L'édito

Nous irons aux Etats généraux de la presse… sans illusion

Ouf ! Nicolas Sarkozy n'a rien annoncé jeudi matin, dans son discours donnant le coup d'envoi des Etats généraux de la presse écrite. Il n'a pas refait le coup du financement de la télévision publique, annoncé sans la moindre concertation, y compris avec ses propres ministres, pour ensuite nommer une Commission destinée à trouver les moyens de mettre en oeuvre la réforme radicale en question.

Jeudi, devant un parterre très mixte de patrons de presse et de journalistes, Nicolas Sarkozy s'est contenté de décrire le tableau apocalyptique de l'état de la presse écrite en France, et d'énoncer quelques réflexions, avant de laisser faire quatre groupes de travail dont la direction a été confiée à des professionnels :

  • Bruno Frappat, PDG du groupe Bayard, pour l'avenir des métiers du journalisme.
  • Arnaud de Puyfontaine, ancien du Figaro et du groupe Mondadori France, pour le processus industriel de la presse.
  • Bruno Patino, récemment passé du Monde.fr et de Télérama à la présidence de France Culture, chargé de réfléchir à la place du numérique.
  • Et François Dufour, PDG du groupe de presse pour enfants Playbac, sur les rapports presse et société.

Un vrai processus de concertation ? Disons que Nicolas Sarkozy a su laisser un espace à l'expression de tous les points de vue avant de reprendre la main en fin de parcours et de choisir les dispositions réglementaires et législatives qu'il appuiera. C'est la limite de l'exercice, mais il est assurément moins dirigiste, à ce stade, que sur la réforme de l'audiovisuel.

L'objectif, pourtant, n'est pas très différent, car Nicolas Sarkozy voudrait voir émerger de ce « Grenelle » de la presse de grands groupes de média français, de taille européenne, susceptibles de concurrencer les « anglo-saxons », comme il dit. Le Président ne veut pas de tabou dans les débats, et en particulier pas celui de la concentration des médias, qu'il ne juge pas « incompatible » avec la protection du pluralisme qu'il appelle également de ses voeux.

De l'équilibrisme hasardeux, surtout quand on sait que les principaux bénéficiaires des mesures de relachement des règles anticoncentration seront d'abord et avant tout ses amis personnels et politiques - qui bénéficieront également de la disparition de la publicité sur les chaines de télévision publique.

De même, tiquera-t-on ici à la manière dont le Président parle d'Internet et de son « risque de relâchement de la qualité de l'information », ou du « respect incertain de la propriété intellectuelle »…

On espérait que la diabolisation d'Internet disparaîtrait avec le temps, face aux immenses potentialités de cette technologie pour les journalistes. La qualité de l'information sera le fruit de décisions humaines : Internet, tout comme le papier ou la télé, peut produire de l'info de qualité ou … de la daube.

Etait-ce au Président d'organiser cet exercice ? Il est vrai que dans aucun autre pays démocratique on ne pourrait imaginer le chef de l'Etat se présenter en chef d'orchestre, parfois avec des airs d'instit » prêt à punir si on est pas sage, devant des médias en principe privés.

Mais cette crise est aussi, comme il l'a rappelé, une crise « bien française », avec son lot de subventions de l'Etat (10% du chiffre d'affaires de la presse), de régulations et de lois, d'héritages historiques (le poids du syndicat du Livre, issu de la Libération)…

Ces Etats généraux devraient au moins permettre à tous les problèmes d'être mis sur la table. Ce qui signifie, par exemple, de notre point de vue, de faire en sorte que le nouveau secteur émergent des sites d'information indépendants soit traité de manière équitable par rapport aux médias traditionnels également présents sur le web.

Nous avons attiré l'attention publiquement sur certaines aides publiques à la modernisation des médias qui créent, de ce point de vue, des distorsions de concurrence, aux dépens d'un nouveau secteur créateur d'emplois et innovant sur le plan des pratiques d'information, mais encore fragile car très jeune.

