
Cinq questions, et quelques éléments de réponse, pour vous aider à suivre le débat parlementaire sur la guerre d'Afghanistan à partir de lundi.
L'Afghanistan est-il l'Irak de la France ?
Non. Contrairement à l'attaque unilatérale américaine en Irak en 2003, à laquelle Jacques Chirac avait refusé d'associer l'armée française, l'intervention en Afghanistan, en 2001, a été autorisée à l'unanimité par les Nations unies.
N'oublions pas le contexte : juste après les attaques du 11-Septembre sur le sol américain et leurs trois mille victimes, revendiquées par Al Qaeda et Oussama Ben Laden réfugiés en Afghanistan. Un moment de forte solidarité avec les Etats-Unis (« Nous sommes tous Américains », écrivait le directeur du Monde…), doublé d'un fort rejet du régime des talibans, la burqa devenant le symbole d'une société oppressive unanimement rejetée dans l'opinion française.
La résolution 1368 du Conseil de sécurité de l'ONU, adoptée le lendemain du 11 septembre 2001, reconnait ainsi « le droit inhérent à la légitime défense individuelle ou collective conformément à la Charte ».
Elle sera suivie de la résolution 1386, adoptée en décembre 2001, qui crée la « Force internationale d'assistance à la sécurité » (FIAS - ISAF selon l'acronyme anglais) -dont le mandat a été constamment renouvelé depuis :
« pour aider l'Autorité intérimaire afghane à maintenir la sécurité à Kaboul et dans ses environs, de telle sorte que l'Autorité intérimaire afghane et le personnel des Nations unies puissent travailler dans un environnement sûr ;
demande aux États Membres de fournir du personnel, du matériel et des ressources à la Force internationale d'assistance à la sécurité (…) ;
autorise les Etats membres qui participent à la Force internationale d'assistance à la sécurité à prendre toutes les mesures nécessaires à l'exécution du mandat de celle-ci ».
La première phase de la guerre, à partir du 7 octobre 2001, est menée par les Américains et les Britanniques ; Mais très vite, d'autres pays, dont la France, annoncent leur participation à la FIAS.
Le régime des talibans est renversé au bout de cinq semaines et un gouvernement provisoire dirigé par Hamid Karzaï est mis en place, qui sera légitimé par l'élection présidentielle de 2004 et les législatives de 2005.
L'Otan prend en charge la FIAS à partir de 2003, en vertu de la résolution 1510 du Conseil de sécurité de l'ONU, et réunit des contingents de 38 pays, certains présents symboliquement comme l'Autriche (pays neutre) avec… un homme, ou l'Ukraine avec trois, mais avec les principales puissances de l'Alliance atlantique dans les rôles principaux : Etats-Unis 17 790 hommes, Royaume Uni 8380, Allemagne 3220, France 2660, Canada 2500, Italie 2350…
Pourquoi Sarkozy a-t-il changé d'avis ?
C'était le 26 avril 2007, entre les deux tours de l'élection présidentielle, et, sur un plateau de télévision, Nicolas Sarkozy déclare :
« La présence à long terme de la France en Afghanistan ne me semble pas décisive. »
Depuis son arrivée à l'Elysée, le discours a changé radicalement et le nouvel élu fait au contraire du renforcement de la présence française au sein de la FIAS l'une de ses priorités, mille hommes de plus et un rôle opérationnel accru pour les soldats français. Il l'annonce en mars dernier, lors d'un déplacement à Londres, avant d'organiser, pour calmer les parlementaires furieux d'avoir été snobés, un débat sans vote à l'Assemblée nationale.
Le chef de l'Etat ne s'est jamais réellement expliqué sur sa volte-face, même si on peut sans doute attribuer sa première sortie à sa méconnaissance du dossier et au contexte d'une prise d'otages d'humanitaires français en Afghanistan. S'il a changé d'avis, ce n'est pas tant en raison du dossier afghan que de ses ambitions vis-à-vis de l'Otan.
Nicolas Sarkozy a fait du retour formel de la France au sein du Commandement militaire intégré de l'Alliance atlantique (dont de Gaulle l'avait sortie en 1966) le cœur de sa diplomatie, au nom de l'unité d'un « bloc occidental » en ces temps troublés. Ce rapprochement avec l'Otan, avec l'ambition de jouer un rôle dirigeant dans son futur (mais hypothétique) « pilier européen », passe par un engagement accru en Afghanistan, le principal « front » sur lequel l'Alliance est engagée et où elle joue sa crédibilité politique et opérationnelle.
L'enjeu dépasse donc de loin le théâtre afghan, mais il explique pourquoi Nicolas Sarkozy est passé du désintérêt de la campagne électorale, aux airs martiaux d'aujourd'hui.
La France peut-elle quitter l'Afghanistan ?
Techniquement, la France pourrait très bien quitter l'Afghanistan : sa contribution à la FIAS est volontaire et peut être interrompue à tout moment. Mais politiquement, on voit bien, dans la réponse à la question 2, que c'est impossible, sauf à marginaliser diplomatiquement la France.
On retrouve dans une certaine mesure le discours que tenait François Mitterrand à l'époque de la première guerre du Golfe, en 1989 : « la France doit tenir son rang. » Pour rester une puissance de premier plan, justifier son siège de membre permanent au Conseil de sécurité de l'ONU, la France se devait, selon François Mitterrand, de participer à cette opération militaire destinée à mettre fin à l'invasion irakienne du Koweit.
Il en allait de même en Afghanistan en 2001 au lendemain du 11-Septembre, mais pas en 2003 en Irak, comme Jacques Chirac l'a compris avec lucidité.
Il est toujours plus difficile de quitter une opération en cours que de refuser d'y participer à ses débuts. Le vrai choix qui s'offrait à Nicolas Sarkozy à son arrivée à l'Elysée était de maintenir la participation française en l'état, c'est-à-dire numériquement faible et militairement peu exposée, ou alors monter en puissance et assumer un rôle plus grand. Pour les raisons exposées plus haut, Nicolas Sarkozy a fait le choix de l'escalade.
