Le sommet quadripartite de Damas marque une étape importante dans le réchauffement des relations entre la Syrie et Israël, officiellement en guerre depuis 1948. Résultats de configurations internes favorables et de pressions externes, les discussions entre les deux pays, sous l'égide de la Turquie, stigmatisent la possibilité de partager les bénéfices d'une paix longtemps improbable. Mais les négociations sont encore longues et incertaines.
En Israël, Ehoud Olmert, sous le coup d'enquêtes judiciaires pour corruption, a relancé, à Ankara en février 2007, l'idée de pourparlers syrio-israéliens. En Syrie, Bachar al-Assad, plus modéré que feu son père Hafez, a été reconduit dans ses fonctions de président de la République arabe syrienne en mai 2007. Les deux dirigeants sont donc allés chercher, dans ces négociations, interrompues depuis 2000, un appui en politique étrangère sur la base de la conférence de Madrid en 1991, capable de conforter leur pouvoir politique interne. La configuration politique, fondamentale en négociation, est suffisamment bonne pour envisager la fin d'une guerre tantôt chaude tantôt froide entamée à la création de l'Etat d'Israël, en 1948.
Golan et Chebaa
La question territoriale est au centre du contentieux entre les deux Etats depuis 1967. Le plateau du Golan, originellement syrien, et les fermes de Chebaa, territoire alors libanais mais contrôlé par la Syrie, sont depuis occupés par Israël comme une seule et unique entité, le Golan.
Annexé en 1981 par l'Etat hébreu, cet espace de 1200 km² est hautement stratégique. Zone d'agriculture importante au climat favorable, le Golan donne également sur le lac de Tibériade, dont Israël tire 40% de son eau. L'endroit est enfin très important en terme de géostratégie, puisque situé au carrefour entre Liban, Syrie et Israël.
Quand au territoire de Chebaa, doté également de ressources aquifères et agricoles, son relief atteint près de 2000 m et domine ainsi les zones démilitarisées des suds libanais et syrien. Bien qu'inscrit dans le patrimoine géographique et administratif israélien, et lieu de villégiature réputé, le Golan pourrait être rétrocédé à la Syrie par Israël, « en totalité » selon le Premier ministre Olmert, en échange d'un traité de paix.
Iran
L'alliance entre Damas et Téhéran pourrait également intéresser au plus haut point le gouvernement israélien. L'hostilité acerbe du président Mahmoud Ahmadinejad empêchant tout rapprochement direct d'Israël avec la République islamique d'Iran, la Syrie est un intermédiaire intéressant afin d'instaurer un dialogue –de réduction de tensions ou de confrontation– entre Jérusalem et Téhéran.
Ainsi le président Al-Assad a d'ores et déjà entamé son rôle d'interface en prévenant Israël qui, selon le ministre de la Défense Ehud Barak « n'excluait aucune option » face au programme nucléaire iranien, qu'une attaque contre son allié iranien « aurait des résultats catastrophiques ». Israël gagnerait là une médiation indirecte, et la Syrie serait alors un médiateur indispensable.
Hezbollah et Liban
Les liens entre l'opposition libanaise, et en particulier le Hezbollah, et Damas pourraient également être profitables à Israël. Dans le cas d'une solution avec son voisin syrien, l'Etat hébreu pourrait à travers lui faire pression sur le « Parti de Dieu » afin d'obtenir l'arrêt des tirs de roquettes Katiouchas lancées à partir du Liban sud.
L'échec patent de l'opération aventureuse de l'armée israélienne contre le Hezbollah en 2006 a sûrement convaincu les décideurs politiques israéliens que des moyens de pression indirects et non coercitifs pourraient éviter l'impasse d'un conflit asymétrique dans lequel Israël s'était alors empêtré.
Plus largement, l'implication –réduite mais toujours forte– de Damas au Liban peut être un outil de diplomatie parallèle fort judicieux pour Jérusalem dans ses rapports avec Beyrouth, notamment dans le jeu politique complexe de la scène libanaise.
Pour Damas, ceci signifierait plus que le simple maintien d'une influence à la baisse depuis l'assassinat du Premier ministre libanais Rafi Hariri, imputé par les Occidentaux à ses services de sécurité : ce serait la reconnaissance et la consolidation de son ascendant au pays du Cèdre.
