a la une

Intelligence agricole : une ferme bio fait école

Bienvenue sur l'exploitation d'Olivier Ranke à Chaussy, dans le Val d'Oise. Ici, on pense l'agriculture dans son environnement.

Olivier Ranke dans un des bâtiments de La Bergerie (Audrey Cerdan/Rue89).

« Ici, on est entre Sarcelles, le Val-Fourré et Mantes-la-Jolie. Ce qui risque de faire péter la société, ce n'est pas l'agriculture », fait observer Olivier Ranke. Agriculteur et agronome de formation, il dirige la Bergerie, vaste ferme d'agriculture biologique de trois cents hectares, à Chaussy, dans le Val d'Oise. La ferme est intégrée au domaine de Villarceaux, propriété de la « Charles Léopold Mayer pour le Progrès de l'Homme », fondation suisse œuvrant dans les domaines social et environnemental.

La remarque n'est pas fortuite ; toute sa définition du bio tourne autour des questions de société. Les terres agricoles de la Bergerie ont été converties au biologique en 1997 et l'ensemble du domaine sera transformé en écocentre en 2009 :

« La vocation première du site consiste à tenter de comprendre comment la production agricole peut agir sur un territoire en le respectant et en prenant en compte l'environnement. Son environnement. »

« Mettez un paysage derrière votre consommation »

De l'accueil d'étudiants à l'organisation de séminaires, la Bergerie veut agir et faire réfléchir autour de la notion de durabilité :

« Ce qui m'embête le plus dans le bio, ce sont les carottes du Maroc ou les tomates de Chine. Estampillées bio. On ne mange pas bio en préparant une salade de tomates le 23 décembre ; il y a là une contradiction forte. La proximité est l'un des points qui font le bio. “Mettez un visage et un paysage derrière votre consommation” ; voilà l'un des slogans de notre coopérative de consommateur. Et ce n'est pas par nationalisme. »

La Bergerie emploie trois salariés à temps plein et deux à mi temps. La distribution se fait à deux niveau. Les produits sont expédiés à des coopératives bio ou écoulés en vente directe. Olivier Ranke explique que la ferme a crée une coopérative de consommateurs, « avant les AMAP. »

Ces associations pour le maintien de l'agriculture paysanne (AMAP) se développent en France, on en dénombre aujourd'hui près d'un millier. Ce contrat entre producteurs et petit groupe de consommateurs implique une avance financière des clients qui reçoivent leur panier issu de la production de l'agriculteur :

« Le problème du bio, c'est un fort investissement. Il faut attendre les récoltes et sans béquilles chimiques, ça ne marche pas toujours. Les coopératives nous soutiennent. »

Micro-ondes contre bain-marie

La profusion de produits bio de grande consommation le laisse dubitatif. Manger des chips ou des pizzas surgelées labellisées bio, Olivier Ranke ne trouve pas ça « terrible ». Il écrase une cigarette avant de préciser, comme tous les fumeurs culpabilisés, qu'il envisage d'arrêter bientôt. Il ne se vit pas en intégriste :

« Evidemment qu'il m'arrive d'aller au restaurant ou d'acheter des chips bio. Mais ce n'est pas une habitude, ça reste exceptionnel. L'image rigide du consommateur bio ne correspond pas à une réalité. Mais au micro-onde, je préfère le bain-marie. »

Pour avoir le label agriculture biologique (AB), Olivier Ranke a profité des aides à la reconversion qui dure d'une à trois années selon l'historique des sols et le type de production. Il s'agit d'une période où l'apprenti agriculteur bio doit respecter un cahier des charges très strict, sans obtention du label :

« La première année, je produisais bio mais je vendais au prix du conventionnel. La deuxième année, j'ai vendu à un prix intermédiaire et la dernière, les deux étaient accordés. »

Olivier Ranke dans un des bâtiments de La Bergerie (Audrey Cerdan/Rue89).

