Houellebecq ou l'impossibilité d'un débat entre riverains

Bon, avouons-le, pour le lancement d'un nouvel espace participatif du site, le choix du film de Michel Houellebecq « La Possibilité d'une île » n'était pas une grande idée. Elle était de moi…

Affiche de 'La Possibilité d'une île’ (DR).Pour tout vous dire, j'avais imaginé que le personnage de Michel Houellebecq ferait débattre. J'avais sous-estimé un aspect : pour débattre du film, il fallait le voir.

J'ai été moi-même victime de la faille dans mon raisonnement en allant au cinéma. Au dernier moment, sans doute influencé par une critique très hostile, je n'ai pas eu le « courage » d'aller voir « La Possibilité d'une île » et encore moins de l'imposer à ma femme, une Chinoise qui tente de découvrir la culture française. Nous lui avons préféré « Gomorra » (pas Français mais du bon cinéma et l'adaptation d'un non moins bon roman).

Le concept de navet révolutionné

Comment débattre d'un film qu'on n'a pas vu ? Dans les commentaires à l'annonce de cette chronique ciné participative, le ton était donné, à l'image de Janus 333 :

« 89 minutes de Houellebecq, ça doit être plus atroce qu'à Guantanamo… »

Seule concession de Déluge :

« 'La Possibilité d'une île », je demande à voir plus tard, avec des potes et les produits nécessaires. »

Au sein même de l'équipe de Rue89, nous avons dû faire le même constat : à l'heure du bilan, il n'y a eu qu'un seul d'entre nous à aller voir « La Possibilité d'une île », François Krug, qui vient de nous rejoindre pour le lancement d'Eco89 dans les prochains jours (Serait-il maso ? Faudra le surveiller de près…). Voici ce qu'il en dit, le compliment ambigu est bien tourné :

« 'La Possibilité d'une île » est un film révolutionnaire. Précision : ce n'est pas le cinéma qu'il révolutionne, mais le concept de navet. Le plus simple est encore de le comparer au film de l'autre plus grand écrivain français vivant, Bernard-Henri Lévy. « Le Jour et la nuit » était un authentique navet : scénario absurde, mise en scène inexistante, acteurs en roue libre. « La Possibilité d'une île » est lui aussi un navet mais, contrairement à BHL, Michel Houellebecq est sans doute le premier à l'admettre.

Et surtout, c'est un navet prometteur. Un futur film culte, une de ces œuvres dont, au fil des années, on oublie la nullité pour ne retenir que l'étrangeté. D'ici vingt ans, « La Possibilité d'une île » pourrait bien fasciner les jeunes cinéphiles et faire l'ouverture des festivals les plus pointus. Car un bon navet, c'est comme un bon vin : il faut le laisser vieillir pour en apprécier toutes les saveurs. »

Je crois que je vais suivre le conseil de François et attendre quelques années.

Du côté des Riverains, deux malheureuses contributions, gloire aux deux courageux ! Les autres ont préféré « Guantanamo », pour reprendre l'image cruelle de Janus 333, ou ont voté avec leurs pieds.

Envolées lyriques et pointes d'humour belge donnent au film toute sa valeur

Jacques Clouseau a aimé, mais met en garde que Houellebecq se mérite :

« Comme à son habitude, Michel Houellebecq déjoue les attentes et surprend en réalisant une adaptation tout à la fois fidèle à l'esprit de son propre roman mais assez éloigné de sa forme. A contrario, la volée de bois vert qui a salué la sortie de son premier long-métrage ne surprend guère et la plupart des articles ne donnent même pas l'impression que les journalistes ont tenté de rentrer dans le film.

Pourtant, comme toute œuvre un tant soit peu anticonventionnelle, “La Possibilité d'une île” demande qu'on s'y penche et qu'on laisse ses a priori de côté.