Hamas et Palestine
Bien que moins intenses avec le Hamas qu'avec le Hezbollah, les relations qu'entretient Damas avec le « Mouvement de la résistance islamique » peuvent également être porteuses pour Jérusalem. Damas abrite en effet Khaled Mechaal, le chef exilé du bureau politique du Hamas, mouvement palestinien contrôlant la bande de Gaza et qui a provoqué son classement par Israël comme « entité hostile ».
Les négociations commencent d'ailleurs à mettre à profit le réseau damascène puisque le père du caporal Gilad Shalit, enlevé dans la Bande de Gaza en juin 2006, a fait passer une lettre à son fils. Ce serait également un moyen pour Israël d'obtenir la cessation des attaques à la roquette sur la ville de Sdérot et dans le sud israélien depuis le territoire gazaoui.
Des pressions pourraient également se faire, par l'intermédiaire de la Syrie, sur le Djihad islamique, de moindre importance mais dont l'hostilité à Israël est au moins aussi forte que celle du Hamas. Une fois encore, Damas, en médiatrice, serait au centre des conflits de la région
Monde arabo-musulman
Si ce que Mark Regev, porte parole de M. Olmert, nomme une « paix totale » était atteint, le signal en direction du monde arabo-musulman serait positif pour les deux acteurs. Pour Israël, ce serait l'occasion de trouver une paix recherchée avec les anciens belligérants arabes frontaliers, après l'Egypte en 1978 et la Jordanie en 1994.
Couplé avec l'élaboration d'un Etat palestinien, la reconnaissance de son existence dans le monde musulman serait certainement assurée en majeure partie. Si l'Etat juif trouvait un pivot fondamental dans ses relations avec l'Iran, ce serait également le cas avec le Pakistan ou l'Indonésie, rapports déjà soutenus par la Turquie.
Quand à la Syrie, elle montrerait qu'elle est capable de dépasser l'idéologie baasiste auprès des pétromonarchies du Conseil de Coopération du Golfe, et s'inscrirait ainsi comme un acteur indispensable au Proche et Moyen-Orient dans les domaines sécuritaire, économique et politique.
Occident
Condamné régulièrement par les gouvernements européens pour son non respect des résolutions des Nations unies, l'Etat hébreu s'offrirait en sus, par la liquidation du conflit latent qu'il partage avec la Syrie, la preuve d'une bonne volonté.
Celle-ci pourrait se traduire par un soutien plus important de la communauté internationale dans la défense de ses intérêts dans le processus de création d'un Etat palestinien.
La Syrie pourrait quant à elle perdre le titre d'« Etat voyou » décerné par l'administration Bush. La normalisation de ses relations avec la communauté internationale permettrait de ne pas se contenter de ses alliés russe et iranien, mais de lui ouvrir les portes de soutiens politiques et de bénéfices économiques américains et européens.
La situation prolifique de paix, dont la possibilité dépend du volontarisme politique qu'on injectera pour sa concrétisation, n'est cependant pas si aisé à atteindre. Quatre difficultés majeures persistent.
Un conflit vivace
Depuis la reprise des négociations, Israël n'en a pas moins mené des opérations militaires sur le territoire syrien.
En septembre 2007, l'IDF (sigle des forces armées israéliennes) a mené un raid aérien dans le but supposé de prévenir Damas de ne pas participer au réarmement du Hezbollah. Cette opération a été probablement l'occasion de reconnaissances, voire d'un raid de destruction d'un site pouvant abriter des installations nucléaires. Damas est en effet suspectée de coopération avec la Corée du nord dans le domaine nucléaire, ce qui irrite Jérusalem.
Par ailleurs, l'assassinat en février dernier à Damas du chef militaire du Hezbollah, Imad Moughniyeh, imputé au service de sécurité extérieure israélien, le Mossad, si cela s'avérait être le cas, serait un exemple de menaces sur la poursuite des pourparlers.
Une possibilité de déstabilisation politique en Syrie
Si le président Al-Assad s'est montré, sur la scène politique, plus libéral que son père, il n'en reste pas moins que le régime baasiste conserve une assise autoritaire. L'exemple irakien montre d'une certaine manière que la démocratisation, vue par certains comme un « ramollissement » du pouvoir, n'engendre pas forcément le contentement des forces politiques et sécuritaires dures importantes dans un régime baasiste.
