aïe tech ! 28/09/2008 à 14h22

Des « vaches à hublot » pour regarder passer les chercheurs

Aïe ! Tech"
Pierre Vandeginste | Journaliste scientifique, blog Aïe ! tech



Un lecteur (merci, Pascal) me signale ce billet, sur le blog « Si Mao savait… ».

J’y découvre des photos, surtout une vidéo, qui m’estomaquent, je dois le dire. Je n’avais jamais entendu parler de ces vaches cobayes portant sur leur flanc une ouverture permettant d’accéder à leur rumen (ou panse), ce pré-estomac qui équipe les ruminants.

Le sujet est traité sur le mode « beuark ». « Ils sont tombés sur la tête », titre le blogueur. Dans les commentaires de ce billet et ailleurs, on découvre surtout le discours de l’ami des bêtes caricatural. Les tripes parlent, elles trouvent ces images insoutenables. Elles présument la souffrance animale… Ceux qui font des trucs pareils sont des « savants fous ».

Pourtant, aucun indice ne laisse penser que l’animal souffre. Ne sachant pas compter, il n’a sans doute pas remarqué qu’il avait un trou de plus.

Se font entendre, tout de même, quelques voix plus sensées : « Ça doit être utile à quelque chose, la vache n’a pas l’air de tellement souffrir… » C’est un peu comme ça que je vois la chose, moi. L’expérimentation animale, je n’ai rien contre. Je ne considère pas a priori que les chercheurs sont des sadiques.

Pour en savoir plus, j’appelle le service de presse de l’Inra (Institut national de la recherche agronomique). C’est quoi, cette histoire de vache avec un hublot ? Il paraît que vous en avez des comme ça à Theix, près de Clermont-Ferrand. Ça sert à quoi au juste ? Vingt-quatre heures plus tard, l’Inra n’a toujours aucune réponse à me donner. On me prendrait pour un pote de Brigitte Bardot ?

Une technique utile, banale, ancienne, indolore…

Pas grave, on trouve des tas de photos, de vidéos, et même d’infos sur les vaches fistulées, sur le web, surtout si on lui parle en anglais. Avec les mots clés « fistulated » et « cow », la récolte est copieuse sur Google images.

On découvre ainsi que quantité d’articles scientifiques relatent des manip’ réalisées avec des vaches fistulées. Parce que c’est un outil rudement pratique pour étudier un phénomène très important. C’est dans le rumen des ruminants qu’a lieu la fermentation de l’herbe qu’ils broutent. C’est là qu’une flore variée de micro-organismes fait des miracles, comme transformer la cellulose en sucres, ou synthétiser des protéines qui n’existent pas dans l’herbe.

La chose se pratique un peu partout dans le vaste monde, depuis belle lurette. J’ai trouvé des publications mentionnant cette technique jusque dans les seventies, dont une datant de 1970. Mais on affirme sur ce blog qu’elle serait utilisée sur l’animal depuis 1833.

L’Inra n’est pas en reste, bien sûr. La preuve, sur le blog du collège Saint Hermeland de Bouaye (près de Nantes), on trouve une photo de vache fistulée prise à l’Inra en avril dernier sur le site de Theix, près de Clermont-Ferrand, au cours d’un voyage d’élèves de quatrième en Auvergne.

Publié initialement sur
Aïe ! Tech
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  • tOrDrE L¤RdRe
    tOrDrE L¤RdRe répond à VinceDeg
    VALLSS89
    • Posté à 01h32 le 29/09/2008
    • Internaute 50571
      VALLSS89

    Je vous fais confiance, mais comme je vous disais plus haut, la science a trop souvent tapiné pour la world company et à l’Inra il n’y a pas que des J-H Fabre, il était prévisible que vous vous preniez les retours de bâtons destinés à vos collègues peu scrupuleux qui eux ne sortent jamais du bois pour expliquer les forfaitures de l’agriculture intensive et de l’agrogénocide qu’ils mettent en place.

  • Jacques Arbres
    • Posté à 22h38 le 30/09/2008
    • Internaute 53233

    Oui, le malaise c’est bien ce déséquilibre entre cette photo choc et cet article qui nous laisse avec plus de questions que de réponses.

    On a quand même eu des réponse sur la douleur de la vache. Bon d’accord elle ne souffre pas, ou plutôt disons que les chercheurs font tout pour qu’elle souffre le moins possible (si elle souffrait ça fausserait l’expérience).

    Mais que sait-on vraiment de cette expérience ? Depuis quand est-elle menée, sur combien de vaches, à part des trous que fait-on d’autre pour observer son fonctionnement ? Cette expérience fait-elle partie d’un programme de recherche et lequel ? Quels sont les résultats à atteindre ?

    On peut très bien imaginer que les chercheurs donnent à manger différentes mixtures à la vache (granulés d’ogm, farine de viande, potage X) et regardent ce qui se produit dans son rumen, tout ça pour éviter de la faire brouter dans un pré.

  • Yann Guégan
    Yann Guégan répond à Jacques Arbres
    red. chef adjoint Rue89
    • Posté à 23h55 le 28/09/2008
      éditeur
    • Journaliste 1836
      red. chef adjoint

    Je me dis que l’homme actuel n’a vraiment aucun respect pour cet animal.

    Comme expliqué longuement dans l’article et dans les commentaires, ces vaches ne souffrent pas (plusieurs témoins le rappellent), et ces expériences sont très utiles pour la recherche en agronomie (dont on peut contester les objectifs, mais c’est un autre débat).

    Que rue89 cautionne ce genre d’expérimentation me prouve à quel point je n’ai vraiment rien à faire sur ce site.

    Rue89 ne cautionne ni ne condamne rien dans cet affaire. On reprend un texte de Pierre Vandeginste, dont le blog est l’un des partenaires, parce qu’on apprécie son sérieux et sa grande pédagogie.