Les deux années suivant cette période de reconversion, l'agriculteur reste en statut d'apprentissage :

« Ça a l'air simple de produire bio mais ça ne l'est pas. Il faut développer de nouveaux réflexes. »

Selon les pays européens, les aides sont plus ou moins importantes. La France qui compte près de 12 000 producteurs engagés dans l'agriculture bio (3% de plus qu'en 2006) octroie une aide annuelle sur cinq ans à ceux qui abandonnent l'agriculture conventionnelle. L'aide démarre à cent euros par hectare et varie selon le type d'agriculture.

A la Bergerie, Olivier Ranke produit des cultures céréalières (blé, avoine, lin, colza), de la viande et du lait. Il reconnaît que ces sommes sont importantes. Il bénéficie également d'un crédit d'impôt réservé aux agriculteurs bio (2000 euros). Mais sa subvention majeure, il la tient de la région Ile-de-France :

« J'obtiens environ 55 000 euros par an. C'est la seule région qui l'octroie. Il y a très peu de production bio en Ile-de-France (0,9% contre 2% sur l'ensemble du territoire, ndlr). »

Un gel-douche bio à base de thé vert de Chine, c'est durable ?

Dans le panier du consommateur bio, on trouve de tout. De plus en plus d'enseignes proposent des gammes bio et les cosmétiques grand public s'y mettent. Lorsqu'une marque lance un gel-douche bio à base de thé vert de Chine, c'est durable ? Olivier Ranke tempère les grande naïvetés :

« On peut voir l'agriculture bio de deux façons. L'une d'elle consiste à se contenter de respecter le label et être dans une démarche uniquement commerciale. »

L'autre, c'est celle qui revendique : tenter par l'alimentation de respecter au mieux la biodiversité, l'environnement et la société. L'agriculteur craint une évolution du bio dans le mauvais sens :

 » Au niveau européen, les négociations se font à vingt-sept, c'est forcément plus compliqués. Le cahier des charges, très strict, est en train d'être assoupli. Pour produire plus. L'agriculture bio jouit d'une excellente image « qualité/environnement/santé ». Les gouvernements ont envie d'exploiter cette opinion positive or, je suis pas certain que les chips bio soient meilleures que les chips non bios… »

Le 28 juin 2007, un nouveau Règlement a été approuvé au sein de l'Union européenne. Une certaine « flexibilité » est désormais autorisée lors de la production, notamment pour tenir compte des différences climatiques et environnementales d'un pays à l'autre. Une polémique a entouré la labellisation des produits contenant jusqu'à 0,9% d'OGM. L'utilisation d'OGM reste interdite ; la réglementation concerne les cultures contaminées accidentellement.

Plus de produits bio en grande distribution et à moindre coût, l'idée est tentante. Mais pour Olivier Ranke, l'essentiel n'est pas la production de masse mais la qualité :

« Evidemment, dans des situations de précarité, on n'a pas les mêmes préoccupations. Mais si vous râpiez vos carottes au lieu de les acheter toutes prêtes… Il y a un travail d'information à faire. On souhaite le faire ici. »

Photos : A la ferme de la Bergerie (Audrey Cerdan/Rue89).

Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89

Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)

Envoyez « RUE » par SMS au 82557 (1,5 € / SMS)

En savoir plus

Accrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.

123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque

Connectez-vous pour entrer votre code

41 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

  • Téléchargez votre photo sur votre page perso. Elle apparaitra à côté de vos réactions.
  • Merci de respecter la charte des commentaires, sans quoi nous nous réservons le droit de supprimer votre réaction.
  • Les commentaires sont fermés après quatre jours.
Portrait de DBL8

De DBL8

Retraité | 16H32 | 15/09/2008 | Permalien

Et l'agriculteur qui subit des menaces car il n'est pas du coin ? Vous comptez en parler ?