Le président syrien s'est ainsi repris et a limité l'ouverture du régime afin de contenter ces forces. L'initiative internationale actuelle, si elle s'avérait défavorable pour la Syrie, pourrait provoquer la fragilisation du pouvoir damascène.
Les législatives israéliennes
Le Premier ministre Olmert a beau avoir réengagé les pourparlers, il a annoncé depuis qu'il quittera son poste après les assises de son parti centriste, Kadima. Les négociations dépendent donc de la continuité politique israélienne.
Bachar al-Assad a ainsi déclaré attendre les élections législatives israéliennes « pour déterminer l'avenir » des négociations « afin que nous soyons sûrs que le prochain Premier ministre continuera dans la même direction d'(Ehud) Olmert en vue d'un retrait complet du territoire (syrien) occupé ».
Si la donne politique israélienne venait à s'inverser, les négociations feraient donc probablement à nouveau chou blanc.
Les colons
Les vœux pieux du gouvernement israélien restent suspendus à une réalité : près de 20 000 colons ont investi le plateau du Golan depuis 1967. L'évacuation de la bande de Gaza rappelle la difficulté politique et technique d'extraire les colonies des territoires gagnés en 1967 par Israël.
Et les colons ont dénoncé la rétrocession possible du Golan, par la voix de leur représentant, Elie Malka, comme étant un « acte irresponsable », « contraire aux intérêts d'Israël », qualifiant la Syrie de « partie de l'axe du mal ».
Une « paix totale » serait sans aucun doute bénéfique à Israël, à la Syrie, ainsi qu'à toute la région proche-orientale. A l'aube du cinquième round de négociations, la volonté politique comme le soutien international permettent de l'espérer.
Mais, comme toujours au Proche Orient, la prospective stratégique est fort incertaine dès que l'on dépasse le court terme. De la bonne volonté et de l'abnégation des gouvernements israélien et syrien dépendra la possibilité de jouir des bénéfices d'une paix historique.




















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De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 16H14 | 08/09/2008 |
Merci pour cette mise à jour très interessante et objective des négotiations entre Israel et la Syrie.
Une question cependant :
Comment voit-on le possible rapprochement des ces deux pays dans les milieux libanais non-alignés sur la Syrie ?
De serge szmuszkowicz
16H45 | 08/09/2008 |
Tant que les extrémistes de tous bords auront leur mot à dire, que les intérêts stratégiques de certains pays ne seront pas sauvegardés et que règnera cette absence de bonne volonté il ne pourra y avoir de paix dans cette région.
De asozial
aus Berlin | 22H44 | 08/09/2008 |
il y a une pub pour une voiture sur ma page (oublié de brancher mon adblock) ! hé mazda, je n'achérerai JAMAIS une de tes voiture !
désolé pour le détournement d'article.
De asozial
aus Berlin | 17H20 | 08/09/2008 |
quid des palestiniens dans cet accord possible ? l'entente ne se fera-t-elle pas sur leur dos ?
dommage que l'article fasse l'impasse sur la question, un petit rajout monsieur Théron ?
à asozial
De compte supprimé 13
19H39 | 08/09/2008 |
- Sécuriser l'extérieur pour continuer la colonisation à l'intérieur.
- Couper les liens Iran/Syrie, Iran/Hezbollah, Hamas, pour assurer ses arrières au cas - éventuel - d'une idée de frappe sur l'Iran.
en passant 1 : ces derniers jours Israel a autorisé la livraison d'un millier de Kalachnikov + munitions à « l'Autorité Palestinienne » de M. Abbas, en Cisjordanie.
en passant 2 : Notre bon maître Nicolas 1er, lors de son voyage en Syrie, interviewé à la TV syrienne a déclaré : « Un jour – quelque soit le gouvernement israélien – nous pourrions découvrir un matin qu'Israël a frappé [l'Iran].
“ La question n'est pas de savoir si ce serait légitime, si ce serait intelligent. Que ferons-nous à ce moment là ? ”
Mais tu ne trouveras pas ce genre d'info ici.
en revanche au vu des “pastilles” déjà attribuées tu constateras qu'ici une bande de nazificateurs sévit : tout ce qui ne va pas dans leur sens est “nazé”.
Pour une fois qu'ils peuvent jouer avec leurs boules.
