Abrutir les personnes définies par la société comme « mal pensantes », « trop pensantes », « malades mentales » en pansant les blessures psychiques par une « violence autorisée » sous prétexte de protocole. Enfermer physiquement les « débiles », les excités, les énervés, les angoissés… Cela les soigne-t-il ?
Anesthésier la faculté de réfléchir, annihiler la réflexion trop active, empêcher l'expression des douleurs ? Enfermer les corps dans des camisoles chimiques ? Ligoter des pieds, des mains, des torses, pour éviter des mutilations du corps et des actes suicidaires ?
Eh bien NON, cela ne nous apporte pas de mieux être car la tête, pendant ce temps là, elle tempête !
Quand allez-vous enfin entendre notre souffrance ? Quand allez-vous enfin écouter notre besoin d'accompagnement, de liberté de vivre et de penser ? Quand allez-vous accepter nos dérives, pas toutes dangereuses ? Et que faites-vous de nos révoltes ? Blâmer n'a jamais aidé quiconque. Par manque de moyens (hum ! ) humains et financiers, vous nous enfermez dans des cellules d'isolement au lieu de nous parler pour nous apaiser. Brimer n'est pas éduquer.
Qu'espérez-vous ? Qu'exigez-vous ? Nous empêcher d'agir physiquement en nous cloitrant entre quatre murs ne résout rien ! Certes, nous capitulons, assommés de traitements neuroleptiques et de psychotropes puissants. Voilà, ça y est, vous avez réussi à nous calmer… Clap, clap, clap… Sincèrement, vous y croyez ? Etes-vous vraiment persuadés de nous avoir « soignés », d'avoir « pris soin » de nous ?
Nos esprits douloureux peuvent vous laisser croire un certain temps cette victoire, mais dès que nous franchissons de nouveau les portes, évidemment la tentation est grande de reprendre au centuple ce que vous nous avez volé. Au lieu de repartir rassasiés de toute colère, nous reprenons de plus belles nos dérives.
Arrêtez vos méthodes d'enfermement, de cloisonnement, d'épuisement : nous, nous ne sommes jamais fatigués de notre combat. Notre psychisme, complexe, a des ressources énormes et insoupçonnées. Alors sachez utiliser ce potentiel à bon escient au lieu de museler nos flots de paroles. Cela ne sert à rien d'essayer de nous faire taire, juste à vous donner une impression de calme. Comment interprétez-vous le tumulte dans nos corps malmenés ? Comment ressentez-vous l'humiliation d'êtres humains ainsi maltraités ?
Oui, dans les hôpitaux psychiatriques, il y a trop de mépris pour les humains que nous sommes. Traîner en pyjama, dormir sur les tables et quémander des cigarettes toute la journée, est-ce le moyen de nous emmener vers un mieux-être ?
Et si on échangeait nos places pour quelques heures ? Lorsque vous en serez à taper à une porte pour recevoir un peu d'humanité, je suis bien certaine qu'enfin, vous réfléchirez… Peut-être alors mettriez-vous en place des services capables d'ouvrir ces portes à chaque instant au lieu de reconstruire des hôpitaux pour nous enfermer dedans.
Cessez de vous protéger dans vos aquariums de verre, venez nous aider à dépasser nos angoisses et nos délires en nous prenant par la main avec amour et aidez-nous à franchir nos rivières embourbées ; trouvons ensemble des issues qui ne soient pas des impasses.
Arrêtez d'avoir peur de nous. C'est inutile, inefficace et douloureux. Quand vous rentrez chez vous, savez-vous où nous sommes ? Là où vous nous avez laissés, privés de liberté, privés d'air frais et privés de douceur… Ne pensez plus pour nous et ne nous infligez pas d'autres blessures. Les contentions laissent des traces indélébiles et personne n'oublie cette pénitence !
Pour que vos conditions de travail soient à la hauteur du métier que vous avez choisi, pour que nous cessions de nous plaindre et de nous « victimiser », pensons à l'avenir de nos vies.
► Le site de l'association Advocacy66
► Le site de l'association Logos66





















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De marie 75
11H31 | 26/09/2008 |
Le travail Psychiatre/Personnel soignant/patient est interdépendant.
Il faudrait plus d'argent pour les hôpitaux publics afin d'améliorer l'accueil et la vie de chacun lorsque l'hospitalisation devient obligatoire.
L'hospitalisation n'est qu'un moment du traitement. La France manque, par contre, de structures d'accueil qui permettraient une meilleure prise en charge de la maladie (quelle qu'elle soit).
