
En 2005, l'élection du nouveau pape, le cardinal Josef Ratzinger, faisait frémir les fidèles avides de modernisation. Trois ans plus tard, le pontife, qui sera reçu à l'Elysée le 12 septembre, a-t-il confirmé sa réputation de conservateur ?
Le 25 avril 2005, la messe est dite dans les médias. Le portrait brossé par France 2 le soir de l'élection de Benoît XVI donne le ton : une naissance dans une famille « très catholique », une adolescence passée dans les Jeunesses hitlériennes (« comme tous ceux de sa génération », rappelle le reportage), et des convictions morales qui le placent comme « l'un des conservateurs les plus résolus de l'Eglise ». (Voir la vidéo)
Une caricature grossière, pour Philippe Verdin, religieux dominicain et auteur du livre d'entretiens avec Nicolas Sarkozy sur la laïcité (« La République, les religions, l'espérance », éd. du Cerf). « Cette polarisation conservateur/progressiste ne veut rien dire », assure-t-il… avant de reconnaître que l'ouverture à la modernité de Benoît XVI varie selon les sujets :
Le dialogue interreligieux sur des braises
Sur le dialogue interreligieux, précisément, le seul discours qui ait rencontré un écho médiatique, celui de Ratisbonne, a suscité l'indignation dans les pays musulmans, jusqu'à provoquer des violences dans les Territoires palestiniens et en Irak.
Un malentendu, assurent les défenseurs de Benoît XVI. D'une leçon théologique de haute volée, les dépêches d'agence n'ont retenu qu'une simple phrase, sortie de son contexte :
« Montre-moi donc ce que Mahomet a apporté de nouveau, et tu y trouveras seulement des choses mauvaises et inhumaines, comme son mandat de diffuser par l'épée la foi qu'il prêchait.“
Une attaque directe contre le Prophète, que n'a jamais formulée Benoît XVI lui-même. Et pour cause, elle date de 1391, sous la plume d'un obscur empereur byzantin, Manuel II Palaiologos, citée entre guillemets dans le discours. Pour Philippe Verdin, l'intention de Benoît XVI à Ratisbonne était simplement d'analyser les divergences de fond entre l'islam et le christianisme :
La réputation rétrograde de Benoît XVI s'expliquerait donc simplement par une communication défaillante, mal gérée par un pape intellectuel et réservé ? L'explication est un peu courte pour Christian Terras, directeur de la revue catholique critique Golias, qui consacre ce mois-ci un dossier à Benoît XVI, ‘le pape de la restauration’ :
Et c'est bien ce ‘deuxième Josef Ratzinger’ qui est à l'œuvre dans le ‘motu proprio’ de juillet 2007, dernier décret papal en date.
La main tendue aux traditionalistes
La ‘libéralisation’ de la liturgie ancienne, consacrée par ce ‘motu proprio’, est une concession de taille faite aux traditionalistes, qui en font une condition de leur retour à Rome (ils sont sortis de l'Eglise depuis 1988, année de l'excommunication de Mgr Lefebvre, leur chef de file de l'époque). Concrètement, la messe peut désormais être célébrée selon le rite ‘tridentin’ (en latin, prêtre dos à l'assemblée) pour les fidèles qui le souhaitent. En avril dernier, les intégristes snobent cette main tendue : pour Mgr Fellay, leur chef de fil actuel, ‘le temps d'un accord n'est pas encore venu’.
Philippe Verdin balaie de la main cet échec :
‘Les intégristes représentent une proportion infinitésimale des catholiques (200 000 environ, pour plus d'un milliard de catholiques, ndlr). C'est peanuts' ! De toute façon, leur problème, ce n'est pas la messe en latin, mais plutôt leur désaccord de fond avec Rome sur plusieurs sujets, comme le dialogue interreligieux.’
Reste que ce cadeau fait aux partisans d'un retour à la tradition risque bien de faire fuir une autre frange de l'Eglise catholique, qui a de plus en plus de mal à vivre selon les principes édictés par Rome. C'est déjà ce qui est en train de se passer, selon Christian Terras :
Sur le célibat des prêtres, sur l'interdiction faite aux catholiques divorcés de communier, et sur les questions de sexualité, des rumeurs d'ouverture, au début du pontificat de Benoît XVI, avaient suscité l'espoir chez ces catholiques qui s'éloignent de l'Eglise ‘sur la pointe des pieds’.