à compte supprimé 13
De parousnik
12H35 | 10/09/2008 |
@ira
Impossible de pertinenter ou toper ton commentaire… étrange a croire que les petites boules sont programmées comme le sont les ordinateurs de votes aux USA et peut être même ailleurs…
Les nazistes ne sont pas forcement la ou ils paraissent le plus visibles…
à asozial
De asozial
aus Berlin | 22H49 | 08/09/2008 |
intéressant que ma remarque précédente récolte autant de votes négatifs, cela me conforte dans l'idée que la question palestinienne est dans l'angle mort du rapprochement syrie-israël.
la syrie ne serait pas le seul pays arabe qui se désintéresse de la question comme le fait par exemple l'arabie saoudite qui préfère faire des affaires.
De babayaga
musique du monde | 18H53 | 08/09/2008 |
Merci pour cet article qui permet de mieux comprendre les enjeux des négociations israélo-syriennes.
Si les négociations aboutissent, ce que je souhaite, c'est la reconnaissance par la Syrie, puis pas d'autres Etats, de l'existence de l'Etat israélien et d'un futur proche Etat palestinien.
C'est la mise à mal de tout le monde anti-sioniste, dont quelques membres vont venir démontrer l'inanité de l'analyse.
Le plus important, ce serait l'instauration de la paix au Proche Orient.
On peut y croire : )
De jean breton
républicain laïque | 20H23 | 08/09/2008 |
Contrairement à ce que pensent les angélistes, cet accord sous pression américaine ne présage rien de bon pour les peuples de la région.
Plus fort, Bachar mènera une politique de moins en moins liée aux engagements traditionnels de la Syrie vis-à-vis des Palestiniens.
Il assoira sa position vis-à-vis des militaires, à qui on peut d'ailleurs faire confiance pour renforcer la démocratie syrienne.
Et puis tout cela masque le mur, le siège atroce de Gaza, les routes barrées, les villages asphyxiés, les chars partout : la guerre sans fin où le peuple d'Israël est entraîné par les Olmert et Nettanyaou.
Bref vraiment pas de quoi pavoiser, comme le dit très justement Théron.
à jean breton
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 00H09 | 09/09/2008 |
Ne pensez vous pas, qu'il serait temps que les pays comme la Syrie et des observateurs comme vous cessent de faire la politique à la place des Palestiniens, plutôt que de favoriser par tous les moyens - et la paix en est la condition sine qua non - la création d'un état palestinien souverain, voisin de l'état d'Israël ?
De nemo3637
Déchoukeur | 21H28 | 08/09/2008 |
Cet article a le mérite d'être clair, concis. On comprend les enjeux. J'espère que vous continuerez à écrire sur le sujet.
La paix entre la Syrie et Israël ? Ce serait une merveilleuse nouvelle. Mais on reste méfiant sur les intentions belliqueuses d'Israël contre l'Iran.
à nemo3637
De zopopop
disneyland | 21H44 | 08/09/2008 |
« Mais on reste méfiant sur les intentions belliqueuses d'Israël contre l'Iran. »
T'as raison de le souligner, alors que l'Iran ne souhaite qu'une chose : aller faire des bisous à tous les israéliens.
De potolo
etudiant | 22H09 | 08/09/2008 |
Jusqu'à preuve du contraire et en conformité avec le droit international la capitale de l'État d'israel est tel aviv et non pas Jérusalem !
Car reconnaitre Jérusalem comme capitale de l'etat d'israel excluerait un partage de cette ville historique entre les deux peuples !
Pire ! ce serait reconnaitre la politique de colonisation de l'etat d'israel !
à potolo
De zobizob
22H24 | 08/09/2008 |
»….en conformité avec le droit international … »
Donne-nous les références, on brûle d'en savoir plus.
à zobizob
De asozial
aus Berlin | 22H55 | 08/09/2008 |
La résolution 478 du Conseil de sécurité des Nations unies adoptée le 20 août 1980 prend des dispositions au sujet de loi de Jérusalem votée par la Knesset la même année. Cette loi institue Jérusalem comme capitale « une et indivisible » de l'État d'Israël.
La résolution condamne la loi, affirme qu'elle constitue une violation du droit international et que les lois prises par Israël au sujet du statut de la ville sont nulles et non avenues. Elle enjoint aux États membre ayant une représentation à Jérusalem de les retirer.
