Au Vinzimarkt de Vienne, ouvert par une association catholique, le pain est gratuit et les autres produits sont vendus au tiers de leur prix.
(De Vienne) En pleine campagne électorale, il y a des inaugurations qu'un ministre des Affaires sociales se doit de ne pas rater. Le social-démocrate Erwin Buchinger, a donc fait son boulot en coupant le cordon du tout nouveau Vinzimarkt, à Vienne, le 18 septembre.
« Gut und billig » (« Bon et pas cher »), titre la devanture de ce qui ressemble, vu du trottoir, à un supermarché comme les autres. Pourtant, il n'y a pas partout, comme ici, une queue qui se forme à chaque ouverture du rideau de fer.
C'est qu'ici, on ne fait pas de profit : on vend le chou, les gaufrettes et les lames de rasoir à 30% de leur prix classique… de quoi attirer le chaland. (Voir la vidéo de Voralberg Online, en allemand)
Toutefois, tout le monde ne peut pas faire ses courses dans cette supérette du centre-ville, ouverte grâce à une association catholique.
Pour pouvoir remplir son cadi en parcourant les 170 mètres carrés de rayons, il faut être « membre ». Et pour être « membre », il faut être… « pauvre », c'est à dire prouver que l'on gagne moins de 800 euros par mois pour une personne seule et moins 1 150 euros pour un couple. Un plafonnement des ressources que cette mère de famille est « heureusement » loin de dépasser. (Ecouter le son.)
Cette dame repartira les mains vides : devant l'affluence, les trois employés débordés ont décidé de fermer les portes plus tôt que prévu. Il faut dire qu'en quatre jours seulement, ils en ont déjà établi 400, des cartes de membre ! Conséquence : les étagères sont presque vides…
A Vienne, l'une des villes les plus riches du monde, où l'opulence s'affiche à chaque coin de rue, le succès du « supermarché social » en a étonné et déprimé plus d'un.
« Alors qu'on détruit quotidiennement des tonnes d'invendus », enrage le prêtre Wolfgang Pucher, qui milite depuis des années pour l'ouverture du magasin, « il y a toujours plus de gens en Autriche qui n'ont plus la possibilité de se procurer des produits de première nécessité. »
Les yaourts mal étiquetés, les conserves arrivées à quelques jours de leur date de péremption, les paquets de lessive un peu déchirés, d'habitude jetés par les grandes enseignes, le Vinzimarkt les récupère gratuitement donc, pour les vendre à des prix défiant toute concurrence.
Du coup, on vient de loin pour profiter de l'aubaine. Cette dame par exemple, âgée d'une quarantaine d'années, a traversé toute la ville, notamment aussi parce qu'on distribue ici du pain gratuitement. (Ecouter le son.)
Certaines des personnes qui font la queue dans le froid pourraient aller chercher de la nourriture dans les centres de distribution gratuite. Mais beaucoup disent qu'il est plus valorisant de sortir pour faire ses courses, de choisir en rayon, de passer à la caisse, plutôt que de simplement tendre la main.
Un client souhaite d'ailleurs que l'initiative fasse des petits. (Ecouter le son.)
Voeu exaucé : le 16 octobre, un nouveau supermarché de ce genre ouvrira ses portes dans la capitale autrichienne. Une annonce dont se réjouit le ministre des Affaires sociales, heureux que des « initiatives privées » viennent aider l'Etat qui, dit-il, « ne peut pas être là à chaque fois qu'une aide est nécessaire. »
► Rectifié le 27/9 à 17h. Erreur dans l'introduction de l'article : les produits sont venus au tiers de leur prix habituel, et non 30% moins chers.

























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à otto didakt
De Adelyne sur le sable
Si je savais | 14H24 | 27/09/2008 |
Otto, comme me disent mes enfants vulgairement (pas à moi), mais quand je suis en colère contre quelqu'un ou quelque chose : « Maman, laisse pisser le mérinos ».
les Yémi, zphilou ou autres à venir, ne s'inventent un pseudo, une vie virtuelle, et ne s'expriment sur ce « média », que pour sentir « exister », sembler avoir un « moi » quelconque.
