Pour leur deuxième université d'été, ce dimanche, les Gracques avaient invité des « think tanks » européens (policy network, fundacion alternativas…) mais aussi des ténors reflétant la diversité des idées au sein du parti socialiste à disserter sur « les réponses de gauche aux déséquilibres du monde », sur le campus universitaire Malesherbes (XVIIe) à Paris.
En introduction à ces exposés, Marcel Gauchet, historien et philosophe, rédacteur en chef de la revue Le Débat, a dressé un tableau assez sombre de l'état actuel de la gauche, dont la crise n'est pas française mais européenne, selon lui. A l'entendre, ce n'est pas demain -ni même en 2012 ? - que l'on verra la gauche revenir aux commandes du pays.
Sur la défensive
« La gauche est dans une situation paradoxale, ses compétences sont reconnues et appréciées dans la gestion des collectivités locales, ses valeurs sont en phase avec la société, mais elle n'est pas en mesure de reconquérir une crédibilité qui lui permettrait de gagner la confiance des électeurs pour gérer la France. »
De plus, elle est « menacée par des politiques qui se réclament des valeurs de gauche pour mener une politique de droite, ce que Nicolas Sarkozy a habilement réussi à faire », relève l'auteur de « L'Avènement de la démocratie ». Du coup, « sur la défensive, elle apparait comme le parti des perdants ». (Voir la vidéo)
Ainsi donc, à quelques semaines du congrès de Reims, où le Parti socialiste doit se doter d'un nouveau premier secrétaire, les Gracques cherchent à alimenter les débats internes au PS. Ce « groupe de réflexion et de pression » né pendant la dernière campagne présidentielle, clame dans un texte paru vendredi dans La Tribune : « Les idées d'abord, la tactique ensuite ».
Bien qu'ils s'en défendent, il s'agit pour ces intellectuels de la deuxième gauche favorables à une ouverture vers le centre incarné par François Bayrou, d'« inventer le réformisme du XXIe siècle, pas celui du siècle dernier ». Et de préciser dans La Tribune, « si telle devenait la ligne directrice des socialistes français comme dans d'autres pays, nous les soutiendrions, sans état d'âme. »
Hamon, Collomb, Hollande au micro
Des trois ténors du PS, Benoît Hamon, co-leader du nouveau parti socialiste (NPS) ancré à la gauche du parti, Gérard Collomb, maire de Lyon, situé à sa droite, et François Hollande, tenant de la ligne majoritaire, c'est ce dernier qui a été le plus écouté. Attaqué de front par Denis Olivennes, patron du Nouvel Observateur, pour « avoir laissé le parti, après dix ans, dans une crise de leadership et de projet », le bientôt ex-premier secrétaire du PS s'est voulu optimiste. Avec humour, il a rétorqué :
« Il y a au contraire trop de leaders et trop d'idées au parti socialiste, maintenant il faut hiérarchiser, être plus sélectif. Si vous pouvez rendre service au PS, c'est en lui faisant comprendre qu'il n'est pas seul, en évitant la communautarisation du PS. »
A Rue89, il détaille sa position vis-à-vis des Gracques, dont une grande partie sont membres du parti socialiste. (Voir la vidéo)
Bernard Spitz, l'animateur des Gracques (et actionnaire des « Amis de Rue89 » à titre personnel, ndlr), ne cachait pas sa joie à la pause-déjeuner. Interpellant ses amis sur l'intervention de François Hollande :
« Vous avez entendu ? Il a dit des choses historiques : qu'il fallait se convertir à une politique de l'offre, qu'il ne fallait pas être obnubilé par la demande, qu'il fallait avoir un langage de vérité, que la gauche ne pouvait pas continuer à tout promettre… Or, c'est exactement notre propos ! »
Face à la récession qui menace, « on ne peut pas conserver le meilleur niveau de protection sociale sauf si on est les meilleurs en matière de compétitivité », résume Bernard Spitz.
Les regrets de Michel Rocard
Si l'université d'été des Gracques n'est pas une annexe de La Rochelle, les débats qui s'y sont tenus pourraient irriguer ceux du prochain congrès de Reims. Au regret de l'ancien premier ministre, Michel Rocard, qui est intervenu dans l'après-midi sur l'agenda réformiste en Europe.