Une autre association à retenir : Argos 2001 (un site sur le web).
De kawouede
11H48 | 26/09/2008 |
33/46 ans après Vol au-dessus d'un nid de coucou (le film / le livre) pas grand chose n'a changé. C'est pourtant notre société qui est malade (Edvige, la bourse, les tours de bureaux…)
De ClaireChar
11H56 | 26/09/2008 |
Autant le sujet mérite un article, mais la Tribune au delà de sa forme laborieuse, a un fond inexistant
je peux vous faire des tribunes du même genre sur « aimons nous les uns les autres » « arrêtons la guerre dans le monde » « des enfants meurent de faim tous les jours »
Il n'ay a ni raisonnement ni démonstration ce sont des suites d'exclamation et de questions
Autant la question mérite d'être posée mais elle méritait sans doute quand même autre chose qu'une tribune digne d'un essai d'adolescente de 3eme
à ClaireChar
De Brividi
Scribouillarde mais pas que | 13H55 | 26/09/2008 |
Mais je vous en prie, donnez-nous le plaisir de vous lire sur le sujet…
à ClaireChar
De hood
Cordiste | 05H55 | 27/09/2008 |
Cela se voit bien que vous n'avez pas été touché par ce texte, peut être d'avez vous jamais cotoyé des personnes psychologiquement instable ?
Personnelement, ce texte m'a boulversé.
Car je n'ai jamais compris mon frere qui était etait atteint de troubles bipolaire et de paranoïa.
Il n'a jamais supporté ses traitements.
Je n'ai jamais sut comment réagir à tout cela.
J'avais juste la conviction profonde que des drogues surpuissantes, administré par des apprentis sorcier qui ont juste une brève idée de ce qu'il font, combiné à l'enfermement ainsi qu'aurtre autres « malade », ce n'était pas bon pour lui.
Mais allez vous battre contre tout un entourage qui croit en la psychiatrie …
La fin de l'histoire c'est que mon frere n'a pas voulu se laisser faire, et n'a pas voulu que ces « médecins(…) » testent un enieme médicament sur son cerveau.
Selon lui, c'etait le dernier médicament à tester.
Le plus fort.
Celui dont il disait : « il n'y a pas de retour possible aprés ça » .
N'ayant pas d'échapatoire (un peu comme un condamné a mort) il s'est enfuit de l'hopital saint anne à Paris,
et s'est suicidé…
Merci pour votre texte Dominique Laurent.
Ps : ne » serait ce pas le monde actuel qui rend les « fous » fou ? Car quand on observe le monde, il y a de quoi le devenir…
Ps 2 : Je preferais largement mon frere « délirant » à un frere shooté, anesthesié, en un mot : lobotomisé !
Ps 3 : Je ne vois pas en quoi ce texte est mal écrit. Il est vrai. Profond. Humain. Je prefere lire ce genre de texte à un journaliste pompeux qui utilise des mots compliqué que seul quelque personnes « cultivé » peuvent comprendre sans y réflechir à 2 fois…
à hood
De Hemenate
14H06 | 27/09/2008 |
« Il est vrai. Profond. Humain. Je prefere lire ce genre de texte à un journaliste pompeux qui utilise des mots compliqué que seul quelque personnes “ cultivé ” peuvent comprendre sans y réflechir à 2 fois… »
La lobotomisation émotionnelle en quelque sorte ?
à ClaireChar
De Stephann
Etudiant Lyon | 15H36 | 27/09/2008 |
Il est vraiment inutile et sans intérêt de juger (qui plus est méchamment) la forme du texte. c'est digne d'une collégienne ! !
Ce qui importe c'est qu'il y a un vrai problème de la souffrance psychique en france.
Cela se constate à plusieurs niveaux :
- La « maladie mentale » est toujours au 21ème siècle tellement dérangeante que l'on continu à la cachée
- Les prisons sont remplies de détenus en souffrance, principalement des personnes schizophrènes qui n'ont rien à faire en centre de détention.
- quelques milliers de jeunes psychologues formés dans nos Universités sont au chômage ou nous « aident »
Joyeusement à retrouver nos points sur nos permis de conduire alors que leur place devrait être près de ceux qui souffrent, en HP, en ville ou dans les entreprises.
