Dans la pièce « Du cristal à la fumée », son interprétation d'une réunion nazie en 1938 indigne les historiens spécialistes de la Shoah.

Depuis sa création le 12 septembre, et jusqu'à la dernière ce dimanche, la « pièce » de Jacques Attali, « Du cristal à la fumée », éditée chez Fayard et présentée au Théâtre du Rond Point (Paris) aura affiché complet tous les soirs. Il faut dire que son auteur y promet rien moins qu'une révélation historique sur l'origine de la Shoah. Vaste programme, qui mérite qu'on s'y penche de près.
Jadis conseiller de Mitterrand, aujourd'hui expert économique pour Sarkozy, auteur d'une cinquantaine de livres en tous genres (dont une « Histoire du temps » qui l'a fait condamner pour plagiat), le très médiatique président de PlaNet Finance vient donc d'endosser un nouveau rôle : celui d'historien dramaturge.
Ainsi, sa pièce revient-elle sur une réunion nazie organisée deux jours après le pogrom antisémite de la Nuit de Cristal (novembre 1938). Sous l'égide de Goering, la rencontre avait pour objet d'éviter, malgré l'engagement des assurances, de rembourser les juifs victimes des incendies, destructions et pillages.
Tout au long de la discussion, les dirigeants du IIIe Reich ressassèrent l'idée que, trop riches, les juifs volés coûteraient trop cher à dédommager. D'où un décret les excluant de toute activité économique et de toute vie sociale.
« Au plus près de la réalité historique » ? Voire…
Or Jacques Attali ne fait pas que reprendre « à 95% » (comme il dit) le procès verbal de cette réunion. Il croit aussi pouvoir mettre au jour la vérité secrète de cette séance : « C'est d'elle qu'est sortie la décision de la solution finale », va-t-il jusqu'à affirmer dans sa préface, tout en assurant parler « au plus près de la réalité historique ».
Pourtant, quiconque se rend au Centre de documentation du judaïsme contemporain pour consulter l'archive peut constater qu'il y est question de spoliation, de ghettoïsation, d'expulsions, mais pas encore d'extermination. De fait, toute la communauté scientifique s'accorde à situer la décision du génocide à la fin de l'année 1941.
Voilà pourquoi la prétendue découverte d'Attali fait bondir les historiens. « C'est une contrevérité historique de plus qui circulera en toute impunité », s'indigne l'historienne de la shoah Annette Wieviorka.
En outre, laisser entendre que la décision d'exterminer les juifs découle d'une question d'assurance implique un « dangereux glissement », comme le souligne le meilleur spécialiste français de la période, Florent Brayard, chercheur au CNRS et auteur de « La Solution finale de la question juive » (Fayard, 2004) :
« C'est faire comme si le projet d'exterminer les juifs pouvait être le fruit d'une rationalité : un calcul rigoureux, en vue d'un bénéfice matériel tangible. Or la “'solution finale” est au contraire purement idéologique : Hitler avait décrété que la mort du “juif” était la condition de sa victoire. »
« Sur un tel sujet, il faut être soit un grand écrivain, soit un historien »
Sous couvert de vérité historique, la fiction d'Attali (qui n'a pas souhaité répondre à Rue89) s'avère donc plus que tendancieuse, comme le souligne également la philosophe Elisabeth de Fontenay, présidente de la commission Enseignement au Mémorial de la Shoah :
« Pour traiter un tel sujet, il faut être soit un grand écrivain, soit un historien. Attali n'est ni l'un ni l'autre, et le mélange qu'il propose ici est catastrophique : il ouvre la porte à toutes les dérives, et témoigne d'un grand manque de respect pour les morts. »
De ce malaise, la mise en scène témoigne à son tour, presque malgré elle. Daniel Mesguich, qui nous émerveille d'habitude par son grand sens des mots et des images, a bien senti que « théâtralement, un tel objet ne peut pas être abordé comme les autres », comme il l'explique dans un entretien.
