Après le tollé médiatique suscité par le renvoi à Rennes d'un procès dont l'un des prévenus, musulman, jeûne pendant le ramadan, maître Eolas -pseudo de l'avocat le plus célèbre de la blogosphère- a publié cette tribune sur son blog. Il nous a autorisés à la publier sur Rue89 « en guise de contre-feux médiatique ». Son texte offre un décryptage inédit sur cette affaire.
Est-il interdit de juger un musulman pendant le ramadan ? Je me permets de poser la question qui semble brûler les doigts de certains journalistes. Comme je suis blogueur, j'ai le droit d'écrire n'importe quoi.
Libération titre : « Une première : un procès repoussé pour cause de ramadan », répétant en cela l'affirmation reprise dans la dépêche AFP d'un avocat d'une partie civile, qui, signalons-le, était opposé à ce renvoi. Comme quoi il n'est nul besoin d'avoir un blog pour dire n'importe quoi : j'ai déjà vu des renvois sollicités et obtenus pour ce motif, le parquet acquiesçant, je vous expliquerai pourquoi plus bas.
Le Figaro montre qu'il n'a pas peur de la contradiction quand il titre « Un procès renvoyé pour cause de ramadan » et commence son article par « L'ordonnance [décidant le renvoi] mentionne simplement que [cette mesure est décidée] “dans le souci d'une bonne administration de la justice”. », reprise texto de la dépêche AFP.
Des syndicats de magistrats font part de leur étonnement. L'Union Syndicale des Magistrats (ATTENTION : site moche), majoritaire (60% des voix aux élections professionnelles) et modérée, ceci expliquant cela, si vous voulez mon avis, a ainsi déclaré par la voix de son secrétaire général, Laurent Bédouet : « Cela me paraît assez surprenant », « au nom du principe de la laïcité ». Je ne puis qu'approuver la prudente réserve de Laurent Bédouet, mais elle a un prix : un seul paragraphe dans une dépêche AFP.
Parce qu'au Syndicat de la Magistrature (SM, gauche), on sait donner aux journalistes ce qu'ils attendent, et on a 5 paragraphes. Mais on ne fait que 28%, c'est un choix.
Pour la présidente du Syndicat de la magistrature, Emmanuelle Perreux, la décision est « aberrante » :
« Il faut en revenir aux grands principes : on vit dans une république laïque. Le service de la justice, c'est un fonctionnement républicain qui obéit à ce grand principe de la laïcité et il ne peut pas être question que le cours de la justice tienne compte de fêtes religieuses, quelles qu'elles soient. »
Je prends note que désormais, les audiences ordinaires auront aussi lieu le dimanche et à Noël : « Le service public ne pourrait plus fonctionner normalement car dans toute religion, il y a des fêtes », a-t-elle insisté.
Interprétation erronée
Il aura échappé à cet éminente magistrate que ce n'est pas le caractère festif du ramadan qui posait problème. Pour autant, a-t-elle ajouté, rien n'empêchait l'avocat de la défense d'intervenir une fois le procès entamé : « S'il estime que son client est trop faible, il ordonne une expertise médicale et c'est sur la base de cette expertise qu'on décide ou non le renvoi de l'affaire », a expliqué Mme Perreux, soulignant que des reports d'audiences pour raisons de santé se font « tous les jours ».
C'est cette dernière affirmation qui me permettra de faire la transition entre la présentation des faits par la presse et l'explication de ce qui s'est passé, et en quoi, selon moi, ce renvoi était justifié, et ne heurte aucun principe républicain, au contraire.
Que s'est-il donc passé ? Heureusement, les dépêches AFP contiennent tous les éléments permettant de reconstituer ce qui s'est très certainement passé.
Mes lecteurs savent que la cour d'assises est la juridiction qui juge les crimes, les infractions les plus graves, et qu'elle est composée de juges professionnels et de jurés. Le président de la cour d'assises a la lourde responsabilité de la police de l'audience, c'est-à-dire de s'assurer que le déroulement de l'audience a lieu sans incident de nature à remettre en cause l'équilibre du procès. A cette fin, la loi lui reconnaît des pouvoirs propres, qu'il exerce avant même le début de la session d'assises.
