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Cinéma : pourquoi les comédiens amateurs cartonnent

'Les Bureaux de Dieu', de Claire Simon (DR).

« Entre les murs », de Laurent Cantet est incarné par de jeunes acteurs amateurs. Une exception ? Pas vraiment. De Abdellatif Kechiche (« La Graine et le mulet ») à Karim Dridi (« Khamsa ») ou Claire Simon (« Les Bureaux de Dieu »), prochainement en salles, le cinéma français filme de nouveaux visages inconnus. Pour le meilleur. Enquête.

Février 2008. Abdellatif Kechiche squatte la cérémonie des Césars et remporte les principales récompenses pour « La Graine et le mulet », film interprété majoritairement par des comédiens non-professionnels qui n'avaient jamais arpenté un plateau de cinéma. Mai 2008. Laurent Cantet décroche la palme d'or du festival de Cannes avec « Entre les murs ». Sur la scène, les adolescents font la fête pendant que, dans la salle, les acteurs les plus célèbres de leur temps applaudissent à tout rompre.

Tourner avec des visages inconnus. Mettre en scène une certaine image du réel, en faisant la chasse aux clichés. Appliquer des méthodes de travail aux antipodes des coutumes du cinéma standard… Chez Kechiche comme chez Cantet, engager des non-professionnels est une sorte d'habitude. Le premier connut son premier triomphe avec « L'Esquive », que personne ou presque ne voulait produire. Résultat : un succès commercial, la révélation d'acteurs néophytes, Sara Forestier en tête, qui donnent la réplique à des amateurs. Le second, depuis « L'Emploi du temps », mêle systématiquement professionnels et non-professionnels dans ses castings. Dans « Vers le sud », son précédent film, Charlotte Rampling (entre autres) jouait ainsi avec des amateurs haïtiens. Cantet explique ainsi :

« J'aime me nourrir de l'expérience des gens pour écrire mes films. Mais je demande aux non-professionnels d'accomplir un vrai travail d'acteur. Il ne s'agit en aucun cas qu'ils soient “ eux ” devant la caméra. Les adolescents de “ Entre les murs ” composent des personnages, construisent une interprétation. Ils ne s'appuient pas sur une technique ou sur les ficelles du métier. Leur spontanéité, leur justesse et leurs éventuelles maladresses servent l'énergie du film. »

Noblesse et tiers-état

Cantet et Kechiche ne sont pas des cas isolés. Inspirés par le néoréalisme italien, Bresson, certains auteurs de la Nouvelle Vague ou leurs fils spirituels…, d'autres metteurs en scène français embauchent des inconnus, comme Karim Dridi et Claire Simon. Des raisons économiques ? Seulement pour l'anecdote. Si les cachets exponentiels des « grands » acteurs et le formatage affligeant la production incitent à emprunter les chemins de traverse, le choix des amateurs renvoie pour l'essentiel à des options esthétiques et politiques. Claire Simon sourit :

« C'est un peu la révolte du tiers-état contre la noblesse. On nous balance des vedettes et des trucs people à longueur de journée. Les vedettes, c'est la noblesse d'aujourd'hui… Difficile de penser que dans tous les films, les acteurs connus pourraient interpréter les rôles de tout le monde. On n'arriverait pas à montrer la diversité de ce qui agite la société. »

Ainsi, quand il choisit de tourner « Khamsa » dans un camp gitan de Marseille, Dridi sait qu'il veut mettre en scène une fiction, mais cette dernière reposera sur la matière vivante à portée de regard et les « vrais gens » sur place. Duand elle entreprend « Les Bureaux de Dieu », son film autour du planning familial, Claire Simon, également documentariste, décide de mêler actrices plus que chevronnées (Nathalie Baye, Nicole Garcia, Isabelle Carré…) et non-professionnelles :

« Je ne souhaitais pas réaliser un documentaire. Je voulais éviter la sociologie en images et montrer le caractère universel de ce qui se joue au Planning. Il me fallait des actrices célèbres et d'autres visages. J'ai commencé à bosser avec des comédiennes méconnues et excellentes. Ça ne marchait pas du tout ! On sentait l'intention, l'effort. Les expériences et les paroles que j'avais recueillies durant les années de préparation -celles qui sont précisément retranscrites dans le film- ne supportaient pas un tel traitement. Nous avons décidé, pour jouer aux côtés de Nathalie ou d'Isabelle, de procéder à un long casting pour trouver des inconnues qui portent les mots des femmes fréquentant le planning. »

Du boulot, toujours du boulot

Autre élément essentiel : le travail en amont. Cinéastes obsédés par le réel et sa retranscription, Cantet, Kechiche, Dridi ou Simon travaillent de longs mois en atelier avec leurs comédiens avant de tourner. Difficile d'imaginer des acteurs professionnels, à quelques notables exceptions, s'astreindre à un tel labeur.