En aparté, il nous confiait : « Avoir donné la parole au PS est une erreur. Les Gracques ont une fonction de recherche d'idées en marge du PS. Il faut rompre notre isolement intellectuel et se concentrer sur les stratégies de long terme, plutôt que de réfléchir sur l'immédiat. »
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à guyome
De Photine
13H40 | 09/09/2008 |
Sauf que S. Royal l'a emporté lors de la désignation interne contre DSK, candidat des Gracques.
Il y a un débat au sein du PS sur certains « fondamentaux ».
Actuellement, seuls les alliés DSK-fabiusiens-aubryistes le nient, mais le congrès de Reims doit être l'occasion de trancher dans ces débats pour enfin être compréhensible.
De JCF88
Ing.Commercial | 20H54 | 08/09/2008 |
Bien sur, Marcel Gauchet a raison le PS aura beaucoup de mal à se redresser d'ici 2012 tant il est empêtré par son aile gauche, et son message inaudible par les Français.
Je relativiserais toutefois les raison de la réussite électorale de la gauche dans les élections locales, le paradoxe s'explique, en effet le PS, tout comme la droite d'ailleurs, ne fait que bénéficier de la prime au sortant, et de l'expression d'un vote contestataire après le réveil difficile des présidentiel et le syndrome des « caisses vides ».
Même au sein de ses propres adhérents l'adhésion devient difficile, ils sont assourdis voir assommer par les barrissements des vieux éléphants embourbés dans leurs dogmes, tellement embourbés qu'ils n'arrivent pas entendre les discours raisonnés des réformateurs. Tout le monde en est réduit à se jeter dans les bras d'un autre éléphant certes un peu moins rose, mais qui se contente simplement de barrir quelques réformettes libérales, mais encore de façon bien trop timide pour être perçu comme un leader capable d'obtenir l'adhésion des Français et d'engager le PS sur la voie victorieuse des présidentielles de 2012.
Tous autant qu'ils sont, ces éléphants ont bien trop peur , peur de voir une partie de leurs adhérents s'envoler dans les bras d'Olivier Besancenot.
Les dirigeants du PS portent une très lourde responsabilité sur ce qui se passe aujourd'hui dans notre pays, car focalisé sur leur combat des chefs, N.Sarkozy a les mains libres, il déroule tranquillement ces « réformes »,et eux ne prennent même pas la peine de ne réagir. Alors même que ce devrait être pour eux un devoir d'autant plus grand, qu'ils ont aidé N.Sarkozy à descendre en flèche F.Bayrou, simplement pour pouvoir se présenter devant les Français comme la seule source d'opposition possible, mais c'est un costume bien trop grand pour eux , même en y mettant une pléthore de chefs , les épaules restent tombantes et la tête ne sort pas de l'encolure…
Ils feraient bien d'écouter M.Rocard…
De General Subverciòn
réfractaire délocalisé | 17H13 | 08/09/2008 |
c'est vrai ça…s'ils ont tellement honte d'avoir eu des idées de gauche,pourquoi ils ne sont pas à l'UMP,allez ! courrez ! il reste quand même peut-être quelques places à gratter chez Narquois 1er
De Cabocla
17H18 | 08/09/2008 |
Le Gracques ont aidé largement Sarkozy a gagné les élections. Aujourd'hui ces hauts fonctionnaires se sentent menacé par la politique de destruction des services publics mené par Sarkozy et son clan. Mais ils n'osent pas à se mobiliser contre cette politique.
L'inquiétant aussi c'est le manque des réactions de l'ensemble de la gauche et certains journaux proche de la gauche sur la stratégie monté par le PDG Président Sarkozy pour diviser et fragiliser le P.S, ainsi que le monde associatif et mouvements sociaux proche de la gauche en générale. Diviser pour meilleur régner c'est la démarche de Sarkozy. Au lié de dénoncer le danger de ce jeu politicien, cette gauche rentre dans le jeu du sarkozysme réduisant le rôle du PS à la dispute d'appareil du parti. En oublient que la dispute idéologique sur la prise du pouvoir du PS est saine et les débats des idées font partie de la vie démocratique !
De pfavre
18H07 | 08/09/2008 |
« qu'il fallait se convertir à une politique de l'offre, qu'il ne fallait pas être obnubilé par la demande, qu'il fallait avoir un langage de vérité, que la gauche ne pouvait pas continuer à tout promettre… »
On croirait l'université d'été du MEDEF ! Le prochain bateau de ralliés à Sarkozy ?
De Yfig
Poète sans illusions j'écris des ch... | 18H25 | 08/09/2008 |
Zut !
