Enquete 13/10/2008 à 11h23

La contre-visite médicale, un marché en développement

Manuel Jardinaud | Journaliste



Médecins d’un hôpital de Pékin (David Gray/Reuters).


Securex, Medivérif, Synéance… Principale mission des ces cabinets, les contre-visites médicales employeur. Née de la loi dite de mensualisation de 1978, cette pratique permet à toute entreprise de vérifier le bien fondé de l’arrêt maladie d’un salarié. Et, si l’arrêt apparaît injustifié au médecin, de suspendre la part complémentaire du salaire versé en plus des indemnités journalières dues par l’Assurance maladie.

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Pour trouver des contrats, la communication de ces cabinets spécialisés est très offensive. Ils surfent sur une tendance forte : la chasse aux abus et aux fraudes. En France, ces arrêts de travail coûtent 5 milliards d’euros à l’Assurance maladie. Mais, notamment en multipliant les contrôles (633 000 en 2006), le nombre de jours d’arrêts de travail a baissé de 3,9% en 2006, et de 15% entre 2003 et 2005 (voir le document ci-contre).

Tous fraudeurs, les salariés en arrêt maladie ? A en croire ces entreprises spécialisées : en grande partie, oui. Ainsi, le site Internet de Synéance explique que « 45% des contrôles médicaux révèlent des arrêts injustifiés ». Mieux, Médivérif, autre acteur important du marché, assure graphique à l’appui que les arrêts injustifiés représentent… 60% !

Si, dans la réalité, les choses sont moins caricaturales -il y aurait seulement 6% de fraudes et d’abus selon l’Assurance maladie- et dépendent de la définition du qualificatif « injustifié », ces chiffres incitent néanmoins de plus en plus d’entreprises à utiliser cet outil pour mener une guerre à l’absentéisme. Au risque de se fourvoyer.

Des contrôles à grande échelle : une méthode à risques

Cas pratique : La Poste. En juin 2007, la direction du courrier de la zone Paris-Sud déclare dans une lettre interne que « la DOTC Paris-Sud va mettre en place 100% de contrôles Securex pour ces agents fonctionnaires et contractuels ». Pour les non initiés, cela signifie que tous les arrêts maladies, sans exception, seront vérifiés via l’entreprise Securex et son réseau de médecins agréés.

A l’époque, la direction est confrontée à un absentéisme important : 12,24 jours d’arrêt par an et par agent (salariés et fonctionnaires). A Paris, la moyenne pour les salariés est de 1,77 jours pour les arrêts de moins de trois mois et de 2,69 jours pour ceux de plus de trois mois selon l’Assurance maladie. La Poste affirme aujourd’hui que seuls 16% des arrêts ont finalement été contrôlés (soit 1374 visites), sans expliquer le décalage entre l’annonce et la réalité.

Selon Bernard Poisson de la CFTC Poste, 168 jours de salaires ont ainsi été retirés par l’employeur des feuilles de paie en 2007 pour 32 jours de reprises anticipées (retours au travail des salariés contrôlés et déclarés aptes avant le terme de leur arrêt) sur 55 000 jours d’absences, selon la Poste. On est loin des chiffres fournis par les prestataires. D’autant que, témoignages à l’appui, ces contrôles font régulièrement l’objet de litiges.

Obligée de faire témoigner son facteur

Exemples : Madame A. est sanctionnée parce que son domicile n’est pas identifiable (faute d’étiquette sur l’interphone) par le médecin, qui ne peut donc pas lui rendre visite. Son salaire est suspendu pour arrêt injustifié. Comble de l’ironie, elle doit produire le témoignage de son… facteur pour rétablir ses droits.

Monsieur M. se voit reprocher de ne pas avoir permis la localisation de son domicile. La Poste lui enlève donc cent euros de salaire. Pour prouver sa bonne foi, il devra présenter lui-même des photos de sa boite aux lettres. De fait, les médecins Securex font parfois peu de cas de la déontologie : pas besoin de voir le patient, il suffit juste de dire qu’il n’a pu être rencontré ou qu’il était absent aux heures de présence obligatoire.