La résolution a été adoptée le 20 août 1980 par 14 voix pour, aucune contre et une abstention (États-Unis d'Amérique).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Résolution_478_du_Conseil_de_sécurité_des_Nations_unies
à asozial
De nemo3637
Déchoukeur | 04H30 | 09/09/2008 |
Et vlan !
à asozial
De zobizob
12H10 | 09/09/2008 |
Donc, Jérusalem capitale d'un état palestinien, c'est aussi illégal que Jérasulem capitale d'Israel.
Quoiqu'il ne manquera pas de beaux esprits pour prouver le contraire.
à zobizob
De nemo3637
Déchoukeur | 23H07 | 09/09/2008 |
Et si à la place d'une , ou plutôt de deux capitales, on ne faisait pas de capitale du tout ! Juste une ville où on serait condamné, tous,dès qu'on y entre, à se faire des bisous.
à potolo
De joyeuse
à la quête de la vérité | 14H05 | 09/09/2008 |
merci pour cette précision
d'ailleurs ,un rassemblement pour la Journée Mondiale de Jérusalem sera organisé à Paris le 27 septembre 2008
vous trouverez ci dessous le communiqué de cette manifestation ( l'endroit précis sera communiqué ultérieurement)
Samedi 27 septembre 2008
JOURNEE MONDIALE DE JERUSALEM
Journée mondiale pour tous les déshérités.
Le mal du sionisme est visible :
En Palestine,
Au Moyen Orient,
En Afrique…
Il est aussi chez nous !
NOUS SOMMES TOUS CONCERNÉS
_______________________________________________________________________________________________
Centre Zahra France – Mouvement des Damnés de l'Impérialisme –Association d'Étude Yeshouroun Judaïsme –Parti des musulmans de France – Fédération Chiite de France- Entre la plume et l'encrier- Al Ghadir- Conseil Islamique de France- La pierre et l'olivier-
-Liste non exhaustive-
Contactez-nous dès à présent
Journeedejerusalem@centre-zahra.fr
06.05.38.89.33 / 06.05.16.64.76
à joyeuse
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 12H45 | 10/09/2008 |
Voilà l'Iran qui n'est pas d'accord avec une paix entre la Syrie et Israel, sans parler des kemites, de Dieudo & Cie.
De zobizob
23H46 | 08/09/2008 |
Jérusalem capitale du futur état palestinien, ce sera légal ?
à zobizob
De babayaga
musique du monde | 00H05 | 09/09/2008 |
je ne sais pas si les négociateurs vont en parler, mais d'après ce que j'ai lu des propositions de Gush Shalom et de La Paix Maintenant, Jérusalem serait la capitale des deux états, chacun gérant une partie de la ville.
De Compte supprimé 6
00H53 | 09/09/2008 |
Bonsoir,
Très franchement je n'y crois pas du tout à cette paix totale, certains pays arabes détestent l'état d'israël et les états-unis. Et vu les colonisations sionistes, c'est pas prêt de changer je pense.
à Compte supprimé 6
De Elias
01H30 | 09/09/2008 |
C'est trop vague. Aucun dirigeant d'un Etat Arabe depuis l'émergence de la conscience nationale palestinienne n'a levé le petit doigt pour prendre les armes afin de soutenir les Intifadas… Oh ! gesticuler, ils savent mais ils n'agissent jamais. Pour cause : sans L'Oncle SAm ,qui les tient à bout de bras et financierement ( aides massives à L'Egypte) et militairement ( appui total à leur répression de leurs peuples), ces chefs et Etats coompletement corrompus et vendus aux USA auraient été renversés depuis longtemps. L'opinion en rage du peuple et sa haine farouche d'Israel sont certes très bien entretenus par l'industrie médiatique des dictatures arabes mais cela n'a qu'une fonction de bouc émissaire fort utile pour faire croire qu'aU DELA DES OPPOSITIONS TERRIBLES DE CLASSES avec une misère noire des peuples face aux porcs de l'oligarchie, TOUS UNIS , CONFONDUS, de l'EMIR au DICTATEUR, du fellah au notable, du policier au misereux, tous partageraient le même combat et le même interet de classe. Fiction contre revolutionnaire très efficace pour duper les masses arabes et les empecher de se battre contre les agents INTERNES de l'imperialisme. Tous les Arabes depuis 1918 à peu près ont été manipulés par les Anglais et les USA. Ils ont dépecé à leur profit La Turquie pour en piller les ressources et instaurer leur hegemonie sur L'EX EMPIRE OTTOMAN. La declaration BALFOUR du Gvt britannique s'est inscrit dans ce plan machiavelique ( Foyer National Juif en Palestine). Dans les faits, ils ont toujours dominé la scène et toutes les vélléités de résistance avec leurs garde - chiourmes si bons musulmans.