Las… le souverain pontife s'est fermement opposé depuis à toutes les réformes sociales européennes, qui incarnent selon lui un condamnable ‘relativisme éthique’, que ce soit le contrat d'union civile offert aux homosexuels en Italie ou la dépénalisation de l'avortement au Portugal.
Vendredi prochain, 12 septembre, Benoît XVI prononcera un discours devant le monde de la culture, au collège des Bernardins à Paris. Nul doute qu'il sera attentivement suivi par ces fidèles inquiets et par l'épiscopat français, attaché à la construction d'une Eglise ouverte à tous. Jean-Yves Nahmias, évêque auxiliaire, responsable de la préparation de la visite du pape à Paris, est convaincu qu'ils seront rassurés :
‘Cette visite devrait mettre fin à ces a priori et ces caricatures. Ce décalage entre l'image de Benoît XVI qu'ont les Français et la réalité peut même nous assurer du succès de cette visite apostolique.’




















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De Carmagnole
retraité de l'Education Nationale | 15H12 | 07/09/2008 |
Je constate que « la défense de l'église et de l'infaillibilité du Pape » sont toujours articulés autour du « rabaissement » du commun des mortels ;
cela permet ainsi de mieux glorifier « le chef suprême » de cette institution.
J'emprunte à Montaigne cette citation qui sied parfaitement à Benoît XXVI :
« QUELQUE SOIT LE TRÔNE SUR LEQUEL ON EST ASSIS ON NE L'EST JAMAIS QUE SUR SON CUL ! ! ! »
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De ToRDReLoRDRE
chien de talus | 11H52 | 07/09/2008 |
Bah dis Gueguette, il est pas beau notre jojo16, rien que d'être un des plus grand intellectuel €urop€€n et encore t'as pas tout dis : champion de crapette rapide, collectionneur de spermatozoïdes et j'en passe…merci Gueguette pour cette mise au point.
PS : tu passeras le coucou à Zambelli si tu descends à Lourde ce week-end.
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De rafael345
12H01 | 07/09/2008 |
les crimes commis par et pour les religions ne sont en aucune façon « annulés » par les crimes des totalitarismes. Ce sont des crimes de plus, c'est tout.
à rafael345
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12H05 | 07/09/2008 |
Oui mais Hitler, Staline, Pol Pot et Mao étaient athées : vous voilà en bonne compagnie ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
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De A.V.
tamagotchi89 | 12H15 | 07/09/2008 |
Ils mangeaient aussi des patates, alors évitons le gratin dauphinois.
à A.V.
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 12H36 | 07/09/2008 |
C'est la meilleure blague de la matinée !
Merci A.V !
Très drôle.
à Charles Mouloud
De -Candide-
Jardinateur | 13H21 | 07/09/2008 |
idem ici,
ya deux votes en cours 5 points rouge de moyenne.
je test avec un vote à un point rouge
(ça passe directement à 3 de moyenne ! )
mais dans le reply, la moyenne remonte à 4 ce qui semble plus normal
Désolé Charles Mouloud, c'est juste pour un test
effectivement pour moi aussi la meilleur blague de la matinée ; -)
à -Candide-
De -Candide-
Jardinateur | 13H23 | 11/09/2008 |
ah
à A.V.
De -Candide-
Jardinateur | 13H17 | 07/09/2008 |
Ah les points rouges ! !
J'ai trouvé, votre répartie amusante, j'y ai mis un vote positif 5pts rouges
Oh surprise, à l'instant même, le votes baisse de 5 a 4 points rouges…
Fort de cette mésaventure, je veux écrire un post pour signaler mon scepticisme
je fais un reply, et oh surprise le vote est bien a 5 points rouges.
Voulant en avoir le coeur net, je change mon vote en totalement negatif.
la moyenne des 4 votes passe à 3 points rouge.
Je teste un autre reply (comme celui-ci mais sans l'envoyer) et le vote moyen est à 4 points rouges.
Ma prose bien en dehors du sujet n'a pour but que de signaler aux informaticiens de rue89 que :
en dépit du fait que l'on va encore me dire qu'il y a toujours le cas ou en même temps que je vote, quelqu'un a pu changer son vote, etc…
Je suis persuadé qu'il y a un léger problème de compteur dans le cas de rafraichisement dans la page active.
