Pour la Guinée du « non » à De Gaulle, 50 ans de perdus
« Nous préférons la pauvreté dans la liberté à la richesse dans l'esclavage », avait lancé au général de Gaulle, en 1958 à Conakry, Ahmed Sékou Touré, alors jeune leader nationaliste, pour justifier son exigence immédiate, marquant ainsi le refus de la Guinée d'appartenir à la communauté franco-africaine si chère au grand maître blanc.
Fortement courroucé par ces propos, l'homme d'Etat français n'avait aucunement fait preuve de résistance pour accorder à la Guinée son indépendance.
Ce 2 octobre, cela fait exactement un demi-siècle, que ce pays a accédé à la souveraineté nationale, faisant ainsi de lui le premier Etat d'Afrique subsaharienne à avoir obtenu son indépendance de la France.
C'est pour cela que, du côté de Conakry, Kankan, Farana, Labé ou Nzérékoré, on se démène pour mettre les petits plats dans les grands pour que les festivités soient à la hauteur de l'évènement : grandioses.
Un Président grabataire
Et tout le pays attendait fébrilement l'adresse à la Nation du président de la République. C'est vrai que pour un homme d'Etat aussi grabataire que Lansana Conté, perclus depuis plusieurs années par la maladie, et qui reste une sorte d'objet volant non identifié dans la scène politique, prononcer un discours reste un véritable événement, même si, comme il l'a toujours clamé, ce sont ses pieds qui lui posent problème et non sa tête.
A défaut de montrer aux yeux de l'opinion publique de son pays et du monde la moindre réalisation tangible en un quart de siècle de pouvoir absolu, les Guinéens peuvent au moins, pour une des rares fois, se consoler en le suivant sur la RTG. Et cette adresse présidentielle est d'autant plus attendue qu'elle pourrait un tant soit peu fixer les populations sur l'état de santé de leur Président, qui souffre d'un diabète chronique et surtout les fixer sur l'avenir de leur pays qui, depuis, n'a cessé de tourner au ralenti.
Mais si à Conakry les esprits simples se contentent de vivre ces festivités dans une joyeuse insouciance, pour bien d'autres - et ils sont nombreux -, l'heure est au questionnement sur leur avenir ; et plus que jamais l'anxiété et l'angoisse prennent le pas sur l'optimisme béat d'antan.
Un bilan squelettique
En effet, en un demi-siècle d'indépendance, le bilan reste squelettique au triple plan économique, politique et social pour ce pays d'une dizaine de millions d'habitants, vivant sur un territoire de 245 857 km2, et qui fut le plus prospère de l'Afrique occidentale.
Potentiellement très riche grâce à son sol bien fertile, avec un réseau hydrographique dense et un sous-sol où on trouve à profusion bauxite, fer, or et uranium, la Guinée reste paradoxalement très pauvre, reléguée au rang de 160e sur un total de 177 pays selon les indicateurs humains du Pnud.
Pas d'eau, pas d'électricité, pas de routes, pas de grands hôtels dignes de ce nom, pas d'hôpitaux. Le choléra y est endémique dans les grandes villes, et un habitant sur deux n'a pas accès à l'eau potable. Le taux d'alphabétisation est d'environ 30% et, dans certains quartiers de Conakry, les maisons ne sont autres que des bâtisses à l'aspect médiéval, où le locataire présente les stigmates d'un malade de longue durée.
C'est dans cette catastrophe morale et physique que le pays d'Ahmed Sékou Touré se relève néanmoins aux yeux du monde entier pour célébrer ses 50 ans d'une indépendance dans laquelle le Guinéen n'a jamais connu le bonheur.
Pendant que bien des pays sont à la traîne à cause des nombreux coups de force et autres putschs sanglants qui imposaient d'éternels recommencements, avec ces pertes d'énergie, de temps et d'argent, en ce qui concerne la Guinée, on ne peut aucunement mettre en avant l'argument d'instabilité chronique pour justifier un quelconque retard.