Portrait de C-dâv

à DBL8 Portrait de DBL8 De C-dâv

08H59 | 16/09/2008 | Permalien

hors sujet…

Portrait de sheer

De sheer

16H48 | 15/09/2008 | Permalien

Perso, je travaille dans l'identification électronique des animaux (bovins, ovins et de compagnie…)
C'est marrant de voir qu'il y a deux volontés de l'état…d'un coté, aider un max à passer au bio et d'un autre coté, on aide aussi à passer un max à l'électronique…il suffit de voir les résultats du Salon SPACE (En ille-vilaine) qui était tourné vers l'électronique et la génétique…

C'est un paradoxe français…

Portrait de Keldan

à sheer Portrait de sheer De Keldan 5164

Polytoxicomane à temps partiel | 14H41 | 16/09/2008 | Permalien

Je ne vois pas où est le paradoxe ?

Avoir recours à l'électronique et à l'informatique dans l'agriculture n'altère en rien la qualité du produit. Ça simplifie la production et permet même d'avoir un meilleur rendement.
De même que la génétique, c'est ce qui permet de mieux comprendre le fonctionnement des organismes vivants, et donc de pouvoir prévoir et s'adapter à leur production.

Portrait de onyx

De onyx

à terre | 16H55 | 15/09/2008 | Permalien

J'aimerais bien connaître le montant des aides allouées à l'agriculture intensive… Parce qu'il me semble bien que celles pour l'agriculture bio sont dérisoires en comparaison

Portrait de hogan

De hogan

actif | 17H02 | 15/09/2008 | Permalien

Voilà qui démontre que le bio n'est pas que bon pour la santé, et qu'il n'est d'ailleurs pas fait pour ça. J'ai près de chez moi un des jardins (façon AMAP) du réseau « Cocagne » (vous devriez parler d'eux), chez qui des adhérents à l'asso. comme moi récupèrent un panier de légumes bio chaque semaine. Ces légumes sont cultivés dans le respect de l'environnement et uniquement par des personnes en voie de réinsertion professionnelle, qui au passage obtiennent une formation supplémentaire à mettre sur leur C.V.
Ce ne sont que des légumes de saison, ayant un « vrai » goût, la petite cerise sur le gâteau est de découvrir régulièrement des variétés de légumes oubliées, et les fruits c'est pour bientôt.
Tout petit « pavé dans la mare » pour finir, il apparaît que le rendement énergétique du micro-onde est bien supérieur à celui du gaz de ville, et donc du bain-marie dont parle M. Ranke, par contre pour ce qu'il en est de son empreinte écologique…

Portrait de DBL8

à hogan Portrait de hogan De DBL8

Retraité | 19H48 | 15/09/2008 | Permalien

Vous avez aussi les cueillettes genre « chapeau de paille » (un ex. il y en a d'autre).
Ou chacun cueille ce qu'il veut ; ce n'est pas moins cher mais au moins c'est frais !

Portrait de solstice

De solstice

pigiste | 17H07 | 15/09/2008 | Permalien

« Ce qui m'embête le plus dans le bio, ce sont les carottes du Maroc ou les tomates de Chine. »

Et tout est dit !

Le bio n'est qu'un des aspects du vivre mieux : manger des produits de saison, produits localement, bio si possible !

Portrait de Eric citoyen

à solstice Portrait de solstice De Eric citoyen

"Casse ta tv" c'est ta seule chance... | 22H10 | 15/09/2008 | Permalien

C'est vrai, mais il vaut mieux des produits bio de chine que de non bio d'Europe …

Enfin moi je préfère !

Bésitos

Eric Bloggeur AMAPIEN

http://monmulhouse.canalblog.com/

Portrait de lamichael

à Eric citoyen Portrait de Eric citoyen De lamichael

23H32 | 15/09/2008 | Permalien

@Eric
« C'est vrai, mais il vaut mieux des produits bio de chine que de non bio d'Europe … »
Entiérement d'accord mais
Comment les aliments puissent-il être bio dès l'instant ou ils produisent de la pollution ?
Pollution émisent par les moyens de transports actuels.