Il l'assume aujourd'hui face à une opinion majoritairement hostile à cet engagement militaire depuis la mort des dix soldats dans l'embuscade des taliban le mois dernier et dans un contexte de détérioration de la situation militaire en Afghanistan. Il est peu probable qu'il changera d'avis, à quelques mois du sommet du soixantième anniversaire de l'Alliance atlantique, qui se tiendra partiellement en France.
Il aurait pourtant quelques raisons de changer de discours, car s'il avait conditionné initialement l'envoi de renforts français à un changement de stratégie en Afghanistan, force est de constater qu'il ne s'est rien passé.
La guerre d'Afghanistan peut-elle être gagnée ?
La réponse simple est « non ». Du moins si l'on s'en tient à l'hypothèse d'une victoire militaire de la FIAS, c'est-à-dire principalement les Etats-Unis et leurs alliés occidentaux. Aucune intervention étrangère n'a jamais réussi à triompher d'une guérilla sur le sol afghan, et l'Otan ne fait que vérifier cet adage maintes fois prouvé par l'histoire.
Les troupes étrangères ont été accueillies en libératrices en 2001, par la partie de la population afghane opposée au pouvoir des talibans. Sept ans plus tard, pourtant, elles sont de plus en plus vécues comme des forces d'occupation étrangères, et l'action des taliban, réorganisés à partir de leurs sanctuaires au Pakistan, est de plus en plus audacieuse et efficace.
Première raison, l'échec relatif de la reconstruction de l'Afghanistan, la corruption et l'inefficacité de l'administration Karzaï, et l'oubli progressif des raisons pour lesquelles tout cela a commencé, c'est-à-dire le règne obscurantiste des taliban. S'y ajoute le fait que toute l'attention s'est déportée vers l'Irak à partir de 2003 -la faute majeure de l'administration Bush-, laissant la situation en Afghanistan se détériorer lentement et sûrement, sans que personne ne soit en mesure de tirer la sonnette d'alarme.
Cela a-t-il changé ? Oui sur le plan militaire, avec l'envoi de renforts, non seulement français, mais aussi Américains avec le réveil tardif de l'administration Bush. Mais pour le reste, la conférence de Paris sur la reconstruction de l'Afghanistan, en juin dernier, a certes engrangé des promesses de dons importantes, mais ces promesses ne se réaliseront pas toutes, ou se perdront en partie dans les sables afghans, sans réellement changer la vie des personnes concernées. Et, selon des ONG, pour 100 millions de dollars dépensés pour l'effort militaire, quatre millions seulement sont versés pour l'aide humanitaire.
C'est ce qu'ont voulu signifier dix-huit ONG françaises présentes en Afghanistan, la semaine dernière, lors d'une conférence de presse appelant à un changement radical de stratégie. Pour Alain Boinet, directeur général de Solidarités, « le moment est dramatique » :
« Ça va de plus en plus mal en termes de pauvreté, de souffrance, (…) malgré tout ce qui a été fait. Aujourd'hui, on pense qu'ajouter la guerre à la guerre va nous conduire à la gagner. Si c'est la seule solution, la guerre va durer longtemps, elle va faire beaucoup de victimes. On va vers une guerre sans fin, une paralysie sans doute de l'aide humanitaire, si l'on continue dans cette voie. »
D'autant que si l'opinion française a pu être choquée par les dix morts français, quelques jours plus tard, une nouvelle « bavure » des forces de l'Otan faisait des dizaines de victimes afghanes civiles, dont de nombreux enfants, aliénant un peu plus la population afghane vis-à-vis de ses « libérateurs ».
La situation actuelle est dans une spirale d'échec : échec humanitaire doublé d'un échec militaire. Faut-il pour autant plier bagage et partir, en laissant le terrain libre aux taliban ? Le véritable échec serait de ne pas proposer de stratégie alternative entre ces deux extrêmes, poursuivre sans changements une guerre ingagnable, ou se retirer purement et simplement en laissant la victoire aux intégristes.
La gauche votera-t-elle le soutien à la guerre ?
La gauche est piégée, une nouvelle fois, par ce vrai-faux débat. La droite a beau jeu de rappeler que c'est Lionel Jospin, alors premier ministre, qui a aprouvé l'engagement initial de la France en Afghanistan, et qu'un retrait immédiat des armées occidentales livrerait ce pays aux taliban et à leurs pratiques d'un autre age, notamment vis-à-vis des femmes. Les socialistes faisant le lit de l'intégrisme, bigre…
Lionel Jospin, dont le nom est fréquemment invoqué dans ce débat piégé, a refait surface la semaine dernière sur France Inter, pour donner quelques conseils aux élus PS :
« Je ne leur recommanderai pas d'approuver une mission imprécise et des décisions prises sans consultation en avril par le président de la République. Je leur suggérerai de demander que l'on contribue -la France, la présidence française de l'Union européenne- à définir de nouveaux objectifs. »
C'est sans doute ce que feront les parlementaires socialistes, pointant du doigt les nombreuses contradictions du discours de Nicolas Sarkozy et de Bernard Kouchner sur l'Afghanistan. Mais, même s'ils votent contre ou s'abstiennent, les élus de gauche savent que la mission en Afghanistan sera prolongée, et avec elle son probable cortège de victimes françaises -et afghanes.
Chacun sait, surtout, qu'aucune révision déchirante ne pourra se produire en cette période d'élection américaine, d'autant que les deux candidats en présence sont d'accord pour renforcer l'intervention militaire en Afghanistan.
Menée trop loin des opinions publiques, cette guerre qui ne dit pas son nom risque fort de connaître une escalade alors même que ses objectifs et la stratégie suivie sont totalement brouillés, et portent en eux les germes de l'échec. En clair, en Afghanistan, on ne sait pas où on va, mais on y va.
Photo : Karzaï, Sarkozy et Kouchner le 12 juin 2008 à Paris (Francois Mori/Reuters).





















