L'edito

La crise financière fait une nouvelle victime : le PS

Il n'est évidemment pas facile d'être un parti d'opposition en période de crise globale, comme celle qui frappe la finance. Qu'ils soient efficaces ou pas, les dirigeants de l'heure ont la part belle au journal de 20h, se donnant des airs de maréchaux d'empire en période de guerre, et reléguant leurs opposants au rôle de mouche du coche, incapables de peser sur des situations trop monumentales pour le jeu politique classique.

Malgré ces réserves, le Parti socialiste en rajoute une couche dans sa propre impuissance, comme l'illustre le débat quelque peu irréel du weekend sur le point de savoir s'il devait reporter ou pas son congrès de Reims en raison de la crise financière.

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Non pas parce que le PS n'en aurait plus les moyens financiers, mais de crainte que l'image des querelles internes étalées sur la place publique ne parraissent trop décalées par rapport aux préoccupations des Français plongés dans la récession et des inquiétudes autrement plus concrètes.

Je n'ai personnellement pas d'avis sur le sujet, mais que ce débat soit la seule contribution des ténors socialistes à l'analyse de la crise au cours d'un week-end décisif sur la définition d'une stratégie européenne et plus largement mondiale, en dit long sur l'état du principal parti d'opposition en France.

On aurait pu croire que le PS aurait un boulevard devant lui pour gagner, au moins, la bataille des idées, face à une crise qui jette un regard cru et cinglant sur l'évolution de notre système. Mais on chercherait vainement, tant dans les contributions des trois courants prétendant à la tête du PS, que dans les déclarations des principaux ténors du parti, des analyses et une force de proposition adaptées à une crise qui n'a pas éclaté à l'automne dans un ciel bleu, mais dure depuis plus d'un an.

L'une des difficultés est évidemment que les socialistes, pas plus que les autres, n'ont su se démarquer, lorsqu'ils étaient aux affaires dans ce pays, d'une dérive du système que, théoriquement, ils auraient du condamner. Ils en ont été, au contraire, les gestionnaires zélés et se sont confortablement coulés dans le moule dessiné par d'autres.

Difficile, dans ces conditions, d'incarner un « autre monde », voire même une autre manière de gérer. Et, dans les sondages, les Français ne croient pas que les socialistes aux commandes auraient fait différemment ou mieux que l'équipe Sarkozy. Triste constat pour un parti incapable de capitaliser sur la rupture entre le président et l'opinion depuis le début de l'année.

Dans ces conditions, la question n'est pas de savoir s'il faut tenir ou pas le congrès de Reims, enjeu qui n'intéresse que moyennement la majorité des citoyens, mais si le PS a les moyens de redevenir une force de réflexion, de proposition, d'alternance crédible pour un pays en crise profonde. Cette preuve-là n'a pas encore été apportée, laissant la voie libre à Nicolas Sarkozy, et à d'autres forces de contestation.

Pierre Haski

74 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de mass0

à Nicolas Cadène Portrait de Nicolas Cadène De mass0

athée et citoyen du monde | 10H16 | 13/10/2008 | Permalien

Premièrement le PS devrait changer de nom, il n'y a rien de socialiste dans ce parti.

Socialisme : Dénomination de diverses doctrines économiques, sociales et politiques condamnant la propriété privée des moyens de production et d'échange (le petit Larousse 2006)

Portrait de olivier p

à mass0 Portrait de mass0 De olivier p

face à la mer | 14H01 | 13/10/2008 | Permalien

vu comme cela tous les partis de gauche devraient changer de nom

Portrait de Blaise11

à Nicolas Cadène Portrait de Nicolas Cadène De Blaise11

I'm hard, but I'm fair. | 10H30 | 13/10/2008 | Permalien

« Mettre en place un Interpol financier à l'échelon mondial, pour enquêter sur les abus de marché et la fraude financière et ainsi faire payer les responsables et pas les contribuables. »

Voilà tout ce qu'on trouve à proposer à l'échelle mondiale : de la répression ! ! ? ? ?
De la courte vue, ouais !

Faîtes exploser les frontières, supprimez les privilèges dans les échanges, ne faîtes qu'une loi pour un produit et non chaque pays la sienne et la raison pour le mieux armé financièrement ! Arrêtez de faire la guerre à notre monde en faisant de la real politik l'arme ultime et la vérité absolue des accords d'échanges : fondamentalement, un humain ça a besoin de boire de manger de s'abriter. Point. Pas de faire du business un pilier de notre civilisation : instituez une répression mondiale du business et vous ne ferez que légitimez son statut injuste et erroné de pilier ; c'est simple comme « bonjour » !

Portrait de boissonzyskind

à Nicolas Cadène Portrait de Nicolas Cadène De boissonzyskind

10H37 | 13/10/2008 | Permalien

Si je puis me permettre, et s'il est vrai que royal et bianco ont réagi relativement rapidement, il est vrai qu'eux et leur supporters ont longtemps (jusqu'à il y a quelques semaines)été au nombre qui nous (militant du NPS courant mené par hamon) qui nous expliquaient, un brin condescendant, que notre remise en cause du libéralisme absolu et de libre échange était un brin archaïque. Evidemment aujourd'hui, on comprend que certains au Ps craignent que de nombreux militants réalisent que les has been d'hier aient malheureusement eu raison, ce qui d'ailleurs ne nous réjouit pas d'ailleurs eu égard aux dramatiques conséquences qu'aura cette crise (en fait l'aboutissement prévisible d'un système voué au plus gros profit le plus vite possible).
Sans doute, que certains éléphants apprécient peu de s'être fait griller au poteau par le petit jeune -Benoît Hamon - sur le plan du diagnostic

Portrait de jma14

à Nicolas Cadène Portrait de Nicolas Cadène De jma14

11H19 | 13/10/2008 | Permalien

Où se trouve la ligne directrice ? Nous avons plutôt un listing d'idée bien pensante en cette période, dont la moitié n'existait pas il y a un an.
Si ségolène avait été présidente, elle n'en ferait meme pas la moitié.
Il est bon de rappeller que nous avons du mal à financer le RSA pour 1.5Mds€ alors que le budget de fonctionnement de l'état est de plus de 1100Mds€. Tous les gouvernements depuis 30 ans ont mal géré les finances. La preuve en est, ce que nous venons d'apprendre par nos chères économistes et politiques que nous n'avons pas fait rentré d'argent dans les caisses ces dernières bonnes années économiques.
Ce qui est surpenant, c'est que finalement les combats syndicaux ont plutôt portés leur fruit, contrairement à ce que l'on nous a fait croire, puisque nous n'avons fait que dépenser, dépenser, dépenser ces dernières années.

Portrait de Pas lolo

à Nicolas Cadène Portrait de Nicolas Cadène De Pas lolo

fasciné | 19H55 | 13/10/2008 | Permalien

Tout ça ressemble, à s'y méprendre comme on dit, à du Sarkozy Wishful thinking en nettement plus policé. On n'en attendait pas moins du PS.

Comme vous ne le savez probablement pas, les deux dernières années ont été le théâtre de discussions très sérieuses, voire tendues, aux US sur la pertinence de la vision en vigueur sur le libre échange. S'il en ressorti quelque chose, c'est bien que la liberté de circulation des capitaux a très peu de supporters, même parmi les théoriciens favorables au libre échange de marchandises.

En Europe, c'est une règle intangible, validée par le PS avec le fourre tout du traité de Lisbonne.

Je ne saurai que trop vous conseiller de vous intéresser aux études du FMI concernant la crise asiatique et les raisons pour lesquelles la Malaysie s'en est sortie en bien meilleur état que ses voisins, en envoyant paître le dit FMI. Si tant est que cela vous intéresse, ce dont je doute fortement.