@Olivier
« Ça a l'air simple de produire bio mais ça ne l'est pas. Il faut développer de nouveaux réflexes. »

Ne vaudrait il pas mieux dire
« c'est compliqués de produire du bio mais ça n'est pas impossible.Il faut juste RE-dévelloper les ANCIENS réflexes. »

Désolés les « anciens » : ),
mais on a encore besoin de vous !
Vos connaissances et nombres d'années restantes font de votre statut des êtres précieux.
Ré-apprennez-nous, par exemple, comment faire une manif qui ne passe pas inaperçue !

S'il vous plait.

Portrait de Eric citoyen

à lamichael Portrait de lamichael De Eric citoyen

"Casse ta tv" c'est ta seule chance... | 10H45 | 16/09/2008 | Permalien

@lamichael,

La pollution fait partie de notre environnement, c'est une réalité … il ne faut pas être naïf .

L'objectif du BIO c'est de la réduire à la base.

Aujourd'hui, certains essayent de faire croire que le bio c'est le retour dans les cavernes , et ça c'est scandaleux parce que à ce rythme , c'est pas dans les cavernes que nous allons finir c'est au cimetière !

C'est ça qui me scandalise,

« Ouais , le bio c'est pour les bobo's »

« Ouais , le bio c'est une lubie »

Etc.

Constamment on oppose le bio au prix et c'est un mensonge total.

En ce moment, j'ai sur le feu un plat de lentilles saucisses… il est 100 % bio et il ne coutera pas plus qu'un autre de qualité égale !

Je parle de ce plat, mais nous pouvons parler d'autres plats « je suis à votre disposition »

Une des vérités c'est que nos concitoyens veulent faire les courses au supermarché .

Une anecdote :

Nous sommes arrivés en vacances chez ma mère, ayant été elle aussi absente son frigo était vide.

Pas de soucis nous sommes aller faire les courses.

Ma mère fait toute ses courses chez Carrefour.

Lorsque nous sommes passé à la caisse, nous avons halluciné, et je parle même pas de la composition des produits.

Quelques temps après nous sommes aller faire les courses mais à notre façon, résultat 30% moins cher et encore peut être même plus …

pourquoi ?

Un exemple : le kilo de courgette d'Espagne chez Carrefour 1 , 5 € à peut prés … nous sommes allés chez le producteur 0,90 € le kilo !

Et je ne parle de la différence de goût.

Un autre exemple : les melons à 3 € cette fois je vais parler du goût … aucun !

Même les produits manufacturés bio sont aux mêmes prix que les non-bio dans certains cas et dans certaines enseignes.

Et comme ça, nous avons pu manger et nous régaler sans dépensé plus et en mangeant mieux.

Même ma mère une fanatique de Carrefour est restée bouche bée !

Fin de l'anecdote.

Le Bio c'est un mode de vie qui nécessite une adaptation les choses ne font pas du jour au lendemain et j'aimerai que l'on de l'opposer à la modernité …

Pour une seule raison c'est que la modernité elle nous même à notre perte.

Maintenant, je reste à la disposition de tout le monde et on compare ce qui est comparable.

Bésitos

Eric Bloggeur Citoyen

http://monmulhouse.canalblog.com/

Portrait de L-escale78

à Eric citoyen Portrait de Eric citoyen De L-escale78

en construction | 13H49 | 16/09/2008 | Permalien

Hou lala ! ! Tu as donné le nom du magasin. Tu risques de te prendre un avertissement, voir un carton rouge pour diffamation. Sinon sur le fond de ton intervention je suis d'accord. Ma maman à moi aussi pense qu'acheter Bio est fait pour les riches. Mais surtout elle fait partie d'une génération à qui on a dit que consommer dans les grandes surfaces était beaucoup mieux pour leur porte monnaie. Sauf qu'à cette époque tu y trouvais que de l'alimentation. Aujourd'hui tu peux être tenté part tellement de choses que les courses correspondant à alimentation pur se trouve réduite.

Portrait de DBL8

à solstice Portrait de solstice De DBL8

Retraité | 19H49 | 15/09/2008 | Permalien

Venant de ses pays, est-on sûr que c'est du vrai « BIO » ?

