Decryptage 14/10/2008 à 16h37

Immobilier : quand la pierre ne semble plus un refuge




Bien immobilier à vendre à Nice, mi-septembre 2008 (Eric Gaillard/Reuters).


Pour la première fois en dix ans, les prix de l'immobilier baissent de manière significative. On n'est pas encore dans le « krach », mais tout un secteur souffre déjà de ce coup de frein.


Jusqu'où les prix vont-ils baisser ?

Selon les chiffres de la Fnaim, la Fédération nationale de l'immobilier, les prix de l'ancien ont baissé de 2,9% au dernier trimestre (et de 3,2% en septembre). Pourtant ils continuent d'augmenter localement, comme à Paris.
Deux scénarios sont envisagés par les spécialistes.

Soit le marché de l'immobilier est en train de se retourner pour « recoller à la réalité » : en clair, la hausse a été telle pendant la dernière décennie qu'une baisse s'impose. Il en est ainsi du cabinet Précepta, filiale du groupe d'analyses Xerfi qui estimait, dès l'automne 2007, que les prix allaient baisser de 18% d'ici 2010.

Ou bien, comme l'estime le notaire Pierre Bazaille, président de l'Institut notarial de l'immobilier :

« On a un ajustement des prix à la baisse : les prix vont baisser, mais pas au-delà de 5%, et pas partout. Et finalement, contrairement à ce qui est dit, on note une remarquable stabilité des prix : c'est l'une des conclusions de la note de conjoncture que l'on rendra publique cette semaine. »

Même prudence du côté du Secrétaire général de la Fnaim, Jean-François Buet, pour qui la baisse est et restera contenue :

« Je pense que c'est un réajustement. Le marché est en rééquilibrage. »

Pourtant, le délégué général de la Fnaim, Henry Buzy-Cazaux, avait fait des déclarations beaucoup plus alarmistes quelques jours plus tôt.

Chiffres et pronostics sont à prendre avec des pincettes : il ne s'agit que de moyennes, qui cachent de grandes disparités. Le marché de l'immobilier est une addition de plusieurs segments : exemple, un pavillon en zone péri-urbaine se vend moins bien qu'un T2 en centre-ville d'une grande agglomération.

Il est possible que, pour défendre leurs intérêts, les professionnels du secteur sous-estiment la baisse des prix. Michel Mouillart, professeur d'économie à Nanterre, fait valoir que :

« Ce n'est pas parce que cela vient d'être annoncé que c'est une nouveauté : les prix baissent depuis février. Je pense que d'ici la fin de l'année, la baisse sera comprise entre 5 et 7%. »

Le niveau des prix n'est pas le seul indice qui donne la température du marché de l'immobilier. Il faut aussi regarder la durée moyenne de vente (qui a doublé en un an, ce qui augmente les stocks) ; et le volume des transactions qui a accusé une baisse d'environ 25% au premier trimestre.

Pourquoi cette baisse brutale du nombre de transactions ne se traduit-elle pas par une baisse plus importante des prix ? Pour Michel Mouillart, la baisse des prix est freinée par le prix élevé des matières premières et des terrains. Autre raison, avancée par Maître Bazaille : « Il y a toujours le même appétit des consommateurs pour l'immobilier. »

Selon les analystes, les prix devraient remonter en 2010 au plus tôt, en 2012 selon Mathilde Lemoine, économiste chez HSBC France.


La pierre est-elle encore une valeur refuge ?

Oui, certains investisseurs échaudés par la crise boursière se reportent sur l'immobilier. Surtout qu'à Paris et dans d'autres grandes villes comme Lyon, les prix de l'ancien ne baissent pas, bien au contraire. La pierre est plus que jamais un investissement fiable, même si ce mouvement ne concerne qu'une frange infime de la population. Maître Bazaille raconte :

« On a des investisseurs qui nous disent : “Au moins, mon appartement, lui, il ne disparaîtra pas. ”


Faut-il se réjouir de la faillite de certaines agences immobilières ?

En dix ans, le nombre d'agences immobilières en France a augmenté de 50%, passant de 20 000 à 30 000. Après l'euphorie, c'est le temps du désenchantement. La lame de fond entamée avec le début de la crise américaine des subprimes à l'été 2007 continue de faire des ravages : de plus en plus d'agences immobilières mettent la clé sous la porte.

Selon Michel Mouillart, les défaillances d'entreprises dans ce secteur ont augmenté de 22% sur les huit premiers mois de l'année, par rapport à 2007. Exemple : Orpi a annoncé la fermeture d'ici la fin de l'année de 50 agences de son réseau sur 1400. Beaucoup d'agences indépendantes sont aussi touchées.

Mais pour beaucoup de professionnels, c'est un juste retour des choses : ils parlent d'épuration, d'assainissement, de régulation par le marché. Jean-François Buet dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas : “ Les aventuriers de l'immobilier sont obligés de fermer. ”


La crise du logement va-t-elle s'accroître ?

Tous les voyants sont dans le rouge : les mises en chantier ont baissé de 9,5% et le nombre de permis de construire a chuté de 16%, par rapport à septembre 2007.

Selon le PDG de Nexity, Alain Dinin, les promoteurs privés devraient à peine construire 80 000 logements neufs en 2008 (contre 127 000 en 2007 et 90 000 prévus il y a encore un mois).

Ils ont annoncé des suppressions de postes, et Alain Dinin pronostique la mise au chômage de 180 000 travailleurs du bâtiment à cause du coup d'arrêt sur la construction neuve.

Car avec la crise, les promoteurs gèlent le lancement de certains nouveaux programmes : ils ne veulent pas se retrouver avec des invendus sur les bras. Conséquence de cette stratégie anticrise des promoteurs : les objectifs de construction de logements neufs pour l'année 2008 ne seront pas atteints.

Alors que la ministre Christine Boutin présente sa loi sur le logement devant le Sénat à partir de mardi, elle a revu à la baisse sa prévision du nombre de mises en chantier : de 400 000 à 380 000. Très loin donc, des 500 000 logements par an souhaités par Nicolas Sarkozy.

Et le flou persiste après l'annonce par le gouvernement du rachat, à prix décoté, de 30 000 logements dont la construction n'a pas été lancée faute de certitude sur les ventes.


Comment relancer le marché ?

Les professionnels de l'immobilier jettent la pierre aux banques : c'est elles qui ont plongé le secteur dans la crise, c'est à elles de l'en sortir, disent-ils en substance. Pour la Fnaim, les banques sont “ les arbitres des marchés ”.

Malgré la baisse des prix, le nombre de ventes chute car les acquéreurs ont de plus en plus de difficulté à obtenir un crédit. Au premier semestre, la production de crédits aux particuliers a baissé de 11% selon Christophe Crémer de meilleurtaux.com.

Pour relancer le marché de l'immobilier, la Fnaim propose plusieurs pistes : alléger les frais de mutation, doubler le prêt à taux zéro, favoriser la collecte sur les comptes d'épargne logement. Mais surtout : resolvabiliser les primo-accédants, notamment en assouplissant les conditions d'octroi des crédits immobiliers. C'est aussi la piste évoquée dans un rapport du conseil d'analyse économique publié en fin de semaine dernière.

