Une étude du Fonds de financement de la Couverture maladie universelle (CMU) révèle ce mercredi 1er juillet 2009 qu'un quart des médecins parisiens refusent les patients affiliés à la CMU. Leur panel comprend des dentistes, des généralistes et des spécialistes. En septembre 2008, Rue89 avait fait son propre testing auprès de 71 cabinets en médecine générale, gynécologie et ophtalmologie. Dans certains secteurs, le taux de refus pouvait grimper à 40%.

(De nos archives) Roselyne Bachelot poursuit sa mise au pas des médecins libéraux. Après avoir imposé un devis pour tout acte dépassant 70 euros, le cabinet de la ministre de la Santé a annoncé mardi un avant-projet de loi pour sanctionner les praticiens qui refusent de soigner les patients bénéficiant de la Couverture maladie universelle (CMU).
Le texte ne sera présenté qu'en octobre en Conseil des ministres mais il indique que « plusieurs dispositions encadrent et répriment déjà le refus de soins mais il est nécessaire d'interdire très clairement la discrimination pour raisons financières ou sociales ». De fait, les sanctions restent rares, alors qu'il est illégal de refuser un patient au prétexte qu'il dépend de la CMU. Ce qui est tout de même le cas de 4,8 millions de personnes, pour qui la loi prévoit qu'aucun dépassement d'honoraire n'est applicable.
En pleine embardée contre les dépassements d'honoraires, Roselyne Bachelot a décidé de hausser le ton. D'abord en permettant aux Caisses primaires d'assurance maladie de pratiquer des testings auprès des praticiens. Ensuite, en cas de preuve d'un refus de soin, les CPAM pourront prendre des sanctions financières. Et même interdire au médecin tout dépassement d'honoraires à l'avenir s'il récidive.
Pour enfoncer le clou, la ministre de la Santé menace même de rendre ces décisions publiques « parce que le refus de soins est un acte grave ». Le cabinet de la ministre rappelle qu'une enquête téléphonique réalisée « à l'aveugle » dans dix villes de France par l'ONG Médecins du monde en 2006, s'était révélée édifiante : 14 % des médecins déclaraient alors refuser de recevoir des patients CMU. Un chiffre qui grimpait jusqu'à 41 % pour les spécialistes de secteur 2 (conventionnés mais autorisés au dépassements d'honoraires).
Ayant pris connaissance de cet avant-projet de loi ce mardi après-midi, Rue89 a décidé de faire son propre testing téléphonique dans quatre arrondissements parisiens aux réalités sociologiques très variées, du Ier au XXe en passant par le VIIe et le XVIIIe. Deux heures plus tard, 71 cabinets médicaux avaient répondu, dans trois spécialités différentes (médecine générale, ophtalmologie et gynécologie). A chaque secrétaire ou médecin lorsque ce dernier répond en personne, j'ai donné la même version - simplissime :
« Je viens d'arriver dans le quartier et je suis à la recherche d'un médecin. Mais je voulais savoir si vous preniez les patients à la CMU puisque c'est mon cas. »
Voici, spécialité par spécialité, les résultats glanés en 71 coups de fil :
Médecine générale
Au total, trente cabinets contactés. Dans le XXe arrondissement, un médecin sur sept m'a éconduit, pas bavard pour expliquer le sens de son refus. D'autres, acceptant, en ont profité pour glisser au passage « encore heureux : personne n'a le droit de vous refuser, mademoiselle ! »
Dans le Ier arrondissement, un médecin sur huit a également refusé ma demande, arguant que son cabinet n'était « pas équipé pour ». Mauvaise réponse : les praticiens qui ne se sont pas procuré de boîtier pour la carte vitale peuvent très bien remplir un formulaire papier, ce que précise d'ailleurs une de ses consœurs qui tacle volontiers les pratiques moins vertueuses.
A l'extrémité nord de Paris, le XVIIIe, quartier largement populaire du côté de la Goutte d'Or et des boulevards des Maréchaux… mais plus cossu vers Montmartre. Aucun des sept généralistes appelés n'a refusé « mon » dossier… ex aequo avec le très chic VIIe arrondissement, où tous les généralistes disent recevoir des CMistes sans ciller.
