Dans le camp de Mardan, à la frontière afghane, s'entassent des familles tentant d'échapper tant aux talibans qu'aux raids US.

Pour la première fois depuis le 11 septembre et le début de la lutte contre le terrorisme, les populations des zones tribales pakistanaises, à la frontière afghane, sont obligées de fuir les bombardements quotidiens de l'armée pakistanaise et des Etats Unis qui traquent sans relâche les talibans et les « repaires » d'Al Qaeda. Les combats ont entrainé l'exil de 280 000 personnes depuis le début du mois. Une majorité vit aujourd'hui à Mardan, dans l'un des trois principaux camp pour « déplacés ».
Il est dix heures du matin quand un pick-up bringuebalant, où s'entasse une cinquantaine de personnes, dont des mères allaitant parmi des des ustensiles de cuisine et des matelas, franchit l'entrée du camp « Seikh Yassin » de Mardan, à quatre vingt kilomètres des zones tribales de Bajaur en proie à des attaques sans précédent contre les islamistes.
Devant nous, un terrain vague en construction d'où émergent des tiges d'acier, une allée centrale en sable qu'aveugle une chaleur blanche et écrasante. Autour, sur un sol terreux et déjà bourré d'immondices, s'alignent des bâches crasseuses, déchirées pour la plupart. Les grappes d'enfants aux tuniques bleues, roses et orange qui en sortent pour vaquer à leurs occupations ou courir après un ballon de fortune, égayent l'endroit.
Des raids nombreux dont Islamabad n'est même plus averti
Partout ailleurs, c'est le désarroi. Celui de ces familles tribales qui pour la première fois depuis le 11 septembre 2001 et le début de la guerre contre le terrorisme, sont contraintes à l'exode par l'intensité sans précédent des combats. Car c'est là le foyer des talibans que bombardent à outrance les armées pakistanaise et américaine.
Les Etats-Unis ont ouvert un nouveau front dans leur guerre contre le terrorisme. Après l'Afghanistan en 2001, puis l'Irak en 2003, c'est au tour du Pakistan. La CIA multiplie les raids (quatorze islamistes ont été tués le 12 septembre) et dispose, selon un de ses porte-parole, « d'une nouvelle technologie de missile sur laquelle aucun détail ne sera fourni » et opère désormais directement en territoire pakistanais, avec des avions de combat et des commandos du Pentagone au sol.
Pire encore, Islamabad n'est plus averti. Dans le New York Times du 11 septembre, un haut responsable américain sous couvert d'anonymat reconnaît les faits :
« Le président Bush a secrètement autorisé les forces spéciales américaines à mener des opérations terrestres au Pakistan sans autorisation d'Islamabad. La situation dans les zones tribales n'est plus tolérable. Nous devons être plus combatifs. Des ordres ont été donnés. »
« Pour un taliban tué, ils tuent cent civils
Vêtus de leurs traditionnels “salwar kameez”, des hommes paniqués, dont Said, 25 ans, l'œil noir et le ton enragé, racontent :
“ On est partis en catastrophe il y a quatre jours. C'était à l'aube. On a vu des avions de combat américains foncer droit sur nous. Ils ont bombardé une dizaine de maisons où ils suspectent les talibans de se planquer. Mais les talibans sont pas fous ! Ils sont dans des bunkers, en totale sécurité ! Pour un taliban tué, ils tuent cent civils ! ”

Depuis deux semaines, les combats dans la région de Bajaur font une centaine de morts par jour, dont une majorité de civils. “ Les Talibans répondent aux opérations militaires par des attaques suicide et c'est la population qui trinque ! ”, enrage Assan, bien plus âgé. Il vient du village de Charmand, et ajoute le poing serré :
“ Ma maison a été complètement détruite. Mes deux fils sont morts sur le coup et on n'a pas pu sauver ma sœur enfouie sous les décombres. Si on ne partait pas illico, on était tous morts ! ”
“ Avant, Bajaur était tranquille, se souvient le vieil homme. Les talibans, nos frères pachtounes, vivaient parmi nous et même dans nos maisons. Mais aujourd'hui, on ne peut plus leur résister car ils sont armés jusqu'aux dents et si on dit quoi que ce soit contre eux, ils nous tuent ”, mime-t-il en passant sa main en travers de sa gorge.