D'autres demandent un coup de pouce fiscal : Jean-François Gabilla, président de la Fédération nationale des promoteurs et constructeurs (FNPC), réclame un taux de TVA de 5,5% contre 19,6% “ dans toutes les agglomérations de plus de 250 000 habitants ”. Solution, selon lui, pour faciliter l'accession à la propriété des personnes à revenus modestes. Mais cette baisse de TVA sera-t-elle répercutée sur les prix ? Les autres professionnels du secteur -notaires et agents immobiliers- en doutent.

Enfin, l'Etat a d'autres cartes en main, notamment des outils de politique urbaine (construction de tours, etc.), pour stopper la flambée des prix du foncier.

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  • Pépé61
    • Posté à 17h05 le 14/10/2008

    Certaines valeurs immobilières avaient tellement augmenté qu'elles avaien rendu leurs propriétaires « éligibles » à l'ISF. Comment va se faire la régularisation quand ces valeurs vont descendre en-dessous de ce seuil ?

    • pierrejcallard
      pierrejcallard répond à Pépé61
      http://www.nouvellesociete.org
      • Posté à 01h40 le 16/10/2008
      • Internaute
        http://www.nouvellesociete.org

      @ Pepée61 : La valeur des maisons, dans certaines banlieues de Los Angeles, a déjà baissé de 31% en un an. Tout le crédit ne tient plus que sur la garantie officieuse de l'État... qui deviendra bientôt officielle.

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      Pierre JC Allard

  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 17h16 le 14/10/2008
    • Internaute
      Retraite invalidité

    « Le nombre de permis de construire a baissé de 16% ». Séguéla en fait partie avec celui de sa future villa en Corse. Il baisse le publicitaire, quand il faisait la campagne de Tonton, il était dans de meilleurs pourcentages... !

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  • Le Yéti
    Le Yéti
    voyageur à domicile
    • Posté à 20h59 le 14/10/2008
    • Internaute
      voyageur à domicile

    ENCORE UN COUP DES BANQUES !

    Pour être assez prêt de la partie, il semble que le principal problème ne soit pas seulement le prix de l'immobilier (parfaitement excessif et sur-évalué en regard des possibilités du commun des mortels), ni même le fait que la pierre ne soit plus considérée comme une valeur-refuge (ça pourrait même être bientôt le contraire vu l'effondrement des places boursières* et les risques à venir pour les comptes et l'épargne des particuliers**).

    Non, le principal problème, selon les professionnels de mon entourage, c'est celui des crédits délivrés avec une parcimonie d'Harpagon par des banques fauchées comme les blés.

    _________

    (* et ** Oui, oui, dans les deux cas, vous avez bien lu : je pèse soigneusement ces affirmations.)

  • I.P
    I.P
    Flat4
    • Posté à 18h01 le 14/10/2008
    • Internaute
      Flat4

    Allez ma petite prévision qui vaut ce qu'elle vaut. Une fois le désordre ambiant stabilisé le pétrole repartira à la hausse avec le diesel et le SP aux alentours de 1.25/1.35 eur/litre, voire le diesel au dessus si le baril augmente encore plus et la diesélisation du parc automobile s'accentue.

    Du coup après le passage à vide actuel, lié à un manque de crédit, le cout des transports engendrera une pression encore plus forte sur l'immobilier du centre des villes moyennes, pour les grandes villes la pression n'est de toute façon jamais retombée.
    Au final on aura une stagnation, voire une baisse, dans les périphéries et une augmentation dans les centres, surtout que dans les villes moyennes le prix au m2 est encore bien loin de ce qu'on peut voir à Paris ou Lyon.

    • cheng
      cheng répond à I.P
      • Posté à 22h08 le 14/10/2008

      Les anglais appellent ça « end of suburbia », et le phénomène prend de l'ampleur déjà là-bas.

      • I.P
        I.P répond à cheng
        Flat4
        • Posté à 22h57 le 14/10/2008
        • Internaute
          Flat4

        Merci pour l'information, je suis curieux de voir ce que ça donne chez eux.
        Je sens que je vais investir dans une petite moto et une maison à la campagne : )

  • papy55
    papy55
    prof. en province
    • Posté à 19h22 le 14/10/2008
    • Internaute
      prof. en province

     »....resolvabiliser les primo-accédants, notamment en assouplissant les conditions d'octroi des crédits immobiliers.. »

    Concrètement, assouplir les conditions d'octroi des crédits, cela tend vers une situation de « subprimes », ce n'est pas forcément une bonne idée !

    Il faudrait que les salaires soient revus à la hausse, que la précarité professionnelle ne soit plus la règle, y compris dans la catégorie des fonctionnaires, que la mobilité professionnelle soit prise en compte dans une démarche d'acquisition d'une habitation principale, et que les divers acteurs soient « moins gourmands » pour qu'un juste équilibre soit trouvé !

    Tout le contraire de ce qui se passe depuis de nombreuses années !
    Ne parlons pas de ce que l'on appelle déréglementation, libération du marché, et autres vocables du même acabit !
    La loi de la jungle où ceux qui sont en haut de la chaîne alimentaire finiront par mourir faute d'avoir des proies à se mettre sous la dent !

  • jbapt
    jbapt
    Ingenieur
    • Posté à 20h40 le 14/10/2008
    • Internaute
      Ingenieur

    La Fnaim et les notaires cachent la réalité des chiffres pour maintenir le marché haussier le plus longtemps possible .
    Résultat ,les vendeurs potentiels imaginent etre assis sur un tas d'or
    -Donc les biens immobiliers ne se vendent pas .
    -10% seulement de primo accédants ,le niveau de salaire moyen ne permet plus depuis presque dix ans d'acheter un appartement ou une maison .Pour la génération d'apres guerre ,l'achat d'un appartement ce faisait naturellement et sur une durée moyenne de 15 ans maximum.
    On a rallongé la durée des credits a 25 ans pour compenser la hausse ,on crée donc une situation a la subprime ,parcequ'a terme le niveau d'endettement d'un couple va augmenter avec l'age des enfants ,de plus personne ne peut garantir une stabilité d'emploi sur une telle période .
    La réalité est donc bien là ,la pierre est bien trop chere , l'acquisition est réserve aux plus riches ,spéculateurs ou gosses de riches .
    On a volontairement laissez faire ,parcequ'une génération qui refuse aujourdh'ui les acquis dont elle a profité dans sa jeunesse souhaite continuer a s'enrichir .
    Le refus de la baisse des prix va entrainer une grave crise parceque la part de l'argent consacré par les ménages pour se loger est exorbitante et ne profite pas a la relance de l'économie ,et personne ne fait rien ,et ne dit rien .
    Les politiques ne s'expriment que tres peu sur le sujet ,n'empeche que le logement est devenu un des problemes majeurs de notre société .