« Avant le tournage, nous avons travaillé pendant une année scolaire entière, chaque mercredi, pendant trois heures, se souvient Cantet. On expliquait grossièrement aux ados quel serait le principe du film, tout en ne leur cachant pas que nous n'avions pas encore de financement. Ils sont venus progressivement aux ateliers. Rapidement, les vingt-quatre que l'on voit dans le film sont sortis du lot et ont bossé intensivement. Ce travail préparatoire, à base d'improvisations, a servi l'écriture du film puis, bien sûr, le tournage l'été suivant. »

A la sortie de « La graine et le mulet », Kechiche confiait qu'il essayait à chaque fois de créer un esprit et un une dynamique de troupe, de groupe :

« Comme pour “ L'Esquive ”, j'ai fondé un atelier où tous les comédiens ont répété pendant trois mois. Ils ont suivi des cours de danse, afin de se sentir vraiment ensemble. J'avais bien pensé à enrôler des acteurs connus, mais il est difficile de demander à des comédiens bankables d'accepter d'être payés au tarif syndical et plus inconcevable encore d'avoir à expliquer : “Certes, vous formez une famille à l'écran, mais vous n'aurez pas le même cachet.” »

Révolution en marche ?

Et les comédiens professionnels : se sentent-ils menacés ? Pas sûr… Les films en question (comme, ailleurs sur la planète cinéma, ceux du Turc Nuri Bilge Ceylan, du Chinois Jia Zhangke, voire des Américains Gus Van Sant ou Larry Clark) reposent sur des parti-pris radicaux, minoritaires, ultra spécifiques. Pour les acteurs les plus audacieux, plonger dans ce genre d'aventure s'avère toutefois passionnant et instructif. Nicole Garcia, actrice dans « Les Bureaux de Dieu », explique aimer sortir des sentiers battus :

« Tourner avec des non professionnels, selon des méthodes très différentes des productions habituelles, oblige à se plonger dans une autre réalité et à prendre des risques. J'ai été ravie : cela faisait très longtemps que je n'avais pas éprouvé une telle émotion en jouant. Mais il ne faut pas sombrer dans le systématisme. Mettre en scène des non-professionnels n'est pas un gage de qualité. Il faut d'abord un projet cohérent et le regard d'un cinéaste. »

François Bégaudeau, acteur et co-scénariste de « Entre les murs », rappelle qu'« un certain cinéma français (Bresson, Pialat, Eustache…) a toujours aimé travailler avec des non-professionnels :

“ Ce qui change aujourd'hui, c'est le succès. Je n'aime pas spéculer, mais on peut y voir une forme de la lassitude du public, qui en a peut-être marre de voir toujours les mêmes gueules sur les écrans. Ou le désir de découvrir une autre réalité. Si le succès des films de Kechiche et Cantet pouvait inciter les décideurs et les commissions à produire des films plus singuliers, nous n'aurions pas bossé pour rien. ”

Les Bureaux de Dieu, de Claire Simon, en salles le 5 novembre. “ Entre les murs ” de Laurent Cantet, en salles, le 24 septembre. “ Khamsa ”, de Karim Dridi, en salles le 8 octobre.

16 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de Peureux anonyme

De Peureux anonyme

09H56 | 21/09/2008 | Permalien

Entre le cinéma et la télévision, je dois voir facilement 4 à 5 films par semaine. Il y en a pas mal d'américains, des français et quelques autres.

Vu le nombre de films qui sortent pour remplir les salles et surtout les écrans de télé, on voit une majorité de films quelconques voire de navets. (cette rentrée cinématographique en est une remarquable illustration).

Il est certain que l'on voit souvent les mêmes têtes.

Les acteurs sont identifiés comme des pas bons. Si on ajoute que les plus célèbres sont souvent très cabots et fort antipathiques, je comprends assez bien l'engouement pour les nouvelles têtes.

Portrait de Numerosix

à Peureux anonyme Portrait de Peureux anonyme De Numerosix

Prisonnier dans le village global | 10H01 | 21/09/2008 | Permalien

Assez des Daniel Auteuil et consors , ça c'est évident .
Par contre ,pour ce qui est de renouveller le cheptel il n » y a pas que les amateurs : beaucoup de comédiens debutants ( parfois excellents) sont inscrits à l » ANPE du spectacle, non ?