Pour ce qui est de la titrisation, principale cause de la crise, j'ai déjà répondu sur un autre article. C'est extremment commode de pointer un symptome quand on a des responsabilités lourdes quant aux causes réelles.

Portrait de sujetduprince

à Nicolas Cadène Portrait de Nicolas Cadène De sujetduprince

20H00 | 14/10/2008 | Permalien

on ne peut pas faire le guignol sur scene dans le style hysterico-gourou et etre prise au serieux sur les questions economiques … surtout quand « socialiste » on n'arrete pas de proclamer que le capitalisme c'est bien et que l'économie de marché c'est le pied

soyons serieux … le ps n » a plus rien a dire et on l'entend très bien et segolène fait du Sarkozy en moins talentueuse

revoyez le film - on acheve bien les chevaux- vous en etes là

comme Sarko le mot d'ordre socialiste est « sauvons les riches avec l'argent des pauvres » … c'et ce que vous proposez : ni plus ni moins

Portrait de Blaise11

De Blaise11

I'm hard, but I'm fair. | 10H15 | 13/10/2008 | Permalien

« Difficile, dans ces conditions, d'incarner un “ autre monde ” »

Et pourtant !
Il y a tellement de bonnes idées, tellement d'ambitions saines chez les intellectuels de gauche ! Prenez Michel Serres et son bouquin « la guerre mondiale ». Voilà ce qu'on aimerait entendre dans leur bouche. Des idées, de l'anticipation, de la vision pour un monde partagée et une mondialisation qui ne ressemble pas à un leurre.

Osez bons gens du PS ! Rentrez-lui dedans à cette droite à la vision aussi courte que la taille de son chef ! Si l'on réfléchit comme eux et comme lui, on ne peut que détruire, même avec la bonne volonté de certains.
Osez mettre le monde comme sujet de vos phrases, réfléchissez pour lui, institutionnalisez-le ! Profitez de cette crise, elle vient d'ouvrir la boite de pandore de cette planète politique ! Partez écraser la real politik, cette plante carnivore dévoreuse de libertés fondamentales ! repensez votre foutue france en l'allégeant à notre fichue monde !

Gnin !

Portrait de adaunis

De adaunis

Nul part....si adelyne me plaque...... | 11H43 | 13/10/2008 | Permalien

Pierrre, je vais tronquer vos propos sans en altérer me semble t-il le sens !
Quand vous dites :
« la question n'est pas de savoir s'il faut tenir ou pas le congrès de Reims,mais si le PS a les moyens de redevenir une force de réflexion, de proposition, d'alternance crédible pour un pays en crise profonde.
Cette preuve-là n'a pas encore été apportée, laissant la voie libre à Nicolas Sarkozy, et à d'autres forces de contestation. »

Je ne partage point cet avis.
Au contraire, qu'il est lieu ce congrès, et que tout (propositions, désaccords, querelles) soit mis sur la « place publique » !

Parce qu'ainsi, (en contradiction avec votre propos, on saurait justement pour quelques années, si justement le PS peut devenir comme vous le dites une force de réflexion, de proposition, d'alternance crédible ….

Quand à laisser « la voie libre Nicolas Sarkozy, et à d'autres forces de contestation. » !
Pourquoi pas, s'il faut en passer par « d'autres forces de contestation », afin que le Pays respire, et ne laisse pas la voie libre à qui vous savez.

De même Thierry à juste titre, rappelle « les savoureuses autocongratulations selon lesquelles le PS gérait mieux que la droite, savoureuses, et “Strauss-Kahn plaidant pour des stock-options à la française, etc.”

Mais même si c'est pertinent, je réitère l'idée qu'il faut les écouter, qu'ils doivent débattre, et qu'il serait utile de bien lire les cinq motions, (chose ardue que j'ai commencé à faire, au travers desquelles certaines propositions se révèlent pertinente, en l'état actuel des chose, notamment la motion C, celle de Hamon). Accès au lien en format pdf :
http://www.google.fr/search ? hl=fr&q=la+motion+C+de+benoit+hamon&meta=&aq…

Je vais me les “taper” pour ne pas mourir idiot, mais je répète qu'il serait salutaire de ne pas faire de procès définitif, ou alors, décidons de désespérer en “commun”, en “bandes” et en “bonne compagnie” !

Portrait de Jaùsep

De Jaùsep

| 10H34 | 13/10/2008 | Permalien

L'état actuel de la crise impose des actions de restauration de l'économie.
Il s'agit de comités de gestion qui doivent trouver des solutions urgentes pour restaurer à minima les nœuds de la finance internationale pour éviter le naufrage.
Pour cela, il est nécessaire d'étancher les voies d'eau partout où elles se présentent.
Pour l'instant le drame que nous vivons n'est pas seulement français. L'origine est américaine avec des extensions et infiltrations dans tout le tissu économique mondial.
Cela n'est plus seulement un problème de politique intérieure qu'il faut gérer.

Je crois que ces actions pressantes n'ont pas de place dans le débat des responsabilités initiales ou de la mise en œuvre de telle ou telle prérogative politique actuelle ou passée, ce n'est pas un débat d'idées qu'il nous faut aujourd'hui,
Même s'il devra se faire plus tard.

Le PS doit participer à cette étape de reconstruction et de façon active, c'est évident.
Ayant des responsabilités importantes au niveau régional et local (financement et gestion des marchés régionaux en cours ou à venir), il est certain qu'il sera obligatoirement un acteur majeur dans la gestion de cette crise, qui aura un prolongement sur plusieurs années. C'est à ce niveau que la gauche retrouvera toute crédibilité.

Il ne faut surtout pas prendre ce désastre boursier avec ses risques induits pour tenter d'affaiblir le pouvoir en place en lui rejetant toute la responsabilité de ce sinistre.
Ce serait une lourde erreur stratégique, que l'électorat ne manquerait pas de sanctionner tôt ou tard !

Par contre, il faut en profiter pour dénoncer les excès du libéralisme économique, son manque de régulation et de contrôle d'état, pour essayer construire un avenir sur des bases plus saines.

Le PS peut ne pas être victime de cette crise, mais en être gestionnaire s'il agit avec intelligence, en laissant de coté ses conflits de personnes.
C'est le moment pour ce parti de faire la preuve qu'il peut être uni et efficace dans l'urgence. En cela, il regagnera de la crédibilité et l'estime électorale.

Portrait de dupontlajoie

De dupontlajoie

cadre sud | 10H32 | 13/10/2008 | Permalien

Malheureusemnt ce parti composé dans ses structures dirigeantes d'intriguants et d'opportunistes est bien entré depuis HOLLANDE et même avant, dans la droite ligne de la décadence.Ils sont loin les BLUM, JAURES et même MITTERAND qui attaquaient frontalement le capitalisme avec des stratégies de rupture en, faveur des salariés et des ouvriers.Le Parti est devenu bourgeois et ses dirigeants quasi tous issus de la GAUCHE CAVIAR ne pensent qu'à conforter leurs avantages matériels et leurs carriéres ! Pas un seul dirigeant n'a osé prononcer le mot de nationalisation des banques de peur de faire ringard voire de prononcer un gros mot.Et que dire des motions « “qui n'ont pas tenu compte de la crise‘un peu comme si ils ne pensaient pas qu'il allait y avoir une crise faisant confiance au systéme dont ils profitent largement(cherchez un ouvrier ou un salarié à la direction du P.S)
A part HAMON et son courant ils sont tous à jeter à la poubelle ou à remettre au travail ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

Portrait de Thomas GREDAT

à dupontlajoie Portrait de dupontlajoie De Thomas GREDAT

| 10H55 | 13/10/2008 | Permalien

On parle beaucoup de Benoît Hamon, ici. Lisez l'article que lui consacre Nicolas Domenach dans Marianne : « Le Bébésancenot du PS » (p. 57). Ca permet de relativiser.
Du moins lui a-t-il du flair.