Nous aurons l'opportunité d'aller défendre notre point de vue devant les groupes de travail des Etats généraux. La politique de la chaise vide n'a guère de sens dès lors que les débats sont libres et ouverts. Sans illusions sur un processus dans lequel l'Elysée aura le dernier mot, et avec toute la vigilance requise dans un secteur essentiel à la vie démocratique, déjà passablement mis à mal par des pratiques politiques douteuses et un environnement de plus en plus dégradé.

Pierre Haski

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Portrait de jgoulet

De jgoulet

En recherche d'emploi - Communicati... | 18H20 | 02/10/2008 | Permalien

Espérons quand même que ces Etats Généraux de la Presse ne dépassent les mots pour ce concrétiser en action et ne deviennent pas un coup d'épée d'en l'eau comme le fut le Grenelle de l'Environnement ou la Comission National du Handicap en Juin Dernier. En somme qu'une iniative de Communication RP deviennent un vrai processus de changements concrets.

Portrait de marie 75

à jgoulet Portrait de jgoulet De marie 75 3563

08H20 | 03/10/2008 | Permalien

sylvain besson (le temps) :
(…)
« Malgré cette aide, la plupart des journaux perdent de l'argent et des lecteurs, la publicité baisse, les investissements sont insuffisants. La faute, disent les éditeurs, au système conçu à la Libération, qui rend exorbitants les coûts d'impression et de distribution.

Nouvel environnement

A l'époque, les autorités devaient gérer la pénurie de papier, ménager le Parti communiste (dont le syndicat CGT tenait les imprimeries) et empêcher la reconstitution des trusts d'avant-guerre. Depuis, “l'environnement économique et sociétal de la presse a complètement changé”, a noté Nicolas Sarkozy en ouvrant, jeudi, une vaste consultation baptisée “Etats généraux de la presse écrite”.

Le président s'intéresse aux médias. Il a un temps voulu devenir journaliste, et a publié des articles sous pseudonyme lorsqu'il était en disgrâce, dans les années 1990 (“il n'y a aucune solidarité entre les ministres, écrivait-il, ils sont tous tétanisés par la peur de commettre la moindre gaffe”). La modernisation de la presse lui semble inséparable de son projet de modernisation de la France. Si le pouvoir doit s'en mêler, c'est parce que “ce qui est mauvais pour la presse est mauvais pour la démocratie”.

Dans les propositions soumises aux Etats généraux, on trouve la création - aujourd'hui interdite - de groupes combinant télévision, radio et presse écrite, la vente de journaux dans les supermarchés, la révision du statut des ouvriers imprimeurs, que certains trouvent trop bien payés. Le “saupoudrage” des aides publiques devrait être discuté.
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Pour l'instant, les éditeurs sont ravis. Lorsque Nicolas Sarkozy est apparu pour leur lire son discours, ils se sont levés comme un seul homme. Qui a dit que la presse française était aux ordres ? “
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excellente conclusion !

Portrait de Network 23

à marie 75 Portrait de marie 75 De Network 23

identité perdue dans mes papiers | 16H37 | 04/10/2008 | Permalien

Quand la presse « respectable » évoque le PCF, c'est en général pour rappeler l'influence de la CGT dans le Syndicat du Livre.

Pourtant, L'Humanité , voix importante, bien que méprisée de-ci de-là, du paysage des quotidiens français, et officiellement affranchie de ses liens avec la Place du Colonel Fabien, fait depuis des années des propositions de lutte concernant la liberté de la presse.

Nous n'avons jamais attendu de la part de R. Ménard et de RSF de donner un quelconque écho à ces propositions.

Mais nous aimerions connaître l'avis de la rédaction de Rue 89 dessus, même si, en tant que média numérique, les intérêts de Rue 89 ne sont pas les mêmes que ceux de petits quotidiens tels L'Humanité ou La Croix .