Ils nous permettent bien sûr de nous offusquer, mais ces « trolls », (je perdrais mon temps à les citer) vous les reconnaitrez sans peine, n'existent pas.
Ils sont comme sur tous sujets susceptibles de « buzz », des exemples tangibles que la misère humaine ne les atteint pas.
Ils sont déjà « miséreux » dans leur âme, et leur vie, sans le savoir encore.
Ils croient exister, mais ne sont que des « nombres », des « fantômes » d'un monde qui se meurt d'indifférence.
à Adelyne sur le sable
De zphilou
15H36 | 27/09/2008 |
Puissante analyse… ! ! ! …Je ne puis que m'incliner devant tant d'acuité existentielle… ! !
à otto didakt
De zphilou
15H34 | 27/09/2008 |
Désolé, mais quel argument rajouter à la FAIM… ? ? ? ?
Bien sûr, aujourd'hui, on chiffre à 2000 milliards de dollars injectés en quelques semaines pour renflouer les grandes institutions financières…..
Et dans le même temps, toutes ces grandes puissances s'évertuent à ne pas cotiser au pot de la famine qui TUE des milliers de gens chaque jour…..
De quels argument voulez-vous que l'on parle…. ? ? ?
à zphilou
De comptesuprimé30
hestia | 16H38 | 27/09/2008 |
de l'argument : créer une épicerie sociale est un emplatre sur une jambe de bois, par exemple !
et à partir de là comment mieux redistribuer les richesses ?
vous en pensez quoi ?
Il est toujours aisé de faire le mariole derrière un clavier mais dites nous que faites vous pour essayer de faire avancer le partage de richesse et refuser la mise sur le bord du chemin du « povre » que l'on montre du doigt ?
à comptesuprimé30
De nemo3637
Déchoukeur | 21H39 | 27/09/2008 |
Une anecdote en rapport cependant avec « les pauvres, la charité et la marchandise ».
Je me souviens du « pillage » du monoprix de la Place Wilson (ou juste à côté) à Toulouse, en 1997. Lorsque l'on avait voulu se disperser,après la manifestation, Place du Capitole, quelques dizaines de chômeurs révoltés avait continué à nous encadrer jusqu'audit supermarché.« C'est pas fini ; on a encore quelquechose à faire. Allez,viens ! » Je me retrouve, à l'extérieur, dans le piquet surveillant les alentours. A l'intérieur ça a bardé car évidemment le directeur avait d'abord cherché à s'interposer.Il était même prêt, m'a t-on dit par la suite, à donner quelques paquets de riz. Les vigiles ont perdu leur sang-froid et déchargé leur pistolets de gaz lacrymogènes à l'intérieur du magasin, presqu'au visage des mémés qui faisaient leurs courses.Le gaz était arrêté par les vitrines et l'on voyait,de l'extérieur, dans un nuage blanc, les clients qui se débattaient, comme dans un bocal, pour sortir. Débandade pour tous larmes aux yeux. Sauf pour les pilleurs. Une dame s'avance vers moi, me croyant responsable d'un quelconque service d'ordre - c'était un peu ça quand même…- pour me demander si « ça va durer encore longtemps car-mon-fils-est-stagiaire-au-rayon-charcuterie-et-j'ai-peur-qu'il lui-arrive-quelquechose ». Je la rassure comme je peux.
Quand les camarades-« pilleurs » sortent, j'avance ma main pour prendre un morceau de foie gras. Et pan ! Un coup sur la main. « Pas ici ! ». La colonne, chargée de victuailles, repart place du Capitole…et met tout le chargement à terre, presqu'en tas. Mais que fait la police ? On peut alors se servir. On invite les passants. Un pépé à béret, avec son chien en laisse,choisissant méticuleusement, m'énerve parce que ce dernier renifle toutes ces bonnes choses. Un pillage ce n'est pas fait pour les chiens quand même.Mais la distribution s'organise, équitable.
Une journée de savoir-vivre bien remplie.Comme les cabas des « ménagères-honnêtes » qui filent sans demander leur reste. Mais il ne faudrait abuser et faire n'importe quoi : le jambon de montagne avec du champagne ça ne va pas très bien ensemble. Je me souviens très bien avoir du prendre de l'alka-seltzer une fois rentré à la maison.
