
Au milieu de l'agitation qui précède la sortie du film « Coluche, l'histoire d'un mec », Valéry Giscard d'Estaing s'est fendu, lundi sur Europe 1, d'une confidence à propos de celui qui voulait se présenter à la présidentielle de 1981 : « Je l'appréciais beaucoup et je savais qu'il était pour moi en fait. » Une déclaration tempérée ce mardi par la veuve de Coluche, Véronique Colucci, interrogée par Rue89.
L'ex-président de la République a même été plus loin concernant l'humoriste, qui s'est vu créditer jusqu'à 15% des intentions de vote, avant finalement de renoncer à se présenter :
« Il n'était pas du tout pour François Mitterrand. D'ailleurs, si vous relisez ses textes, à aucun moment il ne se prononce pour François Mitterrand. »
Mais pour Véronique Colucci, il se gardait bien de prendre position, puisque « sa campagne visait à recueillir le maximum d'abstentionnistes et de personnes non concernées par la politique ». Cependant, il souhaitait une victoire de la gauche « dans un pays où l'alternance n'avait plus lieu ». Il voulait « essayer l'autre bord ». (Ecouter le son)
Valéry Giscard d'Estaing racontait sa rencontre avec Coluche, quelques jours après son départ de l'Elysée, à Courchevel, où l'humoriste tournait un film :
« Je l'ai reçu à mon hôtel. C'était très détendu et il m'a dit : “Je sais que je vous ai fait du tort. Vraiment je suis désolé parce que je ne voulais pas en faire.” (…) Il n'était pas du tout agressif contre moi. Ce n'était pas du tout un homme de gauche. »
Une rencontre que Véronique Colucci confirme : « Michel [Colucci, de son vrai nom, ndlr] aimait énormément les gens intelligents », même si « les politiques, il ne manquait pas de les étriller », n'étant « ni de gauche ni de droite ». (Ecouter le son)
La veuve de l'humoriste s'est en revanche refusée à tout commentaire sur « Coluche, l'histoire d'un mec », le film qui sortira bien mercredi dans les salles, malgré une tentative de le faire interdire en justice, initiée par Paul Lederman, détenteur des droits d'auteur des sketchs de Coluche.
► A lire aussi : Films bio : Coluche, Mesrine et l'effet musée Grévin
Photo : François-Xavier Demaison dans « Coluche, l'histoire d'un mec » (Mars Distribution).




















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De kawaayi
2012??? | 14H42 | 14/10/2008 |
L'ex-président de la République a même été plus loin concernant l'humoriste, qui s'est vu créditer jusqu'à 15% des intentions de vote, avant finalement de renoncer à se présenter :
« Il n'était pas du tout pour François Mitterrand. D'ailleurs, si vous relisez ses textes, à aucun moment il ne se prononce pour François Mitterrand. »
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Le plus dur pour les hommes politiques, c'est d'avoir la mémoire qu'il faut pour se souvenir de ce qu'il ne faut pas dire. (COLUCHE)
De ericj
15H06 | 14/10/2008 |
C'était, comme beaucoup d'entre nous, un humaniste au sens populaire du terme…
Effectivement, ni droite ni gauche, ni centre, ni extrême… les gens, juste les gens. Voilà ce qui l'intéressait vraiment.
Rappel : comme tous les hivers (et comme toute l'année sur Paris), les Restos auront besoin de bénévoles.
Le numéro est dans l'annuaire…
De yoye-2000
se leve tard et travaille mou | 16H16 | 14/10/2008 |
tu vas voir que si ça continue VGE va nous annoncer qu'il avait prévu qu'en cas de victoire il aurait mis Coluche Premier Ministre…
Qu'est ce qu'il raconterait pas, celui là, pour se faire mousser… après Vulcania et sa constitution européenne morte-né, là, il tape un grand coup !
Je sais pas trop si je dois en rire ou en pleurer…
Je regarde plus les guignols depuis longtemps, mais j'ai vraiment l'impression d'un cas impressionnant de mimétisme de l'homme sur la marionnette…
Quant à coluche, droite/gauche/humaniste/anarchiste …
gningningnin, on s'en fout, non ?
Surtout quand on pense que dans les années 80, il y avait Coluche, et que maintenant on se tape Bigard…
Bref…
http://ma.vie.a.nantes.over-blog.com/
De Adibou
17H00 | 14/10/2008 |
Au contraire je pense que Véronique Colucci fait une confusion entre n'être « ni de gauche ni de droite » et être apartisan.
Je pense sincèrement que Coluche était de gauche mais qu'il rejetait toute idée de partis politiques car ils étaient pour lui la matérialisation de la bureaucratie, de la corruption et de la démagogie.
Ce qui au final, fait une grande différence.