Daniel Vaillant.
Si celui qui fut également le ministre de l'Intérieur des gouvernements Jospin n'a pas souhaité répondre aux sollicitations de Rue89, d'autres voix n'hésitent pas s'élever au sein du Parti socialiste contre cette initiative. Notamment celle de Razzy Hammadi, ancien président des jeunes socialistes et actuel secrétaire national à la riposte. Les médias l'avaient annoncé partie prenante de ce comité, or il le fustige, d'autant qu'il est ami avec le leader du parti d'extrême gauche :
« On est face à un problème sociologique quand on voit les cadres qui répondent à Besancenot. Certains dirigeants qui ont plus de vingt ans de bouteille ne font que le renforcer en l'attaquant.
Nous ne devons avoir aucun adversaire à gauche. Au lieu de ça, Besancenot profite de nos faiblesses, et notamment de la part de radicalité de notre discours que nous n'aurions jamais dû abandonner. »
La mise en garde n'a visiblement pas été entendue par tous les socialistes, qui continuent à tirer à boulets rouges sur une LCR qu'il ne faudrait pas prendre au sérieux. Motif : elle se refuse à participer à un gouvernement.
C'est une « mauvaise polémique » à laquelle Pierre-François Grond, membre du bureau politique de la LCR, est habitué. En revanche, il est exact que la Ligue ne veut pas « gouverner avec le Parti socialiste aux conditions du Parti socialiste ».
Mais avant d'accéder au pouvoir, il faut un programme. Les grandes lignes sont déjà établies ; elles ressemblent fort à celles de la LCR. Il n'y a plus « révolutionnaire » dans l'appellation du parti ? Le nom était « provisoire » et « le mot révolutionnaire sera dans le programme ». On entend moins parler du renversement des classes dominantes cher à Trotsky ? Si si, « on est assez classique de ce point de vue-là. » (Voir la vidéo)
C'est avec ce programme que le NPA voit arriver « les militants de la LCR, mais aussi des militants du PS, des Verts et du PCF, sans compter ceux qui n'ont jamais adhéré à un parti », poursuit Pierre-François Grond.
Une minorité à la LCR, menée par Christian Piquet, voudrait cependant aller plus loin, ne pas faire du NPA qu'un mouvement qui attend les militants, mais une formation qui s'adresse directement aux autres partis de la gauche :
« Il faut aller au-delà et profiter de l'écho que nous possédons aujourd'hui pour réellement bouleverser la donne, s'adresser aux gauches du Parti socialiste, s'adresser aux gauches à l'intérieur des Verts, s'adresser au Parti communiste, s'adresser aux milliers de militants du mouvement social. » (Ecouter le son)
Peu de chances toutefois de voir ce dialogue s'instaurer. Ce n'est pas la ligne d'Olivier Besancenot -en tout cas pas tant qu'il se considère méprisé par le reste de la gauche- et il est difficile d'aller à l'encontre de celui qui représente désormais l'effigie du parti. Et qui a la légitimité pour lui. Légitimité des urnes donc, mais aussi légitimité des sondages : il est régulièrement cité en tête des meilleurs opposants à Nicolas Sarkozy.
Sa notoriété ne cesse de grandir dans les médias (la meilleure illustration reste son passage dans « Vivement dimanche », l'émission de Michel Drucker) comme sur le terrain politique (il se révèle être l'un des principaux bénéficiaires de la crise financière dans les sondages).
Si on préfère généralement se féliciter à la LCR d'avoir trouvé la perle médiatique et politique, le parti pourrait toutefois pâtir d'une « Besancenot-dépendance ». Nsuni Met, infirmière de 27 ans membre de la LCR depuis un an et l'annonce de la transformation en NPA, confirme :
« Lorsque l'on prévient la presse de l'organisation d'un événement, elle conditionne toujours sa venue à la présence de Besancenot. »
Au point que les propos tenus en août 2007 à Rue89 par Alain Krivine paraissent irréalistes un an plus tard : « Il ne tient pas à être candidat [à la présidentielle, ndlr] une troisième fois… » Un risque de personnalisation de la politique auquel le NPA devra essayer d'échapper s'il se veut pérenne, s'il n'entend pas être rapidement rebaptisé en NPB, le Nouveau parti de Besancenot.





















416
(Pour réagir, connectez-vous)
à jexiste
De orties
16H17 | 18/10/2008 |
Qu'es-tu allée faire sur cette galère ?