Mollah Military Alliance : les services secrets s'allient aux talibans
Les talibans ont pris le dessus et l'armée semble totalement dépassée. “ C'est normal ”, lance Said :
“ Tout le monde sait que les talibans sont infiltrés par des agents des services secrets qui les utilisent. Ils s'habillent comme eux et luttent avec eux contre les Etats-Unis et l'armée pakistanaise. ”
Cette alliance historique entre les renseignements pakistanais de l'ISI et les islamistes, désignée sous le nom de “ Mollah Military Alliance ”, ne fait aucun doute pour ces villageois. Ni pour les experts d'ailleurs : l'implication de l'ISI est reconnue et même dénoncée depuis sept ans par les Etats Unis.
Said aimerait en dire plus mais il observe autour de lui et murmure “ Restons discrets. On ne sait pas quelles sont les oreilles qui traînent ici.” Par SMS, il écrira :
“ Faites attention. Beaucoup d'agents espionnent. Je pourrais vous raconter en détail ce qu'ils font dans nos villages mais pas ici. Croyez-moi, des milliers de villageois ont mystérieusement disparu depuis trois semaines. On ne sait pas où ils sont. Je tiens à ma peau. ”

Alignés le long d'un mur de brique rouge, des enfants âgés de sept mois à treize ans attendent d'être vaccinés. Ici, l'hygiène est un réel problème et les six médecins et la dizaine de volontaires de différentes ONG ne sont pas de trop pour enseigner les gestes à adopter. Comme l'explique Ayesha, infirmière :
“ Aujourd'hui, on a distribué à chacune des 524 familles, un sceau contenant du savon, une serviette et un gel antibactérien pour les mains et les blessures. J'explique aux femmes qu'il faut se laver les mains avant et après le repas, et qu'il est bien de se laver une fois par jour. Dans leur village, il fait très froid et ils se lavent une fois par semaine au mieux. ”
Les latrines n'ont pas encore été installées et c'est où l'on veut. Les risques de maladies sont multipliés : 60% des déplacés sont atteints de diarrhée et de maladies infectieuses. La branche locale de la Croix Rouge, la Red Pakistan Crescent, a installé une base permanente à l'entrée du camp, où trois médecins à plein temps font le réassort d'antibiotiques.
“Personne ne s'attendait à ce que les opérations militaires s'intensifient”
Le responsable est interrompu par un fort brouhaha. Vieillards, femmes et enfants courent vers le camion de ravitaillement alimentaire qui vient d'arriver. Le visage de Sunil s'illumine à la vue des sacs de farine que des réfugiés volontaires déchargent :
“ Ça fait trois semaine qu'on attendait ! On en avait marre des plats préparés par les cuisiniers du camp ! ”
Iqbal, responsable du programme alimentaire des Nations unies, raconte à son tour :
“ Le gouvernement a mis vingt jours à nous contacter. On pensait tous que l'afflux de déplacés serait provisoire. Personne ne s'attendait à ce que les opérations militaires durent et s'intensifient. Or c'est ce qui se passe et je ne sais pas comment on va nourrir tout le monde. ”

Ce matin, Iqbal ne peut approvisionner que deux cents familles. Chacune reçoit quarante kilos de farine, neuf de lentilles, cinq litres d'huile et dix-huit paquets de biscuits. De quoi tenir un mois. Pour les autres, un autre ravitaillement est prévu dans deux jours. Mais cinquante familles arrivent quotidiennement…
Les plus costauds portent les sacs de farine sur leurs épaules tandis que d'autres ôtent le foulard traditionnel qui coiffe leur tête et l'étendent au sol pour y recueillir les lentilles. La distribution se passe sans panique. C'en est même étonnant. “ C'est parce qu'on implique les villageois et qu'ils se sentent utiles ”, précise Iqbal. Tout le monde court vers sa tente apporter la précieuse nourriture. On voit alors des enfants rire et des visages sourire.
Pire que sous l'occupation soviétique en Afghanistan
“ C'est un soulagement ”, confie une mère de famille, qui selon la culture pachtoune, ne sort pas de sa tente. A l'intérieur, on suffoque. Une dizaine de femmes, d'enfants et autant de bébés y causent, accroupis sur une natte tressée. Certaines se coiffent, d'autres bercent leurs bébés, lavent du linge dans une bassine…
Leur seule distraction ? Parler entre voisines pour oublier le drame. Certaines regardent même des photos de famille. “ Ça aide à se retrouver car tout le monde se connaît dans les villages ”, témoigne Shaheeda, la quarantaine, le visage si marqué et les cheveux collés par la crasse. “ Bien sûr qu'on lie connaissance mais notre maison nous manque. ”
Si Shaheeda, sa famille, et beaucoup d'autres, ont essayé la semaine dernière de retourner dans leurs villages, aujourd'hui, elles ne le font plus :
“ Quand les bombardements s'arrêtaient, on retournait dans nos maisons. C'est à deux heures de pick up. Mais aujourd'hui, c'est la guerre à Bajaur. Les bombardements sont quotidiens, c'est de plus en plus dangereux. Les commandos américains viennent défoncer nos portes et bombardent nos maisons. On n'avait jamais vu ça ! C'est pire que sous l'occupation soviétique en Afghanistan ! ”
Photos : camp de Mardan, Pakistan septembre 2008 (Sam Phelps).



















