La presse tchèque affirme que l'écrivain a dénoncé en 1950 un étudiant auprès de la police communiste tchécoslovaque, ce qui a valu au jeune homme d'être condamné à 22 ans de prison. Mais Milan Kundera soutient que cet événement « n'a pas eu lieu ».
Kundera se défend d'avoir collaboré avec la police secrète
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De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 08H16 | 14/10/2008 |
Et la jeune femme citée comme étant l'unique lien entre Kundera et Dvoràcek, elle est encore vivante pour confirmer ou infirmer cette info ?
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 09H51 | 14/10/2008 |
Voilà le lien vers l'article du journal « Respekt » (en anglais).
Ca m'a tout l'air d'etre une drole d'histoire …………………..
Le troisième homme n'est rien à coté
http://english.respekt.cz/Milan-Kunderas-denunciation-2742.html
Pour l'instant l'accusation me semble très, très peu valable.
à leconcombrevert
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 15H13 | 14/10/2008 |
Merci pour le lien, Concombre.
C'est une sombre histoire, en effet. Le seul élément à charge est l'archive policière citée. Hradilek lui-même dit qu'on ne peut que spéculer à propos d'une éventuelle dénonciation de la part de Kundera. Mais cette histoire reste troublante pour ceux qui, commme moi, admirent l'oeuvre de Kundera.
à Jaycib
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 18H56 | 14/10/2008 |
Ce qui ajoute au caractère douteux de cette dénonciation « assassine » publiée par le journal tcheque, c'est que l'auteur et « inventeur » de la nouvelle serait un parent éloigné de la femme qui se trouve au centre de cette histoire.
à leconcombrevert
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 10H34 | 15/10/2008 |
« Ce qui ajoute au caractère douteux de cette dénonciation “ assassine ” publiée par le journal tcheque, c'est que l'auteur et “ inventeur ” de la nouvelle serait un parent éloigné de la femme qui se trouve au centre de cette histoire. »
14 votes nazes à 11 : 34
Bonjour Marc Gelone,
je voie que tu t'es donné à coeur joie d'activer tes votes trolls (marrant, toujours une dizaine de votes qui surgissent de nulle part, tu devrais changer de système, c'est trop voyant).
Et allez, hopp, à tes marques : -))
à leconcombrevert
De paul hochon - bloqué
rentier | 11H38 | 15/10/2008 |
Parano, concombre ? Faut te soigner !
T'es là à geindre sur tous les fils dès qu'un riverain ne t'as pas toppée au maximum. Essaie d'écrire des choses intelligentes, tu verras, ça améliorera certainement ta moyenne.
Si tu préfères considérer que le monde entier s'est ligué contre toi à l'appel du souverain pontif, c'est ton affaire mais au moins, arrête de nous pleurer sans arrêt dans le gilet. C'est indécent à la fin !
à paul hochon - bloqué
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 16H50 | 15/10/2008 |
Outre le fait, paul hochon, de n'avoir toujours qu'un commentaire gerbeux alors que tu en as publié plusieurs, sache que leconcombrevert n'est pas du genre que tu crois.
Il s'agit d'une personne posée. Peut-être un peu trop parfois. Mais qui n'apprécie pas les trucs tarabiscotés et qui connaît sans doute mieux que toi les deux côtés du rideau de fer.
à paul hochon - bloqué
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 18H49 | 15/10/2008 |
Il y a un « h » de trop dans ton message, paul. Sauras tu le trouver ? : -))
à leconcombrevert
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 03H35 | 16/10/2008 |
il manque un « e » dans son message…
à leconcombrevert
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 16H46 | 15/10/2008 |
et comme Rue89 se fie à wiki (pour des affaires chaudes comme le décès de Guillaume Depardieu), elle serait décédée voici près de soixante ans… vieille histoire.
Ce qui à la fois répond à Jay et ajoute au caractère douteux que tu relèves.
Paul Hochon va encore me faire lyncher… avec sa bande de nazeurs (c'est bientôt l'heure, de 18 à 20).
De Still
Diggin' Deeper | 10H56 | 14/10/2008 |
Euh … c'est une « Plaisanterie » ?
