L'Angolagate, une incroyable affaire politico-financières de trafic d'armement, est jugée à Paris à partir de ce lundi.

Après le procès Elf en 2003, le tribunal de Paris juge à partir de ce lundi l'une des plus incroyables affaires politico-financières. L'Angolagate, comme on l'a surnommé, offre une plongée dans l'univers clos, secret et très lucratif du commerce des armes. Commerce illicite ou autorisé ? Et si oui, de quelle manière ? La question plannera en permanence jusqu'en mars 2009, date prévue de la fin de l'audience.
Quand un militant tiers-mondiste du PS croise les Pasqua boys
C'est l'histoire d'un militant tiers-mondiste du PS qui croise au printemps 1993 l'ancien responsable de la cellule Afrique de l'Elysée. Passionné par l'Afrique australe, Jean-Bernard Curial connaît bien Jean-Christophe Mitterrand. Il connaît encore mieux la génération des maquisards communistes parvenus au pouvoir à Luanda, à la faveur d'une guerre civile qui dure depuis vingt ans.
Le président angolais, José-Edouardo Dos Santos, rencontré dans le maquis en 1973, l'a mandaté pour chercher des armes en Europe. Après un accord de paix signé en 1992 avec les rebelles de l'Unita, le conflit menace de reprendre. Mais voilà, l'Angola est sous embargo de l'ONU. Il faut donc emprunter des chemins de traverse.
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En croisant Mitterrand, Curial entre en contact avec le réseau des Pasqua boys. Ce que la France officielle refuse (pas de ventes d'armes vers un pays en guerre civile), la France de l'ombre le fera.
Le tout nouveau ministre de l'Intérieur du gouvernement Balladur a placé ses hommes dans les circuits contrôlant l'Afrique des armes et du pétrole : Jean-Charles Marchiani, chargé des questions de sécurité et de renseignement au cabinet du ministre, plusieurs responsables de la Sofremi, société d'exportation de matériel de sécurité rattachée au ministère de l'Intérieur ainsi qu'un duo d'intermédiaires de haut vol, Pierre-Joseph Falcone et Arcadi Gaydamak.
Une paire d'intermédiaires très complémentaires
L'efficacité de cette paire repose sur leur complémentarité. Falcone, fils de pied-noir d'Algérie, négociant en fruits, polyglotte, « très chaleureux, sympathique, très énergique », comme le décrit l'actrice Charlotte Rampling, marié à une ancienne miss Bolivie, quatre téléphones portables en poche, suivi en permanence par une Mercedes bourrée de gardes du corps : l'archétype du négociateur prêt à prendre des risques que les Etats ne peuvent assumer. Selon la bonne vieille doctrine du feu orange : si vous êtes pris la main dans le sac, on ne vous connaît pas.
Arcadi Gaydamak, ancien colonel du KGB, émigré en France dans les années 70, tour à tour traducteur, informaticien et self-made man, « secret, froid et taciturne » selon les témoins interrogés par le juge Courroye.
Il a acquis la nationalité israélienne en 1972, puis française en 1986. Il est proche d'un ancien chef d'Etat-major de l'armée de terre soviétique. Quand le bloc de l'Est s'effondre, ses contacts au sein du complexe militaro-industriel russe vont se transformer en or.

La répartition des rôles est simple : Gaydamak fournit la marchandise en puisant dans les vieux stocks d'armes et de munitions de l'Armée rouge, tandis que Falcone gère les relations avec les Angolais. Elisio de Figuereido, l'ambassadeur itinérant de Dos Santos en Europe, chargé des affaires délicates et des comptes en Suisse, joue l'entremetteur avec les généraux, spécialistes des questions d'approvisionnement en armes. En cinq ans, les deux hommes vont fournir pour 790 millions de dollars de matériels militaires : camions, fusils, lance-roquettes, mines antipersonnel…
Quand la main droite de l'Etat ne sait pas ce que fait la main gauche
Pour monter cette opération, le tandem utilise une vraie société slovaque, ZTS-Osos. Mais la véritable plate-forme commerciale est au 56, avenue Montaigne, Paris VIIIe, dans un magnifique hôtel particulier sous l'enseigne Brenco. Le tout-Paris y défile. Paul-Loup Sulitzer, Jacques Attali, Georges Fenech, Jean-Noël Tassez, Paul Anselin… Autant de relais politiques que le PDG de Brenco arrose, à coup de centaines de milliers de francs, en liquide. Pour obtenir un rendez-vous, un contact, faire évoluer une position.