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De Lapin Bleu
Journaliste n°89910 | 15H48 | 20/09/2008 |
---> Si je comprends bien, les Nations Unies sont donc sur le front pour (tenter de) pallier aux destructions états-uniennes ? …
à Lapin Bleu
De onegus
in & out | 00H49 | 22/09/2008 |
Afghanistan : la France participe-t'elle a une guerre illégale ?
Le 7 octobre 2001, les États-Unis et la Grande-Bretagne entamaient une campagne de bombardements contre un pays membre de l'ONU, l'Afghanistan. Le même jour, le représentant permanent des États-Unis auprès des Nations Unies envoya une lettre adressée au Président du Conseil de sécurité dans laquelle les États-Unis présentaient les raisons et les normes juridiques qui, selon eux, justifiaient leur action militaire. [Document ONU No. S/2001/946]
Dans cette lettre, les États-Unis justifiaient leur action militaire par l'Article 51 de la Charte de l'ONU, « dans l'exercice de leur droit naturel à la légitime défense individuelle et collective à la suite des attaques armées perpétrées contre eux le 11 septembre 2001. »
Cette phrase résume les deux fondements sur lesquels les États-Unis ont bâti leur justification pour leur action militaire : d'une part, des faits (les attaques terroristes subies) et des présomptions sur la culpabilité de leurs auteurs (ben Laden et la fameuse « nébuleuse » al-Qaïda) et d'autre part, une norme juridique du droit international (le droit de légitime défense).
La première partie de cet exposé consiste à démontrer le non-fondé de la justification présentée par les États-Unis au Conseil de sécurité de l'ONU : d'abord, parce que les États-Unis n'ont fourni aucune preuve que les événements du 11 septembre 2001 avaient un quelconque lien avec l'Afghanistan. Ensuite, même si ce lien avait réellement existé, le droit de légitime défense ne serait pas applicable à une réponse militaire exercée un mois après la présumée attaque subie. Nous montrons que le recours à la force contre l'Afghanistan et l'occupation de ce pays constituaient et continuent à constituer un acte d'agression, tel que ce terme est défini par la communauté internationale.
La deuxième partie de cet exposé examinera les responsabilités juridiques découlant du fait de l'agression contre l'Afghanistan.
Enfin, des recommandations seront faites pour restaurer le respect du droit international par les pays membres de l'OTAN, en ce qui concerne l'Afghanistan.
A. Les éléments probatoires
Dans leur lettre au Conseil de sécurité, les États-Unis affirment que « [l]es attaques perpétrées le 11 septembre 2001 et la menace que l'organisation al-Qaïda fait actuellement peser sur les États-Unis et ses ressortissants découlent de la décision du régime des Taliban de permettre que des parties de l'Afghanistan placées sous son contrôle servent de base d'opérations. »
Or, à ce jour le gouvernement américain n'a présenté aucune preuve fiable d'une quelconque relation entre l'Afghanistan et les crimes du 11 septembre 2001. Tout ce que la lettre présente comme élément probatoire sur la responsabilité de l'Afghanistan pour ce crime est une seule phrase : « Depuis le 11-Septembre, mon gouvernement a obtenu des informations claires et irréfutables selon lesquelles l'organisation al-Qaïda, qui reçoit l'appui du régime des Taliban en Afghanistan, avait joué un rôle central dans les attaques » contre les États-Unis. Ces informations n'ont pas été communiquées au Conseil de sécurité. La lettre continue : « De nombreux éléments restent pour l'heure inconnus. Notre enquête n'en est qu'à ses débuts. Nous pouvons être amenés à engager de nouvelles actions [militaires] contre d'autres organisations et d'autres États dans le cadre de notre droit de légitime défense. »
Auparavant, les États-Unis avaient promis de présenter à la communauté internationale les preuves selon lesquelles les attaques du 11 septembre 2001 auraient été orchestrées ou dirigées par Oussama ben Laden, ou par d'autres personnalités du groupe appelé al-Qaïda, en Afghanistan. Selon une interview menée par téléphone satellitaire par la chaîne al-Jazira le 12 septembre 2001, avec un proche de ben Laden, celui-ci indiquait qu'apprenant la nouvelle des attaques, le leader d'al-Qaïda « avait loué le Dieu tout-puissant et s'était prosterné devant Lui », mais « qu'il n'avait aucune information, ni connaissance préalable des attaques ». L'agence Afghan Islamic Press (proche du pouvoir taliban) diffusa, le 17 septembre, un communiqué d'Oussama ben Laden lui-même. Il y déclarait : « J'ai prêté un serment d'allégeance [au mollah Omar] qui ne me permet pas de faire de telles choses depuis l'Afghanistan. On nous a attribué des responsabilités par le passé, mais nous ne sommes pas impliqués aujourd'hui ».