à orties
De jexiste
si, si | 16H34 | 18/10/2008 |
Je ne suis pas sectaire, c'est ma plus grand faute.
à Jaycib
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 14H38 | 18/10/2008 |
@ Jaycib, numerosix et autres qui se situent dans l'aubier. J'aime bien Knabb, Rexroth, etc… Mis si on veut parler de l'être, il faut s'écrire ou se rencontrer. Sur un blogue, on ne peut pas dépasser l'homme du faire, qui est tout entier relationnel. Politique.
Au palier du politique, le but est la paix, le moyen est la guerre. A ce palier, le situationisme ne suggere que d'en sortir et n'est donc que le plaisir du guerrier.
Le marxisme est un cas d'espèce de la dialectique implicite a la production et donc a la vie en societe, celui qui adresse la problématique de la production industrielle dominante. Mais on a dépassé cette étape de l'évolution. Les solutions marxistes sont insuffisantes. Il faut voir le probleme des inégalités autrement
Pierre JC Allard
http://nouvellesociete.org/5183.html
à pierrejcallard
De Teberli
Enseignant | 16H51 | 18/10/2008 |
Les solutions fidèles au principe d'égalité pour donner à chaque habitant de cette terre un travail, des ressources suffisantes pour vivre et non survivre, pour qu'il ait droit aux soins de santé, à l'éducation, à la sécurité, à la liberté, à l'information plurielle, à la culture, au logement décent etc - ces solutions sont en train d'être étudiées au NPA. Ceux qui ont envie de vivre mieux s'y intéressent, c'est bien et ce sera encore mieux demain car tous y apportent leurs revendications, leurs rêves, leur expérience et leur énergie.
Nul besoin de théories fumeuses et enfumeuses pour voir la triste réalité capitaliste ni pour trouver les chemins de sortie de cet Age de guerre.
à Teberli
De orties
17H29 | 18/10/2008 |
« Nul besoin de théories fumeuses et enfumeuses pour voir la triste réalité capitaliste ni pour trouver les chemins de sortie de cet Age de guerre. »
Donc, pour aller jusqu'au bout de votre raisonnement : nul besoin du NPA.
à Numerosix
De SiDi
Kitten ! | 19H38 | 16/10/2008 |
Il y a des systèmes qu'on ne peut vaincre que de l'intérieur.
à SiDi
De Shaddocko
Pompé des Phynances | 23H05 | 16/10/2008 |
S'il te plaît, SiDi, fais-toi nommer PDG de JP Morgan Chase, et reviens nous voir dans six mois.
Je suis sûr que tu n'auras pas vaincu le système, mais que lui par contre, t'aura convaincu.
Car vois-tu, tu es UN alors que le système, lui, est PLURIEL. Il est plus fort.
Ta bataille est perdue d'avance et si tu veux garder ton intégrité, reste en dehors.
à Shaddocko
De jojo1er
10H47 | 17/10/2008 |
« Le travail est une interaction entre l'homme et son environnement »
Jojo1er, …c'est pas de moi.
à Numerosix
De Weatherboy
Comédien dans un système oligarchiq... | 15H31 | 16/10/2008 |
Puisque c'est la fête aux citations N6, autant puiser aux sources :
« Les pensées de la classe dominante sont aussi, à toutes les époques, les pensées dominantes, autrementdit la classe qui est la puissance matérielle dominante de la société est aussi la puissance dominante spirituelle. La classe qui dispose des moyens de la production matérielle dispose, du même coup, desmoyens de la production intellectuelle, si bien que, l'un dans l'autre, les pensées de ceux à qui sont refusés les moyens de production intellectuelle sont soumises du même coup à cette classe dominante. Les pensées dominantes ne sont pas autre chose que l'expression idéale des rapports matériels dominants, elles sont ces rapports matériels dominants saisis sous forme d'idées, donc l'expression des rapports qui font d'une classe la classe dominante ; autrement dit, ce sont les idées de sa domination. »
K. Marx - F. Engels, L'idéologie allemande, 1845
Tout ca pour dire qu'il me semble peu probable qu'on change de classe dominante en mettant fin à la Société du Spectacle qui ne fait que véhiculer son discours, en revanche il est clair qu'on changera (abolira ? )nécessairement la Société du Spectacle en changeant de classe dominante.
La question c'est peut-être de savoir si on y met fin ?
à Weatherboy
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 15H34 | 16/10/2008 |
…si on y met fin ?
Ou si elle s'écroulera toute seule ..
Merci pour les sources Weatherboy .