Portrait de stephanemot

à Peureux anonyme Portrait de Peureux anonyme De stephanemot

Author & Chief AtoZ Officer | 10H03 | 21/09/2008 | Permalien

je crois surtout que le cinema suit la meme tendance que les autres media : entre la TV realite et le web 2.0, le jeune public ne se reconnait plus dans le cinema 1.0 de papa.

c'est peut etre aussi pourquoi l'on voit se developper a un extreme du realisme raffraichissant et a l'autre une debauche de fantaisie et d'effets speciaux.

perdu au milieu, papa se raccroche a des reperes connus (cf Depardiou, le quick fix des directeurs de casting peu inspires).

Portrait de robindesfoix

à Peureux anonyme Portrait de Peureux anonyme De robindesfoix

cherche une issue | 23H39 | 21/09/2008 | Permalien

les gens vont aux cinéma pour se distraire et pour oublier leurs problèmes.
malheureusement aujourd'hui le cinéma est squatté par les fils-de qui se partage le gâteau et de temps en temps on laisse entrer un illustre inconnu pour que l'exception justifie la règle.tout ça pour faire des films qui raconte la vie de mon voisin.
certain avec 100 millions font rencontre de 3em type
d'autres avec la même somme font rencontre entre 3 types.

Portrait de PIT LE CHIEN

De PIT LE CHIEN

10H07 | 21/09/2008 | Permalien

Dans « Les bureaux de Dieu » le film de Claire Simon, le sujet rendait quasiment indispensable de faire appel à des inconnues (qui sont toutes étonnantes) ce qui n'empêche pas les comédiennes de métier « d'exploser », telles l'époustouflante Marie Laforêt, Nathalie Baye, Nicole Garcia , etc…
Pour Cantet et « Entre les murs », idem. Quels comédiens professionnels pour jouer les élèves ? Quant aux profs…On n'est pas dans « Passe ton bac d'abord »… Les vrais profs sont, eux, crédibles.Mais il a auparavant aider à révéler un immense comédien : Djalil Lespert avec qui il va retourner me semble-t-il.
Kechiche a révélé des talents dans « l'Esquive », puis dans « la Graine », des débutantes, il en faut, telle la merveilleuse Hafsia Hersi mais il a aussi dirigé de grands comédiens : Roschdy Zem, Sami Bouajila, etc…

Bégaudeau a raison de dire que le public veut « des nouvelles gueules ». Mais le cinéma de qualité n'a pas attendu aujourd'hui. Pialat, Doillon et d'autres avaient magnifiquement ouvert la voie tout comme ailleurs, Cassavetes, Ken Loach, les Dardenne,etc…

Et tant mieux !

Portrait de bonbon rose

De bonbon rose

à croquer | 15H43 | 21/09/2008 | Permalien

Le problème du cinéma est que si les réalisateurs proposent des comédiens inconnus (même prometteurs) dans le casting, le producteur refuse.
C'est pourquoi on voit tant de « fils de … » au cinéma. Même mauvais acteurs, grâce à l'effet d'annonce, ils attirent plus de gens devant leurs films que des inconnus doués.

Portrait de Benoit75

De Benoit75

journaliste | 21H35 | 21/09/2008 | Permalien

Pour moi, il n'y a pas de différence entre les comédiens amateurs, et les comédiens professionnel, seul le talent fait la différence (et le talent n'a rien à voir avec l'expérience ou la formation).

Pour exemple, Emilie Dequenne révélée dans ROSETTA, beaucoup de gens l'ont pensé amatrice, et bien non, elle prenait des cours de théâtre, et s'est inscrite naturellement au casting du film.

Clémentine Beaugrand dans le Doillon (Le Premier venu) était amatrice (prenant des cours d'arts plastiques et s'est retrouvée sur le film par hasard). Son jeu était digne d'une pro.

Hafsia Herzi dans LA GRAINE ET LE MULET n'était pas amatrice, comme on veut bien le croire. Elle avait joué dans un téléfilm, et avait deux long métrages en cours.

Ne pas confondre donc révélation par le grand public, talent, et amateur.

Nous parlons aussi là des rôles de premiers plans, mais combien d'amateurs dans les figurants et les silhouettes ?

