C'est devenu un classique chez les avocats pénalistes confrontés à une grosse affaire politico-financière. A l'ouverture de l'audience, faire le procès du juge et de l'enquête. Dans l'Angolagate, les ténors du barreau ont plutôt choisi d'attaquer la procédure, déjà mise à mal pendant l'enquête. Pourtant, une affaire similaire de trafic d'armes a été jugée au printemps dernier à Bourges. Elle devrait, logiquement, faire jurisprudence. Analyse.
Un jugement passé inaperçu, dans une affaire similaire
Mercredi 21 mai 2008, il y avait peu de monde au Tribunal de grande instance de Bourges. Pourtant, ce jour-là, les magistrats rendaient publique leur décision sur une énorme affaire de trafic d'armes. Or, l'histoire du marchand belge Jacques Monsieur s'est écrite à la même époque que celle de Pierre Falcone. Dans les années 90, M. Monsieur, fils de bonne famille passionné de chevaux de dressage lusitaniens, s'installe à Lignières (Cher) pour restaurer un haras au pays de l'âne noir.
Fort de ses contacts avec les réseaux Pasqua, il poursuit son activité d'intermédiaire, avec l'assentiment des services secrets occidentaux, comme il l'expliquera dans l'unique entretien accordé en 2004 à RFI. Il achète, vend et livre toute sorte d'armes à des pays aussi différents que l'Iran, l'Inde, le Venezuela, le Togo, le Qatar, les deux Congo… Un vrai « lord of war », surnommé « the fox » (le renard) dans le milieu.
Le cas Monsieur est intéressant pour les avocats engagés dans la procédure de l'Angolagate, car les points de similitude sont nombreux :
- Jacques Monsieur effectue de nombreuses transactions entre pays étrangers (armes iraniennes vendues au Congo Brazzaville en 1997) ;
- il passe le plus souvent par une société (Matimco) basée à l'étranger (Bruxelles) ;
- il utilise de nombreuses banques étrangères (Luxembourg, Suisse) et des relais dans les paradis fiscaux ;
- la seule matérialité établissant le « commerce illicite d'armes » repose souvent sur un contrat ou une lettre de crédit signé, ou parfois un échange de faxes.
Une jurisprudence constante depuis 1939
Logiquement, maître Hervé Cabeli, avait plaidé durant la procédure la nullité des poursuites, puisque les transactions ne passaient pas, matériellement, par la France. Un argument repris dès mardi par les avocats de l'Angolagate.
Dans son jugement, le TGI de Bourges est formel (voir le document). Les poursuites pour « commerce illicite d'armes » sont valables, car elles reposent sur le décret-loi de 1939 qui définit deux principes :
- dans l'article 2, il est indiqué que la fabrication et le commerce d'armes de guerre « ne peuvent fonctionner et l'activité de leurs intermédiaires ou agents de publicité ne peut s'exercer qu'après autorisation de l'Etat et sous son contrôle ».
- dans l'article 24, le même texte « sanctionne expressément toute personne qui “exercera son activité en qualité d'intermédiaire” à l'occasion de la fabrication ou du commerce des matériels, armes et munitions des catégories visées à l'article 2 du décret, sans qu'aucune condition de nationalité de la personne ne soit édictée ».
Et la conclusion des juges est d'une logique implacable :
« Aucune des dispositions du décret-loi précité n'impose, par ailleurs, que le matériel d'armement ou les munitions transitent sur le territoire national, le texte se bornant à incriminer les personnes accomplissant des actes de commerce ou agissant en qualité d'intermédiaire, dès lors qu'un seul élément de l'acte de commerce a été accompli sur le territoire national ;
L'argumentation de Jacques Monsieur -tendant à la démonstration de l'existence d'un vide juridique dans l'hypothèse où les armes et munitions n'ont pas transité sur le territoire national- devra donc être écarté ; »
En 2001, la Cour de cassation a déjà « nettoyé » la procédure
L'agitation de la prestigieuse brochette d'avocats de l'Angolagate ressemble fort à un coup pour rien. D'autant plus que cette procédure, comme toutes les affaires politico-financières d'envergure, a fait l'objet d'un peignage juridique pointilleux. Tout le monde semble avoir oublié qu'en juin 2001, la Cour de cassation avait annulé une partie de la procédure et des mises en examen, au motif justement de non-conformité avec le décret de 1939. (Voir la vidéo)
Pour mémoire, Jacques Monsieur a écopé d'une peine lourde (quatre ans de prison) mais avec sursis, notamment parce qu'il avait déjà purgé une autre peine, en Belgique, pour les mêmes faits et d'une amende ridicule (4500 euros) au regard des sommes en jeu.
Quant à ses complices, factotums ou représentants dans des pays étrangers, ils ont aussi eu droit à des peines avec sursis et de toutes petites amendes. Dans la mesure où personne -ni les prévenus ni le ministère public- n'a fait appel de cette décision judiciaire, ce jugement est aujourd'hui définitif.


