Concentré sur le personnage de Daniel et son histoire à travers les siècles, il laisse de côté les autres protagonistes du roman. Le résultat est à la fois intriguant et frustrant, le film ne durant qu'une heure vingt cinq minutes. Reste toutefois des plans de paysages chaotiques d'une grande beauté et quelques envolées lyriques, surtout dans la deuxième partie. Les pointes d'humour belge et un certain don pour créer des situations cocasses font le reste et donnent à ce film toute sa valeur. Bien loin de la production aseptisée actuelle… »

Un pari artistique considérable qui peut repousser jusqu'aux fans de l'auteur

Quant à Hafid Abdi, il nous a adressé une critique… de la critique, accusée d'avoir manqué de respect au « choix » de Michel Houellebecq de ne pas avoir fait une adaptation liénaire de son roman, mais d'avoir fait une nouvelle œuvre de création :

« Que ce film ne plaise pas, cela peut se comprendre car la prise de risque de MH est un pari artistique considérable qui peut repousser jusqu'à ses propres fans. Que l'on manque d'indulgence envers le premier film d'un romancier, producteur et réalisateur, cela se comprend déjà moins. Il n'y a pas besoin de faire preuve d'une empathie immense pour imaginer la pression à laquelle MH a du faire face.

Et pourtant l'on se retrouve face un ramassis de violence verbale, sans arguments, une suite de paroles de haine relevant de l'antipathie personnelle et dont la France devrait se méfier. La culture du désastre est en cours, il semblerait que les journalistes ne fassent pas leur métier mais se promènent avec un fouet et font le choix collectif (au hasard ou non, c'est le mystère pour nous, en province) d'une victime à punir.

Ce film ne mérite pas cette violence, dans le pire des cas, il pourrait recevoir une critique de qualité sur les choix qui peuvent causer la déception et qui se comprendraient, mais jamais la presse ne devrait autoriser ce genre de lapidation, à l'esprit taliban confinant à la dictature, au goût amer de vengeance et d'animosité découlant vraisemblablement d'un intellectualisme sadique de pseudo-responsables culturels français au bord de la perdition.

MH livre un film étrange, déroutant mais plaisant pour les supporters de l'artiste. L'art contemporain, les risques visuels et humoristiques peuvent intriguer ceux qui ignorent l'œuvre de l'écrivain, et laisse une envie de découverte. Il prend la liberté de créer deux œuvres sur un socle commun, il propose la sur-création, libre à vous de l'accepter.

Quant à MH lui-même, il montre ici qu'il reste un sommet de la culture française, visionnaire, sensible, attendrissant et propose un fond très positiviste d'une surface noire et crasseuse de la vie, il est fidèle à lui-même et laisse son œuvre vivre d'elle-même, comme les personnages de ses romans, et espérons que ce film saura attirer le public qu'il mérite. »

Bref, vous l'aurez compris, nous n'avons pas été ensevelis sous vos critiques. Cela ne nous empêchera pas de recommencer cette semaine ; peut-être cette fois avec un film que tout le monde aura envie d'aller voir et de discuter entre Riverains. N'hésitez pas à laisser vos suggestions ci-dessous.

En un mot, on oublie Houellebecq et on recommence. Enfin, on l'oublie pour lui laisser le temps de reposer comme une bonne bouteille, si l'on croit la vision généreuse et bucolique de François Krug.

Mise à jour, 16/9/08 16h30 : « La possibilité d'une île » n'a attiré que 10000 spectateurs pour sa première semaine en salles, contre près de 400000 pour « Mamma Mia », le numéro un de la liste.

35 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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De personne

09H16 | 16/09/2008 | Permalien

« Et surtout, c'est un navet prometteur. Un futur film culte, une de ces œuvres dont, au fil des années, on oublie la nullité pour ne retenir que l'étrangeté. »

Une critique pareille ça me fait penser au très fantastique « Le désirable et le sublime » de José Bénazéraf Wikipédia le qualifie pudiquement de intello-érotique. Est ce qu'au moins il y a du cul dans celui de Houellebecq ?

Portrait de BrunoC

De BrunoC

( ° ) ( ° ) | 09H41 | 16/09/2008 | Permalien

Dommage que Gomorra n'ait pas été choisi… ça aurait pu faire basculer mon choix de dimanche qui s'est finalement porté sur « Le silence de Lorna ».
Choix que je regrette maintenant : je n'ai pas compris ce film.

Portrait de quetzal2012

à BrunoC Portrait de BrunoC De quetzal2012

enseignant précaire | 14H09 | 16/09/2008 | Permalien

Bien d'accord avec vous, j'aurais choisi aussi Gomorra ! ! !
clouez-lui le bec à ce provocateur du prisu, à celui qui se donne des airs de nihiliste pour donner une profondeur à ses idées flottantes et réchauffées !

Pour répondre à Pierre Haski, on pourrait penser à Wilde qui en gros disait avec humour qu'il n'allait jamais voir les pièces dont il devait faire une critique… de peur d'être influencé !