Tout comme une armée de petites mains : hôtesses, secrétaires, attachées de presse, factotums divers. Tous ont droit à des compléments de rémunération défiscalisés. Pourquoi ? Parce que l'argent coule à flots, sans avoir forcément emprunté des circuits très réguliers. En effet, les Angolais ont proposé aux intermédiaires français une caution pétrolière -20 000 barils /jour- en cas de problème de paiement. L'instruction judiciaire a aussi démontré que de hauts responsables angolais ont perçu de substantielles commissions. Etrangement, aucun d'eux n'est renvoyé devant la justice française.
Au sein du gouvernement français et à l'Elysée, certains hommes savent que Paris a deux mains qui s'ignorent. Interrogé par Philippe Courroye, Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères à l'époque des faits, jure ses grands dieux qu'il a découvert le pot-aux-roses dans la presse.
Tout comme Edouard Balladur, Premier ministre et François Léotard, ministre de la Défense. >Charles Pasqua, renvoyé devant le tribunal pour « trafic d'influence » et les hommes du président Mitterrand, étaient nécessairement au courant du deal angolais. Ils seront à la barre.
Les enjeux du procès : qui savait ?
Pourquoi a-t-on laissé faire ?
Le président du tribunal, Jean-Baptiste Parlos, va donc avoir cinq mois d'audience pour déterminer les responsabilités individuelles des 42 prévenus de cette affaire.
Pour ce faire, ce magistrat expérimenté (outre l'anti-terrorisme, il a aussi instruit l'affaire Borrel) et ses assesseurs auront aussi à évoquer des questions plus générales :
- Que savaient le gouvernement et les responsables politiques de l'époque ?
- Que savaient les services secrets français ?
- Pourquoi laisser faire ce genre d'intermédiaires ?
- Qui en a réellement profité ?
- Est-il possible de sanctionner ce genre d'agissements ?
- Est-ce que ça continue aujourd'hui ?
Là encore, le procès Elf va servir d'étalon. Où l'observateur risque de découvrir, à nouveau, les vertiges de la raison d'Etat et ses deux visages, le lumineux et l'obscur.
Photo : Charles Pasqua, François Léotard, Alain Juppé et Edouard Balladur en mai 1997 (Christine Grunnet/Reuters).





















60
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De Bon Scott
14H57 | 05/10/2008 |
Quelle brochette d'………
à Bon Scott
De Pierrrrre
19H17 | 05/10/2008 |
»…..Quelle brochette d'………… »
► c'est trés bien,
vous avez eu exactement la réaction qui était souhaitée par le rapprochement du titre et de la photo.
A vous de savoir si vous êtes du coté des ficelles, ou de celui des marionnettes.
à Bon Scott
De marie 75
3563
08H47 | 06/10/2008 |
libre belgique …
Marchands d'armes et raison d'Etat
BERNARD DELATTRE
Mis en ligne le 06/10/2008
Aréopage de personnalités sur le banc des prévenus au procès de l'« Angolagate », qui s'ouvre ce lundi à Paris. Mais cet énorme scandale présumé pourrait bien n'accoucher que d'une souris. L'Elysée et le quai d'Orsay ne s'en plaindraient pas.
Le blog de notre correspondant à Paris
CORRESPONDANT PERMANENT A PARIS
Du beau monde devant le tribunal correctionnel de Paris à partir de ce lundi, pour un procès-fleuve qui va durer cinq mois.