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De Pierre Haski (auteur)
Rue89 | 07H56 | 23/09/2008 |
Eric Margolis était interviewé sur Rue89 en avril dernier sur l'Afghanistan. Cliquez ici.
De Pépé61
Enterré vivant | 12H38 | 22/09/2008 |
Il faudrait expliquer notre très haute stratégie politico-doplomatique aux militaires sous-équipés qui risquent leur peau tous les jours sur place. Et, à la fin de l'explication, leur demander quel est exactement l'objectif de leur mission. Leurs réponses seraient riches d'enseignements. Il est vrai qu'on ne leur demande pas de réfléchir. Cela leur fait au moins un point commun avec les députés UMP.
De adaunis
Nul part....si adelyne me plaque...... | 12H39 | 22/09/2008 |
Monsieur Haski,
J'ai tout bien lu !
Et comme tout bon argumentaire vous terminez par la phrase qui en est la substantifique moelle ou la phrase qui tue !
Hors il est un point qui m'apparait vital que vous n'abordez point.
Mais vous ne pouvez penser à tout ! ; -)))
A l'heure ou on parle, échangeons des points de vue plus ou moins opposés sur la France qui se divise sur l'envoie en Afghanistan de contingents de soldats, sur les méthodes d'action pour lutter contre les réseaux islamistes, et les Talibans, si nous appelions un chat, un chat !
Sachant que le nerf de la guerre, comme point de départ est l'argent, quelque soit l'authenticité du « combat », la « valeur » de « l'émancipation », ou de la guerre de religion, est le « fric » !
L'argent,le « flouze », sont des éléments sûrs et indispensables pour tous les « nervis », vrais-faux révolutionnaires, terroristes etc…
En Colombie, et en Afghanistan , le trésor de guerre est la drogue.
La Colombie c'est le premier producteur mondial de coca.
L » Afghanistan c'est le premier producteur mondial d'opium.
Aussi en ayant volontairement une attitude béotienne, j'aborderai ainsi la question.
Me souvenant de la triste expédition de la grande nation Américaine au Viet Nam, où pour éradiquer les combattants « vietmins », couper les ravitaillements, détruire les voies souterraines d'acheminement des troupes, les Américains avaient entrepris avec leur « forteresses B52 » une intense campagne de défoliation des forêts et rizières, sans retenue sans aucun contrôle, sous la vindicte et les manifestations « venues » du monde entier.
Guerre et défoliation dans le Sud Viêt-Nam, 1961-1971
Aux sources de l'histoire :
http://histoiremesure.revues.org/document2273.html
En 2008, on parle d'OGM, de recherche sur les gênes, de méthodes des plus élaborées de sélection d'herbicides, enfin ne serait ce qu'en France sous l'égide de l'INRA, de moyens de lutter contre la « famine » et autres luttes contre la maladie sous couvert de progrès.
Pourquoi, ne s'attaque t-on pas sélectivement à la source, à ce qui est le nerf de la guerre de ces soit disant dangereux (sous des titres différents) groupements armés en guerre contre notre soit disant merveilleux monde « libre » !
Les moyens les plus sophistiqués existent ; satellites, « drônes », « cartographie », techniques de bombardement, tout en sélectionnant les « herbicides » et en n'empêchant pas de pouvoir laisser replanter les paysans et agriculteurs d'autres cultures telles des céréales (quitte à les dédommager, seigneurs de guerres inclus), pour faire comprendre que le trafic : c'est fini !
Vachement naïf ! Je vous entends persiffler depuis mon clavier !
Bien sûr, naïf, car je sais bien que d'autres intérêts sont en jeux, inavouables et très enrichissants, sinon j'imagine que de « hauts stratèges » nous dirigeant auraient fait la démarche adéquate pour remédier à ce « fléau ».
Bon,je suis probablement un triste sire, un imbécile infatué, et de quoi me mêlais je d'abord !
C'est vrai quoi, pourquoi, osons nous poser des questions aussi « connes » !
Ah putain d'internet !
Le lien entre la guerre et la drogue n'est pas nouveau : dans l'Iliade, les dieux agitent une capsule de pavot sous le nez des guerriers endormis. Le mot « assassin » vient de « haschachin », les combattants sous l'influence du haschich.
Ne sommes nous pas hypocrites !
« Et la preuve de cette hypocrisie c'est que si la Colombie est le premier producteur mondial de coca, l'Afghanistan, est le premier producteur mondial d'opium ; l'attitude et le discours sont totalement différents, aujourd'hui les généraux américains disent :
“ Il ne faut pas faire la guerre à la drogue en Afghanistan c'est prématuré, ce n'est pas à l'ordre du jour, la priorité c'est de vaincre les talibans ”.
Dans la pratique effectivement, on a vu que les talibans en 2000-2001 avaient réussi à éradiquer totalement dans leur territoire le pavot -peut-être pour de bonnes et de mauvaises raisons que je n'ai pas le temps de développer- et que depuis l'intervention des occidentaux, les productions ont repris sur une grande échelle, cette année on vient d'avoir les chiffres : augmentation de nouveau de 10% des productions c'est-à-dire 4 600 tonnes d'opium, de quoi faire 460 tonnes d'héroïne.
Et pourquoi les Etats-Unis disent-ils qu'il ne faut pas s'en occuper ? Parce que les grandes zones de production sont des zones pachtounes, plutôt opposées au gouvernement dont le poids principal est tadjik, et donc on ne veut pas ouvrir un nouveau front dans cette région instable.
La deuxième raison c'est que pour faire la guerre aux talibans, les Etats-Unis s'appuient sur des seigneurs de la guerre qui sont des grands trafiquants de drogue -comme Rachid Dostom l'Ouzbek qui est vice-ministre de la guerre dans le gouvernement Afghan actuel-.
En fait, si on voulait réduire les productions illicites peut-être qu'il faudrait en discuter, mais dans les salles où on parle de coopération Nord-sud et de problèmes agricoles parce qu'en fait il est très clair que si les paysans, et nos Afhgans nous le diront, eux qui cultivent la coca ou le pavot et le cannabis, n'est ce pas pour des raisons économiques, pour des raisons de pauvreté et pour des raisons d'inégalité des rapports Nord-sud dans les échanges, en particulier en matière agricole. Et je suis quand même surpris qu'à Cancun dans le sommet de l'OMC c'était un sujet qui n'a pas été abordé semble t-il !