Still
www.soulfulbits.com | Webradio Soul
De egide
Littéral | 17H58 | 14/10/2008 |
Cette affaire qui met en cause Milan Kundera est troublante en ce qu'elle révèle un gigantesque déficit du Droit.
Ne serais-ce que par l'inversion de l'un de ses principes intangibles qui est la charge de la preuve :
En dehors de toute procédure légale, on présente une pièce à charge pour légitimer une accusation très grave contre une personne qui se trouve sommée, c'est dans l'article de la revue Respekt, de faire la preuve de son innocence ou bien son silence et même ses dénégations risquent de ne pas éteindre la suspicion.
Déjà, une procédure légale doit se conformer à des processus formels très précisément décrits, faute de quoi la nullité sanctionne la non-conformité aux règles du Droit.
Quels recours restent-t-il alors à la personne mise en cause quand une campagne d'information informelle et accusatrice la désigne à l'indignité ? Car jamais dans l'article, on ne préconise d'inculper l'écrivain pour ce qu'on lui reproche. D'ailleurs 58 ans après, peut-on encore entamer des poursuites légales contre quiconque pour ces faits si tant est qu'on soit fondé à en rendre responsable Milan Kundera.
Dans les anciennes républiques soviétiques d'Europe Centrale, la chute du mur et l'effondrement de l'URSS a permis le retour d'une certaine démocratie représentative. Mais au plus fort de la vague ultra-libérale qui a évincé tous droit dans l'économie mondiale, il est à craindre que dans ces nouveaux Etats rendus au libre-échange, on ait pas non plus restauré le droit des gens à l'équité juridique.
Et si une certaine justice se rend en dehors des salles d'audience alors on peut craindre les pires campagnes de discrédits.
Un vrai délateur qui met en cause un soi-disant dénonciateur
invoque pour se justifier une sorte de devoir de mémoire qu'il exerce pour sortir de l'oubli le triste sort de la victime de la dénonciation. La mémoire justifierait ainsi la délation d'une action précédente stigmatisée comme mauvaise, si tant est que ce qu'on nous présente se soit vraiment passé ainsi ? Se souvenir ne peut en aucun cas servir à accabler.
La révélation de l'existence de ce document compromettant déconstruit le journalisme, efface l'enquêteur, se passe du juge.
Il ne reste que l'historien s'il peut encore travailler sur des archives. On peut penser que certains n'instrumentalisent cette affaire pour couper cours à toutes approches scientifiques du passé récent. Et les archives risquent de garder très longtemps les clés de notre présent.
à egide
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 19H08 | 14/10/2008 |
Merci pour ce commentaire.
à leconcombrevert
De egide
Littéral | 21H55 | 14/10/2008 |
En fait, je suis assez effrayé de cette montée en Europe d'une sorte de justice privée.
Et, plus encore, que très peu de monde s'inquiète du contournement des règles du droit et de la défense.
Le journalisme revient à ses démons précédents du libelle diffamatoire.
à egide
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 16H55 | 15/10/2008 |
egide,
dans ce cas, cela ne s'appelle pas du journalisme, mais du pamphlet pour ne pas dire de gros mots.
je suis complètement d'accord avec toi sur ce point, déjà vaguement évoqué dans Rue89, mais pas toujours respecté.
Fabien
http://menilmontant.numeriblog.fr/
à egide
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 23H16 | 15/10/2008 |
Ne pas oublier qu'en République Tchèque, notamment mais pas seulement, il y a eu de multiples tentatives de soumettre les gens à une inquisition générale dénommée « lustration ». Cette pulsion subsiste…
Entièrement d'accord : s'il n'y a pas de lecture et/ou d'enquête contradictoire, le soupçon de tel ou tel chercheur ou journaliste (ou de telle ou telle officine) ne vaut pas grand chose.
à egide
De Béatrice1
| 15H35 | 15/10/2008 |
Il n'en reste pas moins que le nom de Milan Kundera apparaît bel et bien dans les archives de l'ex-« KGB » tchécoslovaque, selon lesquelles il a bel et bien dénoncé ce jeune homme, l'envoyant dans un camp pour 14 ans, si je ne me trompe…
Vous êtes naïf ou bien vous ignorez totalement ce qui s'est passé dans les ex-« démocraties populaires » ? ? ?
