
Démago ou utile ? « Entre les murs » divise les riverains
Difficile d'y échapper : la critique de la semaine concernait « Entre les murs », Palme d'Or à Cannes et gros succès en salle. Sur Rue89, vous êtes une cinquantaine à avoir réagi au film, dont bon nombre d'enseignants mais pas seulement. Au final, une double discussion s'est amorcée ainsi entre riverains, d'une part sur l'Ecole ; d'autre part sur la nature du film, qui met en scène des comédiens amateurs mais est signé d'un réalisateur pro, le tout filmé dans un collège qui n'a rien d'un décor de plateau.
Rares sont finalement vos contributions qui portaient sur Laurent Cantet, si ce n'est celle de Valzeur, qui voulait rappeler au passage que « Cantet est un cinéaste, et a même une thématique - comment l'individu s'extraie de la norme et des préjugés pour essayer d'être lui-même ou ce qu'il pense être ».

Bégaudeau, un « personnage » qui hérisse ou séduit
Le rôle tenu par François Bégaudeau, auteur du livre dont est tiré le film, mais aussi co-scénariste et acteur de son propre rôle, vous a rendu nettement plus prolixes. Pour nonprophets, « Entre les murs » est « un film intense et dramatique » dont « l'intérêt relève de son propos et non pas de sa réalisation technique ». Il ajoute, quitte à en prendre d'autres à revers :
« Voila un film qui a des choses à dire et qui traite un sujet complexe sans complaisance. »
Scaramouche, qui reconnaît avoir « passé un bon moment de cinéma », tacle tout de même au passage la « démagogie » de François Bégaudeau, rappelant des propos de l'écrivain multicasquettes au sujet de l'évolution du langage :
« L'enfermement dans un univers réduit à 300 mots signifie en effet l'exclusion de toute chance de promotion sociale. Soyons honnêtes : les élèves que nous voyons dans le film n'accéderont jamais au milieu bobo dans lequel évolue leur professeur-acteur. »
Plus savant, Dave Feng estime que le film de Cantet, « sans être en rien un traité de didactique, contient divers passages qui montrent en creux un héritage lointain sur la question pédagogique qui revient, bien plus qu'à Mérieux (laissez-le où il est, ce pauvre vieux) à Jacotot » :
« On peut avoir des désaccords idéologiques avec Bégaudeau, ne pas aimer son style - mais il a quand même une grande qualité, c'est de s'être posé la question de la mission de son sacerdoce et du sens de cette mission dans un système démocratique. »
Teberli le juge pour sa part « interessant et utile » parce que « les souffrances des élèves qui se sentent étrangers à cette école sont sur le même plan que les souffrances des professeurs qui se sentent bien démunis dans cette école ».
« Le mérite de lancer un débat indispensable »
Andelle raconte avoir vu le film en avant première, avant l'avalanche de critiques :
« C'est un bon film, mais de là à recevoir la Palme d'Or… Il a cependant le mérite de lancer un débat indispensable sur l'Ecole. C'est un film généreux ; les personnages sont filmés avec respect (à l'inverse du film “ Être et avoir ”) […] Le film interroge l'institution scolaire mais trop discrètement je trouve. C'est ce qui m'a déçue. »
RueDeLaPoupéeQuiTousse, ex-enseignante, raconte avoir vu le film « avec un mélage de bonheur(s) et de tristesse(s), similaire à celui éprouvé en enseignant ». Pour elle, « Entre les murs » « reflète vraiment bien » son métier, ainsi que « une certaine solitude de l'enseignant ».
Vinz13, qui a vu le film dans le cadre d'une projection pour les enseignants, s'interroge sur son réalisme :
Pourtant, ce film qui nous parle si merveilleusement de l'Ecole, est aussi, et peu être avant tout, un grand film de cinéma. Les scènes de cours, de la vie de ce collège « difficile », qui font la matière de ce film, et qui sont si criantes de vérités (mis à part peut être une ou deux, notamment celle du conseil de classe), si pleines d'émotions, si vivantes, sont des scènes écrites et jouées. »
Naturaliste ou factice ?