Je suggère de s'intéresser au film « Rumba » qui risque de ravaler pas mal de navets au rang qui leur est dû !

http://alternativealaconstipationdelapensee.blogspot.com

Portrait de Alain Pacifique

De Alain Pacifique

09H50 | 16/09/2008 | Permalien

moi, Houellebecq j'ai commencé à ne pas aimer avec « plates-formes ». ce film , là où j'habite, y a de fortes chances que je ne le vois pas avant … longtemps. je reste tres dubitatif et curieux, malgrés tout. après tout, j'ai vu pour la 1ere fois « eraserhead “ de david Lynch en 87 et je l'ai revu des dizaines de fois depuis, sans tout comprendre, mais bon, y avait quelque chose qui m'a fait aimer ses films suivants… jusqu'à un certain point.
l'art est mystérieuxet quelquefois incomprehensible, mais bon …

Portrait de Camille D

De Camille D

www.tsubaki.ouvaton.org | 09H51 | 16/09/2008 | Permalien

Ou comment l'info sur internet ne renie aucune tradition. Ceux qui parlent de ce qu'ils n'ont pas vu, et ne souhaitent pas voir… Une (entre autres) définition du journalisme. Les riverains font rien qu'à plagier Finkielkraut. On a les maîtres qu'on peut.

Portrait de brogilo

De brogilo

in angulo | 09H52 | 16/09/2008 | Permalien

Bonjour Brunoc, qu'est-ce que vous n'avez pas compris dans ce film ?

Portrait de BrunoC

à brogilo Portrait de brogilo De BrunoC

( ° ) ( ° ) | 10H24 | 16/09/2008 | Permalien

Je n'ai pas compris le sens du film, ce qu'il voulait dire. Ni pourquoi il avait obtenu un prix du scénario alors que celui ci m'a paru très faible… ce qui me fait dire que j'ai raté quelque chose.

Portrait de Jack Sullivan

à BrunoC Portrait de BrunoC De Jack Sullivan

en boule | 10H36 | 16/09/2008 | Permalien

Le prix du meilleur scénario, à Cannes, sert souvent je crois de prix de consolation bis quand le jury ne veut pas filer la palme d'or et qu'un autre film a plus de voix pour obtenir le prix de la mise en scène.
De l'autre côté, de Fatih Akin, a décroché ce prix en 2007, et le scénario n'était vraiment pas terrible…

Portrait de BrunoC

à Jack Sullivan Portrait de Jack Sullivan De BrunoC

( ° ) ( ° ) | 11H45 | 16/09/2008 | Permalien

Je l'ignorais.
Le scénario de « De l'autre côté » m'a paru plus intéressant que celui du « Silence de Lorna ».

J'ai l'impression que le film par en vrille incontrôlée à la Molière.

Portrait de Jack Sullivan

à BrunoC Portrait de BrunoC De Jack Sullivan

en boule | 12H48 | 16/09/2008 | Permalien

Houlà attention, c'est ma petite théorie personnelle (forgée à force de voire des palmarès bizarres) qui vaut ce qu'elle vaut !

Portrait de Brividi

De Brividi

Scribouillarde mais pas que | 10H06 | 16/09/2008 | Permalien

Parlez moi de la pluie par exemple, le dernier film des JABAC ?

Portrait de Jack Sullivan

De Jack Sullivan

en boule | 10H12 | 16/09/2008 | Permalien

Ben moi j'ai fini par aller voir Ashes of time redux, je n'y tenais plus. Et j'ai préféré publier mon avis sur mon blog car ma wongkarwaïolâtrie ne me semblait pas forcément convenir à l'exercice proposé par Rue89… Il faut y penser aussi : quand on est trop fan, on risque de casser les pieds de ceux qui ne le sont pas.

Portrait de Dave Feng

à Jack Sullivan Portrait de Jack Sullivan De Dave Feng

10H43 | 16/09/2008 | Permalien

« Ashes of time redux » est un très bon film - susceptible de plaire à des personnes qui connaissent peu ou pas Wong Kar-Wai - voire le connaissent et l'apprécient guère. (mais le film, ce me semble, bénéficie d'une petite sortie).

Cela dit, s'il faut choisir un film cette semaine, cela risque d'être difficile : il n'y a pas grande chose qui sorte - sinon, effectivement, le film d'Agnès Jaoui ?