En ex-RDA, c'est tous les jours qu'on découvre qu'untel ou untel était un agent de la Stasi. Les archives ont été tenues avec une précision maladive, et elles sont désormais OUVERTES.
Milan Kundera peut parfaitement porter plainte en diffamation, et dans ce cas on verra ce qui se passe, mais je doute fort qu'il ne fasse.
Quand on découvre qu'un dignitaire allemand ou autrichien était dans la SS (Kurt Waldheim, par exemple), on trouve normal de les exposer à l'indignité publique. Mais bizarrement, quand il s'agit de saloperies d'extrême gauche, on leur trouve toutes les excuses (voir les ex-brigadistes italiens).
Connaissant assez bien la liste des personnes respectées dont on a découvert un jour avec stupéfaction qu'elles étaient des délateurs dans les dictatures staliniennes, je ne suis absolument pas surprise que Kundera puisse en faire partie, et je suis convaincue au contraire que l'info est très probablemen,t authentique : pourquoi un journaliste risquerait-il une condamnation en diffamation ?
à Béatrice1
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 16H43 | 15/10/2008 |
Béatrice, ne soyez pas injuste !
Rien n'indique que Kundera était un agent du service secret, meme pas l'unique pièce sur laquelle se base cette accusation.
à leconcombrevert
De Béatrice1
| 19H53 | 15/10/2008 |
Ah vous admettez donc qu'il puisse être UNE des pièces, cad qu'il ait pu dénoncer un opposant et l'envoyer en camp…
Quant au fameux « contexte » évoqué ci-dessous, c'est pareil, il ne marche jamais que dans un sens.
à Béatrice1
De egide
Littéral | 21H52 | 15/10/2008 |
Vos tropismes politiques vous emportent un peu trop loin.
Dans tous les pays d'Europe Centrale et Baltes on s'est chargé de gérer le passé communiste, cela a abouti à des condamnations et des retraits des responsabilités publiques de dizaines de milliers d'anciens membres des partis communistes compromis dans ces dictatures.
Certains de ces pays ont un passé très noir. Des régimes fascisants se sont alliés avec l'Allemagne nazie. Beaucoup de responsables ont été impliqués non seulement dans des crimes de guerre mais sont aussi complices de crimes contre l'humanité. Ces faits avérés n'ont pas donné lieu à des épurations féroces ni de recherches très actives contre les criminels dans quelques uns de ces états.
En ex-RDA les anciens gestapistes ont été recyclé dans la police d'après guerre. Dans les pays Baltes, on ne s'est pas empressés d'enquêter sur les ex-collaborateurs des nazis.
Quand à Kurt Waldheim, il était impliqué dans une opération de rafle de population juive en Yougoslavie en tant qu'officier interprète de la Werchmacht, acte criminel imprescriptible au moment de sa mise en cause.
La mise en cause sauvage de Milan Kundera, c'est un problème d'absence de cadre juridique et de méthode mémorielle. C'est traité comme une affaire de justice privée très médiatisée.
Je crains qu'on n'instrumentalise ce coup sensationnel pour fermer l'accès des archives du passé récent même aux chercheurs dans beaucoup d'états dont le nôtre. Nous serons probablement privés de nos pires souvenirs.
à egide
De Béatrice1
| 12H16 | 16/10/2008 |
« Des régimes fascisants se sont alliés avec l'Allemagne nazie. »
Vous oubliez que l'URSS elle-même s'est alliée avec l'Allemagne nazie !
Vos craintes sont peut-être fondées, je ne sais pas, mais toujours est-il que le nom de Kundera apparaît bel et bien dans ces archives. Qu'il porte donc plainte pour diffamation.
à Béatrice1
De egide
Littéral | 16H32 | 16/10/2008 |
Il ne vaut mieux pas discuter de point d'histoire. Un message ne suffirait pas à éclaircir les tenant et aboutissants du pacte germano-soviétique de 1939.