    Par contre lorsqu’un étudiant poste ici des explications brumeuses et un schéma simpliste alors la rue se confond en remerciements et met son poste en page principale

    Il se trouve que VinceDeg est un riverain actif et apprécié. Prouvez d’abord que sa démonstration est fausse avant de l’accuser de tous les maux.

    Et les autres dont moi-même qui ne sommes ni étudiant, ni encore moins de l’inra mais qui exprimons ici notre indignation devant ces images qui nous sont montrées sans aucune explication sérieuse, nous sommes priez de ne pas parasiter la discussion avec des sensibleries à la BB.

    Vous êtes libres de continuer à discuter, en revanche nous (Pierre, VinceDeg, d’autres riverains et moi) sommes libres de répondre quand des choses fausses sont écrites, du genre « la vache souffre horriblement, c’est sûr »...

    • vient de déménager 25 oct
      • Posté à 18h37 le 29/09/2008
      • Internaute 23692

      Où sont les preuves que la vache ne souffre pas ?

    • Jacques Arbres
      • Posté à 23h02 le 30/09/2008
      • Internaute 53233

      « Comme expliqué longuement dans l’article et dans les commentaires, ces vaches ne souffrent pas »
      -Il serait plus exact de dire que tout est fait pour qu’elle souffre le moins possible, et tout ça pour le bon déroulement de l’expérience bien sûr.
      De toutes façons je parlais de respect pour cet animal. Qu’est-ce que cette vache au juste entre les mains des chercheurs ? Peut-on lui faire des trous parce que c’est plus pratique pour l’expérience ? Qu’est-ce qui compte le plus, l’expérience ou l’animal ?

      « et ces expériences sont très utiles pour la recherche en agronomie (dont on peut contester les objectifs, mais c’est un autre débat). »
      -Avant de les contester on aimerait savoir quels sont ces mystérieux objectifs. En tout cas la photo nous montre bien le trou ça c’est sûr. Les objectifs sont sûrement enfouis bien au fond, avec le couvercle par dessus.

  • Fabien_Claudel
    Fabien_Claudel
    Hésite encore
    • Posté à 22h44 le 28/09/2008
    • Internaute 13541
      Hésite encore

    Quelle découverte !
    Y’a plus de vingt ans, ma maman, qui travaillait pour une chambre d’agriculture m’avait déjà parlé de cette expérimentation.
    Il est vrai qu’il y a vingt ans, les chercheurs pouvaient faire leur boulot sans que des ’journalistes scientifiques’ ne viennent monter en épingle les protocoles de recherche pour faire du sensationnel....

  • superfixiel
    • Posté à 23h13 le 28/09/2008
    • Internaute 54331
      DA

    J’aime vachement le titre de cet article et je me fiche pas mal de savoir si coller des ventouses à une vache et lui faire des trous dans la brioche, c’est bien ou mal, du moment qu’on peut lire des articles aussi effarant, je suis satisfait. Enfin bon, ça ne fait pas avancer le débat.

  • jabier
    jabier
    consultant dans les Landes
    • Posté à 23h26 le 28/09/2008
    • Internaute 31087
      consultant dans les Landes

    Quand j’étais…jeune à la campagne nous savions que les vaches et plus gravement les moutons ne devaient absolument pas aller paître le carré de trèfle frais par lequel ils étaient très attirés. Si par mégarde ils y allaient c’était un drame. Le trèfle fermentait dans leur panse et finissait par faire crever l’animal. A moins qu’avec un troquard on leur crève la panse d’où s’échappait alors le méthane dans un horrible chuintement. Je ne vous dis pas l’odeur. ; o)

    • tOrDrE L¤RdRe
      tOrDrE L¤RdRe répond à jabier
      VALLSS89
      • Posté à 01h38 le 29/09/2008
      • Internaute 50571
        VALLSS89

      Je crois qu’Alexandre Adler à absorbé trop de trèfle, un « troquard » vous dites... ?

      • jabier
        jabier répond à tOrDrE L¤RdRe
        consultant dans les Landes
        • Posté à 17h00 le 29/09/2008
        • Internaute 31087
          consultant dans les Landes

        Plus exactement « trocart » je vous laisse toutes appréciations sur Alexandre Adler qui en effet est un peu gonflé.

  • ocelote
    ocelote
    Casseur de tête indigné
    • Posté à 23h33 le 28/09/2008
    • Internaute 44437
      Casseur de tête indigné

    Les truc bizarre, ça attire toujours l’oeil d’un Homme :) si on avait fait ça sur un être humain, on dirait pas : « c’est pour la science ».
    Mais il est peut etre pas utile de « trouer » toutes les vaches hein, les pauvres xD
    Je suis un beauf et je comprends pas les expériences animales.

    • Ermite
      Ermite répond à ocelote
      Anarchiste, pas gauchiste, (...)
      • Posté à 14h14 le 29/09/2008
      • Internaute 37758
        Anarchiste, pas gauchiste, (...)

      Pour mémoire, des expériences semblables ont été réalisées sur l’homme.
      Si je me souviens bien (qu’on m’arrête si je me trompe), sur des soldats blessés lors de la 1ère guerre mondiale.
      En gros, ceux-ci avaient été blessés au niveau de l’estomac... rafistolés mais avec trou en prise directe dans l’estomac.
      Les scientifiques de l’époque, pour étudier les mécanismes de la digestion (et plus particulièrement l’influence de la mastication et de la salive) introduisait des aliments par ce trou et vérifiaient notamment à quelle vitesse ceux-ci étaient traités par les sucs gastriques.
      En gros c’est ce que j’ai retenu d’un cours de collège (ce qui ne me rajeunit pas), photos à l’appui.

