Bien sûr, c'est pas bien de siffler la Marseillaise… Mais peut-on réellement traiter les événements qui se sont produits mardi soir au Stade de France uniquement sur le registre de l'indignation et de la sanction ?
La mobilisation politique est impressionnante, jusqu'à Nicolas Sarkozy qui a bouleversé son emploi du temps de crise financière mondiale pour convoquer à l'Elysée le patron du foot français.
François Fillon, d'ordinaire plus posé, était prêt à risquer l'émeute à Saint-Denis en estimant qu'il aurait fallu annuler le match. Et la palme de l'énormité va à Bernard Laporte, qui estime que la France ne doit plus rencontrer d'équipes des pays du Maghreb dans le stade de la capitale.
Pas une voix pour s'interroger sur les raisons de cet incident, au demeurant prévisible, comme vous le diront tous les habitués du Stade de France. En particulier ceux qui ont vécu les France-Algérie et France-Maroc. Dans le 93, il se disait que les Tunisiens ne pouvaient pas faire moins, question d'honneur dans les cités…
Mais surtout, personne pour faire le lien entre le sort réservé à l'hymne national et le débat faussé sur l'identité nationale. On est pourtant au cœur du débat… On ne peut pas stigmatiser et mépriser en permanence et ne pas en récolter les fruits de temps en temps. Sous la forme extrême d'émeutes, ou celle, soft, de sifflets symboliques.
L'intégration de personnalités issues de l'immigration au sein du gouvernement n'aura pas été une audace annonciatrice d'un vrai virage. Comment aurait-elle pu après une campagne passée à labourer les terres du FN ? La version « identité nationale » de Brice Hortefeux est génératrice de refus tout aussi identitaires.
Les citoyens ont des droits -et des devoirs, dont celui de respecter la République et ses symboles. Mais les citoyens, tous les citoyens, ont besoin de se sentir partie intégrante de cette République. On est encore loin du compte.
Et ce n'est pas par l'indignation qu'on résoudra un problème existentiel pour une partie des Français et vital pour la cohésion du pays.
Pierre Haski





















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De Thomas GREDAT
| 16H51 | 15/10/2008 |
Vous avez raison, PMB : cette vertueuse indignation ressemble à un appel du pied.
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16H22 | 15/10/2008 |
Ce serait sympa si une guerre éclatait : de quel côté ils seraient ces français qui crachent sur la France ?
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De sûrderien
paresseux | 16H41 | 15/10/2008 |
en tous cas, une quantité non négligeable, ascendants des siffleurs a eu la peau trouée pour la mère patrie.
14-18, 39-45 , indochine, algérie etc.
tirailleurs sénégalais marocains algériens j'en oublie, qu'ils me pardonnent, enfin plus du million
ont mérité de la patrie .Alors, leurs arrières petits enfants ne savent plus très bien où ils habitent, vue
la situation qu'on leur a fait. Faudrait essayer de les comprendre !
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De Milarepa-voyageurdanslespace
retraité | 16H57 | 15/10/2008 |
On sait ou serait gaetan en tout cas : a vichy ! !
à Milarepa-voyageurdanslespace
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17H05 | 15/10/2008 |
vous faites erreur ; c'est à gauche qu'il faut chercher des vichyssois. Mitterrand, alias fripouillette, est resté 18 mois à Vichy au service du maréchal et il avait pour ami intime le sinistre Bousquet, le grand Ordonnateur de la rafle du vel d'hiv ! Mettez donc vos petits papiers à jour !