J'avais pas compris que le but de l'article, c'était de parler de CRAC BOUM Hue !
Alors, évidemment ….. moi qui parle des socialos …. je suis total hors sujet ! ! ! !
La prochaine fois, le simple titre :
« Parlez nous des Graques » … suffira amplement et je passerai mon chemin !
De septentrion
_/) _/) _/) | 18H48 | 08/09/2008 |
Quand je vois le conformisme et l'âge de tous ces experts encravatés, je me dis que les perdants ne sont pas forcément là où ils croient qu'ils sont.
Vive Besancenot !
De sinclair
19H43 | 08/09/2008 |
Merci aux Graques de bien vouloir condescendre d'éclairer de leur lumière aveuglante le pauvre vermisseau muni d'une carte d'électeur que je suis. Que ferais je sans leur lumière ?
Merci encore a EUX de s'abaisser a considérer notre méprisable condition, afin de nous guider.
Face a leurs fulgurantes analyses que sommes nous. ?
Exemple aveuglant au sujet de M Hollande
« Vous avez entendu ? Il a dit des choses historiques : qu'il fallait se convertir à une politique de l'offre, qu'il ne fallait pas être obnubilé par la demande, qu'il fallait avoir un langage de vérité, que la gauche ne pouvait pas continuer à tout promettre… Or, c'est exactement notre propos ! “
Renversant ébouristouflant dirais je !
De zénon denon 84
Bonne | 19H49 | 08/09/2008 |
Hors sujet …
quoi que ! ! !
Le Bayrou vient de faire un « tabac »
au gd journal de Canal …
à coté d'un Apathie qui soufflait ses bougies .
Bon ça mange pas de pain ,
Et ça fait rigoler le bon peuple .
Quant à nos socialistes français …
Ils attendent le Sacre .D'une ou d'un des leurs .
Non pas ,ça ne sera pas forcément un leurre ! ! ! ! !
De Francois Toulouse
19H52 | 08/09/2008 |
Ca y est, après Peyrelevade, Rue89 et cette journaliste servent la soupe à une autre entreprise néo-libérale, cette fois ci les Gracques, qui n'existeraient pas et n'auraient pas d'influence sans toutes ces tribunes généreusement attribuées dans les médias…
Lamentable !
De michelpa
prof honoraire univ paris7 | 21H45 | 08/09/2008 |
quelle crédibilité peut avoir le chef d'un parti qui a perdu deux élections imperdables pendant son règne ? à qui le peuple français a donné tort lors du référendum sur la constitution européennes dix ans de pouvoir, trois échecs majeurs et il disserte encore !
débarrassez nous de François Hollande par pitié.
De Peureux anonyme
22H04 | 08/09/2008 |
A quoi servent les partis politiques ?
Ne sont ils pas devenus des machines publicitaires destinées à assurer la promotion d'un candidat à la tyrannie ?
Une fois le tyran au pouvoir, les partis qui l'ont soutenu deviennent des larbinats : voir l'UMP aujourd'hui et le PS du temps de Tonton.
Tout cela fait l'affaire des membres de l'oligarchie qui visent quelques promotions, prébendes et pantouflages.
Mais le citoyen de base ? Je crains qu'il ne s'en moque éperdument.
Il y a longtemps qu'il a voté avec ses pieds. L'adhérent se fait rare. Les partis sont obligés de payer des intermittents pour faire la claque et d'acheter des campagnes de pub réalisées par des professionnels au tarif du marché.
Les cotisations de militants ne rentrant plus, elles ont du être remplacées par le siphonnage de l'argent public. Légalisé par le PS de Mr Rocard, sous l'appellation cynique de « moralisation de la vie publique », il n'a pas été étendu au braqueurs de banques et autres loubards que l'on aurait pu pensionner au motif de la « moralisation du grand banditisme ».
Qu'ils crèvent ! Nous ne perdrons pas grand chose.
De Mandrin
22H03 | 08/09/2008 |
Analyse sempiternellment rébâchée et débat vieux comme le monde entre une gauche qui n'est pas à gauche (la 2eme gauche) et le reste de la gauche.
Juste une question : pourquoi la gauche est-elle hégémonique, à ce jour, dans les collectivités locales et incapable de gagner des élections présidentielles à l'exception de F. Mitterrand (bien aidé par Chirac qui trahit dans un cas et qui désespère son camp tellement il est nul en 88 …) alors que la droite est capable de faire gagner des Chirac et des Sarko qui n'éclairent pas l'humanité de leurs talents quand ils sont au pouvoir ?
