a la une 15/09/2008 à 16h19

Intelligence agricole : une ferme bio fait école

Zineb Dryef | Journaliste Rue89

Bienvenue sur l'exploitation d'Olivier Ranke à Chaussy, dans le Val d'Oise. Ici, on pense l'agriculture dans son environnement.


Olivier Ranke dans un des bâtiments de La Bergerie (Audrey Cerdan/Rue89).

« Ici, on est entre Sarcelles, le Val-Fourré et Mantes-la-Jolie. Ce qui risque de faire péter la société, ce n'est pas l'agriculture », fait observer Olivier Ranke. Agriculteur et agronome de formation, il dirige la Bergerie, vaste ferme d'agriculture biologique de trois cents hectares, à Chaussy, dans le Val d'Oise. La ferme est intégrée au domaine de Villarceaux, propriété de la « Charles Léopold Mayer pour le Progrès de l'Homme », fondation suisse œuvrant dans les domaines social et environnemental.

La remarque n'est pas fortuite ; toute sa définition du bio tourne autour des questions de société. Les terres agricoles de la Bergerie ont été converties au biologique en 1997 et l'ensemble du domaine sera transformé en écocentre en 2009 :

« La vocation première du site consiste à tenter de comprendre comment la production agricole peut agir sur un territoire en le respectant et en prenant en compte l'environnement. Son environnement. »

« Mettez un paysage derrière votre consommation »

De l'accueil d'étudiants à l'organisation de séminaires, la Bergerie veut agir et faire réfléchir autour de la notion de durabilité :

« Ce qui m'embête le plus dans le bio, ce sont les carottes du Maroc ou les tomates de Chine. Estampillées bio. On ne mange pas bio en préparant une salade de tomates le 23 décembre ; il y a là une contradiction forte. La proximité est l'un des points qui font le bio. “Mettez un visage et un paysage derrière votre consommation” ; voilà l'un des slogans de notre coopérative de consommateur. Et ce n'est pas par nationalisme. »

La Bergerie emploie trois salariés à temps plein et deux à mi temps. La distribution se fait à deux niveau. Les produits sont expédiés à des coopératives bio ou écoulés en vente directe. Olivier Ranke explique que la ferme a crée une coopérative de consommateurs, « avant les AMAP. »

Ces associations pour le maintien de l'agriculture paysanne (AMAP) se développent en France, on en dénombre aujourd'hui près d'un millier. Ce contrat entre producteurs et petit groupe de consommateurs implique une avance financière des clients qui reçoivent leur panier issu de la production de l'agriculteur :

« Le problème du bio, c'est un fort investissement. Il faut attendre les récoltes et sans béquilles chimiques, ça ne marche pas toujours. Les coopératives nous soutiennent. »

Micro-ondes contre bain-marie

La profusion de produits bio de grande consommation le laisse dubitatif. Manger des chips ou des pizzas surgelées labellisées bio, Olivier Ranke ne trouve pas ça « terrible ». Il écrase une cigarette avant de préciser, comme tous les fumeurs culpabilisés, qu'il envisage d'arrêter bientôt. Il ne se vit pas en intégriste :

« Evidemment qu'il m'arrive d'aller au restaurant ou d'acheter des chips bio. Mais ce n'est pas une habitude, ça reste exceptionnel. L'image rigide du consommateur bio ne correspond pas à une réalité. Mais au micro-onde, je préfère le bain-marie. »

Pour avoir le label agriculture biologique (AB), Olivier Ranke a profité des aides à la reconversion qui dure d'une à trois années selon l'historique des sols et le type de production. Il s'agit d'une période où l'apprenti agriculteur bio doit respecter un cahier des charges très strict, sans obtention du label :

« La première année, je produisais bio mais je vendais au prix du conventionnel. La deuxième année, j'ai vendu à un prix intermédiaire et la dernière, les deux étaient accordés. »


Olivier Ranke dans un des bâtiments de La Bergerie (Audrey Cerdan/Rue89).

Les deux années suivant cette période de reconversion, l'agriculteur reste en statut d'apprentissage :

« Ça a l'air simple de produire bio mais ça ne l'est pas. Il faut développer de nouveaux réflexes. »

Selon les pays européens, les aides sont plus ou moins importantes. La France qui compte près de 12 000 producteurs engagés dans l'agriculture bio (3% de plus qu'en 2006) octroie une aide annuelle sur cinq ans à ceux qui abandonnent l'agriculture conventionnelle. L'aide démarre à cent euros par hectare et varie selon le type d'agriculture.

A la Bergerie, Olivier Ranke produit des cultures céréalières (blé, avoine, lin, colza), de la viande et du lait. Il reconnaît que ces sommes sont importantes. Il bénéficie également d'un crédit d'impôt réservé aux agriculteurs bio (2000 euros). Mais sa subvention majeure, il la tient de la région Ile-de-France :

« J'obtiens environ 55 000 euros par an. C'est la seule région qui l'octroie. Il y a très peu de production bio en Ile-de-France (0,9% contre 2% sur l'ensemble du territoire, ndlr). »

Un gel-douche bio à base de thé vert de Chine, c'est durable ?