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De Milarepa-voyageurdanslespace
retraité | 17H22 | 15/10/2008 |
C'est sans doute vrai, mais vous ne citez que deux noms, les autres vous aurez échappés ? vos petits papiers, vous les avez brulés a la libération ? N'empêche que je ne pense pas que Bousquet fut un homme de gauche et que Miterrand a l'époque, je ne crois pas non plus ; de toute façon, un homme de gauche est jugé comme tel, d'après ce qu'il fait et non d'après ce qu'il dit ; et je pense que Miterrand, même si je préfère, en gros, sa politique a celle de sarko, n'était pas un homme de gauche, seulement un socialiste bien rose pale. Cela n'empêche pas de vous trouver, quand on vous lit, avec ces gens que vous insultez maintenant, mais qui auraient eu votre consentement en cette période fachiste.
à Milarepa-voyageurdanslespace
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17H25 | 15/10/2008 |
J'ai toujours été GAULLISTE, mon brave !
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De Milarepa-voyageurdanslespace
retraité | 19H53 | 15/10/2008 |
C'est quand même ton sois disant « ami » De gaulle qui a ouvert les vannes de l'immigration….Tu vas bien retrouver ça dans tes petits papiers, brave homme ! ! la c'est sur, t'es plus gaulliste, mais lepeniste ! !
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De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 22H46 | 15/10/2008 |
Gaulliste ? Ah ah trop drôle vous êtes comme votre adorateur vous, pas à une contradiction près.
Mais de Gaulle était tout le contraine de sarko et même qu'il le ridiculiserait et le foutrait dehors le petit chefaillon.
à Milarepa-voyageurdanslespace
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17H25 | 15/10/2008 |
J'ai toujours été GAULLISTE, mon brave !
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De Milarepa-voyageurdanslespace
retraité | 17H33 | 15/10/2008 |
Oui, a la libération, tous les français étaient aussi résistants ! !
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De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 22H48 | 15/10/2008 |
Vous le répétez comme pour essayer de vous convaincre.
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De General Subverciòn
réfractaire délocalisé | 18H48 | 15/10/2008 |
la francisque,il l'a eue des tes potes et il était « camelot du roi » quand il était jeune…c'était pas trop des bolchéviques dans le genre … pas mal ont fait collabos à la place de président opportuniste politique…ça prend plus de temps et demande un peu d'intelligence mais ça assure une durée de vie plus longue.
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Lecteur écriveur | 17H30 | 15/10/2008 |
Gaétant demande « de quel côté ils seraient ces français qui crachent sur la France »
Sans doute comme leurs ancêtres, qui se sont fait trouer à Verdun et ailleurs.
Dont beaucoup n'eurent pour merci qu'une médaille en chocolat.
Enfin, ceux qui revinrent.
Et, vous où seriez-vous ? Planqué à l'arrière comme les péquins ci-dessous ?
(Ce sont des soldats de la Guerre 14-18. Ils sont en permission. Volpatte, Tirette et Blaire sont des soldats, Adolphe est le mari de « la dame ».)
— La vie des tranchées, c'est dur, n'est-ce pas ?
— Euh… Oui… Ah ! dame, c'est pas rigolo toujours…
— Quelle admirable résistance physique et morale vous avez ! Vous arrivez à vous faire à cette vie, n'est-ce pas ?
— Mais oui, dame ! On s'y fait très bien.
— C'est tout de même une existence terrible et des souffrances, murmure la dame en feuilletant un journal qui contient quelques terribles photos de terrains bouleversés. On ne devrait pas publier ces choses-là, Adolphe ! … Il y a la saleté, les poux, les corvées… Si braves que vous soyez, vous devez être malheureux ?
Volpatte, à qui elle s'adresse, rougit. Il a honte de la misère d'où il sort et où il va rentrer. Il baisse la tête et il ment, sans peut-être se rendre compte de tout son mensonge :
— Non, après tout, on n'est pas malheureux… C'est pas si terrible que ça, allez !