Le fils d'un ex-Président de la République : Jean-Christophe Mitterrand, déjà condamné pour fraude fiscale dans un dossier connexe. Un ancien ministre de l'Intérieur, ténor omnipotent de la droite pendant plus de vingt ans, par ailleurs déjà une demi-douzaine de fois mis en examen : Charles Pasqua. Un ex-préfet de haut vol, plusieurs fois poursuivi et condamné dans des scandales de corruption : Jean-Charles Marchiani. Un conseiller très influent, hier du Président Mitterrand et aujourd'hui de Nicolas Sarkozy : Jacques Attali. Un romancier jadis à succès : Paul-Loup Sulitzer, déjà condamné pour fraude fiscale. Un ex-magistrat et député UMP, récemment nommé haut fonctionnaire interministériel : Georges Fenech. Et deux hommes d'affaires sulfureux, par ailleurs milliardaires et détenteurs de passeports diplomatiques : Pierre Falcone et Arcadi Gaydamak.
Ces deux derniers encourent jusqu'à dix ans de prison et 375000 euros d'amende. Ils sont accusés, outre d'abus de biens sociaux, de fraude fiscale et de blanchiment d'argent, de ventes d'armes illicites à l'Angola entre 1993 et 2000 : 790 millions de dollars d'hélicoptères, de lance-roquettes, de navires de guerre ou de mines antipersonnel provenant de Russie et d'ex-Europe de l'Est, qui ont permis au Président angolais Dos Santos de vaincre la guérilla de l'Unita. Les autres inculpés sont soupçonnés d'avoir bénéficié des largesses indues de ces marchands d'armes et d'avoir intrigué à Paris afin que le marché puisse se conclure ; ils sont donc poursuivis pour complicité de commerce illicite d'armes, trafic d'influence et/ou recel d'abus de biens sociaux.
Ce méga procès est l'aboutissement de quinze années d'un scandale politico-financier qui a fait trembler la Vè République, a connu de nombreux coups de théâtre procéduraux et a donné lieu à des petites phrases qui ont marqué leur époque.
Ainsi, lorsque, en 2000, Jean-Christophe Mitterrand, s'estimant harcelé par un des deux juges d'instruction, Philippe Courroye (aujourd'hui procureur et proche de Nicolas Sarkozy), le compara aux magistrats des « pays totalitaires » et l'accusa de « suer la haine ». Ou lorsque Danielle Mitterrand qualifia de « rançon » la caution exigée par la justice pour que la détention provisoire de son fils prenne fin. Ou lorsque, en 2002, deux socialistes alors ministres (Hubert Védrine et Pierre Moscovici) virent leurs noms cités dans cette affaire, avant d'être mis hors de cause. Sans oublier la désignation par Luanda, en 2003, de Pierre Falcone comme ambassadeur à l'Unesco, avec une immunité diplomatique à la clé.
Un virage à 180 degrés
Pendant une décennie, cet « Angolagate » empoisonna les relations entre la France et l'Angola. Mais dernièrement, Paris a veillé à apaiser les tensions avec ce pays très courtisé par Total, Thales ou Areva. En mai dernier, Nicolas Sarkozy s'est rendu en Angola, où il a promis de « tourner la page des malentendus du passé ». Pour preuve, en juillet, son ministre de la Défense, Hervé Morin, jugea, à l'inverse de tous ses prédécesseurs, que le délit de commerce illicite d'armes n'était pas constitué en droit français : les fonds de cette transaction sont passés par Paris, mais les armes, outre qu'elles n'étaient pas françaises, n'ont jamais transité par l'Hexagone.
Du coup, à l'entame de ce procès, l'accusation paraît assez déforcée. A en croire la controverse naissante, le parquet pourrait même avoir été prié en haut lieu de ne pas faire trop de vagues. Il pourrait donc ne pas faire preuve de trop de pugnacité pendant les audiences, voire ne requérir que de légères peines.
Les prévenus, en tout cas, semblent confiants. Paul-Loup Sulitzer dénonce une erreur judiciaire « aussi grave qu'Outreau ou l'affaire Dreyfus ». Jean-Christophe Mitterrand juge qu'« il n'y a pas une seule pièce à charge contre (lui) dans ce dossier », qu'il estime monté de toutes pièces pour le « détruire », lui et sa famille. Pierre Falcone a toujours dit que l'« Angolagate » n'avait servi qu'à « crucifier un innocent ». L'avocat de Charles Pasqua parle de « cabale utilisée pour le casser politiquement ». Et celui d'Arcadi Gaydamak pronostique que « cette affaire finira par un non-lieu général ». Verdict en mars.
