Une étude du Fonds de financement de la Couverture maladie universelle (CMU) révèle ce mercredi 1er juillet 2009 qu'un quart des médecins parisiens refusent les patients affiliés à la CMU. Leur panel comprend des dentistes, des généralistes et des spécialistes. En septembre 2008, Rue89 avait fait son propre testing auprès de 71 cabinets en médecine générale, gynécologie et ophtalmologie. Dans certains secteurs, le taux de refus pouvait grimper à 40%.

(De nos archives) Roselyne Bachelot poursuit sa mise au pas des médecins libéraux. Après avoir imposé un devis pour tout acte dépassant 70 euros, le cabinet de la ministre de la Santé a annoncé mardi un avant-projet de loi pour sanctionner les praticiens qui refusent de soigner les patients bénéficiant de la Couverture maladie universelle (CMU).
Le texte ne sera présenté qu'en octobre en Conseil des ministres mais il indique que « plusieurs dispositions encadrent et répriment déjà le refus de soins mais il est nécessaire d'interdire très clairement la discrimination pour raisons financières ou sociales ». De fait, les sanctions restent rares, alors qu'il est illégal de refuser un patient au prétexte qu'il dépend de la CMU. Ce qui est tout de même le cas de 4,8 millions de personnes, pour qui la loi prévoit qu'aucun dépassement d'honoraire n'est applicable.
En pleine embardée contre les dépassements d'honoraires, Roselyne Bachelot a décidé de hausser le ton. D'abord en permettant aux Caisses primaires d'assurance maladie de pratiquer des testings auprès des praticiens. Ensuite, en cas de preuve d'un refus de soin, les CPAM pourront prendre des sanctions financières. Et même interdire au médecin tout dépassement d'honoraires à l'avenir s'il récidive.
Pour enfoncer le clou, la ministre de la Santé menace même de rendre ces décisions publiques « parce que le refus de soins est un acte grave ». Le cabinet de la ministre rappelle qu'une enquête téléphonique réalisée « à l'aveugle » dans dix villes de France par l'ONG Médecins du monde en 2006, s'était révélée édifiante : 14 % des médecins déclaraient alors refuser de recevoir des patients CMU. Un chiffre qui grimpait jusqu'à 41 % pour les spécialistes de secteur 2 (conventionnés mais autorisés au dépassements d'honoraires).
Ayant pris connaissance de cet avant-projet de loi ce mardi après-midi, Rue89 a décidé de faire son propre testing téléphonique dans quatre arrondissements parisiens aux réalités sociologiques très variées, du Ier au XXe en passant par le VIIe et le XVIIIe. Deux heures plus tard, 71 cabinets médicaux avaient répondu, dans trois spécialités différentes (médecine générale, ophtalmologie et gynécologie). A chaque secrétaire ou médecin lorsque ce dernier répond en personne, j'ai donné la même version - simplissime :
« Je viens d'arriver dans le quartier et je suis à la recherche d'un médecin. Mais je voulais savoir si vous preniez les patients à la CMU puisque c'est mon cas. »
Voici, spécialité par spécialité, les résultats glanés en 71 coups de fil :
Médecine générale
Au total, trente cabinets contactés. Dans le XXe arrondissement, un médecin sur sept m'a éconduit, pas bavard pour expliquer le sens de son refus. D'autres, acceptant, en ont profité pour glisser au passage « encore heureux : personne n'a le droit de vous refuser, mademoiselle ! »
Dans le Ier arrondissement, un médecin sur huit a également refusé ma demande, arguant que son cabinet n'était « pas équipé pour ». Mauvaise réponse : les praticiens qui ne se sont pas procuré de boîtier pour la carte vitale peuvent très bien remplir un formulaire papier, ce que précise d'ailleurs une de ses consœurs qui tacle volontiers les pratiques moins vertueuses.
A l'extrémité nord de Paris, le XVIIIe, quartier largement populaire du côté de la Goutte d'Or et des boulevards des Maréchaux… mais plus cossu vers Montmartre. Aucun des sept généralistes appelés n'a refusé « mon » dossier… ex aequo avec le très chic VIIe arrondissement, où tous les généralistes disent recevoir des CMistes sans ciller.
Ophtalmologie
Chez les spécialistes des yeux, il en va autrement : 19 cabinets contactés, pour un total de 5 refus francs… et quelques explications alambiquées. Ainsi, dans le XXe, un ophtalmo sur cinq a refusé de me recevoir en apprenant que j'étais à la CMU. Dans le VIIe, ils étaient deux dans ce cas-là, mais prenaient soin de m'aiguiller vers un un dispensaire.