La réponse est évidente est et il est bien dommage que tous ces stratèges en chambre du Faubourg Saint Germain aient aussi peu de culture historique…
La réponse : Parce qu'un Général ex-maurrassien, revenu au pouvoir dans les camions de paras d'Alger nous a doté d'un système bonapartiste qui nous permet d'élire des zozos comme Chirac ou Nicolas Grimaldy en nous faisant croire que ce sont de « sauveurs suprêmes »…
Relisez les écrits de A. Peyrefitte quand il rapporte comme MonGénéral a roulé son monde en imposant l'élection du Président au suffrage universel…(CR des conseils des Ministres del'époque…Lisez et appréciez la lucidité de Pompidou qui avait vu les tares du système que proposait le Diieu Vivant, le courage politique de Sudreau…)
Nous avons un système Présidentiel qui est une roulette russe, un système qui permet d'avoir 3 trotskards au 1er tour, un Le Pen au second tour et Chirac + Sarko pendant 17 ans au minimum sous le lazzis du monde entier..nous un peuple si intelligent !
Mais les français adorent cette élection puisque c'est MonGénéral qui les a roulés dans la farine.
Et Tonton qui n'a rien changé, mais le pouvait-il sans déclancher la guerre civile ?
Oui posez-vous la question : pourquoi la gauche est-elle hégémonique dans les collectivités locales et incapable de gagne une oprésidentielle (sauf quand Chirac trahit son camp…) ?
Ne faut-il en France pas une immense duplicité pour se faire élire Président de la République en roulant les gogos et dans le domaine de la démagogie et du coup bas disons le la droite est nettement en tête ! (même si la gauche de « gouvenrement » n'est pas mal dans ce registre…).
Alors, les Gracques, ce sera comme les potes à Rocky : 60 % ira à la soupe à droite lorsque la gamelle se présentera !
De CK
Vieil Etudiant | 22H27 | 08/09/2008 |
Dans une meute il n'y a qu'un dominant. Lorsqu'un adversaire se présente, le dominant le bat ou il cède sa place….Ainsi fonctionne la nature.
Plus qu'un souci d'idées, la gauche souffre du nombre de dominants. Trop nombreux pour inscrire durablement le parti dans la rénovation, trop occupés à s'égratigner les uns les autres.
Beaucoup on la vision d'une victoire au centre droit, mais cette victoire ne passera que par la conquête de la gauche de la gauche. Cette gauche que Sarkozy est allé chercher en citant Blum et Jaures. Cette gauche que nos dominants ont délaissé, oublié. Cette gauche qui se lève tôt, travaille dur et gagne peu.
De Teberli
Enseignant | 00H06 | 09/09/2008 |
Nous lisons qu'il y a trop de leaders au P « S“(Parti du libéralisme-capitalisme). Ce n'est pas une idée très originale : les militants de la base l'ont compris depuis longtemps.
Nous lisons aussi qu'il y a trop d'idées. Là, ça pose problème aux militants de base. Ils ont des idées, eux, à la base, mais les dirigeants n'ont qu'une seule idée : devenir chef de ce parti et candidat aux postes de pouvoir.
Que peuvent faire les militants de la base ? Garder leurs idées de gauche et en faire bénéficier le NPA qui les accueillera sans aucun doute avec plaisir et espoir (Construire le parti de gauche qui permettra aux idées de gauche de triompher exige la présence de tous ceux qui à gauche ne voient pas dans le libéralisme la solution aux problèmes de l'humanité et de la planète
De Ed Daln
00H11 | 09/09/2008 |
Les socialistes ont privatisé TF1, ils paient le prix
Le discours dominant depuis 15 ans - et la gauche socialiste y a contribué dans les années 80 - est celui du business, des courbes de croissances à la hausse, de la réussite sociale à travers une course ridicule aux diplômes de management et de marketing - tout fier un ami me disait tout à l'heure que son fils était au Japon pour préparer un « MBA au top », grand bien lui en fasse. Les économistes de droite ont été très forts, ils nous ont fait admettre que les modèles économiques étaient un peu comme le Mistral ou les Alizés, des phénomènes naturels, alors qu'il s'agit tout de même de constructions humaines. Et depuis Sarko s'est ajouté le modèle bling-bling, jolies filles, grosses voiture, et rollex. Cela dit je n'ai rien contre les jolies filles, mais bon …
Avec un système économique érigé en dogme et des populations qui ne rêvent qu'a consommer dans les pays encore riches et qui survivent ailleurs sans espoir qu'on les laisse inventer un autre modèle, où voulez-vous que nous allions ?