Portrait de Charles Mouloud

à Thomas GREDAT Portrait de Thomas GREDAT De Charles Mouloud

Bras gauche de la Vénus de Millau | 00H05 | 16/10/2008 | Permalien

Non, Thomas,
L'articulet de Domenach est d'une indigence et d'un ridicule sans nom.
Il a voulu se farcir à bon compte Hamon en jouant les caricaturistes de foire.

Portrait de Ouko

De Ouko

Citoyen réinformateur ..... | 12H25 | 13/10/2008 | Permalien

Qui a vu la, Motion E des socialos…
Rigolade assurée..

Lisez avec attention…

extrait :
MOTION « E3 » - G.COLLOMB…..S.ROYAL -
L'ESPOIR A GAUCHE, FIER(E)S D'ETRE SOCIALISTES

Avec les éternelles tentations de faire du neuf en sauvegardant l'ancien, le PS se condamne à la défaite ou à la dissolution lente si ses propositions ne sont pas clairement identifiables.
Aujourd'hui, la multiplication et l'anarchie des discours le rend inaudible et le décrédibilise. Il y a urgence !
Notre seule solution est de combattre les régressions sociales de la droite et proposer une alternative.
Ne nous abandonnons pas à la liturgie du verbe pour évoquer d'hypothétique « grand soir » mais proposons un nouveau projet politique vite ! « Par la preuve ». Pour cela mettons nous en phase avec la société telle qu'elle est et non telle que nous l'idéalisons. L'objectif, c'est d'apporter des réponses concrètes aux problèmes de nos concitoyens, des propositions crédibles et réalistes qui répondent aux attentes des Français.

1. Inventer un monde nouveau :
- La mondialisation est là nous devons l'affronter. Il nous faut donc redéfinir ce que peut être aujourd'hui une politique de gauche dans une économie mondialisée et dans un monde dont les ressources sont épuisées
- Mettons fin à la dérive spéculative, non à l'économie de rente - oui à l'innovation des PME, au pari de l'enseignement supérieur et de la recherche ; Les scientifiques français sont prêts à s'engager dans cette action, nous devons les mobiliser.

2. Réconcilier dynamisme économique et progrès social : A condition d'accepter de réformer
- Agir vraiment contre la vie chère
- Réformer l'indice des prix de l'INSEE, à partir d'un vrai budget familial (transport, frais bancaires, téléphone)
- Faire respecter les obligations de construction de logements sociaux.
- Rééquilibrer le rapport capital/travail : mettre l'économie au service de l'humain (prééminence du salarié sur le financier) – développer un syndicalisme de masse – Réformer les CA des entreprises (salariés à hauteur de 30%) – créer un capital formation personnel.
- Enfin une fiscalité juste ! Rétablir la vérité fiscale – supprimer les niches fiscales.
- Repenser sans tabou la sécurité sociale pour la sauver. Limiter les coûts en soignant mieux, en améliorant la prévention, organiser le sauvetage de l'hôpital public.
- Bâtir un système de retraite par répartition transparent, universel et personnalisé.

3. Faire d'urgence l'excellence environnementale
- Préparer dès maintenant l'après pétrole
- Réduire notre consommation d'énergie. Il faut se donner comme grande perspective une économie mondiale fondée sur une croissance verte, efficace contre le réchauffement et pour le développement durable. La croissance verte sera notre nouvelle donne écologique et économique mondiale.
- Modifier notre rapport à l'espace, Il est fondamental de développer de nouveaux modèles de développement de nos territoires.

4. Aller vers une société apaisée et favoriser l'émancipation
- Revitaliser la politique urbaine, repenser la ville, pour concrétiser la mixité sociale, pour faire face aux coûts croissants des déplacements.
- Assurer les solidarités numériques pour permettre de nouvelles relations avec les citoyens et les usagers du service public.
- Un nouveau regard sur l'immigration, comprendre notre intérêt économique. Créer un système sécurisé d'aller-retour pour les travailleurs saisonniers. Rendre la France attractive pour les étudiants étrangers. Régler au cas par cas la situation des sans-papiers.
- Prévenir la violence : La droite a échoué dans la lutte contre l'insécurité, la délinquance ou toutes les violences, le problème reste entier. Créer des partenariats, Systématiser une action de prévention précoce, développer une police de quartier.
- Lutter contre toutes les discriminations , toutes.
- Redonner leur place aux artistes et la culture
- Reconnaître la diversité comme une chance, la France métissé comme un atout et l'harmonie des générations comme notre garantie
- Soyons intransigeants sur la laïcité : garante de la République
5. Oser enfin « la démocratie jusqu'au bout » contre le centralisme et l'autisme d'État qui ignorent le vécu des citoyens, la question de la démocratie est centrale. Elle est le levier capable de rééquilibrer un rapport de force.
- Moderniser le Parlement, rendre effectif le contrôle de l'exécutif et de l'évaluation de l'action publique. Nous proposons notamment la démocratisation du mode de scrutin du Sénat et la modernisation de son fonctionnement et la création d'un référendum d'initiative populaire.
- Faire confiance aux élus locaux : inventer de nouvelles solidarités entre les territoires. Nous proposons de : Démêler le « mille-feuilles » de compétences entre les régions, conseils généraux, communes et intercommunalités, renforcer fortement la péréquation, notamment entre les départements riches et pauvres, donner à tous les étrangers présents en France depuis cinq ans le droit de vote aux élections locales, simplifier les règles et instaurer une véritable relation de confiance avec l'Etat.
- Encourager la démocratie participative Il faut associer plus directement les citoyens à la construction de l'intérêt général voulons approfondir ce mouvement pour en faire le complément indispensable d'une démocratie représentative.
- Garantir la liberté aux médias de jouer leur rôle d'information. Nous interdiront à tout groupe privé financé par la commande publique de détenir plus de 25 % dans les grands médias.
- Porter haut l'exigence de justice et des Droits de l'Homme
- La démocratie au secours de l'Europe, nous sommes aujourd'hui plus loin de l'Europe sociale que nous l'étions en 2000. Il faut faire renaître le projet Européen De nouveau, aller de l'avant.
- Pour un ordre mondial juste : des institutions internationales à la hauteur de leurs missions

6. Faire du socialisme une idée neuve dans le siècle, un grand parti porteur d'espoir
Pour une société plus humaine, un parti avec une équipe dirigeante et un leader qui incarnent une espérance, un souffle, une envie de se mettre en mouvement.
Le parti ne peut pas prétendre détenir à lui seul la réponse aux grandes questions de la société et du monde. Sa force tient à sa capacité à s'ouvrir en permanence sur l'extérieur. Il doit être un véritable reflet de la société française. C'est pourquoi nous proposons de développer la démocratie participative pour associer en permanence les militants et les sympathisants. Organiser des consultations lors de réunions publiques ou de forums, notamment sur Internet. Nous devons, là encore, inventer une nouvelle forme de lien entre le parti et la société. Celle-ci existe à travers des organismes vivants. Il faut leur donner la parole.
- Un parti décentralisé : donner des responsabilités aux fédérations, notamment pour conduire des débats et faire des propositions. Partout dans les régions, existent des universitaires de grand talent, des chercheurs, des syndicalistes, des chefs d'entreprises, des responsables associatifs, des talents culturels qui ne demandent
qu'à être associés. Ces énergies doivent se démultiplier au niveau des territoires avec la création d'Universités Socialistes pour redonner vigueur et importance à la formation politique.
Faire fonctionner le parti de façon ascendante.
Donner aux fédérations les moyens financiers nécessaires à leurs actions.
De nouvelles formes de militantisme, encourager l'engagement des militants au-delà des campagnes électorales, dans les associations (restaurants coopératifs, boutiques de solidarité, réseaux d'aide aux sans logis, - Le respect des militants, c'est d'abord respecter les décisions du parti quand elles ont été débattues et votées.
- Fédérer la gauche et attirer les démocrates consiste d'abord à rassembler la gauche, toute la gauche. C'est à partir de cette stratégie que nous ferons appel, lors des élections, à ceux qui se reconnaîtront dans notre projet et dans ce rassemblement de la gauche ouvert à tous ceux qui veulent offrir à la France des perspectives nouvelles.