En effet, comme je vous l'ai expliqué, la cour d'assises est une juridiction qui n'est pas permanente. Elle siège dans le cadre de sessions de quinze jours, en principe une tous les trois mois. La cour d'assises est composée de trois magistrats professionnels, dont le président, qui forment la cour au sens strict, et de neuf jurés, qui forment le jury. Le jury est désigné par tirage au sort au début de l'audience.
Mais tant que la session n'a pas commencé, le président, qui est président à plein temps, est tout seul. Les deux juges professionnels qui l'assisteront (les assesseurs) sont occupés à leurs fonctions habituelles, et le jury n'est que virtuel. Pourtant, des questions se posent, d'organisation notamment. Le président doit les résoudre, prendre évidemment connaissance du dossier, et décider du déroulement des débats (prévoir un interprète, décider dans quel ordre les faits et la personnalité seront abordés, prendre contact avec les experts pour fixer l'heure de leur audition sans leur bloquer la journée, l'ordre d'audition des témoins…).
C'est du boulot, organiser sa session d'assises. Certains actes sont obligatoires : l'interrogatoire de l'accusé (art. 272 du CPP par exemple). D'autres sont facultatifs ou exceptionnels : art. 283 et suivants du CPP. Et parmi ces pouvoirs reconnus par la loi se trouvent celui de l'article 287 du CPP :
Le président peut, soit d'office, soit sur réquisition du ministère public, ordonner le renvoi à une session ultérieure des affaires qui ne lui paraissent pas en état d'être jugées au cours de la session au rôle de laquelle elles sont inscrites.
Une décision souveraine
Cette décision est souveraine, a précisé la cour de cassation (crim. 9 déc. 1998, bull.crim n°337), c'est-à-dire n'est pas susceptible de recours, et donc n'a pas à être motivée (c'est-à-dire indiquer les motifs qui ont conduit le président à prendre cette mesure).
C'est en application de l'article 287 du CPP que le président a renvoyé l'affaire devant être jugée le 14 à la session de janvier 2009.
Pourquoi ? Il n'a pas à le dire. C'est simplement « dans l'intérêt d'une bonne administration de la Justice ». Donc, affirmer que le renvoi a eu lieu « pour cause de ramadan », c'est faire dire quelque chose à ce qui ne parle pas.
Voilà en quel état les choses se présentent du point de vue du droit. Passons aux faits.
Le 16 septembre prochain devait s'ouvrir devant la cour d'assises d'Ille-et-Vilaine, siégeant à Rennes, un procès pour des vols à main armée. Le principal accusé étant musulman, il applique les règles du jeûne du mois de ramadan. Je précise qu'en maison d'arrêt, si vous êtes musulman, il est très délicat de ne pas respecter le jeûne du ramadan vis-à-vis des autres détenus musulmans. Mais ceci est une autre histoire.
Son avocat constate que le procès doit se tenir alors que ce mois de jeûne touchera sa seconde moitié. Il estime que son client sera de ce fait affaibli, et surtout, un procès d'assises étant une expérience éprouvante et épuisante, et pouvant durer longtemps, son refus de s'alimenter et de boire risque de ne pas lui permettre de se défendre dans des conditions satisfaisantes pour que le procès soit équitable au sens de l'article 6 de la CESDH.
Il s'en émeut auprès du président de la cour d'assises, qui, après avoir sans doute pris les avis des autres avocats du dossier, respect du principe du contradictoire oblige, décide souverainement de renvoyer le dossier au mois de janvier.
Ajoutons que d'autres raisons venaient visiblement militer également pour un renvoi. D'après un parquetier interviewé sur France Info, un enquêteur devant témoigner est mis en examen pour agression sexuelle sur un témoin de la défense, des témoins de l'accusation attendent un jugement dans une affaire de trafic de stupéfiants, ce qui les rend dépendant du parquet… Bref, ce procès ne s'annonçait pas sous les meilleures
auspices.