En effet, en 50 ans d'indépendance, elle n'a jamais bien su ce qu'est une élection libre, n'a connu que deux chefs d'Etat qui, chacun à sa manière, ont littéralement vendangé le progrès en déstabilisant tous les paramètres du développement économique et social de ce pays.
De Sékou Touré le dictateur…
Le premier, Sékou Touré, que l'on pourrait appeler père de l'indépendance, leader progressiste dont le caractère dictatorial allait crescendo, s'est contenté, vingt-six ans durant, de fustiger l'impérialisme à travers ses nombreux discours, de terroriser l'intelligentsia, de mettre à mort presque tous ceux qui étaient susceptibles de lui faire ombrage, tout en oubliant soigneusement d'emprunter les chemins du progrès social.
Selon un décompte macabre effectué par des sources indépendantes, on estime que le Président Ahmed Sékou Touré s'est rendu coupable de la mort ou de la disparition de quelque 50000 personnes. Et pour ne pas passer de vie à trépas, plusieurs centaines de milliers de Guinéens ont sagement choisi la voie de l'exil.
C'est ainsi que, du 2 octobre 1958 au 26 mars 1984 (date de son décès), l'homme d'Etat guinéen, par la force du pouvoir autoritaire, a complètement défiguré le social de son pays.
Mais si le premier président de la Guinée n'a pas réussi à ajouter de la terre à la terre (comme dirait Me Frédéric Titenga Pacéré) pour résoudre les problèmes basiques de son peuple, on ne peut aucunement lui faire cependant le reproche d'avoir gaspillé les énormes potentialités de son pays. A sa mort, à Cleveland, au pays de l'Oncle Sam, elles étaient encore presque intactes.
… à Lansana Conté l'officier colonial terne
Sékou Touré est un politique doublé d'un manœuvrier, qui a fait ses premières armes dans le syndicalisme ; et son successeur, Lansana Conté, un militaire de la coloniale. Mais là n'est pas leur seule différence car, autant le premier brillait par son charisme, autant le second reste un homme terne, qui ignore véritablement d'où il vient et surtout à quel port d'attache il entend amarrer l'avenir des Guinéens.
Retranché dans sa ville de Wawa depuis une demi-dizaine d'années, car cloué par la maladie, il laisse la Guinée voguer au rythme des quelques éclaircies de son état de santé. Au pouvoir depuis le 24 avril 1984, il aura, lui, fait déjà un quart de siècle au pouvoir sans apporter une quelconque touche nouvelle à la gestion du pouvoir d'Etat, si ce n'est que se contenter du quotidien.
Le premier magistrat malade, la Guinée l'est aussi ; et les maux tels la corruption rampante, l'absentéisme, les détournements des maigres deniers de l'Etat, bref la malgouvernance, inconnus sous l'ère Sékou Touré, en sont de nos jours le lot quotidien.
Et c'est dans un pays qui tourne au ralenti, dans une indifférence quasi générale, que l'on célèbre le 50e anniversaire. Et pour le Guinéen qui ne finit pas de manger de la vache enragée, c'est 50 ans de perdus.
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De Venezuela
vit aux Pays-Bas | 15H41 | 02/10/2008 |
Merci de nous parler de ce pays dont on n'entend jamais rien.
50 ans de perdu ? Dictature mise à part, est-ce que le Guinéen « moyen » vit plus mal que ses voisins maliens ou sénégalais ?
