Enquete 09/09/2008 à 20h50

On a testé pour vous : les médecins qui boycottent la CMU


Une étude du Fonds de financement de la Couverture maladie universelle (CMU) révèle ce mercredi 1er juillet 2009 qu’un quart des médecins parisiens refusent les patients affiliés à la CMU. Leur panel comprend des dentistes, des généralistes et des spécialistes. En septembre 2008, Rue89 avait fait son propre testing auprès de 71 cabinets en médecine générale, gynécologie et ophtalmologie. Dans certains secteurs, le taux de refus pouvait grimper à 40%.


Consultation dans un hôpital de Mexico (Daniel Aguilar/Reuters).

(De nos archives) Roselyne Bachelot poursuit sa mise au pas des médecins libéraux. Après avoir imposé un devis pour tout acte dépassant 70 euros, le cabinet de la ministre de la Santé a annoncé mardi un avant-projet de loi pour sanctionner les praticiens qui refusent de soigner les patients bénéficiant de la Couverture maladie universelle (CMU).

Déjà, en 2006, une enquête édifiante de MDM

Le texte ne sera présenté qu’en octobre en Conseil des ministres mais il indique que « plusieurs dispositions encadrent et répriment déjà le refus de soins mais il est nécessaire d’interdire très clairement la discrimination pour raisons financières ou sociales ». De fait, les sanctions restent rares, alors qu’il est illégal de refuser un patient au prétexte qu’il dépend de la CMU. Ce qui est tout de même le cas de 4,8 millions de personnes, pour qui la loi prévoit qu’aucun dépassement d’honoraire n’est applicable.

En pleine embardée contre les dépassements d’honoraires, Roselyne Bachelot a décidé de hausser le ton. D’abord en permettant aux Caisses primaires d’assurance maladie de pratiquer des testings auprès des praticiens. Ensuite, en cas de preuve d’un refus de soin, les CPAM pourront prendre des sanctions financières. Et même interdire au médecin tout dépassement d’honoraires à l’avenir s’il récidive.

Pour enfoncer le clou, la ministre de la Santé menace même de rendre ces décisions publiques « parce que le refus de soins est un acte grave ». Le cabinet de la ministre rappelle qu’une enquête téléphonique réalisée « à l’aveugle » dans dix villes de France par l’ONG Médecins du monde en 2006, s’était révélée édifiante : 14 % des médecins déclaraient alors refuser de recevoir des patients CMU. Un chiffre qui grimpait jusqu’à 41 % pour les spécialistes de secteur 2 (conventionnés mais autorisés au dépassements d’honoraires).

Le testing de Rue89

Ayant pris connaissance de cet avant-projet de loi ce mardi après-midi, Rue89 a décidé de faire son propre testing téléphonique dans quatre arrondissements parisiens aux réalités sociologiques très variées, du Ier au XXe en passant par le VIIe et le XVIIIe. Deux heures plus tard, 71 cabinets médicaux avaient répondu, dans trois spécialités différentes (médecine générale, ophtalmologie et gynécologie). A chaque secrétaire ou médecin lorsque ce dernier répond en personne, j’ai donné la même version - simplissime :

« Je viens d’arriver dans le quartier et je suis à la recherche d’un médecin. Mais je voulais savoir si vous preniez les patients à la CMU puisque c’est mon cas. »

Voici, spécialité par spécialité, les résultats glanés en 71 coups de fil :

Médecine générale

Au total, trente cabinets contactés. Dans le XXe arrondissement, un médecin sur sept m’a éconduit, pas bavard pour expliquer le sens de son refus. D’autres, acceptant, en ont profité pour glisser au passage « encore heureux : personne n’a le droit de vous refuser, mademoiselle ! »

Dans le Ier arrondissement, un médecin sur huit a également refusé ma demande, arguant que son cabinet n’était « pas équipé pour ». Mauvaise réponse : les praticiens qui ne se sont pas procuré de boîtier pour la carte vitale peuvent très bien remplir un formulaire papier, ce que précise d’ailleurs une de ses consœurs qui tacle volontiers les pratiques moins vertueuses.