Seul recours : le tribunal médiatique
Mécontentement des avocats des parties civiles, qui avaient probablement déjà bloqué plusieurs jours pour cette affaire, et qui voient une affaire fort ancienne (sept ans ! ) encore retardée. Mécontentement aggravé par le fait qu'ils n'ont aucun recours contre cette décision. Sauf devant le tribunal médiatique. D'où information de la presse.
Cette décision est-elle contraire au principe de la laïcité ? Pas du tout. Le principe de laïcité peut se résumer par « la République reconnaît toutes les religions et n'en favorise aucune en la subventionnant ou en lui obéissant ».
Ici, il ne s'agit pas de se plier à un ordre religieux (la cour n'est pas tenue de jeûner elle aussi) mais de constater un état de fait : à cause d'un jeûne, religieux certes mais peu importe, il pourrait aussi bien être politique, l'accusé sera en état de faiblesse physique et sera intellectuellement diminué par la faim, la fatigue et la soif. Il risque même de faire un malaise si les débats sont animés.
Or il est important qu'un accusé puisse se défendre. Ce n'est pas une règle religieuse, c'est une règle républicaine, laïque car fondée sur le principe du procès équitable et des droits de la défense. Cela suppose d'être en pleine possession de ses moyens du début à la fin des débats. Le fait qu'il soit privé de liberté est déjà une entrave assez sérieuse. Soumettre une personne jeûnant depuis deux semaines à l'épreuve d'un procès d'assises où va se jouer une peine pouvant aller jusqu'à quinze, peut être vingt ans, n'est pas conforme aux principes républicains.
Une affaire jugée aux assises un 24 décembre
Il n'est pas question de renvoyer toutes les affaires tombant un jour de fête ; je me souviens d'ailleurs de l'histoire de cet avocat, dont le nom m'échappe, qu'il me pardonne du tombeau où il se trouve, qui, plaidant une affaire où la mort avait été demandée, affaire qui était jugée un 24 décembre, avait fait durer sa plaidoirie au risque d'indisposer les jurés, alors que des confrères l'exhortaient à faire court pour permettre aux jurés de rentrer chez eux pour le Réveillon. Il a plaidé, plaidé, pour conclure vers 22 heures.
A ce moment, alors que les jurés allaient se retirer pour délibérer (sans les juges professionnels, à l'époque), la salle de la cour d'assises a résonné du son des cloches des églises appelant les fidèles pour la messe de la Nativité. Bien que les faits jugés aient été sordides et l'accusé peu sympathique, les jurés ont été incapables de condamner à mort alors que partout en France on chantait la naissance du Sauveur. Ils ont voté les circonstances atténuantes.
De plus, il n'aura échappé à personne, fut-il président du Syndicat de la magistrature, que les juridictions sont, sinon fermées du moins en service très restreint le dimanche et jours fériés, et que parmi ces jours fériés, il y a Noël, Pâques, la Toussaint, l'Ascension, la Pentecôte et l'Assomption. Pour ne pas parler du dimanche, qui n'est que le Sabbat. Je ne me souviens pas avoir vu ces jours-là des magistrats venir siéger néanmoins au nom de la laïcité.
Ici, l'accusé était non pas en train de faire la fête, mais de traverser une épreuve épuisante, qui nuisait à sa capacité à se défendre. La loi ne permet pas de l'alimenter de force, et il est douteux qu'un accusé contraint à manquer à ses convictions religieuses soit plus à même de se défendre qu'un accusé affamé.
Il fallait donc soit passer outre et lui faire un procès déséquilibré, au risque de l'erreur judiciaire, au nom d'une laïcité intransigeante. Je sais que certains, surtout s'il s'agit d'islam, sont partisans de cette posture. Soit. Mais qu'ils ne se disent pas républicains. Intégristes, oui, ça leur ira bien.