Et je ne vous parle pas des abus d'enfermement qui sont un vrai scandale dans notre société et dont vous pourrez comprendre l'ampleur en lisant le livre de Catherine Derivery et Philippe Bernardet, Enfermez-les tous ! Psychiatrie : le scandale des internements abusifs. Robert Laffont 2002
à ClaireChar
De Emma T
TBBT addict. | 08H09 | 28/09/2008 |
@ClaireChar. Madame, peut-être vous n'avez pas lu correctement le texte de Dominique Laurent. Elle annonçait pourtant dès le titre la forme du texte : « Arrêtez d'avoir peur de NOUS ». Ce « nous » est une association d'usagers de la psychiatrie. Sans doute n'avez-vous pas pris soin de vous interroger sur les particularités de l'auteur de cette « lettre ouverte » ?
Vous lisez ici dans une Tribune (qui n'est pas un espace forcément journalistique mais une page ouverte aux témoignages) une lettre, qui comme toute lettre a un auteur et un destinataire.
Or, si l'auteur est ce NOUS bien identifié, le destinataire est un VOUS moins précis par nécessité : elle s'adresse justement aux institutions, aux ministères de tutelles, aux soignants, aux chercheurs, aux journalistes, aux familles, aux employeurs, à tous les lecteurs etc etc. Bref, à tous ceux du « dehors ». Personnellement vous ne vous en êtes pas sentie destinataire. Soit.
Mais pourtant, c'est bien de ce dialogue impossible qu'il s'agit : à qui les patients peuvent-ils adresser leur témoignage de souffrance quand on sait le retour d'une psychiatrie dure dans les institutions publiques ?
Par ses « exclamations et ses questions » comme vous dites, cette lettre pose très exactement le problème : elle n'a que des questions.
Et pas de réponse. De moins en moins de réponses. De moins en moins d'humanité.
Car l'humanité, c'est du temps donc des moyens. Les contentions physiques et chimiques dont parle Dominique Lambert ont été remises au goût du jour par le manque d'argent. Tout simplement. Par manque de personnel et de moyens. Parce que quand les soignants sont trop peu nombreux, « faire tenir le patient tranquille » devient LA priorité.
Il y a urgence Madame Char, Dominique Laurent a raison, mille fois raison.
Et personnellement, sa lettre m'a justement bouleversée.
Emma T, désolée.
La psychiatrie, c'est tout une histoire :
2004 « L'asphyxie programmée de la psychiatrie publique » http://www.passant-ordinaire.com/revue/49-638.asp
2006 Lettre ouverte au ministre de la santé http://www.uspsy.fr/spip.php ? article89
2008 et par curiosité : http://www.premier-ministre.gouv.fr/information/actualites_20/plan_psych… (Nous sommes en 2008, où en sommes nous ? )
De Roderic
Entrepreneur | 12H12 | 26/09/2008 |
Non, nous n'avons pas peur de vous, voyons ! ! ! ….
rassurez vous , on vous aime bien quand même , car même si vous êtes de gauche , vous êtes quand même des êtres humains , bêtes mais pas les plus méchants…
bref, le petit peuple de gauche du bobo mesquin et arrogant au tire au flanc lambda ignare fumeur de cannabis, sont turbulents mais assez faciles à contenir pareils à des roquets …
Pas besoin de schlague, il suffit de lever la voix, car on le sait bien ,dès que ça sent le roussi ça se met à trembler ……
Sur ce..
R.
à Roderic
De marie 75
12H33 | 26/09/2008 |
discours ignoble !
à marie 75
De BrunoC
( ° ) ( ° ) | 13H21 | 26/09/2008 |
mais non mais non. c'est insignifiant, pas plus ignoble qu'un aboiement de roquet.
à marie 75
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 18H28 | 27/09/2008 |
tu as raison Marie75, on se croirait à la conférence de rédaction du vendredi 26…
à Roderic
De Infovite
Plébéien. | 12H49 | 26/09/2008 |
Le peuple de gauche est peut-être fou mais il n'est pas con au point de trembler devant la bêtise humaine !
http://info-espress.over-blog.com/
à Roderic
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 13H04 | 26/09/2008 |
Tiens un entrepreneur fou !
à Numerosix
De BrunoC
( ° ) ( ° ) | 13H17 | 26/09/2008 |
pléonasme
à BrunoC
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 13H20 | 26/09/2008 |
Oui , mais celui la s'imagine dans son délire que c'est des babas fumeurs de joint qui ont foutu la bourse de New-york par terre ..
Il a l » air encore plus atteint que les autres entrepreneurs , le pauvre homme ..
à Numerosix
De General Subverciòn
réfractaire délocalisé | 18H43 | 26/09/2008 |
ceux-là préfèrent sniffer de la colombienne,à poil avec des putes et nous donner des leçons de morale après…à fusiller je dis…
à General Subverciòn
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 20H04 | 26/09/2008 |
Caramba ! C'est une obsession chez vous de faire fusiller tout le monde ,Général Alkazar !