à Venezuela
De richelieu94
16H39 | 02/10/2008 |
Le « guinéen moyen » n'a pas les mêmes perspectives que ses voisins. S globalement les indicateurs sont ceux d'un PVD et que récemment les choses ont un peu bougé (installation d'opérateurs économiues internationaux), il est indénibale que la société civile guinéenne est moins bien lotie (à niveau comparable) que la population moyenne ouest africaine. Le drame guinéen est tout d'abord dans l'absence de démocratie (alors que les pays qui tirent leur épingle du jeu sont des démocraties, en tout cas des systèmes politiques « acceptables » moralement…ce pays a globalementreculé en 50 ans à force de purge dans les classes moyennes citadinnes : touit homme ou femme entrprenant en dehors du cercle du pouvoir était suspect et donc mort… ce pays dynamique reste dans une léthargie moribonde dont il ne sortira malheureusement que par le bas.. après tous les espoirs sont permis…
à Venezuela
De mohamed billy
étudiant | 09H06 | 03/10/2008 |
Il est clair que le guinéen moyen vit plus mal que ses voisins maliens ou sénégalais. Pourquoi ? parce que tout simplement, ils ne sont pas dans le noir, ont accès pour beaucoup à l'eau potable, à l'éducation, peuvent se permettre de rêver et donc d'espérer dans un avenir proche à une vie meilleur pour leurs enfants.c'est dommage qu'un pays qui pourrait être le plus riche de la sous-région se retrouve dans une situation d'abime.comme quoi le développement est une question de vision propre et de projection.A quand une guinée prospère digne de ses ressources minières et de sa population énergique , plein d'enthousiasme malgré tout ? Après la richesse humaine ,allons vers celle qui nous maintiendra en vie.AH Conakry quartier Minière même dans l'obscurité,je vois ton étincelle.
De jack-no
16H35 | 02/10/2008 |
bonjour,
c'est le cas de tous les pays ex-colonies. pauvres ou riches seuls les indépendantistes et les dirigeants s'enrichissent. le peuple tire le diable par la queue.
ce sera le sort de la Corse, Nouvelle calédonie et les antilles sans oublier la Réunion.
seule Mayotte a su garder la tete sur les épaules. les dirigeants locaux ont pensé au bonheur du peuple. chapeau bas.
à jack-no
De richelieu94
16H42 | 02/10/2008 |
ce n'est pas vrai pour des pays qui se développe comme le sénégal, le mali, le cap-vert… de plus, les inégalités ne sont pas que le fait des héritages coloniaux, elles dépendent surtout de défficit structurels, sociaux, politiques. Ensuite, de nombreux pays africains connaissent ces dernières années des alternaces démocratiques. Quand à mayotte, ce n'est tout à fait juste… les perspectives à court,moyen et long terme ne sont pas glorieuses…
à richelieu94
De mao-tse-toung
grand démocrate réformateur | 18H19 | 02/10/2008 |
« Quand à mayotte, ce n'est tout à fait juste… les perspectives à court,moyen et long terme ne sont pas glorieuses… »
Forcément, envahis comme ils le sont par les clandestins qui crèvent de leur si chère indépendance .
à mao-tse-toung
De richelieu94
09H17 | 03/10/2008 |
balancer le tout sur les clandestins c'est limite et inexacte… non pas que ça arrange la situation locale mais le gros problème de Mayotte est son insularité… L'insularité est en elle même une problématique de développement… on parle souvent de MIRAB economy (c'est le cas du cap-vert) on pourrait presque le dire pour mayotte.. ; à savoir un système qui tient sur les migrations, l'aide, la bureaucratie et les transferts de numéraire.. ; c'est ce que la france a plus ou moins instauré dans beaucoup de ses territoires ultramarins.. ; de plus, les ressources de mayotte sont quand même très limitée et peu diversifiée : vendre des droits de pêche et toucher des droits de douanes ne crée pas à eux seuls un avenir… le cas de l'île maurice est intéressant car dans les années 1960 ils ont parié sur le transport international et le développement d'une petit industrie manufacturière, peu à peu il sont montés en gamme et ont doublé les fonctionnalités (infrastructure de transport pour l'export mais aussi pour un tourisme plutot hype)… c'est pas une situation brillante mais c'est quand même sur la bonne voie…