Dans le panier du consommateur bio, on trouve de tout. De plus en plus d'enseignes proposent des gammes bio et les cosmétiques grand public s'y mettent. Lorsqu'une marque lance un gel-douche bio à base de thé vert de Chine, c'est durable ? Olivier Ranke tempère les grande naïvetés :

« On peut voir l'agriculture bio de deux façons. L'une d'elle consiste à se contenter de respecter le label et être dans une démarche uniquement commerciale. »

L'autre, c'est celle qui revendique : tenter par l'alimentation de respecter au mieux la biodiversité, l'environnement et la société. L'agriculteur craint une évolution du bio dans le mauvais sens :

 » Au niveau européen, les négociations se font à vingt-sept, c'est forcément plus compliqués. Le cahier des charges, très strict, est en train d'être assoupli. Pour produire plus. L'agriculture bio jouit d'une excellente image « qualité/environnement/santé ». Les gouvernements ont envie d'exploiter cette opinion positive or, je suis pas certain que les chips bio soient meilleures que les chips non bios… »

Le 28 juin 2007, un nouveau Règlement a été approuvé au sein de l'Union européenne. Une certaine « flexibilité » est désormais autorisée lors de la production, notamment pour tenir compte des différences climatiques et environnementales d'un pays à l'autre. Une polémique a entouré la labellisation des produits contenant jusqu'à 0,9% d'OGM. L'utilisation d'OGM reste interdite ; la réglementation concerne les cultures contaminées accidentellement.

Plus de produits bio en grande distribution et à moindre coût, l'idée est tentante. Mais pour Olivier Ranke, l'essentiel n'est pas la production de masse mais la qualité :

« Evidemment, dans des situations de précarité, on n'a pas les mêmes préoccupations. Mais si vous râpiez vos carottes au lieu de les acheter toutes prêtes… Il y a un travail d'information à faire. On souhaite le faire ici. »

Photos : A la ferme de la Bergerie (Audrey Cerdan/Rue89).

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  • C-dâv
    • Posté à 08h59 le 16/09/2008
    • Internaute

    hors sujet...

  • sheer
    • Posté à 16h48 le 15/09/2008
    • Internaute

    Perso, je travaille dans l'identification électronique des animaux (bovins, ovins et de compagnie...)
    C'est marrant de voir qu'il y a deux volontés de l'état...d'un coté, aider un max à passer au bio et d'un autre coté, on aide aussi à passer un max à l'électronique...il suffit de voir les résultats du Salon SPACE (En ille-vilaine) qui était tourné vers l'électronique et la génétique...

    C'est un paradoxe français...

    • Keldan
      Keldan répond à sheer
      Now future & karpe diem
      • Posté à 14h41 le 16/09/2008
      • Internaute
        Now future & karpe diem

      Je ne vois pas où est le paradoxe ?

      Avoir recours à l'électronique et à l'informatique dans l'agriculture n'altère en rien la qualité du produit. Ça simplifie la production et permet même d'avoir un meilleur rendement.
      De même que la génétique, c'est ce qui permet de mieux comprendre le fonctionnement des organismes vivants, et donc de pouvoir prévoir et s'adapter à leur production.

  • onyx
    • Posté à 16h55 le 15/09/2008

    J'aimerais bien connaître le montant des aides allouées à l'agriculture intensive... Parce qu'il me semble bien que celles pour l'agriculture bio sont dérisoires en comparaison

  • hogan
    hogan
    actif
    • Posté à 17h02 le 15/09/2008
    • Internaute
      actif

    Voilà qui démontre que le bio n'est pas que bon pour la santé, et qu'il n'est d'ailleurs pas fait pour ça. J'ai près de chez moi un des jardins (façon AMAP) du réseau « Cocagne » (vous devriez parler d'eux), chez qui des adhérents à l'asso. comme moi récupèrent un panier de légumes bio chaque semaine. Ces légumes sont cultivés dans le respect de l'environnement et uniquement par des personnes en voie de réinsertion professionnelle, qui au passage obtiennent une formation supplémentaire à mettre sur leur C.V.
    Ce ne sont que des légumes de saison, ayant un « vrai » goût, la petite cerise sur le gâteau est de découvrir régulièrement des variétés de légumes oubliées, et les fruits c'est pour bientôt.
    Tout petit « pavé dans la mare » pour finir, il apparaît que le rendement énergétique du micro-onde est bien supérieur à celui du gaz de ville, et donc du bain-marie dont parle M. Ranke, par contre pour ce qu'il en est de son empreinte écologique...

