
Démarrer un chantier d'envergure sans permis de construire, c'est illégal. Surtout si une partie du site, notamment sa façade, est classée bâtiment historique. Et quand les travaux précèdent une ouverture de commerce déjà très décriée, c'est carrément de la provocation.
Au 4, rue des Rosiers, à Paris, l'enseigne suédoise H&M a pourtant démarré sans autorisation des travaux en vue de l'ouverture d'un magasin « COS », sa ligne haut de gamme qui débarque en France. H&M a racheté il y a quelques mois le bail de Cappelini, enseigne de design qui occupait le hammam à cette adresse. Un bâtiment bien connu de cette rue phare du Paris juif converti à l'activité commerciale dans les années 80.
Les travaux ont bel et bien démarré. Avant l'été, rien ne bougeait derrière le rideau de fer. A présent, une porte en aggloméré masque l'intérieur et une affichette indique explicitement que le chantier est « interdit au public ».
Pas de panneau légal mais des gravats et des vibrations
Selon les riverains, les travaux ont démarré il y a une quinzaine de jours. Or aucun panneau officiel n'a été accroché côté rue, indiquant la nature et la durée des travaux. Et pour cause : les services d'urbanisme de la Ville de Paris instruisent encore le dossier du permis de construire, a confirmé à Rue89 Dominique Bertinotti, maire (PS) du IVe arrondissement.
Ce permis de construire visait notamment l'aménagement du bâtiment pour y installer ascenseurs et escalators vers le sous-sol. Pour l'instant, Dominique Bertinotti botte en touche :
« Certains travaux ne nécessitent pas de permis de construire. Pour l'heure, nos services n'ont pas pu pénétrer dans les locaux pour voir de quoi il retourne. »
Les habitants mentionnent des sacs de gravats évacués du sous-sol. Et le témoignage de Guy Rozanowicz, directeur de la station Radio J, qui occupe le flanc droit du même bâtiment sur trois étages, est explicite :
« Nous n'avons pas été prévenus mais quand ça a démarré, mi-août, nous avons négocié avec les ouvriers pour échapper aux marteaux-piqueurs sur deux créneaux auxquels nous émettons en direct : de six à huit heures du matin, et entre quatorze heures et seize heures trente. »
La mairie, vigilante ou blousée ?
Du côté de H&M, j'ai reçu, en tout et pour tout, la confirmation, via la société chargée de la communication de COS, d'une ouverture « en novembre ». Soit dans moins de deux mois -un calendrier qui accrédite l'idée que des travaux d'envergure ont bien démarré.
Si les travaux nécessitaient bien un permis de construire H&M sera passible d'une amende lourde qui, en droit, peut entrainer jusqu'à l'annulation des travaux et la remise à l'identique.

A la mairie d'arrondissement, Dominique Bertinotti avance que l'architecte des Bâtiments de France avait tout de même donné son feu vert en aval, tout en promettant « vigilance ». Mais certains élus reconnaissent en off que démarrer sans permis de construire n'était « pas bien malin » alors que l'arrivée de COS faisait déjà des remous.
|
Bâtiment historique pour sa façade et une partie des 600 m² de surface, il ne sert plus de hammam depuis plus de vingt ans comme nous l'a rappelé une internaute. Mais, pour certains riverains, il reste emblématique de la spécificité « historique, culturelle et religieuse » du quartier. C'est le discours que nous tenaient dès le printemps Joseph Finkelsztajn et Nicolas Secondi, qui ont monté l'association Quartier des Rosiers pour s'opposer à l'arrivée de COS.
« Energumène » insurgé
A l'époque, j'avais rencontré Nicolas Secondi chez lui, dans l'immeuble qui jouxte le hammam. Activiste multicarte -association corse et banderole pro-Tibet comprises- il montait au créneau pour « rejudaïser la rue » mais finissait par lâcher, d'un air mystérieux et en se faisant prier, qu'il n'était pas juif mais « à la synagogue à toutes les fêtes ».