LE SOCIALISME, UNE IDÉE NEUVE POUR LE XXIÈME SIÈCLE

Il est donc urgent que le Parti Socialiste redécouvre un langage conquérant adapté au monde d'aujourd'hui. C'est pour tout cela que nous avons besoin d'un socialisme qui transforme sans détruire, un socialisme respectueux de la personne, défenseur des plus faibles, innovateur économique, initiateur d'un monde plus juste et de paix. Un socialisme radical et réformiste.

Soyons à la hauteur, les Français nous regardent et nous attendent.

Conclusion : ces gens là veulent inventer un monde nouveau…
Ah ils en ont de la prétention..
Bref, du roman ,que des généralités qui n'engagent personne ..
Franchement , ils sont irrécupérables…
sur ce..
Ouko citoyen fort avisé..

Portrait de Weatherboy

à Ouko Portrait de Ouko De Weatherboy

Comédien dans un système oligarchiq... | 13H38 | 13/10/2008 | Permalien

J'aime bien être critique vis-à-vis des positions du P.S. mais les généralités creuses, ca va aller un peu : pour en finir avec ce genre de musique (on ne parle pas du programme du P.S., donc il n'existe pas), ou les réponses expédiées en trois lignes, toutes les motions du PS sont ici :

Je recommande en particulier la lecture de la motion F du collectif Utopia :

* Motion A : Clarté, Courage, Créativité (Bertrand Delanoë) [Télécharger]
* Motion B : Pour un Parti socialiste résolument écologique (Pôle écologique) [Télécharger]
* Motion C : Un monde d'avance (Benoit Hamon) [Télécharger]
* Motion D : Changer à gauche pour changer la France (Martine Aubry) [Télécharger]
* Motion E : L'espoir à gauche, fier(e)s d'être socialiste (Gérard Collomb) [Télécharger]
* Motion F : Socialistes, Altermondialistes, Ecologistes (Utopia) [Télécharger]

Maintenant, si tu veux t'en payer une bonne tranche je te propose les écrits de nos plus grand humoristes nationaux librement téléchargeable ici :
Le Front National : Un programme de régression sociale et d'illusion nationale (Lire ici)
Et dans une genre extrêmement proche, il y a aussi l'UMP, mais bon pour ca suffit d'allumer sa télé…

Portrait de Loone

à Ouko Portrait de Ouko De Loone

Gérant de PME innovante | 13H58 | 13/10/2008 | Permalien

C'est une des meilleures motions : avec du concret, des mesures, une analyse lucide des problèmes rencontrés par le parti et la société. Au delà des questions de personnes, c'est la motion que je soutiens.
Justement, elle contient des engagements qui ne sont pas qu'incantatoires : sur la fiscalité individuelle et celle des entreprises, sur l'environnement, sur le fonctionnement du parti. Que voudrais-tu au juste ?
Bien sûr que l'on a l'ambition de changer le monde, et la gauche l'a déjà pas mal changé. C'est pas le fait que la droite lui emprunte jusqu'à son vocabulaire qui me fera changer d'avis.
Lis donc les autres programmes et les autres motions comme te le propose l'autre réaction à ton post étrange. Si tu es aussi avisé que tu le prétend, Tu verras la différence sans grande difficulté. A condition de faire ce que tu propose : LIRE.

Portrait de hagalma

De hagalma

12H42 | 13/10/2008 | Permalien

Heu, et si la presse attendait un peu que le congrès ait eu lieu, avant de titrer des trucs définitifs comme le fait l'article ? Le PS est victime de lui-même depuis qu'il est devenu parti de gouvernement en 81. En outre, dès les législatives de 2007, la France a frisé une cohabitation…

Portrait de Servais-Jean

De Servais-Jean 4591

alpha-béta | 14H28 | 13/10/2008 | Permalien

Si vous trouvez qu'ils manquent d'idées lisez donc ce discours prononcé à Athène le 2 Octobre par Ségolène Royal :

« Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale,
Monsieur le Président du PASOK, cher George Papandreou,
Messieurs et Madame les Ministres,
Monsieur l'ancien Premier ministre,
Mesdames et Messieurs les députes,
Mesdames et Messieurs, Chers amis, Chers camarades,

Je suis très heureuse d'être à Athènes et je remercie Monsieur Christos Lambrakis pour son invitation au Megaron, cette extraordinaire réalisation culturelle,
Merci à Monsieur Manos pour son accueil.

Personne n'aurait imaginé, au moment ou vous avez fixé le thème de cette conférence, sa brûlante actualité.

Je souhaite attirer votre attention pour commencer sur deux images tirées de l'actualité, deux images qui sont comme un symptôme du monde dans lequel nous vivons.

Mai 2008 : images d'émeutes dans les rues de Dakar, de Ouagadougou, de Bombay, de Djakarta. Des magasins sont pris d'assaut. Le sang coule parfois. Ce que l'Occident avait rejeté dans les tréfonds de sa mémoire collective refait surface : les grandes disettes sont de retour, des centaines de millions de gens meurent de faim. Et avec elles le déchaînement de violence, les bateaux de la misère qui tentent désespérément de rallier les côtes européennes.

Septembre 2008. Une image imprimée dans nos esprits, celle des salariés de Lehman Brother, la tête dans les mains. Des empires financiers s'effondrent comme des châteaux de cartes. La récession menace. Ceux qui se croyaient orgueilleusement à l'abri sentent le vent du boulet : la faillite généralisée guette, comme une réaction en chaîne désormais incontrôlable.

Deux images, deux réalités, un même monde, une même cause : un libéralisme qui nous met tous, à l'échelle du monde, en danger. L'heure pour la gauche n'est plus aux diagnostics tièdes, ni aux appréciations timorées, mais à la lucidité radicale et a la proposition d'un autre système.

En 1971, 18 milliards de dollars étaient échangés chaque jour. Aujourd'hui, ce sont près de 1 800 milliards de dollars qui circulent quotidiennement sur les marchés financiers. 1800 milliards de dollars : presque neuf fois la dette de tous les pays africains.

Ces mouvements de capitaux ne correspondent bien souvent qu'à des engagements de très court terme : il ne s'agit pas d'investissement dans des projets industriels, mais de placements purement spéculatifs. L'argent circule, l'argent va vite, entraînant le monde dans une spirale vertigineuse, une course au profit immédiat.

Oui, la sphère financière s'est affranchie de l'économie réelle. Et je ne crois pas qu'il s'agisse d'une perversion du système, comme si nous ne faisions face qu'à un simple dysfonctionnement accidentel, ponctuel.

Le capitalisme libéral porte en lui la menace de sa propre destruction, comme une tare originelle : livrés à eux-mêmes, les pulsions du capitalisme deviennent folles. Puisque j'ai le plaisir d'être invitée à Athènes, vous me permettrez donc d'oser une comparaison entre le capitalisme libéral et l'attelage ailé que décrit Platon dans un de ses dialogues, Phèdre : sans la raison pour le brider, le maîtriser et le guider, le capitalisme est entraîné dans la course folle de ce que les Grecs anciens appelaient l'hybris.