Enfin pour la cartographie et le contrôle des cultures narcotiques : La preuve que la technique existe :
http://www.spotimage.fr/web/736-suivi-et-controle-de-cultures-illicites….
Autre source :
Les conflits locaux liés à la drogue dans l'après Guerre froide
http://www.cafe-geo.net/article.php3 ? id_article=208
En lien également l'excellent avis de d'un vrai expert :
CAPITAINE de “ la Boudeuse ”, Patrice Franceschi est un spécialiste de l'Afghanistan, auquel il a consacré plusieurs livres (comme “ Un capitaine sans importance ”) et où il a été, de 1979 à 1992, un “ observateur engagé ” auprès de la résistance afghane face aux Soviétiques qui occupaient alors le pays.
Il tire les leçons de l'embuscade meurtrière de Surobi.
http://www.leparisien.fr/abo-faitdujour/nous-sommes-en-guerre-22-09-2008…
à adaunis
De clomani14
Paris | 15H18 | 22/09/2008 |
J'ai croisé M. Franceschi à Mogadiscio où il avait pris la relève de Bernard Kouchner… (et où il s'est montré fort peu partageur alors que j'essayais de quitter Moga).
J'ai assisté à ses « apéritifs » du soir-espoir sur la terrasse de la délégation française à Moga… et je veux bien croire que c'est un aventurier mais je ne lui donnerais pas toute ma confiance en matière de politique.
Ceci étant dit, vous posez, à mon avis, le bon problème. Il me paraît indispensable d'observer le conflit par le biais de l'opium. Ca nous changera du pétrole, des oléoducs et pipelines divers et variés.
J'ai appris par des Afghans devenus français que le trafic de drogue est très bien organisé entre Kaboul et Paris, et que la France est régulièrement alimentée en matière de pavot via les transports militaires…
Je n'ai pas vu, je n'ai jamais mis les pieds en Afghanistan mais je crois ce qu'on m'a raconté. Ces mêmes amis me disent que Karzaï ou en tout cas son administration contrôle la drogue en Afghanistan.
D'autre part, j'en ai assez d'entendre que l'armée française (de métier) va -avec nos impôts- « libérer » les femmes du joug des talibans ! Parce qu'il faut tout de même savoir que la charia est inscrite dans la législation afghane. Donc, la charia, ça n'est pas vraiment donner le droit aux femmes. C'est continuer à les en priver. L'armée française (et la police française pour donner des leçons de savoir vivre aux policiers afghans) est là-bas pour « être là-bas » et se partager un gâteau pas clair. Celui de la drogue, ça c'est sûr, celui des oléoducs qui évacueraient le pétrole du Caucase vers les consommateurs indiens ou chinois c'est quasi certain. Mais en regardant les cartes, je remarque que l'Afghanistan est à l'Est de l'Iran, et que l'Irak est à l'Ouest de l'Iran… et que l'Iran fait partie des « rogue states ».
Bon, alors, qu'est-ce qu'on est allés faire dans cette galère ?
P.S. ceci étant dit, mes amis afghans me disent que, maintenant que l'OTAN et l'Occident sont là-bas, s'ils se repliaient, le Pakistan ou l'Iran s'empresseraient d'envahir ce pays et de le déstabiliser définitivement. A méditer.
à adaunis
De johan S
étudiant | 10H03 | 23/09/2008 |
Ce serait plutôt une question… enfin, peut-être une suspicion.
On se souvient que les USA au Vietnam ont ouvert une autoroute de l'héroïne, que les USA en Amérique central (au Nicaragua, via le Panama de Noriega) ont ouvert et exploité une autoroute de la cocaïne, pourquoi croire qu'ils ne font pas la même chose en Afghanistan ?
Ce sont des dossiers très connus (ou, du moins, très documentés), Air America pour le Vietnam (une compagnie aérienne de la CIA dont les avions transportaient l'héro) ; plus directement, au Panama, Noriega était un agent de la CIA alors dirigé par George Bush (père)…
Il est aujourd'hui très facile de percevoir l'Irangate comme un simple paravent (efficace, il est vrai) au Cocaïnegate (les mêmes avions qui apportaient les armes aux « contras“- anti-sandinistes- dans les bases panaméennes, revenaient aux USA avec la dope venue de Colombie (c'est ainsi que se sont structurés les cartels de Cali et Medelin).
Avec ce passif, une corrélation presque systématique entre interventions étasuniennes et commerce florissant de drogue. Avec un pays, l'Afghanistan, qui avait pratiquement éradiqué la culture du pavot durant les Talibans et qui est redevenu le premier producteur depuis l'occupation de l'OTAN. C'est tout de même très bizarre que personne ne soupçonne les services américains.
Avant que les paysans afghans ne deviennent les bêtes noires des rédactions du 20H, il serait intéressant de savoir à qui va l'argent.
De parousnik
12H42 | 22/09/2008 |
@ pierre haski
Le 7 octobre 2001, les États-Unis et la Grande-Bretagne entamaient une campagne de bombardements contre un pays membre de l'ONU, l'Afghanistan. Le même jour, le représentant permanent des États-Unis auprès des Nations Unies envoya une lettre adressée au Président du Conseil de sécurité dans laquelle les États-Unis présentaient les raisons et les normes juridiques qui, selon eux, justifiaient leur action militaire. [Document ONU No. S/2001/946]
Dans cette lettre, les États-Unis justifiaient leur action militaire par l'Article 51 de la Charte de l'ONU, « dans l'exercice de leur droit naturel à la légitime défense individuelle et collective à la suite des attaques armées perpétrées contre eux le 11 septembre 2001. »
Cette phrase résume les deux fondements sur lesquels les États-Unis ont bâti leur justification pour leur action militaire : d'une part, des faits (les attaques terroristes subies) et des présomptions sur la culpabilité de leurs auteurs (ben Laden et la fameuse « nébuleuse » al-Qaïda) et d'autre part, une norme juridique du droit international (le droit de légitime défense).