Portrait de Eric citoyen

à DBL8 Portrait de DBL8 De Eric citoyen

"Casse ta tv" c'est ta seule chance... | 22H10 | 15/09/2008 | Permalien

Incroyable ? ? ?

Certainement plus sûr que les produits manufacturés type jouets pour enfants aux normes CE et qui ne les respectent pas du tout …

On peut rajouter que quelques fois ils sont extrêmement dangereux !

C'est tout de même extraordinaire dès que tu parles BIO, tout de suite tu deviens suspect …

Par contre bouffer de la merde ça c'est cool !

Comme quoi la nature humaine c'est quelque chose de complexe.

Bésitos

Eric Bloggeur toujours AMAPIEN

http://monmulhouse.canalblog.com/

Portrait de antonh

De antonh

curieux | 17H14 | 15/09/2008 | Permalien

les modes de production bio peuvent aussi être sujets à contreverse…
c'est bien expliqué dans cet article : acheter une orange bio d'afrique du sud en france est-il un geste en faveur de la planete ou un geste pour sa propre santé ?
une production plus proche du bio est une exellente solution pour la protection de l'environnement ou la santé, mais consommer local et en rapport avec les saisons est également un bon compromis.
alors, pas facile de consommer bio tout en restant éthique, la solution est là encore liée à un changement de mentalité…

Portrait de DBL8

à antonh Portrait de antonh De DBL8

Retraité | 19H53 | 15/09/2008 | Permalien

 »…acheter une orange bio d'Afrique du sud… »

Ne confondons pas « BIO » et écologie, car dans ce cas au niveau écologie c'est « ZÉRO “ !
D'ailleurs, n'est-il pas question de mettre une taxe (une de plus) sur le transport de marchandises qui peuvent-être produites en France ?

Portrait de zénon denon 84

De zénon denon 84

Bonne | 17H17 | 15/09/2008 | Permalien

OUI faut bien commencer,non ?
Et la « bouffffe “ c'est encore
le premier et essentiel pas
à faire en premier .
Quant aux subventions accordées par l'état (cad : nous
Elles sont ridicules …et je pèse mes mots .
Pas de soucis ,les amis ,
On est bien embarqué dans un élan
irréversible .
Bien entendu ça ne plait pas ,mais pas du tout
à ‘l'agro-alimen terre ! ! !
Mais on s'en fout .

Portrait de Kereven

De Kereven

20H18 | 15/09/2008 | Permalien

En dehors du manger mieux, lié au Bio, il y a aussi, ce dont ne parle pas l'article, à considérer la provenance des produits. Des tomates bios de Chine, ne son tpas bios. Outre que les règlementations ne sont pas les mêmes, le transport à lui seul, entre l'Asie et l'Europe annule tout l'effet salvateur pour la planète que le bio est sensé procurer.

Pour bien manger bio, il faut manger uniquement ce qui provient de sa région, avec le moins de transport possible et en respectant la saison. Là, le bio prend ton son sens.

Oar contre les chips bio, c'est un peu gadget. Si on mange bio, autant éviter au passage les saloperies de l'alimentation commerciale, c'est juste logique.

Portrait de Milarepa-voyageurdanslespace

à Kereven Portrait de Kereven De Milarepa-voyageurdanslespace

retraité | 22H58 | 15/09/2008 | Permalien

Je comprends pas bien ce raisonnement ; les produits bio, sont des produits cultivés ou élévés sans pecticides, herbicides, antibiotiques etc…. pourquoi venant de Chine ces produits ne respecteraient ils pas ces normes ? Il y a 10 ans de ça, on disait pareil des produits bio venant d'Italie ; entre nous, je préfère manger des produits bio italiens que manger des produits venant de notre agriculture intensive. J'ai l'impression que vous confondez certaines choses, et dire que les produits venus de Chine même s'ils sont bio, sont moins bons pour notre santé que des produits bio cultivés près de chez nous serait je crois plus juste. Quand a l'effet salvateur du bio sur notre planète, il est indéniable et bien sur il est diminué par les importations des produits ; mais ceci est un autre problème. Exigeons que l'état aide de plus en plus les agriculteurs et producteurs bio, au détriment de cette agriculture intensive et de la mal bouffe et l'on achètera des produits cultivés près de chez nous dans les meilleures conditions. Dans nos exigences, n'oublions pas les produits OGM et ceux qui se battent contre.