    • orties
      orties répond à jbapt
      • Posté à 15h56 le 15/10/2008

       ».Pour la génération d'apres guerre ,l'achat d'un appartement ce faisait naturellement et sur une durée moyenne de 15 ans maximum. »

      Je suis de cette génération, et je peux vous dire que cette affirmation est totalement fausse, d'autant plus que les taux de crédits étaient de 11% pour les crédits dits « sociaux » et de plus de 12% pour les autres. On empruntait sur 25 ans, pas 15 ans (c'est de cette manière que j'ai pu acheter mon appartement), et il fallait un apport personnel de 20% (10% pour les fonctionnaires).

      La part de la dépense qui n'entrait pas dans le prix du logement servait à engraisser les banquiers, et la situation était loin de celle que vous décrivez. Il y n'y avait pas plus de gens qui réussissaient à être propriétaires que maintenant !

  • sans_avoir
    sans_avoir
    sans profession
    • Posté à 22h13 le 14/10/2008
    • Internaute
      sans profession

    Tirez enfin la chasse sur incompétents et financiers-faisans .

    Parlons simplement .
    La veille du début de de la course vers l'abime politiques et financiers ,européens et américains ,escortes d'experts et de la claque des médias nous incitaient encore a poser notre argent ,notre sueur a la bourse .
    On enrobait toutes ces prospectives de chiffres abscons pour le public ,le but était de faire avaler que l'affaire était bonne ,un placement de père de famille ; & qui peut et ne souscrit pas n'est qu'un ringard ? En allant vers la tonte ,on lui donnait l'impression ,actionnaire ,pensez ,d'être une golden-machin ,fut-ce au petit pied ; on approchait tel financier vu à la TV,tel gouverneur-gourou de banque centrale dont les avis tombaient comme des sentences & les taux trop bas permettaient au prolo ,souvent d'emploi incertain avec les de-localisations & modes du rendement ,de montrer à son voisin qu'il était presqu'un grand-quelqu'un .
    On n'a pas trop entendu le demi-dieu Greenspan ..Tiens ...Ses affaires sont faites.
    Pire encore ,si ces spécialistes ,manipulateurs de l'opinion au profit d'une oligarchie politico-financière n'ont pas vu ,mais c'est incroyable ,une vraie atteinte au bon sens ,venir la chute ,« der Untergang » .
    Le coup de Kerviel aurait faire prendre conscience ,à minima ,de la légèreté avec laquelle les banquiers et la finance peut se comporter ; une pétaudière où l'on jongle avec vos milliards ,les petits ruisseaux ..
    A coup de milliards au carré ,1700 milliards d'euros pour commencer ,les états ,les politiques car l'état là dedans c'est ,en principe vous & moi ,alors ,nous ou rien...les politiques donc ,majorités ,oppositions ,même farine ,craignant pour leur légitimité ,leur existence n'ont pas hésité ce façon régalienne à injecter ces fortunes
    Plus curieux encore ,quelques jours après ,la bourse s'envole vers ses anciennes cimes ou pas loin .
    Les moins téméraires & on le serait à moins ,même les professionnels s'y sont mis ,auront vendu à perte tout ou partie de leur portefeuille & perdu beaucoup d'argent .Echaudés de balivernes passées ,qui croire ?
    Lequel ne sera pas perdu pour tout le monde ,les plus values encaisses en 48 heures ce 14 octobre 2008 sont assez hors normes .
    Alors faites des procès aux plus puissants ,aux dirigeants glorieux de ces officines qui en rient encore ,montez des associations ,& dans 15 ans ,la justiiice ...On a des precedents de non- lieux récents en France .Mais il n'est pas interdit d'essayer ne serais-ce que pour leur faire raser les murs ; bien qu'ils ne fréquentent pas les mêmes rues ou bourgades que leurs victimes .
    Apparaît un comparse ,celui qui vous parlé ,pas le super-man aux parachutes ,non ,le vendeur ,pompeusement affublé du badge grotesque de conseiller financier ,gestionnaire de patrimoine (sic et re-sic) dans votre banque ,Cie d'assurance et autres aspirateurs à épargne...presqu'un ami croyiez vous ,celui qui ne faisait ,a coup de pommade ,qu'appliquer les directives de sa direction & au passage ,empochait des bonus si menus soient-ils ; ils n'ont rien a envier a ces fonctionnaires qui ,dans des époques troubles de notre histoire ,ont collaboré à un système pernicieux à la différence qu'eux le savaient ,devaient par conscience professionnelle le savoir & que c'était pour de leur carrière ,l'argent ,loin d'un délit d'opinion ou d'une erreur de jugement ,pas toujours par goût du lucre comme aujourd'hui .
    Ils sont complices de diffusion de fausses nouvelles ,de publicités mensongères ,d'appels a l'épargne publique ,tout autant que les gens du haut de la pyramide ,du sommet de la boule de neige .En prison pour vanité .
    Un lampiste mais un lampiste rémunéré ,difficile de l'envoyer au trou : évitez le désormais et dans quelques mois ,il sera a la rue .Ou en prison pour médiocrité .
    Pour vous faire oublier le magistral clystère ,on vous ,à coup de médias serviles ou peu compétents ,servira 2 ou 3 scandales véniels ,les grands ,la corruption ,le copinage ,la prévarication restent entre soi ,appel en boucle au recours de vos belles âmes ,spectacles de bateleurs ,une catastrophe sismique serait même la bienvenue pour mobiliser le chaland ,dommage que les pouvoirs n'aient pas encore la faculté de les déclencher .
    Freinez des quatre fers si vous ne pouvez les atteindre par la justice ou les mises a l'ecart.
    Dindons ou non ,oubliez jamais .

    • orties
      orties répond à sans_avoir
      • Posté à 15h18 le 15/10/2008

      Je ne plains guère ceux qui ont voulu gagner le plus possible d'argent en dormant.
      Il y avait déjà le livret A (qui permettait de financer le logement social) et les placements dits « éthiques ». Mais cela ne suffisait pas pour ces goinfres. Ils ont attrappé une idigestion, tant pis pour eux.

      Je ne sais plus où j'ai lu ou entendu qu'un taux de rentabilité trop supérieur au taux de base du crédit était malsain. C'est une évidence, mais pas pour ceux qui en veulent « toujours plus ».

      Ils ont à leur échelle, le même comportement que les tradeurs abhorrés.

  • hagalma
    • Posté à 23h11 le 14/10/2008
    • Internaute

    J'ignorais que l'immobilier est taxé à 19,6%. Ca me semble consternant. Y pourraient au moins taxer en fonction de la tranche d'imposition. C'est le moyen âge ! Et comme par ailleurs, les entrepreneurs, les vendeurs, les prêteurs, les notaires, etc, chacun y va de son petit plus pour la facturation, l'immobilier est devenu un produit de luxe, c'est-à-dire irrationnel. Il me vient de penser que la génération de l'après-guerre n'aura pas été généreuse pour les suivantes : payer en 25-30ans ce que les anciens payaient en 15 ans, y'a comme un problème de perspective sociétale.

    • Photine
      Photine répond à hagalma
      • Posté à 10h38 le 15/10/2008

      Bein, j'ai une information pour vous : tous les produits que vous achetez (sauf l'alimentaire de 1ère nécessité) sont taxés à 19,6 %, sans prendre en compte la tranche d'imposition.

      ça s'appelle la TVA.