Non pas que le rafraichisement ne se fasse pas (le nombre de vote est bien ok), mais il se fait parfois avec une mauvaise valeur moyenne, tandis qu'il apparait plutôt correctement si on répond, ou si l'on rafraichit totalement la page en partant de zero.
En résumé,
il y a bien un petit problème (facilement reproductible) qu'il serait bien d'essayer de résoudre pour éviter de donner le sentiment de se faire biaiser son vote
à -Candide-
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 15H27 | 08/09/2008 |
@ Candide. Les points rouges sont traitées par les machines Diebold, comme celles qui ont compés les votes de Bush en 2004. Cette idée de « naser » sert a créer une illusion de verdict populaire, comme les élections américaines. Si vous y croyez.. Vous avex dit « Candide » ?
Pierre JC Allard
http://nouvellesociete.wordpress.com
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De Unstern
13H28 | 07/09/2008 |
@ Gaétan
Hitler a quand même été soutenu à bout de bras par le haut clergé allemand et autrichien… tout comme le très catholique Franco en Espagne !
L'important, n'est-ce-pas, c'était que les rouges soient proprement fusillés.
P.-S.
Pour autant, cela n'excuse nullement les crimes de Staline, Mao ou Pol Pot.
P.-P.-S.
Facétie de l'histoire, l'actuel pape est certes né en allemagne, mais à Marktl-am-Inn, c'est-à-dire à quelques kilomètres seulement de Braunau-am-Inn, qui pour sa part est en Autriche, juste de l'autre côté de la frontière. Chacun sait que Braunau-am-Inn est la ville natale d'un certain Adolf Hitler…
» Feraient bien de réguler drastiquement les naissances, dans la région ! On n'ose pas imaginer à quoi ressemblera le phénomène nº 3, si jamais il y en a un…
à Unstern
De Humain
16H11 | 07/09/2008 |
A unstern
Noublions pas que Le mufti de Jérusalem Haj Amin al-Husseini rencontre Adolf Hitler, Heinrich Himmler, Joachim Von Ribbentrop,
Noublions pas et la création de la division SS de montagne Handschar composée de musulmans et à l'emblème du sabre recourbé et croix gammée !
(Qui laisse de nos jours encore de traces en l'ex yougolavie)
Ceci n'excuse pas les massacre du Vel'd'iv ! !
En aucune façon ! Y compris comme vous le soulignez Staline, Mao ou Pol Pot
à Unstern
De mechante langue
21H27 | 07/09/2008 |
« Hitler a quand même été soutenu à bout de bras par le haut clergé allemand et autrichien… “
C'est tout simplemnt une affabulation
‘L'important, n'est-ce-pas, c'était que les rouges soient proprement fusillés.’
A l'époque c'etait les rouges qui tuaient les prétres et accessoirement plusieurs millions d'hommes de femmes et d'enfants
‘Facétie de l'histoire, l'actuel pape est certes né en allemagne, mais à Marktl-am-Inn, c'est-à-dire à quelques kilomètres seulement de Braunau-am-Inn, qui pour sa part est en Autriche, juste de l'autre côté de la frontière. Chacun sait que Braunau-am-Inn est la ville natale d'un certain Adolf Hitler…’
Je n'ose imaginez ou vous etes né pour tenir de tels raisonnements stupides
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De Lairderien
20H44 | 07/09/2008 |
Non, pas hitler ! ! !
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De yamato
21H34 | 07/09/2008 |
Petit rappel en épaisseur.
Quel point commun entre Hitler, Staline, Pol Pot, Mao et un quelconque fanatique religieux.
La croyance, soit vraiment intégrante du personnage ou utilisée par lui comme moyen, assez généralement totalitaire.
Toute forme de pensée se dissout quand elle se transorme en croyance (terme généralement appliqué à la religion, pour la politique, on dit plus facilement dogme).
La croyance religieuse tient la meilleure place puisque, in fine, elle ne prétend pas à affronter la réalité mais dispose d'un champ infini (le spirituel) et d'une application invérifiable puisque post mortem.
D'aucuns prétendent que de ce fait, elle est la plus dangereuse.
Au fait, mon cher Gaétan, vous citez Hitler dans la liste de ces soi-disant athées. Pourquoi alors s'est-il acharné sur les juifs, qualification religieuse avant tout ?