    • DBL8
      DBL8 répond à hogan
      Retraité
      • Posté à 19h48 le 15/09/2008
      • Internaute
        Retraité

      Vous avez aussi les cueillettes genre « chapeau de paille » (un ex. il y en a d'autre).
      Ou chacun cueille ce qu'il veut ; ce n'est pas moins cher mais au moins c'est frais !

  • solstice
    solstice
    pigiste
    • Posté à 17h07 le 15/09/2008
    • Internaute
      pigiste

    « Ce qui m'embête le plus dans le bio, ce sont les carottes du Maroc ou les tomates de Chine. »

    Et tout est dit !

    Le bio n'est qu'un des aspects du vivre mieux : manger des produits de saison, produits localement, bio si possible !

    • Eric citoyen
      Eric citoyen répond à solstice
      • Posté à 22h10 le 15/09/2008

      C'est vrai, mais il vaut mieux des produits bio de chine que de non bio d'Europe ...

      Enfin moi je préfère !

      Bésitos

      Eric Bloggeur AMAPIEN

      Lien

      • lamichael
        lamichael répond à Eric citoyen
        • Posté à 23h32 le 15/09/2008

        @Eric
        « C'est vrai, mais il vaut mieux des produits bio de chine que de non bio d'Europe … »
        Entiérement d'accord mais
        Comment les aliments puissent-il être bio dès l'instant ou ils produisent de la pollution ?
        Pollution émisent par les moyens de transports actuels.

        @Olivier
        « Ça a l'air simple de produire bio mais ça ne l'est pas. Il faut développer de nouveaux réflexes. »

        Ne vaudrait il pas mieux dire
        « c'est compliqués de produire du bio mais ça n'est pas impossible.Il faut juste RE-dévelloper les ANCIENS réflexes. »

        Désolés les « anciens » : ),
        mais on a encore besoin de vous !
        Vos connaissances et nombres d'années restantes font de votre statut des êtres précieux.
        Ré-apprennez-nous, par exemple, comment faire une manif qui ne passe pas inaperçue !

        S'il vous plait.

         
        • Eric citoyen
          Eric citoyen répond à lamichael
          • Posté à 10h45 le 16/09/2008

          @lamichael,

          La pollution fait partie de notre environnement, c'est une réalité ... il ne faut pas être naïf .

          L'objectif du BIO c'est de la réduire à la base.

          Aujourd'hui, certains essayent de faire croire que le bio c'est le retour dans les cavernes , et ça c'est scandaleux parce que à ce rythme , c'est pas dans les cavernes que nous allons finir c'est au cimetière !

          C'est ça qui me scandalise,

          « Ouais , le bio c'est pour les bobo's »

          « Ouais , le bio c'est une lubie »

          Etc.

          Constamment on oppose le bio au prix et c'est un mensonge total.

          En ce moment, j'ai sur le feu un plat de lentilles saucisses... il est 100 % bio et il ne coutera pas plus qu'un autre de qualité égale !

          Je parle de ce plat, mais nous pouvons parler d'autres plats « je suis à votre disposition »

          Une des vérités c'est que nos concitoyens veulent faire les courses au supermarché .

          Une anecdote :

          Nous sommes arrivés en vacances chez ma mère, ayant été elle aussi absente son frigo était vide.

          Pas de soucis nous sommes aller faire les courses.

          Ma mère fait toute ses courses chez Carrefour.

          Lorsque nous sommes passé à la caisse, nous avons halluciné, et je parle même pas de la composition des produits.

          Quelques temps après nous sommes aller faire les courses mais à notre façon, résultat 30% moins cher et encore peut être même plus ...

          pourquoi ?

          Un exemple : le kilo de courgette d'Espagne chez Carrefour 1 , 5 € à peut prés ... nous sommes allés chez le producteur 0,90 € le kilo !

          Et je ne parle de la différence de goût.

          Un autre exemple : les melons à 3 € cette fois je vais parler du goût ... aucun !

          Même les produits manufacturés bio sont aux mêmes prix que les non-bio dans certains cas et dans certaines enseignes.

          Et comme ça, nous avons pu manger et nous régaler sans dépensé plus et en mangeant mieux.

          Même ma mère une fanatique de Carrefour est restée bouche bée !

          Fin de l'anecdote.

          Le Bio c'est un mode de vie qui nécessite une adaptation les choses ne font pas du jour au lendemain et j'aimerai que l'on de l'opposer à la modernité ...

          Pour une seule raison c'est que la modernité elle nous même à notre perte.

          Maintenant, je reste à la disposition de tout le monde et on compare ce qui est comparable.