Ophtalmologie
Chez les spécialistes des yeux, il en va autrement : 19 cabinets contactés, pour un total de 5 refus francs… et quelques explications alambiquées. Ainsi, dans le XXe, un ophtalmo sur cinq a refusé de me recevoir en apprenant que j'étais à la CMU. Dans le VIIe, ils étaient deux dans ce cas-là, mais prenaient soin de m'aiguiller vers un un dispensaire.
Dans le XVIIIe, un des deux praticiens réfractaires reconnaissait qu'il ne recevait personne à la CMU dans son cabinet libéral… mais se flattait de recevoir « gratuitement et pour la même qualité comparable depuis 25 ans à l'hôpital ». Attention quand-même : pour les patients CMU, ça se passe uniquement le jeudi après-midi et à l'autre bout de Paris, dans le XIIe arrondissement. Plus difficile, enfin : trouver un ophtalmologiste dans le très central Ier arrondissement. Pour une demi-douzaine de coups de fil, seuls trois cabinets ont répondu, dont un réfractaire.
Gynécologie
Trouver un gynécologue conventionné qui ne fasse pas de dépassements d'honoraires à Paris est réputé galère. Ça se confirme à plus forte raison pour les bénéficiaires de la CMU. Sur 22 gynécologues, huit ont fermé leur porte. Dans le Ier arrondissement, seulement un sur cinq accepte franchement. Deux refusent carrément, tandis que deux autres cabinets précisent soit que le même médecin fait une consultation à l'hôpital, soit que « c'est uniquement l'après-midi quand on est à la CMU ».
Dans le XVIIIe, une gynéco refuse mais aiguille en douceur vers deux consœurs qui consultent gratuitement et trois acceptent aussitôt. Une seule refuse mais sa secrétaire « croit savoir » qu'elle intervient « quelque part en milieu hospitalier ». Dans le XXe arrondissement, il semble plus simple de trouver un gynécologue CMU-compatible : quatre acceptent et le dernier explique qu'il consulte dans un centre de Santé trois demi-journées par semaine.
La palme du refus revient dans cette spécialité au VIIe arrondissement, plutôt accueillant dans les deux autres catégories : seulement deux oui francs pour cinq appels, un refus assorti d'excuses de la part de la secrétaire qui soupire -« C'est un cabinet privé, vous savez“- et une gynéco qui décroche elle-même pour expliquer qu'elle a trop de monde et se cantonne aux problèmes d'infertilité. On termine en beauté avec cette secrétaire qui commence par une explication tortueuse :
‘Humm… voyez avec elle directement… ça dépend… elle seule peut décider de vous accepter, rappelez quand elle est joignable à partir du 1er octobre’.
Pour finir par poser la question qui tue : ‘Comment ça, vous ne travaillez pas du tout ? Oh mais d'ici le 1er octobre, vous aurez sûrement trouvé du travail ! ’ Photo : Consultation dans un hôpital de Mexico (Daniel Aguilar/Reuters).
Photo : consultation dans un hôpital de Mexico (Daniel Aguilar/Reuters), rien à voir avec Edwy Plenel.
► Article resorti de nos archives le 01/07/2009 après la publication de l'enquête du Fonds de financement de la CMU.


























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à Teberli
De orties
11H59 | 10/09/2008 |
« elle va rejoindre les anti-capitalistes et amener la discussion sur le terrain révolutionnaire »
Vous oubliez les franchises sur les boîtes de médicaments, qui pénalisent les plus malades et les plus fauchés (qui sont parfois les mêmes).
Il fallait oser !
De delalo
citoyen outragé | 23H34 | 09/09/2008 |
votre testing est salutaire à une époque où le directeur de la CNAM, Mr Roekhegem(qui aprés avoir reduit le remboursements des maladies longues durée), invite les médecins à porter plainte contre les cmuistes pour leurs comportements inppropriés :
- retard injustifiées au R.V
- R.V manqués
- traitements non suivis
- exigences exorbitantes.
N'en deplaisent a certains, le droit à la santé n'est pas fonction de la richesse financière, mais ces quatre points ne concernent que les gens en difficultés.pourquoi ?