L'Humanité propose notamment* :

- la création d'une Fondation , liée à la Fondation de France, qui pourrait recueillir des dons d'entreprise et de particuliers, défiscalisés, afin de soutenir la presse ; avec éventuellement un léger prélèvement sur les recettes publicitaires des gros conglomérats médiatiques ;

- une modernisation, et non la suppression, du système mutualisé de distribution des titres de presse ;

- l'amélioration du Fonds de modernisation (qui a servi notamment a financé les nouvelles imprimantes du Monde , et que les petits journaux se démerdent)

- enfin, l'installation de bouquets de presse dans les lieux publics , l'encouragement et l'initiation à la lecture de la presse au lycée , et un crédit d'impôt aux foyers modestes qui s'abonnent à un journal.

Nombre de ces propositions pourraient être soutenues par Rue 89, en particulier si ce dernier met en place un réseau d'abonnements « facultatifs ».

Enfin, le soutien à la presse, en particulier dans les lycées, est une initiative qui devrait être appuyée par l'ensemble de la société, toutes opinions confondues.

Aujourd'hui, seul Le Figaro et quelques canards économiques sont distribués gratuitement dans les facs.

Etant donné les conditions économiques d'un jeune ou d'un étudiant moyen aujourd'hui, n'est-il pas tant de les encourager à lire une presse de qualité plutôt que de laisser les titres gratuits et le survol de la presse sur Internet (diverses études ont montré que sur le web, on scanne plutôt que de lire véritablement) prendre le relai ?

Il en va de la vitalité de notre démocratie.

Aussi, je réitère ma question : qu'en pense Rue 89 ?

* http://www.humanite.fr/Pour-des-etats-generaux-de-la-presse-qui-n-oublie…

Portrait de alexisgirszonas

De alexisgirszonas

Etudiant en Deuxième Année de Droit... | 18H25 | 02/10/2008 | Permalien

Vous dites : « Nous aurons l'opportunité d'aller défendre notre point de vue devant les groupes de travail des états généraux. » J'ai une petite question qui peut paraître naïve mais je la pose : quels médias sont concernés ? A priori, tous mais dans la réalité, j'avoue que je suis sceptique…

Portrait de kestiontoi

à alexisgirszonas Portrait de alexisgirszonas De kestiontoi

travailleur forcé | 19H26 | 02/10/2008 | Permalien

« De l'équilibrisme hasardeux, surtout quand on sait que les principaux bénéficiaires des mesures de relachement des règles anticoncentration seront d'abord et avant tout ses amis personnels et politiques - qui bénéficieront également de la disparition de la publicité sur les chaines de télévision publique. »
La réponse est peut-être dans ce passage ?

Portrait de zénon denon 84

De zénon denon 84

Bonne | 18H27 | 02/10/2008 | Permalien

Et un titre ronflant
pour une entreprise qui va faire
diversion par ces temps de crise monétaire .(et+)
Ah que d'imagination de la part de not chef !
Rien que des idées ,
et quelles idées . ?
la presse : le mouton à 5 pattes .

Portrait de Fred.H

De Fred.H

18H27 | 02/10/2008 | Permalien

Donc l'avenir serait à des journaux détenus par de grands groupes multimédia, avec de grosses régies publicitaires capables de séduire les annonceurs.

Pourtant, quel est aujourd'hui le journal français le plus solide financièrement ? Un 8 pages, sans actionnaires externes, sans site web, sans publicité.

CQFD

Portrait de Lairderien

à Fred.H Portrait de Fred.H De Lairderien

18H47 | 02/10/2008 | Permalien

Hé oui, bien qu'enchainé, ce canard reste libre de fouiller de son bec toutes les mares, tous les marigots, même les plus nauséabond et nous faire part de ce qu'il trouve parce que la seule chaine qui le tient c'est celle des lecteurs qui le plébiscitent depuis si longtemps.

Portrait de kestiontoi

à Fred.H Portrait de Fred.H De kestiontoi

travailleur forcé | 19H28 | 02/10/2008 | Permalien

Ce canard est-il del fête des états généraux ? ? ?