De fait, vous êtes nombreux à avoir migré du débat pédagogique vers une discussion sur la représentation de la réalité sur grand écran. Nombre d'entre vous déplorent qu'on présente l'oeuvre de Cantet et Bégaudeau comme une photographie de la vie scolaire d'aujourd'hui dans un quartier difficile. Valzeur qui y voit « un film partiellement recommandable sinon palpitant » argue pour cela du « point de vue » choisi par le cinéaste : « Un retrait proche de la neutralité qui lui permet de montrer les joutes et palabres faisant office de cours sans “prendre parti” (ouh ! ce gros mot ! ) » :
« Le spectateur lambda (moi, quoi…) s'agace des insupportables figures d'élèves affligés de pratiquement tous les défauts (j'en énumère quelques-uns : ils sont obtus, conformistes, ignorants, agressifs, insolents, arrogants, grossiers, violents,… etc) et peut-être encore plus de la constance du professeur qui s'évertue à faire jaillir une étincelle de cette fange croupissante à coups de discussion citoyenne. […] On arrive à cette ambivalence impossible à tenir : “Entre les murs” est un film très politiquement correct (des dossiers socio-cul à outrance, football fraternel à la fin) et, aussi, très politiquement incorrect. »
Fifidou (« thésard en physique ») y voit au contraire « un vrai bon film » parce que « le spectateur se sent en empathie avec les personnages grâce au style volontairement documentaire du long métrage »… même si ça se joue au détriment du scénario « qui prend trop l'aspect documentaire, délaissant progression et construction, chute et intrigue ».
A cheval entre cinéma et réalité, plusieurs d'entre vous se sont tout de même interrogés sur le rôle de Bégaudeau. Ainsi, egide :
« Dans quelle fiction l'auteur figure-t-il lui-même ? N'est-ce-pas de représenter une figure paternelle en rétiaire rhétoriqueur, qui prend toute une classe d'ados dans les filets de sa dialectique, eux qui ne parlent que pour dénommer eux, l'autre, le réel, désespérément, avec la langue de l'échange des biens traduite dans un dialecte péri-urbain. Dans la vrai vie, le professeur est le plus souvent une femme de beaucoup éloignée de la figure du gladiateur. »
La dimension « naturaliste » louée par plusieurs internautes en hérisse toutefois d'autres, comme uleski (« en colère ») pour qui « Entre les murs », « complaisant et bavard, est au cinéma ce que Envoyé Spécial de France 2 est au documentaire » :
« 'Entre les murs » est un film pour rien puisque ceux qui en débattent n'ont aucun pouvoir sur cette institution qu'est l'Education nationale : ils n'y occupent aucun poste stratégique. »
Au moins aussi définitif, LGX assène que « c'est un bon documentaire, mais surement pas un bon film. Nuance ».
« Une version postmoderne de l'arabe de service »
A noter, pour finir, le décryptage très musclé que Laurent Dauré et Dominique Guillemin, critique de cinéma et prof d'histoire-géographie, nous ont envoyé par mail. Reprenant méthodiquement de nombreux interviews de Cantet, ils dénoncent l'ambivalence du discours des auteurs du scénario, la pédagogie séductrice de Bégaudeau et l'illusion de réalisme social valorisée par l'écume médiatique à sa sortie - « un profond malentendu » alors que Cantet nous servirait finalement une « version postmoderne du noir de service où l'on préfère sacrifier une assimilation possible pour encourager des aspirations identitaires finalement conflictuelles » :
« Refusant de proposer des références communes aux élèves, l'école de Cantet met l'accent sur leur personnalité et leur créativité. […] La médiocrité pour tous comme idéal démocratique. Rejettant la mise à distance, le professeur adopte une approche compassionnelle qui relègue au second plan la transmission des connaissances. […] Applaudisseurs de l'air du temps, Cantet et Bégaudeau ne sont nullement les iconoclastes progressistes qu'on nous a présentés. Gageons qu'une fois les récompenses récoltées et le tumule médiatique tari, il ne restera d'Entre les murs que le souvenir d'une parodie de débat. Le contraire de ce dont a besoin l'Ecole ».