à Elias
De asozial
aus Berlin | 17H51 | 09/09/2008 |
et le résultat de 100 ans de politique anglo-américaine au moyen-orient, c'est aussi la révolution islamique en iran pour se débarasser du shah - homme de paille de la British Petroleum, le soutien à saddam hussein en irak pour contrer l'iran des ayatollahs, le support aux moujaïdins pour contrer l'URSS en afghanistan, d'où découlent les talibans et ben laden, la guerre du golfe et les bases militaires en arabie saoudite qui causent la naissance de al qaida, le soutien inconditionnel à israel rendant impossible un rapport de force équilibré permettant une paix négociée…
en faisant ça au nom de la démocratie et de la liberté, ils ont décrébilisé ces valeurs qui sont censées être aussi les nôtres !
à Elias
De Yawn
Chomiste | 20H47 | 11/09/2008 |
Peut-on en vouloir aux Etats arabes de ne pas avoir soutenu les 2 intifadas ?
D'abord ils n'en ont jamais rien eu à faire et ce sont servis de la cause palestinienne pour manipuler leurs masses. Gaza et la Cisjordanie ont été occupés par l'Egypte et la Jordanie qui n'en avaient pas fait des Etats viables quand ils auraient pu le faire.
Ensuite, les pays arabes comme l'Egypte, la Jordanie et la Syrie ont attaqué Israel 2 fois à une large échelle et, même en s'y mettant à 3 contre 1, ils se sont pris une grosse baffe à chaque fois.
Par contre, je pense que l'éclatement de l'Empire Ottoman, comme pour tous les empires est fondamentalement une bonne chose. Car qui dit empire dit rarement démocratie. La France qui a connu différents empires en sait quelque chose.
De Elias
01H06 | 09/09/2008 |
Un fort bon article de synthèse qui analyse bien tous les enjeux pour les deux parties. Les commentaires sont rares et froids car les hommes veulent toujours prendre leurs désirs pour des réalités… Que de passions incandescentes toujours leurrées depuis des décennies dans le conflit Israelo-palestino-arabe. Gros manque d'analyse politique et de la stratégie des Etats « monstres froids » ( Nietzsche)
De alfred le distrait
11H06 | 09/09/2008 |
Il s'agit des propositions du groupe Baker-Hamilton
préconisées en Décembre 2006 et que Bush-Cheney avaient écartées dédaigneusement…
Pourquoi ça réapparait maintenant ?
La stratégie hasardeuse des States dans le Caucase qui visait à virer les russes de la mer Noire, puis de la Méditérranée, a somptueusement échouée…
La hantise des States c'est que par contrecoup se mette en place une vraie alliance Russie-Iran-Chine,ils seraient de fait exclu du gateau énergétique…
Ils font donc des propositions alléchantes à l'Iran, sur fond de ménaces qui ne font plus peur à personne :
on donne l'Irak, on musèle l'OMPI, on fait des promesses….ça a l'air de marcher puisqu » Al Quaeda
accuse l'Iran et ses mollahs de mollesse..
A ce jeu de cocus : Israël et la Syrie tentent d'exister : trop tard
De nadpoox
nanar | 12H08 | 09/09/2008 |
Il faut vraient avoir du caca dans les yeux pour etre optimiste quant a ce « 'rapprochement''.
Je n'ai pas envie de verser dans un discours anti-israelien dont je suis las, je ne peux pas verser dans un discours anti-arabe car la logique me l'impose.
Qu'Israel rendre les terres qu'il a volees, toutes les terres volees, et tout ira tres bien. C'est LUI qui decide SEUL de la paix.
Sauf que rendre toutes les terres volees, c'est disparaitre !
Donc forcement, la guerre continue, l'apartheid continue, les massacres continuent…Et tout est inutile.
à nadpoox
De zobizob
12H16 | 09/09/2008 |
Un palestinien égorgeant un autre palestinien, c'est ce qui fait le plus de victimes, depuis 15 mois, parmi la population palestinienne.