Portrait de VoisinDuQuartier

à kestiontoi Portrait de kestiontoi De VoisinDuQuartier

oui, mais quelle civilisation ? | 03H01 | 03/10/2008 | Permalien

1) Ce n'est pas une fête AMHA.
2) Le Canard n'a pas besoin d'y être, car
3) Le Canard est le SEUL hebdo LIBRE
4) Toute autre considération sur la liberté de la presse est esbroufe !

Portrait de Lairderien

De Lairderien

18H40 | 02/10/2008 | Permalien

Effectivement, vous ne pourrez aller à ces Etats Généraux que sans illusions.

Mais au moins nul ne pourra vous reprocher la politique de la chaise vide et surtout vous pourrez nous informer de ce qui s'y passera.

Qui sait peut être que les choses seront moins pire que pire, il restera peut être à coté de la grosse machine de propagande et de communication orientée par les puissants, une petite place sur internet ou ailleurs, pour une information libre non formatée ! ! !

On peut rêver….

Portrait de Tinhinane

à Lairderien Portrait de Lairderien De Tinhinane

Médiatrice scientifique | 21H15 | 02/10/2008 | Permalien

« et surtout vous pourrez nous informer de ce qui s'y passera. »

Entièrement d'accord avec vous.

Portrait de vincelle

à Tinhinane Portrait de Tinhinane De vincelle

09H51 | 03/10/2008 | Permalien

« le dernier mot reviendra comme toujours à l'Elysée, et les belles recommandations des groupes de travail passeront pas la moulinette sarkozienne. »

dixit Pierre Haski.

en d'autres termes, ON SAIT DÉJÀ ce qui s'y passera.

Tout le reste, c'est de la mauvaise foi ou de la connerie.
ou du lèche-cul.

Portrait de zebboz

De zebboz

18H49 | 02/10/2008 | Permalien

« Donc l'avenir serait à des journaux détenus par de grands groupes multimédia, avec de grosses régies publicitaires capables de séduire les annonceurs. »
C'est déjà le cas, les capitaines de navire ne sont plus des journalistes depuis un moment. Le couple info/pub est la seule valeur qui parle et dirige les « grands patrons de presse ». On le voit chaque jour, les journaux ont tous leur petite stratégie pour essayer de survivre.
Je trouve que ce qu'il manque pour de nombreuses parutions (je connais mieux les quotidiens), c'est une réelle réflexion sur la forme que doit prendre l'information via internet. De nombreux groupes de presse intiment à leurs journaux de se développer comme des agences telles AFP, Reuters ou AP. Pour eux il n'y a rien d'autre que la rapidité à moindre frais puisque que tout est construit de bric et de broc (anciens rédacteurs ne connaissant que le copier/coller parachutés aux multimédia sans aucunes formations ni directives) Je travaille moi même pour un journal usant de cette politique. Sans parler de la place de photographes professionnels au sein d'une rédaction car cela « est trop cher et n'apporte rien ».
Mais parlons d'avenir, grenellons donc.

Portrait de yan

De yan

loin | 18H52 | 02/10/2008 | Permalien

Nous irons aux Etats généraux de la presse… sans illusion

Alors pourquoi y aller ? ? ? ? ? ?

Portrait de Pierre Haski

à yan Portrait de yan De Pierre Haski

Rue89 | 20H59 | 02/10/2008 | Permalien

@Yan : parce que l'absence d'illusion porte sur la fin du processus, qui donne le dernier mot à l'Elysée. Mais lors des groupes de travail, la parole sera libre. Pourquoi s'en priver ?

Portrait de yan

à Pierre Haski Portrait de Pierre Haski De yan

loin | 23H16 | 02/10/2008 | Permalien

je comprends, mais à l'image du grenelle de l'environnement, qu'avons nous entendu, vu, ou retenu : les échanges des groupes de travail ou le coq sur le perron de l'Élysée ? ? ?

Accepter un débat quand on connait la conclusion, plutôt rageant non….

Portrait de vincelle

à Pierre Haski Portrait de Pierre Haski De vincelle

08H04 | 03/10/2008 | Permalien

@P HASKI

> « Mais lors des groupes de travail, la parole sera libre. »

Certes, certes… il y a aussi des personnes qui adorent pisser dans des violons.
Les pisse-copies aussi.