L'Ecole, c'est justement là qu'exerce Zoup, qui affirme qu'elle n'ira pas voir le film justement parce que « les djeuns qui parlent comme dans la bande annonce sont mon quotidien. Les préoccupations de ces profs sont les miennes » :
« J'ai comme un goût de saturation rien qu'à l'idée d'aller le voir - pourtant j'aime mon métier, j'aime être avec ces ados avec qui il faut avoir de la répartie, de l'attention, être stimulant, être un modèle, un anti-modèle, un humain, une salope, un révélateur, etc… »
► A lire aussi : « Entre les murs » : la Palme de la démagogie
Photo : François Bégaudeau dans « Entre les murs » (DR)
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De léo solo
20H19 | 29/09/2008 |
Excellent film
Begaudeau n'est pas Martin.
Je est un autre.
Film tocsin indispensables
qui dévoile
si besoin était
la misère symbolique dans laquelle
est enfermée la jeunesse.
De Dave Feng
20H51 | 29/09/2008 |
Laurent Dauré et Dominique Guillemin parlent peu du film. leur dessein est de se greffer sur la sortie du film pour intervenir dans un débat politique plus large. Toutefois, afin de dispenser les riverains de la lecture de leur inutile et fastidieuse chronique, je vous propose un résumé :
1/ Communautarisme = mal. République = bien. (Et attention ! il n'y a pas d'autre case possible ! ).
2/ Pédagos = mal. Autorité = bien. (là encore, pas d'autre case possible).
3/ « Il faut un vrai débat sur l'Ecole » = il faut revenir au fouet.
Et tout cela enveloppé dans une savante phraséologie qui consiste à accuser l'autre des vices que l'on a soi-même (racisme et bêtise).
De N A F
en territoire apache | 21H01 | 29/09/2008 |
gna gna c est beau comme l antique !
tiens au fait les fils des enseignants , profs , intellectuels bien pensant qui aplaudissent et se congratulent , yep elle est ou leur progeniture en
classe hein dans quelle ecole elle vas la progeniture qui appelle as accueillir mieux toute la misere du monde elle est ou la progeniture des partageux de l espace de la cité des services publics des autres, pas de leur part a eux la mienne ? parce que la mienne de progeniture elle vas dans des classes de 34 avec 5/6
langues différentes la mienne de progeniture elle ne comprend pas que le seul droit q uelle ai jusqu a maintenant c est de subir, puis comme elle me dit font
pas d enfants les profs les toubibs les intellectuels
les bourgeois bobo gaucho ? font pas d enfants sont pas dans nos ecoles , hein je fais quoi je lui explique que la classe instruite et evoluée da la société a detournée a son profit l ascenseur social et fais jouer les derogs a la carte scolaire sur le dos de mes fils ….
à N A F
De Meinhof
Chef marketing | 08H52 | 30/09/2008 |
Ma femme est instit est notre fille va à l'école du quartier dans lequel on vit.
Sa classe est pleine et nous ne faisons jouer aucune dérogation ou carte scolaire à la con.
Des gens qui foutent leurs gosses dans d'autres écoles il y en a partout.
Arrétez de raconter des conneries…
Sinon, prouvez le, étude à l'appui.
à Meinhof
De N A F
en territoire apache | 12H08 | 30/09/2008 |
ben voyons sur que l education nationale vas nous sortir de telles stats
sinon faites comme google et tapez reussite scolaire
des enfants d enseignants
il sont sureprésentés dans certaines filiere qui comme par hasard sont les bonnes
il ne s agit pa d attaque had hominem il est legitime pour un parent de vouloir le meilleur pour les siens
reste que je persiste a dire que la classe eclairée et eduquée de cette société a confisquée l ascenseur social à l usage de sa progeniture
cette realité est encore plus criante dans les zus ou vous nous expliquez par ailleurs que notre mal d y vivre vient de notre racisme de beauf et non de votre
aptitude » j entend la votre classe » a vous montrer genereux avec l espace , la cité les services publics des « autres “j entend la nous les ptits blancs vous savez ceux qui sont juste bons pour tf1 m6 ceux a qui il faut expliquer pour qui et pourquoi voter ceux a qui il faut expliquer le beau et la culture ben on a decouvert le net et on sait a qui nous devons nos condition de vie pas au gens fuyant la misere mais a vous les bonnes consciences vous les altruistes vous les aimants l autre mais pas sur votre palier sur le mien !
je persistes ça n est pas parce que nul n a voulu compter
vous gardez vos gosses loin de la merde ou votre
generosité condammne les mien a vivre !
mais il est ecrit
au jour de la rétribution a chacun son du
à N A F
De Meinhof
Chef marketing | 13H39 | 30/09/2008 |
Les enfants d'enseignants sont peut être aussi dans les bonnes filières parcequ'ils ont eu une éducation différente.