Dans le XVIIIe, un des deux praticiens réfractaires reconnaissait qu'il ne recevait personne à la CMU dans son cabinet libéral… mais se flattait de recevoir « gratuitement et pour la même qualité comparable depuis 25 ans à l'hôpital ». Attention quand-même : pour les patients CMU, ça se passe uniquement le jeudi après-midi et à l'autre bout de Paris, dans le XIIe arrondissement. Plus difficile, enfin : trouver un ophtalmologiste dans le très central Ier arrondissement. Pour une demi-douzaine de coups de fil, seuls trois cabinets ont répondu, dont un réfractaire.
Gynécologie
Trouver un gynécologue conventionné qui ne fasse pas de dépassements d'honoraires à Paris est réputé galère. Ça se confirme à plus forte raison pour les bénéficiaires de la CMU. Sur 22 gynécologues, huit ont fermé leur porte. Dans le Ier arrondissement, seulement un sur cinq accepte franchement. Deux refusent carrément, tandis que deux autres cabinets précisent soit que le même médecin fait une consultation à l'hôpital, soit que « c'est uniquement l'après-midi quand on est à la CMU ».
Dans le XVIIIe, une gynéco refuse mais aiguille en douceur vers deux consœurs qui consultent gratuitement et trois acceptent aussitôt. Une seule refuse mais sa secrétaire « croit savoir » qu'elle intervient « quelque part en milieu hospitalier ». Dans le XXe arrondissement, il semble plus simple de trouver un gynécologue CMU-compatible : quatre acceptent et le dernier explique qu'il consulte dans un centre de Santé trois demi-journées par semaine.
La palme du refus revient dans cette spécialité au VIIe arrondissement, plutôt accueillant dans les deux autres catégories : seulement deux oui francs pour cinq appels, un refus assorti d'excuses de la part de la secrétaire qui soupire -« C'est un cabinet privé, vous savez“- et une gynéco qui décroche elle-même pour expliquer qu'elle a trop de monde et se cantonne aux problèmes d'infertilité. On termine en beauté avec cette secrétaire qui commence par une explication tortueuse :
‘Humm… voyez avec elle directement… ça dépend… elle seule peut décider de vous accepter, rappelez quand elle est joignable à partir du 1er octobre’.
Pour finir par poser la question qui tue : ‘Comment ça, vous ne travaillez pas du tout ? Oh mais d'ici le 1er octobre, vous aurez sûrement trouvé du travail ! ’ Photo : Consultation dans un hôpital de Mexico (Daniel Aguilar/Reuters).
Photo : consultation dans un hôpital de Mexico (Daniel Aguilar/Reuters), rien à voir avec Edwy Plenel.
► Article resorti de nos archives le 01/07/2009 après la publication de l'enquête du Fonds de financement de la CMU.





















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De Triquoise
rouge de honte | 08H28 | 10/09/2008 |
« Je veux bien soigner des gens, à la condition préalable qu'ils participent activement à l'achat de mes clubs de golf ou de mes vacances aux Seychelles. »
C'est ce raisonnement loin du serment d'Hypocrate que doivent se tenir certains médecins-trolls.
Heureusement qu'ils ne sont pas tous comme ça.
Il est des pays où traditionnellement, le médecin de famille n'est rémunéré que lorsque son patient est en bonne santé. Lorsqu'il est malade, le médecin se déplace et le soigne gratuitement. C'est un autre état d'esprit.
Mais ce sont sûrement des pays de sauvages, comme la Chine, par exemple.
De danlemil
situé | 09H11 | 10/09/2008 |
Et que dire des dentistes !
Ma petite voisine de 4 ans dont les parents ont la CMU n'a pas trouvé de dentiste pour soigner une carie dentaire très douloureuse, 2 mois d'attente en hopital pédiatrique ! aucun des 15 dentistes contactés n'a accepté de soigner le gamine.
Sinon on parle de pénurie de spécialistes, à Paris c'est loin, très loin d'être le cas.