La dame est de son avis :
— Je sais bien, dit-elle, qu'il y a des compensations ! Ça doit être superbe, une charge, hein ? Toutes ces masses d'hommes qui marchent comme à la fête ! Et le clairon qui sonne dans la campagne : « Y a la goutte à boire là-haut ! » ; et les petits soldats qu'on ne peut pas retenir et qui crient : « Vive la France ! » ou bien qui meurent en riant ! … Ah ! nous autres, nous ne sommes pas à l'honneur comme vous : mon mari est employé à la Préfecture et, en ce moment, il est en congé pour soigner ses rhumatismes.
— J'aurais bien voulu être soldat, moi, dit le monsieur, mais je n'ai pas de chance : mon chef de bureau ne peut pas se passer de moi.
(…)
— Chacun son métier, mon brave, dit à Tirette, à l'autre bout de la table, un homme dont la physionomie est colorée de teintes puissantes. Vous êtes des héros. Nous, nous travaillons à la vie économique du pays. C'est une lutte comme la vôtre. Je suis utile, je ne dirai pas plus que vous, mais autant.
Je vois Tirette — le rigolo de la bande ! — qui fait des yeux ronds dans la fumée des cigares, et je l'entends à peine dire d'une voix humble et assommée :
— Oui, c'est vrai… Chacun son métier.
Nous sommes partis en douce. Quand nous quittons le Café des Fleurs, nous ne parlons guère. Il nous semble que nous ne savons plus parler. Une sorte de mécontentement crispe et enlaidit mes compagnons. Ils ont l'air de s'apercevoir que, dans une circonstance capitale, ils n'ont pas fait leur devoir.
— Tout c'qu'i » nous ont raconté dans leurs patois, ces cornards-là ! grogne enfin Tirette avec une rancune qui sort et se renforce à mesure que nous nous retrouvons entre nous.
— On aurait dû s'saouler aujourd'hui ! répond brutalement Paradis.
On marche sans souffler mot. Puis au bout d'un temps :
— C'est des moules, des sales moules, reprend Tirette. Ils ont voulu nous en foutre plein la vue, mais j'marche pas ! Si j'les r'vois, j'saurai bien leur dire !
— On n'les reverra pas, fait Blaire.
— Dans huit jours, on s'ra p't'êt » crevés, dit Volpatte.
Henri Barbusse. Le Feu.
Flammarion / J'ai lu.
Texte que je faisais étudier à mes élèves de 3°
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De compte désactivé 2
17H32 | 15/10/2008 |
Moi aussi, j'aime ce livre : il n'appartient pas à la gauche !
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De General Subverciòn
réfractaire délocalisé | 18H33 | 15/10/2008 |
va crever tout seul,on te regarde pour voir si c'est aussi rigolo que tu le dis de crever pour les idées des autres ! ! !
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De ramassis
(ch'tite racaille) | 21H59 | 15/10/2008 |
Du côté des libérateurs ; -)
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De titounette
etudiante | 21H58 | 17/10/2008 |
et toi Gaétan ? ? ? , à toi avis , de quel coté serais tu , si une guerre éclatait , contre les abrutis ? ? ?
De 3wisss
attend de vrais réformes | 16H24 | 15/10/2008 |
« François Fillon, d'ordinaire plus posé, était prêt à risquer l'émeute à Saint-Denis »… On peut sentir en lui comme une certaine ferveure envers un chant plutôt incitatif à la violence.
« Aux armes, citoyens. Formez vos bataillons. Marchons, marchons ! Qu'un sang impur. Abreuve nos sillons ! »…
Siffler la marseillaise : NON ! ! !
Mais créer une émeutes en banlieu : pourkoi pas ! ?
très peu pour moi…
De raannemari
16H30 | 15/10/2008 |
Lorsque l'on demande le respect il faudrait peut-être donner soi-même l'exemple.
Racaille, nettoyage au kärcher, casse-toi pauvre con, … sont-ce là les amabilités habituelles du président français.