Les inégalités dues au statut social existent mais dire que les enfants de profs ne vont pas dans les mêmes écoles que tous les autres gamins c'est une pure connerie…
Votre discours est totalement en contradiction avec la formulation.
Vu votre façon de vous exprimer vous n'avez pas l'air « sous éduqué. »
Si on suit votre beau discours, votre progéniture devrait être dans une zone privilégiée…
Les seuls qui vous condamne à vivre là où vous êtes c'est l'état Français et vous-même.
à Meinhof
De N A F
en territoire apache | 17H12 | 30/09/2008 |
certificat d etude ,travail a l age de 16 ans ,56ans
les arguments que j avance et les chiffres sur google sont déja pondérés par vos arguments , ni voyez aucune attaque personnelle juste un constat de classe, s il est exact que l etat français et le patronnat sont des facteurs importants pour la situation dans les ZUS, reste que la midle classe française petite noblesse
de notre republique monarchique y est pour beaucoup
avec son mondialisme partageux de l espace des autres
qui par capillarisation a finit par convaincre les classes dirigeantes et nous condamne a vivre nous les
« sous chiens » en citoyens de seconde zone sur notre territoire.
Je conçois qu il vous serait plus confortable intellectuellement de me combattre si ma colere etait tournée vers plus misereux que moi au motifs qu il sont etrangers non ma rancoeur vas bien vers vous « comme classe » qui nous mettaient eux et nous dans cette situation de confrontation.
Voyez votre caste telle qu ell est assumez ou pas ,
rien ne retrancheras de la verité
le fait que vous soyez
les beneficiaires priviligies d un systeme conçu a sa naissance pour tous
à N A F
De Meinhof
Chef marketing | 18H37 | 30/09/2008 |
Vous vous trompez de combat.
Le gouvernement peut vous remercier…
Encore une fois, vous oubliez votre propre responsabilité.
Vous auriez pu avoir mieux qu'un certificat d'étude, vous auriez pu reprendre des études, vous auriez pu améliorer votre quotidien.
Vous n'avez pas su garder le contrôle des choses alors n'attaquez pas ceux qui ont su le faire.
Je ne suis pas issu d'une famille argenté, j'ai galéré, j'ai vécu deux ans de ma vie sans ressources et pourtant je m'en suis sorti malgré le taux de chômage nettement plus haut qu'à votre époque.
Que vous gueuliez contre l'état pour l'abandon d'une partie de la population c'est normal mais aller cracher sur les classes soi-disant moyennes c'est juste stupide.
Vu que vous utilisez magnifiquement bien google, renseignez vous un peu sur ces classes moyennes Françaises, vous vous rendrez compte que ça n'existe plus de la façon dont vous l'imaginez…
à Meinhof
De N A F
en territoire apache | 19H28 | 30/09/2008 |
« Encore une fois, vous oubliez votre propre responsabilité. »
j entend bien le discour si les pauvres sont pauvres
cela releve de leurs responsabilités , cohérent et liberal, je suis sur que vous savez qu il y a des criteres objectifs tel l age et le milieu sociologique pour augmrnter la taille des murs fussent ils virtuels
personnellement je me garde de vous juger comme individu essayer si possible de me rendre la pareille
« Que vous gueuliez contre l'état pour l'abandon d'une partie de la population c'est normal mais aller cracher sur les classes soi-disant moyennes “
j ai bien compris que vous etiez ‘cette classe’
en route pour nous rejoindre a l entrepont mais j ai grand peur que ce faisant je ne finnisse moi en fond de cale.
pour en terminer avec ce sujet puis je vous suggerer un petit test concret et hors virtuel vous choisissez
le meilleurs lycée de votre residence et vous vous livrez a un bref sondage sociologique.
ni voyez nul discourtoisie de ma part
juste de la curiosité votre pseudo
est patronymique ou une reférence a Ulrike
à N A F
De Meinhof
Chef marketing | 08H24 | 01/10/2008 |
Je peux faire tous les tests du monde.
