La hausse du chômage s'accélère au mois d'août
Selon nos informations, une très mauvaise nouvelle est venue perturber la préparation du discours sur l'économie que doit prononcer ce jeudi soir Nicolas Sarkozy à Toulon : les chiffres du chômage pour le mois d'août, que calcule actuellement la Dares (la direction statistique du ministère du Travail) à partir des données de l'ANPE, et qui seront rendus publics lundi soir à 19 heures, sont extrêmement mauvais. Une source parle de 40 000 chômeurs supplémentaires, ce qui serait le pire chiffre mensuel depuis mars 1993.
Pour le président Nicolas Sarkozy, qui n'a réussi ni à « être le président du pouvoir d'achat » comme il l'avait promis, ni à « aller chercher la croissance avec ses dents », c'est une nouvelle qui tombe au plus mauvais moment. L'objectif qu'il a fixé, un taux de chômage de 5% en 2012, semble de plus en plus difficile à atteindre.
Interrogé par Rémi Leroux, de Rue89 Marseille, le porte-parole de l'UMP, présent à Toulon pour le discours de Nicolas Sarkozy sur la crise financière, n'a ni confirmé ni démenti l'information : (Ecoutez le son.)
La remontée du chiffre du chômage marque un retournement. En effet, sous l'effet de l'évolution démographique (l'arrivée à la retraite des babyboomers), le chômage baissait régulièrement depuis 2005. La baisse s'est interrompue fin 2007, la croissance ayant été ralentie par la hausse des prix du brut et des produits alimentaires. Le nombre de chômeurs est resté à peu près stable depuis, autour de deux millions (7,2% de la population active).
Avec un recul de l'activité de 0,3% au deuxième trimestre, de très nombreux économistes s'attendent à une remontée du nombre des demandeurs d'emploi. Les voisins belges ont déjà rendu publics leurs chiffres d'août, qui sont assez catastrophiques (plus de 30 000 chômeurs supplémentaires).
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Lobotomisé
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Justement. J'ai reçu hier ma lettre de convocation à l'entretien préalable au licenciement économique pour cause de mise en liquidation judiciaire de la société qui m'emploie (après une phase de 3 mois de redressement seulement ! ).
Je n'apparais donc pas encore dans les statistiques du mois d'août.
La crise n'est pas encore (vraiment) là. Mais le bâtiment (mon secteur d'ex-activité) est touché de plein fouet. Ma société avait en route la construction d'un complexe immobilier de 130 logements + 15 surfaces commerciales qui a été brusquement stoppé (le terme employé est « ajourné sine die ») par les banques finançant le projet.
Sur les 27 entreprises travaillant sur ce projet, nous sommes la cinquième à avoir déposé notre bilan.
Et ce n'est qu'un début, car les dominos sont en train de tomber dans le secteur secondaire, toujours le premier à (mal) réagir aux crises, jusqu'à ce que cette chute se répercute dans quelques mois dans le secteur des services.
Allez, je retourne à la rédaction de mon CV.
Bonne chance à tous.
Cordialement.




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