          Bésitos

          Eric Bloggeur Citoyen

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          • L-escale78
            • Posté à 13h49 le 16/09/2008

            Hou lala ! ! Tu as donné le nom du magasin. Tu risques de te prendre un avertissement, voir un carton rouge pour diffamation. Sinon sur le fond de ton intervention je suis d'accord. Ma maman à moi aussi pense qu'acheter Bio est fait pour les riches. Mais surtout elle fait partie d'une génération à qui on a dit que consommer dans les grandes surfaces était beaucoup mieux pour leur porte monnaie. Sauf qu'à cette époque tu y trouvais que de l'alimentation. Aujourd'hui tu peux être tenté part tellement de choses que les courses correspondant à alimentation pur se trouve réduite.

        2 autres commentaires
    • DBL8
      DBL8 répond à solstice
      Retraité
      • Posté à 19h49 le 15/09/2008
      • Internaute
        Retraité

      Venant de ses pays, est-on sûr que c'est du vrai « BIO » ?

      • Eric citoyen
        Eric citoyen répond à DBL8
        • Posté à 22h10 le 15/09/2008

        Incroyable ? ? ?

        Certainement plus sûr que les produits manufacturés type jouets pour enfants aux normes CE et qui ne les respectent pas du tout ...

        On peut rajouter que quelques fois ils sont extrêmement dangereux !

        C'est tout de même extraordinaire dès que tu parles BIO, tout de suite tu deviens suspect ...

        Par contre bouffer de la merde ça c'est cool !

        Comme quoi la nature humaine c'est quelque chose de complexe.

        Bésitos

        Eric Bloggeur toujours AMAPIEN

        Lien

  • antonh
    • Posté à 17h14 le 15/09/2008

    les modes de production bio peuvent aussi être sujets à contreverse...
    c'est bien expliqué dans cet article : acheter une orange bio d'afrique du sud en france est-il un geste en faveur de la planete ou un geste pour sa propre santé ?
    une production plus proche du bio est une exellente solution pour la protection de l'environnement ou la santé, mais consommer local et en rapport avec les saisons est également un bon compromis.
    alors, pas facile de consommer bio tout en restant éthique, la solution est là encore liée à un changement de mentalité...

    • DBL8
      DBL8 répond à antonh
      Retraité
      • Posté à 19h53 le 15/09/2008
      • Internaute
        Retraité

       »...acheter une orange bio d'Afrique du sud... »

      Ne confondons pas « BIO » et écologie, car dans ce cas au niveau écologie c'est « ZÉRO “ !
      D'ailleurs, n'est-il pas question de mettre une taxe (une de plus) sur le transport de marchandises qui peuvent-être produites en France ?

  • zénon denon 84
    • Posté à 17h17 le 15/09/2008
    • Internaute
      Bonne

    OUI faut bien commencer,non ?
    Et la « bouffffe “ c'est encore
    le premier et essentiel pas
    à faire en premier .
    Quant aux subventions accordées par l'état (cad : nous
    Elles sont ridicules ...et je pèse mes mots .
    Pas de soucis ,les amis ,
    On est bien embarqué dans un élan
    irréversible .
    Bien entendu ça ne plait pas ,mais pas du tout
    à ‘l'agro-alimen terre ! ! !
    Mais on s'en fout .

  • Kereven
    • Posté à 20h18 le 15/09/2008

    En dehors du manger mieux, lié au Bio, il y a aussi, ce dont ne parle pas l'article, à considérer la provenance des produits. Des tomates bios de Chine, ne son tpas bios. Outre que les règlementations ne sont pas les mêmes, le transport à lui seul, entre l'Asie et l'Europe annule tout l'effet salvateur pour la planète que le bio est sensé procurer.

    Pour bien manger bio, il faut manger uniquement ce qui provient de sa région, avec le moins de transport possible et en respectant la saison. Là, le bio prend ton son sens.

    Oar contre les chips bio, c'est un peu gadget. Si on mange bio, autant éviter au passage les saloperies de l'alimentation commerciale, c'est juste logique.

    • Milarepa-voyageurdanslespace
      • Posté à 22h58 le 15/09/2008

      Je comprends pas bien ce raisonnement ; les produits bio, sont des produits cultivés ou élévés sans pecticides, herbicides, antibiotiques etc.... pourquoi venant de Chine ces produits ne respecteraient ils pas ces normes ? Il y a 10 ans de ça, on disait pareil des produits bio venant d'Italie ; entre nous, je préfère manger des produits bio italiens que manger des produits venant de notre agriculture intensive. J'ai l'impression que vous confondez certaines choses, et dire que les produits venus de Chine même s'ils sont bio, sont moins bons pour notre santé que des produits bio cultivés près de chez nous serait je crois plus juste. Quand a l'effet salvateur du bio sur notre planète, il est indéniable et bien sur il est diminué par les importations des produits ; mais ceci est un autre problème. Exigeons que l'état aide de plus en plus les agriculteurs et producteurs bio, au détriment de cette agriculture intensive et de la mal bouffe et l'on achètera des produits cultivés près de chez nous dans les meilleures conditions. Dans nos exigences, n'oublions pas les produits OGM et ceux qui se battent contre.