La première partie de cet exposé consiste à démontrer le non-fondé de la justification présentée par les États-Unis au Conseil de sécurité de l'ONU : d'abord, parce que les États-Unis n'ont fourni aucune preuve que les événements du 11 septembre 2001 avaient un quelconque lien avec l'Afghanistan. Ensuite, même si ce lien avait réellement existé, le droit de légitime défense ne serait pas applicable à une réponse militaire exercée un mois après la présumée attaque subie. Nous montrons que le recours à la force contre l'Afghanistan et l'occupation de ce pays constituaient et continuent à constituer un acte d'agression, tel que ce terme est défini par la communauté internationale.
La deuxième partie de cet exposé examinera les responsabilités juridiques découlant du fait de l'agression contre l'Afghanistan.
Enfin, des recommandations seront faites pour restaurer le respect du droit international par les pays membres de l'OTAN, en ce qui concerne l'Afghanistan.
A. Les éléments probatoires
Dans leur lettre au Conseil de sécurité, les États-Unis affirment que « [l]es attaques perpétrées le 11 septembre 2001 et la menace que l'organisation al-Qaïda fait actuellement peser sur les États-Unis et ses ressortissants découlent de la décision du régime des Taliban de permettre que des parties de l'Afghanistan placées sous son contrôle servent de base d'opérations. »
Or, à ce jour le gouvernement américain n'a présenté aucune preuve fiable d'une quelconque relation entre l'Afghanistan et les crimes du 11 septembre 2001. Tout ce que la lettre présente comme élément probatoire sur la responsabilité de l'Afghanistan pour ce crime est une seule phrase : « Depuis le 11-Septembre, mon gouvernement a obtenu des informations claires et irréfutables selon lesquelles l'organisation al-Qaïda, qui reçoit l'appui du régime des Taliban en Afghanistan, avait joué un rôle central dans les attaques » contre les États-Unis. Ces informations n'ont pas été communiquées au Conseil de sécurité. La lettre continue : « De nombreux éléments restent pour l'heure inconnus. Notre enquête n'en est qu'à ses débuts. Nous pouvons être amenés à engager de nouvelles actions [militaires] contre d'autres organisations et d'autres États dans le cadre de notre droit de légitime défense. »
AUCUNE preuve n'a été fourni sur l'implication des Talibans ni de l'Afghanistan dans les événements du 11 septembre 2001. Par contre il est établi aujourd'hui que c'est la CIA qui a crée al qaeda et s'en sert pour les outrages a l'explosif que les Etats Unis décident mais auraient du mal a expliqué si leurs soldats se faisaient prendre… Il est établi aujourd'hui que les Tours du WTC ne pouvaient pas mécaniquement s'effondrer totalement comme cela s'est produit sans le recours a des explosifs préinstaller… Il est établi aujourd'hui et les preuves existes qu'aucun avion s'est crashé sur le Pentagone… Le devoir de notre parlement et du parlement européen est de constaté cette réalité et d'ordonner une enquête indépendante pour vérifier tous les doutes et questions soulevés par les incohérences du rapport d'enquête de la commission nommée par Bush 440 jours aprés les événements avant que cette enquête ne soit ordonnée par la justice…suite au plaintes déposées par les familles des victimes qui ont refusé les dollars du Silence…mais ont du attendre les évacuations des « preuves » vers la Chine et ailleurs… Mais comme partout des citoyens honnêtes ont suspecté le gouvernement et du louche avant même que les tours ne s'effondrent et on récupéré de multiples matériaux qui soumis a des analyses inconstables revelent par exemple la présence de Thermate dans les poussières et débris récupéré… Même sans une analyses appronfondies sur des centaines de photos et de films pris des ruines encore fumantes des tours du WTC ont peut constater des coupures anormales des piliers cen traux et périphériques des tours… Les effondrements des tours en 10 secondes suggèrent que sous les impacts des avions les structures d'acier et de béton ont été fragilisés au point d'offrir aucune résistance lors des effondrements ? Qu'est ce qui a pu fragiliser
ces structures a ce point ? Le WTC 7 qui s'effondre sans raison cela aussi est extrement curieux surtout quand on peut constater qu'aucun immeuble ou tour aux structures d'acier ne s'est jamais effondré même dans le pire des incendies comme ce fut le cas pour la Tour Windsor de Madrid…
Il ne s'agit pas de grignotter quelques miettes de la poche des français, il s'agit d'envoyer pour des raisons scélérates et crapuleuses des jeunes assassinés d'autres jeunes qui ligitiment se défendront… L'appauvrissement de nos sociétés
occidentales est du fait de la délocalisation de nos industries etc… Prés d'un tiers de la population française a a peine de quoi se nourrir…et cela est de la responsabilité de ceux la même qui aujourd'hui veulent s'approprier les gisements de pétrole et de gaz du Moyen Orient… Ce sont des parasites fascistes qui veulent envoyer nos enfants tuer d'autres enfants… Ils baffouent les droits de l'homme avec laquelle se gargarisent les Servilités médiatique…ils baffouent les droits internationaux… Ils justifient leurs crimes par des mensonges…et nous entrainent vers une 3 ème guerre mondiale qui anéantira l'humanité peut-être car ni les Russes ni les Chinois se laisseront soumettre…et il y a encore des hommes et des femmes qui sont prêt a mourir pour « la Liberté et la Paix »…
à parousnik
De Pierre Haski
(auteur)
Rue89 | 12H59 | 22/09/2008 |
« il est établi aujourd'hui »…, dites vous à plusieurs reprises. Vous êtes comme les missionnaires chrétiens pour qui « il est établi » que Jésus a marché sur l'eau. Vous avez la foi.
à Pierre Haski
De tinga
13H19 | 22/09/2008 |
Argumentation recevable, mais juste sur la forme, et en plus légèrement méprisante, sur le fond, rien !