C'est, pense-t-il, « parce qu'il s'agit d'une “situation réelle” ». Mais on a surtout l'impression que son spectacle ne s'assume pas, comme s'il avait conscience de la distorsion historique qui le traverse.
Les croix gammées arborées sur scène sont timidement barrées de ratures claires ; les acteurs, pourtant en costume très réaliste, gardent à la main le texte du rôle qu'ils interprètent ; et à la fin, ils ne viennent pas saluer.
Au moins l'homme de théâtre laisse-t-il ainsi entendre, à sa manière, que le spectacle ne saurait appeler des applaudissements.
Photo : Jacques Attali en janvier 2008 (Gonzalo Fuentes/Reuters).




















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De ogareff
16H23 | 27/09/2008 |
Moi j'ai vu la pièce que j'ai trouvée très bien parce que les acteurs y étaient excellents (Bernard-Pierre Donnadieu en Göring et le fils Mesguisch en Heydrich notamment.) Il se trouve que je connais assez bien le document d'où est tiré le texte d'Atalli donc je crois avoir à peu près repéré les ajouts d'Atalli : ils sont mineurs (en quantité) et à mon avis pas suffisants pour gâcher l'intérêt historique du spectacle. Lorsqu'Atalli fait dire à Göring : « bon maintenant on arrête de prendre des notes », je suppose qu'il faut comprendre que là on arrête avec le dialogue réel tel qu'il nous est parvenu par les archives et que c'est à partir de là qu'Atalli se permet d'inventer. Mais tout de même, hors ce passage, il se permet de glisser des allusions lourdingues : régulièrement un personnage commence à évoquer la « solution f… » sans pouvoir terminer sa phrase parce que Goring lui fait les gros yeux. Ca, je suis sûr que c'est un rajout, et pourtant ce n'est pas présenté comme tel. Du coup c'est assez frustrant, on a l'impression d'avoir accès à un document historique de première importance, mais légèrement falsifié par endroit. Et c'est vrai que ça donne du grain à moudre aux négationnistes en faisant croire que la solution finale, personne n'en a jamais parlé explicitement et qu'on est obligé de prêter aux dingitaires nazis des propos qu'ils n'ont pas tenus, de spéculer sur d'éventuelles allusions (« oui à ce moment là ils auraient très bien pu en parler mais comme Göring aurait dit chute ça n'aurait pas été inscrit sur le procès-verbal de la réunion mais ils n'en pensaient pas moins donc je les fais penser tout haut. ») Alors que si la solution finale n'a pas été explicitement évoquée lors de cette réunion, elle l'a suffiamment été par ailleurs pour empêcher tout débat oiseux (sans compter que, en effet, le résultat est là.) Par contre, savoir si déjà en 38 c'était, non pas prévu et encore moins planifié mais disons sérieusement envisagé, ça c'est un autre problème dont discutent encore les intentionnalistes et les fonctionnalistes…
Au final, Atalli fait sa petite soupe en essayant plus ou moins de présenter cette réunion comme le moment-clé où se décide le génocide (il faut bien la vendre, sa soupe) mais je ne pense pas que le crime commis contre la vérité historique soit trop grave : c'est pas comme si on découvrait que Lanzmann avait bidonné ses témoignages, par exemple, là ce serait embêtant. Mais là, bon, c'est Atalli, quoi.
Il n'en demeure pas moins, par ailleurs, que cette réunion est indéniablement une étape importante dans le processus d'ostracisation des juifs et de leur exclusion de toute vie sociale.
De sissa
16H33 | 27/09/2008 |
Attali est la caricature de l'intellectuel médiatique qui veut donner son avis sur tout et se prétend spécialiste de tout. Quand on veut être à la fois, historien, futurologue, homme d'affaire, économiste, philosophe, conseiller politique etc…, on se condamne à n'être rien de tout cela et à n'être qu'un épiphénomène dont les « œuvres » ne dureront pas beaucoup plus longtemps que la mode de l'été dernier…
De AlfredoGarcia
Rien | 16H38 | 27/09/2008 |
Il y a de la rationalité dans la « Solution Final », mais c'est la rationalité qui a toute folie, elle est traduite dans l'industrialisation du génocide, pas dans sa formation, sa création complètement idéologique.