Les lycées de ma ville accueillent des populations variées.
Celui où ira ma fille accueille nettement plus de gamins des quartiers que de gosses de mèdecins mais il y a les deux.
Les résultats de ce lycée sont très corrects.
Après, les chances de réussite son évidemment conditionnées par une certaine éducation, il est évident qu'un enfant qui a toujours eu accès à la lecture aura plus de chance que celui qui n'a jamais pu toucher un bouquin.
Cela n'a rien à voir avec votre soit-disant organisation des classes moyennes.
Au passage, je ne fais pas partie de quelque classe moyenne que ce soit, je ne suis même pas imposable.
Vous pensez que je vous répond parceque je me sens attaqué mais ce n'est pas le cas, je vous répond uniquement parceque vous racontez des conneries.
Et oui, je persiste et je signe, on est toujours maitre de son destin même si certains doivent se battre plus que les autres pour s'en sortir.
Si vous pensez que votre condition est due au destin, que vous n'aviez aucune chance je vous conseille d'allumer le gaz parceque lutter ne sert à rien…
à Meinhof
De Béatrice1
| 15H01 | 01/10/2008 |
Vous n'avez jamais vu ce qu'on appelle une « classe Camif » ?
NAF a en grande partie raison.
à N A F
De Miss Bouzland
Cow girl | 17H10 | 30/09/2008 |
Si les enfants d'enseignants réussissent mieux, c'est tout simplement parce qu'ils ont la chance d'avoir des parents qui peuvent les aider pour le travail à la maison. Il paraît évident qu'un enfant réussira mieux si un de ses parents peut lui expliquer à la maison ce petit détail de maths qui pourrait lui faire perdre définitivement pied.
Alors oui, on peut parler d'injustice sociale dans une certaine mesure. De là à dire que les enseignants tirent toute la couverture sur leurs enfants, c'est faire preuve d'une paranoïa haineuse et aveugle !
Les enseignants savent plus que quiconque qu'il existe dans chaque école des profs investis dans leur mission et d'autres qui s'en foutent… Mais je ne pense pas qu'ils soient les premiers à faire sauter la carte scolaire, bien au contraire !
De Pierrrrre
21H31 | 29/09/2008 |
Une tranche de vie de la France de demain….
et par endroit, déja d'aujourd'hui.
à Pierrrrre
De said sellali
cadre à nantes | 23H08 | 29/09/2008 |
Pierrre
Que vous arrive t-il ? Pour une fois que vous faites un commentaire réfléchi, sans aucun cliché ; cela mérite 4 étoiles pour vous encourager sur cette voie.
Quant au film, il m'a rappelé mes années collège avec les aspects positifs-brassage ethnique et confessionnel, professeur compétent pour qui on avait plaisir à bosser- ,comme négatifs(les 2 ou 3 fouteurs de merde en total perdition, qui devaient être mis hors d'état de nuire à leur grand malheur, pour le bien des 25 autres élèves).
à said sellali
De Pierrrrre
07H31 | 30/09/2008 |
»….. Pour une fois que vous faites un commentaire réfléchi, sans aucun cliché…. »
► Vous vous trompez doublement :
♦ mes commentaires, je les réfléchis tous, même les plus anodins
♦ celui ci s'appuie sur un sacré cliché se situant dans la même thématique de mes autres interventions.
à said sellali
De Ryze
La Jeune Garde Rouge | 10H58 | 30/09/2008 |
Said, désolé de te décevoir, mais comme a l'accoutumée, l'intervention de pierre est saupoudré de ce parfum nauséabonde de racisme primaire et de poujadisme dont il nous a habitué. Par « c'est l'école de demain et d'aujourd'hui par certain endroit » (ou un truc dans le genre) il s/ entend tout un tas de saloperies qui, quand on a l'habitude du personnage et de ses interventions, en disent long sur ce qu'il pense.