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De jexiste
si, si | 15H46 | 09/10/2008 |
Sorti à 15h20, et toujours pas un commentaire.
Je me dévoue.
« C'est devenu un classique chez les avocats pénalistes confrontés à une grosse affaire politico-financière. A l'ouverture de l'audience, faire le procès du juge et de l'enquête… »
… et du journaliste complice, dit celui-ci, avant même qu'aucune critique ne se soit élevée à son encontre…
Est-il paranoïaque, ou bien mouillé jusque par-dessus tête ? Les deux, peut-être ?
De lesuperdidou
Saltimbanque | 16H13 | 09/10/2008 |
A quoi bon s'evertuer à commenter ce cirque : quant on voit se qui c'est passé pour les vedettes de Taîwan !
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 16H27 | 09/10/2008 |
Rien compris au post de jexiste…
Je suis épaté par les connaissances de David Servenay sur des sujets aussi peu ragoûtants. Ce papier me paraît particulièrement bien venu. On attend la suite.
On aimerait avoir l'avis de David sur les points suivants : (1) Suivi de l'affaire du « réquisitoire » du gouvernement de Paul Kagamé concernant le génocide au Rwanda ; pourquoi le silence assourdissant des autres médias (français) ? conspiration du silence pour épargner les politiciens toujours en place à Paris ? (2) Que pense-t-il de la très haute opinion qu'a le général américain Petraeus de la théorie française de la « guerre révolutionnaire », qu'il entend appliquer en Afghanistan après en avoir tiré quelques fruits en Irak ? Le fait qu'Hamid Karzaï ait tout soudain adressé un courrier invitant le mollah Omar, chef des talibans (au moins sur le papier), à s'asseoir à une très hypothétique table de négociations avec le gouvernement afghan actuel est-il une coïncidence ? Et que dire de la position, toute nouvelle mais tranchée, du chef d'état-major britannique, lui aussi en faveur d'une négociation avec « certains » groupes talibans ?
Est-ce le désespoir qui les pousse, surtout Karzaï, à de telles extrémités ?
NB : Si mes souvenirs sont bons, les USA ont également tenté d'appliquer la thèse de la guerre révolutionnaire au Vietnam (« strategic hamlets », puis « vietnamisation » de l'effort de guerre). Ce fut un échec complet…
à Jaycib
De David Servenay
(auteur)
Rue89 | 16H42 | 09/10/2008 |
Cher Jaycib
La « guerre révolutionnaire » est toujours un échec, parce qu'elle réduit l'ennemi à son essence (quelque chose qui lui appartient en propre comme son « ethnie », par exemple), donc un élément qui n'est pas négociable (on ne peut pas changer « d'ethnie »).
Or, la guerre n'est jamais que la politique par d'autres moyens, qui s'achève par un retour à la politique, donc à la négociation. En fermant la porte du retour à la négociation, vous vous placez en situation de vaincu.
Sur le Rwanda, nous y reviendrons bientôt. Quant au traitement des autres médias, posez leur la question, mais je ne suis pas très conspirationniste en la matière.
Sur l'Afghanistan et la position du général Petraeus, j'ai eu l'occasion d'en parler ici :
http://www.rue89.com/2008/09/07/afghanistan-une-guerre-revolutionnaire-s…
Enfin, la déclaration du général britannique montre à quel point la stratégie actuelle des occidentaux est dans une impasse.
à David Servenay
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 19H44 | 09/10/2008 |
et tant qu'à faire, y aura-t-il ou pas des élections en CI le 30 novembre, Ouest-France ayant annoncé que la Sagem, ou la Safran je ne sais plus (dont la République française est en grande partie proprio) traînait des pieds à livrer le matériel, alors que, à lire la presse ivoirienne, la campagne continue, comme si de rien n'était ?
si les ventes d'armes n'intéressent personne, les traficotages préélectoraux peut-être. il ne faut pas perdre de vue que, lorsque Nicolas Sarkozy a reçu la famille Kieffer, Alassane Ouattara se trouvait en France (il y avait les Rencontres de Montreuil), or tu n'y avais pas fait allusion.
curieuse coïncidence.
de même que l'ouverture d'information pour Ouart. est-il précisé dans ton dernier sujet Kieffer que Ouart, conseiller élyséen, est un ancien de Suez (inculpé, puis blanchi, dans l'Electragate, fraude informatique en Belgique), ni que, au conseil d'administration de Suez siège une personne fort proche de Sarko, à savoir Paul Desmarais Jr (le patron de la Power Corporation, dont Rue89, ce me semble, avait aussi parlé quand Sarko l'avait fait Grand-Croix de la Légion d'Honneur).
là aussi, coïncidence, vu que Bernard Kieffer bosse… pour le même groupe ? priorité de quinquennat ? le doute m'habite… la priorité, ce sont les affaires ivoiriennes, oui.