A vous lire
à yamato
De mechante langue
21H43 | 07/09/2008 |
« Au fait, mon cher Gaétan, vous citez Hitler dans la liste de ces soi-disant athées. Pourquoi alors s'est-il acharné sur les juifs, qualification religieuse avant tout ? »
C'est faux Hitler s'est acharné sur les juifs au nom d'un pretendu racialisme scientifique né en France au XIX dans les sphéres anticliracales comme cela a été montré dans le fil sur les limites de l'anticléricalisme
« La croyance religieuse tient la meilleure place puisque, in fine, elle ne prétend pas à affronter la réalité mais dispose d'un champ infini (le spirituel) et d'une application invérifiable puisque post mortem. »
Heuuu…comme le marxisme !
« Quel point commun entre Hitler, Staline, Pol Pot, Mao et un quelconque fanatique religieux. »
Entre autre l'anticléricalisme
à mechante langue
De richelieu94
14H19 | 08/09/2008 |
Pour une fois je ne contredirai pas méchante langue….
les catholqiues et les protestants étaient hautement suspects aux yeux des nazis. ils ont largement purgés l'Eglise en envoyant en camp religieux et penseurs orientés par le christianisme … au delà, en 1934 (il me semble) le plan d'extermination des malades mentaux allemands a été stoppé par une charge véhémente de l'église bavaroise… enfin, n'en déplaise aux bouffeurs de curés (souvent très idéologiques et peu spirituels), si l'Eglise était entre le marteau et l'enclume, les croyants ont souvent vite fait leur choix… la CIMADE était dans les camps dès 1940 présentant le drame à venir… on citera l'Abbé Stock ou bien les religieuses romaines qui, passant outre les non consignes du Saint Siège, ouvrir les portes des couvents durant la grande rafle de Rome…. Bien sûr on trouvera des contre exemple mais on ne dira pas que les chrétiens ont ignoré les drames de la seconde guerre mondiale. L'Eglise est trop compliqué pour être ramené aux seuls injonctions « idéologiques »…
à mechante langue
De Tyb
(par ici, par là) | 15H09 | 08/09/2008 |
oui enfin les écrits antisémites de Luther furent affichés dans une vitrine de verre au congrès de Nuremberg.
il a bon dos l'antisémitisme anticlérical spontané…
à Tyb
De richelieu94
16H10 | 08/09/2008 |
C'est calir… l'antisémitisme n'éparganit ni l'aglise ni la société en général… de beaux penseurs étaient aussi de grands antisémites…
à mechante langue
De yamato
19H16 | 08/09/2008 |
Nous sommes d'accord
C'est bien une animosité fondamentalement religieuse, parée ensuite d'oripeaux pseudo-scientifique, qui a contribué à un certain type d'antisémitisme à cette période.
On « rénove » les moyens ; l'esprit comme la fin restent identiques.
Pour l'application post-mortem du communisme, j'apprécie votre humour. Il faut faire une communication à B 16.
L'enfer communiste ne doit plus avoir de charbon…
à mechante langue
De gvsbini
Chargé étude environnement | 19H52 | 08/09/2008 |
mechante langue :
« C'est faux Hitler s'est acharné sur les juifs au nom d'un pretendu racialisme scientifique né en France au XIX … »
C'est oublié bien vite que le racialisme scientifique est au moins aussi ancien que les débuts de la taxinomie… Mais alors qui est le premier : Buffon ou Linné ? ? France ou Suède ? ? A moins que l'on accuse messieurs James Parson et William Jones, anatomistes et linguistes, d'avoir fondé les bases du nazisme en « inventant » la notion d'aryens…Dès la fin du XVIIIème et sans une once de hiérarchisation raciste. Notion aryenne reprise par le saxon Schlegel, toujours sans notion raciale, mais plutôt comme hypothèse concernant le socle culturel commun de l'aire Indo-Européenne. Les Aryens étaient alors décrits comme une peuplade antique/mythique du sous-continent indien. Il faut attendre Theodor Benfey, universitaire juif allemand, pour qu'en 1869 les forêts nordiques deviennent le berceau des aryens. Il n'en faut pas plus pour que les nationalistes allemands fassent des aryens les ancêtres des germains décrits par Tacites (blancs, grands, musclés, blond ou roux,etc…). Mythes qu'ils complètent en précisant qu'il s'agit également des racines « pures » qui se sont diffusées jusqu'en Inde… Les aryens deviennent le mythe allemand d'une race pures ayant posé les fondements de la civilisation indo-européenne par opposition aux sémites, slaves et autres africains. Quel rapport direct avec les théories de classification humaine (races, bosse des maths ou de la criminalité,etc…) en cours dans tout les milieux scientifiques de l'époque ? ? ?