    • Chuck Norris
      Chuck Norris répond à hagalma
      • Posté à 12h57 le 15/10/2008

      La règle c'est le 19,6, mais il est possible, sous conditions de revenus, pour une résidence principale, de bénéficier d'un taux de TVA à 5,5, au moins pour les nouvelles constructions, à condition qu'il s'agisse de zones de renouvellement urbain.
      Par contre, les promoteurs et agences immobilières vendeuses ne prennent pas nécessairement la peine d'en parler aux acquéreurs...exemple de la mentalité de la faune qui gravite dans le secteur de l'immobilier.

  • madfix
    madfix
    programmeur de la machine à (...)
    • Posté à 01h32 le 15/10/2008
    • Internaute
      programmeur de la machine à (...)

    Il est possible que la surévaluation actuelle soit en partie due à l'hypothétique plus-value que ces fameux papy-boomers souhaitaient réaliser à l'occasion de la vente de leurs propriétés.

    Selon quelques représentants de cette génération dans ma clientèle, il s'agit d'un cercle particulièrement vicieux :
    - Vendre plus cher son bien immobilier devient très difficile, mais...
    - La plus-value attendue est de toutes façons destinée à aider les enfants/petits-enfants primo-accèdants.

    Pas de plus-value, pas d'aide aux générations suivantes !

    Cette bulle immobilière n'a favorisé qu'une seule catégorie d'anciens, les très à l'aise.

    En transférant l'argent des plus jeunes vers les plus anciens, on a bloqué l'économie, ralentit le commerce et hypothèqué l'avenir du pays.

    Vivant sur la côte sud, je croise quotidiennement des retraités pleins aux as qui dépensent leur pognon dans les pays étrangers lors de leurs vacances luxueuses, tandis que les aussi vieux mais moins fortunés tiennent compagnie aux plus jeunes, contraints eux de s'alimenter chez les discounteurs du coin, tout en louant à prix d'or de microscopiques logements.

    Encore une fois, tout le système est à revoir, en prenant garde à taxer TRES fortement les hauts revenus (retraites & salaires & rentes) afin de ne pas reproduire ad lib ces processus absurdes.

    Pour en finir, les seuls programmes immobiliers prévus pour les cinq ans à venir concernent uniquement des logements à partir de 700.000 € pour un trois pièces/loggia, définitivement déconnecté du prix réel de l'immobilier neuf.

    Quand on sait que la municipalité planche sur un projet de sauvegarde des côtes menacées par l'élévation du niveau de la mer, irréaliste puisque pharaonique (En Petite Camargue, il faudrait construire une digue de 7 mètres de haut et longue de ... 580 km ; -) uniquement pour protéger les privilégiés du pouvoir d'achat, on mesure l'absurde de la situation.

    Malheureusement, rare sont les citoyens avisés, et ils n'ont voté que pour des projets de court-terme, 80 % à droite car 80% de la population a plus de 65 ans.

    Plus on vieillit et plus on se contrefout de la jeunesse, tout en espèrant fortement qu'elle tienne le coup pour financer le coût immense de la dépendance de fin de vie.

    on tourne en rond, et les nouvelles générations pauvres vont devoir payer pour les loisirs des vieillards bourgeois.

    L'euthanasie active (ou positive, selon l'expression favorite de Sarko) est-elle la seule solution ? ; -)

    • orties
      orties répond à madfix
      • Posté à 17h55 le 15/10/2008

      @madfis
      La seule remarque intelligente de votre post est :
      « La plus-value attendue est de toutes façons destinée à aider les enfants/petits-enfants primo-accèdants.
      Pas de plus-value, pas d'aide aux générations suivantes ! »

      En effet, « les vieux », ces fameux « baby-boomers » ne sont pas les monstres d'égoïsme que vous décrivez plus loin.

      « Malheureusement, rare sont les citoyens avisés, et ils n'ont voté que pour des projets de court-terme, 80 % à droite car 80% de la population a plus de 65 ans.

      Vous ne croyez pas que ce sont plutôt les “privilégiés du pouvoir d'achat” que vous citez dans le paragraphe précédent qui font des choix à court terme ? Quelle contorsion pour en arriver à cette interprétation !
      Ce vote est celui des privilégiés de TOUTES les générations et dans TOUS les domaines. Oui, il existe des jeunes bien plus riches que la plupart des vieux.

      “Plus on vieillit et plus on se contrefout de la jeunesse, tout en espèrant fortement qu'elle tienne le coup pour financer le coût immense de la dépendance de fin de vie.”

      J'en ai PLUS QU'ASSEZ » de lire des c*** pareilles, qui sont d'ailleurs en contradiction avec la première affirmation que j'ai citée.
      De plus, vous oubliez sans doute la génération des enfants de ces baby-boomers, qui, elle, a eu tout tout de suite dans son enfance (la faute à leurs parents, je veux bien l'admettre) et qui a continué sur sa lancée, cherchant avant tout le profit et oubliant la solidarité.
      C'est d'ailleurs à cause de ce manque de solidarité que les fins de vie seront si coûteuses.
      J'exagère ? Pas plus que vous !

      « on tourne en rond, et les nouvelles générations pauvres vont devoir payer pour les loisirs des vieillards bourgeois. »

      Les vieillards sont-ils tous des bourgeois ? J'en serais ravie en ce qui me concerne et j'en ferais profiter mes enfants (MDR).

      « L'euthanasie active (ou positive, selon l'expression favorite de Sarko) est-elle la seule solution ? ; -) »

      Voilà une réflexion qui pue la haine et qui éclaire tout le reste de votre post.
      Avez-vous donc eu de si mauvaises relations avec vos grands parents ? Sans doute qu'ils ne se sont pas dépouillés pour vous lancer dans la vie (j'affabule, mais pas plus que vous).

      Quoi qu'il en soit, que vous soyez agent immobilier ou notaire (comme vous le laissez entendre), ou un de ces professionnels qui ont largement contribué à l'augmentation du prix de l'immobilier parce que la vente d'un bien leur rapportait d'autant plus qu'il se vendait plus cher, je vous trouve de très mauvaise foi. Vous devriez d'abord balayer devant votre porte.

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 03h04 le 15/10/2008
    • Internaute
      Déchoukeur

    Si l'économie s'effondre, comme c'est probable, la pierre restera un des seuls placements sûrs. Avoir sa maison et de quoi manger et on passera pour un nanti. Donc après un petit réajustement, l'immobilier restera une valeur sûre. Qui achètera ? Les riches bien sûr. Et il y en aura encore et même sans doute plus qu'aujourd'hui... si le système capitaliste se perpétue. Les pauvres n'auront aucun intéret surtout s'ils ne produisent pas du fait du chômage.

    • Photine
      Photine répond à nemo3637
      • Posté à 10h41 le 15/10/2008

      Non, l'immobilier aussi s'effrondrera car il n'y aura plus d'acheteurs, mais encore des vendeurs -mobilité géographique, séparation des familles, décès).

      Pour vendre, il faudra bien baisser les prix.

      L'immobilier aussi a subi une spéculation, c'est même l'origine de la crise actuelle (les subprimes aux EU).
      Voir en France les années 93 -98 (baisse drastique de l'immobilier).