De Brividi
Scribouillarde mais pas que | 09H25 | 10/09/2008 |
C'est parce que ces médecins là confondent CMU avec PMU et vous comprendrez toutes et tous aisément qu'ils se défient de garziers qui les appellent en leur disant « Bonjour, j'ai besoin d'un RDV, je suis au PMU. » C'est que ces gens-là ne mangent pas de ce pain-là, pouah, des pauvres qui jouent en plus, nan mé oh… Si ce n'est pas misère d'être aussi, il n'y a pas de mots pour qualifier l'attitude de ces engrangeurs de fric. Ca me dégoûte (bon, ça ne fera pas avancer le combat, mais c'est dit).
De S.
09H36 | 10/09/2008 |
Lorsqu'il s'agit de décrocher un rendez-vous pour un patient qui dépend de l'A.M.E., je peux vous assurer qu'il faut se lever tôt…
De WoundedKnee
| 10H31 | 10/09/2008 |
Impressionnant !
Je savais la pratique assez courante chez les dentistes car, selon eux, le bénéficiaire CMU n'honorerait pas les rendez-vous pris (d'ailleurs une majorité demande la carte Vitale en arrivant ce qui ne concoure pas à un climat de confiance absolue).
Mais pour un médecin qui a prononcé le serment d'Hippocrate, c'est choquant.
Est il d'ailleurs légale qu'un médecin refuse un patient pour ce motif ?
N'est ce pas une forme de discrimination qui possède déjà une jurisprudence sans que R.Bachelot ait besoin de formuler un nouveau texte de loi ?
De Immyr
Médecin Généraliste | 11H20 | 10/09/2008 |
»… d'ailleurs une majorité demande la carte Vitale en arrivant ce qui ne concoure pas à un climat de confiance absolue… »
Désacralisons la carte vitale. La carte vitale sert surtout pour faire moins de paperasseries au médecin et bénéficie surtout au patient (hors CMU). Sur la carte vitale n'est inscrit que votre nom, votre date de naissance, votre convention avec la sécurité sociale (régime général, régime agricole, SMIP et autres…) et votre numéro de sécurité sociale. En télétransmettant la feuille de soins électronique à la place de la feuille papier traditionnelle, les PATIENTS sont remboursés en 4-7 jours environ (70% sécurité sociale et 30% par la complémentaire). Par la poste celà dure 3-4 semaines (voire plus en cas d'accident de travail où on ne peut encore télétransmettre). Ce n'est pas une question de confiance mais une question de simplicité. A noter que le projet du dossier médical partagé (DMP pour les intimes) avec des informations incluses sur la carte vitale est au point mort étant donné les failles de sécurité que celà peut causer (on imagine les complémentaires demandant votre carte vitale correctement remplie par votre médecin avant de vous assurer). Les fraudes à la carte vitale et au CMU, ne sont pas légion et toutes les fraudes sont retrouvées à la une des journaux télévisés et des grands quotidiens.
Dans le cas de la CMU, la télétransmission des feuilles de soins permet au médecin d'être remboursé dans les mêmes temps que l'assuré (4-7 jours) sinon ça nous arrive à tous d'avoir des patients bénéficiaires de la CMU n'ayant pas de carte vitale (changement de domicile, perte de la carte, etc…). Ils ont dans ce cas l'attestation de la CMU sur une feuille qui leur a été remise par la sécurité sociale. Ca prend juste le temps de compléter à la main toutes les informations (3-4 minutes), de noter l'adresse de la caisse, et renvoyer la feuille pour être remboursé (4-6 semaines environ).
Donc je reviens, pas une question de confiance mais une question de simplicité (et peut-être d'écologie étant donné qu'on économise, une feuille, une enveloppe, un timbre et surtout du temps).
à Immyr
De orties
12H43 | 10/09/2008 |
Je crois que, en l'occurence, WounderKnee évoque les médecins qui demandent la carte Vitale AVANT la consultation - ce qui leur permet de savoir sans avoir l'air de le demander, si le patient a la CMU).
Dans la mesure où il n'y a aucun renseignement d'ordre médical, elle pourrait être (est est souvent) demandée à la fin de la consultation.
à orties
De WoundedKnee
| 13H33 | 10/09/2008 |
Merci, Orties, d'avoir mieux précisé ce que je voulais dire.
Mon médecin qui me connait me demande ma carte Vitale EN FIN de consultation pour effectivement se régler et faciliter les démarches de remboursements.
Mais il y a quelque mois lorsque j'ai pris un 1er rendez-vous chez un dentiste, celui ci m'a demandé ma carte dès mon arrivée, puis il a fait la moue après l'avoir compulsée.