Ceci dit, je ne nie pas que, parmi beaucoup d'autres disciplines comme l'archéologie, l'anthropologie contemporaine a été mise à contribution par le IIIème Reich pour appuyer et valider ses thèses.
A lire : « Opération Ahnenerbe : comment Himmler mit la pseudo-science au service de la solution finale »,Heather Pringle, Ed. Presses de la Cité.
»…dans les sphéres anticliracales… »
Sources ? Une chose est sûre, l'anti-sémitisme religieux systématique n'a été renié que sur le tard par le dogme catholique…
« “ La croyance religieuse tient la meilleure place puisque, in fine, elle ne prétend pas à affronter la réalité mais dispose d'un champ infini (le spirituel) et d'une application invérifiable puisque post mortem. ”
Heuuu…comme le marxisme ! »
D'où tenez vous que les totalitarismes « marxistes » soutenaient (ou soutienne toujours si l'on veut) l'idée d'une vie bienheureuse après la mort si l'on suivait leurs dogmes ?
« “ Quel point commun entre Hitler, Staline, Pol Pot, Mao et un quelconque fanatique religieux. ”
Entre autre l'anticléricalisme »
Qu'appelez vous anticléricalisme au juste ? Il me semble que l'idéologie nazie laissait une large part aux croyances néo-paganiques et autres thèses mystiques en cours dans de nombreux salons européens du XIXème… Dont sont issues les nombreuses « sociétés secrètes » de l'époque qui ont chacunes participées à la création de dogmes plus ou moins religieux et fumeux… Sociétés secrètes qui ont été un terreau fertile pour les délires aryanistes et pangermanistes. Comment peut ont considérer qu'un régime qui mettaient en place des rites sacrés (SS) ou bien des célébrations type Nuremberg n'a pas des tendances religieuses et, par la même, ne peut être considéré comme anticlérical (contre le clergé…pas seulement celui des religions instituées).
Je vous renverrai, entre autres, vers le reportage « Soleil Noir : les racines occultes du nazisme » chez Arte Video.
Enfin, vous semblez penser que le nazisme n'a tourné sa politique génocidaire que vers des préoccupations anti-sémites : quid des tziganes, homosexuels, alcooliques et autres slaves ou aveugles disparus dans les camps aux côtés des juifs ?
Sources : un peu partout dès qu'on tente de s'intéresser à l'histoire.
Votre propos me semblent profondément réducteurs, simplistes et, pour partie, sans fondement. Je ne me permettrai cepenant pas de les qualifier de « stupides » comme vous avez tendance à le faire bien facilement au fil des échanges… Bien que vos propos ne soient pas plus, voir moins étayés que ceux de vos contradicteurs.
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De unagi
Fatalitas | 13H27 | 07/09/2008 |
http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php ? page=0703078_dialogue_beno…
De quel type est l'alliance que propose Habermas ? Non pas « des compromis ambigus entre ce qui reste inconciliable », c'est-à-dire la perspective anthropocentrique de la raison moderne et celle qui résulte de la pensée géocentrique et cosmocentrique. Si les deux raisons ou les deux consciences veulent vraiment parler l'une avec l'autre (et pas seulement l'une de l'autre), les religions doivent reconnaître l'autorité de la raison « naturelle » (les guillemets sont de Habermas), c'est-à-dire les résultats faillibles des sciences et les principes universalistes de l'égalitarisme juridique, tandis que la raison séculière ne doit pas s'ériger en juge des vérités religieuses, même s'il est vrai que « pour finir, elle ne considère comme “raisonnable” que ce qui peut être exprimé dans ses propres discours », qui doivent être, au moins en principe, accessibles à tous.
Concrètement, il s'agit d'une raison que la science moderne a obligée à se débarrasser pour toujours de la métaphysique, limitant la philosophie « aux seules compétences générales des sujets de connaissance, de langage et d'action ».