Cette rationalité est celle du Molloy de Samuel Beckett, il rationalise le trajet des pierres entre sa bouche et sa bouche de poche en poche, mais la folie n'est pas là, mais dans le pourquoi de sucer ces pierres. Ce n'est pas l'industrialisation qui est la folie, mais son dérivé, la folie est le génocide.
Mais c'est typique de la façon approximative de réfléchir de Jacques Attali, un détail dévient le fait en soi, on n'a qu'à relire son rapport sur la croissance, il y a des tas d'absurdités générées par ce genre de confusion.
De compte supprimé 22
Lecteur écriveur | 17H25 | 27/09/2008 |
« Sous couvert de vérité historique, la fiction d'Attali (qui n'a pas souhaité répondre à Rue89) s'avère donc plus que tendancieuse »
Rectifions : « qui a refusé de répondre à Rue89 ». Quand même, on s'appelle Jacques Attali, non ?
Façon qui s'avère donc plus que malpolie, et plus que répandue chez nosseigneurs les princes qui nous gouvernent.
De Augustus
Globe-trotteur en quête de dromadai... | 17H29 | 27/09/2008 |
si l'on en croit ce texte, écrit en 1940 par Aaron Zeitlin (ou Tseitlin, selon la transcription utilisée), il est clair que la « solution finale » ne concernait que les « veaux » (Bidne kelblekh tut men nindn), et qu'en 1941 les « hirondelles » étaient déjà loin (Ver s'hot fligl flit aroyf tsu).
Oyfn furl ligt a kelbl
Ligt gebundn mit a shtrik
Hoykh in himl flit a foygl
Flit un dreyt zikh hin un tsrik
Schrayt dos kelbl, zogt der poyer
Ver zhe heyst dikh zayn a kalb ?
Volst gekert tsu zayn a foygl
Volst gekert tsu zayn a schvalb
Bidne kelblekh tut men nindn
Un men shlept zey un men schlekht
Ver s'hot fligl flit aroyf tsu
Iz bay keynem nisht keyn knecht
la musique de Shlomo Secunda est très belle, elle a été reprise en anglais par Joan Baez, et en français par Claude François (avec des paroles complètement idiotes).
à Augustus
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 18H35 | 27/09/2008 |
Un extrait de texte en yiddish vaut bien qu'on le traduise (en entier), non ?
à Jaycib
De Zeck
plus ultra | 18H57 | 27/09/2008 |
c'est un petit veau sur une carriole
ligoté Avec une corde ligoté
Là-haut, dans le ciel, un petit oiseau vole
S'amuse et virevolte de tous côtés
refrain :
Le vent rit dans les blés
II rit et rit et rit
Il rit toute la journée
Et la moitié de la nuit - Dona, dona, dona, dona..
Le petit veau crie, le paysan lui dit :
Qui donc t'oblige à être un veau ?
Tu n'avais qu'à être un petit oiseau
Tu n'avais qu'à être une hirondelle
Les pauvres petits veaux, on les entrave
A l'abattoir on peut les tuer
Mais qui a des ailes au loin peut s'envoler
Et n'est l'esclave de personne
à Zeck
De Augustus
Globe-trotteur en quête de dromadai... | 19H07 | 27/09/2008 |
Merci de cette excellente traduction, excusez-moi, je pensais que le yiddish, de même que l'oudmourde ou le soninké faisait partie de la culture de base du riverain moyen…
à Augustus
De Zeck
plus ultra | 20H19 | 27/09/2008 |
Eh bien non : )
à Zeck
De Augustus
Globe-trotteur en quête de dromadai... | 07H51 | 28/09/2008 |
On aura compris que par ce procédé, je voulais exciter la curiosité… ce qui a parfaitement fonctionné ! Mais les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures, et je ne referai pas ce coup-là ni en oudmourde ni en soninké. Et encore merci aux riverains qui ont si bien joué le jeu !