Doublez les doses !
à Roderic
De guerzit
Incomprenant majeur | 13H10 | 26/09/2008 |
Roderic est une grande gueule mais une chaine suffirait à calmer ses ardeurs urinaires…
à Roderic
De Nébuleuse
Ras les Antennes | 18H13 | 26/09/2008 |
Décidément, Roderic, tu as du temps libre dans ton entreprise… Ton domaine d'activité, cela doit être les loisirs, non ?
Et ton rapport avec les maladies mentales, quel est-il ?
à Roderic
De RETRO
artiste guitariste/chanteur/travell... | 09H54 | 27/09/2008 |
ROT DE RIC ? entre peur neuneu tu ne doit pas savoir ce qu'est de soufrir(hop je t'arrete de suite je te vois deriere ton ecran avec ta tronche de pit bull décatie,tais toi et reflechie)les personnes qui souffres ont le droit d'etre soutenus ,vous les autres ont vous demande juste un DROIT A L'ECOUTE ! alors ta façon pourris d'ecrire sur les fumeurs,etc……..parle de ce que tu connait ou va te tripotter MERCI
De observe
étudiante | 12H44 | 26/09/2008 |
je suis d'accord avec ClaireChar
Si le sujet mérite vraiment d'être abordé, mais s'il vous plait épargnez nous les pleurs et les lamentations comme seule argumentation….
Car là encore, beaucoup de critiques..mais quelles solutions sont proposées ?
aucune…
à observe
De Atchoom
Dessinateur d'études | 13H25 | 26/09/2008 |
les solutions elles n'a pas arrêter de les dire, apprenez à lire bon sang ! ! ! !
Il faut allez les écouter, être attentif à ce qu'ils ont à dire et prendre vraiment le temps de leur parler et pas en les prenant de haut mais en les traitant comme nos égaux, en les respectant en tant qu'être humain libre, ils ont autant le droit que nous de vivre et de s'exprimer.
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 13H07 | 26/09/2008 |
@observe
mais quelles solutions sont proposées ?
http://fr.wikipedia.org/wiki/Antipsychiatrie
De nemo3637
Déchoukeur | 13H14 | 26/09/2008 |
Internet et l'informatique peuvent-ils représenter un défouloir thérapeuthique ? Supporrrrtant les « commentairrrres » - ou plutôt élucubrrrations - de cerrrrtaines perrrrsonnes, j'espèrrre au moins que se défouler ainsi leur prrrocurrre un mieux êtrrre.
à nemo3637
De General Subverciòn
réfractaire délocalisé | 18H46 | 26/09/2008 |
si tu fais rrréférrrence à cerrrtains aigrrris notirrrement connus sur le site,ça m'etonnerrrai que ça leurrrr serrrve de défouloir,c'est pathologique et incurrrable d'être facho de drrroite.
De Brividi
Scribouillarde mais pas que | 13H34 | 26/09/2008 |
Pour répondre à quelques commentateurs de cette tribune : C'est vrai que laforme est un peu laborieuse, mais quoi, il faut écrire comme proust pour avoir le droit d'être entendu ? ? ? Ici, ce n'est visiblement pas une « professionnelle » de la psychiatrie qui s'exprime et si elle pose autant de questions c'est peut-être justement parce qu'il n'y a quasiment pas de réponses !
C'est tout de même édifiant de lire certains des commentaires ci-dessus, avec un sens de l'altruisme extrêmement réduit. : -(
à Brividi
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 13H46 | 26/09/2008 |
Pas mieux, Brividi .
Y a des sacrés schyzos incapables de la moindre empathie , chez certains commentateurs ..
à Numerosix
De Brividi
Scribouillarde mais pas que | 13H54 | 26/09/2008 |
Heu, le terme « schizos » ne mérite vraiment pas d'être associé à certaines personnes dont les écrits sont juste méchants, gratuitement. Ceci étant écrit, leurs commentaires sont assez révélateurs de l'attitude sociale générale envers ce que l'on nomme la « folie ». Quant à celles et ceux qui réclament des tribunes mieux écrites, mmmmm, c'est dire s'ils ne sont attentifs qu'à la forme sans chercher à fouiller, à analyser ce qui se lit au travers des lignes.
Juste autre chose : OUI, l'écriture a un pouvoir thérapeuthique, pour cette dame autant pour nous tous bordel !
à Brividi
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 14H05 | 26/09/2008 |
l'écriture a un pouvoir thérapeuthique, pour cette dame autant pour nous tous bordel !
Farpaitement ! Machin a raison !