L'ambassadeur du gouvernement Taliban au Pakistan, Mullah Abdul Salam Zaeef, a condamné le 12 septembre 2001 les attaques perpétrées aux États-Unis la veille. Il a déclaré : « Nous voulons dire aux enfants américains que l'Afghanistan ressent votre douleur. Nous espérons que les tribunaux trouvent la justice. » (Source : « Taliban Diplomat Condemns Attacks » CNN website, http://www.cnn.com/2001/WORLD/asiapcf/central/09/11/afghan.taliban/index… posté le 11 septembre 2001) Le gouvernement Taliban d'Afghanistan annonça le 18 septembre 2001 qu'il était prêt à livrer Oussama ben Laden, mais seulement après avoir reçu des preuves de sa responsabilité dans le 11-Septembre. Le gouvernement américain rejeta cette offre et demanda inconditionnellement que ben Laden lui soit livré sans quoi l'Afghanistan en subirait les conséquences.
La plupart des alliés pressèrent les USA d'étayer leurs accusations. Le Président français, Jacques Chirac, et le secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, donnèrent une conférence de presse commune, au Palais de verre, le 19 septembre, pour rappeler qu'il ne pouvait y avoir d'action militaire tant que les auteurs ne seraient pas identifiés et que des preuves de l'implication de pays ou de groupes ne seraient pas apportées.
Le 23 septembre, le général Colin Powell, secrétaire d'État, invité de Meet the Press (NBC), déclara : « Nous travaillons dur pour synthétiser toutes les informations judiciaires et les renseignements. Et je pense que, dans un futur proche, nous pourrons publier un document qui décrira clairement les preuves dont nous disposons de ses liens avec cette attaque ». Le lendemain, le porte-parole de la Maison Blanche annonça que M. Colin Powell n'avait rien promis du tout. La promesse de M. Colin Powell resta lettre morte. Plus tard, Powell quitta son poste.
L'auteur de ces lignes a demandé au gouvernement de son pays, l'Islande, qui est membre de l'OTAN, de lui fournir les éléments probatoires sur la base desquels son gouvernement avait décidé de soutenir la décision de l'OTAN prise le 2 octobre 2001, de considérer les événements du 11 septembre 2001 comme une « attaque contre les États-Unis » et donc une attaque contre tous les pays de l'OTAN. La réponse du ministère des Affaires étrangères islandais – qui se fit tarder – fût que ces informations relevaient des secrets de l'OTAN. Les électeurs islandais n'avaient donc pas le droit de connaître les raisons pour lesquelles leur gouvernement a agi en leur nom contre l'Afghanistan. Ce dédain envers les droits démocratiques se manifesta de la même manière dans tous les pays de l'OTAN, et même au Japon.
Le FBI offrit sur son site Internet une récompense de 25 millions de dollars pour quiconque contribuerait à l'arrestation ou à la condamnation d'Oussama ben Laden (voir http://www.fbi.gov/wanted/topten/fugitives/laden.htm). Or, il a été remarqué que le FBI ne mentionne pas la responsabilité de M. ben Laden dans les événements du 11-Septembre. Un journaliste du site américain Muckraker Report demanda des précisions au FBI à la suite de cette découverte étrange. M. Rex Tomb, le porte-parole du FBI, a répondu en juin 2006 que le FBI ne possède aucune preuve qui lierait M. ben Laden aux événements du 11 septembre 2001 (voir http://www.teamliberty.net/id267.html). Les médias ne mentionnèrent pas cette déclaration extraordinaire de la part d'une agence du gouvernement américain.