      • nemo3637
        nemo3637 répond à Photine
        Déchoukeur
        • Posté à 14h11 le 15/10/2008
        • Internaute
          Déchoukeur

        Qu'achètent aujourd'hui ceux qui ont vendu, plus ou moins à perte, leurs actions ? En ces temps boursiers incertains Ils ne gardent cependant pas leur argent dans un bas de laine. Même si ce n'est pas le secteur le plus porteur voici un signe de l'enrichissement de certains et de leur volonté de placement : la flotte des yachts de grande envergure est en pleine expansion en France, et on s'attend à ce qu'elle double d'ici l'année prochaine - émission, bien documentée de Daniel Mermet sur France Inter mardi 14.
        Il y a des acheteurs.
        La crise de l'immobilier aux Etats-Unis due au surendettement n'a été qu'un signe de la déliquescence actuelle du capitalisme. Ce n'est pas l'immobilier en lui-même qui est en cause.

        « Si la crise n'avait pas été déclenchée par une mauvaise évaluation des prêts subprime US titrisés, elle aurait fini par se déclarer dans d'autres secteurs ou marché. Quelquechose devait céder. » Alan Greenspan (cité par « La Chronique Agora »).

        La morale capitaliste, dans cette histoire, pourrait être de ne plus prêter aux pauvres. C'est trop risqué. Prêter à qui alors ? A ceux qui ont déjà de l'argent. C'est ce qui se passe actuellement dans les banques.
        Nous avons peut-être trop l'habitude de considérer nos sociétés capitalistes comme des sociétés de consommation de masses. Avec la rétractation de l'économie, on peut imaginer celle-ci, se réformant, fonctionner avec seulement 10% de la population qui consomment dans la perspective d'aujourd'hui. C'est ce qui se passe dans les pays émergents. C'est ce qui se passait aux XIXe et pendant une bonne partie du XXe siècle, quand les pauvres croupissaient dans des taudis : l'immobilier n'est alors pas en crise car, encore une fois, ce sont les riches qui achètent les maisons.

    • marie 75
      marie 75 répond à nemo3637
      • Posté à 11h04 le 15/10/2008

      ex dans tageblatt :
      A Thionville (Moselle), l'immobilier patine, malgré le Luxembourg

      A Thionville, le boom immobilier lié à la proximité du Luxembourg n'est plus : le marché, en fort ralentissement en 2008, subit un coup d'arrêt net depuis quelques semaines et le début de la crise financière.

      Les nouveaux lotissements colorés constellant la zone peinent à se renouveler. Deux ensembles, « dont les travaux de voirie devaient commencer, ont été reportés sine die. Il y a un report de toutes les opérations », observe Me Gilbert Buhler, représentant du Syndicat national des notaires. « Mes confrères disent qu'il n'y a rien qui bouge. Ce n'est pas la gloire. Heureusement que les divorces et les successions nous font encore travailler », constate Me Buhler, dont l'étude de Yutz, près de Thionville, a vu son activité reculer de 20% en 2008 par rapport à 2007. Une telle baisse d'activité est confirmée par tous les professionnels rencontrés par l'AFP. « En ce moment, mes commerciaux sont presque au chômage technique. Les clients ne veulent plus visiter. Ils décommandent même leurs rendez-vous », constate Philippe Léonard, représentant de la Fédération nationale des agents immobiliers (Fnaim), dont la fenêtre donne sur des immeubles en chantier. La crise financière mondiale provoque de l'« attentisme » et de la « crispation » à Thionville, selon plusieurs agents, qui épinglent les médias, accusés de colporter la mauvaise parole. « Un reportage sur la crise de l'immobilier au 20 heures de TF1 le soir équivaut à deux ou trois annulations le lendemain », souligne l'un d'entre eux. Le phénomène est d'autant plus marqué que Thionville, ancien bassin sidérurgique sinistré, revit depuis une vingtaine d'années grâce au Luxembourg. Sur les 70.000 Français travaillant chaque jour au Grand Duché, la moitié vient du secteur. Les meilleurs salaires accordés à ces frontaliers, surtout dans les banques, ont causé une inflation dans l'immobilier. En quinze ans, le prix du mètre carré a doublé et celui du foncier sextuplé, selon une estimation de M. Léonard. « Jusqu'en 2007, les acheteurs étaient prêts à mettre n'importe quel prix pour des biens. Et les professionnels sont entrés dans la course à l'échalotte », observe-t-il. « N'importe qui pouvait faire de l'immobilier à Thionville ! Il y avait un vendeur pour cinq acheteurs », soupire un agent franchisé. La tendance s'est inversée. Sept agences ont fermé les portes depuis le début de l'année, selon le responsable de la Fnaim. Un « réajustement » ou « retour à la normale », nécessaire, s'est donc opéré en 2008, selon les professionnels. Les maisons à plus de 350.000 euros, qui se vendaient bien il y a encore un an, ne trouvent plus preneurs, de même source. Les demeures plus modestes ne sont pas en reste. « J'ai baissé mon prix de 40.000 euros. Mais je n'ai pas beaucoup de visites », regrette une jeune femme, qui cherche à vendre sur internet sa maison de Terville, à côté de Thionville. « Ici, l'immobilier tiendra si le Luxembourg tient, relativise Me Buhler. Mais si le Luxembourg prend le bouillon, les frontaliers seront les premiers à payer. Et à ce moment, ça deviendra vraiment dur. »

  • brigadoon
    • Posté à 08h39 le 15/10/2008

    Beaucoup d« éléments de compréhension sont avancés à juste titre ici sur les fluctuations de l'immobilier. J'en ajoute un poil afin de comprendre que la pierre n'est pas un refuge.

    - Le marché de l'immobilier était surcôté depuis une dizaine d'années. Une des raisons (et pas la seule) était liée au fait que les gens se déplaçaient mieux et plus vite, les “migrants saisonniers”, aussi était-il aisé d'acheter un appartement à Marseille en vivant à Paris, de s'y rendre le vendredi soir et d'en repartir le lundi matin (effet TGV). De même les étrangers pouvaient acheter un appartement en France ou en Espagne ou ailleurs pour leur vacances ou pour leurs vieux jours.
    Or les déplacements vont redevenir très coûteux avec la crise des énergies dont le pétrole.
    - Autre facteur, la crise financière loin d'être finie même si dans le meilleurs des cas le marché financier se stabilisera ; va entraîner une perte d'emplois massive (ça a commencé) et une précarité chez les autres travailleurs : résultats des courses, un grand nombre de travailleurs cadres, commerçants, artisans, etc., ceux qui font des emprunts immobiliers vont devoir vendre leur bien pour manger et pour éviter les saisies, car au chômage avec une famille il faut bien continuer à s'alimenter.
    - Ceux qui avaient des résidences secondaires et qui vu la crise vont vouloir réaliser leur capital pour éviter d'entretenir des apparts et des maisons somme toute dans lesquels ils ne vivent que 15 jours à 1 mois par an vont également larguer sur le marché immobilier leurs résidence secondaires...(c'est déjà le cas en Espagne).
    Tout ces élements conjugués ça en fait des biens immobilier à nouveau sur le marché quand la demande elle baisse ou sera quasi absente...