Que je sache les accords de Munich de 1938 qui ont permis l'annexion d'une partie de la Tchécoslovaquie (tiens, tiens), la région des Sudètes où vivait une minorité allemande, ne permettent pas de dire que la Grande Bretagne et la France étaient devenues alliées du régime nazi.
S'il vous plait, je vous supplie, cessez de faire flèche de tout bois !
Le recours en diffamation que vous préconisez à Milan Kundera ne tient pas. Imaginez une seule minute, que le document soit authentique, que deviendrait cette plainte si tant est qu'elle soit possible juridiquement, ce que vous devriez vérifier avant de le conseiller.
Ce document dont vous faites tellement de cas est une fiche de police qui rapporte les propos d'un délateur.Vous conviendrez sans doute que le régime communiste tchèque de l'époque était assez dictatorial. La violence politique quotidienne exercée sur tous les citoyens par la police secrète se fondait beaucoup, essentiellement dirais-je, sur la délation.
Tous les policiers du monde vous le confirmerons, le délateur protège sa véritable identité. Il commence toujours par un mensonge qui le concerne. On ne la vérifie que pour des informateurs importants qu'il convient de dominer, jamais pour le mouchard occasionnel. Ce qui importe avant tout, c'est de traiter rapidement les révélations et d'en tirer tout ce qu'on peut pour faire régner la peur et la méfiance.
Aussi, tout ce qu'on peut dire, c'est qu'un quiddam ayant déclaré se nommer Milan Kundera, a livré quelques informations qui ont permis l'arrestation d'un opposant actif. Pas moins, pas plus.
L'exploitation des archives d'une police d'exception est un travail de spécialiste. Seul un expert est capable d'indiquer le degré de fiabilité d'un contenu tel que celui qui nous est projeté à la figure sans précaution ni respect des droits élémentaires de la personne.
Apparemment, ça vous suffit, cela, pour accabler sans vérification, un homme, Milan Kundera, très certainement innocent.
Vous faites confiance à la bureaucratie totalitaire et à sa police et vous êtes certaine que leurs archives reflètent exactement la vérité. Il y a de votre part comme une contradiction.
Ce procès verbal a l'air tout aussi franc qu'une lettre de cachet, qu'un rapport d'information d'un indicateur des RG, bref c'est un rapport de basse police.
à Béatrice1
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 22H33 | 15/10/2008 |
Non, Béatrice, je n'admets rien.
Je refuse surtout de rentrer dans ce jeux là, Béatrice, tout simplement parce que je suis - comme vous, comme nous, les spectateurs, le sommes tous - incapable de différencier le vrai du faux.
Et vous me décevez, Béatrice. Lisez au moins l'article publié par Respekt dont je donne le lien plus haut : rien n'indique que Kundera travaillait comme agent au service de la police. Ne jouez pas sur les mots.
à leconcombrevert
De Béatrice1
| 12H47 | 16/10/2008 |
Vous me faites penser à ces gens qui lorsque quelqu'un qu'ils aiment bien est accusé de pédophilie, et même en présence de preuves irréfutables, le défendent bec et ongles en disant : « non, pas lui, c'est impossible, c'est un type trop sympa, je le connais trop bien ! ».
Si vous êtes incapable de différencier le vrai du faux, pourquoi refusez-vous A PRIORI que Kundera ait pu faire ce que d'autres, et non des moindres, ont admis avoir fait après avoir été confondus publiquement ?
Rien n'indique que Kundera travaillait comme agent, mais tout indique qu'il ait DENONCE quelqu'un, l'envoyant en camp.
à Béatrice1
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 14H35 | 16/10/2008 |
Béatrice,
non, je n'accèpte pas qu'on puisse accuser un homme de choses qui se seraient passé il y a 58 ans sans preuve formelle, sans enquete approfondie, d'autant plus s'agissant d'un homme qui a fait ses preuves en tant que opposant au régime en question.
Or, l'accusation se base NON PAS sur un PROCES VERBAL SIGNÉ PAR KUNDERA, mais uniquement sur une SIMPLE NOTE qui serait celle d'un agent de la police sécrète, tapée à la machine et signée par lui, dans laquelle celui-ci se contente de relater des faits supposés dont il n'est pas lui meme témoin, à savoir qu'un nommé Kundera, Milan, né le … à … se serait (d'après ses informations) présenté à un poste de la police locale pour déclarer que …
Déjà que pour l'instant il n'y a - en dehors de la parole de l'auteur de cet article - aucune preuve formelle que cette note se trouvait vraiment dans le dossier, qu'il ne s'agit donc pas d'un faux.