A l’extrémité nord de Paris, le XVIIIe, quartier largement populaire du côté de la Goutte d’Or et des boulevards des Maréchaux... mais plus cossu vers Montmartre. Aucun des sept généralistes appelés n’a refusé « mon » dossier... ex aequo avec le très chic VIIe arrondissement, où tous les généralistes disent recevoir des CMistes sans ciller.

Ophtalmologie

Chez les spécialistes des yeux, il en va autrement : 19 cabinets contactés, pour un total de 5 refus francs... et quelques explications alambiquées. Ainsi, dans le XXe, un ophtalmo sur cinq a refusé de me recevoir en apprenant que j’étais à la CMU. Dans le VIIe, ils étaient deux dans ce cas-là, mais prenaient soin de m’aiguiller vers un un dispensaire.

Dans le XVIIIe, un des deux praticiens réfractaires reconnaissait qu’il ne recevait personne à la CMU dans son cabinet libéral... mais se flattait de recevoir « gratuitement et pour la même qualité comparable depuis 25 ans à l’hôpital ». Attention quand-même : pour les patients CMU, ça se passe uniquement le jeudi après-midi et à l’autre bout de Paris, dans le XIIe arrondissement. Plus difficile, enfin : trouver un ophtalmologiste dans le très central Ier arrondissement. Pour une demi-douzaine de coups de fil, seuls trois cabinets ont répondu, dont un réfractaire.

Gynécologie

Trouver un gynécologue conventionné qui ne fasse pas de dépassements d’honoraires à Paris est réputé galère. Ça se confirme à plus forte raison pour les bénéficiaires de la CMU. Sur 22 gynécologues, huit ont fermé leur porte. Dans le Ier arrondissement, seulement un sur cinq accepte franchement. Deux refusent carrément, tandis que deux autres cabinets précisent soit que le même médecin fait une consultation à l’hôpital, soit que « c’est uniquement l’après-midi quand on est à la CMU ».

Dans le XVIIIe, une gynéco refuse mais aiguille en douceur vers deux consœurs qui consultent gratuitement et trois acceptent aussitôt. Une seule refuse mais sa secrétaire « croit savoir » qu’elle intervient « quelque part en milieu hospitalier ». Dans le XXe arrondissement, il semble plus simple de trouver un gynécologue CMU-compatible : quatre acceptent et le dernier explique qu’il consulte dans un centre de Santé trois demi-journées par semaine.

La palme du refus revient dans cette spécialité au VIIe arrondissement, plutôt accueillant dans les deux autres catégories : seulement deux oui francs pour cinq appels, un refus assorti d’excuses de la part de la secrétaire qui soupire -« C’est un cabinet privé, vous savez“- et une gynéco qui décroche elle-même pour expliquer qu’elle a trop de monde et se cantonne aux problèmes d’infertilité. On termine en beauté avec cette secrétaire qui commence par une explication tortueuse :

‘Humm... voyez avec elle directement... ça dépend... elle seule peut décider de vous accepter, rappelez quand elle est joignable à partir du 1er octobre’.

Pour finir par poser la question qui tue : ‘Comment ça, vous ne travaillez pas du tout ? Oh mais d’ici le 1er octobre, vous aurez sûrement trouvé du travail !’ Photo : Consultation dans un hôpital de Mexico (Daniel Aguilar/Reuters).

Photo : consultation dans un hôpital de Mexico (Daniel Aguilar/Reuters), rien à voir avec Edwy Plenel.

Article resorti de nos archives le 01/07/2009 après la publication de l’enquête du Fonds de financement de la CMU.

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  • FO le dire
    FO le dire répond à fredlebreton
    Nantes
    • Posté à 18h43 le 10/09/2008
    • Internaute 24404
      Nantes

    Le mot consommateur dans un commentaire qui parle de santé, ça me choque. Il est vrai que la consommation est la nouvelle religion mais quand même ...