Et l'expertise médicale suggérée par Emmanuelle Perreux ?
Elle suppose que la cour se réunisse, que les témoins et experts soient cités, les avocats présents, les jurés tirés au sort, puis que l'avocat de la défense dépose une demande d'expertise, que la cour, statuant seule (art. 315 et 316 du CPP), examinera avant de rendre un arrêt (non susceptible d'appel ou de pourvoi en cassation avant la décision au fond, art. 316 al. 2 du CPP) afin de désigner un médecin, décrire sa mission et fixer une date limite de dépôt du rapport, avant de… renvoyer l'affaire à une autre session, car les débats ne peuvent être interrompus (art. 307 du CPP) sauf à les recommencer du début et l'affaire ne peut plus être jugée tant que l'expert n'a pas rendu son rapport.
Je vous laisse juges de l'opportunité et de la pertinence de cette suggestion laïquement correcte.
Déjà des précédents
Une première ? Certainement pas. La demande de renvoi est fréquente en matière judiciaire. Toutes les audiences correctionnelles commencent invariablement par l'examen de ces demandes, et c'est aussi le cas au civil, devant les tribunaux d'instance, de commerce, de proximité et les conseils de prud'hommes. Ils sont quasiment inexistants devant la juridiction administrative, mais quand on a attendu trois ans pour avoir une audience, on ne la repousse pas (accessoirement, l'utilité de l'audience devant la juridiction administrative est toute relative, exception faite des référés et des reconduites à la frontière).
Et quand des prévenus détenus sont musulmans de stricte obédience, la même question se pose : sont-ils en état d'être jugés ? La plupart du temps, oui, une audience correctionnelle étant plus courte qu'une audience d'assises.
Mais certaines affaires (au hasard : de terrorisme) peuvent s'étaler sur des jours, des semaines voire des mois. Il peut paraître raisonnable, si la défense le demande, de renvoyer le procès à une date ne posant pas ce problème. Je l'ai vu, et le parquet ne s'y est pas opposé, quand bien même il est aussi, entre autres, le gardien de la laïcité.
Comme avec le mariage de Lille, comme avec le faux inhumé malgré lui, comme avec la nationalité française et la Burqa imaginaire, on assiste encore à un emballement médiatique à cause d'une affaire qui n'en est pas une, où on a l'impression, comme mon titre volontairement déformant par provocation le laisse entendre, qu'on est en présence d'une de ces fameuses « offensives » de l'islam radical contre les valeurs de la République, thème qui tient à cœur à nombre de gens désireux de vendre des livres.
La République est tolérante, et elle se refuse à mettre quiconque face au dilemme de choisir entre sa défense et le respect de sa foi. C'est tout, et c'est ça qui fait qu'elle est précisément l'antinomie de l'intégrisme.
► A lire aussi : Rennes : un procès reporté pour cause de ramadan





















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à Perez
De Teez-teez
Back in the USSR | 10H55 | 09/09/2008 |
Mais il se présentera à son procès ! il n'aura pas le choix d'ailleurs, vu que d'ici là il restera en taule…
simplement, comme il jeûne pendant le Ramadan, il y a un risque qu'il ne soit pas en pleine possession de ses moyens durant la session, donc que son procès soit inéquitable…
certes, le Ramadan n'est pas obligatoire ; mais la Constitution de notre République laïque n'interdit pas la pratique religieuse, puisqu'elle garantit l'une des principales libertés individuelles, à savoir la liberté de conscience.
concernant le « manque de respect à la partie civile » : en France le prévenu répond de ses actes devant la justice, pas devant la partie civile.
à Perez
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 11H23 | 09/09/2008 |
à Perez
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 11H14 | 09/09/2008 |
Je viens de vous mettre trois étoiles. Pour pouvoir vous dire que vous avez raté des épisodes.
Je n'ai pas l'impression que vous ayez lu maître Éolas car vos arguments ne font pas tilt avec les siens.