à mao-tse-toung
De richelieu94
09H17 | 03/10/2008 |
balancer le tout sur les clandestins c'est limite et inexacte… non pas que ça arrange la situation locale mais le gros problème de Mayotte est son insularité… L'insularité est en elle même une problématique de développement… on parle souvent de MIRAB economy (c'est le cas du cap-vert) on pourrait presque le dire pour mayotte.. ; à savoir un système qui tient sur les migrations, l'aide, la bureaucratie et les transferts de numéraire.. ; c'est ce que la france a plus ou moins instauré dans beaucoup de ses territoires ultramarins.. ; de plus, les ressources de mayotte sont quand même très limitée et peu diversifiée : vendre des droits de pêche et toucher des droits de douanes ne crée pas à eux seuls un avenir… le cas de l'île maurice est intéressant car dans les années 1960 ils ont parié sur le transport international et le développement d'une petit industrie manufacturière, peu à peu il sont montés en gamme et ont doublé les fonctionnalités (infrastructure de transport pour l'export mais aussi pour un tourisme plutot hype)… c'est pas une situation brillante mais c'est quand même sur la bonne voie…
à jack-no
De federicoloco
tequila, sexo, marihuana. | 21H14 | 02/10/2008 |
Pour ce qui est de la Nouvelle Calédonie, le mega-magot nickel et autres ressources est bien le but avoué des indépendantistes. Ils viennent d'ailleurs de signer le droit a Goro-nickel (CRDV brésilien, une multinationale minière) de bouziller le lagon sud du territoire qui vient tout juste d'être classé au patrimoine mondial de l'Unesco. Mais ils en ont le droit, c'est leur terre. Il FAUT leur donner l'indépendance. Allez vite visiter ce paradis avant qu'il ne se transforme en désert marin.
à federicoloco
De elmath
12H22 | 03/10/2008 |
Il me semble que ce n'est pas les indépendantistes qui ont « signer le droit a Goro-nickel … de bouziller le lagon sud ». Les indépendantiste contrôlent la province nord mais sont minoritaire dans la province sud. L'accord a plutôt était signé par les descendants des colons. Mais je peut me tromper, je ne suis pas un spécialiste de la région.
à elmath
De federicoloco
tequila, sexo, marihuana. | 22H54 | 03/10/2008 |
D'un point de vue politique, oui le nord et les îles sont aux indépendantistes et le sud aux loyalistes. Sauf que les terres coutumières (tout sauf Nouméa et une grande partie de la cote ouest) sont régies par les tribus, aires coutumières (Djubea Kapone pour le grand sud) et donc aux mains des dignitaires mélanésiens. Ils ont donc autorisé Goro-nickel à relâcher les eaux de traitements de l'usine qui utilise un procédé hydro-métallurgique jugé hasardeux par beaucoup d'experts dans les eaux du canal de la Havannah ou le courant est assez fort pour évacuer tous les acides et autres produits chimiques en haute mer (sic ! ! ! ! ). C'est vrai que les autorisations d'exploitation des domaines ont été données par la province sud (loyaliste), mais le comité des gens du sud (Rheebu Nuu complètement mélanésien), aurait pu bloquer ce qu'ils avaient considérer (et qui est) dangereux pour l'environnement. Bref ils ont donné le droit que l'on bouzille leur paradis. C'est tragique et pathétique.
à jack-no
De Marc Gelone
On rigole...On rigole... | 22H04 | 02/10/2008 |
»…seuls les indépendantistes et les dirigeants s'enrichissent. »
Ben ! ? ! ? ! ? Sinon, ça servirait à quoi, l'indépendance ?
à jack-no
De Marc Gelone
On rigole...On rigole... | 22H16 | 02/10/2008 |
»…seuls les indépendantistes et les dirigeants s'enrichissent. »
Ben ! ? ! ? ! ? Sinon, ça servirait à quoi, l'indépendance ?