Portrait de micke

De micke

utopiste | 11H13 | 16/09/2008 | Permalien

houellebeck est à la littérature ce que damien hirst est à la sculpture

énormément de fumée pour un feu de paillettes.
à ignorer tout simplement.

Jack, le nouveau Wong Kar Wai reste dans la lignée de 2046 et in the mood for love ou il a changé de thème cette fois ?

Portrait de Dave Feng

à micke Portrait de micke De Dave Feng

12H24 | 16/09/2008 | Permalien

Bonjour - le « nouveau » Wong Kar-Wai est une remontage de son film maudit du début des années 90, les « cendres du temps », l'adaptation d'un roman de cape et d'épée chinois. certains nomment ce genre le « Wu Xia Pian » - mais je ne pense pas que cela s'applique à ce film, plus méditatif et pas très héroïque.
- C'est donc loin de « In The Mood for Love » ou « 2046 ».
Notez que c'est aussi l'occasion de voir Jacky Cheung, un très bon (et beau) comédien - qui s'est suicidé depuis.

Portrait de Jack Sullivan

à Dave Feng Portrait de Dave Feng De Jack Sullivan

en boule | 12H53 | 16/09/2008 | Permalien

Vous voulez sans doute parler de *Leslie* Cheung ; -) Il est en effet excellent (je le préfère dans Nos années sauvages quant à moi), même si dans le film le personnage qui emporte le morceau est sans doute davantage celui de Brigitte Lin (Murong Yin).
Et si, malgré tout, l'intention de WKW était de faire un film « façon » wu xia pian, quand bien même il l'a brodé de ses obsessions personnelles.

Portrait de micke

à Jack Sullivan Portrait de Jack Sullivan De micke

utopiste | 18H15 | 16/09/2008 | Permalien

ok ça donne envie, merci à vous 2, et vivement que je le choppe
(y sortira pas en salle là où je suis…)

Portrait de albinlemarin

à micke Portrait de micke De albinlemarin

06H41 | 19/09/2008 | Permalien

« à ignorer tout simplement.“(micke)
Bonjour le pédant !
Dans ton rêve utopiste tout le monde a les mêmes gouts que toi ?

Portrait de JJ Reboux outrageur de poulets

De JJ Reboux outrageur de poulets

11H42 | 16/09/2008 | Permalien

Vous n'avez pas eu de bol, Pierre, et en même temps le fait d'avoir choisi le film d'un non-cinéaste boursouflé de narcissisme permet de mettre le doigt sur la « possibilité d'une escroquerie », donc ce n'était finalement pas vain…
Euh, à propos… Il paraît que Mâme Angot préparerait l'adaptation de son récit de sodomie contrariée avec le chanteur sarko-yéyé Doc Gynéco (avec la hardeuse Catherine Millet dans le rôle de Mâme Angot) ?
Info ou intox ?
Plus sérieusement : « Rumba » a l'air très intéressant…

Portrait de I. G.

à JJ Reboux outrageur de poulets Portrait de JJ Reboux outrageur de poulets De I. G.

Y | 16H25 | 16/09/2008 | Permalien

Plus sérieusement : « Rumba » a l'air très intéressant…
---
Et il l'est effectivement.
Enfin, peut-être moins « intéressant » que « innocent ».

C'est un film qui semble s'être trompé de siècle, on se croirait parfois devant un film muet du type « l'arroseur arrosé », et qui pourtant parvient à rester totalement charmant, drôle et modeste du début à la fin, sans s'interdire deux ou trois éclats de lyrisme absolument surprenants.

J'ai encore du mal à croire que le cinéma français contemporain ait pu produire une chose aussi élégante et qui persiste obstinément à parler d'autre chose que de son nombril.
Surtout quand, dans les bande-annonces précédant le film, j'ai pu voir celle du nouveau Christophe Honoré…

Portrait de Don

à I. G. Portrait de I. G. De Don

11H45 | 17/09/2008 | Permalien

Rumba, c'est pas un film belge ça ?
Francophone ne veut pas automatiquement dire français…

Portrait de Anthropia

De Anthropia

12H16 | 16/09/2008 | Permalien

Ce qui est marrant, c'est qu'on parle de prise de risque, là où je ne vois qu'une immense vanité, à penser que sans aucune préparation, sans talent particulier, il peut s'improviser cinéaste et imposer cette vision, du seul fait d'un chantage à l'éditeur.

http://anthropia.blogg.org

Portrait de compte supprimé 22

à Anthropia Portrait de Anthropia De compte supprimé 22

Lecteur écriveur | 15H44 | 16/09/2008 | Permalien

(Vous entendre parler de vanité est, comment dire, plaisant.)