  • gahlima63
    gahlima63
    chomeur de longue durée
    • Posté à 23h34 le 28/09/2008
    • Internaute 54088
      chomeur de longue durée

    bonsoir
    je suis écoeuréé par tous les gens qui trouvent ca tres bien, c’est image sont plus que choquantent mais elles ont le mèrites de faire savoir qu il y a des gens qui se prennent pour des savant et qui font subir des atrocités aux animaux
    J’espère que dans une vie future ils se réincarneront en quelque chose de bien sordide et qu’ils auront une vie minable !
    comment peuton aujourd’hui 2008, tolèrer des pratiques aussi barbares qui n’apportent absolument rien à la science !
    aujourd’hui on a des machines on a des boites de pétrie
    et des résultat d’analyse et d’’expèrience diverse
    pourquoi continuer c’est attrocité !
    Depuis 45 et les nazis l’homme n’a jamais arreté cette horreur en essayant de justifier sont comportement sadique par c’est pour le bien de l’humanité

    hitler aussi pensait oeuvrer pour le bien de l’humanité

    que les gens refléchissent, est ce qu’ils aimeraient se retrouver avec un trou béhant sur leurs côtés.

    Même si j’avais un cancer de l’estomac je prefèrerai mourrir que de me retrouver avec une telle horreur

    • Yann Guégan
      Yann Guégan répond à gahlima63
      red. chef adjoint Rue89
      • Posté à 00h00 le 29/09/2008
        éditeur
      • Journaliste 1836
        red. chef adjoint

      ll y a des gens qui se prennent pour des savant et qui font subir des atrocités aux animaux

      Encore une fois, nulle « atrocité » ici, puisque les vaches en question ne soufrent nullement... Merci de bien lire les articles avant de commenter.

      • vient de déménager 25 oct
        • Posté à 18h37 le 29/09/2008
        • Internaute 23692

        Quelles preuves ? Parole, parole...

      • didine75
        didine75 répond à Yann Guégan
        VEGAN pour ne pas tuer d'animaux
        • Posté à 20h08 le 29/09/2008
        • Internaute 48782
          VEGAN pour ne pas tuer d'animaux

        « Demandez aux chercheurs pourquoi ils expérimentent sur les animaux et leur réponse est : parce que les animaux sont comme nous. Demandez aux chercheurs pourquoi c’est moralement acceptable d’expérimenter sur des animaux et leur réponse est : parce que les animaux ne sont pas comme nous. L’expérimentation animale repose sur une contradiction logique. » Charles R. Magel

        Mais qu’est ce que vous en savez qu’elles ne souffrent PAS ? ! ! !
        Je pense que ça vous arrange bien...

    • SansVisage
      SansVisage répond à gahlima63
      Chercheur à l'université
      • Posté à 19h43 le 30/09/2008
      • Expert 40079
        Chercheur à l'université

      à gahlima63
      Pitié pour l’orthographe merci.
      Je sais pas si les vaches souffrent mais vos lecteurs oui.

      « Même si j’avais un cancer à l’estomac, je préfèrerai mourir que de me retrouver avec une telle horreur »
      No comment
      Enfin si quand même, je pense que des gens aimeraient bien se voir proposer de survivre avec (juste) un hublot sur l’estomac.

  • Succédané
    Succédané
    Qui n'est pas mais pourrait l' (...)
    • Posté à 23h51 le 28/09/2008
    • Internaute 13938
      Qui n'est pas mais pourrait l' (...)

    Depuis très longtemps les éleveurs utilisent le trocard,genre de poinçon, qui sert à « trouer la panse » des bovins pour les soulager d’une surpression de gaz de digestion ; les animaux n’en souffrent pas.
    Comme on reproche à ces paisibles bovins de produire une grande quantité de méthane quand ils ruminent, on pourrait profiter du hublot pour leur installer une torchère et ainsi éliminer ce vilain gaz a effet de serre ! ! ! ...

  • Rvicier
    Rvicier
    Con-Trôleur
    • Posté à 00h10 le 29/09/2008
    • Internaute 50951
      Con-Trôleur

    Evidemment, si c’est pour la science, la recherche et le progret ...
    Evidemment, les vaches ne souffrent pas, c’est elles qui le disent.
    Evidemment, un animal c’est tellement peu intelligence que ça ne peut pas souffrir à cause d’un déficite chronique de neurones, probablement.
    La science, un alidi en or pour s’autoriser la barbarie ! ...

    Lien

  • Anonyme

    « Comme précisé dans la note de Pierre Vandeginste, et comme détaillé par VinceDeg dans les commentaires, les vaches ainsi équipées ne souffrent absolument pas. »

    BLAH BLAH BLAH.
    monsieur conaît la souffrance animale. monsieur sait ce que signifie d´avoir un estomac perforé.
    je chie sur tout progres médical ou autre qui justifie ce genre de pratique et j´ai le plus profond mépris pour les gens qui, en toute conscience, ne voient rien de mal dans ces actes barbares.
    envoyez donc vos enfants comme cobayes pour l´industrie pharmaceutique - je fais allusion au déces de 50 bébés indiens morts suite a des tests -, on pourra en reparler ensuite...
    merci d´avance pour la censure éventuelle.

    • NonooStar
      NonooStar
      Informaticien
      • Posté à 01h03 le 29/09/2008
      • Internaute 34879
        Informaticien

      Et combien de personnes dans le monde ont un trou dans la gorge suite à un cancer ? A ce que je sache, elles ne souffrent pas continuellement. De même, la pose d’un anus articiel doit être selon vous un acte barbare.

      Comme cela a maintes fois été dit, les vaches ne souffrent pas pour la bonne et simple raison que, si elles souffraient, leur métabolisme serait modifié et donc elles ne pourrait pas être utilisées pour des expérimentations. De plus, ces actes sont pratiqués dans des conditions chirurgicales (anesthésie, conditions d’aseptie, etc...) de façon à ce que la vache n’ait pas de problème suite à l’opération.