De Markiarez
Etudiant pauvre | 16H37 | 15/10/2008 |
La marseillaise avant d'être un hymne c'est le chant d'un peuple révolutionnaire conquérant sa liberté, le chant des soldats défendant leur patrie dans les tranchées, le chant de mon grand père résistant pendant la 2e Guerre (et décoré officiellement), pourtant dans le réseau communiste, qui a vu ses amis massacrés par les allemands…
Siffler la marseillaise c'est insulter leur nom, tarir leur mémoire, donner raison aux barbares nazis ou aux aristocrates dominateurs de l'ancien régime !
Je ne peux pas le supporter.
Ceux là qui critiquent ont tout mon dégoût et devraient se souvenir de leurs parents, du fait qu'ils ont toujours eu le ventre plein grâce à eux et du fait qu'ils ne risquent pas la mort pour leurs idées (y compris l'idée que la marseillaise est un chant pourri ou de pourris) comme c'est le cas notament en Tunisie, en Algérie, au Maroc, en Chine…grâce à eux.
Le sifflement de la marseillaise c'est une insulte aux français.
Qui prône la haine désormais ? Qui appelle à la violence ?
Il ne faut surtout pas qu'on oublie que la tolérance d'hier peut se muer en haine à l'avenir. Malheureusement je sens monter un vent de colère et de nationalisme en France contre les personnes comme les siffleurs, la montée de l'extrême, le refus de l'immigration et de immigrés… J'ai peur que les conséquences de ces actes honteux ne se retournent contre l'immense majorité citoyenne et qui n'a rien demandé à personne. Le peuple français est encore fortement nationaliste et une réaction « forte » est toujours possible malheureusement. J'appelle donc les communautés issues de l'immigration à lancer un appel au calme et à dénoncer ces actes.
à Markiarez
De caro
délinquante avérée | 18H19 | 15/10/2008 |
juste un petit point, Markaiez : « les communautés issues de l'immigration », comme vous écrivez, elles sont françaises.
Pour vous, pour être un « vrai français », il faut remonter à combien de générations ? parce que les grands parents de tous ces siffleurs étaient français quand ils sont venus combattre les nazis, tout comme votre grand père, mais eux étaient un peu basanés.
Maintenant, apprenez, à moins que vous ne le sachiez déjà, que la Marseillaise est régulièrement sifflée à l'étranger lors de matchs internationaux, comme en Italie. Pourquoi ?
Faire tout un pataquès des sifflements au Stade de France (comme si on n'avait pas pu lui donner un autre nom), permet d'occulter les vrais problèmes politiques et sociétaux, et de continuer dans la répression. La ministre de l'intérieur veut profiter des bandes vidéo pour inculper quelques personnes d'outrage, constituer des fiches sur des personnes qui pourraient être interdites de stade et continuer ainsi à jeter de l'huile sur le feu.
A propos de fiches et de fichage : demain tous contre EDVIGE et sa jumelle EDVIRSP
à caro
De Markiarez
Etudiant pauvre | 20H31 | 15/10/2008 |
Caro : « juste un petit point, Markiarez : “ les communautés issues de l'immigration ”, comme vous écrivez, elles sont françaises.
- Et alors ça change quoi ? C'est encore pire ! Le problème n'est pas de savoir qui siffle mais que quelqun siffle ! Je suis autant indigné lorsque ce sont des étrangers qui sifflent que lorsque ce sont des français et peu importe depuis combien de générations ! L'insulte je la prends pour moi et je suis triste en pensant à tous ceux qui l'ont chantée en perdant leur vie ou en la mettant en jeu pour la Nation et pour nous tous, français et même je dirais habitants de la France. En pensant à ceux qui ont lutté pour nous donner ce que nous avons aujourd'hui, un pays qui est loin d'être parfait mais qui a le mérite d'être le nôtre.
“Pour vous, pour être un ‘ vrai français ’, il faut remonter à combien de générations ? ”
-Pour moi être français c'est avant tout se penser français et vouloir être français. Etre français c'est aimer la République, ses valeurs, ses symboles.