à delalo
De Immyr
Médecin Généraliste | 00H06 | 10/09/2008 |
Ce type de comportement existe avec nombre de patients mais surtout des bénéficiaires de CMU (35% parmi les patients non bénéficiaires - 65% patients bénéficiaires). Mais ça reste dans tous les cas une très petite minorité (5-10% de l'ensemble des patients). Pour quelles raisons ? Les mêmes que celles des non bénéficiaires du CMU, à savoir les problèmes socioprofessionnels, émotionnels, dépression, anxiété et autre. Quand on est dans un état précaire et que nous avons l'impression que les autres vont mieux que nous, comment réagir, qui blâmer et ainsi de suite. Ce sont des choses qui mettent en rogne au bout d'un certain temps n'importe quel médecin, mais ça reste compréhensible (avec un peu de recul car 3 patients qui ne viennent pas dans l'après midi et vous obligent non pas à travailler plus pour gagner plus comme certains veulent le croire mais de rentrer à l'heure où vos enfants sont couchés et que c'est la deuxième fois ou troisième fois dans la semaine, et que vous étiez absent quand sa première dent est tombée et … bref… vous voyez).
De Immyr
Médecin Généraliste | 23H36 | 09/09/2008 |
Bon, je viens de lire longuement les divers commentaires à cet article. Plusieurs points abordés et surtout et surtout un véritable biais et une faute à noter à Mme Leprince dont j'apprécie particulièrement les articles.
- Est-ce que les médecins ont trop de prérogatives et de pouvoir en France ? La réponse est oui et j'en suis persuadé depuis mes premières années d'étude. Il existe des pans de la médecine qui pourraient être confiés à des non-médecins mais que les médecins (disons certains médecins) ne veulent voir sortir de leur giron. Quelques exemples : suivi des grossesses non compliquées en ville par des sages femmes qui est encore à l'état embryonnaire, les vaccinations de routine par les infirmières sans prescription médicale, l'absence encore d'un diplôme validant un cursus d'ostéopathie pure avec un contrôle d'état (quelques cours d'anatomie suivis aux US m'ont été donnés par des Docteur en ostéopathie qui connaissaient mieux l'anatomie du corps humain aussi bien que nombre de chirurgien), remboursement de l'homéopathie (avec la Belgique nous sommes le seul pays à rembourser la sorcellerie en petites granules, l'exercice de l'homéopathie dans certains pays comme en scandinavie étant rapproché au charlatanisme pur et simple, les médecins n'ont pas le droit d'y toucher) et j'en passe.
- La note dans l'article notant que les médecins en secteur 2 étant non conventionnés est fausse. Il existait (et je parle en imparfait), 3 secteurs en médecine (je vous parle d'il y a 8 ans quand je me suis installé). Le secteur 1 : dont j'en fais parti, dit secteur conventionné sans dépassement d'honoraires. Ce qui veut dire que les tarifs sont au centime près ceux de la sécurité sociale. Depuis la mise en place de la carte vitale, les consultations des bénéficiants du CMU sont même pour nous plus avantageux que les consultations normales étant donné que les chèques en bois existent mais que la sécu en bois pas encore (espérons que ça le restera dans les années qui viennent). Nous bénéficions de certains avantages au niveau de nos cotisations diverses étant donné notre convention avec la sécurité sociale. Les patients sont remboursés normalement. Le secteur 2 : secteur défunt que les syndicats négocient à ouvrir. Comme le secteur 1 pour le remboursement des patients mais les médecins avaient droit à faire des dépassements modérés d'honoraires. Les médecins ont moins d'avantages au niveau de leurs cotisations mais se rattrapent sur les honoraires. Enfin le secteur 3, honoraires libres non conventionnés. L'absence de convention veut dire que les patients ne sont remboursés que d'une somme symbolique de leur consultation et non les 65% habituelles du remboursement de la sécu.