>« Pourquoi s'en priver ? »

Vous avez bien raison : quand on aime, on ne compte pas.Et on se se prive pas.

Mais avec sarko, les journaleux FRANÇAIS aiment jouer à sado-maso.
À chacun ses goûts. Pervers quand même.

Portrait de VoisinDuQuartier

à yan Portrait de yan De VoisinDuQuartier

oui, mais quelle civilisation ? | 03H02 | 03/10/2008 | Permalien

Parce que ne pas y aller, c'est renoncer à la liberté.

Portrait de vincelle

à VoisinDuQuartier Portrait de VoisinDuQuartier De vincelle

08H21 | 03/10/2008 | Permalien

Si LIBERTÉ réelle il y avait, les journaleux n'y iraient pas. l'employé modèle se doit d'assister à la réunion imposée par son petit chef.

Rappelons-nous d'une certaine « con-férence de presse » , grand-messe où ces journaleux rigolaient sans vergogne, LIBREMENT, avec leur gourou qui leur servait sa soupe…ils en redemandaient même !

et LIBREMENT, ils n'ont pas émis la moindre critique sur ce qui s'est passé.

LIBREMENT, ils sont restés à 4 pattes devant leur petit caporal.
LIBREMENT.
Pas un seul n'a osé (voulu ? )quitter la salle.

nb : vous connaissez l'histoire des mecs qui regardent un violeur en pleine action et qui tiennent les jambes de la victime…
mais qui se disent innocents, sous prétexte que ce n'est pas leur sexe qui est à l'intérieur de la personne violée ?

Portrait de solstice

à vincelle Portrait de vincelle De solstice

pigiste | 10H22 | 03/10/2008 | Permalien

Mollo sur les comparaisons, vincelle !
Celle-la est vraiment immonde.

Portrait de vincelle

à solstice Portrait de solstice De vincelle

15H03 | 03/10/2008 | Permalien

je ne compare rien ! je parle d'autre chose !
Pourquoi y voyez-vous un rapprochement ou une comparaison ? ?

étant donné que vous y avez vu autre chose, et que je ne peux pas « éditer » ou effacer, j'ai signalé le contenu comme problématique pour suppression. donc j'attends que Rue89 accepte de supprimer mon commentaire .

Portrait de VoisinDuQuartier

à vincelle Portrait de vincelle De VoisinDuQuartier

oui, mais quelle civilisation ? | 11H42 | 03/10/2008 | Permalien

Votre « histoire », c'est du vécu ?

Vous êtes hors sujet, au revoir.

Portrait de yan

à VoisinDuQuartier Portrait de VoisinDuQuartier De yan

loin | 15H22 | 03/10/2008 | Permalien

certains avaient le même discours avec le grenelle de l'environnement. On connait la suite.

Portrait de adaunis

De adaunis

Nul part....si adelyne me plaque...... | 18H59 | 02/10/2008 | Permalien

La manière dont le Président parle d'Internet et de son « risque de relâchement de la qualité de l'information ». Ou du « respect incertain de la propriété intellectuelle »…
Ah ça commence fort dans la bouche infatuée de cet immense homme d'état !

Puis :
« Internet, tout comme le papier ou la télé, peut produire de l'info de qualité ou … de la daube. »
Mais pourquoi ferions nous un commentaire M'sieur Haski, puisque vous faites les réflexions tout seul !
Je plaisante, mais sérieusement, quand vous le voyez en vrai ce (zut alors, je serais hors charte..), vous arrivez à le prendre au sérieux, et garder votre calme, (je veux dire votre « fou rire » ! )

« Était-ce au Président d'organiser cet exercice ? »
Là encore vous répondez pour nous autres, les « pôvres » qui commentons - à tort et à raison sur votre site !
« on ne pourrait imaginer le chef de l'État se présenter en chef d'orchestre, parfois avec des airs d'instit » prêt à punir si on est pas sage ».
Ah je l'imagine le grand homme, en train de punir, et vous autres de dire : Oui not » bon Maitre !
Oui vot » Monsieur « ! (C'est du grand Jacques Brel).