Conclusion : les médias fait pour vendre du coca cola et vider les cerveaux ont gagné. Les socialistes qu'ils le veuillent ou non ont joué ce jeux là - qui a nationalisé TF1 ? - ils paient la facture aujourd'hui.
Le discours sur la nécessaire solidarité ne passe plus, on ne l'entend plus - essayez chez vous entre amis, on vous traitera de ringard, de gauchiste ou marxiste sur le retour. En revanche si vous parlez de votre dernier voyage au Seychelles, succés.
Vous croyez vous Montebourg, Hollande ou Royal lorsqu'ils parlent de solidarité et de chômage. Des fluxs, des courbes, des statistiques, mais où est la chair là dedans, l'humanité, ces leaders de gauche sont froid comme les technocrates et les hommes d'appareils qu'ils sont devenus. Tout reste à inventer. Rêvons du côté d'Obama, un surdoué qui a su - pour l'instant - garder de sa châleur. Quand un métis Franco-comorien à la tête du PS ?
De Ed Daln
01H52 | 09/09/2008 |
Je voulais dire « privatiser TF1 » évidemment et pas nationaliser …
D'accord par ailleurs avec Michelpa, le prof honoraire, nous sommes dans un monde où le succés, la réussite sont mis en exergue, mais le tandem Hollande/Royal devraient faire son bilan. Que des échecs et des élections ratées. Pas si doués que ça peut-être les brillants jeunes gens sortis de l'ENA ! On ne s'improvise pas de gauche, lorsqu'on est fondamentalement de droite par son parcours, son milieu, son histoire, par pure stratégie politique.
Ou alors il faut être un très fin renard comme Tonton, mais lui il a été hors classe dans le genre retord et il reste toujours un modèle au PS ! Comment voulez-vous que ça marche leur truc.
De picchio
Sécurité Sociale | 08H19 | 09/09/2008 |
Bjr, courants multiples pourquoi pas, mais ce que doit projeter le PS c'est extrapoler le désastre après la période $arkoland et dire sincèrement ce qu'il sera possible de faire pour améliorer l'ordinaire des gens malheureux.
IL faut convaincre les indécis et non exclusivement se parler entre nous ! C'est les 5 à 10% d'indécis qui feront basculer (comme d'habitude) au grès de leurs intérêts du moment qu'il faut convaincre.
En résumé arrêtons de mettre la charrue avant les boeufs.
Un chef (meneur), mais pour quoi faire et aller ou c'est ce que devrait dégager le congrès ?
Quand on voit la longueur des contributions (et le peu de synthèses) on peut en déduire que l'on est pas prêt, avec cette com, de faire passer des idées auprès des acteurs/spectateurs de cette tragédie.
De Thucydide
Bêcheur de fond en Bourbonnais | 08H32 | 09/09/2008 |
C'est étonnant cette étrange propension à prendre ses désirs pour des réalités.
Le PS doit absolument profiter d'un lifting intégral, de la composition de ses instances à… son nom, en passant par une refonte de son règlement interne et son approche politique tant nationale qu'européenne.
Combien de véritables hommes d'État dans ce parti, aujourd'hui ?
Laurent Fabius le mal-aimé, Vincent Peillon pas encore affranchi de Ségolène Royal et Hubert Védrine trop élevé pour s'impliquer dans le foutoir résultant de 10 années de hollandisme.
Si vous en voyez d'autres, n'hésitez pas à les citer, ils sont trop rares pour qu'on ne les mettent pas en évidence.
Quand je dis que Vincent Peillon semble prêt à couper le cordon, allez donc voir http://peillon.typepad.fr/
et vous verrez que lui-même pense peu ou prou la même chose.
Ce n'est pas chacun d'entre nous qui prime, ce sont l'ensemble des électeurs, et ils sont dramatiquement ordinaires ; -) ils recherchent des options bien tranchées leur permettant un choix sans ambiguïté aucune et on peut les comprendre, tout de même !
Il y a cinq types de discours politiques audibles :
Extrême Gauche = LCR
Gauche = NPA (en attendant un nom plus mobilisateur ? )
Droite = UMP
Extrême Droite = FN
On oublie la farandole PC, Verts, Bové, Cohn-Bendit qui n'a d'importance que pour ceux qui y adhèrent.