  • deecurl
    • Posté à 16h53 le 10/09/2008
    • Internaute 13077

    c’est un peu désolant de voir le traitement réservé aux messages de damon99 et fredlebreton.

    signaler que les bénéficiaires de la CMU ne sont pas toujours respectueux du médecin n’est pas forcément incompatible avec le fait que refuser les CMU devrait être sanctionné.

    n’en déplaise à ceux qui voudraient un monde où les riches seraient méchants et les pauvres gentils, ce n’est pas aussi simple...pour traiter un problème il faut toutes les clés en main, même celles qui ne vont pas dans vos a priori.

    il y a des médecins (pas tous) qui refusent les bénéficiaires de la CMU et qui font ce métier pour l’argent. mais il y a aussi des bénéficiaires de la CMU (pas tous non plus) qui « consomment » du médecin selon leur bon vouloir parce que ça ne leur coûte rien.

    un peu d’honnêteté intellectuelle, c’est pas trop demander, non ?

    • monika
      monika répond à deecurl
      • Posté à 17h45 le 10/09/2008
      • Internaute 28466

      Les bénéficiaires de la cmu n’ont droit qu’à quelques consultations par an . Mais pas beaucoup par rapport à ceux qui ont les moyens de payer la facture du toubib.

  • FO le dire
    FO le dire
    Nantes
    • Posté à 18h55 le 10/09/2008
    • Internaute 24404
      Nantes

    Bravo pour l’expérience et le rendu.

    Il n’est pas certain que rendre public la liste des médecins qui refusent la CMU change grand chose. Je suppute que ceux qui peuvent payer ne feront pas cas de cet élément quand ils auront besoin d’un spécialiste quand l’attente est longue.

    N’existe-t-il pas des associations de malades ? Porter plainte par leur intermédiaire contre les praticiens ne respectant pas leur serment serait une voie possible. Quelques affaires en justice pourraient en calmer certains plus accrochés à leurs portefeuille qu’à leur déontologie.

    Pour l’anecdote du quotidien :
    J’ai pris un rdv gynéco il y a une semaine environ. Voulant trouver un médecin plus proche de mon domicile, j’ai utilisé le service de la CNAM qui donne la liste des médecins avec les secteurs et les tarifs (j’ai une mutuelle mais qui ne prend pas en charge les dépassements, donc je ne prends que du secteur 1). Résultat : rdv début décembre, pratique deux mois à l’avance quand on a un cycle irrégulier (ah oui, il faut calculer son coup).

    • orties
      orties répond à FO le dire
      • Posté à 19h27 le 10/09/2008
      • Internaute 35738

      Et ne parlons pas des urgences !
      Si on doit subir en urgence des examens comme un scanner ou une IRM cérébraux, les délais d’attente pour les faire pratiquer à l’hôpital, en externe, sont de 2 mois au moins.
      Alors il faut se rabattre sur les hôpitaux privés ou les cliniques et là, les dépassements sont exorbitants : au moins 40% du coût de l’examen - ça, c’est pour les médecins qui interprètent les examens, sans compter ce que la mutuelle verse directement à l’hôpital comme supplément pour l’utilisation du matériel(eh oui ! j’ai découvert ça avec écoeurement) .

  • A déménagé le 19-12-2011
    • Posté à 00h42 le 11/09/2008
    • Internaute 48453

    Ce qui est marrant c’est que cette problématique a été mise sur la table (médiatique) par Bachelot soi-même !

  • alinec35
    • Posté à 05h58 le 11/09/2008
    • Internaute 27676

    personnellement j’ai eu affaire a un dentiste pour un soin . Celui ci m’a vertement signalé qu’il n’avait pas fait 8 ans d’etudes pour soigner les pauvres . ca s passait il y a qelques mois a saint malo. Je suis sortie en larmes .J’espere qu’il se reconnaitra s’il vient sur ce site

    • deecurl
      deecurl répond à alinec35
      • Posté à 08h47 le 11/09/2008
      • Internaute 13077

      c’est tout le problème des médecins complètement cynique qui font médecine pour l’argent. c’est très triste.

  • Fifi 94
    Fifi 94
    Vigilente
    • Posté à 09h50 le 11/09/2008
    • Internaute 52815
      Vigilente

    Et encore, votre article ne concerne que les soins médicaux. Les soins dentaires, c’est pire ! Pour avoir travaillé avec des personnes percevant le RMI et couverts par la CMU, je peux vous dire que trouver un dentiste qui accepte de les soigner relève du parcours du combattant ! Et ne parlons pas des soins ophtalmo.La plupart des personnes baissent les bras. Moralité, quand on a la CMU, mieux vaut ne pas avoir besoin de soins ! ! !