      • C-dâv
        • Posté à 09h06 le 16/09/2008
        • Internaute

        Calculez l'empreinte carbonne de produits chinois,le coté bio de la culture est complétement effacépar le transport.
        De plus de nombreux paysans marocains n'ont plus les moyens de cultiver leurres terres depuis que l'on y produit des tomates bio. Y faut faire de la tomate et c'est tout,finies les cultures traditionnelles vivriéres...

    • Keldan
      Keldan répond à Kereven
      Now future & karpe diem
      • Posté à 14h47 le 16/09/2008
      • Internaute
        Now future & karpe diem

      « il faut manger uniquement ce qui provient de sa région »
      heu... et si ça pousse pas dans la région, on peut faire une entorse a règlement ?
      Parce que les pommes d'accord, mais j'ai un doute pour la noix de coco française... (que la Guadeloupe ne s'énerve pas, je ne parle que du point de vue géographique).

  • cesar2
    cesar2
    auxiliaire de vie sociale
    • Posté à 20h54 le 15/09/2008
    • Internaute
      auxiliaire de vie sociale

    jesuis fils de paysans et j ai exercé cette profession durant pas mal d anneés , bien sur il faut comparer ce qui lest au moment de la mort de mon pere en 1978, j avais 27 ans j etais pres a bouffer la lune avec lesdents pour y arriver a agrandir l exploitation agricole ,mais en SAVOIE, cetait a l epoque des petites structures, de 10 a 20 hectares, lorsque je suis aller voir mon banquier il m as tenu ces propos tu est fou de faire du lait en savoie fais donc de l elevage hors sol de veaux contraint et forcé je suis rentré dans le circuit infernal de l agro alimentaire, j y ais laissé ma santé des dettes etc ,ALORS QUAND JE FAIS LE BILAN , face a des gens comme ce monsieur MANGER BIO ....POUR LES RICHES PAS POUR LES GENS DE CONDITIONS MODESTES....QUAND A MANGER 5 FRUITS ET LEGUMES PAR JOUR....QUAND ON TOUCHE COMME MOI L AAH MACACHE BONO...

    • C-dâv
      C-dâv répond à cesar2
      • Posté à 09h09 le 16/09/2008
      • Internaute

      Fallait pas écouter le banquier...encore un exemple de prédation du « ciquet vert » qui maintient de nombreux agriculteurs dans la précarité dans l'espoir de s'accapparer leurres terres...

  • Gina Grimont
    • Posté à 00h06 le 16/09/2008

    J'aimerais bien que quelqu'un m'explique en quoi le café bio, labelisé AB, que j'achéte à Casino ou Monoprix, serait moins bio que celui de la petite boutique bio ? C'est du snobisme ou quoi ? Quand je vois le Label AB, j'ai confiance. Parce que c'est Casino ou Monoprix, ça serait faux ! Je les vois mal outrepassé les régles draconiennes de l'obtention de ce label !

    • Lardonfree
      • Posté à 07h14 le 16/09/2008

      vous avez bien raison d'avoir confiance dans le label AB.
      Du café BIO Monoprix, Casino ou Petite-boutique-bio reste du café BIO. A Ceci près que faire travailler une petite boutique est davantage dans l'esprit bio que faire travailler le Groupe Casino-Naturalia bref les GMS, c'est tout...

      • BobLaMouche
        BobLaMouche répond à Lardonfree
        • Posté à 14h19 le 16/09/2008

        Mais y a-t-il un esprit du « bio » ? Le label AB, c'est un cahier des charges visant à garantir certaines méthodes productives au consommateur. Il n'y a pas d'objectif social : on peut être le pire des esclavagistes et être labélisé. L'étiquette n'en rendra pas compte. À moins de multiplier ad nauseam les labels (équitable, local, traditionnel...), reportant naïvement toutes les responsabilités de choix sur le consommateur. Un tel système a pour conséquence de garder le consommateur complètement déconnecté de la chaîne de production qu'il met en branle, dans l'impossiblité d'appréhender les réalités du terrain ou le vécu des personnes participant au processus de production. Un rêve pour les gestionnaires, un cauchemar pour les « gérés »...

    • L-escale78
      • Posté à 09h07 le 16/09/2008

      On peut encore aujourd'hui faire confiance aux labels tels que AB,Ecocert et d'autres. Mais lorsque les grands groupes de distributions se mettent à faire du Bio car ils s'aperçoivent qu'ils perdent des clients, je trouve la démarche pas très honnête. Je préfère aller faire mes achats dans une biocoop qui a une vrai démarche depuis leur créations et des structures un peu plus humains vis à vis de leur personnels. Le bio est aussi un état d'esprits et une démarche au delà du porte-monnaie malgré que le mien ne soit pas très fournis mais je fais avec. Je ferai des économies sur d'autres postes de mon budget mais depuis plusieurs années nous ne faisons plus de concessions sur nos achats en nourritures, produits entretiens, d'hygiènes, produits pour le bricolage et le jardinage.