Non mais encore plus sérieusement, (je me répète) allez donc visiter le Palais de L'Élysée, écouter ce que certains ont surement à dire de très intéressant (ce dont je ne doute point), et revenez nous dire Pierre ce qu'il en était de cette “couillonnade” !

Portrait de actimem

De actimem

19H03 | 02/10/2008 | Permalien

On essaie de sauver tout le monde (Banques, Assurances, Promoteurs immobiliers, presse) mais pas les entreprises qui sont au bord de l'asphyxie ni les pauvres ni les chômeurs ni les petits épargnants …

Too big to fail ? les puissants viennent au secours de leurs frères au détriment des contribuables et des petits épargnants.

Super !

Portrait de skalpa

De skalpa

actif et militant ? | 19H09 | 02/10/2008 | Permalien

Une idée, ramenez avec vous certains commentaires ou articles, d'ailleurs, genre Sarkobureau,, car notre bon président, qui « préfère un excès de caricatures que pas de caricatures du tout » pourra voir la vitalité entraînée par une certaine presse

http://kprodukt.blogspot.com

Portrait de Jonas2

De Jonas2

Les mouches ne me trouveront pas as... | 19H11 | 02/10/2008 | Permalien

La stratégie démoniaque de la double contrainte paradoxale est encore en train de faire des ravages. On va une fois de plus voir de nouveaux dos se plier.

Se rendre aux états généraux, y participer activement, essayer d'y apporter une contribution plurielle, alors que les jeux sont déjà faits avec et pour ses amis est un piège Vous avez raison d'y aller sans illusion. (De là à dire que vous avez raison tout court…)

Il s'agit pour l'organisateur d'obtenir un arrière plan crédible pour cette énième mise en scène où il jouera comme à l'accoutumée la grande illusion, l'arnaque et peur sur la ville. Trois films pour le prix d'un.

Ne pas s'y rendre est encore pire puisque, par définition, une chaise vide signifie de fait qu'il n'y a personne. Sauf s'il n'y a que des chaises vides. Mais Sarkozy sait que ce risque est inexistant.

Voir le quatrième pouvoir à ce point en déroute fait vraiment peur pour la vigueur de notre démocratie.

Je suggèrerais bien pour la fin des états généraux la création d'un nouveau prix pour la presse ; un truc du genre Ah ! la belle Ombre. Ca sonnerait bien. Non ?

Portrait de compte supprimé 22

De compte supprimé 22

Lecteur écriveur | 19H21 | 02/10/2008 | Permalien

Cette affaire d'Etats Généraux de la Presse convoqués par Son Altesse Hautissime me rappelle la caricature suivante (XVIII° siècle ? ) :

Le singe a convoqué les autres animaux et leur demande à quelle sauce ils veulent être mangés.

- Mais nous ne voulons pas du tout être mangés !

- Allons, Messieurs, vous sortez de la question !

Que Mon prince qui nous gouverne ait eu l'idée de convoquer se serviteurs, logique. Que ceux-ci, ne serait-ce que pour ne pas jouer à la chaise vide comme le souligne Pierre Haski, aient obtempéré, voilà qui en dit long sur l'état où NS met notre démocratie.

Portrait de Pierre Haski

De Pierre Haski

Rue89 | 20H56 | 02/10/2008 | Permalien

@PMB : Si c'était pour négocier à quelle sauce nous allons être mangés, je comprendrais votre réaction. Mais nous y allons parce qu'on ne refuse pas une tribune quand on vous l'offre. Et nous ne sommes demandeurs de rien, sinon d'une égalité de traitement entre les médias indépendants non adossés à un groupe, et les autres. Qu'avons nous à perdre ? La seule vraie limite de l'exercice, est que le dernier mot reviendra comme toujours à l'Elysée, et les belles recommandations des groupes de travail passeront pas la moulinette sarkozienne. Mais au moins serons nous les témoins du processus.

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