La boucle était vertueuse nous disait-on. La finance devait servir l'économie réelle : ouvrez les marchés, le capital ira là où sont les bonnes idées, là où sont les bons projets, là où sont les bons investissements. Et vous verrez nous disait-on encore : un capital plus libre, c'est une économie plus forte, donc des sociétés plus prospères, donc des citoyens plus heureux. La boucle était bouclée…

Mais c'est l'inverse qui s'est produit : aujourd'hui, la finance ne sert qu'elle-même ; et une partie de l'économie n'est pas tournée vers le développement mais vers le profit pour le profit.
Le bon ordre des choses c'est : la finance au service de l'économie et non d'elle-même et l'économie au service du développement humain (bien être) et durable.

Aujourd'hui le désordre détruit tout.

Et si je me suis engagé en politique, au Parti socialiste, conseillère de François Mitterrand, membre du Parlement pendant vingt ans, trois fois ministre, présidente de Région, puis désignée par mon parti comme candidate à l'élection présidentielle, ce n'est pas pour dire : “ Il n'y a rien à faire ”.

Non, je suis là pour vous dire qu'un autre monde est possible, un ordre financier, économique, écologique et social juste et efficace. Rien ne serait pire qu'un colmatage de la crise qui conduirait de fait à la consolidation d'un système perverti.

Car, j'en suis convaincue, il n'est pas trop tard : soit la mondialisation est porteuse de toujours plus de malheurs. C'est possible, l'actualité nous le prouve chaque jour un peu plus. Soit la mondialisation provoque un progrès de civilisation. C'est possible aussi. C'est la volonté politique qui arbitrera cette alternative. Cela dépendra de notre volonté politique, de celle des socialistes, de tous les démocrates, de toutes les femmes et les hommes de progrès et de justice à l'échelle du monde.

L'histoire de la gauche, c'est encore et toujours une lutte pour l'émancipation. Son combat, c'est donner à chacun la possibilité de redevenir maître de lui même et de son destin. Son combat, c'est la démocratie réelle et pour tous.

Ces valeurs doivent être mises au service d'un nouveau projet de vie, adapté au monde tel qu'il est. Voilà la gauche que le monde attend avec impatience : une gauche qui bâtisse de nouvelles sécurités collectives pour permettre à tous, individus et Etats, de vivre en paix et dignement. Le chemin sera long. Mais n'en doutons pas, n'hésitons pas : l'avenir est de notre côté.

***

Le contexte de cette conférence est celui de trois défaites : la défaite du système financier, la défaite de la mondialisation et la soi-disant défaite idéologique de la gauche. Pour organiser la réponse de la gauche à ces trois défaites, je vois trois principes pouvant servir à bâtir un monde à la fois plus juste et plus sûr : le besoin du politique, le besoin de la règle et enfin le besoin du contrôle démocratique. Ce sera l'objet de cette conférence.

L'échec de la mondialisation financière
Il y eut le Mexique en 1994. Puis la Russie en 1997. Le Sud-ouest asiatique en 1998. Et puis le cataclysme des subprimes. Et à chaque fois le monde qui retient son souffle, laissant en suspens des questions lancinantes : “ Comment en est-on arrivé là ? ”, “ Où allons-nous ” ? A chaque fois aussi, la résolution de changer. Et en fin de compte à chaque fois, une nouvelle inertie coupable au fur et à mesure que le souvenir de la crise s'estompe et que l'excitation de l'argent fou prend le dessus.

Ces crises ont toujours eu des causes spécifiques. Crise de change liée à des déficits abyssaux dans le cas du Mexique et de l'Asie du Sud Est.

Défaut d'un grand fonds spéculatif en Russie. Crise bancaire dans le cas des subprimes. Mais par delà ces singularités, on voit toujours le même processus à l'œuvre : celui d'un capitalisme financier ultra-mondialisé affranchi de toute règle. C'est un capitalisme qui a trouvé dans les nouvelles technologies et l'internet le milieu qui lui manquait pour donner la pleine puissance de lui-même.

Revenons un instant sur la crise des subprimes. La radiographie du cataclysme montre un enchaînement implacable.

D'abord, la mise en échec de toutes les règles prudentielles, notamment celles mises en œuvre par le Comité de Bâle et la Banque des règlements internationaux.

Ainsi que le rappelait récemment l'économiste français Daniel Cohen, la règle du comité de Bâle impose aux banques de détenir un dollar de capital environ pour 12 dollars de crédit. La finance de marché a contourne cette règle et permis à ses acteurs d'accorder 32 dollars de crédit pour un dollar de capital !

Par le biais de la titrisation, les banques ont pu revendre leurs créances et prêter toujours plus, au mépris de toute prudence élémentaire, en refusant de voir que le taux d'endettement des ménages américains atteignait des niveaux insoutenables.

Quant aux grands fonds spéculatifs, ils n'ont jamais été assujettis à la moindre règle et ce, d'autant moins qu'ils ont souvent leur siège dans des paradis fiscaux.

Cette crise est également une preuve de l'échec de la régulation de la finance par elle même. Les agences de notation n'ont pas fait le travail qui aurait du être le leur. Elles ont systématiquement sous-estimé les risques, continuant à noter triple A des institutions contaminées par des créances douteuses.

Enfin, cette crise montre l'agressivité de l'économie financiarisée pour l'économie réelle, qui produit de la valeur ajoutée. On a vu des banques provoquer le surendettement de millions de foyers dans le monde ; on les voit maintenant fermer irrationellement le robinet du crédit aux petites et moyennes entreprises, plongeant nos économies dans la crise.

Alors oui, il est temps enfin d'ouvrir les yeux et d'agir. Des acteurs privés, non contrôlés, détournant les règles peuvent conduire le monde au bord du gouffre : cela n'est pas acceptable !

***

Au fond, certaines convictions économiques sont devenues des dogmes : le Consensus de Washington en est la preuve absolue. Au début des années 1990, un cénacle d'économistes libéraux de la Banque mondiale et du FMI a considéré que le voie du développement passait par la récitation d'un mantra : pour créer de la croissance, il fallait attirer les capitaux ; pour attirer les capitaux, il fallait créer les conditions de la stabilité financière ; pour stabiliser des économies en proie à l'inflation, il fallait résorber tous les déficits, mener des politiques de rigueur et réduire la part de l'Etat à la portion congrue.

Libéralisation, déréglementation, ajustement structurel : combien de pays africains et latino américains ont ainsi été soumis à une thérapie de choc qui les a laissés exsangue ?

Beaucoup pensaient par exemple que la libéralisation du commerce et des marchés financiers suffirait à créer les conditions d'une augmentation générale et équitablement répartie du niveau de vie. Il n'en a rien été.

Je prendrai un seul exemple, celui de l'abaissement des taxes douanières. Aujourd'hui, dans la plupart des pays en voie de développement, on constate que la libéralisation du commerce n'a pas entraîné de hausse des échanges. La raison en est simple : s'il n'y a pas de ports, ou s'il n'y a pas de routes pour amener les produits aux ports, s'il n'y a pas d'équipements, il est tout simplement impossible d'exporter. Les barrières douanières ne sont rien en comparaison des barrières structurelles qui maintiennent les pays en voie de développement à l'écart des bénéfices de la mondialisation.

Alors bien sûr, la mondialisation a plusieurs dimensions, politiques, culturelles, environnementales, économiques. Pourtant, force est de reconnaître que seule a prévalu jusqu'ici la dimension économique de la mondialisation. Et pire que cela, c'est une mondialisation libérale, sans régulation économique, qui s'est imposée, au prix de la crise que nous traversons aujourd'hui.