Comme il le dit lui même, toutes ses interventions sont réfléchies (même s'il raconte que de la m** c'est bien ça qui est malheureux d'ailleurs…)
Pauvre pierre, irrécupérable je pense…
à Ryze
De Pierrrrre
14H12 | 30/09/2008 |
»….nauséabonde de racisme primaire et de poujadisme….tout un tas de saloperies… »
Travailleur Social de Seine Saint Denis ?
en tous cas, vous en avez le vocabulaire et l'insulte à la bouche…
relations et conversations à la Pitt's Bull..
avec des « tum'cherches » et des « niktamer » entre virgules…
vous ne savez qu'essayer de salir le contradicteur, de le souiller par les mots les plus vils que vous connaissez, et votre vocabulaire en la matière est bien pourvu.
-----------
« irrécupérable je pense… »
► mais non, je vous assure, petit passage à une clinique psychiatrique ou un centre de rééducation par le travail, et serais pret à chanter l'Internationale, et vous tendre le poing fermé ou la main ouverte, à votre convenance… vous savez, moi, chez le dentiste, je vendrais père et mère pourqu'il range sa roulette…
à Pierrrrre
De léo solo
16H17 | 30/09/2008 |
rrrrr
De RueDeLaPoupéeQuiTousse
22H21 | 29/09/2008 |
Juste quelques précisions. J'ai enseigné, j'enseignerai peut-être à nouveau, mais je n'enseigne plus. Et je ne suis pas une femme. En outre, mon propos mettait nettement l'accent non sur la solitude, certes bien réelle, de l'enseignant, mais sur la dureté du mur qui sépare l'enseignant - dans le film comme dans mon expérience du métier - des élèves.
à RueDeLaPoupéeQuiTousse
De Chloé Leprince
(auteur)
Rue89 | 08H12 | 30/09/2008 |
Bonjour
OK j'ajoute bien volontiers la précision au papier de synthese toutefois il s'agit d'extraits de vos commentaires et en renvoyant sur les pages d'utilisateurs le papier de synthese permet aux internautes qui souhaiteraient retrouver l'intégralité de votre message d'y accéder.
à Chloé Leprince
De monisme
clm | 13H24 | 02/10/2008 |
« Le romantisme de l'activiste passé (on s'y laissa parfois séduire, erreur de jeunesse ici avouée) : et bien drôle de jeunesse mais drôle de vieillesse aussi qui consiste à qualifier Action Directe d'activisme romantique. Je prends d'ordinaire davantage de leçons que je n'en donne et me demande donc si je ne souffre pas là d'une méconnaissance ahurissante tant du romantisme que de “ l'activisme gauchiste ”. A défaut, bien entendu, il peut s'agir de votre part d'un lieu commun et peut-être disiez-vous hier : c'est romantique comme on dit aujourd'hui : c'est magique. Alors, lorsque vous rajoutez que “ c'est la mise en perspective historique qui devrait nous guider ” je suis bien d'accord mais suis effrayé. De quelle Histoire parlez-vous ?
De Teberli
Enseignant | 22H51 | 29/09/2008 |
Pink Floyd : The Wall, c'était clair aussi
Ici, c'est un peu différent, c'est plus désepérant encore : le prof est tout aussi enfermé dans un rôle de figurant que ses élèves.
La finalité de cette école de la République - (Liberté Egalité Fraternité sont des mots vidés de leur sens par la réalité économique et politique) - leur échappe à tous, tout comme la finalité de la vie dans cette société libérale échappe à ceux qui se débattent pour survivre.
Cette école est le reflet d'une société absurde (libérale et donc sans liberté réelle )
Les seuls qui s'en sortent sont ceux qui observent ce qui se passe dans la cage, entre les murs, ceux qui contrôlent le système.