à zphilou
De comptesuprimé30
hestia | 16H00 | 27/09/2008 |
je n'étais pas venue sur rue89 depuis quelques temps : mais là je reconnais que de lire ce post aussi riche en argumentation, me laissent stupéfaite.
Et pourquoi zphilou vous voulez me faire fumer ? ! ! ! ! vous lire me suffit à me detendre l'entendement : ça ne force pas mon neurone !
à comptesuprimé30
De lesuperdidou
Saltimbanque | 13H09 | 27/09/2008 |
Pauvre de fait, je suis d'accord avec vous. Il est impensable de laisser les gens crever de faim mais il est insuportable de ne les aider que pour qu'ils ferment leur gueule.
à comptesuprimé30
De ydcl
10H32 | 28/09/2008 |
Madame, gardez les chèvres est une occupation très enrichissante ! Quand on vous propose des cigarettes, qui font rire, acceptez les ! Car votre humour est en berne, et vous êtes « socialement » inadaptée !
à ydcl
De comptesuprimé30
hestia | 20H25 | 28/09/2008 |
Monsieur
je ne doute pas que garder les chévres soit passionnant mais c'est une expression populaire humoristique.
Les cigarettes qui font rire pas besoin : vous lire me suffit
socialement inadaptés est sorti de LQR ?
Mon humour en berne vous salut gaiement !
De Danjaz
Etudiant (Droit et bientôt communic... | 12H13 | 27/09/2008 |
Très bonne initiative, au final, tout le monde y gagne, les supermarchés en faisant une bonne action et en se rendant utile en écoulant des stocks voués à la poubelle, les gens aux moyens limités peuvent vivre décemment pour des prix moins élevés… En ces temps où le pouvoir d'achat est pas au top, ce type d'initiative est bonne à prendre, et peu importe l'effet de ghettoisation, celui-ci est déjà bien présent dans la vie de tous les jours en général, et notamment dans les grandes villes et l'entretien qui en est fait.
à Danjaz
De comptesuprimé30
hestia | 12H19 | 27/09/2008 |
alors rendez vous dans une file d'attente devant une épicerie sociale : et là vous les trouverez amer les yahourts .
Cette façon de« donner aux pauvres » est de la pitié, du mépris .
Pour un peu on va meme demander aux pauvre de dire merci.
Qui plus est, agir ainsi évite une remise en question sur les intermédiaires qui font doubler les prix des produits négociés à bas prix auprès des producteurs.
à comptesuprimé30
De zphilou
12H46 | 27/09/2008 |
« Cette façon de »donner aux pauvres » est de la pitié, du mépris . »……
Ce brave Coluche doit s'en retourner dans sa tombe…. ! !
à zphilou
De lesuperdidou
Saltimbanque | 14H13 | 27/09/2008 |
Rien à voir.
à lesuperdidou
De zphilou
15H29 | 27/09/2008 |
Bien sûr que si…. ! !
La faim est un maître exigeant..Et Coluche, indépendament de toute circonlocution politique l'avait si bien compris que son efficacité n'en n'a été que plus redoutable…..
Je ne pense pas que les familles monoparentales étranglées par les coûts de la Vie soient conviées aux « brunches » dominicaux du Sieur Karouchi au frais du contribuable telle la Marquise Balkany de Levallois… ! ! !
Il y a ceux qui font…ceux qui disent…ceux qui glausent…. ! !
……………….et ceux qui ont faim… ! ! !
De comptesuprimé30
hestia | 16H03 | 27/09/2008 |
les restos du coeur n'ont rien à voir avec les épiceries sociales.
Les épiceries sociales se veulent éducatives : c'est la base de leur création par des collectivités locales et la CAF bien pensantes.
à comptesuprimé30
De Mr_Quiconque
18H21 | 27/09/2008 |
D'autant plus que les restos du coeur ne devaient servir qu'à palier un problème conjoncturel c'est à dire momentané. Depuis le problème est devenu structurel et c'est bien pour cela que l'on assiste à l'explosion du nombre de ces initiatives, qui ont des formes un peu différentes mais sur le fond cela répond bien à un problème structurel qui s'aggrave.