- Quelques années avant mon installation le secteur 2 fut mise à mort ou presque. En mon temps c'était encore possible pour certains spécialistes sous des conditions particulières. Ce secteur permettait aux spécialistes avec beaucoup de charges matérielles et temporelles de se donner une bouffée d'oxygène et je m'explique. Le biais dans l'article ci-dessus est les 2 spécialités citées. L'ophtalmologie dont le matériel diagnostique et interventionnel doit être remis à niveau tous les 5-6 ans (je ne parle même pas du support informatique) et dont le cout atteint des sommets pouvant atteindre quelques centaines de milliers d'euros et secundo la gynécologie dont les couts d'assurance de pratique étant donné que c'est une spécialité à haut risque atteint 15 à 20000 euros par an. Ces spécialités font parti de ceux qui bénéficiaient le plus du défunt secteur 2. En secteur 1, ces spécialistes conventionnés ne peuvent avec les honoraires perçus se prévoir d'un exercice disons en rapport avec leur espérance. Cet état de fait de même que des honoraires incompatibles avec les risques juridiques encourus font que la réanimation anesthésiologie qui est un des secteurs les plus pointus et passionnants de la médecine manque aujourd'hui d'adeptes en france, ce qui explique en parti les temps d'attente de plus en plus longue pour des interventions hospitalières non urgentes. Les anesthésistes migrent dans le privé pour de meilleures rénumérations pour les risques encourus. Ou encore la psychiatrie qui devient anémique : consultation beaucoup plus longue (plus que les 15-20 minutes habituelles en médecine générale) pour une rénumération à peine supérieure.
Tout ceci N'EXCUSE EN RIEN, et je le dis haut et fort, EN RIEN, l'attitude d'un médecin refusant de voir un patient dans le besoin, qu'il ait ou non les moyens de lui payer le supplément demandé. C'est juste pour que vous ayez quelques pistes de réflexions supplémentaires.
à Immyr
De Chloé Leprince
(auteur)
Rue89 | 08H28 | 10/09/2008 |
Bonjour Immyr
Merci de vos éclairages en tant que médecin généraliste sous cet article ;
Absolument, vous avez raison, il s'agissait bien de parler du secteur 2 avec dépassements d'honoraires et pas du secteur non conventionné. D'autres articles suivront d'ailleurs sur les négociations en cours au ministère sur les dépassements d'honoraires et le tarif des actes.
à Chloé Leprince
De Venezuela
vit aux Pays-Bas | 08H58 | 10/09/2008 |
Je trouve qu'il faut quand meme faire attention lorsque l'on critique le systeme de sante en France.
Je vis aux Pays-Bas, pays dans lequel pratiquement tout fonctionne mieux qu'en France.
Sauf, la medecine. En gros, il faut gerer au mieux les finances publiques donc faire le moins de prescriptions possibles (je ne suis pas contre, les antibiotiques a tout va ce n'est pas une solution).
Mais, le mari d'une collegue a eu un cancer du colon detecte en phase terminale, car a 33 ans, il ne rentrait pas dans les statistiques (apparemment c'est rare a cet age)et lorsque les medecins se sont decides a lui faire les examens et bien c'etait trop tard. D'ailleurs, a partir d'un certain niveau de revenu, les Neerlandais vont se faire soigner en France.
Pourquoi ne pas faire faire les vaccins par des infirmieres ? Cette annee je n'avais pas le temps d'aller en France faire faire les rappels de vaccins de mes enfants, donc cela a ete fait ici : resultat mega-infection.
Un de mes enfants a eu des verrues, il a fallu passer par le generaliste (celui-ci ne traitant pas les verrues - 25 euros la consultation de 5 minutes) pour aller chez le dermato. La n'etant pas affiliee a la secu neerlandaise (au-dessus d'un certain revenu annuel, on est hors-secu et donc il faut prendre des assurances privees) on me demande une avance de 125 euros (on peut quand meme payer avec sa carte bleue). Rien a dire contre le dermato, en plus il nous a dit qu » en cas de probleme, nous n'avions pas besoin de passer par le generaliste.
J'ai eu ce dialogue chez le dentiste. Elle me donne donc des codes et me demande de demander a mon assurance combien elle rembourse sur ces soins. Je lui demande si j'ai besoin des soins en question ou pas. Apres plusieurs discussions, elle finit par me dire que la secu ne rembourse pas ces soins et qu'en general, les gens ne se font soigner qu'en fonction des remboursements…
Je ne pense pas qu'en France, on se dirige vers un systeme ultra-liberal a l'anglaise ou a l'americaine mais ce qui risque d'arriver c'est le systeme neerlandais (son point positif c'est qu'il n'y a pas surconsommation de medicaments).
à Immyr
De orties
12H24 | 10/09/2008 |
@Immyr
Je suis d'accord avec presque tout ce que vous avez écrit et j'apprécie particulièrement votre objectivité. Vous êtes sans nul doute un médecin comme on aimerait en voir tout le temps.