De valmont4
écrivain public | 17H30 | 27/09/2008 |
C'est le coin où on insulte un juif à cause de ses idées ? Ça pue ici, et ça bouffonne sévèrement. Beurk !
à valmont4
De Augustus
Globe-trotteur en quête de dromadai... | 17H38 | 27/09/2008 |
insulter n'est jamais une attitude constructive ni intelligente, mais tant qu'à faire, il vaut mieux faire reposer ses griefs sur des idées que sur des critères liés à la personne.
De Pâs Tissier mais presque
Pro de Resto | 17H43 | 27/09/2008 |
Je recommande vivement la lecture du livre :
COMMENT HITLER A ACHETE LES ALLEMANDS
Ed. Flammarion
de Götz ALY.
Pour 12 euros, vous aurez un éclairage économique de la gestion budgétaire et de la masse monétaire du Reich et de la zone « ReichMark » occupée.
En particulier le chapitre III - La spoliation des Juifs, partie Aryanisation & inflation. Cette partie peut apporter un éclairage historique indispensable à ceux qui s'intéressent à la solution finale et l'endormissement des allemands.
Il y a l'explication édifiante (car 1944, c'est de la gestion copiée/collée améliorée du reste des territoires européens) de la gestion des actifs financiers des juifs en Hongrie. C'est la période où toutes les méthodes sont éprouvées, donc les plus efficaces, ce qui précipitent la massification des crimes contre les populations civiles juives (1/3 de la richesse financière hongroise).
Ma conclusion à la suite de la lecture des méthodes nazies, c'est que la solution finale est un mix basé sur :
- la théorie du NSDAP (Au départ : « Jude Raus »…),
- une extraordinaire gestion des approvisionnements primaires de l'Allemagne & de ses habitants dictée par Hitler et Göring,
- une subordination efficace (Eichmann),
- une lucidité criminelle d'équilibre budgétaire, monétaire et financière (…pour arriver à « Jude Vernichtung »).
Il est prouvé historiquement que la disparition des juifs d'Europe a permis au IIIème Reich de survivre à sa politique budgétaire. Sans eux, il aurait fallu trouver d'autres solutions de financement à l'effort de guerre nazi.
De affreuxjojo
17H49 | 27/09/2008 |
Pour revenir sur mon premier commentaire et le préciser, les approximations d'Attali n'en font évidemment pas un négationniste. Par contre, toutes les approximations sur la Shoah deviennent autant de failles ou tentent de s'engouffrer immédiatement les négationnistes. Cette question avait été posé lors de la sortie du roman « Les Bienveillantes ». Est-il possible, sans danger, de bâtir une fiction à partir d'une réalité hors du commun, en l'occurrence celle de la Shoah ? L'auteur du roman « Les Bienveillantes » s'était sorti de cette difficulté par le haut. Son roman était parfaitement documenté et assumé. Même si des personnages était fictifs, le contexte historique était totalement rigoureux. D'après ce que nous dit l'article, Attali semble loin de faire preuve de la même rigueur.
De deux chose l'une. Soit Attali dispose de documents historiques incontestables lui permettant, comme il le fait dans sa pièce, de dater la décision de la solution finale en 38. Il doit donc présenter ses documents et les faire valider par des historiens reconnus. Soit il prend de façon gratuite et irresponsable des libertés avec les faits. Il se trompe gravement.
à affreuxjojo
De Peureux anonyme
21H04 | 27/09/2008 |
Censure quand tu nous tiens !
On devrait donc s'interdire de publier au motif, non pas du contenu de ses écrits, mais de l'usage que certains pourraient en faire.
Le principe de précaution appliqué à la liberté d'expression.