C'est la raison pour laquelle je parle sans détour d'un échec de la mondialisation libérale. Cet échec, il est à la fois :

- dans les têtes : en 2007, 74% des Français jugent la mondialisation “ inquiétante ” pour les salariés ce qui rend plus difficile la responsabilité que nous avons d'ouvrir nos pays vers les autres pour empêcher les règles nationalistes ;

- dans les faits. Les pays riches se sont enrichis ; les pays les plus pauvres se sont appauvris ; et à l'intérieur des pays riches eux-mêmes, les classes moyennes se sont fragilisées. Regardez l'Europe : dans tous les pays les classes moyennes estiment que leur situation se dégrade.

Le déficit démocratique de la mondialisation

Oui, la mondialisation libérale a échoué. Et la principale raison de cet échec réside d'abord dans le déficit démocratique de la mondialisation.

Par déficit démocratique, j'entends l'absence de prééminence donnée à des règles librement consenties par des citoyens libres d'exprimer ce qu'ils veulent et ce qu'ils ne veulent pas.

Je voudrais prendre un exemple, celui de la propriété intellectuelle et de l'accès aux médicaments génériques.

Il est bien entendu de la plus grande importance de reconnaître et de garantir la propriété intellectuelle des chercheurs, des écrivains et des créateurs. Mais cette reconnaissance doit être équilibrée, c'est-à-dire qu'elle doit prendre en compte les droits des bénéficiaires des innovations. Or, trop souvent, des situations de monopole sont créées par des droits de propriété intellectuelle trop forts.

Le cas des médicaments génériques est frappant. Une propriété intellectuelle très stricte a été établie dans ce domaine lors des accords de l'Uruguay round de 1994. En conséquence, les prix de ces médicaments ont beaucoup augmenté et beaucoup de pays en voie de développement n'ont pas pu acheter de médicaments contre le sida.

Le grand prix Nobel d'économie, Joseph Stiglitz, rappelle que la valeur d'une année de médicaments contre le sida aux Etats-Unis est d'environ 10000 dollars, alors que cela coûte environ 300 dollars pour les produire.

À cause du régime de propriété intellectuelle, il est devenu interdit aux fabricants africains de les produire et de les vendre moins cher. 10000 dollars pour des pays dont beaucoup d'habitants vivent avec moins de 500 dollars par an : cette équation sans solution est un exemple tragique de l'échec de la mondialisation. Elle a placé les valeurs économiques, en l'occurrence les profits des entreprises pharmaceutiques, au-dessus d'autres valeurs fondamentales, au-dessus même de la valeur de la vie.

Se dévoile bien alors ce qui est, selon moi, la raison principale de l'échec de la mondialisation et la raison de son asymétrie : son déficit démocratique. Celui-ci s'observe ne serait-ce que dans l'attribution des droits de vote dans les institutions internationales. En principe, une personne = un droit de vote. Mais au FMI et à la Banque mondiale, les droits de vote sont proportionnels à la richesse du pays.

Soulignons aussi que les représentants des pays industrialisés ont tendance à défendre, non pas l'ensemble des citoyens de leurs pays, mais des groupes d'intérêts particuliers. Il faut rappeler que ceux qui, au FMI, prennent les décisions qui affectent le plus les politiques économiques des pays en voie de développement, sont les ministres des finances et les gouverneurs de Banques centrales. Ceux-ci ne se soucient pas d'emploi, ni de croissance, mais d'inflation – car quand l'inflation augmente, la valeur des bons du trésor diminue. Ils défendent ainsi plus les intérêts des détenteurs de ces bons que ceux de la société dans son ensemble.

***

Les décisions qui ont le plus affecté le cours de la mondialisation ces vingt dernières années n'ont ainsi presque jamais été le résultat d'un processus démocratique. Pourtant, chaque fois qu'un débat démocratique a été instauré sur des questions déterminantes pour l'économie mondialisée, les citoyens ont fait preuve d'une très haute conscience de l'intérêt général.

Sur toute une série de sujets fondamentaux pour nos sociétés et pour nos existences personnelles, la même carence démocratique de la mondialisation a donc produit les mêmes conséquences désastreuses.

Le philosophe français Jean-Pierre Dupuis, parlant de l'écologie, nous exhorte à pratiquer un catastrophisme éclairé. Il rejoint Hans Jonas, dont le principe responsabilité est arrimé à une “ heuristique de la peur ”.

Face aux conséquences dramatiques de la mondialisation libérale, nous devons nous aussi être des alarmistes éclairés et rationnels : non pas pour rester dans l'inaction, comme frappés par la gorgone ; mais bien plutôt pour agir, agir différemment, agir avec à l'esprit l'intérêt des citoyens et des peuples de cette planète.

Faut-il sauver le système ou le changer ?

Dans ces conditions, c'est bien la question de la défaite idéologique du capitalisme financier qui est posée.

La droite libérale a insisté ces dernières années sur la prétendue défaite idéologique de la gauche. Et puis j'ai assisté stupéfaite à un revirement qui, en quelques semaines, à mis à mal, vingt-cinq ans de capitalisme libéral.

La crise financière entraîne avec elle des millions de petits épargnants. Elle jette à la rue non seulement des millions de petits propriétaires mais aussi les plus grands établissements bancaires. Alors, paniqués, les ennemis de l'Etat l'appellent à leur secours. Les ultralibéraux retournent leur veste. Et le gouvernement Bush se déclare prêt à injecter en quelques heures 700 milliards de dollars - soit trente fois l'aide publique au développement - qui étaient introuvables, il y a quelques semaines, pour mettre fin aux émeutes de la faim. Soulagement de ceux qui ont entraîné le système dans le mur : leur fortune est faite et ils ne paieront pas les pots cassés.

La question que je voudrais poser ce soir est la suivante : fallait-il intervenir et sauver les banques menacées de faillites ?
Cette question n'est pas posée à la légère. Nous faisons face en effet à un dilemme dont il faut mesurer toute la portée.

- Soit nous renflouons les banques coupables d'un aveuglement sans mesure et c'est tout un système pervers que nous sauvons. Car alors, le système saura que les Etats et derrière eux les contribuables sont là comme un ultime rempart. Et c'est l'irresponsabilité que nous encouragerons alors, avec des citoyens doublement victimes : victimes des agissements de banques qui les plongent dans le surendettement ; victimes d'un accroissement insupportable de la pression fiscale ou de la diminution de certaines dépenses publiques ;

- Soit nous refusons cet aléa de moralité – ce moral hazard comme on dit en anglais – et c'est alors un risque pour toutes nos économies. La peur peut s'emparer des marchés avec une violence que nous n'avons encore jamais vue, les banques refuser de se prêter entre elles ; et s'effondrer, les entreprises s'assécher faute de financement.
Pour dépasser ce dilemme, je propose une condition radicale, immédiate et non négociable : l'intervention publique doit être conditionnée à une révolution en profondeur du système financier international.

Oui, nous devons faire face à l'urgence et pour cela n'avons pas d'autre choix que de mettre en place une action internationale coordonnée. L'Union européenne doit se doter d'une véritable politique financière commune. Il nous faut la création d'un fonds d'intervention commun aux membres de la zone euro : car les sauvetages de Fortis ou de Dexia nous montrent qu'il s'agit de banques intervenant sur plusieurs pays européen.
Mais cette intervention doit être conditionnée : il faut revoir de fond en comble les règles prudentielles, limiter la possibilité de sortir les créances des bilans des banques par le procédé de titrisation ; il faut assujettir les fonds spéculatifs aux règles de solvabilité bancaires ; il faut créer de nouveaux mécanismes d'évaluation, avec une agence publique européenne de notation ; il faut également interdire les bonus non assujettis à l'impôt sur le revenu ; et puis surtout lutter contre les paradis fiscaux en refusant l'accès au territoire européen aux fonds ayant leur siège social dans de tels paradis.