Puisque le FBI ne possède aucune preuve sur la responsabilité de ben Laden et que les preuves annoncées par le Département d'État n'ont jamais été présentées, il est donc plausible que le présumé secret de l'OTAN mentionné ci-dessus se porte non sur de présumés secrets militaires mais sur le fait qu'il n'existe aucune preuve reliant l'Afghanistan aux événements du 11-Septembre. Exposer la nudité « du roi » résulterait à prouver que les États-Unis ont menti au Conseil de sécurité et à l'OTAN, comme ils l'ont fait à propos des présumées armes de destruction massive de l'Irak. Exposer ce secret embarrasserait également les pays membres de l´OTAN qui ont cru sur parole les déclarations du gouvernement américain reliant l'Afghanistan aux événements du 11-Septembre. L'absence de preuves rend l'action militaire menée contre l'Afghanistan et l'occupation de ce pays qui en résulte, illégitimes.
Extrait de « Un examen des faits, des normes et des responsabilités » par Elias Davidsson. http://onegus.blogspot.com/2008/09/afghanistan-la-france-participe-telle…
De l´axe du bien
20H42 | 19/09/2008 |
tant d´années pour enfin évoquer le calvaire des bombardements ! ! !
Qui a connu les bombardements ne peut l´accepter, quel que soient les intentions. Mais ici, cela fait des années, et les soit disants objectifs humanistes/humanitaires ne sont plus que des mots. Un seul reste : le MASSACRE du peuple afghan qui le jette dans les bras de la résistance, talibane ou pas.
même un retrait soudain, non préparé par les forces alliés serait une bonne nouvelle. au passage, cela nous éviterait une vague terroriste certaine en France si on continue cette stratégie fatale.
mais ce n´est pas terminé : il faudra ensuite que les alliés rendent compte de leurs crimes.
De Thucydide
Bêcheur de fond en Bourbonnais | 22H26 | 19/09/2008 |
Et là, nous constatons, atterrés, que le massacre s'étend au Pakistan.
Heureusement il ne s'agit que de pachtounes dont chacun connaît les sinistres penchants sanguinaires et intégristes, qui mettent en danger le monde civilisé.
Et je comprends mieux pourquoi notre p'tignouf tenait tant à jouer des coudes autour de Kaboul : il s'imagine admirable, maintenant l'ordre et la discipline sur les lignes arrières.
Pendant qu'il assure la maintenance de l'occupation en Afghanistan, les GI's portent en Pakistan la bannière étoilée et son cirque pétaradant.
Quel beau scénario ! On dirait du John Ford, il ne manque plus qu'une chanson martiale magistralement interprétée par Dame Bruni.
Plus le temps passe, plus je vérifie que les USA sont fermement décidés à pousser au bout de leur épuisement pour conserver leur prédominance, comme Athènes en son temps. Nous en avons encore pour un bon moment, mais l'échéance est inexorable, et elle ne peut qu'être radicale.
Thucydide avait raison, les états eux aussi peuvent devenir ivres de puissance et cette folie leur fait suivre inévitablement la même route, celle de leur destruction : je ne regrette vraiment pas mon pseudo, l'actualité devient vraiment passionnante quand elle prend valeur d'Histoire.
Demain, sur Arte, reportage en Géorgie et Abkhazie qui a l'air prometteur.
à Thucydide
De parousnik
23H08 | 19/09/2008 |
Parce que les penchants sanguinaires et intégristes de l'empire anglo-saxons qui ravage le monde depuis des siécles, s'oublie devant une tasse de thé peut-être…
à parousnik
De Thucydide
Bêcheur de fond en Bourbonnais | 06H47 | 20/09/2008 |
parousnik !
Méfiez-vous de la dictature de la pureté, elle pose des œillères et rend incapable de compréhension.
C'était de la dérision. Passé trois lignes, il n'y en a plus
à Thucydide
De parousnik
19H35 | 21/09/2008 |
Vous avez raison je m'emporte…mais je suis tellement vénere de ce qui se prépare…et que les jeunes générations vont subir… De quel degré sera le désastre en vie humaine ? Des centaines de millions de morts voir des milliards en tout cas autant d'irradiés. Ni les russes ni les Chinois ne capituleront devant l'Empire anglo-saxon et ils sont armé pour…ne pas disparaître sans aussi nous faire disparaître… Mais peut-être qu'un tel cataclisme est nécessaire pour que l'humanité qui restera sorte de l'age de pierre et se consacre a autre chose qu'au pillage de son voisin. Aprés tout de l'extinction des dinosaures a jaillit l'oiseau…
à parousnik
De compte supprimé 32
08H47 | 20/09/2008 |
Tiens, un rassemblement des fêlés du grand complot ! Appelons vite une ambulance :
« C'est le pin pin, c'est le pon pon
C'est le pin-pon pin des pompiers ! ».