L'Enfer est pavé d'excellentes intentions.
à Peureux anonyme
De jean.pierre
22H31 | 27/09/2008 |
oui c'est dingue ça !
il y aurait un effet kiss cool dans la censure ?
mais ou va t on ?
De patrick du 14
toujours naze et qui cotises pas | 17H54 | 27/09/2008 |
y m'semble bien que y'a pas qu'avec l'histoire qu'il prends des libertées çe lui là
De philemon_94
Enseignant - Val de Marne | 17H56 | 27/09/2008 |
Si M. Alphonse Chombier de Vignolles sur Gombreuil avait dit la même chose en auriez vous parlé ici ? Non alors pourquoi parler de cette chose sans aucune importance qu'est Attali ? En quoi est-il qualifié pour quoi que ce soit ? N'avez-vous rien de plus important comme sujet d'actualité ?
à philemon_94
De BrunoC
( ° ) ( ° ) | 18H32 | 27/09/2008 |
Alphonse Chombier ?
Ses pièces sont jouées dans un théâtre et font salle comble ?
à BrunoC
De Zeck
plus ultra | 07H27 | 28/09/2008 |
Tu m'étonnes !
« Alphonse Chambier !
Avec vous, c'est l'enfance, ses heures de lecture savourées en secret la passion de l'amour, l'amour de la passion, le panache et le tutu qui brûlent les planches.
Avec vous, nous avons été Mirmidule, Taupin-Brognard, ou Broussouloux, se cachant dans les chambres de bonne, prenant le thé chez leur comtesses, chevauchant les bonnes, parcourant leurs maîtresses, visitant les bonnes.
Ah, Alphaonse Chambier qui dira la scansion charnelle de vos hexamètres dactyliques !
Avec vous, héros passionnés nous avons emprunté, une bougie à la main, boudoirs obscurs, passages dérobés, placards à amants et chambres de bonne.
Avec vous, nous avons rêvé jadis. Avec vous, nous avons rêvé naguère. Avec vous, nous rêvons encore. Avec vous nous rêverons toujours.
Le vingtième siècle a vu naître deux enfants qui allaient incarner l'esprit de leur temps et donner à la France deux œuvres qui se confondent avec elle.
L'un était Jacques Attali, l'autre Alphonse Chambier. (…)
Le nouveau Panhéon
Archives anthumes inédites et corrigées
Chapitre : Les discours que ne prononcera pas Jacques Chirac, ancien maire de Paris.
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 18H41 | 27/09/2008 |
C'est un peu comme le roman de Giscard, non ? Il fut écrit pour que son auteur puisse prétendre en tant que tel à une place à l'Académie Française… N'en va-t-il pas de même pour la pièce d'Attali ?
Autre possibilité : Attali se prend pour BHL et invente « sa » vérité historique. Dans les deux cas, on est dans la mégalomanie.
De Honnecourt
| 18H47 | 27/09/2008 |
Attali, BHL, Glucksman,Finkelkraut et Sarkozy ; tout est bon pour faire parler d'eux. Esbroufe ou interprétation mensongère de l'Histoire, peu importe ! ! !
Ils appartiennent à ce microcosme médiatico- politique que Bourdieu dénonçait déjà il y a 30 ans. Ces « doxosophes » qui veulent parler de tout, quitte à mentir sur tout.
Aller sur le site : http://cvuh.free.fr
Edifiant ! ! ! !
à Honnecourt
De lifka
20H25 | 27/09/2008 |
Sarkozy, il me semble que c'est son rôle de parler de tout, mais bon….
Je n'ai pas trouvé ce que vous dites sur ce site, mais pourquoi limitez-vous votre liste justement à ces 5 là ? ? ? ? Moi je pourrais vous en citer plein d'autres de gens appartenant au microcosme médiatico-politique « qui veulent parler de tout, quitte à mentir sur tout. » et qui finissent par sortir n'importe quoi uniquement pour qu'on parle d'eux. Dieudonné, Bové…. Bourdieu lui-même à sa façon en était un exemple parfait, comme Morin et quelques autres.