C'est aussi le rôle du FMI qu'il faut revoir profondément. Aujourd'hui, le Fonds ne dispose pratiquement d'aucun moyen d'action. Ses ressources financières sont limitées et il ne peut guère jouer le rôle de prêteur en dernier ressort au niveau international.
Je ne voudrais pas revenir sur le débat qui, au moment de la conférence de Bretton Woods en 1944, opposa John Meynard Keynes et le secrétaire américain au Trésor Harry White. Keynes souhaitait que le FMI soit une véritable banque centrale mondiale, disposant d'un pouvoir de création monétaire lui permettant, en cas de besoin, de refinancer les banques centrales nationales. Il n'obtint pas gain de cause.

Il est possible que les idées de Keynes reviennent à l'ordre du jour. En tout état de cause, le Fmi doit disposer d'une assise financière beaucoup plus large et devenir le gendarme international des bourses et des banques : c'est lui qui doit être responsable de l'élaboration des nouvelles normes ; c'est lui qui doit être également en charge de leur bonne application. Et donc on en revient a sa composition plus démocratique.

Vers une mondialisation politique

La crise financière actuelle montre que depuis le début, ce sont les tenants de l'affirmation du rôle de la politique publique, du besoin de régulation, de droits et de devoirs, du principe de justice sans lesquels la confiance est rompue, qui avaient raison. Alors il est temps pour nous de relever la tête, avec un impératif catégorique : démocratiser la mondialisation.

Trop longtemps, la mondialisation s'est réduite à sa dimension économique, reléguant les valeurs culturelle, intellectuelle, environnementale et sociales. C'est-à-dire l'affirmation de l'action politique pour en définir le contenu.

Il est donc temps de réaliser, à côté, et je dirais même au-dessus de la mondialisation économique, la mondialisation politique.

La mondialisation, c'est en effet l'intégration des pays entre eux, par l'abaissement du prix des transports, du coût des communications, des barrières douanières. Mais cette intégration signifie que nous sommes devenus interdépendants. Pour le dire très simplement : les décisions prises à Wall Street ont des conséquences sur la vie d'un paysan burkinabè.

Donc la mondialisation a besoin de politique, c'est-à-dire de démocratie participative : la retirer des griffes des seuls experts. C'est à cette condition que le principe gagnant/gagnant pourra l'emporter, alors qu'aujourd'hui c'est gagnant pour quelques uns et perdant pour les autres.

J'ajoute que ceux qui me taxeraient d'irréalisme auraient la mémoire courte. Il y a bientôt deux siècles, un processus similaire se réalisait : la formation des Etats-nations. Comme aujourd'hui, les coûts de transport et de communication baissaient, et comme si cela en avait été la conséquence nécessaire, en Allemagne ou en Italie par exemple, les Etats-nations se créaient.

Ils ont permis de réguler le fonctionnement de l'économie pour la mettre au service des citoyens. Souvenons-nous des débuts du capitalisme industriel : l'exploitation du prolétariat et les dégâts sur l'environnement.

Aujourd'hui comme hier, les gouvernements peuvent faire fonctionner les marchés plus efficacement et en harmonie avec l'intérêt général. Ils doivent pour cela intervenir dans l'économie, pour protéger les travailleurs, pour protéger l'environnement, pour repartir les richesses entre le capital et le travail, assurer la confiance de tous les acteurs, pour garantir les dépenses importantes comme la santé, la recherche, l'innovation et l'éducation.

Il faut remplacer la domination des marches sur les peuples par la primauté des gouvernements démocratiquement élus.

Pour conclure, nous avons l'obligation de faire le bilan de la mondialisation telle qu'elle a été menée ces dernières années. A la fois dans chacun des pays mais aussi dans les instances internationales.

L'Union européenne doit être à l'offensive pour proposer de nouvelles règles. Il y a là trop d'inertie et de lenteur. L'Internationale socialiste et le PSE peuvent trouver là, comme nous l'évoquions tout a l'heure avec George Papandreou lors d'une réunion de travail, un rôle d'aiguillon. Nous devons bousculer la lenteur de l'Europe.

Car jamais le monde n'a eu autant besoin d'Europe et de ses valeurs de paix. Car le principal danger aujourd'hui dans cette guerre économique qui se profile, c'est la montée des violences, du chacun pour soi, du désespoir, du rejet de la politique, du gouffre entre les puissants et les politiques d'un cote, et du peuple de l'autre.

Et nous savons à quoi cela mène. A la montée des régimes totalitaires, à la montée de l'intégrisme, à la montée du terrorisme ailleurs.

Oui, nous faisons face à un grand danger. Ce danger, c'est celui de la peur. On fait peur aux gens, on leur dit : il n'y pas de solution, il faut sauver le système financier tel qu'il est, sinon tout va s'écrouler.

Les réactionnaires ont toujours utilisé la peur des peuples. Les gens se replient sur eux-mêmes, les nationalismes se renforcent, la peur de l'autre s'exacerbe et c'est comme cela, ensuite, que naissent toutes les mauvaises réactions. Ce n'est pas comme cela qu'un système économique rétablit la confiance.

Et c'est pourquoi je pense qu'il faut avoir le courage de continuer à dire que la mondialisation peut aussi porter un progrès de civilisation. Car si on tient un discours différent, si nous disons “ La mondialisation, de toute façon c'est le démon ”, eh bien nous aurons une montée des nationalismes.

On ne peut pas, lorsque l'on est à gauche ou lorsque l'on est socialiste, renoncer à l'internationalisme, renoncer à équilibrer les pays riches et les pays pauvres, renoncer à la liberté de circulation.

Personne ne pourra dire que l'on ne savait pas.

Bougeons-nous pour que nos enfants et les générations qui viennent ne puissent pas dire : “ mais comment, ils n'ont rien vu venir ? ”

Nous voyons les choses venir, nous savons comment faire, nous avons des principes, nous savons où sont nos valeurs, nous voulons l'émergence de ce monde meilleur, nous savons que l'économie doit être mise au service de l'humain et non pas le contraire.

Cet humain, c'est à la fois l'épanouissement des hommes et des femmes d'aujourd'hui, mais aussi celui des générations qui se lèvent et qui sont trop souvent frappées par le chômage dans des sociétés qui leurs sont fermées.

Ces nouvelles générations ont besoin de comprendre qu'elles ont le droit de choisir leur vie, d'assumer leur liberté, de fonder une famille à leur tour et de transmettre.

Parce que c'est ça, la politique. C'est posséder la capacité de transmettre les valeurs auxquelles ont croit et celle de faire comprendre aux plus jeunes que l'effort scolaire a un sens et qu'au bout de l'effort scolaire, il y aura un métier. Et s'il y a un métier, il y aura un travail. Et s'il y a un travail, ce travail sera bien rémunéré.

Puisque nous avons la chance d'avoir cette capacité de comprendre et cette capacité d'agir, nous avons impérativement le devoir de l'utiliser.

Je vous remercie de votre attention. »

Ségolène Royal

Portrait de Lairderien

à Servais-Jean Portrait de Servais-Jean De Lairderien

16H30 | 13/10/2008 | Permalien

Vous demandez beaucoup trop d'efforts à tous ces commentateurs de tous bords qui, tout en critiquant abondamment les médias à la solde des pouvoirs financiers et accessoirement de l'UMP, reprennent en choeur les seules analyses de ces mêmes médias qui façonnent l'opinion, sans presque jamais reprendre et commenter le fond des positions, notamment de Mme Royal.

L'exemple le plus caricatural en a été donné par cette soirée au Zénith, pour laquelle il fallait faire beaucoup de recherches pour trouver un compte rendu complet.
Par contre, on trouvait facilement et partout les quelques secondes sorties de leur contexte, pour dénigrer la prestation de mme Royal.