Où faut-il ranger le PS dans tout cela ? Nulle part.
Sinon peut-être dans l'Histoire, au chapitre Illusions perdues. Voilà qui fait un regret compassionnel, pas un vote
Le PS n'a plus d'avenir (il n'en a même plus le désir), il peut se mettre au boulot 24 heures par jour et 365 jours par an, c'est trop tard, le jeu des chaises musicales est fini, les places sont prises.
Dommage.
à Thucydide
De JCF88
Ing.Commercial | 09H58 | 09/09/2008 |
Ce n'est pas dommage, et il est même temps que ça bouge.
Ce n'est pas le PS en particulier qui n'a plus d'avenir, c'est tout simplement la politique des partis, celle des tranchées et des sacs de sable, celle qui consiste à rester sur une position bien conforme à une ligne partisane, y compris quand des réformes peuvent aller dans le bon sens, la politique du « je ne veut voir qu'une seule tête ».
C'est ça qui ne fonctionne plus, cette manière de faire de la politique camp contre camp, et qui considére que si l'on n'est pas d'un côté ou de l'autre, on existe pas…
C'est cela qu'il faut changer et V.Peillon l'a compris lui, sauf qu'à la fin de son interview en disant :
« Si Bayrou avait été cohérent, il aurait dû soutenir Ségolène Royal au second tour de la présidentielle. C'était la clé pour battre Sarkozy. A lui de faire un pas de plus et de constater que le “ ni droite ni gauche ”, ça ne marche pas »
il replonge maladivement dans les travers du système bipolaire alors même qu'il semble le déplorer tout le long de son interview, ce paradoxe est symptomatique du fonctionnement de la politique en France.
Mais bon positivons, car c'est tout de même un signe, signe que les mentalités changent, car nombreuses sont également les personnalités de l'UMP qui considèrent que le délabrement progressif de notre société mérite que soit enfin mené une politique qui transcende tous ces vieux dogmes, une politique qui brisent les lignes et qui laisse place au réalisme et au pragmatisme.
Les Allemands l'on compris depuis longtemps, et ça marche…
à Thucydide
De Thucydide
Bêcheur de fond en Bourbonnais | 22H59 | 09/09/2008 |
Oups ! J'ai coupé la ligne du Centre = MoDem
De JEFFDEBADEN
Ingénieur en retraite | 18H10 | 09/09/2008 |
Besancenot et Sarko se decline dans la presse comme un concours de caricatures. Que reste -t-il au milieu qui pourrait m » arrêter de pleurer de rire ? Quelqu'un qui méritera qu'on l'écoute. Quelqu'un qui dira enfin ce qu'est une Politique de gauche, pas dans des discours intellos et sophistes qui ne servent qu'à valoriser celui qui les prononce. Les Socialos se comportent aujourd'hui comme des quincaillers de la vieille époque. Ils sont tous à fouiller dans leur tiroirs pour trouver trois vis et deux clous.
Et si l'on revenait aux valeurs basiques, universelles, compréhensibles par tous les gens du peuple qui rêvent de mieux vivre sans se sentir dans la frustration dégradante et la dépendance indigne.
Y a-t-il quelqu'un chez les socialos avec le charisme nécessaire pour dire haut et fort que la base du socialisme, même aujourd'hui, c'est encore : la LIBERTE, l'EGALITE, la FRATERNITE, la LAICITE. A partir de là il est possible de décliner les politiques qui ne dérogent pas à ces principes et d'affiner les stratégies qui les accompagnent. C'est à dire de choisir les bons marteaux et les bons clous.
Pour l'instant, ce que je reçois du PS reste verbeux, trouble, incohérent. Manifestement, il manque un vrai leader capable d'éclaircir leur vision d'une Société plus juste et de convaincre une majorité de Français.
En attendant les Universités d'été ne font qu'embrumer le paysage.
Je continue donc à rire trés fort du théatre Sarkosien mais la pièce est un peu longue et j'aimerais bien un peu plus de sérieux car j'ai mal au ventre.
De GREVE GENERALE
commerce | 22H54 | 09/09/2008 |
Copié dans M'PEP (mouvement politique d'éducation populaire) : je re-commande la lecture de cette fine analyse - lien en fin d'article .