    Il faut entendre le discours du prix nobel d'économie Krugman nous affirmer que la récession sera là, et on peut ajouter longue et dure vu : crise des matières premières (pour le bâtiment notamment), crise énergétique (déplacements...), crise de l'emploi (revente des maisons et apparts payés à crédit), crise alimentaire... et crise financière... Tous les ingrédients réunis pour une chute massive des prix dans l'immobilier, sauf peut être l'immobilier urbain favorisé par les transports en commun....

    Alors les riches n'auront pas de soucis, des valeurs refuges ils en trouveront toujours mais les classes moyennes et les plus faibles ? Ce sont eux qui vont morfler... Il est exact qu'aujourd'hui un cadre sup normal, un fonctionnaire cadre A ne peut pratiquement plus acheter son appart ou sa maison sans apport personnel (héritage)...

    Un ami grand patron de BTP français me disait que son activité avait chuté de 30% depuis le début de l'année et que certaines agences immobilières qui avaient vendu 300 biens immobiliers sur un mois en juillet et sur la France n'en ont vendu que 14 sur septembre sur toute la France... Sans compter la chute des travaux des collectivités qui n'ont plus un accès facile au crédit des banques... Ca en fait des gens de métiers qui n'ont plus de boulot...

    Alors y aurait-il désinformation dans les discours officiels des spécialistes de l'immobilier pour ne pas faire peur aux clients potentiels et accentuer la chute ? Trop tard elle est là et comme moi tout le monde connaît des artisans du BTP, des patrons, des notaires qui disent : “attendez avant d'acheter, ça va encore chuter fort ! ”....

    Je pense que oui l'immobilier n'a pas encore atteint le creux de la vague et on pourrait bien dans les 2 ans voir une chute monstrueuse... Quid de ceux qui ont acheté ces dernières années des biens surcôtés et verront leur valeur s'effondrer ?

    Je ne regrette qu'une chose c'est que les loyers ne baissent pas davantage quoique là aussi, si on m'offre les même prestations que mon appart actuel pour moins cher je déménagerai rapidement, après tout on n'est pas plus con que la moyenne parce qu'on est pauvre et on peut tous faire un calcul coût/avantages... addition/soustraction

    • orties
      orties répond à brigadoon
      • Posté à 16h01 le 15/10/2008

      A vous deux, marie75 et vous, vous expliquez bien le problème.
      Une remarque cependant :
      « un fonctionnaire cadre A ne peut pratiquement plus acheter son appart ou sa maison sans apport personnel (héritage)… »
      c'était déjà le cas dansles années 70-80.
      Si cette condition a disparu, (je n'en sais rien) cela a pu contribuer, avec la chute des taux d'intérêt il y a 10 ans, à la montée de l'immoblier (augmentation de la demande) et aussi de l'endettement des familles..
      Toutes les mesures permettant de s'engager dans un achat en allant au bout, et même au-delà, de ses possibilités ont eu un effet pervers.

  • manusan
    • Posté à 08h21 le 15/10/2008

    il y a un an, je me suis inscrit dans une petite mairie pour des parcelles à plus de 50 euro/m2. 56éme sur la liste d'attente, on m'a dit : il faudra être très patient, 2, 3 ans mini.

    On m'a rappelé la semaine dernière pour savoir si j'étais preneur, c'était à 37 euro/m2.

    Je vais faire comme tout ceux avant moi, j'attendrais 2,3 ans mini.

    • brigadoon
      brigadoon répond à manusan
      • Posté à 08h35 le 15/10/2008

      Je pense que c'est une sage décision, l'idéal étant une sorte de calcul de compromis entre : ce que ça coûte réellement, ce que vous pouvez payer, et ce que vous coûte un loyer à perte pour l'heure...
      La chute de l'immobilier serait intéressante pour tous ceux qui comme moi ne pouvaient emprunter faute de revenus conséquents et qui vont être en mesure d'acheter des biens « corrects » en dessous de 200 000 euros, malheureusement un grand nombre d'entre eux perdront leur emploi et pour les autres les banques seront plus réticentes sur les crédits comme on le voit déjà....

      Il y a un sujet qui fache mais qui me fait mal chaque jour : le passage à l'euros et ses effets désatreux depuis 2000 ! Si la baguette à 1 franc est devenue la baguette à 1 euros Quid de la pierre ?

    • orties
      orties répond à manusan
      • Posté à 16h04 le 15/10/2008

      37 euro/m² ? ? ? Je rêve ! je sauterais sans hésiter sur une telle affaire.
      à Antony, juste à côté de chez moi, le terrain coûte 1000 euro/m² !

  • deecurl
    • Posté à 09h45 le 15/10/2008

    c'est bien beau bien joli mais permettez-moi de poser une question de quelqu'un qui ne pense pas encore à acheter, mais qui voudrait bien pouvoir continuer à être locataire sans trop de dégâts.

    les loyers, ils vont baisser ? ils vont augmenter ?

    quand est-ce qu'on va se décider à assainir un peu tout ça ?

  • helios33
    • Posté à 09h58 le 15/10/2008

    Le paramètre le plus important à mon avis, et de loin, est le rapport prix de l'immobilier/revenus . Les prix de l'immobilier ont explosé et les revenus ont peu augmenté ces dernières années. La cause en est la bulle du crédit qui a amené de l'argent facile et pas cher, rendant possible des emprunts sur de très longues durées sur lesquels des acheteurs stupides se sont jetés. Cette bulle a explosé. Dorénavant l'argent sera plus difficile à obtenir et plus cher. On devrait donc revenir à un rapport prix de l'immobilier/revenus traditionnel, ce qui implique une baisse de 45% des prix par rapport au pic du début 2007.

  • brigadoon
    • Posté à 10h06 le 15/10/2008

    oui je pensais à une baisse aussi conséquente, d'autant que certains biens ont augmenté de plus de 200/100... Je crois que là aussi certains se sont gavés sur l'immobilier....

    En ce qui concerne les loyers (qui grève anormalement mon budget) je ne sais pas ce qu'on doit en penser : En périphérie ça devrait baisser... Il me semble qu'ils devraient baisser légèrement en ville car de toutes façons payer des sommes astronomiques en loyer serait ridicule si on a la possibilité de devenir proprio et les gens n'ont plus de moyens les proprios le savent...
    Ceci dit je reste prudent car l'inflation notamment sur les prix n'a pas fini de galoper... Et ces putains de salaires ne suivent toujours pas....

    • orties
      orties répond à brigadoon
      • Posté à 16h08 le 15/10/2008

      Vous oubliez le cas des propriétaires qui ont eux-même emprunté pour investir dans l'immobilier locatif : ils ne vont pas vouloir y laisser des plumes (remboursements supérieurs au loyer reçu).
      Un effet pervers de plus des mesures gouvernementales, qui n'avaient pas pris en compte la baisse de l'immobilier ni celle du pouvoir d'achat.