Malheureusement, le secteur 2 est bien vivant et le plus fréquenté, même par les généralistes, sans que cela garantisse une bonne qualité de soins.
En IDF, un généraliste exerçant en secteur 1 est surchargé de demandes et, chez eux, l'attente est souvent longue.
S'il est normal que certains spécialistes soient mieux payés, cela devrait être prévu, ils ne devraient pas avoir besoin de demander un dépassement - payé par le patient (économie pour la CNAM ! )
Mais les dépassements ne sont pas toujours justifiés, loin de là.
à Immyr
De FO le dire
Nantes | 17H26 | 10/09/2008 |
En psychiatrie : 41 € au lieu de 22 (secteur 1), c'est quasiment le double. Une séance dure 1/2 h, c'est le double des 15 minutes du généraliste. On double mais à ceci près que le psy n'a pas besoin de beaucoup matériel pour exercer, de bons sièges, un bureau correct et ça roule pour des années.
à FO le dire
De monika
ex secrétaire médicale | 10H00 | 12/09/2008 |
Consultation chez un chirurgie : 60 euros remboursés sur une base de 44 euros, tarif sécu. Ignoble et l'on est bien obligé de passer entre leurs pattes. Honoraires libres, honoraires libres, honoraires libres……
Qui se remplit plus les poches, le patient ou le toubib ?
De hallucine
dans le flou | 00H00 | 10/09/2008 |
Parce que ma gynéco (à Paris) a failli fermer pour cause de faillite, j'ai très peur que la CMU n'oblige les médecins honnêtes et consciencieux à changer de métier.
A Paris, ils sont soumis aux mêmes problèmes de loyers que nous et les prix sécu sont les mêmes que partout en France… C'est purement et simplement pas jouable pour les médecins qui prennent le temps de recevoir leurs patients, pas au tarif CMU actuel et pas quand on attend autant les remboursements
(c'est l'avis d'une patiente, non médecin)
à hallucine
De richy
08H37 | 10/09/2008 |
Votre histoire me paraît invraisemblable une gynécologue sur Paris qui ferais faillite ! !
Quant aux revenus de cette supposée dame, qui ne pourrait pas assumer à loyer professionnel, Là aussi je me permets d'avoir de gros doutes ! !
Mais Effectivement il y a sûrement des médecins en France qui ont des difficultés financières
à hallucine
De orties
12H28 | 10/09/2008 |
Malgré le montant des loyers, il y a pourtant une pléthore de médecin à Paris. Il y en a même trop, il serait bon que beaucoup d'entre eux s'installent à la campagne.
De là à faire croire que c'est la CMU qui entraînerait la faillite des médecins, il y a loin !
De Secco 51642
en mal de curiosité | 00H17 | 10/09/2008 |
Sûr qu'il est inacceptable de refuser de recevoir les « CMistes », sur le principe en tout cas. Mais en même temps, il manque des vérifications (et si besoin sanctions) contre les abus de CMU, et il y en a aussi - ce sont souvent ceux-là qui provoquent le rejet par les spécialistes, car beaucoup d'emmerdes. Sans parler du coût pour la Sécu, donc pour tous ceux qui cotisent et tous ceux qui paient des impôts.
J'ai des copains dentistes, et quand il s'agit de commander des prothèses (donc sur mesure), une bonne moitié des détenteurs de CMU ne viennent pas pour le second rendez-vous. Il y aussi ceux qui, insatisfaits d'un premier diagnostic, ont quand même pris les médicaments (gratuits ! ) à la pharmacie et les ont… jeté ! Ne parlons même pas de ceux qui changent d'identité entre 2 RV (une fois c'est l'un, une fois c'est le frère, mais ils ont la même tête et la même bouche…)
à Secco
De wayakun
07H29 | 10/09/2008 |
Les abus sont rarissimes, faut quand même pas délirer.
La majorité de ceux qui bénéficient de la cmu n'ont pas le choix, c'est ça la réalité.
De NaturallytheRacoon
06H04 | 10/09/2008 |
A quand un testing sur les fraudes à la CMU ?
De Pasteque
Cucurbitacée à Géométrie Variable | 06H48 | 10/09/2008 |
Je me suis retrouve au RMI, beneficiant par la meme occasion de la couverture universelle, et je dois dire que dans ma ville, les praticiens que je connais ne m'ont jamais fait aucune remarque, pas plus que les pharmaciens.