De alonzanfan
15H02 | 05/10/2008 |
comme d'hab au final relaxe…..
à alonzanfan
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 15H32 | 05/10/2008 |
fort vraisemblable !
De le soudanais
ici et là | 15H07 | 05/10/2008 |
« Est-ce que ça continue aujourd'hui ? »
cette question me parait malheureusement superflue…
à le soudanais
De AnnBB
Géopolitique | 18H48 | 05/10/2008 |
Hélas plus que jamais ! ! ! C'est une recrudescence, depuis 2002 guerre en Côte d'Ivoire, je puis dire qu'ils ne sont pas mêlés à ce simple trafique, on peut y rajouter : Drogue et organes humains…Le plus grand et celui qui est à la tète de pas mal de ses saloperies est Victor Bout (même s'il se repose) il sert de lien entre les trafiquants d'armes européens et l'Unita en Angola et le Congo. Shimon Naor lui se sert de plusieurs nationalités (je tenais à mentionner ces êtres abjectes car omis dans l'article, je n'ose écrire le nom mais le fils de qui vous pouvez imaginer est dans ce panier de sales crabes) sans oublier Kouchner…En fait la belle grappe de ce qui représente la France est impliquée.
Tout ce sale fric repose chez l'agence bancaire la Barclay pour un certain Tokhtakhounov un parrain de la mafia russe…
Le monde il est beau, Le monde il est joli.
certain Tokhtakhounov un parrain de la mafia russe…
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 15H32 | 05/10/2008 |
ce que je ne comprends pas, c'est que le cas du juge Fenech :
http://menilmontant.numeriblog.fr/mon_weblog/2008/07/georges-fenech.html
qui comparaît aussi à partir de demain, ne soit pas davantage mis en avant. un magistrat qui encaisse des abonnements de soutien et qui ne sait pas qui est Falcone, c'est tout de même étonnant !
à FabiendeMénilmontant
De jexiste
si, si | 17H28 | 05/10/2008 |
Fais gaffe à ce que tu dis, tu vas te faire siffler tous tes commentaires…
Que dire de plus ici ?
Arcadi Gaydamak « secret, froid et taciturne », c'est bien mal le connaître, il a beaucoup d'humour.
Coucou, Arcadi !
à jexiste
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 18H23 | 05/10/2008 |
Fenech n'est pas sectaire, puisqu'il a été nommé président de la Miviludes deux semaines avant le début de l'audience :
http://www.lexpress.fr/actualite/politique/georges-fenech-nomme-presiden…
ce que je ne crois pas avoir lu sur Rue89.
Et c'est son rayon.
De bomsky
3 è étage | 16H24 | 05/10/2008 |
approprié ?
heuuu
je ne vois pas le lien entre une pratique sexuelle fort courante et des gens concernés par cette affaire…
De jack-no
15H37 | 05/10/2008 |
bonjour,
depuis plus de quinze ans, que d'eau et de perte de memoire, une instruction qui a couté une fortune aux contribuables, et qui finira avec des non lieux.
De Jonas2
Les mouches ne me trouveront pas as... | 15H59 | 05/10/2008 |
15 ans pour boucler un dossier de 170.000 pages sur une affaire qui purulait depuis 20 ans. En d'autres termes les salaires, charges et frais de mission de plusieurs magistrats et fonctionnaires divers pendant ce même temps.
60 ténors du barreau payés par qui et depuis combien de temps ?
58 audiences à coût astronomique.
Alors que moi je vous la fais ci-dessous, tout de suite et gratos par dessus le marché.
Que savaient le gouvernement et les responsables politiques de l'époque ?
- Absolument rien Monsieur le Président. Vous pensez bien que si on avait eu ne serait-ce que l'ombre d'un doute on agissait immédiatement
Que savaient les services secrets français ?