Sauf que, cela est à la limite de la loi. Ainsi la Poste a été condamnée par le tribunal des prud’hommes de Paris en mars 2008 à indemniser un facteur qui, bien qu’étant chez lui au moment de la visite, n’avait pu répondre. Près d’un an de procédure pour 92,13 euros et deux jours d’arrêt maladie… Au total, sur Paris-Sud, Sébastien Baroux de Sud-PTT dit être intervenu sur au moins 80 dossiers litigieux.

Pas de médicament, donc pas de maladie !

L’histoire de Jessica, factrice de 24 ans qui vient de quitter son employeur, se révèle édifiante. En CDI à partir d’avril 2004, elle reconnaît avoir été souvent arrêtée, pour des « graves soucis personnels », façon pudique de parler d’une forte dépression. Systématiquement contrôlée, elle raconte :

« Une fois, mon médecin traitant m’avait arrêtée une semaine. Le médecin Securex se présente chez moi. Il n’a pas voulu m’écouter, encore moins m’ausculter. Il m’a juste dit qu’aller travailler me ferait aller mieux. »

Bilan : salaire suspendu. Autre visite : « Je n’avais pas de médicaments à prendre, j’allais voir un psychiatre pour me soigner. Le médecin Securex, toujours le même, m’a dit : “Pas de médicament, donc pas de maladie !” » Il lui intime donc de reprendre le travail.

Elle se remémore également la première visite de ce médecin qui avait sonné chez elle alors qu’elle dormait. Il constate l’absence, la Poste suspend le salaire Jessica pour la durée de l’arrêt maladie. Conséquence : un interdit bancaire. La jeune factrice en veut à ce médecin et à son employeur : « Ça m’a mise encore plus dans la merde, j’allais déjà très mal à cette période là. »

Bien qu’alertée, sa hiérarchie n’a pas bougé. Au départ, la contre-visite médicale a été négociée comme une contrepartie du maintien du complément de salaire. Devant la hausse des arrêts de travail, certaines structures s’en sont emparées à grande échelle de moyen de contrôle. Au risque d’en faire un outil de management dur et mal ressenti. Dans le cas de la Poste, cela se fait dans le cadre global d’une politique de prévention et de sensibilisation à l’absentéisme, affirme la direction. « Ça sert surtout à fliquer les salariés », répond Bernard Poisson, de la CFTC.

Photo : médecins d’un hôpital de Pékin (David Gray/Reuters).

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  • Gosseyn
    • Posté à 16h14 le 13/10/2008
    • Internaute 1943

    Lorsqu’on travaille pour des intérêts privés et qu’on oublie l’intérêt supérieur des patients, peut-on encore être appelé « médecin » ?

    • Lairderien
      Lairderien répond à Gosseyn
      • Posté à 18h58 le 13/10/2008
      • Internaute 22751

      Bonne question !

      A mon avis cela ressemble plus à des détectives privés disposant accessoirement d’une formation médicale, chargés de prouver la fraude à tous prix ! ! !

  • athénaïs
    • Posté à 17h09 le 13/10/2008
    • Internaute 30637

    Je n’ai qu’un commentaire :

    Il n’y a pas plus méfiant qu’un voleur............

  • marie 75
    • Posté à 17h12 le 13/10/2008
    • Internaute 3563

    méthode répugnante ...
    Des toubibs achetés par des entreprises ...
    Que faites vous du secret médical ?

    Pour qq personnes qui trichent, combien de gens accusés d’etre des tricheurs !
    Pourquoi ne fait-on pas de même avec ces banquiers qui ont laissé filé les chiffres de Kerviel ?