La fin de l'union de la gauche telle qu'elle a été conçue au congrès d'Epinay en 1971 pose un problème électoral au Parti socialiste. Avec qui pourra-t-il s'allier pour gagner les élections ? Le problème, pour les dirigeants socialistes, est qu'ils limitent leur réflexion au seul aspect électoral, à court terme, et dans ce cadre à la seule question des alliances. Ce raisonnement biaisé témoigne une nouvelle fois que la préoccupation principale du PS est celle du pouvoir pour le pouvoir, et que, dès lors, les alliances électorales sont conçues comme un simple jeu de lego où il ne s'agit que de changer les pièces de place. Peu comptent les contenus de ces alliances, car leur seul but est d'obtenir une majorité électorale.
C'est pourquoi, spontanément, la majorité des dirigeants du PS souhaitent une alliance avec le MODEM de François Bayrou puisque ce nouveau parti politique représente quelques pourcents de l'électorat. Le raisonnement est parfaitement cynique car il repose sur un véritable chantage vis-à-vis de l'électorat de gauche : « votez pour moi, ce sera de toute façon moins pire qu'avec la droite ». Ce langage est d'autant plus persuasif que la menace de droite – et d'extrême droite – aura été volontairement surévaluée pour susciter, par peur, un réflexe de vote utile sans états d'âme.
Dans ce cadre, l'alliance avec les communistes n'a pas de raison d'être remise en cause, mais le PCF ne peut guère apporter plus de 1, 2 ou 3 % des voix au PS, ce qui est insuffisant pour gagner une élection.
Une alliance avec tel ou tel groupe de l'extrême gauche est-elle possible ? Les partis trotskystes (LCR, LO, PT) ne veulent pas d'alliance avec le PS. Ils ne veulent pas, non plus, gouverner. Le PS, de son côté, ne veut pas d'alliance avec l'extrême gauche. La question est donc réglée : aucune alliance ouverte entre l'extrême gauche et le PS ne verra le jour.
A ce propos, il ne faut pas se tromper sur la signification du geste de la direction du PS qui a « donné » à Olivier Besancenot les signatures d'élus qui lui manquaient afin de participer à l'élection présidentielle. Il ne s'agissait pas des prémisses d'une alliance entre le PS et la LCR, mais d'une manœuvre de l'appareil du PS pour affaiblir Ségolène Royal, car Olivier Besancenot lui a pris des voix. Il s'agissait, pour les dirigeants du PS concernés, de faire l'impasse sur la présidentielle de 2007, de réduire tant qu'ils le pouvaient le score de Ségolène Royal, démontrant ainsi son incapacité à rassembler, l'écartant pour la présidentielle de 2012 et présenter leur propre candidature…
En restant dans cette arithmétique électorale, le PS, apparemment, n'a pas d'autre choix que de s'allier avec le MODEM. Cette stratégie est en marche. Elle a été tentée à l'occasion des élections municipales de 2008 où des listes communes PS-MODEM, avec parfois la participation de communistes, ont été présentées.
Le « centre », incarné par la candidature de François Bayrou, a représenté près de 7 millions de voix au premier tour de l'élection présidentielle 2007. Des forces très nombreuses se sont manifestées au sein du PS, Ségolène Royal en tête qui voulait même en faire son premier ministre, pour une alliance avec lui. Elles se reconnaissent par l'usage de mots-clés comme « poursuivre la rénovation de la gauche » (Ségolène Royal), « rénover la gauche » (Dominique Strauss-Kahn), « rénover le PS » (Pierre Moscovici), etc. Une fois munis de ce décodeur – « rénover » signifie s'allier avec le MODEM - il devient possible de comprendre qui veut quoi au sein du PS, même si les choses ne sont pas dites clairement.
Difficilement réalisable sur le plan pratique, même si les convergences idéologiques sont nombreuses entre la majorité des dirigeants du PS et ceux du MODEM, une alliance avec le « centre » serait en réalité une alliance avec une partie de la droite. Les caciques du PS et du MODEM sont d'accord sur l'essentiel : le type de « construction » européenne, l'atlantisme, les institutions, comme a pu le montrer le débat de l'entre-deux tour entre Ségolène Royal et François Bayrou. Si des divergences sont apparues sur le plan économique, leur minceur ne devrait pas constituer un obstacle à la définition d'une politique économique standard (d'inspiration néolibérale).
L'opération est donc extrêmement complexe pour le PS, elle est loin de pouvoir se réaliser, et elle provoquerait à coup sûr une profonde cassure en son sein.