De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 16H52 | 02/10/2008 |
Tournée général de Guinness pour fêter les 50 ans de guigne guinéenne.
De Alexander Doria
étudiant | 16H52 | 02/10/2008 |
Excellent article, en effet, qui a la justesse de montrer que ce n'est pas de l'instabilité politique, comme on a souvent tendance à le croire, que sort le mal-développement. C'est au contraire dès lors que la gestion du pays est figée par des élites immuables (l'exemple des deux Corées étant à ce sujet éclairant : l'un ayant un régime fixée depuis 50 ans et s'enfonçant dans la crise, l'autre ayant vu se succéder les coups d'États, et faisant maintenant partie des pays développés). Toute modernisation implique des changements abrupts, des mouvements rapides et incessants et bien souvent, un sentiment de mal-être : il est délicat pour des peuples ayant une histoire pluri-millénaire, comme c'est le cas en Afrique, et ce le fut en Europe, d'abandonner leurs traditions, leurs modes de vie etc… Un pays stable c'est, bien souvent, un pays qui n'avance pas. Tout ceci me rappelant la fameuse phrase d'Orson Welles : « L'Italie des Borgia avec son lot de crimes, de guerres et de souffrance a fait surgir en vingt ans ces grands génies de la Renaissance que sont Léonard et Michel-Ange. À l'inverse qu'est-ce que la Suisse a inventé au terme de cinq siècle de paix : le coucou ».
Après reste la question de savoir si il faut moderniser. Problème philosophique épineux, et il n'est pas sûr que les guinéens, à l'instar des mauricens et des Séngalais, avec leur système social en panne soient plus malheureux que des français abonnés aux anti-dépresseurs. Il n'est pas non plus sûr que la modernisation soit un processus viable sur le long terme.
à Alexander Doria
De amilcar
peureux célèbre | 22H43 | 02/10/2008 |
si, il est sûr que les guinéens sont plus malheureux que les français, infiniment sûr, il n'y a rien en guinée conakry, le riz coûte cher, l'électricité et l'eau potable sont rares, bref il y a une pénurie de tout, je trouve étrange que l'article ne parle pas des grèves de 2007 et de la révolte qui a suivi, avec quelques centaines de morts, qui avait débouché sur la nomination d'un premier ministre de consensus avec les organisations syndicales, lansana kouyaté, qui s'est vu paralysé par la présidence, lansana conté l'actuel président a 73 ans, il me semble, ce qui n'est pas si vieux, comparé à abdulaye wade qui a au moins 10 ans de +, autre différence la guinée conakry comparée au sénégal est un pays riche paradoxalement, disposant de beaucoup de richesses et de montagnes, tout cela dilapidé par deux dictateurs paranoïaques et leur clans, un invraisemblable gâchis de plus.
la population pense très majoritairement que l'argent dépensé pour fêter l'indépendance était une dépense absurde et que ce fric aurait été mieux employé à répondre aux nécessités de base qui ne sont pas assurées, de plus hier en guinée conakry c'était également la fête de l'aîd el fitr, fin du ramadan, raison pour laquelle une apparence de fête a été constatée.
enfin il faut lire pour mieux connaitre l'histoire sombre de la guinée conakry, ses deux meilleurs écrivains, williams sassine et thierno monenembo et accessoirement, camara laye, avec son incontournable « enfant noir », il me semble manquer aussi dans l'article une mention du camp boirot, comment parler de l'histoire de la guinée sans évoquer au moins le nom de ce camp sinistre où un grande partie de la population a été torturée.
à amilcar
De mohamed billy
étudiant | 09H11 | 03/10/2008 |
bien dit.bravo !
à Alexander Doria
De richelieu94
09H20 | 03/10/2008 |
le bonheur n'est pas un indicateur de développement… aux dernières nouvelles
De mao-tse-toung
grand démocrate réformateur | 18H16 | 02/10/2008 |
Et bien sûr, à force d'être pauvres à cause de ces salauds de français, il viennent nous pourrir la vie à faire les clandestins.