Je parie que vous n'avez pas lu ce que Homard a écrit à 09H32 (voir une peu plus loin). Il donne la parole à l'avocat de défense que personne n'avait seulement interrogé, je crois.
http://www.ouest-france.fr/-Le-ramadan-Une-tempete-dans-un-verre-d-eau-/… Il précise par exemple que l'accusé bout d'impatience d'en finir. Comment faites-vous pour penser le contraire ? ? ? Êtes-vous inspecteur des prisons ?
Quant aux contradictions humaines, qu'en dire ? On peut en faire des listes et après …… ?
à DBL8
De Rabah AIT MOUHOUB
08H27 | 09/09/2008 |
D'où tirez vous que le Ramadan n'est pas une obligation pour le croyant ? ? ? C'est bien au contraire l'un des cinq actes de foi fondamentaux du musulman. Seul le pélerinage à La Mecque est subordonné, dans la jurisprudence, à la disposition de moyens suffisants.
à Rabah AIT MOUHOUB
De Fraise des Bois
Buveur | 17H27 | 09/09/2008 |
Votre secte criminelle ne devrait rien avoir affaire avec la justice. D'ailleurs, si ce monsieur est trop faible, son avocat lui, peut parfaitement le representer, non ?
à DBL8
De Marat l'ami du peulple
citoyen juriste | 14H27 | 09/09/2008 |
Je ne suis pa d'accord avec vous , pourquoi ne vous insurgez vous pas contre les scandaleux regime de l'alsace Moselle, dans ces territoires demeure toujours le Concordat de Napoleon et pas la loi de 1905 ;
Savez vous que l'Etat, et le Ministere de l'inerieur en particulier rémunere comme agents de l'Etat les eveques , curés , pasteurs et rabins avec l'argent des contribuables ! ! ! ils sont fonctionnaires et n'en ayant pas bien sur les devoirs mais le traitement en fin de mois est conséquent.
alors pourquois nos « chers » élus de ces régions ( de droite comme de gauche) surtout s'ils sont députés et donc representants de la Nation n'usent ils pas de leur prérogatives parlementaires, l'amendemant ou la proposition de loi, pour faire revenir définitivement ces territoires sous la loi de la République, ce qui aurait du eter fait depuis 1918 ! ! par ailleurs par ces temps de soi disant « disette » niveau finances publiques et restrictions des dépenses et donc du nombres de foctionnaires, ,la suppression de ces 3000 « fonctionnaires religieux » n'indisposerait personne puisqu'ils ne remplissent AUCUN SERVICE PUBLIC ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
à Marat l'ami du peulple
De Fraise des Bois
Buveur | 17H09 | 10/09/2008 |
Marat, je suis d'accord avec vous.
à Humain
De jojo1er
14H46 | 09/09/2008 |
ça dépend de l'endroit ou vous cherchez…
Jojo1er, …
à DBL8
De Vespéral
Chasseur de pixels | 21H49 | 08/09/2008 |
Heureusement, ce ne sont pas les commentateurs qui décident.
On dit suffisamment que la justice est inhumaine. Ici, elle respecte quelque chose de fondamental pour le prévenu, et heureusement.
à DBL8
De Marat l'ami du peulple
citoyen juriste | 14H26 | 09/09/2008 |
Je ne suis pa d'accord avec vous , pourquoi ne vous insurgez vous pas contre les scandaleux regime de l'alsace Moselle, dans ces territoires demeure toujours le Concordat de Napoleon et pas la loi de 1905 ;
Savez vous que l'Etat, et le Ministere de l'inerieur en particulier rémunere comme agents de l'Etat les eveques , curés , pasteurs et rabins avec l'argent des contribuables ! ! ! ils sont fonctionnaires et n'en n'ont pas, bien sur ,les devoirs mais le traitement en fin de mois est conséquent.
