José Vieira est auteur de documentaires. La semaine dernière, il a proposé à Rue89 de raconter l'expulsion de Roms à laquelle il a assisté en gare de Massy-Palaiseau (dans l'Essonne, banlieue sud de Paris), le 17 septembre. Voici son récit et ses photos.

L'expulsion des Roms qui habitaient sur le parking de la gare de Massy-Palaiseau était prévue pour le 16 septembre. La préfecture, pudique, a-t-elle voulu attendre la fin du premier sommet européen sur les Roms pour déclencher son opération ? Toujours est-il que l'expulsion a lieu le lendemain, le 17 septembre 2008.
Le commandant de la police de Palaiseau avait annoncé aux Roms qui manifestaient le 15 septembre devant la sous-préfecture que le lendemain il les mettraient dans le train. « Pour aller où ? », lui demandaient les habitants du parking. L'officier de police leur rétorqua que cette question n'était pas de son ressort. Les ordres étaient formels, il devait les faire déguerpir du secteur. « Pour aller où ? », insistaient les Roms. A Bobigny, leur proposa le commandant, comme s'il faisait un bon mot.
Déjà des baraques rasées au bulldozer
Le 17 septembre, la police a encerclé le camp. La préfecture avait envoyé des agents de la DDASS chargés de recenser ceux qui pouvaient prétendre à un hébergement d'urgence. La DDASS, qui n'avait jamais mis le pied par ici pour s'inquiéter de la situation sanitaire, improvisa et cafouilla.
Quelques familles, avec des femmes enceintes et des enfants de moins d'un an, furent hébergés pour quelques jours. Dans une semaine, ils iront rejoindre d'autres camps déjà formés. En attendant, un minicar les amène par petits groupes à la maison des solidarités de Palaiseau, qui jusqu'ici a refusé d'écouter une quelconque doléance concernant les habitants du parking de la gare RER.
Les familles qui n'avaient pas d'hébergement, de loin les plus nombreuses, étaient retenues au bout du parking, encerclées par les CRS et les policiers. Sur le parking, le bulldozer avait déjà rasé les quelques baraques qui avaient été construites récemment et commencé à nettoyer le terrain. Les CRS formaient maintenant un cordon jusqu'à la passerelle de la gare de Massy-Palaiseau.

« A la gare », cria le commandant de police. Les habitants du parking, chargés de sacs et de valises, se mirent lentement en route. Des enfants criaient, des hommes chantaient. Au pied de la passerelle, avant d'entrer dans la gare, il y a eu un arrêt. Un refus d'avancer. Des hommes criaient leur indignation d'être ainsi traités, humiliés. Je me souviens que j'ai dit à un CRS :
« Des policiers, des gens avec des valises et une gare, ça vous rappelle rien ? »
« A la gare », répétait inlassablement le commandant de police. Puisque deux familles devaient être prises en charge à Corbeil par le 115 et qu'une majorité d'habitants du parking avait décidé de s'y rendre pour tenter d'être hébergés, le commandant en profita pour obliger les Tziganes à prendre le train pour Corbeil-Essonnes et ainsi à déguerpir du coin. Tout le monde se retrouva sur le quai du RER C à destination de Corbeil, via Juvisy.

Sur le quai, avec, en fond, cette passerelle en travaux qui ressemble étrangement à un mirador, les images étaient chargées de symboles (les Tsiganes ont été exterminés par les Nazis. L'Etat français, qui a reconnu sa responsabilité dans la Shoah, continue de l'éluder pour ce qui est du Samudaripen, le génocide des Tsiganes.).
Des femmes donnant le sein à leur bébé, assises sur des valises, des enfants qui n'avaient que les sacs et les baluchons pour jouer, des familles entières sur un quai de gare encerclées par la police qui les obligea à monter dans un train. Le RER qui rentra en gare était bleu, blanc, rouge et assorti aux uniformes des policiers qui veillaient à ce que personne ne rate le train.
Le convoi partit de la gare RER C de Massy Palaiseau. A la première station, à Longjumeau, des gens ont voulu descendre du train. Aussitôt, des policiers, ont sauté du train pour les en empêcher. A la correspondance de Juvisy, un groupe qui avait réussi à sortir de la gare a été rattrapé, empêché de monter dans un bus et remis dans le train pour Corbeil.