      Alors, quant à votre remarque « monsieur sait ce que signifie d’avoir un estomac perforé », elle s’applique également à vous. Or, il me semble que suffisamment d’arguments ont été fournis pour montrer que les animaux ne souffraient pas (par exemple, l’analogie avec des opérations similaires chez l’homme). Or, personne n’a été capable d’étayer la relation « la vache a un trou dans le ventre donc elle souffre ».

      Et je passe sur tous les pseudo-arguments dans le style « est-ce que vous accepteriez qu’on fasse ça à vos enfants/à vous/à votre mère/à votre cousin (rayez la mention inutile) ». D’une part, cette opération est spécifique aux ruminants... à moins que vous ne me trouviez un humain pourvu d’un rumen. D’autre part, les expérimentations sur les animaux sont justement là pour ne pas avoir à tester sur les hommes. Et en disant cela, je ne défends pas inconditionnellement les tests sur des animaux. Ces tests ne se justifient que lorsque les risques pour la santé de l’animal sont autant maitrisés que possible.

      Quant aux arguments du genre « les vaches n’ont rien demandé », ils n’ont pas de sens. Car suivant cette logique, aucun animal n’ayant demandé à être domestiqué, il faudrait abandonner l’élevage pour la chasse. Qu’on le veuille ou non, il y a des milliers d’années, l’homme s’est approprié une certaine partie du vivant. Et tant que ce droit de propriété s’exerce avec le minimum de souffrance pour l’animal (à défaut de pas de souffrance du tout), il n’y a pas de raison de le remettre en cause, ou d’appeler ça barbarie.

      • Pierre Vandeginste
        Pierre Vandeginste répond à NonooStar
        Auteur(e) de l'article Journaliste scientifique, blog (...)
        • Posté à 09h12 le 29/09/2008
          rédacteur
        • Journaliste 8947
          Journaliste scientifique, blog (...)

        Je vois qu’il y a quelques bons pédagogues, dans la Rue89.

  • Anonyme

    « ces expériences sont très utiles pour la recherche en agronomie (dont on peut contester les objectifs, mais c’est un autre débat). »

    ben tiens. c´est sûrement pour mettre un terme a la faim dans le monde, mais pour l´instant, on « cherche » !

  • timiota
    timiota
    (lecteur de Bernard Stiegler)
    • Posté à 00h31 le 29/09/2008
    • Internaute 32493
      (lecteur de Bernard Stiegler)

    Regarder « live » dans l’estomac d’un homme arriva par chance il y a presque 200 ans. Alexis Saint-Martin, un trappeur canadien, survit à une balle...

    Lien

    Le chirurgien militaire Beaumont s’esn servira plus de dix ans... Ca aidera tout le monde (de la science). A vérifier, mais il ne souffrait pas plus que ça, fistulé.

    Enfin, pour ceux qui ne savent pas ce qu’on fait aujourd’hui en chirurgie, eh bien,
    - on transplante des systèmes digestifs ENTIERS (de l’oesophage à l’anus, et on s’est même rendu compte qu’il ne fallait plus passer les tripes donneuses aux antibio, sinon, la greffe prenait mal, il faut y laisser un peu de merdouille dans les villosités avant de greffer, le pied. C’est là qu’on se rend compte qu’on en sait très très peu sur la formidable complexité de cette flore, avec une richesse génétique (=beaucoup d’enzymes) qui défie l’imagination et qui fond du séquençage du génome une passade facile.
    - Plus gore, on trouve (sans doute encore) sur des sites web, la description chirurgicale de l’opération, aujourd’hui « classique » de « changement de sexe », comment on fait pour partir de testicules + corps caverneux + pénis, et arriver à un truc qui ressemble à un vagin, mais conserve une certaine excitabilité sexuelle (corps caverneux et micro-nerfs dedans), et ce qu’il faut de production hormonale.

    • Pierre Vandeginste
      Pierre Vandeginste répond à timiota
      Auteur(e) de l'article Journaliste scientifique, blog (...)
      • Posté à 09h17 le 29/09/2008
        rédacteur
      • Journaliste 8947
        Journaliste scientifique, blog (...)

      Excellent !

      Je copie/colle depuis le site :

      En 1822, un accident devait faire progresser les connaissances sur
      la digestion : Alexis Saint-Martin, un trappeur canadien, reçut un coup
      de fusil au ventre alors qu’il se trouvait dans l’île Mackinac sur le
      lac Huron. La blessure était si grave que l’estomac dépassait de la
      plaie et laissait échapper de la nourriture par une perforation. Le
      médecin se déclara impuissant à le sauver. Incroyablement, Saint-Martin
      survécut et la plaie cicatrisa par soudure des bords du trou de
      l’estomac avec ceux du trou de la peau formant une fistule
      (communication artificielle). Le contenu de l’estomac pouvait ainsi
      être vu directement à travers la fistule.

      William Beaumont, médecin américain, bien qu’il n’eût jamais
      fait d’études de médecine, avait obtenu un poste de chirurgien
      militaire car il avait été apprenti chez un médecin. Il recueillit
      Alexis et le fit travailler à son service. Au bout de quelques années,
      il réalisa qu’Alexis était un formidable sujet d’expériences : on
      pouvait observer directement ce qui se passait dans l’estomac,
      recueillir du suc gastrique, y placer des aliments... Beaumont
      entreprit alors une série d’expériences au grand dam de son sujet. Ce
      dernier n’appréciait guère qu’on aille fouiller dans son estomac et
      s’enfuit deux fois. Beaumont réussit finalement à le retrouver et à le
      faire enrôler dans l’armée pour l’avoir sous ses ordres. Beaumont mena
      de très nombreuses expériences aussi bien in vivo, dans l’estomac
      d’Alexis, qu’in vitro avec le suc gastrique recueilli par la fistule.
      Il étudia la durée de digestion de divers aliments, montra la présence
      d’acide chlorhydrique dans l’estomac, confirma que la dégradation des
      aliments dans l’estomac est un processus chimique. Il publia ses
      travaux dans une série de notes et écrivit un livre sur le suc
      gastrique. Il fut sans doute le premier grand physiologiste américain.
      C’est Lien (1813-1878), qui compléta ces travaux en montrant que la digestion ne se limite pas à l’estomac mais continue dans l’intestin.