Portrait de belette

De belette

lectrice du canard | 22H13 | 21/09/2008 | Permalien

Ces exemples cités sont souvent d'origine maghrébine. Combien se dirigent vers le théâtre (plus accessible que le ciné hors de Paris) ? Le théâtre est souvent considéré comme un truc de bouffon ou de fils à papa.
Les qualités de jeu comme l'intelligence ou la bêtise n'ont pas d'origine « ethnique ». On a tous du talent potentiel.
Les cinéastes cités s'intéressent à des univers où les « minorités » ont leur place.
Bien sûr, il y a de nombreux comédiens professionnels (intermittents du spectacle) non-blancs avec ou sans talent inscrits à l'ANPE et qui travaillent toute l'année.
Le choix des réalisateurs pour des comédiens amateurs viendrait-il d'un désir de spontanéité, même si des séances de travail ont lieu en amont ?

Portrait de JULEScJULES

De JULEScJULES

23H00 | 21/09/2008 | Permalien

A la question : » pourquoi les comédiens amateurs cartonnent ? » ; je dirai en ma qualité de téléspectateur et de cinéphile , qu'il y en a assez de voir toujours les même têtes dans le petit écran .Il est vrai qu'il nous importe beaucoup a nous « spectateurs » de regarder nos amis -vedettes chaque week-end dans la lucarne ,pour ne pas se sentir sans repère dans notre petit quotidien . Mais l'arrivée de talent naissant ou fraichement révélé nous ferait le plus grand bien .

PS : M^me ma grand-mère ,a qui j'avais demandé si elle n'en avait pas marre de regarder des merdes a la TV m'a déclaré « …Toujours ces “têtes de cons” ….et ce “Druker” …toute la journée … »
Bon c'est sain parce-que je l'ai peu a peu converti aux documentaires animaliers et à « Desperate housewife » …Mais s'il faut compter sur le clan des lions de Tanzanie ,ou autre impala et américains pour divertir ma vielle grand-mère ,l'audiovisuel français est vraiment un très mauvais cabaret .

Portrait de Paname

De Paname

23H47 | 21/09/2008 | Permalien

Ce qui agace, ce sont les « fils de » et les acteurs « Made in TV » (qu'on fait tourner pour que les chaînes qui les employaient financent les films plus facilement). Espérons que les producteurs comprendront vite que Auteuil, Depardieu, Kad Merad, Clovis Cornillac, François Berléant,bref, une poignée de comédiens (par forcément dénués de talent d'ailleurs, ce n'est pas la question) qui se partagent les grands rôles, ça fini par lasser.

Portrait de PIT LE CHIEN

à Paname Portrait de Paname De PIT LE CHIEN

14H52 | 22/09/2008 | Permalien

NON, Kad Merad, Berléant, Cornillac (pourtant fils de la magnifique Myriam Boyer) , on n'en est pas lassés ! !
Il y a de la place pour tous !

Portrait de Susanna

De Susanna

12H20 | 22/09/2008 | Permalien

L'une des qualités des amateurs est précisément qu'ils sont inconnus. Une certaine crédibilité leur est naturellement accordée du fait de l'adéquation supposée entre leur rôle et leur personnalité.
Que ce soit chez Bresson, chez Dumont ou chez Cantet, ces inconnus nous touchent souvent plus que des acteurs professionnels dont on finit par connaître tous les trucs - des gens condamnés à la performance, fut-ce dans le contre-emploi ou l'excès de retenue (Lucchini dans le dernier Fontaine avait beau mettre le frein, il restait le Lucchini casse-couilles des dernières années. S'il a toujours été juste chez Rohmer, c'est sans doute qu'il était peu connu et pas encore très au fait des ficelles. Ou alors c'est nous qui éprouvions le simple plaisir de découvrir une personnalité singulière).

J'avais aimé « Les chansons d'amour », d'Honoré, malgré un certain agacement devant l'ingénuité forcée de l'affaire, le jeu trop conscient sur les codes, les références à la nouvelle vague. Je crois que je n'irai pas voir « la belle personne », qui ne doit pas être plus mauvais, mais là, j'en ai marre des héritiers qui y apparaissent (la liste est ahurissante). Tout comme Honoré, ces jeunes gens miment une légèreté enchantée, quasi innocente, alors qu'il n'y a en eux rien d'innocent.
Je n'ai rien de plus à dire pour justifier cette position que : « je n'ai pas envie d'y croire ». Je n'ai pas envie de croire à cette Anna Karina un peu poupine, charmante et cultivée sans aucun doute, mais pas plus attirante que ça. Pas plus qu'à Louis Garrel dans son énième numéro de Jean-Pierre Léaud de boys » band…

Je pense à l'instant à « L'humanité », un film gênant et difficile qu'on ne revoit pas nécessairement avec plaisir. Si ce souvenir me fait encore de l'effet, c'est en grande partie en raison de la présence de ses deux acteurs. Des « amateurs », comme vous dites.