Aucun ? Non, car un irreductible dermatologiste me fit bien comprendre, alors que je faisais une simple remarque, certes un poil exasperee mais tout de meme banale, sur le fait qu'il etait bien equippe du lecteur de carte vitale mais pas du lecteur de carte bancaire, m'obligeant de fait a faire un aller et retour, que j'avais vraiment pas a me plaindre, QUAND MEME… on me soigne gratis et en plus je me plains, non mais oh, ou va le monde.
Et puis qui dit RMI + CMU dit transports gratuits. Et un beau jour, alors que je demandais a un controleur qui m'arrachait litteralement ma carte des mains, l'air du type qui a une vie qu'on envie, si la politesse etait en option chez les controleurs du dimanche, j'eus droit a un regard d'une haine… mais d'une haine… et a des aboiements, maugreant a peu pres ce langage : « ca a les transports gratuits et ca gueule ? ! ! ,ù*^$$^“33## ! ”.
Les pauvres sont une calamite, surtout qu'en plus, par ramification, ils finissent par exasperer tous les honnetes gens. Cons de pauvres, va.
De catzitata
06H49 | 10/09/2008 |
venez à Nîmes faire le testing Il y a 2 ans j'ai cherché un orthodontiste qui voulait bien recevoir ma fille. mais les secrétaires demandaient au moment de l'appel quel était ma mutuelle. CMU ! ! ! oh, Madame 4 ans d'attente pour les patients CMU. J'ai du consulter à Montpellier, 40 km 1 fois par mois, ça de moins dans le budget déjà pas lourd d'une maman seule avec 2 enfants.
Depuis je consulte à l'hôpital. Les médecins me connaissant avant (sauf la gynéco qui a changé de comportement avec moi) continuent à me recevoir.
De RETRO
artiste guitariste/chanteur/travell... | 07H23 | 10/09/2008 |
Ce sujet je le maitrise grave :
1j'ai une maladie autoimmune(incurable,douloureuse),donc je bosse pas
2 je suis CMU et vous avez oublié un article CEUX QUI VOUS SOIGNENT COMME DES VETERINAIRES.j'explique apres un parcours du combattant pour faire soigner mes dents je tombe sur un dentiste(enfin un boucher )et oui trois moi apres l'avoir vu (tres tres mal)je vais en voir autre qui une fois m'avoir trturé peste haut et fort dans son cabinet et m'explique que ce dentiste(malgré qu'il fut payé par CMU(le meme tarif lui est rembousrer…)ne m'a pas soigné a juste poser un amalgame(platre)sur mes dents(qui on definitivement ete attaque ) pas soigné juste cache misere ; alors en fait certains ce font du blé en ne pratiquant aucune intervention ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
De wayakun
07H25 | 10/09/2008 |
La question que je me suis toujours posé, c'est : peut-on débarquer chez un médecin, et le prévenir uniquement au moment de le payer qu'on bénéficie de la cmu ?
Dans la mesure ou la cmu existe, est-il légal que les médecins refusent ?
à wayakun
De Pasteque
Cucurbitacée à Géométrie Variable | 08H18 | 10/09/2008 |
Sauf si on decide de faire de la CMU un probleme, on n'a pas a le dire a un medecin. Qu'est-ce que ca change ? S'il refuse… ce sera de toutes facons trop tard. Porter plainte… Ca laissera le soin a Rue89 de faire un bon petit article de plus : )
Les medecins, a ce que je sache, ne rabrouent pas un client selon qu'il paye avec une Visa ou une Mastercard. Alors la Carte Vitale, meme combat !
à Pasteque
De Arwene
18H54 | 01/07/2009 |
Ce que ça change ? La différence est qu'avec la CMU, le patient ne fait pas l'avance, ne paye rien, autrement dit (pour un médecin secteur 1). Avec un régime classique, on paye la consultation 22 euros, puis on est remboursé 70% des 22 euros - 50 centimes de franchise = 14,90 par le régime général (Sécu ou autre) puis, si on a une complémentaire, les 30% restants sont remboursés, soit 6,60 euros. Mais pas les 50 centimes de franchise que les mutuelles n'ont pas le droit de rembourser (ce qui me fait dire que cette franchise sert plus à punir les patients d'être malades qu'à cotiser ! )
Bref, pour un médecin, avec un patient CMU, il ne voit pas venir les 22 euros de consultation. Et certains se plaignent de n'être pas payé en temps et en heure par la sécurité sociale, surtout si le patient dépend d'un autre département, et bien entendu si la carte vitale est fausse-volée-ou-trafiquée…
De Immyr
Médecin Généraliste | 08H27 | 10/09/2008 |
La réponse est :
- Oui : vous pouvez prendre RV avec n'importe quel médecin et le prévenir juste au moment de payer que vous bénéficiez de la CMU.