à FabiendeMénilmontant
De Rodriguez
Papa | 23H07 | 09/10/2008 |
Démocratie, avez-vous dit en France ? Des affaires du genre existent de façon impressionnante. Quelle est cette démocratie où la justice ne peut jouer convenablement son rôle ? Souvenez-vous de l'Affaire Borrel, ce juge français tué pour avoir osé mettre son nez dans la marmite françafricaine au Djibouti. C'est pas de la politique, mais plutôt la Mafia. Et la mafia empêche la justice d'agir malgré les pleurs et les efforts de la veuve.
Lisez ceci http://lajuda.blogspot.com/2008/09/la-juda-dnonce-le-rgime-criminel-de_1…
et ceci http://lajuda.blogspot.com/2008/09/sous-le-pouvoir-actuel-la-rconciliati…
Tout le monde sait que cette affaire d'Angola va être solder certainement de non-lieu ou de condamnation mineure. Qui peut oser mettre en prison Pasqua ? Attali ? C. Mitterrand ? …. ? Qui va rendre justice aux Africains, qui semblent ne sont pas « rentrés dans l'Histoire » ?
On condamne les petits délinquants et on laisse les criminels libres. Rien qu'à voir l'habillement des prevenus, on se rend compte que ceux-là, sont au-dessus de la justice et sont sûrs de sortir indemnes.
La France c'est aussi ça. Chirac a créé des emplois fictifs au lieu des réels pour lutter contre le chômage, cela ne l'a pas empêché de devenir président. Giscard a volé le diamant Centrafricain, il continue d'être célébré comme un des pères de l'Europe d'aujourd'hui. Mitterrand a eu un rôle trouble sous Vichy et a traîné plusieurs sacndales en Afrique, n'empêche qu'il est devenu président. Sarkozy, un fils spirituel de Pasqua, ami des dictateurs africains, qui veut nettoyer au karscher les banlieues, il est élu quand même. Qui ira à l'Elysée, prochainement ? On a l'impression que plus l'homme politique est corrompu et confronté à la justice, plus son appetit du pouvoir s'aggrandit et il se fait élire pour se couvrir de l'immunité. Les Français leur rendent bein service en les élisant. Vive la démocratie ! ! !
à David Servenay
De jexiste
si, si | 10H10 | 10/10/2008 |
Sans rapport direct avec le sujet, pourriez-vous nous raconter ce qu'est devenu Olivier Sauvan, qui fut jadis mandataire de justice à Nanterre ?
Je voudrais un reportage complet sur sa chute du haut d'une falaise corse en 2001, et sur le contexte dans lequel elle est survenue : où en étaient ses affaires ? que disent ses proches ?
Je sais bien qu'on ne retrouve jamais les cadavres dans le maquis corse, on me l'a suffisamment répété à une certaine époque.
Puisqu'on a retrouvé celui-là, c'est donc que les assassins (bah oui, j'ai bien du mal à envisager autre chose, et pour tout dire, j'ai même des noms en tête) l'ont voulu : un avertissement pour qui ?
Le journaliste qui a eu les c… de faire disparaître tous les commentaires d'Existe aura-t-il celles d'aller fouiller les poubelles du Palais de Justice de Nanterre ?
à Jaycib
De jexiste
si, si | 17H22 | 09/10/2008 |
Salut Jaycib,
Les affaires politico-financières débouchant sur des procès sont rarissimes.
Dans l'immense majorité des cas, tout est étouffé bien avant à coups de valises de billets de banque pour le juge et ses complices étouffeurs (enquêteurs, journalistes, etc…).
Plus les affaires sont grosses, et moins elles ont de chances d'être un jour connues du public, car plus il y a d'argent pour acheter les uns et éliminer les autres.
D'où ma réflexion sur le journaliste complice.
Je note par ailleurs une contre-vérité dans la réponse que tu t'es déjà attiré.
« En fermant la porte du retour à la négociation, vous vous placez en situation de vaincu », est-il écrit.
C'est faire abstraction du fait que celui qui veut détruire son adversaire et s'estime assez fort pour y parvenir sans courir le risque d'une quelconque riposte ne s'embarrasse jamais d'aucune sorte de négociation.
Comment DS peut-il ignorer que les vaincus n'ont généralement jamais vu aucune porte s'ouvrir ?
à jexiste
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 19H47 | 09/10/2008 |
@ jexiste,
je peux me permettre de te contredire sur un cas : le mien. Oh… une broutille ! moins de 900 MF des années 80. mais une élue actuellement élue a été condamnée plus de quinze ans après que je perde mon emploi.