Ils ont être libres, qu'ils restent libres chez eux et ne viennent nous envahir avec leur pauvreté dont on n'a que faire, il y a bien assez de pauvreté en France pour ne pas avoir à s'occuper de la leur, qu'ils ont tellement voulu et préférée.
Et si c'est la faute de leurs dirigeants, qu'ils en changent, après tout, ils sont libres .
à mao-tse-toung
De Teez-teez
Back in the USSR | 07H11 | 03/10/2008 |
il y a combien de clandestins guinéens en France ?
à Teez-teez
De pedro66
informaticien bon à rien | 08H10 | 03/10/2008 |
Beaucoup trop ! ! !
à pedro66
De richelieu94
09H29 | 03/10/2008 |
quand orange s'installe dans des conditions très douteuses on ne s'interroge pas sur les moyens déployés et leurs conséquences pour et sur les populations… quand la france vend des armes aux forces de gendarmerie guniéennes et qu'elles tirent sur les étudiants, ça ne pose pas non plus de problème… alors le coup des guniéens qui profitent du système français me fait doucement rigoler.. ; enfin, vous connaissez décidémment bien mal les problématiques migratoires…
De Innsa1
19H41 | 02/10/2008 |
Il faut constater, n'en déplaise a certains, que tous les pays qui ont dit « Oui » a De Gaulle sont eux aussi dans des situations tout aussi difficiles voire pire que la Guinée.
Le Gabon, membre de l'OPEP n'a pas un seul hôpital public viable. Au Congo, pays producteur de pétrole, il n'y a rien, pas d'infrastructures, pas d'hôpitaux rien. La population du Cameroun vit de l'aide alimentaire alors que le pays est riche en pétrole, bois, or etc.
Ne parlons pas du Niger ou du Burkina Faso (dont est originaire l'auteur).
Le Oui ou Non a De gaulle ne change rien et n'est un critère de rien.
Pour ceux qui perlent du développement du Sénégal, sorti de Dakar, il n'y a plus rien. Pas d'électricité, pas d'eau etc.
« même si on n'aime pas le lièvre, il faut admettre qu'il court vite » : On ne peut pas cracher sur Sékou Touré le seul a avoir vu venir le plan françafricain de Gaule/Foccart.
à Innsa1
De Pierrrrre
21H09 | 02/10/2008 |
»….tous les pays qui ont dit « Oui » a De Gaulle sont eux aussi dans des situations tout aussi difficiles … »
► y compris la France, qui a vu reculer son influence politique, économique, politique, linguistique,
a largué connement ses ressources pétrolières sahariennes,
et se retrouve aujourd'hui endettée de manière abyssale, mais dans des habits propres.
à Pierrrrre
De Teez-teez
Back in the USSR | 07H13 | 03/10/2008 |
Il aurait fallu faire quoi, alors ? se maintenir en Afrique coûte que coûte, au prix éventuellement de nouvelles guerres d'Algérie ?
à Teez-teez
De Pierrrrre
07H52 | 03/10/2008 |
»….Il aurait fallu faire quoi, alors ? …. »
► à minima, garder le Sahara
Pour le reste, demander conseil aux anglais qui ont réussi leur common wells.
Et de toutes les façons
éviter les 100 000 exécutions programmées de nos harkis,
éviter de faire exploser notre armée,
éviter de constituer au sein de la république une équipe de barbouzes qui avait droit de mort et de torture avec badge barré de bleu blanc rouge (le SAC)
éviter d'entretenir avec les « états libérés » des magouilleries avec les potentats du coin afin d'arroser le parti Gaulliste de fonds détournés de l'aide à l'Afrique,
éviter une importation massive en France du marasme généré par la décolonisation (immigration)
travailler pour favoriser une transition avec gouvernements francophiles, adeptes du libéralisme et de la démocratie
(et non pas un état socialiste conseillé sur place par des socialistes français qui ont ruiné l'Algérie et autres par leur « révolution » agraire et industrielle.