       

      • la panthère verte
        • Posté à 15h05 le 29/09/2008
        • Internaute 32620

        L’avis de ce pauvre Alexis, personne n’en a rien à foutre, ni les scientifiques de l’époque, ni ceux d’aujourd’hui :
        ce n’était qu’un sujet d’étude.
        Vous éludez sans cesse la question de la finalité de ses expériences, reniant ainsi le machiavélisme « la fin justifie les moyens », est-ce justement parce que la fin ne justifierait rien ?
        Combattre le méthane et ainsi l’effet de serre ? devenons tous végétariens et toutes ces vaches seront totalement inutiles, leurs pets aussi. Et plutôt que de produire des végétaux pour nourrir les vaches pour nourrir les hommes (quand ce n’est pas d’autres vaches), nous produirons les végétaux que nous mangerons, ce qui devrait déjà permettre de faire reculer la faim dans le monde.
        Si les scientifiques n’étaient pas autant à la botte des multinationales qui les emploient, ils seraient plus crédibles. Bien sûr ils n’y peuvent rien si ils sont abandonnés par les États, mais est-ce une raison suffisante pour servir la soupe à ceux qui créent les problèmes en amont ?

  • chinchilla1967
    • Posté à 01h01 le 29/09/2008
    • Internaute 50756
      plate

    A chaque fois qu’elle mache, savez-vous combien une vache broie de coccinelles entre ses immenses molaires ? Je prefere ne pas vous le dire. En tous cas la prochaine fois que vous passez devant un champ et que vous voyez une de ces creatures, pensez un peu à la monstruosité de ce carnivore qui s’ignore.

  • timiota
    timiota
    (lecteur de Bernard Stiegler)
    • Posté à 01h06 le 29/09/2008
    • Internaute 32493
      (lecteur de Bernard Stiegler)

    J’ai mal posté, sorry

    voici les liens pour les transplantations et la flore intestinale :
    Lien

    Lien

    (désolé, c’est payant, si une bonne âme riveraine sait ou est posté quelque chose de gratos)

    et pour les « sex-reassignement »
    Lien
    voir les pages du bon Dr Metzler. (ca saigne ...).

    Tant la nature que les civilisations ont « compris » que le programme biologique était à géométrie variable, plein de « modifications » sont possibles, sans qu’il y ait de stress final (j’avoue ne pas connaitre moi meme de transsexuel pour vérifier quand les séquelles de douleurs leurs deviennent légères, après 2 mois ?).

    _____________________ PROGRES ? __________

    Sur le « progrès », eh bien il est vrai qu’avec UN Pasteur ou UN Larrey se penchant sur un problème particulier, il y a du résultat concret et bien joli. Mais c’est filtré sur une immense quantité de gens qui ont merdé ou cru des charlataneries et tenté de les démontrer (Même notre Clemenceau, médecin de formation, ne croyait pas Pasteur à ses débuts).

    De nos jours :
    Quand on a beaucoup de gens dans la recherche, il arrive ce qui arrive à TOUTE GRANDE organisation : ajouter un chercheur de plus peut être constructif ou pas. Quand les masses de chercheurs deviennent importantes, les buts sont moins clairs, FORCEMENT, pour une majorité d’entre eux, je ne pense pas que VinceDeg me contredira. Et la prise donnée à des volontés externes d’infléchir le questionnement pour qu’il s’oriente vers une question « rentable » devient plus grande.
    Puis vient le moment ou la boucle se boucle : les nouvelles connaissances dégagées ne sont plus appliquées là où elles pourraient être optimales (p ex les grandes maladies du tiers monde : palu, dengue, bilharziose, drepanocytose, etc. non solvables).

    Reste , dans la science, une vertu extraordinaire, qui n’existe pas chez Mesdames les Vilaines Banques Ultralibérales qui inspirent les posteurs qui nous disent que ce monde est assez mal foutu (et en tant que lecteur de Stiegler, certes, je ne suis pas rassuré sur les pertes de savoir-faire qu’il engendre, ou de savoir-vivre, technique et culture....) : la fraction de savoir vraiment divulguée est considérable (notamment grâce aux brevets, divulgués après 18 mois). C’est l’accès et la réutilisation qui ne sont pas simples, et aussi la diffusion des savoir-faire (reproduire la manip du labo à la mode, si vous n’êtes pas dans le bain au départ, ça peut vous coûter quatre ans de galère aujourd’hui).

    L’histoire des vaches « trouées » est certes dérangeante pour ceux qui n’admettent pas que l’homme a déjà fait « écologiquement » des choses pas neutres du tout : sélectionner tant et plus des espèces animales et végétales (=« agriculture »), sur la base du croisement, depuis la nuit des temps. Puis détruire moultes forets et landes pour faire la Bourgogne le Bordelais et la douceur Angevine, ce qui a du pas mal modifier l’image satellite de notre France (ouf il n’y avait pas de satellite quand Saint Germain décida de faire sa ville dans les « Laye » et d’agrandir les clairières, sans parler des cisterciens, très exploiteurs des plus chouettes vallées, sans trop les saloper, je dois dire.)

    On modifie donc beaucoup depuis longtemps.