Une soixantaine d'hommes, de femmes et d'enfants, chargés de sacs et de valises, encadrés par des policiers et guidés par des agents de la SNCF, en plein jour, cela n'émouvait pas grand monde. L'illégalité était là, évidente. Plusieurs fois, je l'ai dit à des policiers ou à des agents de la SNCF. Je l'ai dit à des policiers qui patrouillaient dans le train et qui disaient n'avoir rien à voir avec l'opération.
Ils m'ont dit que j'avais raison, que c'était illégal, qu'ils ne voulaient pas être filmés et ils ont fermé la porte du wagon. Je l'ai signalé à un agent zélé de la SNCF qui m'a dit qu'il rendait service. Je lui ai répété qu'il participait à une opération illégale, il m'a dit qu'il obéissait aux ordres.
Tout le monde disait obéir aux ordres. Les policiers, les agents de la SNCF. Les ordres venaient, paraît-il, de la préfecture. La police qui avait ordre d'expulser avait-elle ordre d'obliger les Roms à prendre le train ? Depuis quand la SNCF offre-t-elle ses trains et le service de ses agents aux forces de l'ordre ? Jusqu'où cette collaboration est-elle légale ?
Aucune question, aucune compassion
J'ai vu une jeune journaliste qui travaille pour un quotidien voir ce que j'ai vu au départ de la gare de Massy Palaiseau et ne rien dire dans son article sur l'ignominie à laquelle elle a assisté.
A part quelques rares passants, je n'ai entendu aucune question, aucune compassion. Pas un cri de solidarité. J'ai vu des regards hostiles mais surtout la plupart des voyageurs ne semblent pas touchés par ces images. Les Roms de Roumanie sont les étrangers de tout le monde. Les regards se détournent. Les voyageurs qui descendent s'empressent de descendre, ceux qui montent évitent les wagons où s'entassent les Tziganes.

Une fois tous les bagages trimballés pour aller devant le 115 (Croix-Rouge) de l'Essonne, seule une famille sur les trois prévues a pu obtenir un hébergement. Pour les autres, rien. La mairie de Corbeil a envoyé un camion avec trois employés municipaux. Ils ont déchargé des barrières de protection et puis s'en sont allés. La police est passée, le gradé a déclaré « tout est plein dans le coin » et, ne constatant pas de trouble à l'ordre public, s'en est allé. La police municipale de Corbeil, après avoir escorté le cortège de la gare à la Croix-Rouge, observa la situation puis s'en alla.
Deux types, avec un look très passe-partout, se présentant d'emblée comme deux agents des Renseignement généraux (j'ai pas retenu le nouveau nom du service), ont vite vu qu'il n'y avait pas grand chose à pêcher et s'en allèrent. La Croix-Rouge a offert une espèce de repas…
Un premier groupe se mit en route vers la gare. Une heure plus tard, le dernier groupe qui quitta les lieux -malgré l'assurance de la police qui annonça qu'ils pouvaient s'installer dans le secteur pour la nuit- fut empêché de descendre à toutes les gares jusqu'à la gare du Nord, ultime destination où ils ont enfin pu dormir, dehors, allongés sur les tentes qu'ils ne pouvaient pas déployer pour la nuit…
Photo : expulsion des Roms du parking de la gare de Massy-Palaiseau le 17 septembre (José Vieira).




















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à siko
De Azza
Ingénieur en informatique scientifi... | 15H20 | 24/09/2008 |
Si ils ont un rapport.
J'ai une partie de ma famille en Allemagne. Je peux vous assurer que les discours que l'opn pouvait y entendre il y a 65 ans (et même après) et qui ont conduit les Roms à la chambre à gaz étaient exactement ceux que l'on peut lire ici : des gens ordinaire qui stigmatisent de « féinéants », des « profiteurs étrangers (ben oui, ils sont nomades donc étrangers partout) », bref, des sous-hommes ne pouvant être autre chose que des parasites.
Les parasites, ça s'éradique.
Le discours est le même. La solution proposée diffère évidement (même si des similitides sont frapantes : renvoi vers un ailleurs dont on ne cherche pas à savoir où il peut être, désintérêt total pour le destin de ces gens en DETRESSE), le Crime n'est pas encore à portée, mais le refus de considérer l'autre comme un humain et la répugnance qu'il inspire sont identiques.