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 21h23 le 15/09/2008
    • Internaute
      Chroniqueur Grolandais

    Tant que l'industrie agro alimentaire n'aura pas trouver le moyen de faire de la marge sur le bio celui ci est condamné à vivre des subsides de l'Etat, de l'Europe ou de toutes autres entités régionales ou locales. Ce sont malheureusement les grands groupes (Neslé, Danone et consort) qui font la pluie et le beau temps. Une solution consisterait à ce que
    les producteurs bio se regroupent et engagent une véritable autonomie financère vis à vis de tous ces grands groupes. Je pense qu'il ne faut pas compter sur le Crédit Agricole pour assurer cette mission, il est trop occuper actuellement à éponger ses pertes aux USA avec les subprimes. Ils sont dans d'bio draps comme on dit par tcheu nous, dommage pour nos paysans.

    • Lardonfree
      Lardonfree répond à padiran
      • Posté à 06h57 le 16/09/2008

      « Tant que l'industrie agro alimentaire... », le bio, selon vous « ...est condamné à vivre des subsides de l'Etat, de l'Europe ou de toutes autres entités régionales ou locales. »

      C'est intéressant ça, de savoir que des bio puissent vivre des subsides de l'Etat, de l'Europe et de la Région. J'ai du louper quelque chose.

      J'ai démarré le maraîchage bio il y 9 ans et en tout et pour tout le montant TOTAL de de ces subsides de l'Etat qui me font vivre, se monte à 4000 euros : Un crédit d'impôts de 2000 euros en 2006 et un autre en 2007. Pour 2008 je n'ai encore rien perçu.Et Rien d'autre, même pas à l'installation, j'étais trop vieux !

      Je comprends le sens de votre post, il se veut sympathique, mais quand même, il ne faut pas écrire n'importe quoi.

      cordialement

  • crock_
    • Posté à 21h25 le 15/09/2008

    je suis content q'un fermier bio s'est installer dans le val d'oise une ferme de 300hc. j'habite un petit village de 5000 h
    il y en à de plus en plus qui font leur
    jardin bio même les jeunes s'y mêtre les
    légumes son tellement chére dans les villes.................respectons les saisons , automne pommes poire hiver plus
    orange et bananne
    pas de fraise à noel et des tomates c'est
    n'inporte quoi : : : : : : : : : : vive le bio

  • Anarchosaurus
    Anarchosaurus
    râleur à plein temps
    • Posté à 21h53 le 15/09/2008
    • Internaute
      râleur à plein temps

    Article très intéressant qui combat certaines idées fausses. L'état d'esprit de cet agriculteur est vraiment exemplaire. Cela montre aussi que passer à l'agriculture bio n'est pas une régression vers le passé comme certains continuent à le croire.
    Mais effectivement, il faut aussi éduquer les consommateurs pour leur faire comprendre que consommer bio c'est consommer différemment.
    De plus, si les produits non bio sont moins chers, c'est parce qu'ils bénéficient de plus de subventions (nos impôts) et sont forcés avec des engrais et des pesticides qui les rendent moins nourrissants et plutôt toxiques.

  • Filiber
    Filiber
    Eleveur
    • Posté à 22h19 le 15/09/2008
    • Internaute
      Eleveur

    je veux produire bio,je veux faire de l'agriculture raisonnée,faire manger du bon,je me retrouve avec un cahier des charges compliqué,des certificateurs que je dois payer ect...
    je fongicide,je pesticide,j'insecticide,et là ,rien aucune contrainte ou si peu .
    il y a des jours où je ne comprend pas tout.

    • Lardonfree
      Lardonfree répond à Filiber
      • Posté à 06h29 le 16/09/2008

      « je veux produire bio,je veux faire de l'agriculture raisonnée »

      Attention Filiber, l'agriculture biologique et l'agriculture raisonnée cela n'a rien à voir. C'est antinomique. L'agriculture raisonnée est une escroquerie agronomique et commerciale inventée par le monde bien pensant des agriculteurs conventionnels en réaction au développement du BIO...

  • BobLaMouche
    • Posté à 23h30 le 15/09/2008

    300 ha pour 5 personnes, c'est considérable (les agriculteurs qui me nourrissent sont 2 sur un peu plus de 2 ha). Comme quoi l'industrie s'accomode plutôt bien du bio. On parle de social, mais j'ai l'impression que le discours produit concerne essentiellement l'environnement. Il est regrettable de ne pas trouver de critique sur l'évolution des conditions de vie des agriculteurs, forcés à s'étendre de plus en plus, remplaçant les hommes par des machines (investissements coûteux, endettement à long terme), pour un revenu restant misérable. Celui qui était auparavant un paysan, vivant essentiellement de ce qu'il produisait sur sa ferme (autosubsistance), est devenu un « entrepreneur agricole », vendant la totalité de sa production sur les marchés (souvent internationnaux), et allant même aujourd'hui jusqu'à sous-traiter la quasi-totalité de son activité.