En avril, Dominique Bertinotti me recevait dans son bureau et haussait les épaules à l'évocation de cet « énergumène qui ne représente que lui-même ». Sauf que Nicolas Secondi est aujourd'hui moins isolé : plusieurs personnalités, dont Jack Lang et Martine Billard, députée (Verts) de Paris, ont rejoint la fronde contre COS. Galvanisés par le démarrage des travaux illicites, « un passage en force » selon l'élue écologiste.
Dominique Bertinotti fait aujourd'hui valoir qu'on fait « un faux procès ». Elle qui argue même de « la mixité sociale » (COS est marketé classes moyennes) est convaincue que l'évocation de travaux illicites reste d'abord un prétexte contre l'arrivée d'H&M.
Or la maire d'arrondissement soutient qu'il n'était pas de son ressort d'empêcher cette nouvelle activité tant qu'il n'y a pas de nuisances. Dans l'opposition à l'époque, elle avait ainsi bataillé contre l'arrivée d'un McDo dans le hammam. Cette fois-ci, elle dit s'être refusée à intervenir car « ce ne sont pas les murs qui étaient à vendre mais le fonds de commerce ». Et suggère qu'après tout, le propriétaire, juif, pouvait décider de céder le bail à une activité plus communautaire.
Dominique Bertinotti précise au passage que « personne ne s'était ému de l'arrivée de Chevignon ou de Cappelini », dans les mêmes lieux :
Martine Billard continue, elle, de regretter que la Mairie de Paris ne se décide pas à « contrer la mono-activité et empêcher que le quartier juif ne devienne un banal quartier de la fringue ». Pour l'élue écologiste, la municipalité aurait pu intervenir, comme elle l'a fait dans d'autres quartiers de Paris, « à titre préventif ».
La préemption, un outil légal
Il existe en effet un outil légal : la préemption de locaux, y compris dans le cadre de baux commerciaux. Lyne Cohen-Solal, adjointe à Bertrand Delanoë en charge du commerce, multiplie d'ailleurs ce type d'initiatives depuis quelques années. Elle déplore le lancement des travaux mais refuse qu'on fasse de la rue des Rosiers « un nouveau ghetto » :
« Les juifs ont quitté le quartier depuis longtemps. Ils sont maintenant dans les XVIe, XVIIe et XIXe arrondissements. Le commerce, ça doit vivre, on ne peut pas figer une rue comme un Paris de carte postale. Plus personne ne va venir au cœur de Paris juste pour acheter des aliments kasher. Cette époque est terminée ! »
|
Pour l'élue PS, il ne ressortait pas de l'intérêt général d'empêcher l'installation de COS rue des Rosiers. Contrairement à d'autres zones de la capitale où la mairie est intervenue. Par exemple, le sentier, le quartier des gares du Nord et de l'Est et le quartier latin. Explications de Lyne Cohen-Solal :
« Dans le quartier latin, les libraires fermaient parce que le commerce des livres est moins rentable et que les loyers étaient devenus trop chers. Pour ne pas perdre la spécificité culturelle du quartier, la mairie rachète des baux et loue à des libraires. Dans le quartiers où des commerces autistes ont toujours leur rideau de fer baissé, nous louons à un boulanger. »
Pour l'instant, le Marais ne fait pas partie des zones dans lesquelles la mairie peut préempter des baux commerciaux au nom de l'intérêt général.
Photos : l'ancien hammam de la rue des Rosiers à Paris. Affichette à l'entrée du 4, rue des Rosiers à Paris (Audrey Cerdan/Rue89).


























26
(Pour réagir, connectez-vous)
De stephanemot
Author & Chief AtoZ Officer | 00H57 | 09/09/2008 |
H&M ?
dommage pour le quartier et sacre contraste avec l'enseigne en face…
Attendez : H&M, c'est bien Hammam&Massages, non ?
De merle-moqueur
10H31 | 08/09/2008 |
encore une attaque d'anti-semites ?
un hammam que j'ai frequente……
on vit une drole d'epoque….
faut faire qq chose,mais quoi ? je vis a l,etranger…
et pastillez-moi si vous etes d'accord…ou ecrivez ici.