à Azza
De Marc Gelone
On rigole...On rigole... | 17H14 | 24/09/2008 |
»…le Crime n'est pas encore à portée, mais le refus de considérer l'autre comme un humain et la répugnance qu'il inspire sont identiques. »
Ca semble accréditer la thèse selon laquelle les mêmes causes produisent les mêmes effets, fut-ce à 65 ans d'intervalle. Ce n'est, somme toute, pas surprenant.
De Pouffpouff
En activité | 15H06 | 24/09/2008 |
D'après le titre j'ai cru qu'on allait me donner l'adresse d'un camp de concentration. Pas spécialement déçu non mais où veut-on en venir avec cet article nauséabond ?
De authueil
blogueur | 15H08 | 24/09/2008 |
Je propose à tout ceux qui hurlent et tentent d'assimiler cela à la déportation des juifs d'accueillir ces roms chez eux !
à authueil
De spouny_boy
Lynchez moi j'aime ça !! Mais gaf a... | 15H18 | 24/09/2008 |
Et donc toi tu t'en fou ?
à spouny_boy
De kiki21120
sans emploi | 15H35 | 24/09/2008 |
sûrement pas la bête immonde est de retour
De GGGG
(r) | 15H10 | 24/09/2008 |
Merci pour cet article.
Merci d'avoir mis la honte aux forces de l'ordre, à la SNCF ainsi qu'au personnel de la préfecture, et son préfet.
Car une bonne dose de honte est le meilleur des remèdes pour ces corps de l'état républicain.
ça infuse…
à GGGG
De Seccotine
15H32 | 24/09/2008 |
Sauf que dans l'Essonne (mais pas seulement, je suppose) ils auraient tendance à être un peu étanches.
De all
15H12 | 24/09/2008 |
« Des policiers, des gens avec des valises et une gare, ça vous rappelle rien ? »
Un départ en vacances avec le plan vigipirate ?
à all
De spouny_boy
Lynchez moi j'aime ça !! Mais gaf a... | 15H19 | 24/09/2008 |
LOL
Bien joué, un peu d'humour ne fait jamais de mal.
à all
De spouny_boy
Lynchez moi j'aime ça !! Mais gaf a... | 15H29 | 24/09/2008 |
DSl double post ^^
De benlama
citoyen | 15H19 | 24/09/2008 |
félicitation pour cet article, il me rapelle que cela ce passe aussi chez moi dans le valenciennois. a la veille de la journné du 17 octobre 09 journée de lutte contre la misere. On continue la politique d'expulsion des roms dans notre valenciennoie cher a monsieur BOORLO. A travers ma réaction j'espere que touts les acteurs du valenciennois se mobiliserons pour évité l'expulsion massive des roms dans la comune de denain cher au député monsieur Roy prés de VA ; comme vous le faite R89 a travers vos articles et actions. J'espere que cette article réveillera des consience et une solidarité pour dire pus jamais ça et ne faisons pas comme si on savait pas
Amitiés solidaire +++ bendevals
De Bee
15H23 | 24/09/2008 |
A l'éternelle excuse du « j'obéis aux ordres », ceux que ça intéresse peuvent lire ce qu'est l'expérience de Milgram, disponible sur wiki et tout autre source internet.
Quand aux commentaires et au parallèle avec la shoah, je ne suis pas d'accord avec les autres commentaires. On voit la Shoah aujourd'hui avec le recul de l'histoire, et une espèce de sympathie collective pour le peuple juif suite à cette abomination. Mais dans les années durant lesquelles elle s'est produite, les juifs n'avaient pas la même image.
A l'époque, et il est facile de se procurer des documents qui en témoigne, les juifs étaient considérés comme des parias de la masse de la population, et un peu à l'image des Roms maintenant, on s'en méfiait, on ne leur faisait pas confiance et finalement au fond de soi même on était bien content quand ils étaient emmenés loin de nous.
Alors bien sur les conséquences sont infiniment moins dramatiques de même que le traitement infligé aux Roms n'a rien a voir à celui pratiqué par les SS ou nos milices, mais le recoupement ne semble pas absurde quoiqu'un peu éxagéré. Il s'agit d'une manière similaire de se débarasser de personnes qui dérangent.