Appelons aussi la dératisation ; Parousnik a fait des petits !
à compte supprimé 32
De Houvaton nouveau compte
15H19 | 20/09/2008 |
Un internaute sur dailymotion :
« Ce qui me fait rire, c'est quand les medias disent que la théorie du complot existe et se diffuse seulement grâce au Net … Mais comment pourrait-elle exister dans des medias où la bien-pensance et le manichéisme empêchent l'expression de toute opinion jugée anticonformiste ! »
http://www.dailymotion.com/relevance/search/BIGARD/video/x6r8qw_bigard-s…
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 03H04 | 20/09/2008 |
La question est : Obama arretera-t-il le massacre et demandera-t-il des comptes aux coupables ? S'il le fait les USA redeviendront un pays respectable. En attendant, les USA sont un État voyou. Un État-Monstre
http://nouvellesociete.wordpress.com
http://nouvellesociete.org/5149.html
Pierre JC Allard
De pablico
10H54 | 20/09/2008 |
on en est presque à regretter les bonnes vieilles guerres conventionnelles, où l'on s'entretuait entre soldats à la « loyale'.
depuis 1939, les civils sont pris comme des rats, et payent le prix fort. D'humains ils sont devenus des élément collatéraux, et quand ils meurent ce sont des pertes collatérales.
le progrès est-il collatéral ?
l'avenir n'est-il plus devant, mais sur les cotés (collatéral) ?
pôvre de nous…
De Kereven
13H29 | 20/09/2008 |
Cette guerre est liée au pétrole. Il s'agit de contrôler la région entre les pays producteurs et l'Asie et d'encercler l'Iran (économiquement c'est plus rentable pour celui qui domine).
Tous les pays de la région connaissent des troubles militaires, des révolutions (orange, verte, bleue) et une démocratisation financière des élites.
Sans compter qu'un Oléoduc Téhéran - New Dehli par Kaboul et Islamabad ca ferait joli dans le paysage.
L'Afghanistan et l'Irak sont liés par le pétrole. Si les Russes ont envahit ce pays dans les années 80, c'était pour le rapprochement cuturel russo-irannien et l'échange officiel d'oléoducs.
C'est aussi pour ca que les russes ne lacheront pas, un peu plus au nord, la Georgie. Car autour de l'Iran, toujours récalcitrant, il y a un arc de cercle par lequel transite le pétrole d'Est en Ouest, utilisant tankers et oléoducs pour cela. Cet arc de cercle passe par la Turquie, l'arménie, La Georgie, L'Azerbadjan, le Turkmenistan, puis vers l'Inde l'Afghanistan et le Pakistan.
Vers la Chine on trouve l'Ouzbekistan et le Kirghizistan (ce dernier a connu une récente révolution).
La Georgie est un verrou que notre nain national voudrait bien voir sauter pour que coule librement l'or noir. Mais comme l'oléoduc russe qui par le sud va alimenter l'Europe, passe aussi par la Tchétchénie, je ne suis pas certain, comme on peut le voir dans la dé-négociation sarkozienne, face aux russes, que la Géorgie soit aussi libre qu'elle ne le souhaite. Quant au gazoduc russe vers l'ouest, il passe par l'Ukraine, où la situation politique et économique n'est pas si calme.
Moral, avant d'entamer les guerres climatiques, finissons déjà les guerres sur le pétrole.
à Kereven
De Houvaton nouveau compte
15H13 | 20/09/2008 |
« finissons déjà les guerres sur le pétrole »
vous voulez dire, j'espère, arrêtons de consommer du pétrole …
(ce ne sont pas les peuples qui ont décidés d'utiliser cette source d'énergie couteuse et polluante, ce sont les lobby qui l'imposent aux populations partout dans le monde)
http://www.dailymotion.com/ufo44/video/x4my3o_pnac-a-qui-profite-le-crim…
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 20H45 | 19/09/2008 |
Une « guerre » contre le terrorisme ce devrait etre une guerre d » infiltration et de renseignement , non ?
alors , c'est quoi ça ?