Mais il y a aussi des gens qui sont monomaniaques et ne parlent que d'une seule chose. Ca ne les empêche pas de dire des énormes mensonges et d'adorer se montrer devant les caméras.
à lifka
De parti
punishment park | 22H15 | 27/09/2008 |
l'amalgame dieudonné, bové, morin et bourdieu révèle de votre part une réelle volonté de débat…genre c'est celui qui dit…
quant à moi, suis-je antisémite ? allons directement au but plutôt que de tergiverser…eh ben non ! dieudonné m'a fait (parfois…antan) rire, bové me gonfle mais il pose de vraies questions, comme morin et bourdieu que je ne vénère pas…mais qui m'interpellent…
peut-on ne pas penser comme vous…et douter…j'admire les termes de monomaniaques et énormes mensonges qui sont définitivement trés argumentés…
à parti
De lifka
14H14 | 30/09/2008 |
»« l'amalgame dieudonné, bové, morin et bourdieu révèle de votre part une réelle volonté de débat » »
Si j'ai fait cet amalgame, c'est justement pour bien montrer celui que vous faisiez vous-même dans cette étrange liste en mettant tous ces gens dans le même panier, alors que pour ma part, je ne voyais qu'un seul lien entre eux : leur réelle ou prétendue proximité avec Israël. J'ai donc choisi quelques personnes appartenant publiquement au camp adverse.
Je ne voyais pas en quoi « les vôtres » étaient plus médiatiques que ceux que je citais, ni en quoi ils étaient plus ou moins habilités à parler de tout et n'importe quoi. Particulièrement s'agissant de Bourdieu qui a largement usé et abusé de ce droit et cautionné de son aura l'altermondialisme. Jouant un rôle de gourou pour ses adeptes au point qu'on a même forgé pour lui l'adjectif « bourdivin ». Tout un programme pour quelqu'un qui fustigeait les intellectuels médiatiques.
Sur l'antisémitisme, c'est vous qui avez interprété mes propos dans ce sens. Moi je ne faisais allusion qu'à un courant politique. Mais si vous les interprétez de cette façon, peut-être faut-il le prendre au sérieux ?
Quant à la monomanie et à l'argumentation, il ne me semble pas que donner une liste de cinq noms puisse s'assimiler à de l'argumentation. Mais si vous le souhaitez, je pourrai rechercher une liste de ces personnes pour vous les servir en guise d'argumentation.
A propos de doute, lisez ce texte :
http://www.revue-medias.com/article.php3 ? id_article=189
à lifka
De VoisinDuQuartier
oui, mais quelle civilisation ? | 00H07 | 28/09/2008 |
@ lifka 21h25
Vous oubliez Jean-Marie Bigard ; o)
à VoisinDuQuartier
De lifka
13H27 | 30/09/2008 |
Vous avez raison, je l'ai oublié. Je réagissais juste à une « liste » qui me semblait parfaitement connotée politiquement. Les noms que je citais étaient ceux de personnes de « l'autre camp » qui s'étaient largement illustrés et mis en avant dans tous les médias en servant « d'experts » pour tout et n'importe quoi.
De Oursin_des_calanques
18H48 | 27/09/2008 |
http://www.burlador.net/2008/09/petite-leon-de-racisme-ordinaire-par-un….
De Paul_Jorion
chercheur | 18H53 | 27/09/2008 |
« Guerre et paix » ne constitue pas un témoignage fiable sur les guerres napoléoniennes.
« Les mains sales » n'est pas un compte-rendu exact de l'assassinat de Trotski …
Faut-il continuer ?
Le rôle de l'intellectuel est de faire réfléchir. Il est vrai que les quarante dernières années nous l'ont fait oublier.
à Paul_Jorion
De ogareff
00H09 | 28/09/2008 |
Guerre et Paix m'a l'air assez fiable, quand même…