Le gaullisme marque un recul profond de l'influence de la France et du français dans le monde.
à Innsa1
De amilcar
peureux célèbre | 21H13 | 02/10/2008 |
pire que la guinée conakry il n'y a pas, peut-être la somalie ou le soudan, le sort de la guinée conakry pourrait presque être comparé à celui du congo kinshasa en tant que pays victime de ses richesses, et cracher sur sékou touré on peut, sékou touré était un fou sanguinaire et opportuniste qui a joué un coup en disant non à de gaulle mais sans le bagage intellectuel pour tenir la distance, sékou touré était un obscurantiste oscillant entre islam et magie noire, entre torture stalinienne et meurtres rituels, un grand malade, personne aujourd'hui ne peut soutenir un tel dément même si il a eu raison un jour de dire non à de gaulle et à son référendum qui allait déboucher ailleurs sur de fausses indépendances biaisées par le système aujoulat/foccart, sékou touré restera un fou sanguinaire que personne ne peut défendre et dont le style hante encore l'actuel pouvoir avec les résultats que l'on voit, il fallait dire non à la france mais pas pour faire de telles conneries, la chanson la plus en vogue en guinée conakry dit : » quitte le pouvoir, quitte le pouvoir », c'est du groupe fac alliance je crois, à chercher dans youtube
à amilcar
De euler
étudiant | 21H51 | 02/10/2008 |
« pire que la guinée ça n'existe pas », faut pas non plus dire n'importe quoi, il suffit de voir les infos pour se rendre compte qu'il y a beaucoup de peuples qui souffrent beaucoup plus que les Guinéens.
à euler
De amilcar
peureux célèbre | 22H39 | 02/10/2008 |
« il suffit de voir », vous étudiez vite fait devant la télé et êtes sûr que votre opinion est fiable, vous vous trompez, il y a très peu de peuples qui souffrent autant que le peuple de guinée conakry, même si on ne vous le dit pas à la télé, notez que la guinée bissau n'est pas mal non plus dans le genre, mais vous ne pouvez imaginer la vie d'un jeune dans ces deux pays, on peut même comparer à la situation dans les pays en guerre, ce sont des guerre de basse intensité, beaucoup d'armes circulent, beaucoup d'homicides, beaucoup de violence, et pénurie de tout le reste, essayez de manger du riz sans rien d'autre pendant un mois, vous comprendrez davantage qu'en regardant la télé, la situation en guinée conakry est terrible et les populations y connaissent une immense souffrance qui dure depuis très longtemps, et le bilan de ces 50 années d'indépendance est terrible, quel échec, quelle honte.
à amilcar
De euler
étudiant | 11H07 | 03/10/2008 |
J'étudie pas devant la télé comme vous dites, j'ai passé plusieurs années dans ce pays, peut etre plus que vous, les guinéens souffrent, beaucoup,mais je n'ai jamais vu dans les rues de conakry, de kindia ou de mamou des gens se nourrir de gallettes d'argile comme à Haiti. Et beaucoup de gens se sont nourris de riz tous les jours (c'est le cas de pratiquement plusieurs générations, que ce soit en guinnée ou ailleurs), c'est pas pour autant qu'ils sont morts ou moins intéligents et comparer la vie d'un jeune guinéen à celui d'un jeune dans un pays en guerre. La plupart des jeunes guinéens ont accès à l'enseignement secondaire, bien que les diplomes universitaires ne valent pas grand chose mais ils y ont accès et la preuve que l'éducation n'est pas aussi dramatique, il y a énormement de jeunes ayant le bac en guinée et qui sont dans des universités ou grandes écoles françaises . Certes la situation est dramatique, mais les jeunes guinéens sont pleins d'espoir et croyez moi ou pas ils sont loin de baisser les bras