De Gandijyn
11H00 | 08/09/2008 |
Les gravats … ? Ils creusent un tunnel ?
bizarre que les habitants du quartier mettent autant de temps à réagir, où rien ne passe inaperçu. il n'y a pas âme qui passe sans avoir été « détecté » bien en amont…
Hormis le travail d'instruction (en cours) de la mairie, peut-être existe-t-il des « autorisations de principe », avec des travaux découpés en tranches ! Peut-être même un accord « politique locale » ?
à Gandijyn
De DBL8
Retraité | 18H36 | 08/09/2008 |
« bizarre que les habitants du quartier mettent autant de temps à réagir… »
Les habitants n'ont peut-être pas attendus pour réagir, mais c'est peut-être la Mairie qui à trainé des pieds pour le faire !
Pour quelle raisons ? ! Voilà la question qu'il faut ce poser !
Y aurait-il besoin de faire plaisir à une connaissance ?
J'ai vécu un cas similaire à Romainville (93) et bien les services de la Mairie n'ont rien trouvé à redire pour le fait que le permis de construire ne soit pas suivit ! !
Quand aux matériaux contenant de l'amiante évacuée en décharge publique…
De annakarénine
11H09 | 08/09/2008 |
De quel scandale s'agit il ?
parce que c'est nouveau le fait de transgresser la loi quand on est capitaliste ?
parce que le propriétaire des murs du Hammam a négligé l'intérêt collectif pour privilégier son intérêt personnel ?
Parce que la Mairie de Paris semble mobiliser une approche de type 2 poids 2 mesures… ?
Parce que les habitants de ce vieux quartier ne sont plus ceux qu'ils étaient ?
OU PARCE QU'ON VIT DANS UN MONDE D'HYPOCRISIE TOTALE QUI DECOUVRE TOUJOURS A POSTERIORI, L'INANITE DU COMPORTEMENT DES PUISSANTS ? !
à annakarénine
De ToRDReLoRDRE
chien de talus | 11H24 | 08/09/2008 |
bah ouai…
à annakarénine
De LB
15H44 | 08/09/2008 |
Coucou,
Non, non ! ! Ce qui est inadmissible, c'est que la loi soit bafouée par les propriétaires, et par la Mairie…
La Mairie ne réagit pas…
La grosse question :
pourquoi le maire ne réagit-il pas…
LB
De ALLAIN JULES C@MMUNICATION
11H13 | 08/09/2008 |
Drôlissime !
Ne pensez-vous pas que H&M fait vivre tellement de familles françaises qu'il doit avoir des passes-droits ? Trève de plaisanterie, il y a trop de lois dans ce pays. Il faut ci, il faut faire ça, monument historique machin-chouette. Mais, au juste, ne faut-il pas démonter et/ou démanteler toutes ces anciennes enseignes qui ne servent plus à rien ? Le tourisme ? Le photos ? Bof !
http://allainjulesblog.blogspot.com/
De ToRDReLoRDRE
chien de talus | 11H28 | 08/09/2008 |
réquisitionné, transformé en logement pour les plus démunis et en remplaçant l'esperluette ça devient un excellent HLM.
à ToRDReLoRDRE
De Gandijyn
11H53 | 08/09/2008 |
Après l'Abbé Pierre, ce serait du Habbé Mierre ! … Utile pour « Droit au Logement », mais il va bien manquer quelque chose pour le confort des sans-logis (rue bruyante, odeurs, métro, bus, … ? )
Pour ce qui est du Ministère, faudra bien dix ans de squatt pour une réelle prise en considération. : )))
Dommage, les Cubains s'en contenteraient largement.
à Gandijyn
De DBL8
Retraité | 12H15 | 08/09/2008 |
»…Utile pour « Droit au Logement »… »
C'est vrai ça… pourquoi le DAL n'a pas occupé ce lieu ?
Doivent-ils ménager quelqu'un ?
La mairie s'en occupe, pas de vague et surtout ne les gênons pas.
Comme écrit dans un autre commentaire : 2 poids 2 mesure ?
De Red-Sky
The "think different" boy | 12H12 | 08/09/2008 |
J'espère que ce sera un mini-H&M, dans cette petite rue « piétonisée » où l'on peut à peine faire passer un camion de pompier…
Je ne suis pas passéiste, mais tout ce quartier du Marais, qui avait un charme « fou-dingue » il y a encore une dizaine d'année est en train de devenir un grand centre commercial pour sape et gadgets sans grand intérêt.