Selon Habermas, la synthèse de la foi et de la raison, construite depuis saint Augustin jusqu'à saint Thomas d'Aquin, a donc été brisée. La philosophie moderne a su s'approprier de manière critique l'héritage de la pensée grecque, mais elle a drastiquement écarté d'elle la connaissance judéo-chrétienne du salut, c'est-à-dire la révélation et la religion.
Il ne s'agit pas de colmater maintenant cette brèche, mais de comprendre que la raison séculière surmonterait l'actuelle opacité de son rapport avec la religion si elle prenait au sérieux cette origine commune de la philosophie et de la religion qui renvoie à la révolution concernant la vision du monde qui a eu lieu au milieu du premier millénaire avant Jésus-Christ.
Ce n'est qu'en considérant les traditions qui remontent à Athènes et à Jérusalem comme des éléments essentiels de sa propre genèse historique que la raison séculière pourra se comprendre pleinement elle-même ; et ses enfants (Habermas entend par là les croyants comme les non-croyants) pourront s'accorder sur leur identité et leur position dans le monde.
SA CRITIQUE DE LA LEÇON DE RATISBONNE
Sur ces bases, dans la dernière partie de son article, Habermas critique le discours de Ratisbonne par lequel Benoît XVI aurait donné un ton curieusement antimoderne au débat sur l'hellénisation ou la déshellénisation du christianisme et, de cette façon, aurait répondu par la négative à la question de savoir si les théologiens chrétiens doivent s'efforcer de répondre aux défis créés par une raison moderne et donc post-métaphysique.
En se réclamant de la synthèse de la métaphysique grecque et de la foi biblique qui a été élaborée depuis saint Augustin jusqu'à saint Thomas d'Aquin, Benoît XVI nierait la valeur des raisons qui ont produit dans l'Europe moderne une polarisation entre foi et savoir. Même s'il affirme ne pas vouloir « revenir à l'illuminisme et se dégager des sciences modernes », il montre en tout cas « qu'il veut repousser la force des arguments contre lesquels cette synthèse métaphysique a fini par se briser ».
Habermas conclut qu'il ne lui paraît pas avantageux de « mettre entre parenthèses – en les excluant de la généalogie d'une “raison commune” de croyants, non-croyants et croyants autrement – ces trois poussées de déshellénisation (cf. le discours de Ratisbonne) qui ont contribué à faire naître l'idée moderne de la raison séculière ».
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De moguerou
14H22 | 08/09/2008 |
Je ne vois pas en quoi le fait de parler 6 langues (si celà est exact c'est évidemment remarquable) en fait un « des plus grands intellectuels européens » A t-il publié des oeuvres notables ?
à moguerou
De richelieu94
14H29 | 08/09/2008 |
Oui… c'est un tueur .. ; son oeuvre est considérable.. pour connaitre certains de ses collaborateurs et détraceturs, tout le monde s'accorde à dire que c'est un intellectuel brillant… après accrocher à ses idées c'est autre chose… et ce n'est pas mon cas…
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De baxbrin
Enseignant en IdF | 22H46 | 08/09/2008 |
Hum, Gaêtan, vous êtes d'une engeance rare sur ce forum ! Il faut vous rappeler que les « collabos » ont été majoritairement de droite, et les « cocos » particulièrement résistants… même si de gauche (extrême qui plus est).
Mais, vous, vous voulez la LISTE… Vous avez ou auriez fait quoi à cette époque ?
Bravo, écrivez beaucoup sur ce forum (mais pas sur Ratzinger, tout le monde s'en fout et il n'a pas la dimension de son prédécesseur).
Vous avez le mérite de préciser les valeurs, chose qui manque cruellement actuellement.
Mais involontairement et certainement pas dans le sens que vous pensez…
Regardez l'évaluation de votre post.
De Humain
11H37 | 07/09/2008 |
Rigolo et amusant.
Pour France 2 que le pape soit « une naissance dans une famille très catholique », semble les surprendre. Ceci pourtant n'est pas vraiment pour me surprendre.
(Remarquons qu'il aurait pu naître dnas un famille athée, c'est vrai ! )
Un jeunesse passée dans les jeunesses Hitlériennes, certes !
(Notons que cela se passait un peu avant que Le mufti de Jérusalem Haj Amin al-Husseini rencontre Adolf Hitler, Heinrich Himmler, Joachim Von Ribbentrop)
Ceci n'excuse pas cela !