- Secret défense, Monsieur le Président. J'ai rien pu savoir malgré tout le mal que je me suis donné. J'en suis même à me demander si ils étaient au courant de quelque chose.
Pourquoi laisser faire ce genre d'intermédiaires ?
- Ah ! si seulement on les connaissait, Monsieur le Président. Mais voilà ce sont des sournois. Tenez ! Moi qui vous parle. La première fois que je les ai vus c'est par leurs photos dans le journal.
Qui en a réellement profité ?
- Pas moi Monsieur le Président. Je ne savais même pas qu'il y avait un profit à en retirer d'ailleurs.
- Un profit à retirer de quoi ?
- Hein ? Non je voulais dire que …euh ! J'étais au courant mais alors vraiment de rien.
Est-il possible de sanctionner ce genre d'agissements ?
- Je veux mon nev…euh… ! Monsieur le Président, mais encore faudrait-il en avoir connaissance.
Est-ce que ça continue aujourd'hui ?
- Alors là, je peux vous dire que ça m'étonnerait, Monsieur le Président car aujourd'hui on fait ce qu'on dit et on dit ce qu'on fait.
Bon, ben dans ces conditions : Relaxe.
De auto297127
Informaticien | 16H30 | 05/10/2008 |
Comme indiqué dans le texte, le trafique d'armes concerné des mines antipersonnel qui sont interdites à la production et à la vente en France.
Charles Pasqua avait le culot de faire des collectes de chaussures devant sa mairie pour les enfants qui se faisaient arracher les pieds et les jambes par ces mêmes mines antipersonnel.
Charles Pasqua est un individu profondément abject.
à auto297127
De ToRDReLoRDRE
chien de talus | 18H19 | 05/10/2008 |
Dans les réunions d'individus abjects Pasqua tient lieu d'insulte, sont où les détracteurs de la non-phrase à Rouillan qu'ils ramènent leurs balance à peser la saloperie humaine ! ….là c'est du lourd !
De yan
loin | 16H41 | 05/10/2008 |
une fois de plus, s'il n'y avait pas de banques véreuses ou planquées derrières des règles d'opacités, ces affaires seraient plus difficiles à monter ou au moins plus facile à découvrir.
les banques toujours les banques….
De Teberli
Enseignant | 17H03 | 05/10/2008 |
« L'Angolagate, une incroyable affaire politico-financières de trafic d'armement, est jugée à Paris à partir de ce lundi. “
Ceux qui vendent des armes légalement, ceux qui les produisent vont être contents.
C'est vrai quoi, sur la planète les gens ont besoin d'armes, de mines, de missiles, de tanks, etc mais ils tiennent absolument à s'étriper en toute légalité avec des armes achetées sur les marchés officiels avec un bon de garantie.
Ils remercient Amnesty International de lutter contre les ventes illégales.
à Teberli
De Teez-teez
Back in the USSR | 14H43 | 06/10/2008 |
ben oui, tant qu'à faire de sauter sur une mine, autant qu'elle soit de bonne qualité !
à Teez-teez
De amadeo
idoine | 21H51 | 06/10/2008 |
A bientôt ma teez…
à Teez-teez
De Kolombe
voie de garage | 07H11 | 07/10/2008 |
Il ne fallait pas , Teez-teez , garer sa voiture n'importe où.
Quelle mine !
Agrémenté d'une marie-louise, celà pourrait faire oeuvre d'art dans ton garage , non ?
De dupontlajoie
cadre sud | 17H04 | 05/10/2008 |
Les barbouses cupides et sans scrupules vont donc avoir les honneurs de l'actualité ? Celà m'étonnerait fort ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
De ElTitouBolivar
Rêveur | 17H11 | 05/10/2008 |
Attention à la procédure abusive… ça pourrait coûter plus que 2000 euros cette fois, vu le « cv » des prévenus !
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 17H26 | 05/10/2008 |
Et le Canard qui rappelle (1er octobre 2008, « Angolagate : une affaire dans un piteux Etat ») que cette affaire a opportunément permis à Chirac d'écarter son concurrent Pasqua pour la présidentielle de 2002.
