Carrières longues : les députés vont interpeller Xavier Bertrand
La réponse du député Thierry Benoit
« J'ai bien reçu votre courriel en date du 24 septembre et les différentes pièces qui l'accompagnaient, à commencer par la réponse convenue de Monsieur Lacotte-Arador. (...)
Comme votre cas n'est pas isolé, je vais interpeller de mon côté Xavier Bertrand sur les possibilités d'amendement du dispositif actuel qui s'avère trop arbitraire.
Je vous tiendrai informé des propositions qu'il pourrait formuler dans le cadre de la reconduction du système des départs anticipés à la retraite, instauré par la loi du 21 août 2003. »
Nous avions expliqué, dans un article publié le 14 septembre, le désarroi des personnes ayant effectué une carrière longue et qui se voient soudain obligés de cotiser un an de plus alors qu'elles pensaient, après quarante-deux ans de boulot, pour se retirer au 1er janvier prochain.
La mobilisation de notre riveraine Aro, qui nous avait alerté sur cette affaire, commence à porter ses fruits.
Suite au flot de courriers envoyés aux parlementaires par elle et toutes les personnes mobilisées, les réponses commencent à affluer. Au moins dix députés ont promis de donner suite et d'intercéder auprès du ministre du Travail, Xavier Bertrand. Parmi eux, sept appartiennent à la majorité :
- Thierry Benoit (Nouveau Centre)
- Roland Blum (UMP)
- François Loos (UMP)
- Jean-Luc Préel (Nouveau Centre)
- Christian Vanneste (UMP)
- Pierre Bédier (UMP)
Ces réponses n'engagent pas la suite, même s'il est intéressant de souligner que certains, comme Thierry Benoit, reconnaissent que « le dispositif actuel s'avère trop arbitraire ». D'ailleurs, la réponse envoyée par Xavier Bertrand ne laisse pas beaucoup d'espoir de modification des textes publiés en juillet.
A moins que la démarche que vient d'entreprendre la CFDT n'aboutisse. Le syndicat a en effet saisi le Conseil d'Etat en début de semaine au nom de l'iniquité qu'il y a à faire travailler plus longtemps ceux qui ont déjà eu les carrières les plus pénibles.
« On a décidé de gêner le gouvernement sur cette affaire », explique Jean-Louis Malys, car « on pense qu'il y a des failles dans l'architecture législative » du gouvernement. Une pétition a également été lancée. A suivre, donc.
► Article suivi : Après plus de 42 ans de boulot, ils doivent prolonger d'une année
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HOSTO : SAUVONS NOS RETRAITES GREVE 16 et 17 OCTOBRE.
25/09/2008 10 : 08 2 /1 Syndicat National des Praticiens Hospitaliers Anesthésistes Réanimateurs
Membre adhérent et fondateur de l » Intersyndicat National des Praticiens Hospitaliers, INPH Membre adhérent de la Fédération Européenne des Médecins Salariés, FEMS Membre adhérent et fondateur de la Fédération de la Permanence des Soins Hospitalière FPSH Docteur Michel Dru Docteur Nicole Smolski Président Vice-Présidente
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PH, SAUVONS NOS RETRAITES : PREAVIS DE GREVE 16 et 17 OCTOBRE.
Le SNPHAR a pris connaissance des textes officiels parus le 23 septembre dernier modifiant l'IRCANTEC. Ces textes réglementaires amputent notre régime de retraite complémentaire de 30 %. Les PH, qui cotisent toute leur carrière à cette caisse, sont pris de plein fouet par cette réforme, quel que soit leur âge. Cette réforme n'était pas justifiée par les audits de l'Ircantec, c'est un passage en force qui va avoir de lourdes conséquences en terme d'attractivité des carrières hospitalières. La baisse drastique de nos retraites est une rupture du contrat social qui a participé à nous faire choisir la carrière hospitalière.
Les pouvoirs publics qui avaient pour mission de limiter le retentissement de cette baisse importante n'ont toujours pas répondu aux attentes des praticiens hospitaliers. Les propositions sont très éloignées des demandes émises par les intersyndicats de praticiens hospitaliers.
Le SNPHAR rappelle ses exigences :
Pas plus de 40 annuités pour une pension à taux complet, car, outre 5 à 7 ans de travail de nuit pour nos carrières à gardes, nous travaillons plus de 48 heures hebdomadaires, soit bien plus que le temps réglementaire des autres salariés. Nous avons participé à l'effort collectif en passant de 37,5 annuités à 40, nous n'accepterons pas une annuité de plus.
Pas de taux de remplacement inférieur à 66% du dernier salaire, comme le prescrit la Loi Fillon.
Respect des protocoles d'accord de 2005, toujours pas appliqués (cotisation sur toutes les astreintes notamment).
Elargissement de l'assiette de cotisation IRCANTEC à toutes les primes et proratisation pour les temps partiels.
Devant la gravité des conséquences de cette réforme, le SNPHAR appelle les praticiens hospitaliers de toutes les spécialités médicales et chirurgicales à une grève des soins urgents et non urgents les 16 et 17 octobre.




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