à comptesuprimé30
De serge szmuszkowicz
09H40 | 28/09/2008 |
Je vous cite : « Les épiceries sociales se veulent éducatives… »
Décidément, selon vous, les pauvres sont non seulement pauvres mais en plus incultes. Sur quelle planète vivez vous ? Vous n'avez pas eu souvent l'occasion de rencontrer des médecins devenus caissières, des cadres de la distribution sans logement, des professeurs dormant dans leur voiture…
Je préfère m'arrêter là.
à serge szmuszkowicz
De comptesuprimé30
hestia | 09H55 | 28/09/2008 |
ce n'est pas moi qui le dit et vous n'avez pas compris que je critique cette idéologie éducative .
Relisez mes posts : je refute cette idéologie.
Je vis sur la meme planète que vous et ne peux accepter que la richesse se nourrisse de la pauvreté.
Je pense que nous sommes d'accord et que vous n'aviez pas compris mes interventions.
à zphilou
De lesuperdidou
Saltimbanque | 16H16 | 27/09/2008 |
Le plus de Coluche : il se foutait ouvertement de la gueule des nantis.Et il ne demandait pas de la fermer pour avoir droit au dessert !
à lesuperdidou
De comptesuprimé30
hestia | 16H40 | 27/09/2008 |
le plus de coluche il ne demandait pas de justifier sa pauvreté !
aujourd'hui allez au resto du coeur : on vous demandera autant de justificatifs qu'à la caf pour prouver que vous etes un vrai pauvre.
à hurler !
à comptesuprimé30
De lesuperdidou
Saltimbanque | 17H17 | 27/09/2008 |
Exact jusqu'à sa mort. Aprés ce fut une autre histoire…
à lesuperdidou
De comptesuprimé30
hestia | 17H27 | 27/09/2008 |
et oui meme lui s'est fait récupérer ! pfff
à comptesuprimé30
De jissé
Ingé retraité | 18H46 | 27/09/2008 |
Top Cronos. (bis)
Et Martin Hirsch ? (ex « boss » d'« Emmaüs »).
Il émarge à combien de fois le RSA ?
Foi de mécréant l'Abbé doit s'en retourner dans sa tombe !
>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
« Mesdames tricotez tout couleur caca d'oie
Ce qui permet le dimanche à la grand'messe
de reconnaitre ses pauvres à soit. »
J. Brel.
Pcc : Jissé
à jissé
De comptesuprimé30
hestia | 18H54 | 27/09/2008 |
jissé enfin on retrouve les combattants de la rue !
merci !
Hirsch , Emmanuelli sont tous les sou papes pour éviter l'explosion
à lesuperdidou
De Marc Gelone
On rigole...On rigole... | 19H45 | 28/09/2008 |
» il se foutait ouvertement de la gueule des nantis. »
Il pouvait, lui, c'en était pas un, de nanti… Tsssss…
De spartacus1
13H46 | 27/09/2008 |
»… les supermarchés (gagnent) en faisant une bonne action et en se rendant utile en écoulant des stocks voués à la poubelle, … »
Peut-être font-ils mieux que de faire une bonne action, il font un profit. À notre époque écologiste, on ne peut plus jeter les choses comme ça, il faut un processus d'élimination et ce processus coûte cher, plus économique de donner.
Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possible dirait le bon docteur Pangloss !
à Danjaz
De Bernard 75010
Salar!é | 16H23 | 28/09/2008 |
Danjaz, étudiant et bientôt chômeur fréquentant les épiceries pour étudiants pauvres.
De Utilisateur désinscrit 2
nc | 12H15 | 27/09/2008 |
Bonne initiative. Mais si ces produits étaient destinés à la destruction, pourquoi les vendre et ne pas les donner ?
Si c'est pour permettre une valorisation aux consommateurs pauvres… Avec moins de 800€ par mois, en Autriche comme ici, les questions relatives à l'égo ne sont sans doute pas prioritaires.
On peut garder le cadi, le supermarché, le choix des produits et passer à la caisse en versant un euro symbolique.
à Utilisateur désinscrit 2
De comptesuprimé30
hestia | 12H20 | 27/09/2008 |
bravo marina ! et plaisir de te retrouver !
à comptesuprimé30
De Utilisateur désinscrit 2
nc | 12H29 | 27/09/2008 |
Tout pareil !