Portrait de Benoit75

à Susanna Portrait de Susanna De Benoit75

journaliste | 21H13 | 22/09/2008 | Permalien

Je me permet d'apporter un rectificatif à vos propos.
Vous confondez « amateurs » et « inconnus ».

D'ailleurs, les « fils de » dont vous parlez, sont la plupart du temps des amateurs, pris sur un film de part leur filiation. Par exemple, lorsqu'un cinéaste fit jouer son fils, il ne le fait pas jouer pour son talent de comédien, mais bien par sa fonction de « fils de » (exemple : Mathieu Demi chez Varda n'avait pas encore pratiqué la comédie, il a donc appris sur le terrain, mais on connaissait son visage, tout comme Charlotte Gainsbourg). Ils sont connus, mais amateurs.

Je précise que selon le dictionnaire, Amateur signifie : « Une personne qui effectue une tâche sans être payé, par contraste avec un professionnel qui serait payé pour le même travail. »
CE qui est valable souvent dans les court-métrage, mais rarement dans le long. Et à moins de faire tourner son propre fils de 5 ans (comme je l'ai indiqué), l'amateurisme au cinéma n'existe pas ! !

Portrait de athis11

De athis11

12H14 | 23/09/2008 | Permalien

D'abord, chaque artistes, fantaisistes, chanteurs, qui se mêlent de politique, et prennent des positions en faveur du président en place, perdent déjà plus de 50% de leur public, moi en tout cas c'est ma position. Les saltimbanques doivent rester à leur place, qu'ils aient des opinions, soit, mais inutile de profiter de leur petite notoriétés pour nous en gaver et nous en faire part ! Alors oui, on préfère les inconnus, les anti-peoples, les jeunes espoirs ! pour moi, les Reno, Bigard, Clavier, Halliday etc….c'est terminé ! plus un centime de ma poche dans la leur !

Portrait de Susanna

De Susanna

12H56 | 23/09/2008 | Permalien

« Vous confondez “ amateurs ” et “ inconnus ”. »
Pas vraiment, je pense.
Pour être plus précise : je distingue l'amateur inconnu de l'amateur ou semi-pro de bonne famille.
N'oubliez pas que nous ne sommes pas vierges lorsque nous arrive un nouvel acteur. En reprenant l'exemple de « L'humanité », on a appris à la sortie du film - et ça nous a été asséné avec une insistance un peu suspecte - que le principal comédien, Emmanuel Schotté, était un ancien sous-officier, à présent sans travail, etc. Sans même parler de la présence saisissante de cet homme, on se trouvait déjà dans une disposition particulière face au personnage qu'il incarnait.
Et quand bien même on n'aurait rien su, le simple fait qu'il soit inconnu nous rendait ce personnage de flic autiste un peu plus intense que si ç'avait été un acteur connu déjà vu dix fois ailleurs.

Le ou la jeune acteur/actrice de bonne famille, même dans un film unique, arrive avec son patronyme. C'est comme ça. Même pour un seul film, je ne sais pas si je lui accorde un crédit aussi fort, peut-être parce que son expérience de la vie me paraît plus mince, ou du moins plus balisée.
En même temps, le jeune Leprince-Ringuet ou la petite Seydoux, dans leur lycée du 16ème, c'est bien crédible aussi (mais ça ne me secoue pas trop, voyez-vous).

Portrait de AdamPollo

De AdamPollo

"out of disorder" | 05H25 | 24/09/2008 | Permalien

Moi j'ai plutôt l'impression que ce sont les « fils de » et les « filles de“* qui cartonnent au cinéma et à la télévision.
Ça doit être cela ‘l'exception culturelle française’ que le monde entier nous envie.

* Depuis 8 ans, chaque année, une des récompenses suprêmes du cinéma français revient à un fils ou une fille d'acteur ou de réalisateur célèbre. Regardez le palmarès des derniers Césars… Julie Depardieu, Louis Garrel, Jacques Audiard, Clovis Cornillac (fils de Myriam Boyer), Charlotte Gainsbourg, Robinson Stévenin…

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