De Le_Baron_N
Spéculateur | 23H23 | 29/09/2008 |
Ce film est un reportage de plus sur une génération perdue. Perdue mais aussi sacrifiée. Beaucoup de propos ci et là se veulent bienveillants, alors qu'ils ne sont condescendants. Aussi, sous couvert de principe d'égalité, on laisse ces morveux s'enfermer dans une sous-culture. Le geolier ici prend les traits d'un professeur qui accepte de s'isoler avec eux quelque temps.. Seulement lui a les clefs du savoir, et s'il joue à leur montrer l'espace d'un instant qu'il sait aussi parler caillera, il peut à tout moment revenir à la réalité de sa caste. Où l'on voit donc que l'approche sentimentale de l'éducation, méprise et condamne les non-initiés..
Parti pris misérabiliste donc que celui de Cantet ; un cinéma de miséreux, qui décrit une education nationale des plus .. misérables.
à Le_Baron_N
De Kereven
23H37 | 29/09/2008 |
bin c'est gaie.
on termine par quoi, les barbituriques ou la pendaison ?
à Kereven
De Teberli
Enseignant | 07H20 | 30/09/2008 |
Au lieu de terminer, il vaut mieux commencer.
Si vous ne vous intéressez pas à la politique, elle, elle s'occupe de vous de toute façon et on voit bien, si on est dans la situation des méprisés-dominés-exploités-rejetés par la société libérale qu'il faut s'organiser et lutter efficacement.
Un nouveau parti anticapitaliste veut se baser sur la situation réelle et l'exigence de justice absolue. Alors si toutes et tous construisent ce parti à l'image de leurs besoins et de leurs rêves, les barbituriques ou la pendaison ne seront pas pour eux.
à Teberli
De Béatrice1
| 15H04 | 01/10/2008 |
« barbituriques ou la pendaison ne seront pas pour eux. »
Non, ce sera juste une balle dans la tête pour ceux qui ne seront pas d'accord avec eux, comme ça c'est toujours fait dans les sociétés non « libérales » !
De John Lénine
00H26 | 30/09/2008 |
Troublante est la fin :
» si ça sert à rien , pourquoi vous me l'enseignez «
» Monsieur , j'ai rien appris cette année « .
Quel est son message , l'école ne sert à rien , et comme dis scaramouche
“Soyons honnêtes : les élèves que nous voyons dans le film ( des élèves représentatifs pour moi) n'accéderont jamais au milieu bobo dans lequel évolue leur professeur-acteur. ”
De Teberli
Enseignant | 07H33 | 30/09/2008 |
Ce« milieu bobo dans lequel évolue leur professeur-acteur. » n'est peut-être pas aussi enviable que vous semblez le croire : salaire très modeste ( + parent isolé parfois ou souvent donc peu de ressources), fatigue extrême parfois (physique et morale) après une ou deux heures de « cours » particulièrement difficiles, bref … tout n'est bas BOBO et les professeurs ramassent au passage plein de petits ou gros bobos.
Il existe des professeurs bobos au sens bourgeois du terme mais une société de bourgeois n'est peut-être pas en soi le cadre idéal d'une vie épanouissante et solidaire à la fois.
De Thierry Catrou
06H27 | 30/09/2008 |
Et si c'était vrai ? L'école ne serait qu'un fantasme et le fim est pur révélateur ? Ne serait-ce pas encore l'école que l'on ne veut pas voir ? Celle où l'on « abandonne » enseignants et élèves dans ces zones « grises » au marge de nos sociétés d'abondance. La palme d'or est un voyage ethnologique aux périphéries de l'inframonde, celui que l'on imaginait tellement loin que l'on pouvait être sûr qu'il ne n,ous concernerait jamais, seulement voilà, les classes moyennes seraient en danger… Effroi !
De rp
07H19 | 30/09/2008 |
Je n'ai pas vu ce film et n'irai pas.
La bande annonce me suffit.
Par contre je vais enseigner dans une petite heure… comme tous les jours…
Le quotidien de l'enseignant je connais, sous toutes ses formes depuis 30 ans, de Bagnères de Bigorre à Nanterre…
Dommage de ne pas avoir un film qui me sorte de l'ordinaire à aller voir : o(
Je suis quand même effaré par tout ce battage pour un micro événement qui passe d'habitude inaperçu pour la bonne raison que tout le monde s'en fout !