Comment pensez vous être crédible, j'ai été lecteur de « libé » ainsi que de nombreux autres titres pendant plus de 30 ans, quand j'ai découvert en 2005 l'énorme « cover up » je n'ai plus jamais acheté un seul titre, « Vous êtes comme les missionnaires chrétiens pour qui “ il est établi ” que Jésus a marché sur l'eau. Vous avez la foi. » Cette remarque s'applique davantage à vous qui foulez au pied la physique la plus élémentaire, refusez obstinément tout débat un tant soit peu loyal.
à Pierre Haski
De parousnik
13H24 | 22/09/2008 |
S'il y a eu un homme qui a servi de modéle a cette fable biblique je pense que ce devait être un « conspirationniste » qui dénoncait les commerçants qui avait pour Dieu celui des voleurs… Mis a part l'écho de ce que vous pensez inconsciemment de vous même, toujours pas d'argument ?
http://www.reopen911.info/uploads/document/fichier/analyse-chimique-des-…
à Pierre Haski
De compte supprimé 13
13H30 | 22/09/2008 |
@ M.Haski
votre foi dans le Livre Sacré de la Commission vous aveugle, Livre écrit par le prophète Bush sous la dictée des théocons.
Vous êtes très mal placé pour reprendre l'argument de la Foi, car vous ne remettez jamais en cause la Vérité Révélée et vous ne vous posez aucune question.
Beati pauperes spiritu.
De François René
magasinier | 12H46 | 22/09/2008 |
Comment Sarko la racaille peut-il se prévaloir du Gaullisme et faire le jeu des néo- conservateurs américains au nom du droit au string et aux mépris des vies humaines et notament de celle des soldats français.
Le Général doit se retourner dans sa tombe.
De Seccotine
12H51 | 22/09/2008 |
Ca va nous servir à quoi d'augmenter notre « présence » au sein de l'OTAN ?
Avant de songer à augmenter quoi que ce soit, mieux vaudrait se focaliser à équiper efficacement les soldats déjà engagés dans une guerre qui n'est pas la nôtre. Outre les critiques entendues ici ou là, et vu la diversité de leurs provenances, il doit bien y avoir quelque chose d'avéré dans les carences, lire aussi l'article paru dans le Canard Enchaîné de cette semaine. Les soldats doivent « cantiner » une partie de leur équipement, celui de base n'étant pas adapté aux circonstances particulières (voire générales). C'est lamentable !
J'ai même entendu le père de ce soldat au début, ulcéré (et on peut le comprendre), puis fier de son fils qui avait rempli son devoir de citoyen (après avoir rencontré NS et H. Morin), puis finalement devenu « associatif » pour équiper les soldats après son retour d'Afghanistan. Rien que ça, ça en dit long sur le sujet.
La France me semble-t-il n'était pas engagée comme « armée d'occupation » ce qu'elle devient de fait. Soit les engagements du départ (basés sur le volontariat dit-on dans l'article) sont respectés soit il y a déviance et alors « ON FOUT LE CAMP ». Débrouillez-vous, et assumez vos appétits gargantuesques ! Je parle aux USA.
De PANCH
Cadre | 12H55 | 22/09/2008 |
La droite prone une gestion de bon père de famille : bon sens, anticipation, protection et securité. Sur 3 points elle a eu tout faux.
1-- BOIRE SA PAYE EN UN COUP
Premier geste politique fort : NS dégage 15 Milliards d'euros pour un plan de soutien aux plus grands capitaux de notre pays. Décision idéologique mais erreur stratégique grave. La crise qui sévit. Ils n'ont rien vu venir. Tout ces fonds auraient été bien plus utiles aujourd'hui et on se trouve dans la situation du père de famille qui a tout bu sa paye en un soir et doit payer les impôts. Seule solution taxer le cochon-tirelire de son fiston, le priver de ciné, de loisirs et de sorties culturelles. Aujourd'hui nous sommes tous les rejettons de NS. Les caisses sont vides et quand la machine se relancera nous n'auront pas investit dans les niches qui permettrons à notre économie d'en profiter au mieux : éducation, recherche, économie du tourisme et des loisirs qui ont toujours fait notre force.
2-- DOCTEUR FOLAMOUR AU DESERT DES TARTARES
Alors que durant l'éléction NS prône la continuité dans la politique de déploiement de nos forces à l'étranger, lors d'un voyage à Londres avec sa chère, il décide de faire un virage à 180 degrés. Américanisme le plus total. Exit la volonté diplomatique de lutter contre le fléau de la drogue et ses cartels qui allimentent le terrorisme, exit la volonté de lutter contre l'illétrisme, exit la volonté d'apporter une aide économique. « L'Afghanistan est un pays de barbare »… NS y déploie une force d'occupation, se rallie à Bush, diminue le budget militaire et à terme souhaite que notre armée ne soit qu'une des garnisons de l'OTAN… Le tout sans qu'à aucun moment le bas peuple n'ait le moindre mot à dire, ni directement, ni par l'intermédiaire de ses députés. Les premiers couac nous ramènent les premiers morts. Là encore aucune anticipation. Le monde est en pleine mutation et s'il y a quelque temps encore, être les petits des USA garantissait être les petits du plus forts, ce n'est plus le cas. Combien de temps encore les USA pourront-ils subvenir aux besoins de leurs troupes dans cette guerre contre l'inconnu et l'invisible. Cette guerre pour la guerre. Pour la vengeance. Nous sommes engagés dans un combat dont on ne comprend ni la nécessité, ni les objectifs et dont tout le monde commence à douter des moyens que nous y déployons. La France, autonome, avec ses politiques du renseignement, de la coopération industrielle et culturelle, appuyée par des contigents armées, avait toute les cartes en main pour entrer pleinement dans ce nouveau monde où les rapports de force sont bouleversé. NS a gaché tout cela en nous faisant vassaux des USA, à la botte de l'OTAN. Là encore aucune anticipation sur les nouveaux rapports de force (Chine - Russie - USA) et sur les vers qui pourrissent la patrie de Bush.