Et vu que l'auteur serait un parent de la femme chez qui l'homme fut arreté, on peut entrevoir des motivations pour la présentation d'un faux, parce que si ce n'est pas KUNDERA, le responsable de la dénonciation, et bien, c'est forcement soit elle soit son mari ….
C'est pourquoi je disais plus haut que ca rappelle « le troisième homme » …
Et quand meme bien qu'elle fut vraie, cette note, peut on faire confiance à la véracité de son contenu ?
Il se trouve, Béatrice, que j'ai l'habitude des enquetes pénales et des dossiers de la police.
Et sur la base de cette expérience très concrète justement, je ne risque pas, comme vous, d'accorder aussi facilement à une simple note, établie par un agent de la police sécrète, lui meme non temoin de la scène en question, le poids d'une PREUVE.
Il m'est arrivé dans de nombreux cas d'avoir à constater la caractère éronné de ce genre de note. Et je vous parle de mon expérience professionelle dans un pays où, normalement, on ne fausse pas les dossiers et oú les règles d'une procédure digne d'un état de droit sont respectées.
Par contre, s'agissant de soit-disant « preuves » dans un cas qui relève du contre-espionnage, sortant d'un dossier de la police sécrète d'un régime qui ne respectait pas les minima d'un état de droit et dont on sait qu'il né hésitait pas à produire de fausses preuves etc., comment etre sur de tenir là un document auquel nous pouvons nous fier au point de porter des accusations graves contre un homme de la stature de Kundera ?
Tout au plus, et seulement au cas oú il ne s'agirait pas d'un faux (fabriqué ultérieurement), cette note peut constituer un INDICE qui pourrait justifier une enquete plus approfondie.
Mais vous savez comme moi que cette enquete ne risquerait pas d'aller plus loin en absence du moindre témoignage d'un témoin occulaire pour corrober la thèse selon laquelle Kundera serait bien celui qui a dénoncé le bonhomme.
Béatrice, puisque vous proposez que Kundera n'a qu'à attaquer l'auteur en diffamation …. ?
Excusez-moi, depuis la fin de l'inquisition ce n'est plus à l'accusé de prouver son innocence !
à Béatrice1
De egide
Littéral | 21H27 | 15/10/2008 |
Personne n'ignore la violence politique exercée sur les peuples des pays d'Europe Centrale et Baltes sous la férule dictatoriale des partis communistes locaux.
Après la chute de ces dictatures, une question recurrente apparait à chaque élection majeure lorsque une nouvelle majorité exerce les responsabilités gouvernementales : Comment traiter le passé communiste.
Dès les premières années, dans ces pays nouvellement acquis à la démocratie, on s'est inquiété de dé-communiser, c'est à dire d'écarter des responsabilités les anciens cadres les agents des services de polices intérieures et les collaborateurs du régime précédent.
Non seulement punir des criminels reconnus responsables d'actes répréhensibles selon le droit en les jugeant lors d'un procès équitable devant un tribunal mais aussi disqualifier les agents chargés de la répression politique, les fonctionnaires du parti communiste. On appelle communément lustration (terme employé en Tchécoslovaquie pour dénommer la loi de 1991) les lois de purification qui ont permis de décommuniser la vie publique.
En ex-RDA et en Tchécoslovaquie les lois de lustration seront particulièrement radicales et écarteront un grand nombre d'anciens fonctionnaires de l'ancien régime. De plus le Parlement tchécoslovaque a décidé en 1993 a aboli la prescription de crimes commis pendant la période communiste.
Le radicalisme de la loi sur la lustration a été critiqué en Tchécoslovaquie même et particulièrement on a reproché que cette loi s'appuyait sur le principe de responsabilité collective, l'exercice d'une discrimination sur la base de convictions politiques et surtout le manquement de respecter la présomption d'innocence.