Paris présente ce paradoxe de s'aseptiser et de se banaliser tout en étant hyper-pollué et super bruyant.
Finalement, c'est du puritanisme… Paris perd son âme et si l'on continue, ils perdra ses touristes et ses habitants.
De patrick du 14
toujours naze et qui cotises pas | 16H58 | 08/09/2008 |
pour H&M je m'en fout mais goldenberg chez qui j'ais laissé un paquet de chèques en bois et bue la meilleur vodka de paris, alors là j'suis pas d'accord , que fait bertrand , perso y'a une paye que j'y ais pas foutus les pieds tout est cher et y'a plus d'affaire a y faire , c'est bobolands
De Deborah
13H20 | 08/09/2008 |
Il y a beau temps que la rue des Rosiers n'est plus la vieille rue juive qu'elle a été. Elle est déjà peuplée de magasins de mode et de bouffe plus ou moins rapide, (mais même le célébrissime Goldenberg n'est plus.) je ne sais même pas si les librairies (il y en avait plusieurs) tiennent encore le coup. Quant au Hammam il avait déjà été transformé en boutique. On ne peut pas passer son temps à conserver des vestiges qui n'ont plus aucune utilité, ni aucun sens.
à Deborah
De jabier
31087
consultant dans les Landes | 16H00 | 08/09/2008 |
Ne pleure pas Deborah ! Bientôt on pourra voir la commédie muscale rabbie Jaccob.
On ira à Diney World pour faire semblant
à Deborah
De merle-moqueur
09H18 | 10/09/2008 |
A Deborah :
et rasons l'Acropole pour faire un parking..et la tour Eiffel a la feraille,et le louvre,transforme en hopital…..
qui est-tu pour juger de l'utilite et du sens des choses ?
De JDep
14H47 | 08/09/2008 |
Le coeur de Paris ne sera bientôt plus qu'une boutique de fringues entrecoupée de banques. Heureux les quelques îlots, plutôt excentrés, qui ont gardé boulangerie et boucherie… Celle de la rue Vieille-du-Temple, non loin de l'ancien hammam, a gardé ses murs tels quels… pour vendre des bijoux ! Toutes les rues alentour sont vouées à ce type de commerce.
Pourtant le BHV est à trois pas ; les rue Saint-Antoine et Rivoli regorgent déjà de fringues que seuls les plus à l'aise ont encore les moyens de s'offrir. Est-ce cela, le Paris « vivant » vu par Cohen-Solal ? Juif ou pas juif, Saint-Paul brassait il y a peu toutes sortes de milieux ; le hammam aussi, dans la sérénité. De voir ce merveilleux quartier, comme Saint-Germain ou Montparnasse, devenir un centre commercial bobo met en rage. Qu'au moins, rue des Rosiers, H&M cède la place à une HLM, comme il est proposé. Rien de plus sensé.
http://contredits.com
De Chich
Amateur d'orthographe | 14H59 | 08/09/2008 |
« il montait au créneau pour “ rejudaïser la rue” et puis quoi encore ? Nous sommes un pays laîque prendre ce prétexte me révolte. Je veux bien qu'on invoque la culture ou l'Histoire (même si je trouve çà un peu “passéiste”) mais la faut pas pousser mémé à faire la grimace…
Je précise juste pour ceux qui aiment bien trouver des cons partout je ne suis pas anti-sémite loin de là.. à la limite je me considère comme anti-religion (causes de 95% des conflits depuis ces 2000 et quelques dernieres années) chacun est libre de faire ce dont il a envie mais que ça ne déborde pas sur la sphère publique.
De Jenesauraisvoir
Sur un rocher de cristal | 15H05 | 08/09/2008 |
Sincèrement, ne peut-on pas comprendre qu'il y ait une différence d'appréciation entre les Champs Elysées et la rue des Rosier. Non ? Même pas une toute petite différence ? Il semblerait en plus que ce ne soit pas un magasin H&M mais une enseigne réputée plus haute dans la gamme. Et qui plus est dans un quartier qui aurait connu le tissu dans son histoire. N'y aurait-il pas plutôt quelques intérêts particuliers (peut-être moins avouables) qui se sont retrouvées contrariés et qui voudraient nous embarquer dans une aventure un peu douteuse ?