  • jma14
    • Posté à 17h19 le 13/10/2008
    • Internaute 31729

    Encore une fois , nous avons le droit à un article peu objectif.
    La ficelle est peu grosse (Prendre des exemples extrèmes et en faire une généralité). Encore erreur que l’article commence par des chiffres éloquants et dommage que vos exemples extrèmes ne portent pas sur les professionnels du congé maladie (malade et médecin). 5 Mds cela suffit amplement pour financer le RSA ! !

    Question : quels sont les départements, où il y a le plus grand nombre de congé maladie : la corse et les bouches du rhones ! !

    Tout cela pour dire que c’est toujours à cause des voyoux que les honnête gens prennent. Encore une fois, cela montre depuis plusieurs années que les injustices grandissent dans notre pays. Vive la VIème Républqiue.

    • Gandijyn
      Gandijyn répond à jma14
      • Posté à 18h41 le 13/10/2008
      • Internaute 30465

      Oauis, mais c’est c’est pour faire un travail de grande pénibilité :
      Tester le « radassié », avec le petit jaune frais à portée de main ! ...
      C’est qu’il faut être en forme pour travailler à la pétanque sous les platanes ! :))))

    • ChristopheCon
      ChristopheCon répond à jma14
      Citoyen
      • Posté à 18h20 le 13/10/2008
      • Internaute 55818
        Citoyen

      Tout a fait d’accord avec vous...
      D’ailleurs, avoir un tel taux d’absentéisme sans y remédier me paraitrait tout a fait choquant ! Sauf a croire que la Poste est une entreprise où il est réelle pénible de travailler (ce que je ne pense pas, du moins pas dans ces proportions) ou bien que La Poste n’a recruté que des malades en puissance (ce qui me semble tout aussi incongru).
      Maintenant, le mode de financement de ces cabinet me semble effectivement plutôt étrange : ne sont ils pas juge et parti ? Et on manque un peu de recul pour juger de la gestion des sanctions...

    • Manuel Jardinaud
      Manuel Jardinaud répond à jma14
      Auteur(e) de l'article Journaliste
      • Posté à 19h02 le 13/10/2008
      • Journaliste 55487
        Journaliste

      Il ne s’agit pas de généraliser ni sur l’absentéisme dans les entreprises françaises, ni sur les arrêts maladies sur l’ensemble du territoire. Il s’agit de montrer par l’exemple comment est menée une politique interne de lutte contre l’absentéisme via les contre-visites à grande échelle. Le bilan est plutôt maigre : finalement peu de cas de retours au travail et des contrôles (très) mal ficelés, voire abusifs. Au final, cela sert peu la cause de la DRH et accentue la méfiance des salariés.

      • jma14
        jma14 répond à Manuel Jardinaud
        • Posté à 10h14 le 14/10/2008
        • Internaute 31729

        « Le bilan est plutôt maigre “
        C’est vous qui le dites ou plutôt c’est vous qui avez envie de vous en convaincre.

        ‘le nombre de jours d’arrêts de travail a baissé de 3,9% en 2006, et de 15% entre 2003 et 2005 (voir le document ci-contre). Si c’est votre bilan, il a au moins le mérite d’exister et porter ces fruits.

        finalement peu de cas de retours au travail cela prouve qu’il n’y a pas tant de voyou que cela. Ca devrait vous faire plaisir, puisque c’est l’idée que vous voulez faire passer. Je maintiens qu’il faut des contrôles pour aller chercher les 1, 2, 3, 4....% de fraudeur.
        Vous voyez bien que votre article est incomplet puisque jusqu’à la fin, on ne sait toujours pas le pourcentage des fraudeurs ou au moins une approche.

        des contrôles (très) mal ficelés, voire abusifs.’ vous avez sans doute raison, mais on ne plit pas un système entier aussi vite, on le corrige.

        ‘la méfiance des salariés’ Quand on a rien à se reprocher, on dort sur ces deux oreilles. Vive les ulcères à l’estomac chez les fraudeurs.