Portrait de C-dâv

à Milarepa-voyageurdanslespace Portrait de Milarepa-voyageurdanslespace De C-dâv

09H06 | 16/09/2008 | Permalien

Calculez l'empreinte carbonne de produits chinois,le coté bio de la culture est complétement effacépar le transport.
De plus de nombreux paysans marocains n'ont plus les moyens de cultiver leurres terres depuis que l'on y produit des tomates bio. Y faut faire de la tomate et c'est tout,finies les cultures traditionnelles vivriéres…

Portrait de Keldan

à Kereven Portrait de Kereven De Keldan 5164

Polytoxicomane à temps partiel | 14H47 | 16/09/2008 | Permalien

« il faut manger uniquement ce qui provient de sa région »
heu… et si ça pousse pas dans la région, on peut faire une entorse a règlement ?
Parce que les pommes d'accord, mais j'ai un doute pour la noix de coco française… (que la Guadeloupe ne s'énerve pas, je ne parle que du point de vue géographique).

Portrait de cesar2

De cesar2

auxiliaire de vie sociale | 20H54 | 15/09/2008 | Permalien

jesuis fils de paysans et j ai exercé cette profession durant pas mal d anneés , bien sur il faut comparer ce qui lest au moment de la mort de mon pere en 1978, j avais 27 ans j etais pres a bouffer la lune avec lesdents pour y arriver a agrandir l exploitation agricole ,mais en SAVOIE, cetait a l epoque des petites structures, de 10 a 20 hectares, lorsque je suis aller voir mon banquier il m as tenu ces propos tu est fou de faire du lait en savoie fais donc de l elevage hors sol de veaux contraint et forcé je suis rentré dans le circuit infernal de l agro alimentaire, j y ais laissé ma santé des dettes etc ,ALORS QUAND JE FAIS LE BILAN , face a des gens comme ce monsieur MANGER BIO ….POUR LES RICHES PAS POUR LES GENS DE CONDITIONS MODESTES….QUAND A MANGER 5 FRUITS ET LEGUMES PAR JOUR….QUAND ON TOUCHE COMME MOI L AAH MACACHE BONO…

Portrait de C-dâv

à cesar2 Portrait de cesar2 De C-dâv

09H09 | 16/09/2008 | Permalien

Fallait pas écouter le banquier…encore un exemple de prédation du « ciquet vert » qui maintient de nombreux agriculteurs dans la précarité dans l'espoir de s'accapparer leurres terres…

Portrait de Gina Grimont

De Gina Grimont

00H06 | 16/09/2008 | Permalien

J'aimerais bien que quelqu'un m'explique en quoi le café bio, labelisé AB, que j'achéte à Casino ou Monoprix, serait moins bio que celui de la petite boutique bio ? C'est du snobisme ou quoi ? Quand je vois le Label AB, j'ai confiance. Parce que c'est Casino ou Monoprix, ça serait faux ! Je les vois mal outrepassé les régles draconiennes de l'obtention de ce label !

Portrait de Lardonfree

à Gina Grimont Portrait de Gina Grimont De Lardonfree

maraîcher bio dans la Double | 07H14 | 16/09/2008 | Permalien

vous avez bien raison d'avoir confiance dans le label AB.
Du café BIO Monoprix, Casino ou Petite-boutique-bio reste du café BIO. A Ceci près que faire travailler une petite boutique est davantage dans l'esprit bio que faire travailler le Groupe Casino-Naturalia bref les GMS, c'est tout…