A relativiser tout de même, le fondement idéologique est différent. Le « problème » des roms est que leur mode de vie est totalement inadapté à une société qui tend vers le libéralisme et au sens aigue de la propriété individuelle. Ils sont pour notre société moderne assimilés à une sorte d'archaïsme de modèle de société nomade, un peu à l'image des tsiganes. Donc forcément comme chaque différence dérange, on veut s'en débarasser, ou comme nous sommes maintenant au XXIeme siècle et qu'on ne pratique plus d'épuration massive en occident, par défaut les cacher pour éviter qu'ils ne viennent trouble le bon ordre établi.
Quelle solution à cela ? Je l'ignore, je pense que les modes de vie sont tellement différents qu'ils sont difficilement compatible, si l'on crée des zones qui leur seraient réservé, on risquerait de tomber dans le travers des réserve indiennes, ou des camps. Comment faire cohabiter ces différences ? C'est une vrai question à laquelle je n'ai malheureusement pas de réponse.
De l´axe du bien
15H25 | 24/09/2008 |
« Je propose à tout ceux qui hurlent et tentent d'assimiler cela à la déportation des juifs d'accueillir ces roms chez eux ! »
certains le font, certains ne peuvent pas, et certains prennent le parti de s´en foutre. quand tu seras dans la merde, rappelle-moi de ne surtout pas t´aider.
De kiki21120
sans emploi | 15H33 | 24/09/2008 |
cette fois ci les bons dirigeants de la SNCF ne pourront pas dire nous ne savions pas ! Ils sont alliés objectifs d'une mesure proto- nazi. et tous ceux qui n'accepteront pas cet état de fait seront traités de terroristes ! 60 ans en arrière.
entrons en résistance
De sanlucar
16H36 | 24/09/2008 |
moi je pense que l'europe n'en a pas fini avec le fascisme et que nous sommes sur le premier échelon d'une échelle qui va nous mener tout droit à une nouvelle extermination de masse : celle des Roms, des Africains et plus globalement des clandestins, que certains n'hésitent pas à qualifier de « parasites » et de tous les noms que l'on adressait dans les années 30… aux Juifs. Le fascisme n'est plus antisémite, il s'est trouvé de nouvelles cibles, (dont font partie non seulement les Roms et les clandestins africains mais par exemple aussi les fonctionnaires, les Rmistes etc, tous désignés comme boucs-émissaires, et quand il y a des boucs-émissaires il finit toujours par y avoir des massacres)
[ceci dit, j'espère bien sûr me tromper ! mais par les temps qui courent et où des tentations nauséabondes refont surface, il est peut-être bon de ne pas perdre la mémoire, quitte à trop en faire (je pense justement que le fait que la passerelle de la photo rappelle un mirador, ce qui est très vrai j'ai eu également cette image à l'esprit en voyant la photo, est plutôt bon signe et montre que la mémoire, on ne la perd pas, il y a des symboles qu'il est bon de garder à l'esprit) ; mieux vaut trop en faire pour préserver nos libertés et la dignité humaine, que pas assez…]
De hellada
observateur du monde | 15H36 | 24/09/2008 |
Shame on you la France, pays des droits de l'homme ?
Pays de rien du tout, la France est une coquille vide, plus de saveurs, plus de valeurs…etc. Il va falloir vous réveiller sinon c'est fini mais c'est peut-être déjà fait…
à hellada
De avel
étudiant | 16H13 | 24/09/2008 |
Il y en a beaucoup des pays plus ouverts que la France et qui respectent plus les droits de l'homme ?
à avel
De Gandijyn
16H27 | 24/09/2008 |
Oui, l'Espagne
à Gandijyn
De mao-tse-toung
grand démocrate réformateur | 18H46 | 24/09/2008 |
Et puis ? ? ? ? ?
à mao-tse-toung
De Teez-teez
Back in the USSR | 10H46 | 25/09/2008 |
Le Canada ? La Suède ? Le Danemark ?
De deecurl
| 15H43 | 24/09/2008 |
je rejoins tout de même l'avis de siko.
je félicite rue89 de transmettre ce témoignage, en effet, ce genre d'action plus ou moins légales contre qui que ce soit est inacceptable et bafoue la dignité humaine et effectivement c'est nauséabond, ça remue des choses qu'on espérait oubliées.
mais alors, le parallèle complètement fumeux…surtout le coup du « mirador » : « les images étaient chargées de symboles ». c'est consternant.
j'ai l'impression que l'auteur se fantasme en Juste…c'est pas la peine d'en rajouter, hein.
vous tendez le bâton pour vous faire battre et vous vous décrédibilisez. dommage.