On finit par se demander, inquiet, avec ce genre de pratique, si la qualité des soins est proportionnelle à la solidité de la mutuelle.
De teenaa
11H01 | 10/09/2008 |
Salut a tous,meme les toubibs qui n aiment pas que ça sente le pauvre dans leur jolie salle d attente ! ok aussi pour le testing vers chez moi,mais je suis a peu pres sure qu on aura beaucoup moins de refus(j habite pas tres loin de bourges)les pauvres sont plus dilués et il ya une assez bonne mixité sociale rien de flagrant chez les generalistes
De lesuperdidou
Saltimbanque | 11H08 | 10/09/2008 |
Quand un compagnon refuse de faire le boulot,son patron le vire.
Quand ces toubibs indignes refusent de faire leur job, virons les : c'est nous qui les payons après tout !
De Caniveau89
11H18 | 10/09/2008 |
Merci à Roselyne Bachelot de remettre de l'ordre chez les médecins qui doivent soigner sans distinction aucune… Il est même prévu dans le serment d'Hippocrate de soigner gratuitement les indigents !
Par contre, il faudrait aussi un petit effort des caisses de sécu pour qu'elles payent sans délais les honoraires dus aux médecins au titre de la CMU. Peut être que Rue89 pourrait se documenter sur ce sujet ?
De tchavolo
12H07 | 10/09/2008 |
« Je donnerai mes soins à l'indigent et à quiconque me le demandera. Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire » : C'est le serment d'Hippocryte !
De monika
ex secrétaire médicale | 13H23 | 10/09/2008 |
Moi qui ai vécu dans le monde médical, je peux vous dire que j'ai connu une certaine association de médecins spécialistes qui refusait les CMU : pourquoi ? devinez : il faut attendre quelques jours (trop à leur avis) avant d'être remboursé, il est quand même plus intéressant de se faire payer tout de suite, Le fric il faut le palper tout de suite, il faut le sentir, le mettre dans la caisse et le sortir le soir avec amour ! et le ramener à la maison avant de le placer à la banque.
De jimmyb
13H31 | 10/09/2008 |
Pitié pour l'orthographe : « consœur » et non « conseur », trouvé plusieurs fois dans l'article.
à jimmyb
De Chloé Leprince
(auteur)
Rue89 | 13H53 | 10/09/2008 |
Allez, magnanime, je vous accorde le droit a la pitié ! C'est modifié… plus serieusement : merci de votre vigilance.
De AK47
Deviant | 13H47 | 10/09/2008 |
Merci pour l'article, je ne suis pas etonné du fait, recherchant un jour un medecin remplaçant, la question me fut posée de suite par la secretaire medicale avant la prise de rendez vous : Etes vous beneficiaire de la CMU ? Comme je ne le suis pas, je n'ai pas eu de refus mais cette question m'a fait tiquer ! ! je me suis demandé si cette question n'etait pas quelque peu discriminatoire …
Mais vous me direz et le serment d'hypocrate ? ?
« Je donnerai mes soins à l'indigent et à quiconque me les demandera »
« Que les hommes et mes confrères m'accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses ; que je sois déshonoré(e) et méprisé(e) si j'y manque ».
Ah c'est du bidon ? il y a des valeurs qui m'echappent…
Naif que je suis ! !
De caynou
médecin | 14H01 | 10/09/2008 |
Bravo pour cet article : il n'y a pire aveugle que celui qui ne veut pas voir !
Chaque CPAM a un conciliateur auquel on peut « dénoncer » ce type de dérives. Le vrai problème est qu'il est très difficile pour les personnes concernées de le faire et que l'absence de plainte permet à chaque caisse de dire qu'il n'y a pas de problème.
Pourquoi ne pas tenter un testing de ces procédures de conciliation comme l'avait (presque) fait envoyé spécial ?
De damon99
Citoyen, c'est déja beaucoup | 14H18 | 10/09/2008 |
Travaillant depuis plus de 10 ans dans un cabinet médical en banlieue parisienne voici mon « testing » des bénéficiaires de la CMU.
Je précise que je suis dans une banlieue modeste (val de marne) et que par conséquent je croise aussi bien des personnes aisées que modestes et très modestes.
Bilan : Sur une centaine de consultations environ 20% de bénéficiaires de la CMU.