    Réduisons un peu le balayage de ces choses : l’espérance de vie qui augmente reste l’indicateur le plus important MAIS il faut tout de suite regarder ce qui va le faire baisser pour voir poindre les absurdités à venir et contre-réagir, réguler. Par exemple, l’obésité et le diabète, en occident, pourraient, à terme, grignoter ce que nous avons gagné sur le passage de la Camarde. Et quand on veut élaborer une politique de santé dans le tiers monde, je crois qu’il est bon de commencer par essayer de répondre à la question « pourquoi l’espérance n’augmente pas ici », cela, cette approche démographique, permet de débobiner l’économique et le social assez loin (y compris dans les cas connus comme douloureux comme le SIDA en Afrique du Sud, merci Mbeki). Si le camarade Todd et les fantomes de Sauvy et Braudel sont sur ce post, je lirais volontiers leur avis.

    Bonne nuit

  • boboétie
    • Posté à 07h32 le 29/09/2008
    • Internaute 2816

    Comme c’est triste, de vivre entre Dune et Matrix !
    Hum ! j’aurais dû le taper en hexadécimal...

  • RETRO
    RETRO
    artiste guitariste/chanteur/ (...)
    • Posté à 08h15 le 29/09/2008
    • Internaute 50175
      artiste guitariste/chanteur/ (...)

    JE PROPOSE DE FAIRE UN TROUS DANS LES TRONCHES SUIVANTES(BUT SCIENTIFIQUE°)
    LEPEN/etude des systeme raciste et xenophobes
    sarkozy : recherche sur la dependance au dolllar
    chirac : etude sur la magouille
    nan ! et enfin un chercheur de l’inra afin de voir ce qui pousse un chercheur a faire des hublots sur un vache !
    docteur ,ya mal a l’estomac,« ouvre que je regarde ! »

  • Néwick
    Néwick
    Etudiant en médecine
    • Posté à 08h47 le 29/09/2008
    • Internaute 25004
      Etudiant en médecine

    Hé, vous savez quoi ? On fait presque la même chose chez les humains (mais pour des raisons médicales, bien sûr). Lors d’une iléostomie par exemple...

  • survivant
    • Posté à 09h30 le 29/09/2008
    • Internaute 25864

    Ce qui me chiffonne un peu dans cet article maintenant que j’ai fini de vomir. En mettant de côté la souffrance animale dont personne ne sait vraiment de quoi il parle à moins que la brave bête soit venu expressément raconter à son boucher aïe bobo au bide.
    L’objectif réel de cette expérience reste un camouflet. La faim dans le monde à bon rôle dans tous ça. Moi j’y vois plutôt un rôle d’expérience énergétique. Le méthane.

    (source ESA)C’est le principal constituant du biogaz issu de la fermentation de matières organiques animales ou végétales en l’absence d’oxygène. Il est fabriqué par des bactéries méthanogènes qui vivent dans des milieux anaérobiques c’est-à-dire sans oxygène.

    Le méthane est ainsi le seul hydrocarbure classique qui peut être obtenu rapidement et facilement grâce à un processus biologique naturel. Nous utilisons principalement du gaz naturel et donc du méthane fossile, mais l’utilisation du méthane renouvelable, aussi appelé biogaz, est en développement : Suède, Allemagne, Danemark, Viet-Nam, Cambodge, Chine, Inde...

    Le méthane se dégage naturellement des zones humides peu oxygénées comme les marais et les terres inondées. Il se forme aussi dans l’estomac des mammifères. Ce gaz est d’ailleurs présent en faible quantité dans les flatulences humaines [1].Le biogaz produit dans les décharges pourrait être (bien davantage) récupéré et valorisé sous forme d’électricité, de chaleur ou comme carburant automobile. C’est clair comme ça !

    • survivant
      survivant répond à survivant
      • Posté à 15h29 le 29/09/2008
      • Internaute 25864

      Attendez ce n’est pas tout ! Quand on pense qu’une vache relâche 250 litres de méthane par jour ! Vu le cheptel mondial ça te fait un sacré paquet d’hydrocarbures à raffiner en carburant automobile. T’imagine aller faire le plein de ta bagnole chez le bouseux du coin le pistolet branché directement au cul de la vache. royal Non ?

      • vient de déménager 25 oct
        • Posté à 19h37 le 29/09/2008
        • Internaute 23692

        Sans rire, à mon avis certains scientistes tarés se penchent sérieusement sur la « question » du pêt de la vache.

  • lougascoun
    lougascoun
    Ce monde est fou , je vous dis (...)
    • Posté à 09h48 le 29/09/2008
    • Internaute 27511
      Ce monde est fou , je vous dis (...)

    Eh bien , a tou les fanas de ces sujets , je dirai
    que l’ancienneté d’une pratique , n’est pas forcément un critere de normalité , voire de moralité.
    Ah au fait , pour la reproduction humaine , on posede hublots sur les coucougnettes des chercheurs ? ? ? ?

  • Pat du Tarn
    Pat du Tarn
    esprit rugbystique
    • Posté à 09h54 le 29/09/2008
    • Internaute 40384
      esprit rugbystique

    Vous etes en retard :
    Il y a à peu prés 40 ans que cette technique existe ; Comme quoi ça n’a pas empéché de faire devenir nos vaches carnivores,en leur faisant manger de la farine animale,et amener des maladies inconnues,sauf dans des milieux trés spécialisés.

    • Pierre Vandeginste
      Pierre Vandeginste répond à Pat du Tarn
      Auteur(e) de l'article Journaliste scientifique, blog (...)
      • Posté à 10h24 le 29/09/2008
        rédacteur
      • Journaliste 8947
        Journaliste scientifique, blog (...)

      En retard ? C’est écrit noir sur blanc dans le texte.

  • morova
    • Posté à 10h07 le 29/09/2008
    • Internaute 24254

    ne serait il pas interessant pour la science d’installer ce systeme sur les vieux hommes politiques français qui pour moi ressemblent enormement a des sacs a merde afin d’essayer de compremdre cette longevite passee a se goinfrer aux frais du contribuable et etre malgres tout toujours en vie proches de la deliquescence ignorant le colesterol la tension les problemes vasculaire cancer etc mais continuant a nous faire chier chaque jours c’est trop injusteje voudrais que lepen pasquoi seguin santini tous les politiques de plus de 70ans donnent leurs corps a la science je veux comprendre et je sais que je ne suis pas le seul. aidez la science n’arretez pas le progres ce sera la plus belle action de votre vie vous laisseriez une trace de votre passage sur terre comme les limaces dans la rosee du petit matin clair.... lol ! ! !