De Fondriest
euh | 15H43 | 24/09/2008 |
Concrètement, quels droits de l'homme sont enfreints lorsqu'un individu est expulsé du territoire français ?
De Seccotine
16H00 | 24/09/2008 |
L'article 8 de la Convention Européenne : « Tout homme a droit à une vie privée et familiale normale »
Et puis il y a des enfants : article 3 de la Convention de Genève.. Intérêt primordial de l'enfant qui doit être préservé.
Et puisqu'on y est, on peut aussi y ajouter celle du droit d'asile qui stipule qu'on ne doit pas exposer un homme à des traitements inhumains et dégradants : et là on est en plein dedans
Tout cela, la France l'a ratifié et s'assied gaillardement dessus
à Seccotine
De pedro66
informaticien bon à rien | 16H13 | 24/09/2008 |
« Et puisqu'on y est, on peut aussi y ajouter celle du droit d'asile qui stipule qu'on ne doit pas exposer un homme à des traitements inhumains et dégradants : et là on est en plein dedans
Tout cela, la France l'a ratifié et s'assied gaillardement dessus »
Ben oui, et le droit des peuples à décider d'eux mêmes, autrement dit le droit des français à décider qui ils veulent sur leur sol …
Et qui on doit dégager .
à Seccotine
De mechante langue
16H17 | 24/09/2008 |
« L'article 8 de la Convention Européenne : “ Tout homme a droit à une vie privée et familiale normale ”
Et puis il y a des enfants : article 3 de la Convention de Genève.. Intérêt primordial de l'enfant qui doit être préservé. »
Aucun de ces articlers n'est violé !
à mechante langue
De Oister
Payé à rien foutre | 17H59 | 24/09/2008 |
Té vé, encore l'autre intellectuel.
Donc toi, enfant tu as vécu sur un quai de gare, pour préserver tes intérêts ?
Quand à se faire expulser tous les deux jours par des lâches armés (donc dangereux) c'est une vie privée et familiale normale ? Même lorsque l'on est citoyen européen ?
C'est bien.
Je ne viendrais jamais chez toi parce que ça a l'air pourri, si tu vis sur un quai de gare.
A moins que tu ne vives cofortablement installé à Neuilly et que tu aies hérité d'un travail (voire même d'argent) et que tu te permettes de parler de choses que tu ne connais pas.
Soit tu es stupide, soit tu es un menteur qui s'occupe de choses qui ne le regardent pas.
Alors ?
Sincèrement je suis curieux.
à Seccotine
De Fondriest
euh | 18H48 | 24/09/2008 |
« L'article 8 de la Convention Européenne : “ Tout homme a droit à une vie privée et familiale normale ”
(…) Et puis il y a des enfants : article 3 de la Convention de Genève.. Intérêt primordial de l'enfant qui doit être préservé. »
==> En quoi ces articles sont-il violés ? Les enfants sont-ils séparés de leurs parents ?
« Et puisqu'on y est, on peut aussi y ajouter celle du droit d'asile qui stipule qu'on ne doit pas exposer un homme à des traitements inhumains et dégradants : et là on est en plein dedans »
==> Où est le traitement inhumain et dégradant, dans les faits exposés par Vieira ? Il évoque par exemple une enquête de la DDASS qui a permis de déterminer les familles les plus fragiles (celles avec des femmes enceintes ou mères d'enfants en bas-âge) afin de surseoir à leur expulsion. Des précautions ont été prises, on ne les a pas entassés à 25 dans une camionnette !
A moins que vous ne considériez qu'une expulsion est par essence « dégradante », et que chacun doit pouvoir s'installer ou bon lui semble, au mépris de la souveraineté des états. Mais aucun principe, aucun article de n'importe quel traité ou convention ne mentionne ce droit.
à Fondriest
De kane85
20H57 | 24/09/2008 |
Pierrrrrrrre je t'ai découvert !
C'est les ==> qui t'ont dénoncé !
Sort vite de ce corps …
Non mais !
à kane85
De Fondriest
euh | 22H02 | 24/09/2008 |
Quel intérêt de spéculer sur les doubles comptes des uns ou des autres ? Franchement…