  • cyberbougnat
    • Posté à 10h43 le 11/09/2008
    • Internaute 9368

    Comment des médecins peuvent ils ne pas être équipés pour la Carte Vitale ? Ce n’est quand même pas la dernière nouveauté et la Sécu leur a donné des aides pour s’informatiser.

  • Henri_
    Henri_
    informaticien
    • Posté à 12h19 le 11/09/2008
    • Internaute 52443
      informaticien

    Essayez de téléphoner à la PITIE-SALPETRIERE (hôpital public) pour des soins dentaires en disant que vous êtes bénéficiaire de la CMU.
    Les choses ont pu changer, mais il y a 2 ans vous étiez éconduit.

  • marie 75
    • Posté à 13h59 le 11/09/2008
    • Internaute 3563

    Vous êtes tous concernés !
    en plein sujet citoyens/santé :
    ——————————————————-
    En clair (voir partie en gras) les TTS coûteux (anticancéreux seraient contingentés

    PARIS, 9 septembre 2008 (APM) - Le gouvernement envisage de renforcer les mesures de stabilisation des dépenses d’assurance maladie, en confiant au directeur de l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (Uncam) un pouvoir unilatéral de fixation des tarifs des médecins et en « étatisant » la commission de hiérarchisation des actes, rapportent mardi les Echos et la Tribune.

    Les deux quotidiens économiques expliquent que deux grandes mesures visant à éviter de nouveaux dérapages des dépenses de santé sont à l’étude, dans le cadre de la préparation de l’avant-projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2009.

    La première serait de modifier la composition de la commission de hiérarchisation des actes et prestations (Chap), qui participe à la fixation des tarifs des actes médicaux et rend des avis sur leur niveau de remboursement par l’assurance maladie.

    Actuellement constituée à parité de médecins et de représentants de l’assurance maladie, elle pourrait être transformée en comité dirigé à 60% par l’Etat et à 40% par l’assurance maladie, selon La Tribune, en copiant le Comité économique des produits de santé (CEPS) pour le médicament, où les représentants de l’Etat sont majoritaires.

    Les Echos précisent que Matignon serait hostile à ce projet. Ils indiquent également que la Haute autorité de santé (HAS) pourrait être chargée, en amont du processus, de classer les actes médicaux en fonction du service médical rendu ou attendu, comme elle le fait déjà pour le médicament.

    L’autre mesure envisagée serait de confier au directeur de l’Uncam un pouvoir unilatéral de modification des tarifs fixés dans la convention, en cas d’avertissement du comité d’alerte sur un dérapage de l’objectif national des dépenses d’assurance maladie (Ondam).

    Les deux quotidiens soulignent que ces mesures sont toujours à l’étude et que rien n’est encore arbitré.

    Par ailleurs, le gouvernement envisagerait des mesures concernant l’hôpital, en imposant à chaque établissement un objectif de dépenses sur les prescriptions de médicaments onéreux, comme les anticancéreux, avec la menace de perdre des crédits l’année suivante si l’objectif n’était pas respecté, selon les Echos.

    Une analyse des prescriptions des médecins hospitaliers visant à mieux contrôler les dépenses serait également à l’ordre du jour, avance le quotidien.

    Le PLFSS doit être présenté lundi 29 septembre à l’occasion de la réunion de la commission des comptes de la sécurité sociale, rappelle-t-on.

    vg/san/APM polsan
    VGLI9001 09/09/2008 10 : 04 ACTU

    —————————-
    A vot(santé, dira SarKoL’UMP !

  • didine75
    didine75
    VEGAN pour ne pas tuer d'animaux
    • Posté à 18h25 le 11/09/2008
    • Internaute 48782
      VEGAN pour ne pas tuer d'animaux

    C’est une honte.
    Tout médecin a pour DEVOIR de soigner n’importe qui, qui se présente ds son cabinet !
    Allez les députés, le peuple attend une loi, pour que chaque français pauvre ou riche puisse se faire soigner sans faire le tour des médecins de son quartier !