Sur les 80 % des non-bénéficiaires 75% de ponctualité, et de visite effective, 5% de patients irrespectueux.
sur les 20% bénéficiaires de la CMU, au moins 50% de retard, de « ha pardon j'avais oublié », de « je viens vous voir docteur parce que j'ai mal à la tête (au moins 1 fois par semaine) », quelques « urgences » bien relatives et le reste de patient honnêtes (car il s'agit bien d'honnêteté dans ce cas.
Comment, dans ce cas, voulez vous travailler convenablement ?
Je vous concède que ces propos peuvent paraitre choquant, mais la réalité du monde médical est ainsi, n'en déplaise à certains.
Il est un peu facile de toujours remettre en question l'intégrité des médecins, et de constamment « oublié » les patients qui représentent l'autre coté du mirroir.
Voici, en partie, ce que tous les praticiens pensent tout bas et ne clament pas car c'est interdit, mais un médecin est une personne comme une autre et n'est pas à la disposition de ces patients, il est un professionnel de santé, et les patients l'oublient parfois un peu trop.
Voici le bilan de mon « testing »
à damon99
De monika
ex secrétaire médicale | 18H09 | 10/09/2008 |
A damon99
Suce boules
Moi aussi j'ai vécu dans le milieu médical, il n'y a pas plus de retard chez les personnes bénéficiant de la « cmu » que chez les personnes aisées. Les personnes aisées : leur motif : oh excusez moi docteur mais j'avais un rendez-vous très important ! chez le notaire » ou autre……
Il y a beaucoup de personnes qui oublient de venir à leur rendez-vous surtout lorsque les délais sont trop longs pour avoir un rendez-vous (mais quand même, moi qui ai connu ce monde : passe droit pour les personnes aisées ») et que la douleur « soit passée ». Pour les laissés pour compte il n'y a pas d'explication, ils ne vont pas vous dire quand même qu'ils avaient un rendez-vous chez le notaire. On ne les croirait pas !
Vous dîtes n'importe quoi. Pas plus de retard ou d'absence chez les uns ou les autres.
Quelle déchéance d'être bénéficiaire de la cmu, cela m'arrivera peut être un jour (je ne paye pas d'impôts cette année ) et puis peut être qu'un jour lorsque je serais bénéficiaire de la cmu (ce que je ne souhaite pas) j'oublierais un rendez-vous parceque j'aurais la tête pleine de mes soucis !
Bien à vous
à damon99
De monika
ex secrétaire médicale | 18H27 | 10/09/2008 |
A Damon
Sur les 20% de bénéficiaires de la cmu, au moins 50% de retard ! ….. Donc 10% (et 5% pour les « riches » d'après vous : bon cela ne fait pas une grande différence me direz-vous en toute honnêté, eu égard aux 80% de non bénéficiaires qui oublient leur rendez-vous ou arrivent en retard. Calculez un peu ! Bon moi quand j'étais secrétaire je vous avoue que je ne pouvais quand même pas faire le pourcentage des absents « riches » ou « pauvres » mais j'ai bien réalisé que les absences ou retard n'incombaient pas qu'aux « pauvres » ! quel vilain mot « pauvre » ne trouvez-vous pas, les pauvres qui bénéficient de la cmu ? Ce genre de situation ne devrait plus exister , surtout avec Sarko qui nous a promis monts et merveilles !
à damon99
De monika
ex secrétaire médicale | 18H18 | 10/09/2008 |
A DAMON
les praticiens : ils veulent palper le fric tout de suite. Ils ne veulent même plus avoir à faire avec les mutuelles : trop long les remboursements avec ces « putains de mutuelles ». J'ai connu cela, figurez-vous et en 32 ans de carrière j'ai eu le temps d'analyser. Ah ça sent bon le fric ! surtout quand on peut le dépenser de suite !
à monika
De damon99
Citoyen, c'est déja beaucoup | 22H52 | 10/09/2008 |
Si vous voulez une confidence, je m'attendais à ce genre de commentaires et à ces raccourcis si faciles.
cet antagonisme entre riche et pauvres qui n'a aucun sens, je ne blâme pas les gens d'être dans telle ou telle situation car moi même je ne sais pas de quoi mon avenir sera fait (golf ou Seychelles je me tâte encore ! il n'y a que 2 choix ? ).
Là où vous êtes forte c'est que vous avez réussi à caser le désormais célèbre « c'est la faute à Sarko » qui à lui seul porte tous les maux de la terre ! Décidément je ne sais pas ce qu'il vous à fait à vous lecteurs de rue89 mais je serai curieux de le savoir.
