- Maxence02 : Je lis que vous avez décidé de soutenir Barack Obama pour la prochaine élection présidentielle. Qu'est-ce qui vous a amené à soutenir les Républicains pendant si longtemps ? Le regrettez-vous ?
- Pierre Haski : à quel moment avez-vous perdu confiance dans le camp républicain ?
- Stephanemot : Vous pensez que les Etats-Unis peuvent se permettre de laisser le camp qui a tant insulté les valeurs de ce pays depuis huit ans choisir encore un juge de la Cour Suprême ?
- Olivier de Bruyn : Existe-t-il encore un cinéma américain vraiment indépendant ?
- Numerosix : Est-il vrai que le personnage d » « Easy Rider » que vous interprétez vous a été inspiré par la figure de Billy Frischt, poète digger et biker hell's, rencontré, ainsi que les autres diggers, à San Francisco (1968 ? 1969 ? ) ?
- Friday : Quels sont les films qui vous ont marqué ces dernières années ?
- Hector Elis : On doit souvent vous parler d'Easy Rider, film culte que vous avez réalisé à la fin des années soixante. Ne pensez-vous pas que dans la morosité ambiante il serait bon de refaire un film qui rappelle ces années historiques de contestations, de libertés et de défonce ? Et puis, pourquoi ne repasseriez-vous pas derrière la caméra le cas échéant ?
- Numerosix : Il y a quelques années, vous avez prononcé une phrase définitive : « Celui qui se souvient de ce qu'il a fait dans les années 70 ne les a pas réellement vécues »…
- Paf : Y a t'il un réalisateur avec qui vous auriez aimé travailler (et qui ne vous a pas encore contacté, ou qui ne vous contactera jamais) ?
- Nebuleuse : Les productions cinématographiques américaines seront-elles touchée de plein fouet par les conséquences de la crise des subprimes et du krach boursier ?
- Jean-Pierre Thibaudat : Vingt-cinq ans après le choc que fut « Out of the Blue », un de vos films les plus personnels, que sont devenus, en vous, les personnages de ce film inoubliable ?
- Olivier de Bruyn : Avez-vous une histoire drôle à raconter ?
- Olivier de Bruyn : Considérez-vous Sean Penn comme une sorte de fils spirituel ?
- Echange avec Jean-Baptiste Ingold sur Hopper le peintre et le collectionneur
► Nebuleuse : Les productions cinématographiques américaines seront-elles touchée de plein fouet par les conséquences de la crise des subprimes et du krach boursier ?
Dennis Hopper : « Je suis à Paris depuis dix jours. Je suis arrivé le jour où la Bourse s'est écroulée… Nous empruntons de l'argent pour faire nos films, et donc si les banques sont asphyxiée, elles ne prèteront plus et nous serons bien sûr affectés.
Il semble aussi que nous nous dirigions vers une grève, cette fois des acteurs, contre les producteurs. »
► Jean-Pierre Thibaudat : Vingt-cinq ans après le choc que fut « Out of the Blue », un de vos films les plus personnels, que sont devenus, en vous, les personnages de ce film inoubliable ?
Dennis Hopper : « J'ai toujours pensé que le personnage que j'incarnais dans Out of the blue était la poursuite de celui d'Easy Rider s'il avait continué à vivre. Mais ces personnages ne m'accompagnent pas dans la vie. Ce sont des créations. »
► Olivier de Bruyn : Avez-vous une histoire drôle à raconter ?
Dennis Hopper : « Je ne suis pas un mec très marrant. On m'a raconté une histoire, mais je ne m'en souviens même plus…
Non je n'ai rien de drôle à vous dire. J'y travaille…
OK j'ai une blague : vous connaissez la différence entre un oignon et un accordéon ?
Personne ne pleure quand vous coupez un accordéon ! »
► Olivier de Bruyn : Considérez-vous Sean Penn comme une sorte de fils spirituel ?
Dennis Hopper : « Je ne sais pas si j'ai un film spirituel ! Il m'a donné une formidable opportunité en jouant dans mon film Colors (1988, ndlr), Et j'ai joué un petit rôle dans son premier film, The Indian Runner (1991, ndlr), qui, selon moi, est son meilleur film. Sean Penn est un acteur formidable, un réalisateur et un auteur talentueux. Je pense plus à lui en tant que frère en création plutôt qu'à un fils talentueux. »
► Echange avec Jean-Baptiste Ingold sur Hopper le peintre et le collectionneur
J-B Ingold : Vous voyez-vous plutôt comme un artiste ou comme un acteur ? Et pourriez vous nous en dire plus à propos de votre collection (d'art contemporain, ndlr) ?
Dennis Hopper : « Je me vois comme les deux, un peintre, un artiste et un acteur. Je gagne ma vie comme acteur. Je n'ai jamais réellement vendu mes oeuvres d'art. J'ai connu ma première expo réussie l'an dernier. J'ai toujours pratiqué mon art pour moi-même. Ce que je préfère, c'est la réalisation de films, car cela traverse toutes les formes d'art.