à Numerosix
De General Subverciòn
kouign aman délocalisé | 22H04 | 19/09/2008 |
c'est ce qui attend ceux qui résistent aux USA,même dans un pays où ils n'ont rien d'autre à faire que de s'assurer le contrôle de la production de pavot vu que ça génère du pognon.Avec ce pognon,ils pourront financer d'autres conflits,embrouilles,coups d'états,trafics d'armes,campagnes de désinformation et la liste n'est pas exhaustive…
Ils ont fait pareil avec la Colombie ou c'est la guerre civile depuis 40 ans pour contrôler la la coke pour financer les dictateurs d'Amérique latine : Pinochet,Schtrossner,Noriega,Somoza,Videla et les autres dont j'ai oublié le nom…
à General Subverciòn
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 03H10 | 20/09/2008 |
Il faut que les USA soient transformés et que les criminels soient punis. Si l'Establishment américain permet l'élection d'Obama, c'est qu'ils sont prêts à réintégrer le camp des pays civilisés
Pierre JC Allard
http://nouvellesociete.org/5143.html
http://les7duquebec.wordpress.com/2008/09/15/un-dream-team-pour-obama/
à General Subverciòn
De Thucydide
Bêcheur de fond en Bourbonnais | 06H54 | 20/09/2008 |
Et les dictateurs Asiatiques, Européens ou Moyen Orientaux : Dear Henry ne les aurait-il pas activement aidés ? Lon Nol, les colonels grecs, Saddam HUssein et autres.
Il est vrai que c'était pour la défense de la Liberté et de la Démocratie (parousnik, je plaisante ! ) La preuve, ça lui a valu un Nobel de la Paix.
De jpp64
21H25 | 19/09/2008 |
La vielle rengaine « c'est toujours les mêmes qui trinquent » se vérifie malheureusement encore une fois.
C'est quoi se déferlement ? C'est Bush qui tire ces dernières cartouches ; c'est du au départ de Musharraf et à un flottement au Pakistan.
Ca fait 7 ans que les islamistes se planquent au Pakistan. On peut se demander si Musharraf n'a pas baladé les américains depuis 2001.
On s'aperçoit encore une fois de leur choix judicieux d'alliés. Les USA sont très forts pour tout raser mais pour mener une traque un minimum intelligente ils sont nuls.
à jpp64
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 21H40 | 19/09/2008 |
Dans les guerres , les Russes arrivent en char d » assaut, les arabes égorgent ( éventuellement au cutter dans des avions de lignes), les Français font n » importe quoi ,et les Anglais et les Americains bombardent de haut des tonnes bombes( éventuellement atomiques) ou du napalm . Chacun son truc horrible .
à Numerosix
De Nol le fol
22H45 | 19/09/2008 |
Vous oubliez côté français et américain la glorieuse spécialisation dans le domaine de la torture…
à Nol le fol
De Thucydide
Bêcheur de fond en Bourbonnais | 21H25 | 20/09/2008 |
Je vous trouve bien chauvin ; la torture n'est pas une spécialité franco-américaine, elle relève plutôt de la cuisine internationale : turque, israëlienne, chinoise, Sierra Leonaise, etc
à jpp64
De ToRDReLoRDRE
chien de talus | 22H18 | 19/09/2008 |
les dirigeant Us savent très bien qu'ils n'y trouveront pas d'ennemis, tartufferie morbide.
De manu2005
La France tue en Afghanistan, en no... | 22H23 | 19/09/2008 |
plusieurs liens intéressants sur le sujet :
http://contreinfo.info/article.php3 ? id_article=2178
http://contreinfo.info/article.php3 ? id_article=2172
http://contreinfo.info/rubrique.php3 ? id_rubrique=24
celui là nous concerne :
http://contreinfo.info/article.php3 ? id_article=1879
J'ajouterai aussi cet article, même si certains commentaires de Quraishi ne sont pas toujours très judicieux. La position géographique de l'Inde, de la Russie et de la Chine autour de ce bourbier m'avait aussi interpellé :
http://contreinfo.info/article.php3 ? id_article=1859
à manu2005
De compte supprimé 13
23H06 | 19/09/2008 |
faire des recherches aussi là-dessus :
« Le commandant des forces terrestres israéliennes, le Général Avi Mizrahi, a fait une visite surprise dans l'état du Cachemire, à la base militaire d » Akhnor la semaine dernière pour observer sur le terrain les difficultés rencontrées par l'armée indoue dans son combat contre les séparatistes du Cachemire. »
Cashemire que Inde et Pakistan (tiens ? ! ) se disputent, depuis longtemps.