alors pourquois nos « chers » élus de ces régions ( de droite comme de gauche) surtout s'ils sont députés et donc representants de la Nation n'usent ils pas de leur prérogatives parlementaires, l'amendemant ou la proposition de loi, pour faire revenir définitivement ces territoires sous la loi de la République, ce qui aurait du eter fait depuis 1918 ! ! par ailleurs par ces temps de soi disant « disette » niveau finances publiques et restrictions des dépenses et donc du nombres de foctionnaires, ,la suppression de ces 3000 « fonctionnaires religieux » n'indisposerait personne puisqu'ils ne remplissent AUCUN SERVICE PUBLIC ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
De pomme53
Médiation | 18H43 | 08/09/2008 |
Il est vrai que les médias n'ont pas hésité à s'emparer de cette affaire en la montrant comme une grave entorse à la laïcité de notre pays.
Au regard de l'article pertinent d'EOLAS, on peut se demander si ce coup de chaleur (de l'éventuelle mise en danger de notre laïcité) n'aurait pas une corrélation au discours du Président SARKOZY devant le vatican, un certain 20 Décembre 2007 ? Discours selon lequel le Président se verrait bien réintroduire un « chouia » de religieux dans le fonctionnement de notre République ? !
On sait le Président SARKOZY très « imbibé » de la théorie de Samuel HUNTINGTON à propos du choc des civilisations ! D'après la thèse de ce professeur d'HARVARD, nous serions entrés dans l'age des conflits des civilisations où l'essentiel des lignes de fracture seraient de caractère religieux !
Alors forcément, une « entorse » à notre laïcité par un éventuel prétexte religieux, ne peut que susciter méfiance et réaction.
Ne nous en voulez pas Eolas, le temps n'est pas si loin où l'assemblée du tribunal se levait pour entendre une messe lors de la rentrée des tribunaux !
Souvenez-vous aussi de l'ancien serment judiciaire emprunt du caractère religieux ! Nous ne souhaitons pas ce retour en arrière…
à pomme53
De Lairderien
22H39 | 08/09/2008 |
Vous pointez bien le problème principal. Compte tenu des attaques de la laïcité venant du plus haut (oui, bon pas si haut que ça) représentant de l'Etat, notre sensibilité aux atteintes à la laïcité se trouve exacerbée et de ce fait, au moindre signe d'irruption du religieux dans la sphère publique, nous avons tendance à sur-réagir.
Ceci dit, ne nous trompons pas, la laïcité spécifique à la France reste fragile et tant mieux si nous sommes nombreux à ruer dans les brancarts au moindre soupçon.
De Camille
Mauvais genre | 18H43 | 08/09/2008 |
Quel plaisir d'avoir Maitre Eolas sur rue89 : -) Toujours aussi pertinent et percutant !
Avec sa chère amie à qui il explique tant de chose, il viendra bien sur rue69 un de ces jours ? (ceci est ouvertement une proposition décente à venir disserter sur n'importe quel sujet indécent, il y a tant de choses à dire sur le sexe et la loi ! )
De noroît
autre | 19H08 | 08/09/2008 |
Lire aussi Arrêt sur Images (consultable par les abonnés) et d'autres blogs qui dénoncent, également, la mauvaise interprétation de toute la presse au sujet du report de ce procès.
Par exemple le blog de Fontenelle http://www.bakchich.info/article4929.html
De Alain Pacifique
19H00 | 08/09/2008 |
bravo pour cet article. j'espère que cette fois les lecteurs auront compris la différence entre laïcité et intégrisme anti religion.
quant aux réactions de l'USM et du SM , ils me décoivent. ils sont d'habitude plus pertinents
De Al-Kanz
régulière | 19H01 | 08/09/2008 |
La presse ne cesse de se discréditer. Faut pas s'étonner qu'elle soit en crise.
De Humain
19H05 | 08/09/2008 |
Il n'y a pas d'entorse ! Ouf !
Il est effarant de voir depuis quelque temps des faits qui ne sont pas religieux faire les une de journaux pour des motifs religieux tout en ne l'étant pas ! !