à Numerosix
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 16H11 | 16/10/2008 |
N6, l'écroulement ne signifie pas nécessairement la fin (sauf lorsqu'on parle d'une civilisation entière rongée par la corruption générale des esprits et des « valeurs », ce qui ne me semble pas être le cas aujourd'hui, nous ne sommes QUE minoritaires -- pour l'instant…), car s'il existe des gens prêts à prendre la relève, on ne fait qu'entrer dans un nouveau cycle du bon vieil enchaînement pourri expansion-inflation-déflation-récession-dépression, qui peut durer une génération ou davantage, on vient d'en avoir une éclatante démonstration !
Nous devons être des hommes et des femmes NEUFS. J'ai 67 ans, que proposez-vous avant ma fin prochaine ? On peut entretenir bien des espoirs, car Weatherboy (entre autres), que j'ai beaucoup semoncé naguère, en apprend d'évidence pas mal tous les jours…
à Jaycib
De Weatherboy
Comédien dans un système oligarchiq... | 17H30 | 16/10/2008 |
Merci pour le compliment Jaycib, qui me fait vraiment plaisir. Mais je suis bien loin d'avoir la main aussi longue qu'un Besancenot… Néanmoins au sujet de ces vieux coups de semonces sur le « Weather Underground », c'est vraiment dommage que tu n'ai pas vu le documentaire que je t'avais indiqué, il ne donnait pas des réponses mais posait de bonnes questions en s'interrogeant sur le passé.
A la même question que je me pose également, et cela même sans avoir ton âge, je n'ai rien trouvé de mieux que ce qu'en a dit Alain Badiou : pour le moment, tenir le point de l'hypothèse communiste. Et continuer à le tenir dans les conditions actuelles, c'est déjà quelque chose ! Et les écrits des maîtres sont immortels ; -)
à Jaycib
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 14H47 | 18/10/2008 |
@ Jaycib. Je propose une Nouvelle Societé.
http://nouvellesociete.org/10minutes.html
Addendum. Je suis jeune depuis plus longtemps que vous : -)) http://nouvellesociete.org/auteur.html
PJCA
à Weatherboy
De Shaddocko
Pompé des Phynances | 23H52 | 16/10/2008 |
« on changera (abolira ? )nécessairement la Société du Spectacle en changeant de classe dominante. »
C'est juste, mais pas évident quand même, parce que :
Après octobre 17, la classe dominante a changé en Russie, et on est passé des Boyards aux bolcheviks.
La société a radicalement changé du coup, pas la peine de faire un dessin, tout le monde sait comment.
Mais la ligne n'est-elle pas restée la même ?
Car dans son petit bureau tout ordinaire, le petit agent d'administration avait un immense pouvoir, au moins aussi grand que celui d'un pair dans son salon badigeonné de dorures.
C'était le pouvoir d'un cachet et d'une signature.
Alors, et ça a été démontré, le petit bonhomme grisâtre en abusait de ce pouvoir et il l'agitait sous le nez de son interlocuteur pour mieux le monnayer, des fois que…
La lettre change, mais l'esprit, lui, reste et pendant que la Société du spectacle est abolie, le Spectacle, Mesdames et Messieurs, continue et il est toujours payant.
Ce ne sont pas les mêmes qui tiennent la caisse et ils ont juste repeint le décor en trompe-l'œil.
à Weatherboy
De Béatrice1
| 14H11 | 17/10/2008 |
Et si on change la classe dominante, on changera la pensée dominante, mais pour obtenir quoi ? Comme à CHAQUE FOIS dans l'histoire, une dictature qui rémunérera les intellectuels pour qu'ils chantent ses louanges, et mettra les autres dans des camps. A CHAQUE FOIS.
Notre système a bien des travers, puisqu'il est humain, mais il a l'immense mérite de s'appuyer sur des principes qui VOUS permettent de venir ici publiquement le vomir ! C'est pas à La Havane ni à Pyong Yang qu'on verrait ça !
à Béatrice1
De Teberli
Enseignant | 17H00 | 18/10/2008 |
Un seul discours de style Maccarthiste lassant et inutile.
Hors du libéralisme brillantissime, point de salut.
Le capitalisme est le propre de l'homme.
Et plein d'autres prédictions de la voyante libérale-capitaliste, toutes plus bidon les unes que les autres.
Ce ne sont pas des travers que le capitalisme nous montre, c'est le ridicule complet de cette doctrine utopique qui veut que lorsque le patron s'en met plein les coffres, c'est bon pour le travailleur.