Le plus sympathique dans tout cela est que dans notre pays nous pouvons nous défouler sur ce sujet en ne craignant rien d'autre que l'approbation générale (de bon ton).
Quoique l'on dise, le Pape est non seulement réprésentant de mais un chef d'état.
Un Etat qui frappe monnaie (en fait frappée par l'Italie, c'est vrai)
Le Dalai Lama n'est pas chef d'Etat, c'est vrai !
Quand aux droits de l'homme, en notre beau pays, il me semble que notre comportement vis à vis du Tibet par exemple, n'est justement pas… un exemple.
Après tout pourquoi pas ?
à Humain
De rafael345
11H39 | 07/09/2008 |
Etat d'opérette tout au plus…
à rafael345
De meg
16H29 | 07/09/2008 |
C'est surtout un paradis fiscal et une des premières place mondial du blanchiment d'argent.
De TizBee
13H48 | 07/09/2008 |
De bon ton, je ne saurais dire.
En tout cas, je ne pense pas qu'il ne s'agisse là que de l'expression d'un certain snobisme ou d'un phénomène de mode.
L'Histoire a fait son œuvre, et certains des enseignements délivrés par elle ont entraîné cette réalité de fait, où la religion elle-même ne peut nier sa très grande part de responsabilité.
Difficile ensuite de revenir en arrière et de faire comme si de rien était, ou plus précisément comme si « c'était mieux avant ».
Pour rebondir sur l'exemple du Tibet, l'un des principaux reproches fait au Dalaï Lama par certains de ses détracteurs (hors les purs sympathisants chinois) est la crainte d'un retour à un régime théocratique ou la paupérisation et l'esclavagisme seraient à nouveau la règle.
Fondée ou non, elle incite(rait) à toutes les prudences, et surtout à une forme de scepticisme qui lui, pour le coup, n'est pas vraiment de bon ton actuellement.
Là où je vous rejoins, c'est que le Pape a non seulement une vraie fonction, mais également une influence avérée, en tant que puissance économique significative aussi bien que leader charismatique… ou tout du moins, l'Eglise dans son ensemble possède ce « leadership », leurs représentants pouvant l'incarner avec plus ou moins de… bonheur.
Et c'est bien la question qui se pose aujourd'hui avec Benoit XVI : dans un 21ème Siècle que beaucoup imaginent comme celui du retour aux guerres de Religions, en plus de l'avènement des guerres de l'eau, non seulement le contexte favorisera une radicalisation des positions de l'Eglise, mais demandera un représentant à l'image de la confrontation qui s'annonce.
Évidemment, la radicalisation des opinions et le retour à un obscurantisme intellectuel sont des risques réels que font courir aujourd'hui tous les extrémistes, combattants, institutions, pays qui se réclament de la lutte du Bien contre le Mal pour justifier d'actions discutables (ou en tout les cas abondamment discutées).
Ainsi le Pape, de part sa notoriété et son influence, ou a contrario son déficit de charisme et de reconnaissances, a (aura) nécessairement un rôle central, entre désœuvrement, assurance et galvanisation, tout du moins pour tous ceux qui sont sensibles et adhèrent à cette vision du monde et à sa possible évolution.
En cela, il est important de continuer à étudier l'homme derrière le Pape, ses convictions, ses prises de position ainsi que son influence réelle.
Entre va-t-en guerre et vecteur de paix, partisan ou intellectuel, extrémiste ou modéré, l'impact sera non-négligeable et en tout cas, certainement pas à minimiser.
La critique est donc indispensable, qu'elle soit positive ou négative, tant qu'elle reste autant que faire se peut objective, étant donnés le sujet et son contexte.
Quant aux Droits de l'Homme, c'est un tout autre débat qui nécessiterait de confronter vision utopiste, foi en l'humanité, Histoire des Civilisations et surtout Géopolitique… pas certain que cela soit vraiment le sujet de l'article ci-dessus.
(@humain : j'ai pris votre réponse comme prétexte, j'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur)
De kenosuke
11H31 | 07/09/2008 |
Notre président accueil le souverain pontife de manière très officielle alors que celui-ci est seulement le représentant de la religion catholique.
Alors pourquoi ne pas faire comme avec le dalai lama ? l'accueillir dans un bureau entre 2 portes de l'assemblée nationale ?
Deux poids deux mesures à première vue !
Il est vrai que les droits de l'homme ça peut attendre ! !