- Pour les médecins conventionnés secteur 1 : il est illégal qu'ils refusent d'être payé de cette façon.
- Pour les médecins en secteur 3 : ils sont hors convention donc n'ont pas de contrat avec la sécurité sociale donc ils sont disons hors CMU et même hors remboursement. Mais la convention auquelle ils appartiennent doit être indiqué à leur cabinet.
- Pour les médecins en secteur 2 : reste à la charge du patient le supplément demandé qui doit être, selon la formule consacrée de la sécurité sociale, avec tact et mesure (exemple pour un ancien médecin généraliste que je connaissais, un dépassement de 2-3 euro en plus). Les tarifs de tout ce qui se passe en sus des remboursements de la sécurité sociale doit être affichée au cabinet.
Donc pour revenir à votre première question, oui pour les médecins en secteur 1, mais mieux vaut prévenir pour les conventionnés en secteur 2 et savoir où on s'engage pour les médecins en secteur 3.
à wayakun
De Charmant
Erudit | 13H27 | 10/09/2008 |
Dans la mesure où les juifs sont les otages d'un statut particulier sous le régime de Vichy, est-il légal que les fonctionnaires refusent de les déporter ?
à Charmant
De Charmant
Erudit | 13H28 | 10/09/2008 |
@ Wayakun
De Pamir35
Inernaute à mes heures | 07H39 | 10/09/2008 |
Il y a aussi des spécialités uniquement pour riches notamment l'orthodontie.
Ma fille doit aller voir l'orthodontiste qui va nous dire son plan d'action pour la très modique somme de 140 €. Seulement 40 € de cette somme sera remboursée par la sécurité sociale ; pour ma mutuelle je ne sais pas. Une fois ce plan établi, on verra pour le coût de l'action elle-même…
Je peux payer alors je paye ; mais les 4,5 millions de personnes (CMU) n'ont pas accès à ces soins et c'est un scandale abominable.
Il faut que les pouvoirs publics fassent vraiment qq chose dans ce domaine avec des sanctions. ceux qui ne jouent pas le jeu doivent être présentés aux assurés clairement. A quoi bon une demi-convention avec la Sécu ?
à Pamir35
De orties
12H36 | 10/09/2008 |
Tout à fait d'accord.
Il en est de même dans d'autres domaines (semelles orthopédiques à 140€ remboursées 18,76€). Si on a la CMU, on n'a qu'à boîter !
Les exemples ne manquent pas !
à orties
De Arwene
18H56 | 01/07/2009 |
et les lunettes… et beaucoup de soins dentaires !
De commentateur
bonne | 08H13 | 10/09/2008 |
Il aurait été intéressant de tester les dentistes. Je ne suis pas CMUste mais en prenant RV certains cabinets de mon quartier (5°) ont spontanément posé la question.
Il serait itéressant d'ouvrir un site web de testing avec publication des résultats. On demandera ensuite de les faire inscrire sur le fichier Edwige ! !
De docno
médecin | 08H25 | 10/09/2008 |
Bonjour,
il me semble que des sanctions existaient déjà théoriquement, mais n'avaient jamais lieu !
en effet, il en faut de l'aplomb à un réfugié politique pour oser s'insurger contre un médecin, et surtout des démarches complexes pour que cette plainte aboutisse (les nombreux méandres administratifs…)
d'autant que dans la plupart des cas ce refus est vécu de façon très honteuse et que les bénéficiaires de la CMU l'ayant expérimenté ne vont pas le crier sur tous les toits !
De richy
08H28 | 10/09/2008 |
Le fait de refuser les malades payants leurs soins par l'intermédiaire de la cmu, ne contrevient-t-il pas au serment d'Hippocrate ? Si c'est le cas, il suffirait de faire constater par des huissiers les refus de soins, et de faire radier ses médecins de l'ordre.
Bien évidemment, je rêve !