Par ailleurs c'est vrai que tous les travaux ne sont pas soumis au permis de construire…
Je peux me tromper mais j'aurais envie d'emprunter à Shakespeare son expression « much ado about nothing'.
Humblement…
De minijul
18H51 | 08/09/2008 |
Hormis tout le débat sur les problèmes que posent l'arrivée d'H&M dans le quartier, il y a quand même un soucis basique : Des travaux se déroulent sans permis de construire.
Celà est illégal, H&M ou non. Point.
De totolarigo
00H59 | 09/09/2008 |
a la vue des commentaire, je me pose la question :
quel est le probleme ?
le fait qu'une boutique de plus s'installe rue des rosiers ou le fait que ni la mairie ni le proprietaire ne respecte la loi ?
perso, la rue des rosiers, je m'en contre fous, par contre, le fait qu'une societe de plus fasse des travaux illegallement a la vue de tous et que ca ne fasse bouger personne, la ca me travaille.
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 09H04 | 09/09/2008 |
Selon vous, Chloë, elle veut dire quoi, Lyne Cohen-Solal, en parlant de « commerces autistes » ? ? ?
De Jacques Cécius
difficile : petit pensionné ! | 09H38 | 09/09/2008 |
Les multinationales et les grosses firmes nationales ont tous les droits. Vous saviez-vous pas ? En plus très souvent elles font de « petits cadeaux » aux partis politiques lors des campagnes. Faut bien renvoyer l'ascenseur ? . C'est logique. Et puis, la beauté d'un quartier ou d'un village, les financiers s'en fichent comme d'une guigne. RéAGISSONS nom de Zeus !
De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 16H09 | 09/09/2008 |
Ça c'est malin. Sous prétexte de gagner quelques milliers d'euros, plutôt que d'attendre sagement leur permis de construire, ils se font griller en beauté et passent pour des grands méchants loups.
Bien fait, ils avaient qu'à pas me vendre une chemise aussi pourrie (on a la revanche qu'on peut : D).
De Julorange
Paris IV | 17H18 | 09/09/2008 |
C'est très bien, que M. Jack Lang se bat pour que notre patrimoine soit protégé.
Mais il est très regrettable qu'il n'a pas eu le même reflexe quand il s'est installé dans son appartement place des Vosges.
Il a fait détruire un intérieur classé, sans autorisation, ni consultation de l'ABF.
Faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais. Encore une bonne exemple !
De LYMPIE
CITOYEN | 20H46 | 11/09/2008 |
Pas de possibilité de recours devant l'administration ? Puis contre son inaction ?
Dans ce cas là, il devrait être possible de faire intervenir la force publique en la personne de l'Etat, la police, les Préfets… Si cela ne marche pas, recours devant le juge administratif et procédure d'urgence pour mise en contrainte contre l'inaction administrative.
Le recours privé est aussi possible par la mairie de Paris et le ministère de la Culture et là, ça finit par coûter cher.
Par ailleurs, il me semble qu'il existe d'anciens textes encore valables (à vérifier) qui justifie de s'opposer aux actes illégaux de particuliers… donc la chaîne humaine contre les travaux est possible (s'enchaîner pour empêcher les travaux). Je suppose que quelque chose a déjà été fait, mais s'il y a eu inaction, il faut recours et s'il y a recours, il faut des astreintes à la hauteur…
Possibilité aussi de recourir à la ministre Albanel.
Enfin, le maire doit pouvoir intervenir et de façon très simple, par la contravention d'occupation illégale de la voie publique, nécessaire pour les travaux (ou autre chose du même genre) et l'immobilisation des véhicules nécessaires aux travaux. Donc il faut un courrier et en ce moment, le maire de Paris a plutôt intérêt à défendre son image de défenseur de la culture.
Des moyens juridiques existent… il faut juste les actionner. Et les habitants de Paris peuvent faire valoir des intérêts pour une action d'ordre juridique que n'ont pas les personnes vivant hors de Paris.