à FabiendeMénilmontant
De jexiste
si, si | 20H27 | 09/10/2008 |
L'exception qui confirme la règle !
Il en faut bien quelques unes pour que le pékin moyen puisse s'illusionner sur sa justice.
Enfin, quinze ans, ce n'est quand même pas rapide.
Je dirai donc que les critiques les plus virulentes à l'encontre de notre « justice » sont non seulement justifiées mais toujours trop douces au regard des faits dont il s'agit.
Même chose pour tous ses complices, journalistes en tête - à quelques exceptions près, mais où sont-elles ? plus dans le système.
Tu sais ce que disent certains :
« Bats ta femme, si tu ne sais pas pourquoi, elle le sait. »
J'ai décidé d'en faire ma devise en remplaçant la femme par le journaliste.
à jexiste
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 23H00 | 09/10/2008 |
Je sais que je suis considéré comme hors système… certain(e)s ici ne manquent pas de me le faire remarquer avec moins de délicatesse.
Mais lorsque j'ai commencé à crier « au loup », à part Le Canard enchaîné, il n'y avait personne. Ensuite se sont joints à moi de très rares têtes brûlées, comme Guy-André Kieffer, qui poursuivaient le même idéal.
Et maintenant, de qui parle-t-on ? de Denis Robert ou d'autres, qui organisent des conférences ou vendent des bouquins. Tel n'est pas le but. Tel n'est pas MON but.
De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 16H24 | 09/10/2008 |
Monsieur Monsieur… ça ne s'invente pas un truc pareil. Pas étonnant qu'il s'est surnommé le Renard, ça devait ricaner dans les rangs des seigneurs de la guerre.
à Keldan
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 19H48 | 09/10/2008 |
il y a bien eu M. Machin qui est sorti de prison, alors…
De Un vieux
retraité | 16H28 | 09/10/2008 |
Il va falloir bosser très dur pour payer les six mois de procédures qui n'aboutiront à rien du tout…
Ils feraient mieux de les relâcher tout de suite, et donner les frais de justice aux Restaus du Coeur…
De adaunis
Nul part....si adelyne me plaque...... | 16H30 | 09/10/2008 |
Ce procès, dont vous évoquez la « similitude », se déroulait à Bourges, ville bien connue pour son usine d'armement, et au passage on apprenait qu'il avait côtoyé un Patrice Bourges (fils de l'ex-ministre de l'autre « grand bourges » : Giscard).
Quatre ans avec sursis pour tout ça !
Au final j'espère que vous nous ferez « vivre » avec pertinence, la suite de cette « saga », qui aura droit au « patronyme » d'« Irangate ».
Pour que nous allions « au but » de cette rocambolesque histoire, qui enorgueilli notre grande nation !
En lien un document sur le personnage haut en couleur, Belge et gentleman-farmer :
http://www.congopage.com/article2069.html
Confession d'un marchand d'armes.
L'article de Backchich à l'époque :
http://www.bakchich.info/article3149.html
De Cinsault
Graine de rosé | 16H46 | 09/10/2008 |
Çà ne coûte rien de tout contester , et même si au final la justice par miracle allait au bout, ce « beau » petit monde pourra crier au harcèlement et à la revanche des juges.
Tout ça est un balai médiatique bien réglé.
Et ça nous fera oublier l'enterrement de grande classe de l'affaire des frégates de Taïwan.
Dans cette affaire je n'ai entendu aucun homme politique crier au déni de justice : des millions d'euros détournés, quelques morts , une ardoise à venir de Taïwan pour le contribuable français et aucun coupable désigné.
Même notre ministre-président de l'intérieur n'a pas osé une diatribe sur l'incompétence et la lenteur des juges
De jjhb
cosmonaute | 12H39 | 10/10/2008 |
Il faut bien se dire une chose, c'est quoi que l'on puisse faire, personne ne connaîtra la vérité avant que toutes les personnes liées de près ou de loin à ses trafics soient mortes et enterrées.
Il sera toujours temps pour les générations futures d'aller pisser quotidiennement sur la tomber de Charlie and co.
Le pouvoir et l'argent sont au-dessus des lois et bien loin des cellules d'une prison. Seule leur conscience est atteinte et le restera jusqu'à la fin de leurs jours puisqu'ils ne veulent rien admettre, avouer et se posent en victime d'une cabale magistrale, l'argument est facile, orgueilleux, prétentieux, pétochard, déplacé et irrecevable.
Parce que l'on est une « personnalité » on deviendrait intouchable aux yeux de la lois ? Les juges, la justice, veulent se faire de la publicité, de l'audimat ? Qu'est-ce que ça veut dire ? De qui se moque-t-on ? Foutez-moi tout ça au trou pour de bon ! ! !
Ils ont du sang sur les mains et n'ont aucun états d'âme. Je me demande si c'est bien des êtres humains ?