L'histoire est secondaire, on peut ne pas aimer une partie de l'histoire de la France. Mais on ne peut pas ne pas aimer la France et par là la République.
Un ancien immigré régularisé depuis peu qui me dit “je suis français comme toi et je suis fier de l'être. On va vivre ensemble et bâtir la France de demain ensemble. L'améliorer, la rendre plus juste, avec tous, contribuer à la lutte contre la discrimination quelle qu'elle soit…”
Je prends non seulement acte du fait qu'il est français mais en plus j'en suis FIER et heureux. Etre français c'est le vouloir et donc une question de mentalité.
En tant que citoyen je n'ai pas de plus grande fierté que lorsqu'un homme ou une femme décide de rejoindre de son plein gré la communauté et de contribuer à la réussite de tous. C'est ça la République, c'est ça la marseillaise, c'est ça la France.
Même si la réalité a du mal à coller aux principes, elle y tend. La France réelle n'est pas cette France mythique que je viens de décrire mais son but est d'y parvenir. Selon moi la moitié du chemin est donc déjà parcouru.
Le rôle de tous est de l'aider dans sa tâche…
Maintenant, siffler la Marseillaise est un délit. C'est compréhensible, nul n'a le droit de se faire insulter, ni les français ni l'Etat. Insulter la République c'est insulter la France mais surtout les français dans leur individualité, c'est à dire chacun d'entre eux. La démocratie et la république c'est cela, France, président/gouvernement, représentants au parlement, fonctionnaires de l'Etat, français…
Siffler les français c'est nous porter préjudice, nous rouler dans la boue aux yeux de tous, nous cracher au visage symboliquement au vu de tous… Quelle image tirons nous de cela ? Comment réagissez vous lorsque on se moque de vous, qu'on vous siffle devant un parterre de spectateurs (les habitants des autres pays) ?
Il y a des problèmes en France, c'est dans l'union que nous les résoudrons et certainement pas en s'insultant. Si certains préfère insulter que de s'unir aux autres et discuter pour améliorer leur condition, alors autant laisser tomber, ils se tirent une balle dans le pied.
à Markiarez
De caro
délinquante avérée | 21H58 | 15/10/2008 |
il y a des problèmes en France, justement. Pourtant, j'aime bien mon pays, j'aime bien quand l'équipe de France gagne, mais en ce moment, j'ai honte. J'ai honte que la France soit représentée par un gouvernement xénophobe, discriminatoire, favorisant les plus riches de ses habitants, non égalitaire, non fraternel, aux lois liberticides, où la laïcité a du plomb dans l'aile.
Les sifflets, je les ai entendus contre ce gouvernement, pas contre le pays lui-même.
Demain, je serai dans la rue contre EDVIGE, le 3 je serai à Vichy contre Boutefeux et je sifflerai et j'espère que nous serons des milliers à siffler.
à Markiarez
De -Candide-
Jardinateur | 22H05 | 15/10/2008 |
Bien sûr que les gens qui ont sifflé sont majoritairement des Français
Il n'y a que P. Haski qui a compris le contraire :
« Dans le 93, il se disait que les Tunisiens ne pouvaient pas faire moins, question d'honneur dans les cités… »
Et c'est bien parce qu'ils sont français que ça devrait TOUS nous préoccuper !
à Markiarez
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 23H01 | 15/10/2008 |
Politiquement correct votre message.
Vous condamnez cette action alors que vous devriez regarder ailleurs.
Si la France était belle et si les français étaient heureux ils seraient unanime contre cet acte.
Vous suivez simplement où vous mène les médias.
Moi ce n'est pas les sifflements contre la Marseillaise qui m'inquiète, mais plutôt l'attitude de ce gouvernement à tous les niveaux.
à Les Chats
De mechante langue
16H37 | 16/10/2008 |
« Si la France était belle et si les français étaient heureux ils seraient unanime contre cet acte. »
Ils sont unanimes !
A 80% !