Je rejoins ceux qui pensent que ce film sera à voir dans quelques années. Un peu comme (mais dans un registre un tantisoit différent) avec les Tontons Flingueurs, largement dédaigné par la critique à sa sortie et qui est devenu le film culte que l'on sait (à propos, qui sait où on peut entendre le générique de fin ? )

Nous fera-t-il autant rire ?

Houellebecq, dont je serais bien incapable d'évaluer le talent en général, de décréter qu'il n'y a pas prise de risque dans son aventure actuelle, ne m'a touché qu'une fois, dans un texte où il évoque sa mère, avec une amertume de fils mal aimé. Les ravages que ça peut faire, j'en suis témoin.

Bon, je n'avais pas trop aimé non plus son « Prévert est un con ». Comme je n'aime pas davantage les jugements lapidaires et lapideurs : -)

Portrait de benjamin.g

De benjamin.g

12H30 | 16/09/2008 | Permalien

Je ne sais pas s'il est encore à l'affiche mais je conseille fortement Gomorra, un excellent film très fort (et très dur aussi).
Un peu déçu de Rumba que j'ai vu avant-hier : la réalisation est originale, l'histoire qui enchaîne des sketchs complètement absurde aussi mais le film est vraiment trop court, on dirait un moyen-métrage, on reste sur sa faim. De plus certains gags étaient très prévisibles pour moi et je trouve le scénar en baisse sur la fin, j'ai du mal à trouver une profondeur au film (une oeuvre absurde n'est pas forcément exempte de profondeur). Cependant la tentative de faire ce film est très courageuse, car c'est très atypique, on retrouve un peu de Tati dedans et ça rergorge de référence cinématographique. A voir donc.

Portrait de tarim

De tarim

12H46 | 16/09/2008 | Permalien

Pour la semaine prochaine, les sorties sont assez mauvaises.

Le mieux étant sans doute la petite taupe de Zdenek Miler.
Sinon pour continuer dans les films à la Pierre Haski, peut être Love Gourou de Marco Schnabel.

Portrait de Jack Sullivan

à tarim Portrait de tarim De Jack Sullivan

en boule | 12H56 | 16/09/2008 | Permalien

« Pour la semaine prochaine, les sorties sont assez mauvaises. »

Nan. Y'a Dans les murs de Laurent Cantet : -) J'ai hâââteuh.

Portrait de tarim

à Jack Sullivan Portrait de Jack Sullivan De tarim

15H07 | 16/09/2008 | Permalien

entre les murs c'est le 24, je parlais de demain…

Portrait de Snowman

De Snowman

Fanboy | 14H01 | 16/09/2008 | Permalien

Le film de Houellebecq, j'ai aussi la désagréable impression que c'est LE film qu'il faut démolir pour être bien vu : -/
Bon je ne peux pas juger, je n'ai pas vu le film et je n'ai pas lu le bouquin (le dernier Houellebecq que j'ai lu c'était Extension Du Domaine De La Lutte, que j'ai plutôt bien aimé) donc je ne peux pas juger (raisonnement imparable).

Fin octobre, prévoyez Hellboy 2 ou Tropic Thunder, ça déplacera (peut-être) plus de foule ^^

Portrait de JJ Reboux outrageur de poulets

à Snowman Portrait de Snowman De JJ Reboux outrageur de poulets

16H33 | 16/09/2008 | Permalien

Raisonnement tout aussi imparable : les 40 secondes de la BO suffisent (en tout cas, en ce qui me concerne) pour voir qu'il s'agit d'un nanard aussi prétentieux que crétin… Et pourquoi « démolir pour être bien vu » ? Houellebecq se démolit très bien tout seul et il me semble qu'il n'y a pas encore si longtemps oser dire « Houllebecq m'emmerde » était au contraire très mal vu dans certains milieux…

Portrait de Docteur Panel

De Docteur Panel

Sondologue | 14H57 | 16/09/2008 | Permalien

Si je comprends bien il suffit d'un film bien raté que personne n'a vu, pour susciter des débats entre riverains sur au moins 5 ou 6 autres films qu'ils ont vus. Chapeau, Pierre ! En fait cet espace de ciné-débat est une fusée à 2 étages ; -)

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