    • jyeden
      jyeden répond à jma14
      khmer vert ( age des caverne, (...)
      • Posté à 20h58 le 13/10/2008
      • Internaute 20631
        khmer vert ( age des caverne, (...)

      tu parles d’un article peu objectif, mais toi tu ne cites pas tes sources quand tu dis que la corse et les bouches du rhone viennent en tete pour les congés de maladie
      un peu grosse aussi ta ficelle
      (si je puis dire ouarff aucun jeu de mot la dessu ! !)

      • jma14
        jma14 répond à jyeden
        • Posté à 10h16 le 14/10/2008
        • Internaute 31729

        Mes sources sont journalistiques. Elles viennent d’un rapport de la sécu au 2ème trimestre.

  • lesuperdidou
    lesuperdidou
    Saltimbanque
    • Posté à 17h34 le 13/10/2008
    • Internaute 46485
      Saltimbanque

    Citoyens volontaires : la police embauche gratis
    Par Chloé Leprince
    +
    La contre-visite médicale, un marché en développement
    Par Manuel Jardinaud
    _____________________________________________________

    Je demande l’asile politique en Andorre !

  • Gandijyn
    • Posté à 18h40 le 13/10/2008
    • Internaute 30465

    Qui vérifie les absences des agents de Securex ?
    Ben dites donc, faut pas tomber dans le coma ! ...

    Y-a-t-il moyen d’invalider la contre-expertise de l’agent contrôleur Securex, puisque le médecin traitant, voire la médecine du travail sont aptes à donner des arrêts maladie ?
    Comment se fait-il qu’il puisse y avoir autant de décalage dans les rapports d’expertise ?
    Ces agents contrôleurs sont-ils payés au forfait (salaires) ou ont-ils un quota quotidien à prouver ? (style « commerciaux paramédicaux »)
    Que veut dire « Médecin agréé Poste », plus timbrés ? ? ?
    Ces médecins sont-ils « formés plus » qu’un médecin généraliste, un psychiatre, ou autre ?
    Ces médecins contrôleurs sont-ils aussi « butés » que les médecins qui travaillent pour les tribunaux, ou compagnie d’assurance ?

    • Manuel Jardinaud
      Manuel Jardinaud répond à Gandijyn
      Auteur(e) de l'article Journaliste
      • Posté à 08h57 le 14/10/2008
      • Journaliste 55487
        Journaliste

      Les médecins « Securex » sont agréés par le Conseil de l’ordre, qui a régulièrement rappelé leurs devoirs en matière de déontologie médicale. Ces médecins sont payés au forfait (soit environ 50 euros par visite). Quant à savoir s’ils ont des objectifs et des quotas à respecter : rien ne le prouve (ce serait contraire à leur déontologie), mais à voir certaines décisions de leur part (comme dans les exemples cités dans l’article), on peut légitimement se poser la question.

      Un salarié déclaré apte au travail par un médecin employeur peut parfaitement retourner voir son médecin traitant, qui a l’historique du dossier médical, et peut donc confirmer ou non son arrêt. Je rappelle juste que les médecins généralistes sont de plus en plus contrôlés par l’Assurance maladie sur les arrêts de travail et que, à part des cas extrêmes, la tendance à prescrire des arrêts à tout va a largement disparu.

  • orties
    • Posté à 19h35 le 13/10/2008
    • Internaute 35738

    Comme les médecins du travail, ces médecins Securex sont payés par les employeurs et, comme dans le cas des médecins du travail, ça laisse perplexe quant à objectivité.

    Est-ce que, cerise sur le gâteau, ils touchent une prime pour chaque « fraudeur » renvoyé au turbin ou pénalisé de quelques centaines d’euro ?

    « Marche ou crève » ! La nouvelle devise du monde du travail.

    • DBL8
      DBL8 répond à orties
      Retraité
      • Posté à 21h33 le 13/10/2008
      • Internaute 19562
        Retraité

      Tout à fait d’accord !