    J'entendais dire récemment que les concentrations sont telles qu'en Île de France, il est prévu que 30 % des éleveurs (bio ou pas) arrêtent leurs activité d'ici quelques années.

    D'autre part il y a des problèmes avec le bio : la demande est immense niveau consommateur, mais niveau formation des agriculteurs ça ne suit pas. Les organismes formateurs en bio sont plutôt rares et généralement s'arrêtent au maraîchage. Beaucoup de cours théoriques en proportion et des stages souvent trop courts ou inadaptés.

    Et même passé le cap de la formation, l'installation est problématique. Des organismes comme la SAFER ou les chambres d'agriculture sont très conservateurs et voient d'un mauvais oeil les initiatives visant à créer des autonomies alimentaires locales. La priorité est donnée aux agrandissements des exploitations existantes, ce qui fait qu'il est difficile pour un jeune de trouver un terrain où s'installer. Les projets collectifs se prennent également des bâtons dans les roues. Dans des régions comme l'Île de France, le prix exorbitant du foncier est un obstacle supplémentaire.

  • Compte supprimé 6
    • Posté à 23h50 le 15/09/2008
    • Internaute

    Bonsoir,

    C'est exactement le genre d'article qui devrait envahir nos médias ! Voilà des solutions d'avenir réel, des solutions intelligentes, constructives, bref, rien à ajouter à cet article porteur de bonnes nouvelles et d'espoir.

    PS : une petite dose de pessimisme quand même, les OGM et leur dissémination...

  • Teberli
    • Posté à 00h59 le 16/09/2008

    Au moins avec le bio et les agriculteurs qui le pratiquent, on en finira peut-être avec ce qu'un jeune élève dans un lycée agricole m'avait répondu lorsque je lui demandais de m'expliquer ce qu'on lui apprenait au fond dans ce lycée.

    Il me répondit : « A produire toujours plus ».

    Il n'avait pas l'air particulièrement content de cette politique. C'était il y a de nombreuses années et j'espère qu'il a adopté l'agriculture biologique qui a une autre vision des choses.

    • C-dâv
      C-dâv répond à Teberli
      • Posté à 09h19 le 16/09/2008
      • Internaute

      Malheureusement les programmes des lycées agricoles sont e fait de la FNSEA ,je discutait avec 1 éléve viticulteur qui avait appris à ACHETER ses levures plutôt qu'utiliser celles GRATUITES présentes dans ses caves,car ainsi le vin a moins de caractére et ce vends mieux.
      Pareil pour mon pote qui voulait être berger,il va au lycée agricole de Nancy et là il a appris a faire du lait et du cochon,de l'intensif mais quasi rien sur le mouton car ça ce faisait plus trop dans la région....

  • coraliedd
    • Posté à 09h52 le 16/09/2008

    Je vous fais part d'un petit texte qui montre qu'un arbre peut cacher la forêt.
    Tandis qu'on nous met en vitrine la ferme « bio » et qu'on va instaurer la taxe pique-nique voilà ce qui se trame dans les couloirs européens :