3-- NE TE DEMANDES PAS CE QUE L'ETAT PEUT POUR TOI
mais plutôt ce que tu peux pour Nicolas_et_les_siens. Voilà en quelque mot le leitmotiv de NS. Si la France va mal (car elle va mal) c'est la faute individuelle de chaque citoyen : le quidam ne travaille pas assez et réclame trop, les fonctionnaires plombent les budgets, les étrangers nous volent notre pain, l'Europe nous spolie et ainsi de suite. Du coup voilà une bonne pillule de scrupules qui lui permet de se désengager de tout ce qui fait le modèle français et d'entreprendre une grande casse des droits du travail et des institutions telles que l'enseignement, la recherche, les armées et la culture, ainsi que le soutien aux personnes agées et aux personnes les plus démunies. Or le problème est que durant cette période de crise, c'est bel et bien dans ce modèle qu'il aurait fallu investir (plutôt qu'à la bourse) afin de profiter au mieux des opportunités que la reprise offrira.
« I want my model back ! ! ! And my money too ! »
De stangrof
13H00 | 22/09/2008 |
Bonjour, quelle hypocrisie quand méme,pourquoi n'allons nous pas « apporter la démocratie » en arabie saoudite ? berceau du sallafisme où, aujourd'hui encore, aprés la piére du vendredi, on coupe des mains, des têtes, on tue des femmes. étrange ? non ? tu parles : -)))) mensonges et propagande, bienvenue en 1984 , oceania est toujours en guerre avec eurasia. : -(
A bientôt
http://www.ipernity.com/home/stangrof
De mongarsrikou
21H20 | 22/09/2008 |
ha mais on a failli ! au début de la première crise pétrolière, les USA avaient un plan tout prêt pour attaquer les émirats (dixit Henry Kissinger, un pro de la baston et du prix Nobel de la paix réunis). La démocratie « ailleurs », les states s'en foutent comme de leur premier plein, mais là on touchait à leur pétrole… Les émirs, pas idiots, ont fait profil bas, et les américains depuis adoooorent ces grands démocrates (voir Syriana, film (US ! ) pas mal ou on décortique un peu les dessous de table). Moralité, si t'as du pétrole et que tu le vends à un prix raisonnable à Texaco, tu peux lapider ta femme !
De clive
13H05 | 22/09/2008 |
Vous pensez VRAIMENT que Sarkozy a changé d'avis ? Passant du « désintêret de la campagne électorale » aux « airs martiaux d'aujourd'hui ».
Qu'il est devenu pro-OTAN et belliciste au lendemain de son élection, et que l'opinion n'était pas hostile à cette aventure avant l'élection ?
Personnellement je pense plutôt que ce monsieur a menti, qu'il a dissimulé ses véritables intentions, et qu'il a fait en sorte que cela ne devienne pas un sujet de débat pendant la campagne.
Pensez-vous qu'il aurait été élu en annonçant qu'il sera un « caniche » de Bush et qu'il engagera beaucoup plus encore la France dans les guerres de l'administration US ?
De tinga
13H05 | 22/09/2008 |
« Cinq questions, et quelques éléments de réponse, pour vous aider à suivre le débat parlementaire sur la guerre d'Afghanistan à partir de lundi. »
Mais pas la seule qui mérite d'être posée :
Qui est derrière ces attentats ?
Vous semblez ignorer les doutes légitimes des gens qui s'informent…
De Pouffpouff
En activité | 13H11 | 22/09/2008 |
Le problème de l'armée française c'est (qu'à part ses interventions en Afrique où son armement très supérieur lui permet de faire d'une intervention musclée une promenade sans grand risque) que son activité est essentiellement de faire la nounous sous l'égide de l'ONU (Sarajevo ; cambodge, etc.) c'est-à-dire on est là mais on NE TIRE PAS SVP. Du coup lors d'un vrai combat l'armée française n'a que peu d'expérience (insuffisance de munitions, treillis ne correspondant pas au terrain ; souvenez vous en 1991 en Arabie).
Les britanniques sont de toutes les guerres ont une armée constamment remise à niveau.
à Pouffpouff
De Pouffpouff
En activité | 13H59 | 22/09/2008 |
A ceux qui me cartonnent : comment auriez vous fait pour libérer le Kosovo ? Ah ces gentils Miterrand et son ministre des affaires étrangères qui voulaient mettre l'ONU dans le coup !
à Pouffpouff
De Peureux anonyme
21H25 | 22/09/2008 |
Libérer le Kosovo ? Libérer qui ? de quoi ?
Pas libérer les Tziganes en tout cas. Le nettoyage ethnique des Tziganes du Kosovo a été réalisé par les supplétifs de l'OTAN, sous la protection des armées occidentales, dont l'armée française.
Par contre on n'a jamais trouvé les victimes du soit disant génocide des albanais qui a servi de prétexte à l'invasion.
Belle libération. Si les Afghans sont au courant, cela doit grandir leur estime à notre égard.
De compte supprimé 13
13H13 | 22/09/2008 |
Cette guerre - bien qu'autorisée par l'ONU - est illégitime et fabriquée de toutes pièces.
Elle a été déclenchée sans aucune preuve d'aucune sorte et pour des motifs - traque de OBL - complétement faux.
Vous affirmez que Ossama Ben Laden a revendiqué les attentats du 11/9. Surement pas en 2001 ! Car pendant 3 ans il a répété n'y être pour rien. Exemple :
http://archives.cnn.com/2001/US/09/16/inv.binladen.denial/index.html
Il faudra attendre une « video » déposée au bureau d'Al Jazira Islamabad, le 29 octobre 2004 à la veille des élections étatsuniennes, pour que la traduction en anglais attribue le « nous » employé par OBL à sa seule personne.
Des objectifs réels nous ne savons rien.
Du temps nécessaire encore moins.
La France est entraînée dans une « stratégie » étatsunienne qui a échoué à de nombreuses reprises. Le discours est toujours le même : nous venons apporter la démocratie, nous allons remettre cette démocratie entre les mains du pouvoir local (il faut lire : le pouvoir que nous désignerons) dès que nous aurons formé les forces nécessaires au maintien de cette démocratie.