A associer au rapprochement récent Inde/EU.
Le papier de Quraishi, résume bien la stratégie globale des EU : gêner au maximum (au besoin par la force) les pays qui contestent sa prééminence (Chine, Inde, Russie) tout en les privant d'accès (pour la Chine et l'Inde) - ou alors sous leur contrôle - aux réserves gazières et pétrolières du Grand Moyen Orient et du Caucase.
Combat d'arrière garde (le déclin des EU est inévitable) que la Russie s'est empressé de contrer par l'OCS par exemple ou ce coup d'arrêt dans le Caucase.
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De manu2005
La France tue en Afghanistan, en no... | 06H30 | 20/09/2008 |
Et, j'oubliais aussi que l'Iran est à l'est de l'Iraq et à l'ouest de l'Afganistan et du Pakistan…
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De Béatrice1
| 10H56 | 21/09/2008 |
L'armée « indoue » ? ? ? Il a l'air d'en connaître un rayon, votre maître à citer…
à Béatrice1
De manu2005
La France tue en Afghanistan, en no... | 07H04 | 22/09/2008 |
L'article est en anglais. Je suppose qu'il s'agit d'une erreur de traduction de IRA. Cela dit, l'auteur n'est pas à l'abri de dire des …âneries(quelques réflexions homophobes par exemple) , mais ce qui est important ici, c'est là géographie et là dessus, il soulève un aspect intéressant.
De compte supprimé 13
22H15 | 19/09/2008 |
je distingue deux choses : le sujet et l'article qui le traite
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si le premier m'attire (même si il y a confusion des genres entre opérations et humanitaire), le second avec ses fautes et ses répétitions, me rebute.
Et je le regrette sincèrement car il y a tant de choses à dire sur cette nouvelle dimension de la guerre. Un ou deux papiers l'ont traité ailleurs (Gresh par exemple) en faisant un parallèle entre l'actualité pakistanaise et les premiers bombardements sur le Cambodge (mars 1969) quand au Vietnam les Etats-unis n'y arrivaient plus et dénonçaient le sanctuaire aux VC que représentait ce pays frontalier.
On est en train d'assister à la répétition des erreurs.
Remplacement du président Musharraf par un plus souple et plus corrompu, décision de Bush en juillet (révélée seulement en septembre) pour étendre la zone de guerre , services ISI associés aux combattants (il faudrait dire pour quelle raison).
Mêmes causes, mêmes effets. Les Etats-Unis ont déjà perdu cette guerre, ils ne le savent pas encore.
trop de choses à dire pour les faire tenir dans un commentaire.
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De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 03H15 | 20/09/2008 |
@Ira. Quiconque fait une guerre traditionnelle la perdra.
Pierre JC Allard
http://nouvellesociete.org/5166.html
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De Thucydide
Bêcheur de fond en Bourbonnais | 19H38 | 20/09/2008 |
Ils jouent leur va-tout et plus ça va , plus la fonte de leurs ressources s'accélère : il nous reste malgré tout un temps confortable pour en baver des ronds de chiottes.
Vous qui semblez bien informé : ne pensez-vous pas que cette tentative d'encerclement des trois géants relève de la folie pure ?
Le positionnement stratégique serait en plein développement : déjà quelques sérieux troubles en Thaïlande et au Xin Jiang, pour tracasser la Chine, du remue-ménage au Myanmar et au Kashmir pour déranger l'Inde, et de lourdes menaces sur l'Iran pour finaliser le blocage de la frontière Ouest de l'Asie Centrale.
Bientôt sans doute le tour des Kazakhs,Turkmènes, Ouzbeks, Tadjiks, Kirghizes…
Combien de centaines de milliers de commandos d'élite faudrait-il pour contrôler tout ça : toutes les armées de l'OTAN et de l'OTASE n'y suffiraient pas !
Ces pays et ces provinces sont sur un territoire insondable qui donnerait le vertige à n'importe quel conquérant raisonnable.
Bush ne l'est pas, raisonnable ; et je crains que, s'agissant de leur sacrosainte patrie, ni Mc Cain ni Obama ne pourront s'offrir le luxe de l'être.
Tout ce que nous pourrions espérer, c'est que les USA n'ait tout simplement pas les moyens financiers ou humains de faire tourner cette machine infernale.