  • Eliott
    • Posté à 10h07 le 15/10/2008
    • Internaute

    Les prix ne baissent pas partout, et Paris continuera à monter tant que les prix n'auront pas atteint le prix des capitales européennes équivalentes. Certes la courbe est moins prononcée, mais elle monte toujours.

    Maintenant, il est évident que la baisse va continuer dans les autres endroits et qu'elle va être amplifié, car le marché était devenu fou, et cela à cause de taux particulièrement bas, qui a généré une demande élevé.

    Dans cette histoire tout le monde en a profité les banques, les agences, les professions rattachées à l'immobilier et les consommateurs.

    Mais il y a un moment ce n'est pas parce qu'on est consommateur qu'il faut faire n'importe quoi. Du style on emprunte sur 30 ans 100% de la somme et on revend/ achète dans les années qui suivent en essayant de récupérer sa mise. Cela marche le première fois, donc on recommence... sauf 1/ que ce comportement (avec la complicité des banques) est une des causes de l'explosion des prix, 2/ qu'un crédit dans les premières années on rembourse uniquement le cout du crédit, mais pas le capital.

    Depuis quelques années toutes les banques, savent qu'il va y avoir des saisies à la pelle et on tout de même continuées à faire des prêts, d'autres banques un peu plus sérieuses depuis 2 ans refusent de dépasser les 20 ans.

    Je suis persuadé que d'ici quelques mois, dans certaines régions les prix vont pouvoir être négociés avec des remises de plusieurs dizaines de pour-cents. Trop de personnes ont été crédules, et un jour tout se paie. Combien de personnes ont sur des taux variables et on les entend dire que c'est la même chose qu'un taux fixe en mieux...

    Dire que Sarko voulait que les français s'endettent encore plus.

  • helios33
    • Posté à 10h17 le 15/10/2008

    C'est drôle cette habitude de penser que ça baissera partout sauf à Paris. Dans tous les krachs ça baisse partout. D'ailleurs en ce moment Londres et Madrid plongent, alors pourquoi pas Paris ?

    • Eliott
      Eliott répond à helios33
      • Posté à 12h24 le 15/10/2008
      • Internaute

      « C'est drôle cette habitude de penser que ça baissera partout sauf à Paris »

      C'est simplement une constatation depuis des décennies.

      Les prix sur Paris étant « élitistes » paradoxalement la raison de l'augmentation du prix n'est pas liée à celle qu'on constate en province.

      Le prix sur Paris doit être comparé à celui des capitales européennes équivalentes, et il y a encore de la marge entre le prix de Londres et de Paris.

      Les choses seront bien entendu différentes lorsque les prix seront dans la même fourchette, mais pour l'instant ce n'est pas le cas.

      De plus le phénomène de la baisse des prix en province a été amplifié par le placement locatif (Besson de Robien), Où certaines personnes ont acheté des biens sur la bonne parole des vendeurs, sans même connaitre le prix du marché et de la location.

  • sampig
    • Posté à 10h18 le 15/10/2008
    • Internaute

    un article digne des Echos. Toujours les mêmes « spécialistes » (qui retournent toujours leur veste au bon moment : et 2008 comme en 1991), Mouillart et compagnie. Toujours les mêmes platitudes : « La pierre est plus que jamais un investissement fiable »... Dites ça à un investisseur endetté dans l'hypothécaire américain, espagnol, irlandais ou anglais - il ne pourra pas s'empêcher de vous giffler.
    Le retournement de l'immobilier était absolument prévisible, par les vrais économistes indépendants, comme Friggit. La chute des prix sera brutale et provoquera maintes faillites et nationalisations.

    • helios33
      helios33 répond à sampig
      • Posté à 10h24 le 15/10/2008

      Tout à fait vrai. On pourrait dire la même chose de la crise financière actuelle qui avait été prévue par des économistes qu'on ne voit d'ailleurs jamais dans les médias. On voit toujours les mêmes qui se sont toujours trompés.

    • Photine
      Photine répond à sampig
      • Posté à 10h44 le 15/10/2008

      Mais le titre de l'article, c'est « quand la pierre ne semble plus un refuge ».

      Le propos n'est pas assez clair à cause de toutes les citations des professionnels de l'immobilier contraints à jeter de la poudre aux yeux pour protéger leur gagne-pain.

  • chinchilla1967
    • Posté à 11h07 le 15/10/2008
    • Internaute
      plate

    Le chomage va croitre, des tas de gens ne vont pas pouvoir rembourser leurs crédits, les salaires ne vont pas augmenter : qui va avoir droit aux crédits bancaires ? Le prix de l'immobilier ne peut que baisser, et lourdement, et même et surtout à Paris.

  • chinchilla1967
    • Posté à 11h08 le 15/10/2008
    • Internaute
      plate

    On verra surtout quand les banques et les services vont commencer à dégraisser...

    • helios33
      • Posté à 11h14 le 15/10/2008

      Les banques vont d'abord commencer par annihiler les primes et l'intéressement, qui constituent un pourcentage considérable des rémunérations.
      Dans beaucoup d'autres entreprises, les plans d'épargne sont en train de fondre à cause de la chute de la bourse, d'où disparition des apports personnels de plus en plus requis par les banques pour faire un emprunt.

  • chinchilla1967
    • Posté à 11h12 le 15/10/2008
    • Internaute
      plate

    Service qui va degraisser en premier : les agencess immobilieres tiens !

    • orties
      orties répond à chinchilla1967
      • Posté à 16h14 le 15/10/2008

      Et ce ne sera pas volé. Il y en a beaucoup trop, elles se sont multipliées jusqu'à polluer tous les centre villle.
      Peut-être qu'à la place on retrouvera les petites boutiques qu'elles ont chassées ! Non, je rêve : on aura des traiteurs chinois parce que, eux, ils se débrouillent sans nos banques.

  • Kara
    • Posté à 11h14 le 15/10/2008

    Les prix baissent, mais les loyers augmentent...

    • helios33
      helios33 répond à Kara
      • Posté à 11h20 le 15/10/2008

      Mais en même temps je constate près de chez moi une explosion du nombre de biens à louer (propriétaires qui n'arrivent pas à vendre ? ).

      • orties
        orties répond à helios33
        • Posté à 16h15 le 15/10/2008

        Ou propriétaires qui ne trouvent pas à louer (trop cher)

    • Eliott
      Eliott répond à Kara
      • Posté à 11h27 le 15/10/2008
      • Internaute

      A partir du moment qu'il va y avoir moins d'investissement dans la pierre, les loyers vont augmenter, c'est le principe de l'offre et de la demande.

      • sampig
        sampig répond à Eliott
        • Posté à 12h40 le 15/10/2008
        • Internaute

        L'idée que les loyers augmenteront parce que le demande les locations augmente avec la crise (le principe d'offre-demande) est fausse. En effet, « location » n'est pas réellement un substitut de « achat ».
        Voyons ça plus en détails.
        La demande de locations n'augmentera pas même s'il n'y a plus de transactions de vente. Qui sont les acheteurs ?
        1. les locataires qui veulent devenir propriétaires. S'ils abandonnent leur rêve, ils restent locataires, donc leur demande de locations ne change pas.
        2. les propriétaires qui veulent acheter plus grand ou sont obligés de deménager. Le premiers abandonneront leur rêve. Parmi les seconds très peu redeviendront locataires. C'est une question de « statut social », rien à voir avec la rationnalité.