      Il faudrait des médecins du travail NON privé.
      Comme ça, la sécu comprendrait un peu mieux pourquoi les ouvriers n’en peuvent plus ! !
      Dites à un médecin du travail que vous n’en pouvez plus car les cadences, ou tout autre, vous mette à genoux, devinez ce qu’il inscrit ?
      Pas du tout qu’il faut revoir le poste de travail, tout juste s’il n’écrit pas qu’il faut changer d’ouvrier.

  • robindesfoix
    robindesfoix
    cherche une issue
    • Posté à 20h41 le 13/10/2008
    • Internaute 26023
      cherche une issue

    moi j’attends qu’un de ces inspecteurs viennent un jour me contrôler ,je vous garantie que son arrêt maladie a lui ne sera pas factice ! ! ! !

    • jyeden
      jyeden répond à robindesfoix
      khmer vert ( age des caverne, (...)
      • Posté à 21h02 le 13/10/2008
      • Internaute 20631
        khmer vert ( age des caverne, (...)

      bravo
      enfin une reaction saine
      souvent les medecins accordent des congés de maladie « de complaisance » à un salarié qui, si il sollicite ce congé de maladie, est au bout du rouleau physiquement ou moralement.
      La plupart des generalistes comprennent bien le stress au travail, le congé de maladie devient donc un « ajustement » des conditions de travail trop dures
      bien sur il reste encore beaucoup de feignant comme moi qui adore glander pendant qque les autres bossent
      mais ça reste l’exception
      vive la paresse ! ! ! a bas la productivité ! ! ! a bas les saulauds qui viennent controler !

  • Boysbeer
    Boysbeer
    sur Mars
    • Posté à 22h41 le 13/10/2008
    • Internaute 55428
      sur Mars

    Les médecins généralistes sont devenus l’entonoir de la merde sociale ^^

    Autrement dit, tous ceux qui n’en peuvent plus, ben ils viennent voir le généraliste.

    Des abuseurs, il y en a, mais des médecins juge et partis, payé par des entreprises privées pour faire la chasse aux sorcière... heureusement que l’état garanti 380 milliards d’€ pour les conneries boursières, par contre sans pitié pour les qques millions d’€ de détourné par ces méchant super faignants qui plombes la France : D

    ouf, l’honneur est sauf, envoyons l’inquisitions ^^

  • yoye-2000
    yoye-2000
    se leve tard et travaille mou
    • Posté à 16h02 le 14/10/2008
    • Internaute 48274
      se leve tard et travaille mou

    Juste pour info, on connait le montant du contrat entre Securex et la Poste ?

    Si on ne peut pas nier que des abus à la sécu ou aux congés maladie existent, on a surtout l’impressiion qu’un de ces premiers abus, sont l’activité de ces boites avec des noms de médicaments pour personnes agées (Securex, Medivérif, Synéance..)

    Lien

  • Waxin
    • Posté à 08h13 le 15/10/2008
    • Internaute 26409

    J’ai entendu parlé d’un hôpital publique (donc jusqu’à présent pas une entreprise) qui a mis en place ce genre de chose sur tous les arrêts maladie. Pour ces dirigeants le bilan est très positifs : environ 30% d’arrêt en moins (qui leur coute plus chére que les visites en remplacements, heures supplémentaires à imposer aux autres....).
    Le contrat avec l’entreprise prévoit un fixe plus un coût (15euros il me semble) pour chaque visite.
    Voilà un autre exemple, qui quand j’en ai pris connaissance m’a laissé très perplexe : une méthode qui me choque (plus de confiance en personne, médecins, salariés), mais un bilan impressionnant.
    En tous les cas si je peux me permettre de donné mon avis sur la suite, j’aimerai en savoir plus sur ces médecins. Vu les chiffres en jeu j’ai du mal à croire qu’il gagne plus que s’ils étaient en libéral, donc qu’est ce qui les pousse à faire ce boulot que j’imagine difficile humainement ?