    > Pesticides : des ONG portent plainte contre les nouvelles règles de l'UE
    > Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences
    > Les limites sur l'utilisation des pesticides, qui vont entrer en vigueur
    > la semaine prochaine, conduiraient souvent à augmenter les doses permises,
    > jusqu'à générer un vrai risque pour les enfants. C'est ce qu'affirment
    > plusieurs organisations, qui viennent de publier un rapport.
    >
    > A partir du lundi premier septembre, une nouvelle réglementation
    > européenne entrera en vigueur, imposant une limite à l'utilisation des
    > pesticides, c'est-à-dire des produits phytosanitaires utilisés en
    > agriculture pour lutter contre les organismes nuisibles, insectes,
    > champignons, vers ou plantes indésirables. Ces molécules pénètrant dans la
    > plante ou y laissant des sous-produits, la réglementation concerne aussi
    > les limites maximales en résidus (LMR) que l'on tolère dans les fruits et
    > les légumes traités.
    >
    > En 2005, une réglementation européenne a été mise en place pour harmoniser
    > les LMR au sein de l'Union européenne, d'une manière progressive pour ne
    > pas fausser le marché et parce que le travail est très long. Il faut en
    > effet étudier chacun des 349 pesticides autorisés en Europe pour toutes
    > les cultures dans lesquelles il est susceptible d'être utilisé.
    > Provisoirement, des LMR ont été proposées par la Commission européenne, en
    > attendant les résultats définitifs. L'UE en a défini 170.000, concernant
    > 443 pesticides et 380 produits alimentaires. Ce sont ces limites qui
    > entreront en vigueur le premier septembre prochain.
    >
    > Alignement sur les pays les plus tolérants aux pesticides ?
    >
    > On pourrait s'attendre à ce que ces nouvelles LMR conduisent à des
    > limitations plus strictes ou au moins peu différentes de celles imposées
    > actuellement par les réglementations nationales. Mais selon un rapport
    > publié conjointement jeudi dernier par la branche allemande de Greenpeace
    > et une organisation autrichienne, Global 2000, les quantités de résidus
    > autorisées augmenteraient en réalité considérablement, plus ou moins selon
    > les pays et en particulier pour le raisin, les pommes, les tomates et les
    > poires. Ce serait le cas pour 200 pesticides dans la majorité des pays
    > européens. En Autriche, selon le rapport, 65% des LMR seraient augmentées
    > et, dans certains cas, de 1.000%.
    >
    > En France, François Veillerette, président du Mouvement pour le Droit et
    > le Respect des Générations Futures (MDRGF), cite le cas du fénoxycarbe
    > pour les agrumes. Cet insecticide est classé « cancérigène humain
    > probable » et sa LMR actuelle, en France et pour les agrumes, est de 0,05
    > mg/kg. La nouvelle réglementation autorise 2 mg/kg, soit 40 fois plus...
    > Les experts cités par le rapport (notamment un biochimiste allemand,
    > Helmut Burtscher) annoncent un risque pour la santé, surtout pour les
    > enfants, plus exposés du fait de leur masse corporelle plus faible.
    >
    > Un ensemble d'associations européennes (dont le MDRGF), regroupées dans
    > PAN Europe, ont porté plainte contre la Commission européenne. Leur
    > argument est que celle-ci aurait retenu pour limites les valeurs les plus
    > élevées parmi les pays de l'UE, n'aurait pas tenu compte de ses propres
    > études et, enfin, n'aurait pas « évalué correctement les effets cumulatifs
    > des pesticides sur la santé humaine ».
    >
    > La Commission n'a pour l'instant pas répondu à ces attaques.
    >
    >
    Bon appétit et combien de cancers dans le futur pour nos enfants ?

  • Zoup
    Zoup
    En rappel par rapport au système (...)
    • Posté à 10h08 le 16/09/2008
    • Internaute
      En rappel par rapport au système (...)

    300 hectares en bio, c'est bien. Mais ça suppose des transports en masse pour importer graines fourrage et autres, et surtout pour exporter la production !
    Pas très bio, ça.
    Ne faudrait-il pas mieux 20 fermes de 15 hectares, avec 15 vaches, et de la production de proximité, comme il y a encore 20 ans ?
    Allez, que le baril de pétrole renchérisse encore un peu, et on y (re)viendra…

  • M. BZH
    M. BZH
    technicien légumes
    • Posté à 10h51 le 16/09/2008
    • Internaute
      technicien légumes

    Il ne faut pas forcément mettre en opposition totale agriculture biologique et agriculture conventionnelle. Il ne faut pas croire que ça fait plaisir aux agriculteurs d'utiliser des produits phytosanitaires. Depuis plusieurs années ils réduisent leur utilisation car ils ont conscience de l'aspect environnemental de leur métier et de plus ce genre de produit a un coup non négligeable.
    Le bio c'est bien, tout le monde en veut mais tres peu de monde en achète. les agriculteurs doivent vivre de leur métier et si on veut du bio il faudra accepter de voir le prix de petit pois et des haricot doublés, il faudra aussi accepter qu'il y ai des bout de feuilles de rumex parmi les épinard.
    @ coraliedd.
    ce n est pas parce que les LMR on augmenter qu'il y aura forcément plus de résidu dans les fruit et légumes. Les agriculteurs n'utiliseront pas plus de produit que maintenant juste pour le plaisir et que le plan écophyto 2018 va réduire de façon importante le nombre de produit phyto disponible.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 15h04 le 16/09/2008
    • Internaute
      Now future & karpe diem

    Ne serait-ce pas des Salers ses vaches ?
    La robe acajou et la peau y ressemble beaucoup, et les cornes aussi si ce n'est qu'elles semblent incurvées vers le bas ?

    Je bave rien qu'à l'idée d'une belle entrecôte de Salers. Cette vache est aussi bonne que l'Aubrac.

    Et en parlant de bouffe, il est peut être doué comme agriculteur, mais par contre je doute de ses talents culinaires...
    Une chips peut être bio, c'est une fine tranche de pomme de terre (bio) frite dans de l'huile (bio). Quoi de plus naturel, ça permet d'avoir un bon cholestérol bien bio.
    Et le micro-ondes est un instrument très utile, ça ne sert pas qu'à décongeler du plat préparé industriel (pas bio), mais aussi à décongeler du plat préparé maison (bio), à faire chauffer du bouillon (bio), du lait (bio) et même cuire du poisson (bio).

    Et pour son complexe, il peut toujours faire pousser son tabac (bio) et fumer ses cigarillos (bio).