  • oscar clandot
    • Posté à 21h55 le 11/09/2008
    • Internaute 16545

    Complètement réfractaire a quelque fichier que ce soit, je conseille donc aux heureux bénéficiaires de la CMU de faire pipi dans la salle d’attente des toubibs ou dentistes qui ne veulent pas d’eux . Certains ayant droits lavés de frais, mutualisés, securisocialement corrects collent bien leurs crottes de nez sur les rideaux,allez les pauvres, n’hésitez pas, tout le monde s’en tape.

  • girapheee
    girapheee
    comptablee
    • Posté à 05h19 le 12/09/2008
    • Internaute 52885
      comptablee

    Attention aux Idées reçues , depuis plusieurs années les medecins deviennent les boucs émissaires , des CPAM, des gouvernements, des gens pleins de compassion pour les plus pauvres etc.. !

    La situation est beaucoup plus complexe , et ne peut pas se comprendre par un simple testing téléphonique !
    QUESTION :
    Pourquoi, les centres de santé , sont tous en déficit ?
    Pourquoi, la croix rouge,la mutualité,les villes,etc.. ferment leurs structures de soins ?
    trois obligations légale les condamnent économiquement !
    A)prendre tout le monde
    B)faire le tiers payant
    C) respecter le tarif conventionné
    Ces Trois obligations , génèrent des couts de fonctionnement important qui ne sont pas payés par la secu et des recettes insuffisantes pour faire face aux dépenses !

    pour la CMU ces obligations sont aussi valable pour les médecins libéraux libéraux !

    Surtout à paris , vue les couts d’installation etc.., à moins d’être heritier il est impossible de s’en sortir en restant en secteur 1 !

    Le numérus clausus à fait des ravages on manque de medecins , beaucoup vont partir à la retraite et plus personne pour remplacer , la situation est dramatique !

    Alors vraiment lucratif et pénard ce métier .

    Il y a donc un problème de fond à régler , ensuite on pourra juger ceux qui refusent les CMU !

    Autre question pourquoi la CMU ,qui est devenue un marqueur social ?

    Pourquoi pas des remboursements égaux pour tous au moins à 8O% sur le dentaire, les lunettes etc..et gratuit pour les enfants de moins de 16 ans par exemple ... !

    je ne suis pas médecin , mais je connais les comptes de la santé !

    • Haruka12
      Haruka12 répond à girapheee
      • Posté à 10h14 le 12/09/2008
      • Internaute 4416

      D’accord aussi pour relativiser cet effet médiatique contre ceux qui refuse la CMU. Il faudrait déjà chercher à savoir pourquoi il le font.

      Y-a-t-il eu des études sur les usagers de la CMU. Le principe pourrait être à revoir quand on voit certaines pratiques de bénéficiaires. Perso, j’aurai été pourqu’il verse un euro symbolique à chaque acte et que le nombre soit limité par plusieurs critères. (je connais surement mal le fonctionnement mais il n’est que rarement expliqué)

      Je sais, c’est une minorité certainement qui abuse en faisant consulter 5 personnes en même temps par le médecin alors qu’une seule est malade, mais se serait intéressant de comparer avec les anciennes pratiques pour mesurer l’efficacité du dispositif.

      • girapheee
        girapheee répond à Haruka12
        comptablee
        • Posté à 00h26 le 13/09/2008
        • Internaute 52885
          comptablee

        j’ai oublié que les CPAM payent les medecins libéraux avec des énormes retard autres soucis, les rejets , si un patient change de département terminé plus de trace , les caisses départementales en profitent pour se renvoyer la patate chaude et ne pas payer , économies économies !

        Il faudrait donc retravailler cette enquête de façon plus précise, en prenant plus en compte, l’environnent , la situation politique et financière des politiques de santé menées depuis 30 ans.

        cordialement

  • Arwene
    • Posté à 19h48 le 01/07/2009
    • Internaute 16560

    Tiens, moi j’ai connu un médecin plus original : il refusait de prendre en compte les accidents du travail (agricole, donc AAEXA) et donc demandait la carte Vitale et les faisait passer en maladie (MSA). A l’époque, avec une complémentaire, peu de différence, mais il fallait avancer l’argent et se faire rembourser ensuite. Actuellement, avec la franchise, ça serait pire.

    Son motif était le suivant : il n’était pas payé ou avec un énorme retard par l’AAEXA

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