Quand à la cacophonie de l'ensemble des leaders socialistes, elle est navrante, mais au moins il y a débat sur la place publique. En face, les crocodiles de l'UMP se déchirent allégrement entre eux, mais en affichant une solidarité de façade derrière leur chef qui les tient par les c……s

Portrait de compte supprimé16

à Servais-Jean Portrait de Servais-Jean De compte supprimé16

révolté | 01H13 | 14/10/2008 | Permalien

Elle a dit tout ça, la grande copine au socialisme conservateur et compassionnel ? Pendant la campagne présidentielle, elle a aussi déclaré que la gratuité des transports pour les chômeurs mise en place par le Conseil Régional d'Ile de France était de l'assistanat. Et il y avait bien pire dans son programme…
Le contenu de ce discours reflète la déshérence idéologique d'un parti dont les positions, les idées, les projets varient au gré de ses dirigeants, des évènements et des échéances électorales.
La prochaine est interne mais n'en est pas moins cruciale pour Royale qui pense, comme les autres GO chargés d'animer le Congrès de Reims (Rennes-Reims, vous entendez l'allitération ? ), que les circonstances actuelles commandent d'aller chercher des voix sur la gauche du parti.
A ce rythme, l'apparatchik djeun Hamon va se retrouver à la droite du PS ! Je lui conseille d'ailleurs de se dépêcher de confirmer qu'il occupe cet espace. A défaut d'être majoritaire, cela lui permettra peut-être de devenir incontournable pour aller à la grande soupe de la synthèse. Un peu comme au Mans ou, après que son courant NPS ait ressassé pendant toute la campagne qu'il fallait virer Hollande, il n'a pas craché sur un secrétariat national. Il a démissionné il y a un an ? Plutôt bien vu stratégiquement. Il aurait pu rester quelques mois de plus. Les adhérents du PS sont sans doute des électeurs classiques : ils ont la mémoire courte ou par peur d'être encore floués, ils pratiquent l'évitement.

Portrait de Pierre Haski

à Servais-Jean Portrait de Servais-Jean De Pierre Haski

Rue89 | 09H22 | 14/10/2008 | Permalien

@Servais-Jean : la prochaine fois, svp, contentez vous de mettre un lien, les longs posts comme ça sont illisibles et cassent le fil des commentaires.

Portrait de sujetduprince

à Servais-Jean Portrait de Servais-Jean De sujetduprince

20H23 | 14/10/2008 | Permalien

le capitalisme liberal il est pas bon ….mais le capitalisme pas liberal n'a pas l'air de la deranger… vive le capitalisme social ointernational …

le reste : du vent pour amuser les enfants et les innocents

Portrait de zorbec

De zorbec 9945

retraité | 18H07 | 13/10/2008 | Permalien

Entièrement avec vous et Servais-Jean et un peu ras le
bol de lire des commentaires de personnes se disant de gauche et qui par leurs posts apportent un soutien non négligeable à $arkozy et ceci est valable pour Pierre Haski ! ! !

Portrait de Utilisateur désinscrit 2

à zorbec Portrait de zorbec De Utilisateur désinscrit 2

nc | 19H43 | 13/10/2008 | Permalien

Parce que quand on est de gauche, on doit dire amen à tout ? Le libre arbitre n'est pas autorisé ?

Ok. Alors on écrase, on laisse faire sans broncher, on se mure dans un silence amer et on attend… On attend… On attend…

Et pendant ce temps, la gueguerre d'égo se poursuit, NS avance ses pions, rien ne change ou si, en pire.

Se taire, garder tacite notre colère et notre déception, pourquoi ? Pour ne pas perturber l'abime dans lequel on plonge ?

Portrait de Ecrase...

à Utilisateur désinscrit 2 Portrait de Utilisateur désinscrit 2 De Ecrase...

aplatie | 21H26 | 13/10/2008 | Permalien

« Ok. Alors on écrase,… »

Si je veux et quand je veux !

Portrait de zorbec

à Utilisateur désinscrit 2 Portrait de Utilisateur désinscrit 2 De zorbec 9945

retraité | 13H33 | 14/10/2008 | Permalien

Je ne demande à personne de dire amen à tout,mais je demande à des organes de presse y compris à Rue 89
d'avoir un minimum d'objectivité et de ne pas aboyer avec les loups ; si vous avez regardé « C'dans l'air“hier soir vous avez pu y voir des économistes qui étaient tous d'accord pour dire que ce plan de ‘sauvetage des banques et des assurancesne devaient rien à $arkozy et tout à G.Brown qui à été ministre des finances de Blair pendant 10 ans et qui à l'air de savoir de quoi il parle,ce plan étant à mon avis dans la droite ligne du libéralisme qui nous gouverne et vient de nous envoyer dans le mur et dont nous n'avons pas fini de payer la note !
Je ne suis pas au PS mais bien plus à gauche,par contre je ne supporte plus les lauriers tressés à $arkozy dans tous les médias français,ce que fait la direction du PS la regarde et elle seule,n'oubliez surtout pas que ce sont les adhérents qui votent,comme dans tous les partis démocratiques !
Quant à votre déception ne vous découragez pas vous aurez tout le temps de vérifier les effets de ce fameux plan et d'en payer les conséquences

Portrait de PANCH

à zorbec Portrait de zorbec De PANCH

Cadre | 14H26 | 14/10/2008 | Permalien

« je ne supporte plus les lauriers tressés à $arkozy dans tous les médias français »

Pas mieux… si ce n'est :

Qu'y a-t-il entre la verte démocratie et le fascisme le plus noir ? Le blues UMP.

D'ailleurs, paraitrait qu'on est en train de préparer une amnistie fiscale pour que l'américano-suisse Halliday revienne nous le chanter.

Ah que coucou !

Portrait de Utilisateur désinscrit 2

à zorbec Portrait de zorbec De Utilisateur désinscrit 2

nc | 21H11 | 14/10/2008 | Permalien

Pas besoin de me convaincre des dangers du libéralisme effréné et de la nécessité absolue de dénoncer NS et sa propagande de copinage dans les médias.

Mais il est aussi du devoir des journalistes de poser un regard critique et des questions sur la gauche aujourd'hui.

S'interroger sur les pratiques du président ou sur la dérive du PS, les deux ne sont pas incompatibles, mais NECESSAIRES. La politique de l'autruche n'a jamais fait avancer le schmilblick.

Portrait de Pas lolo

à zorbec Portrait de zorbec De Pas lolo

fasciné | 20H34 | 13/10/2008 | Permalien

N'étant pas pour le « triomphe du capitalisme dans la gauche » comme Laurent Joffrin, pour l'ordre Juste comme Ségolène Royal, pour l'interdiction de toute entrave à la circulation des capitaux en europe ou à ses frontières comme tous les socialistes qui ont approuvé le traité de Lisbonne en SOUTENANT sarkozy, je ne suis donc personnellement pas de gauche et me sens donc libre de faire ce qui sera en mon pouvoir pour ne pas soutenir le PS.
Il est à craindre que je sois pas un original.

Portrait de compte supprimé16

De compte supprimé16

révolté | 00H58 | 14/10/2008 | Permalien

Haski, sarkozyste ? Comme vous y allez ! Il vieillit, c'est tout. Il a certainement commencé par être un peu gauchiste quand il était jeune pour évoluer ensuite, force tranquille, vers un conservatisme de bon aloi. Vous savez, c'est aussi un parcours assez classique chez beaucoup de personnalités du PS : Dray, Cambadélis, Jospin, Weber…
A propos, les anciens trotskistes sont nombreux dans l'entourage de la grande copine au socialisme conservateur et compassionnel. Pas étonnant qu'elle ait pu réactiver si facilement un discours plus adapté aux circonstances, comme nous le prouve un voisin. Contre toute attente, ces gens là font preuve flexibilité idéologique étonnante !

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