C'est dans vos propos qu'on sent la haine entre les catégories de personne, pas dans les miens, je ne fais qu'exposer mon expérience, je ne force personne à me croire, je constate tout simplement. Maintenant que vous ne soyez pas d'accord c'est une chose, mais respectez au moins mon point de vue !
Vos propos transpirent la jalousie et l'aigreur à l'encontre d'une profession qui ne vous a pas laissé les meilleurs souvenirs et j'en suis désolé. Mais rassurez vous, le monde n'est pas à l'image de ce que vous en faîtes et heureusement pour nous !
Bien à vous !
Le suce boule golfeur.
PS : demain il pleut, c'est la faute à sarko ?
à damon99
De monika
ex secrétaire médicale | 07H03 | 11/09/2008 |
A Damon
« je ne sais pas ce qu'il vous a fait (sarko) à vous lecteurs de rue 89 » : justement il n'a rien fait pour nous « les petits ». Promesses en l'air de sa part.
Je n'ai pas d'aigreur mais j'ai simplement constaté au cours de ma carrière.
De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 14H31 | 10/09/2008 |
testing….
…
« test » ça fait trop banal ou quoi ?
Dans les commentaires je m'en fous, mais dans l'article ça me choque carrément, surtout qu'il doit y avoir des esprits influençables qui vont croire qu'ils peuvent utiliser ce mot.
De Francois Toulouse
14H41 | 10/09/2008 |
Il faudrait transposer le système de santé cubain en France, la population serait mieux soignée, les médecins moins riches et la sécurité sociale serait renflouée.
Pensons-y lors des prochaines élections !
De spicebones
14H54 | 10/09/2008 |
super idée d'enquête !
De fredlebreton
ici | 15H28 | 10/09/2008 |
Mon dieu que de clichés sur les médecins ! ! ! ! !
Les Seychelles, le golf, le tennis, j'en passe et des meilleurs.
Moi même professionnel de santé je peux vous parler d'une réalité tout autre : Un généraliste de nos jours n'a plus vraiment le temps d'aller à l'autre bout de la planète car après ses 60 heures de consultations par semaine (combien vous en faites vous ? ) , il doit se taper le coté administratif qui représente 3-4 heures. Le tout pour un « salaire » qui est le double d'un smic. Les spécialistes ne sont pas mieux lotis.
Parlons maintenant des CMU qui sont dans leur immense majorité (et non pas la majorité, lisez moi bien) des consommateurs de soins gratuit !
Ils ne viennent pas aux RDV fixés, ils ne reviennent pas au suivi de soin, Ils exigent une date et un horaire précis, ils vont voir 2,3,4 médecins pour la meme patho histoire de vérifier si c'est bien toujours le meme diagnostic, bref pourquoi se donner du mal puisque c'est gratuit. Et ça dans un emploi du temps de toubib je peux vous dire que c'est pénible sans compter qu'on a un peu l'impression d'être de la merde.
Quand les CMU seront un peu plus disciplinés ca ira aussi beaucoup mieux. Sans compter avec les erreurs quasi quotidienne de la sécu dans les réglement (vous ne diriez rien vous, si votre patron se trompait de 1000 euro dans votre salaire tous les mois ? ? )
Et encore une fois les médecins ne sont pas riches ? ? ? ou alors ceux qui bossent comme des fous mais de toutes façons ils n'ont pas le temps pour le dépenser.
Et puis si vous êtes jaloux, vous n'aviez qu'a les faire les années de médecines….
à fredlebreton
De orties
15H33 | 10/09/2008 |
Je vais pleurer ! ! !
Si vous n'êtes pas content de votre sort, changez de métier ! Je crois qu'on a encore besoin de caissier(e)s au supermarché du coin, du moins tant qu'il n'est pas équipé de caisses automatiques.
à orties
De monika
ex secrétaire médicale | 18H05 | 10/09/2008 |
A Orties
Attends.attends…….
Il ne tient qu'à nous de ne pas défiler devant les caisses automatiques. Nous avons le pouvoir ! Si tout le monde refusait de passer devant ces caisses, que se passerait-il ? on reviendrait à l'ancien système, et cela supprimerait beaucoup de chômage.
à fredlebreton
De damon99
Citoyen, c'est déja beaucoup | 15H33 | 10/09/2008 |
J'ai bien peur que ce genre de discours n'ait pas sa place sur ce site (cf mon commentaire).
Je suis même d'ailleurs assez surpris de ne pas encore avoir été jeté en pâture.