Concernant ma collection, j'ai été marié cinq fois, et à chaque divorce, j'ai laissé l'essentiel de ma collection à mon ex-femme. Je suis désormais marié depuis 17 ans, et j'ai donc reconstitué ma collection. J'ai quelques pièces datant des années 60, qui sont ici à la Cinémathèque.
Je suis arrivé à l'art par l'expressionisme abstrait, mais j'ai tout de suite réalisé la force du pop art comme un retour à la réalité, les boîtes de soupe (d »Andy Warhol, ndlr), les bandes dessinées, les affiches… J'ai acheté les premières pièces. J'ai sans doute eu la première grande collection de pop art. Mais elle est partie avec mes divorces. Ce qui m'en reste est à la Cinémathèque.
La plus belle pièce de ma collection actuelle, c'est une peinture de Jean-Michel Basquiat que j'ai achetée trois mois avant sa mort (en 1988, ndlr). Elle est d'ailleurs à la Cinémathèque. Mais j'ai toujours pensé qu'on ne possédait pas vraiment une oeuvre d'art en attendant qu'elle aille un jour dans un musée. Je n'en suis que le gardien et j'essaye d'en prendre soin le mieux du monde. »



















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De Alex Engwete
Consultant | 19H12 | 14/10/2008 |
On n'a pas posé à Dennis Hopper ma question sur la série télévisée « Crash » mais il a quand même mentionné la série dans la réponse à la question de Friday : « Quels sont les films qui vous ont marqués ces dernières années ? » Toutefois, dans son pitch pour la série, Dennis Hopper s'est trompé de date sur la première de la série. La série a déjà débuté et elle en est à son deuxième épisode que les abonnés de la compagnie pourvoyeuse de chaînes « Comcast » dans ma région (Washington DC) peuvent visionner par le service « On Demand » : 1) Premier épisode : « Arteries » ; 2) Deuxième épisode : « The Doctor is in »… Par ailleurs, on a raté l'occasion d'approfondir avec Dennis Hopper cette question des séries télévisées. En effet, il y a une révolution culturelle de la télévision prime time qui s'est amorcée depuis quelques années aux USA. De plus en plus, on voit de grandes séries dramatiques ou comiques à la télé avec des grands noms du cinéma américain ou britannique : Alec Baldwin, Glen Close (« Damages »), Jonathan Rhys Meyers, David Duchovny (« Californication »), Charlie Hunnam (« Sons of Anarchy »), etc … Grand merci et chapeau bas à « Rue89 » pour ce tchat historique avec l'incomparable Dennis Hopper !
De Nébuleuse
Ras les Antennes | 21H56 | 14/10/2008 |
Je trouve que cet homme pour lequel beaucoup ont évoqué l'usage de substances diverses a un visage magnifique.
(traits fins, profondeur dans le regard, classe… bravo aussi à la photographe ! )…
Merci pour la réponse à ma question : en plus, il annonce une grève des acteurs… C'est comme du temps des Romains, où l'on organisait des jeux du cirque, du théâtre pour amuser le peuple, si nous ne pouvons plus aller au cinéma, quand nous pourrons nous offrir le prix du ticket d'entrée, qu'allons-nous devenir ? Le cinéma est le 7e art, rappelons-le
Je pense à ce jeu PC « Caesar » (pour ceux qui connaissent et qui ont connu), où il fallait construire une ville, nourrir ses citoyens, repousser les envahisseurs et divertir le peuple…
à Nébuleuse
De intrepide77
23H15 | 14/10/2008 |
coucou nebuleuse
je suis très content , mon jugement sur « out of the blue » est confirmé par le metteur en scène lui même .c un grand film noir méconnu .
à intrepide77
De Nébuleuse
Ras les Antennes | 08H24 | 15/10/2008 |
Super intrépride,
Et vraiment désolée, qu'il y ait sur ce site des personnes qui ne pensent qu'à détruire, alors que d'autres ont de réelles passions et pourraient les faire partager, si les buts d'autres n'étaient que de faire la pluie et le beau temps sur un site qui ne leur appartient même pas : même d'éducation de base, voilà tout !
C'était une très belle action et réussite de Rue89 !
à Nébuleuse
De orties
16H48 | 15/10/2008 |
Evidemment !
Au lieu de commenter les réponses de Denis Hopper, voilà que certains riverains s'autocongratulent sur la pertinence de leurs questions. A croire que ce sont eux les vedettes ! ! ! ! !
C'est exactement ce qu'on reproche à certains journalistes qui deviennent le centre de leurs interviews.
Que c'est puéril ! ! ! ! (t'as vu, il m'a répondu, A MOI ! ! ! OUUUUUAAAAAAHHHHHH ! ! ! ! ! que je suis intelligent(e) ! ! ! ! )
Si l'éducation de base consiste à les topper, alors j'avoue que je n'en ai aucune et que je n'en ai pas honte !
Pourtant, il y avait tellement de questions nazes sur le site, hier, que j'avais les pires craintes. Heureusement, la rédaction a su choisir.