à Markiarez
De ramassis
(ch'tite racaille) | 22H05 | 15/10/2008 |
« Le sifflement de la marseillaise c'est une insulte aux français. »
Portnawak : je suis français et je ne me sens pas insulté !
à Markiarez
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 22H55 | 15/10/2008 |
Vu la république banière qu'est la France, vu les voleurs au gouvernement et vu la répression envers les étrangers, ainsi que les paroles violentes de cet hymne, je ne me sens pas du tout insultée.
De Thomas GREDAT
| 16H37 | 15/10/2008 |
Suis-je Français ? En plus de la nationalité que m'a donné ma naissance, je crois que les familles respectives de mes parents sont suffisamment enracinées dans le sol tricolore pour me réclamer de cette appartenance.
Suis-je fier d'être Français ? Comme je le serais d'être Américain, Indien ou Moldave. Sans plus ni moins de raisons.
Suis-je attaché à mon hymne national ? Il fait partie, avec le nom de mon pays, son drapeau, son histoire et sa langue, de ces points de repère avec lesquels j'ai grandi. Alors, même si la Marseillaise est d'abord un chant de guerre, même si sa musique est un peu pompeuse, l'entendre, quelles que soient les circonstances, me donne toujours le frisson.
Puis-je être heureux, avec tout ça, que cet hymne, notre hymne, mon hymne, soit sifflé ?
Ma première réaction est donc de dire à ceux qui ont sifflé la Marseillaise hier : « Pourquoi l'avez-vous fait ? Que vous a fait la France ? Que vous ont fait les Français ? Que vous ai-je fait ? »
Il m'est difficile de croire que ce geste soit motivé par une haine sans explication. La cherche-t-on ? Non. C'est la réaction devenue habituelle : « Il faut châtier les traîtres ! »
C'est tellement plus pratique d'avoir des boucs-émissaires ! Ca permet d'éviter de se poser des questions. Et quel chiffon rouge, en cette période de crise financière où les Français s'interrogent, et où ils voient les milliards sortir comme un lapin d'un chapeau, alors qu'on leur explique d'ordinaire qu'il est difficile de trouver de l'argent pour secourir les pauvres !
Et les financiers, ce sont de bons patriotes ? Les patrons-voyous qui se dotent de parachutes dorés qui pourraient servir à nourrir des salariés ? Et ces expatriés dont Bernard Accoyer réclamait le retour la semaine dernière, leur promettant, avec des trémolos dans la voix, le pardon de leurs fautes ? Amnistie pour eux, opprobre sur ceux qui sifflent l'hymne national ? Quel est le plus grave ? Insulter l'un des symboles de l'identité nationale, ou priver le pays, par égoïsme pur, de ressources dont il a tant besoin ?
Quant à l'origine de « ceux qui ont fait le coup »… malheureusement, je peux comprendre la colère de gens qui voient dans le regard des autres qu'ils ne seront jamais Français.
Ne plus accueillir d'équipe du Maghreb ? Pourquoi pas non plus des pays d'Asie ou d'Amérique du Sud ? Monsieur le Secrétaire d'Etat, vous avez une chose à présenter : soit des excuses, soit votre démission.
Nous expulsons des gens dont la présence nous dérange, parce qu'il faut bien montrer à l'électorat Front national qu'on pense à lui. Nous laissons faire cela dans une indifférence pas très fière. Nous dénonçons les « voyous » des banlieues qui terrorisent les braves citoyens. Nous recevons sur notre sol, avec les honneurs dûs à leur rang, des personnages aussi nobles que Mouhammar Kadhafi ou Bachar-el-Assad. Et nous avons le culot de nous étonner qu'on nous crache à la figure ? Nous commençons à raisonner comme les Américains !
La France a construit son Histoire grâce aux multiples influences extérieures. Les rejeter, c'est se replier sur soi, et se replier sur soi, c'est mourir. L'offense faite à la Marseillaise est le signe d'un Etat qui perd son identité.