Brigitte1 et capitalisme, même combat,. Pour nous, c'est : non merci, on a déjà donné et on passe à autre chose.
à Teberli
De Béatrice1
| 22H38 | 18/10/2008 |
Aucune « prédiction » dans mes propos, contrairement aux vôtres où vous nous promettez encore et toujours que demain, c'est juré, on rase gratis !
Aucune « prédiction », juste quelques petits rappels : le marxisme ON A DEJA DONNE, c'est une théorie du DIX-NEUVIEME SIECLE qui est responsable du malheur, de l'oppression et de la mort de CENTAINES DE MILLIONS de gens : vous n'avez pas HONTE de défendre ça ?
Depuis le 9 novembre 1989, on EST passé à autre chose.
à Numerosix
De GGGG
(r) | 16H23 | 16/10/2008 |
Que s'est-il donc bien passé pour à ce point avoir peur d'une tribune, ou d'un micro ouvert ?
C'est l'aspect tribun glagla ?
Il est où le souci ?
Vous préféreriez qu'OB s'exprime par email, ou sur un forum paumé du web, mais pas au public plus large ?
Il est où votre souci du roquefort Debord ?
L'aspect spectaculaire de publier votre point de vue ne vous angoisse-t-il pas de trop… à vous afficher comme ça ?
à GGGG
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 16H44 | 16/10/2008 |
Vous etes pour le fait que Besancenot s'exprime sur tous les médias et les talk show qui lui tendent leurs micros et leurs caméras , et alors ?
C'est votre droit le plus strict . Ce n'est pas la peine de vous enerver comme ça .
Cordialement quand meme . et ne nous trompons pas d'ennemi .
à Numerosix
De GGGG
(r) | 18H26 | 16/10/2008 |
ok N°6, cordialement à toi aussi,
Je me suis juste énervé sur cet aspect « arty » de convoquer du Debord à tour de bras dès qu'il s'agit de Besancenot. J'ai déjà lu cela qq part et c'est tombé sur toi.
Ne t'inquiète pas plus que ça.
Et rien sur les Nouveaux Réalistes ?
l'Op art ?
La Figuration Libre ?
qui ma foi, sont tout autant des courants/(chapelles) artistiques que le situationisme
à+
à Numerosix
De Shaddocko
Pompé des Phynances | 23H40 | 16/10/2008 |
C'est utile de le rappeler parce que s'il y a une chose qu'on sait particulièrement bien faire en politique, c'est se tromper d'ennemi.
Se tromper ?
En écologie (la vraie, celle qui s'étudie) une règle informelle dit que « ton pire ennemi, c'est ton frère ».
Parce qu'il a les mêmes besoins que toi et t'oblige à partager quand il n'a pas réussi à t'évincer.
Sachant que depuis en gros la sédentarisation, le milieu naturel de l'Homme, c'est le milieu social, on peut imaginer que la sociologie est la forme que prend l'écologie quand elle s'applique à l'Homme.
Et du coup, les luttes politiques prioritairement fratricides apparaissent beaucoup moins incongrues.
Toujours bien garder son gilet pare-balles.
De ADB
observateur | 19H51 | 16/10/2008 |
Il est bien obligé d'utiliser les médias et le spectacle, puisqu'hélas c'est comme ça que ça fonctionne. Les élections françaises comme les américaines. C'est le meilleur orateur, ou showman qui gagne. C'est une des raisons de la défaite de Ségo et de la victoire de Nic Sarko. Même si c'est pitoyable et plus qu'inquiétant. Vous souvenez-vous d'interviews d'électeurs landa qui expliquaient pourquoi ils ne voteraient pas pour l'un ou pour l'autre…
Quant à Besancenot, vu la déroute de la gauche, du PS et du PC, il aurait tort de ne pas en profiter.
Le drame, c'est qu'il n'y a pas beaucoup d'alternative qui se dessine.
Et, en temps de « crise », tout le monde se félicite d'avoir sauvé le système. Est-ce qu'il y avait vraiment une vraie chance qu'il pête ?
Economie, politique, médias… on est dans des sociétés vraiment désespérantes…
à Numerosix
De orties
13H45 | 17/10/2008 |
@numéeosix
C'est sans doute pour ça que son parti s'appelle NPA (« nulle part ailleurs », une émission du temps héroïque ou Canal + était une bonne chaîne).