Et que Sarkozy a rendu visite à Dos Santos le 23 mai 2008, précédé par Claude Guéant le 27 novembre 2007, afin de signer des contrats pour Total et Areva (ah ! encore du nucléaire, comme avec Khadafi ? )
Et que Hervé Morin, ministre à la Défense, a adressé, le 11 juillet 2008, une lettre aux avocats de Falcone, qui reprend leur analyse (les armes n'ont pas transité en France, donc relaxe), contredisant ainsi la plainte déposée, le 25 janvier 2001, par Alain Richard, ministre (PS) à la Défense.
Bref, que l'affaire a débuté pour couler Pasqua (on pleure ! ) et qu'elle va se terminer en relaxe afin de pouvoir faire du business en Angola.
« J'irai chercher la croissance avec les dents », c'est ça ? Et en Angola, en Libye et en Chine.
De Ukkel
20H06 | 05/10/2008 |
Effectivement on ne va pas pouvoir compter sur Sarkozy, Morin, Guéant et Joyandet pour enterrer la Françafrique !
et à lire à ce sujet la fiche Angolagate, du Dossier « Diplomatie, Business et Dictatures L'Afrique prise au piège françafricain » de l'asso Survie : http://survie.org/article1253.html
à Network 23
De amilcar
peureux célèbre | 21H19 | 05/10/2008 |
vous avez tout dit, effectivement le canard de mercredi dernier résume bien l'état piteux de l'affaire, on ne jugera absolument pas le fait d'avoir livré des armes à un pays déchiré par la guerre civile et d'avoir de ce fait été complice de la mort de centaines de milliers de gens, on va voir comment blanchir falcone pour se réconcilier avec dos santos et avoir accès au pétrole angolais ; pour arcady gaydamak je me souviens qu'alexandre adler avait été son témoin de moralité, ça m'avait fait beaucoup rire à l'époque. bref circulez, la grosse montagne a encore accouché d'une souris morte.
De le gaulois
17H36 | 05/10/2008 |
regardez moi cette belle brochette d'individus sans scrupules ,la ,moue méprisante d'un ex ministre de l'intérieur pasqua,la mine désabusé et hautaine d'un juppé droit dans ses bottes « et d'un vieux cheval de retour Léotard
tout ces guignols s'en sortiront sans coup férir .
De cooboolt
Country people lost | 17H41 | 05/10/2008 |
Tiens, c'est marrant que l'on nous parle toujours des vendeurs et jamais des fabricants !
Par ce qu'on ne vienne pas me dire que toute cette marchandise est tombé du ciel pendant les fêtes de Noël, je risque de ne pas y croire, ou si peux… .
C'est un peut comme dans mon cartier, quant un dealer se prends un max pour trafic de stupéfiant, à votre avis, vous croyez que le trafic cesse ?
à cooboolt
De Teberli
Enseignant | 17H51 | 05/10/2008 |
Les p'tits commerçants et les supermarchés s'approvisionnent sur le marché légal de la mort, ils vendent la mort pour faire des devises pour payer de bons services publics.
Les fabricants eux aussi fabriquent légalement, il n'y a rien à dire, rien à critiquer, ils fournissent la facture et le bon de garantie et … de l'emploi.
à cooboolt
De babayaga
musique du monde | 09H50 | 06/10/2008 |
très juste, et si on parlait aussi des acheteurs/utilisateurs ?
De Kipple
Exilé | 17H49 | 05/10/2008 |
Dans cette affaire, l'essentiel des armes qui ont été vendues provenaient de l'ex-URSS plus précisément des stocks d'Ukraine (Arkadi Gaydamak, en tant qu'ex-officier de l'armée de l'air soviétique, a de très bons contacts).
Du coup, sauf si tu veux faire un procès à l'usine GAZ34 au fin fond du Tadjikistan, ca ne sert pas à grand chose d'évoquer les fabricants.
Cette histoire reste quand même très amusante parce qu'après 15 ans d'instruction, je suis prêt à parier qu'il y aura une pluie de non-lieu.