Par exemple :
- l'affaire Fanny Truchelut,
- les piscines pour femmes,
- l'affaire du mariage raté à Lille,
- et maintenant cette affaire de procès reporté pour cause de ramadan sans que cela soit à cause du Ramadan ! !
Il y en a surement d'autres…
Pour cette non affaire la secrétaire d'état a donné donné point de vue !
Pourquoi ?
Des associations ont donné leur point de vue Pourquoi ?
J'ai bien l'impression que la question du religieux, dans tous ces cas, est bien autre chose qu'une affaire de religieux.
Autre chose ? Mais quoi ?
De mick69
19H50 | 08/09/2008 |
Toute cette branlette juridique parce qu'on n'ose pas reconnaître que ce procès a été repoussé pour des motifs religieux !
à mick69
De Humain
20H29 | 08/09/2008 |
A mick69
Je crains que vous n'ayez raison !
Mais il ne faut pas le dire sinon on peut être taxé de religion-phobie !
(Comme sans les autres cas d'ailleurs)
à Humain
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 08H09 | 09/09/2008 |
Préfèreriez-vous
que l'on puisse dire qu'il a été mal jugé vu qu'il n'était pas dans
……… son assiette ? ? ?
De Musachi
photographe | 19H57 | 08/09/2008 |
Motifs religieux ou non, il sera jugé !
rien à redire !
De CrocMignon
Fan de Carla et fane de carotte | 20H17 | 08/09/2008 |
J'avoue trouver la démonstration de Me Eolas modérément convaincante, parce qu'elle veut prouver tout et son contraire.
D'une part, il y a une explication très bien faite sur le rôle du président de cour d'assises et sur son pouvoir dicrétionnaire en matière d'organisation de la session. Rien à dire, c'est un très bon texte.
En complément, Me Eolas fait remarquer que le président n'a pas motivé son renvoi, et donc pas invoqué le ramadan. Il s'était même payé la tête de la présidente du Syndicat de la Magistrature, quelques paragraphes plus haut, en jouant d'ailleurs sur le mot « festif », laissant pointer le soupçon de mauvaise fois. Il écrit très précisément : « Il aura échappé à cet éminente magistrate que ce n'est pas le caractère festif du ramadan qui posait problème ».
Le problème, comme Me Eolas le souligne lui même, c'est que la décision de renvoi est souveraine « et donc n'a pas à être motivée (c'est-à-dire indiquer les motifs qui ont conduit le président à prendre cette mesure). »
De plus, Me Eolas rappelle avec raison que, pour ce procès, dans les motifs possibles de renvoi, figuraient la mise en examen d'un enquêteur et l'attente d'un procès pour certains témoins.
Bref, Me Eolas ne sait pas plus que quiconque pourquoi le président a pris la décision de renvoi.
Or, il se lance dans une grande diatribe fumeuse pour nous expliquer qu'il ne serait ni équitable ni républicain de juger un musulman en état de ramadan avancé.
Puis-je faire remarquer à Me Eolas que cette argumentation est sans intérêt, puisqu'il n'est pas prouvé que ce soit le motif du renvoi ? Ce sont les vilains journalistes et les vilains syndicalistes qui ont inventé cette histoire de Ramadan : il l'explique lui-même longuement au début de son article.
Puis-je enfin reprendre un argument qui a été déjà souligné par d'autres, à savoir que personne ne prend de mesure « équitable et républicaine » en faveur des centaines de milliers de musulmans qui jeûnent mais qui continuent néanmoins à travailler ? Pourquoi ferait-on pour des gens traduits en assises ce qu'on ne fait pas pour les travailleurs ?
Mais, comme le souligne Me Eolas lui-même, il a le droit d'écrire n'importe quoi !
PS : Au sujet des fêtes nationales d'origine religieuses : 1) je ne suis pas hostile à ce qu'on les remplace par des fêtes laïques (je dis bien : laïques ! pas de cérémonies à l'Être Suprême ! ). 2) Beaucoup de ces fêtes sont d'anciennes fêtes païennes détournées par l'église chrétienne, en particulier Noël qui est, en fait, la fête du solstice d'hiver, c'est-à-dire de la date à partir de laquelle les jours rallongent. Et pouvoir fêter les jours qui rallongent, personnellement, j'y tiens !