De yoye-2000
se leve tard et travaille mou | 14H53 | 16/10/2008 |
Je vais peut être poser une question con, mais ca veut dire quoi au juste « anticapitalisme » ? Parce que je suis bien content que la LCR ait de la nouvelle peinture dans ces locaux, mais je n'y vois pas grand chose d'autre qu'une bonne petite gueule médiatique (dans un paysage de gauche bien désolant…)
En fait quand je vois Besancenot, j'ai un peu l'impression de voir un biopic (vu que c'est à la mode) qui n'a pas encore été tourné… en prise avec le réel, certes, mais en même temps décalé, rassurant, « mythologique » (le jeune type « du peuple » plus ou moins tout seul qui se bat contre les puissants, etc, )…
http://ma.vie.a.nantes.over-blog.com/
à yoye-2000
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 16H27 | 16/10/2008 |
Bonne question, qui n'est pas con du tout.
On trouve effectivement de tout dans l'anticapitalisme. L'extrême-droite est pour une bonne part anticapitaliste, comme le sont tous les corporatismes, communautarismes, etc. Ils ne sont PAS de gauche, cela va encore mieux en le disant.
Se rappeler que Mussolini et Hitler étaient également anticapitalistes… au nom d'un nationalisme de très bas étage. D'ailleurs, le Duce a commencé sa carrière comme socialiste…
Heureusement, Besancenot ne baigne pas dans ces eaux là, ni Krivine. Besancenot ne fait que refléter à sa façon la domination idéologique (et imagière) du capitalisme. C'est bien là le problème ! (Lui dira qu'il soutient la médiatisation comme la corde soutient le pendu, ce qui est un pari bien risqué. Mais qui dans les cités regarde Drucker ? Ce serait plutôt Al Jazeera ou les chaînes de Tv algériennes, non ? Ce n'est pas en se pliant aux désirs de scoop de la grande presse qu'on libèrera les minorités de leur dépendance d'autres médias encore moins sympathiques… et pourtant leur ralliement à la « vraie » gauche conditionne notre succès à tous, si tant est que nous soyons vraiment solidaires.)
à Jaycib
De jexiste
si, si | 17H28 | 16/10/2008 |
Ne pas oublier non plus que l'on retrouve parmi les actuels militants de la LCR des admirateurs de Mussolini et Hitler. Il auraient beaucoup fait pour les pauvres. Mussolini est l'homme de l'Etat fort, du fonctionnaire tout puissant comme se rêvent la plupart des militants de la LCR, ceux qui ne connaissent rien des affres de la précarité. Et Hitler haïssait le Christ.
à jexiste
De Compte supprimé 16
supprimé | 17H52 | 16/10/2008 |
« Ne pas oublier non plus que l'on retrouve parmi les actuels militants de la LCR des admirateurs de Mussolini et Hitler »
ah bon ? et qui ?
« Mussolini est l'homme de l'Etat fort, du fonctionnaire tout puissant comme se rêvent la plupart des militants de la LCR, ceux qui ne connaissent rien des affres de la précarité »
parce que tu les connais, toi, les militants de la LCR. Et tu les connais mieux que tout le monde, les affres de la précarité.
« Et Hitler haïssait le Christ. »
c'est peut-être pas forcément la plus grosse ignominie qu'il ait commise… mais ça aussi ça a dû t'échapper
à Compte supprimé 16
De Baurelyre
21H54 | 16/10/2008 |
« “Et Hitler haïssait le Christ.” c'est peut-être pas forcément la plus grosse ignominie qu'il ait commise… »
Vadaboum,
Si vraiment vous pouvez, dans la plus intime délibération, concevoir une telle pensée, qui est précisément l'appobation que la violence bestiale attend des foules, c'est que vous êtes un de ces pharisiens contre lesquels se doivent faire les révolutions.
Et se feront, j'espère. Ce n'est pas un cul-bénit qui vous le dit.
Mais faites tourner sept fois, etc.
Pouvez lire Léon, aussi. « Où va la France » (1937) présente sur le chapitre des haines petite-bourgeoises quelques vues qui n'ont pas vieilli.
Salut néanmoins,
B.
à Baurelyre
De Compte supprimé 16
supprimé | 18H50 | 19/10/2008 |
désolé du retour tardif.
mais je pense que vous faites erreur… alors plutôt que de conseiller de tourner sept fois etc… relisez deux fois déjà les commentaires de jexiste et le mien, ça devrait aider.
pharisien, moi, on aura tout lu… enfin…
cordialement malgré tout,
à jexiste
De AmandineH
employée | 17H56 | 16/10/2008 |
Mais que racontez vous ? Avez vous des sources pour affirmer des choses pareil !