Ça évoque la « vietnamisation » de la guerre, quand les EU prétendaient confier leur destin aux Vietnamiens du Sud. On connait la fin de l'Hsitoire.
à compte supprimé 13
De parousnik
13H40 | 22/09/2008 |
Bonjour ira
Ou est donc la résolution de l'ONU qui autorise l'empire anglo-saxons a bombarder et envahir l'afghanistan ? L'ONU ne procéde t-elle pas d'abord par mener une enquête pour juger des responsabilités ? Ou sont les résultats de cette enquête.. ? La légitime défense exprimée le 12 septembre 2001 a l'onu ne conclut pas a la responsabilité afghane dans les attentats du 11 septembre 2001. Tout est illégale dans cette affaire cela s'apparente a un crime contre l'humanité car ce sont des innocents de tout crime envers l'occident qui sont assassinés au Moyen Orient… Colonisation positive n'est ce pas ? Cela ne précipitera que plus vite la chute de l'Empire anglo-saxon…et de ses complices temporaires…
à parousnik
De compte supprimé 13
13H48 | 22/09/2008 |
Bonjour Parousnik
j'ai été un peu rapide. Je pensais à cette 1368 qui entérine en décembre - après coup donc - le fait accompli.
De Ermite
Consultant IT | 13H13 | 22/09/2008 |
Les USA ont attaqué l'Afghanistan avec l'autorisation de l'ONU parce que ce pays abritait et protégeaint les dirigeants d'Al-Qaeda alors que le pays était gouverné par les talibans.
Version officielle.
Seulement…
Seulement les attentats du 11 septembre sont attribués au mouvement de Ben Laden alors que celui-ci semble-t-il n'a pas formellement revendiqué ces attentats. Il s'en est réjoui dans le cadre de son « jihad » criminel mais ne les a pas revendiqué au nom de son mouvement. Arrêtez-moi si je me trompe sur ce point-là.
Seulement les talibans n'ont pas catégoriquement rejeté de livrer Ben Laden ; ils ont demandé des preuves de sa culpabilité dans le cadre d'une demande d'extradition officielle. Ce que les USA se sont refusés à faire.
Seulement les USA eux-mêmes abritent depuis des années des terroristes (attentats contre des vols civils de ou vers Cuba notamment) en opposant aux demandes d'extradition circonstanciées des fins de non-recevoir.
Seulement, effectivement, l'ONU n'a encore fait que du suivisme dans cette aventure.
Seulement l'intervention américaine (et internationale) tourne au désastre alors que les belles promesses de reconstruction et d'aide internationale ne se révèlent être que les mirages qu'elles ont toujours été.
Seulement… seulement… seulement…
De manière moins flagrante que pour la guerre en Irak, cette guerre d'Afghanistan n'est qu'une manœuvre de plus dans l'aventurisme impérialiste de l'actuel gouvernement américain.
Les attentats du 11 septembre 2001 sont un crime monstrueux. Point. Pas de polémique là-dessus.
Ils ne sauraient cependant pouvoir « justifier » (avec une mauvaise foi évidente) une « politique » unilatérale débouchant sur une succession de guerres incontrôlables et incontrôlées.
Quiconque est à l'origine ou a participé aux attentats du 11 septembre doit être appréhendé et jugé, dans le cadre d'une procédure claire et avec des preuves irréfragables. De même que quiconque utilise la douleur des victimes et du peuple américain pour perpétrer des crimes de guerre.
à Ermite
De parousnik
15H54 | 22/09/2008 |
Vous ne croyez pas que la demande étasunienne au Talibans de leur livrer Ben Laden en 2001 n'est qu'une mascarade de mots ? un habillage ? Car la decision d'envahir l'Afghanistan remonte bien avant même que l'URSS intervienne en Afghanistan à la demande de son exécutif d'alors…
De Compte supprimé 4
13H26 | 22/09/2008 |
Moi je ne vois pas ou est le probleme. Tout va pour le meilleur des mondes pour Bush et Sarko : la guerre continue, donc Carlyle fournit des armes et Bush et Sarko engrange les benefices. Idem en Irak, ou les US ont fourni avec l accord du gouvernement irakien pour plus 1 milliard de dollars en armes…
La crise financiere c est aussi le bonheur pour eux : les citoyens vont payer avec leurs impots le renflouement des banques et la remontee des bourses et donc enrichir encore plus ceux qui gagnent de l argent sans rien foutre.
Eh oui « travaillons plus » pour suporter encore plus l ensemble de ce systeme tout simplement genial.
De micke
utopiste | 13H35 | 22/09/2008 |
je rappelle à tous que pour éviter à rue89 de se financer en pub grace à ce genre de torchons honteux, et qui pourraient après révolution être utilisés comme pièce à conviction (en vue par exemple de les condamner à aller reconstruire les villages afghans et essuyer les larmes),
vous devez utiliser mozilla firefox avec les extensions noscript et adblockplus.
à micke
De Pierre Haski
(auteur)
Rue89 | 15H08 | 22/09/2008 |
Je vous signale que vous n'êtes pas obligé de venir sur ce « torchon », comme vous dites, sauf à être profondément maso.
à Pierre Haski
De micke
utopiste | 16H29 | 22/09/2008 |
hummm,
non désolé ça me fait pas mal de souligner encore et encore l'inconsistance mensongère de votre nouvelle « production » qui fait de vous autres « journalistes » patentés, les complices des bouchers (que ce soit par peur, bêtise, conviction ou les 3 à la fois n'y change rien)
je n'y prend aucun plaisir non plus ; surtout quand il est question de boucheries
bref c'est pas du masochisme cherche autre chose (allez je t'aide : la promotion de la vérité)
à micke
De caro
délinquante avérée | 17H02 | 22/09/2008 |
@micke utopiste ( ? ? ? ? ? ? ? )
« la promotion de la vérité »
quelle vérité ? parce que vous détenez LA vérité ?
Vraiment, vous êtes fort, très fort : ))))))))