Les partisans tchèques de la lustration ont rétorqué que cette
loi n'a concerné que peu de gens et qu'elle a permis d'écarter les anciens responsables du parti communiste de toute responsabilité publique pour une longue période (jusqu'en 2000).
Il reste que des millions de personnes qui ont subis des traumatismes lors de cette période de violence politique institutionnalisée ne pouvaient qu'entrainer, en dehors des envies de vengeance, au moins le désir de rétablir la mémoire des faits qui les ont frappés.
Contrairement à ce qui s'est passé en Afrique du Sud ; on a pas créé de commission ad-hoc pour l'établissement des circonstances précises des violences exercées sur les personnes.
On s'est contenter d'ouvrir les archives aux personnes qui souhaitaient s'informer des dossier les concernant.
Ce qui est consternant dans l'affaire dite déjà :
La dénonciation de Milan Kundera
C'est l'absence de cadre juridique, de confrontation préalable entre les parties, de la diffusion sans instance de régulation ni méthode des pièces des archives.
On a le sentiment que la mise en cause d'une personnalité tchèque de renommée mondiale n'est qu'un instrument de communication à la limite du cynisme pour focaliser l'attention sur un passé occulté par les tchèques eux-mêmes.
L'ancien président Vaclav Havel avait mis en garde contre l'utilisation sauvage des archives du régime communiste.
Il avait dit, à peu près, pour qualifier la situation des tchèques sous la dictature communiste : Tous bourreaux, tous victimes
Crédits
Sources principales
http://m.marianne2.fr/index.php ? action=article&numero=42952#1
http://www.ceri-sciencespo.com/publica/critique/article/ci05p155-166.pdf
http://www.ustrcr.cz/en/recollections-of-anti-communist-fighters-and-res…
De Alain Provist
19H09 | 15/10/2008 |
La nouvelle est troublante en effet et il n'y a pas de raison d'exempter les artistes de leur « part d'ombre » (ex Günter Grass). Mais méfions-nous du courant entraînant de la calomnie dont parlait déjà Beaumarchais :
« La calomnie ! Monsieur, vous ne savez guère ce que vous dédaignez ; j'ai vu les plus honnêtes gens près d'en être accablés ; croyez qu'il n'y a pas de plate méchanceté, pas d'horreurs, pas de conte absurde qu'on ne fasse adopter aux oisifs d'une grande ville, en s'y prenant bien…. D'abord un bruit léger, rasant le sol comme une hirondelle avant l'orage…. telle bouche le recueille, et, piano, piano, vous le glisse en l'oreille adroitement ; le mal est fait : il germe, il rampe, il chemine, et, rinforzando, de bouche en bouche, il va le diable ; puis tout à coup, ne sais comment, vous voyez la calomnie se dresser, siffler, s'enfler, grandir à vue d'oeil ; elle s'élance, étend son vol, tourbillonne, enveloppe, arrache, entraîne, éclate et tonne, et devient un cri général, un crescendo public, un chorus universel de haine et de proscription ».
Méfions-nous également des jugements qui ne tiendraient pas compte du contexte. Il est tellement facile de s'ériger en parangon de vertu derrière son écran d'ordinateur.
De egide
Littéral | 21H26 | 16/10/2008 |
Le site tchèque d'information en ligne Reflex fait part d'un communiqué de l'institut de recherche sur les régimes totalitaires, l'organisation publique qui a la charge des archives de l'ancien régime communiste qui remet en cause prudemment l'authenticité du document, le procès verbal de police qui sert de prétexte à accuser Milan Kundera de dénonciation :
Voir les sites suivant, en tchèque uniquement
Presse en ligne Reflex
http://www.reflex.cz/Clanek33909.html
The Institute for the Study of Totalitarian Regimes
http://www.ustrcr.cz/
(On peut utiliser les traducteurs en ligne des moteurs de recherche)
Traduction partielle et rapide :
il est possible que le document ne provienne pas du dossier complet à propos de l'arrestation de l'opposant Miroslav Dvořáček et on ne peut écarter l'hypothèse qu'il n'est été forgé hors l'historique et le contexte local.
Milan Kundera n'a jamais dénoncé Miroslav Dvořáček.