Portrait de BobLaMouche

à Lardonfree Portrait de Lardonfree De BobLaMouche

subversion + construction = substru... | 14H19 | 16/09/2008 | Permalien

Mais y a-t-il un esprit du « bio » ? Le label AB, c'est un cahier des charges visant à garantir certaines méthodes productives au consommateur. Il n'y a pas d'objectif social : on peut être le pire des esclavagistes et être labélisé. L'étiquette n'en rendra pas compte. À moins de multiplier ad nauseam les labels (équitable, local, traditionnel…), reportant naïvement toutes les responsabilités de choix sur le consommateur. Un tel système a pour conséquence de garder le consommateur complètement déconnecté de la chaîne de production qu'il met en branle, dans l'impossiblité d'appréhender les réalités du terrain ou le vécu des personnes participant au processus de production. Un rêve pour les gestionnaires, un cauchemar pour les « gérés »…

Portrait de L-escale78

à Gina Grimont Portrait de Gina Grimont De L-escale78

en construction | 09H07 | 16/09/2008 | Permalien

On peut encore aujourd'hui faire confiance aux labels tels que AB,Ecocert et d'autres. Mais lorsque les grands groupes de distributions se mettent à faire du Bio car ils s'aperçoivent qu'ils perdent des clients, je trouve la démarche pas très honnête. Je préfère aller faire mes achats dans une biocoop qui a une vrai démarche depuis leur créations et des structures un peu plus humains vis à vis de leur personnels. Le bio est aussi un état d'esprits et une démarche au delà du porte-monnaie malgré que le mien ne soit pas très fournis mais je fais avec. Je ferai des économies sur d'autres postes de mon budget mais depuis plusieurs années nous ne faisons plus de concessions sur nos achats en nourritures, produits entretiens, d'hygiènes, produits pour le bricolage et le jardinage.

Portrait de padiran

De padiran

Chasseur de pools | 21H23 | 15/09/2008 | Permalien

Tant que l'industrie agro alimentaire n'aura pas trouver le moyen de faire de la marge sur le bio celui ci est condamné à vivre des subsides de l'Etat, de l'Europe ou de toutes autres entités régionales ou locales. Ce sont malheureusement les grands groupes (Neslé, Danone et consort) qui font la pluie et le beau temps. Une solution consisterait à ce que
les producteurs bio se regroupent et engagent une véritable autonomie financère vis à vis de tous ces grands groupes. Je pense qu'il ne faut pas compter sur le Crédit Agricole pour assurer cette mission, il est trop occuper actuellement à éponger ses pertes aux USA avec les subprimes. Ils sont dans d'bio draps comme on dit par tcheu nous, dommage pour nos paysans.

Portrait de Lardonfree

à padiran Portrait de padiran De Lardonfree

maraîcher bio dans la Double | 06H57 | 16/09/2008 | Permalien

« Tant que l'industrie agro alimentaire… », le bio, selon vous « …est condamné à vivre des subsides de l'Etat, de l'Europe ou de toutes autres entités régionales ou locales. »

C'est intéressant ça, de savoir que des bio puissent vivre des subsides de l'Etat, de l'Europe et de la Région. J'ai du louper quelque chose.

J'ai démarré le maraîchage bio il y 9 ans et en tout et pour tout le montant TOTAL de de ces subsides de l'Etat qui me font vivre, se monte à 4000 euros : Un crédit d'impôts de 2000 euros en 2006 et un autre en 2007. Pour 2008 je n'ai encore rien perçu.Et Rien d'autre, même pas à l'installation, j'étais trop vieux !

Je comprends le sens de votre post, il se veut sympathique, mais quand même, il ne faut pas écrire n'importe quoi.

cordialement

Portrait de crock_

De crock_

retraité | 21H25 | 15/09/2008 | Permalien

je suis content q'un fermier bio s'est installer dans le val d'oise une ferme de 300hc. j'habite un petit village de 5000 h
il y en à de plus en plus qui font leur
jardin bio même les jeunes s'y mêtre les
légumes son tellement chére dans les villes……………..respectons les saisons , automne pommes poire hiver plus
orange et bananne
pas de fraise à noel et des tomates c'est
n'inporte quoi : : : : : : : : : : vive le bio