Toute cette construction politique de la majorité des dirigeants du PS repose sur la conviction que ce parti ne dispose plus de partenaires à gauche. Evidemment, cette assertion est exacte si le raisonnement est purement électoral et à court terme. Mais il est totalement faux si on raisonne en termes de classes sociales. En effet, une politique de gauche s'attaquant réellement et de manière convaincante aux inégalités serait susceptible de rassembler très largement. Ce n'est donc pas simplement en termes d'alliances entre forces politiques qu'il faut raisonner, mais en termes d'alliances entre classes sociales.
Le PS, s'il veut gagner, doit donc se démarquer clairement de toute alliance avec le « centre ». S'il veut se « refonder » ou se « rénover », ce n'est pas par une alliance avec le centre – c'est une vieille politique datant de la IVe République -, mais en reprenant la lutte pour la réduction des inégalités.
Les « nonistes » du PS (amis de Laurent Fabius, Henri Emmanuelli, Jean-Luc Mélanchon) sont placés dans une situation difficile. Une alliance du PS avec le « centre » les obligerait à quitter le parti. Ils ne le quittent pas encore, car ils estiment, à juste titre, que la bataille interne n'est pas terminée et que rien n'est joué.
Mais pour que les « nonistes » du PS quittent leur parti, il faudra qu'une structure d'accueil cohérente puisse les accueillir. Ou plus exactement, qu'ils puissent immédiatement, à partir d'une structure déjà existante, participer à la création d'une nouvelle force politique authentiquement à gauche.
Pour y parvenir, beaucoup va dépendre du PCF et de ses militants.
Pour lire l'intégralité de cet article pertinent :
http://www.m-pep.org/spip.php ? article790
à GREVE GENERALE
De JEFFDEBADEN
Ingénieur en retraite | 13H36 | 10/09/2008 |
Ce texte me fait encore une fois penser à une pièce de théatre avec une grosse distribution. Sur le plateau les personnages entrent, sortent, se croisent, se murmurent des choses à l'oreille. Parfois sur le devant de la scène l'un d'entre eux gesticule. Mais il n'y a pas de texte, pas d'histoire. Il semblerait que cela soit une comédie, certains rient d'autres pleurent, certains se congratulent d'aures se tournent le dos.
Pour que les acteurs du PS redeviennent crédibles, il faut impérativement qu'il écrivent un texte cohérent, sur lequel l'electeur moyen que je suis pourra se prononcer. Sont-ils encore de gauche ? Même à cela je ne peux répondre.
Alors la mise en scéne, les mariages, les jeux personnels pour accéder au pouvoir, tout cela me parait brouillon.
Commencer d'abord par avoir des idées, ensuite y croire vraiment, pour finir les défendre et chercher ceux qui pensent pareillement. Voilà une approche sincère de la politique.
Ceci dit, ce que vous écrivez est interessant mais assez inquiétant pour l'avenir du PS, seul gros parti d'opposition.
De stephane.grim
20H29 | 10/09/2008 |
Chère sophie… vous vous fichez de qui ?
Il y a comme qui dirait un gros trou dans votre travail.
Je vous cite Hollande à cette universaité puisque vous avez loupé :
« je ne suis pas toujours en train de me soumettre à ce qui est l'air du temps » quel rebelle ! ! »
et ce qui va avec cet acte de vrai rebelle…
« les socialistes doivent faire prévaloir l'offre plutôt que la demande »
Autant ce que vous retenez est sans intérêt et ne montre rien du sous texte mais vous êtes passé à côté d'une acceptation de la politique de l'offre, politique qui est en fait menée depuis bien deux décennies avec les résultats qualitatifs qu'on voit… Evidemment la communication consiste à utiliser le message inverse comme lorsqu'on parle de néo ou ultra libéralisme alors qu'on a du monopole privé.
Bref Cela nous montre surtout que le pôle central du PS tire fortement vers la volonté de jouer pleinement la globalisation, c'est à dire une société de type centrifugeuse ; la différence avec l'UMP n'est que dans les formes.
Vous auriez pu faire un rapprochement avec les propos tenus ce week end par Guérini qui considère que « le RSA n'est ni de droite ni de gauche. Il est juste ».
Comprendre ce que sous tendent de tels propos et comment les positionner par rapports aux position de l'UMP, ça ce serait faire un travail journalistique un peu plus dense.
Merci
http://clavaboudchuc.over-blog.com