  • jjezfm
    jjezfm
    Internaute
    • Posté à 10h12 le 29/09/2008
    • Internaute 9633
      Internaute

    c’est un gag, cet article ?
    vous voyez vraiment pas où est le problème ?
    je vous suggère de créer un jumeau réservoir pour chaque enfant qui nait, ce serai un « outil rudement pratique » (vous vous foutez de nous ? !) pour tous nos problèmes de santé !

  • bozox
    • Posté à 10h54 le 29/09/2008
    • Internaute 28752

    Tout ça pour trouver comment alimenter la vache pour maximiser le s profits, alors que tout le monde sait depuis toujours qu’une vache doit manger de l’HERBE ! Si, si, et pas des farines animales, ni des tourteaux de mais, ni des antibiotiques, ni des hormones, non simplement de l’herbe, vous savez le truc qui pousse dans les prairies ! C’est quoi une prairie ? Eh bien ça date des années d’avant le mais partout, c’était un champ dans lequel on laissait paitre le bétail tranquillement !

  • deecurl
    • Posté à 11h20 le 29/09/2008
    • Internaute 13077

    ce qui assez effarant dans les commentaires c’est le nombre incroyable de personnes qui posent sans savoir le procédé comme inacceptable, pour qui les chercheurs sont a priori des monstres, pour qui la recherche nous mène forcément à notre perte.

    c’est quand même complètement obscurantiste !

    • tOrDrE L¤RdRe
      tOrDrE L¤RdRe répond à deecurl
      VALLSS89
      • Posté à 11h24 le 29/09/2008
      • Internaute 50571
        VALLSS89

      Les deux réalités coexistent j’insiste !

    • Zeck
      Zeck répond à deecurl
      Zèbre en cavale
      • Posté à 20h09 le 29/09/2008
      • Internaute 11239
        Zèbre en cavale

      je crois que l’obscurantisme c’est surtout grave dans le cas de celui qui se pique d’être scientifique et n’est pas fichu de trouver des arguments à ses propos, tout simplement parce qu’il n’y a pas de propos, mais une simple provoc qui fait pschit et qu’il n’a pas bien bosser le sujet.
      On est quelques uns ici à se poser des questions, c’est
      certainement plus confortable de se poser des réponses mal lues et mal comprises.
      Je n’ai aucun respect pour qui a écrit cet article et a répondu par des propos méprisants et insultants à bon nombre d’entre-nous.
      S’il est « journaliste scientifique » moi je fais des miracles dans la grotte de Lourdes.

  • Redroom
    Redroom
    La V2, une grosse merde.
    • Posté à 12h04 le 29/09/2008
    • Internaute 23589
      La V2, une grosse merde.

    Mais comment pouvons nous exprimer autant de mépris envers la nature ?

    Et ici alors une majorité des riverains est pour ? !

    On voit bien tous que vous avez pas vu de vaches depuis longtemps...

    Désolé mais c’est dégueulasse, moi ça me donne la nausée et qu’au nom de la science tout soit permis, je trouve que c’est très dangereux.

    Le progrès oui, la bêtise non.

  • viveleprogres
    viveleprogres
    lecteur
    • Posté à 12h42 le 29/09/2008
    • Internaute 54367
      lecteur

    Ca c’est du journalisme scientifique ! tout en approximations
    Bravo !
    - Faire appel a la tradition (ca se fait depuis longtemps) mais c’est pas sûr...
    - Apparement les vaches... meme pas mal
    - L’INRA qui repond pas...
    - Les defenseurs des animaux, vu comme des « ringards », (un peu comme les idées de gauche sont présentées par la droite)

    Tout ca pour dire que si ca se fait c’est qu’il y a bien une raison et une bonne, c’est evident
    Encore bravo ! !
    C’est vrai, c’est moderne, ce non-repect du vivant, c’est frais et ca fait drolement avancer les choses : grace a l’INRA on a les pesticides (36 pesticides sur une seule pomme), l’agriculture intensive, l’insemination artificielle, les elevages intensifs et des vaches trouées...

    • Pierre Vandeginste
      Pierre Vandeginste répond à viveleprogres
      Auteur(e) de l'article Journaliste scientifique, blog (...)
      • Posté à 14h18 le 29/09/2008
        rédacteur
      • Journaliste 8947
        Journaliste scientifique, blog (...)

      C’est surtout votre lecture, qui est approximative.

      • Je ne fais pas « appel » à la tradition. Pour quoi faire ? Je signale juste un fait : cela existe depuis longtemps. Vous le saviez ?

      • Je ne dis pas que les vaches n’ont pas mal, je constate que des zozos, contre toute évidence, croient qu’elles souffrent. Le phénomène intéressant ici, c’est cette croyance, incompréhensible.

      • Je n’ai pas démontré que ces vaches ne souffrent pas, c’est vrai. Mais pouvez-vous m’expliquer pourquoi aucun de ceux qui hurlent à la « souffrance animale évidente » ne se donne la peine de fournir la moindre preuve, nimême le moindre indice de ce qu’il présume gratuitement ? Vous en fournissez, vous, des preuves, des indices ?

      • Le fait que l’Inra ne m’a pas répondu est un fait. Vous ne le trouvez pas intéressant ?

      • Les défenseurs des animaux, il en existe de toutes sortes. Je suis un défenseur des animaux. Je milite pour que l’expérimentation animale soit sérieusement encadrée. Et aussi pour que l’on fiche la paix, dans leur habitat, aux chimpanzés, bonobos, gorilles et orang-outan. Entre autres. Et j’ai le droit d’avoir un avis sur d’autres genres de défenseurs des animaux. Et surtout sur les réactions que je trouve grotesque.