à CrocMignon
De Humain
20H38 | 08/09/2008 |
A Crocmignon
Je propose de supprimer de dimanche qui est un jour religieux.
Cela fera une semaine de 6 jours seulement…
Tant qu'à faire enlevons le samedi !
Il restera cinq jours dans la semaine… Cinq jours pour travailler plus ! !
Enlevez les congés de Noël c'est religieux ! Pâques et Toussaint, cela fera moins de vacances pour les enfants et les profs !
(Enlevez aussi les vacance de mardi gras, car il s'agit de la récupération d'une coutume religieuse)
Pour les salariés, enlevez le Week end de pentecôte et Ascension et surtout celui du 15 aout !
Super !
à Humain
De CrocMignon
Fan de Carla et fane de carotte | 21H07 | 08/09/2008 |
Je n'ai - surtout pas ! - proposé de supprimer des jours de congés. J'ai proposé, éventuellement, pour ceux que l'origine religieuse des fêtes agace, de remplacer les thèmes et/ou les dates d'inspiration religieux, par des thèmes et/ou des dates laïques.
A suivre votre raisonnement, il faut aussi ôter le lundi (jour de la Lune, votre fête ! ), le mardi (jour de Mars, le bête va-t-en guerre), le mercredi (jour de Mercure, dieu des voleurs y compris les commerçants), le jeudi (jour de Jupiter, chef en chef, non mais pour qui il se prend celui-là ? ), le vendredi (jour de Vénus… euh… non, là, je garde), et le samedi (jour de Saturne, le pédophage bien connu, d'ailleurs vous l'avez déjà supprimé).
à CrocMignon
De all
06H49 | 09/09/2008 |
CrocLignin écrit : « en particulier Noël qui est, en fait, la fête du solstice d'hiver »
Remplacer la célébration du Dieu des chrétiens par celle d'anciens dieux (divinités païennes) n'est pas plus laïc ! C'est juste caler le calendrier sur des fêtes druidiques au lieu des fêtes chrétiennes.
à all
De CrocMignon
Fan de Carla et fane de carotte | 06H57 | 09/09/2008 |
Il faut vraiment tout expliquer ! ! !
Je n'ai pas pas l'intention de célébrer quelque dieu ou divinité que ce soit. J'ai horreur des bondieuseries de tout poil et des rituels imbéciles. Je dis seulement que fêter en famille ou avec des amis (ou les deux) le retour des beaux jours (ou en tout cas des jours plus longs) est pour moi une chose tout à fait naturelle et agréable, parce que j'aime la lumière et le soleil. Pour le reste, la christianisation des fêtes païennes, ce n'est qu'une petite note en passant…
à CrocMignon
De all
11H37 | 09/09/2008 |
Parce que le défilé du premier Mai n'est pas devenu un rituel imbécile, ni le feu d'artifice du 14 Juillet.
à all
De jojo1er
15H30 | 09/09/2008 |
Le 1er mai et le 14 juillet ne sont imbéciles que pour ceux qui n'en saisissent pas la portée…
De là à dire qu'ils sont imbéciles…
Moi je propose de fêter le 9 décembre, avec effet rétroactif.
Jojo1er, …
à CrocMignon
De outsiderr
electron livre | 10H43 | 09/09/2008 |
Alors à nom de la laïcité il faut effacer d'un trait l'histoire occidentale et européenne ! Je ne suis pas religieux mais il faut bien comprendre qu'on a une culture chrétienne…. Vieille de 2000 ans !
à outsiderr
De Marat l'ami du peulple
citoyen juriste | 14H05 | 09/09/2008 |
n'oubliez pa monsieur que tout chrétien que vous etes , le christianisme est une religion orientale tout comme l'islam et le judaisme ! ! ! ! l'occident n'a rien apporté à ce niveau