        L'offre locative, par contre, risque d'augmenter. Une partie des biens en vente actuellement et qui ne trouveront pas acheteur, seront loués à nouveau. Leurs vendeurs attendront « des jours meilleurs » pour vendre et loueront en attendant. Surtout quand on sera bien avancé dans la crise, dans un an ou deux.
        Il y a enfin l'effet Robien. Ceux qui en ont pris dans les zones d'excès d'offre locative s'aperçoivent qu'ils n'arrivent pas à retirer le loyer escompté. Une partie revendra leur Robien, accélérant la chute des prix. Et une partie accepteront de baisser le loyer, car le pire - c'est pas de locataire du tout. Seulement, une baisse sensible du loyer dans ces zones « Robien » va en partie contaminer les zones voisines (il y aura un report de locataires).
        Voilà pour l'offre/demande. Par ailleurs, la baisse du pouvoir d'achat des ménages tirera aussi vers le bas leur capacité à payer le loyer. Ils vont devoir se serrer plus...
        D'ailleurs, historiquement, les baisses des prix ont toujours coincidé avec les baisses de loyer (inflation déduite), notamment pour la période 91-98.

         
        • Eliott
          Eliott répond à sampig
          • Posté à 17h24 le 15/10/2008
          • Internaute

          Bien entendu que les prix sont liées à l'offre et à la demande.

          Dans votre explication vous oubliez simplement le point le plus important qui est la croissance de la population.

          En partant d'un taux de 0.35% (2003), chaque année il arrive plus de 200 000 nouveaux locataires/acheteurs.

          A partir du moment qu'il existe déjà un déficit important de toit, la situation ne peut se dégrader qu'au détriment des classes défavorisées.

          Sauf cas particulier, où il y a eu de l'investissement locatif supérieure à la demande, toutes les agglomérations à forte densité subiront une augmentation des loyers.

          Le de Robien est bien entendu une mauvaise opération dans le cadre de certaines régions, car avant d'acheter il suffisait de connaitre les plafonds pour se rendre compte 1/ que le plafond est au dessus du prix du marché 2/ qu'il n'y aura pas de locataire car on est au milieu de nul part. Mais là nous sommes dans un autre problème, c'est celui d'investisseur qui gobe n'importe quel discours d'un commercial.

        1 autres commentaires
  • adamet
    adamet
    travailleur social
    • Posté à 11h28 le 15/10/2008
    • Internaute
      travailleur social

    Ce qui me frappe c'est l'inaptitude des opérateurs du secteur du logement à analyser ce qui s'est passé, conséquence de leur refus de reconnaitre les caractéristques de la crise du logement dans la période précèdente.

    Depuis une bonne dizaine d'années les politiques libérales avaient conduit à une augmentation on négligeable du nombre de logements construits et au développement des activités économiques de ces secteurs ( d'ou la montée sans précédent des agences immobilières : quand un commerce fermait en ville il était remplacé soit par une banque - en pleine crise aujourdhui ! - soit par une agence immobilière). Tout ce système fonctionnait sur la dynamique de l'endettement (dont les subprimes ne sont que la caricature) et sur la transformation du logement en produit financier, en particulier avec les loi Méjaignerie et De Robien qui sont des outils de défiscalisation extrèmement onéreux pour l'Etat (le coût pour la collectivité d'un De Robien n'est que de peu inférieur à la construction d'un logement social).

    Il est donc curieux aujourd'hui de voir les agents économiques du logement reprocher aux banques de prendre des précautions vu la part prise par l'immobilier dans la crise bancaire !

    En ces temps bénis de croissance, ils n'ont pas voulu, ou su, voir que se developpaient les SDF, le mal logement des plus pauvres, et même les difficultés croissantes de nombre de salariés « stables » qui ne sont pas au bas de l'échelle.

    Un écart se creusait entre la constrution de logements privés et la possibilité d'y accéder pour un nombre croissant de personnes..

    Oui il y avait, et il y a toujours, une très forte demande de logement mais il y avait, et il y a toujours, et encore plus, impossibilité pour un secteur libéral du logement d'y répondre.

    Comme si ces derniéres années avaient créé une abondance de logements « virtuels » c'est à dire innoccupables par ceux qui seraient suceptibles de le faire, car trop chers. La valeur d'échange d'un logement, sa valeur sur le marché, s'est complétement déconnectée de sa valeur d'usage, sa possibilité d'être loué par ceux qui ont besoin de se loger.

    La crise du logement telle que nous commencons à la connaître n'est pas la conséquence de la crise bousière ou de celles des banques, et les solutions de relance du crédit et de l'endettement des ménages ne peut que reculer les échéances, freiner un recul qui doit avoir lieu, c'est un processus qui va recréer une bulle avec à terme les même résultats.

    Toutes les solutions qui reposent sur la priorité donnée à la propriété, à la relance du secteur privé repose sur un présupposé idéologique sur l'efficacité supérieure de la main invisible du marché.

    C'est faire l'impasse sur le bilan désastreux de cette décennie de politique libérale du logement qui conduit à avoir à la fois des millions de mal- logés ( dont 100000 personnes au moins à la rue) dans un pays riche et des logemnts qui restent vides ou des programmes de constrution qui s'arrètent.

    Il nous faut dénoncer l'imbécilité de la France de propriétaires chère à Boutin et Sarkozy. Les jeunes ménages qui ont cru à cette fable et qui ont acheté, à des distances de plus en plus grandes, des logements en payent aujourd'hui les conséquences, l'environnement aussi !

    Il faut une politique publique du logement qui prenne le relais quite à faire baisser la rente de ceux qui ont investi dans le logement.

    L'Etat, les collectivtés locales doivent redonner la priorité au logement social, qui concerne quand même une très grande majorité d'habitants.

    Ce qui signifie utiliser tous les moyens pour la maîtrise du foncier, et en particulier réserver les terrains publics, militaire, SNCF.., et au dela le foncier disponible, au logement social.

    Financer le logement social dans toutes ses composantes y compris le logement que l'on appelle « très social ».

    Refuser le chantage à la démolition des logements sociaux mené par l'ANRU (agence nationale de rénovation urbaine)...

    Cela signifie aussi des exigences sur le Livret A qui doit rester réservé au financement de logement social : c'est une source de financement, plébicisté par les épargants modestes, qui devrait permettre de financer une politique publique du logement. Il faut lui donner ou redonner sa place d'outil public de fiancement.

    Il faudrait aussi créer, à la place des dispositifs existants, profondément marqués par la logique libérale et celle des grands groupes, un véritable service public du logement géré démocratiquement avec une place accrue pour les usagesr et l'expression des besoins en logement d'une majoité d'habitants de ce pays.

    Bien sûr ce type de politique peut sembler contradictoire avec les intérêts à court terme de salariés propriétaires, mais il faut avoir le courage politique de leur dire que rester dans la logique actuelle est encore plus dommageable à terme pour eux ou leurs enfants.

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