      • Je ne dis pas un mot sur l’Inra en général.

      • Je suis journaliste scientifique, est-ce que cela m’empêche de tenir un blog, d’y exprimer mes opinions ?

      • Mon texte fait 2800 signes, vous voudriez y trouver l’enquête du siècle sur l’expérimentation animale ?

      • L’expérimentation animale est un sujet intéressant. Mais je m’intéresse encore plus aux délires que le sujet provoque. C’est mon droit.

      • Si vous voulez me commander une enquête magistrale sur un sujet scientifique, parlons-en. Je fais des réductions aux lecteurs de Rue89.

      • Zeck
        Zeck répond à Pierre Vandeginste
        Zèbre en cavale
        • Posté à 19h14 le 29/09/2008
        • Internaute 11239
          Zèbre en cavale

        En fait vous avez écrit un article sans trop savoir ce que vous vouliez dire ou démontrer en choisissant le registre de la provocation et en criant au scandale.
        Les réactions des uns et des autres que vous attendiez vous sont insupportables dès qu’elles ne vont pas dans votre sens préétabli, mais ça je ne suis pas le seul à vous le dire.
        Je trouve consternant votre ton vindicatif, et les termes méprisants et insultants que vous employez sans cesse. C’est le degré zéro de l’argumentation scientifique et vous vous privez de de réflexions très intéressantes.
        « Je suis journaliste scientifique », répétez-le souvent on finira bien par ne pas vous croire.

         
        • Pierre Vandeginste
          Pierre Vandeginste répond à Zeck
          Auteur(e) de l'article Journaliste scientifique, blog (...)
          • Posté à 08h34 le 02/10/2008
            rédacteur
          • Journaliste 8947
            Journaliste scientifique, blog (...)

          Je n’ai pas écrit à proprement parler un « article ». Mais un texte court, plutôt du genre « billet d’humeur ». Sur mon blog Aïe ! tech. Et Rue89 l’a repris. Ce texte ne porte pas sur l’expérimentation animale, mais plutôt sur le regard que nous portons sur elle. Mon sujet n’est pas la vache, mais nous.

          Je veux parler de la difficulté que nous avons à regarder ce genre d’images sereinement, rationnellement. Elles contiennent des stimuli qui renvoient au pire : cette béance dans le corps de la vache, toute cette matière qui semble fécale… Et puis il y a l’attitude ce cet homme, qui farfouille dans l’animal, en parlant à la caméra sans montrer la moindre émotion. Terrible.

          Mais si l’on réfléchit deux secondes… Quand des chirurgiens nous réparent les intérieurs, ils se racontent des histoire de cul, le dernier film vu, est-ce que cela signifie qu’ils nous méprisent ? Est-ce qu’un trou, ça fait mal, par définition ? Est-ce qu’une expérience sur une vache laitière aurait le moindre sens si elle souffrait ?

          Expérimenter sur un animal, sans le faire souffrir, évidemment, pour un résultat socialement utile, nous l’acceptons sans broncher quand c’est moins… spectaculaire. Au fond, ce qui nous fait réagir ici, ce sont des détails de forme. Des détails visuels. Un énorme trou, un hectolitre de dégueulis. Cachez le trou, cachez le vomi, et tout d’un coup, on se sentirait mieux.

          Mais il y a parmi nous des gens qui se fourrent le doigt dans l’œil encore plus profond. Des gens qui, devant cette vidéo, « fabriquent dans leur tête », ex nihilo, de la souffrance, présument des actes de barbarie… Pour qui il est évident que les chercheurs sont des sadiques, qui « torturent » les animaux sans raison. Certains vont jusqu’à risquer des comparaisons avec Hitler et souhaiter que l’humanité toute entière disparaisse pour expier ce genre de péché. Je l’avoue, ces gens me hérissent le poil. Me font peur.

          L’expérimenttaion animale ne va pas de soi, elle pose problème, nous savons qu’il y a parfois des abus. D’où la nécessité d’une réflexion, de comités d’éthique. Il m’est arrivé de m’y intéresser sous cet angle. Mais cette vidéo montre tout à fait autre chose. Moi, ce sont les réactions qu’elle provoque qui me fascinent.

          Le ton léger de mon texte alors qu’il aborde un sujet grave ? C’est voulu. Ça plaît ou ça ne paît pas. C’est à prendre ou à laisser. C’est moi.

          J’ai une fois ou deux réagi sèchement dans mes commentaires. Je le regrette. Sans doute la conséquence de certains propos insoutenables lus ici.

        1 autres commentaires
  • coincheur_fou
    coincheur_fou
    pourquoi vouloir juger les (...)
    • Posté à 13h44 le 29/09/2008
    • Internaute 54371
      pourquoi vouloir juger les (...)

    plusieurs argumentaires du journaliste me dérange :
    1- on pratique cela depuis belle lurette. cela donne l’impression d’être un argument pour dire que ce n’est pas gênant. La saigné sur humain a été aussi pratiqué pendant longtemps et est pourtant moisie.
    2- Il est très commode intellectuellement de dénigrer le discours des anti-spécistes (en les cataloguant de caricature), pour éviter de se remettre en question.
    3- Le fait que la vache souffre ou non, doit-il pour autant éviter de poser la question sur l’intérêt de cette démarche ?
    4- question ouverte : devrait-on toléré une telle pratique (que je ne remets pas en cause), seulement si on l’accepte sur un humain ? Je n’ai pas la réponse. la question mérite qu’on se la pose.

    Ensuite sur les réactions des lecteurs, ce qui s’éloigne de cet article, il faudrait que ceux qui parlent de la nécessité de manger de la viande se renseigne un peu plus sur le fonctionnement du corps humain.

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