
Fallait-il publier les photos des talibans ayant combattu des soldats français ? La polémique, initiée par le ministre de la Défense et relayée par les généraux, masque une autre réalité : dans les cercles militaires français, la vieille doctrine de la « guerre révolutionnaire » revient dans le débat sur l'Afghanistan. Avec moult références à l'Algérie et à la méthode Bigeard, certains voudraient réinventer la forme ultime de la guerre. Une tentation dangereuse.
Jeudi dernier, sur France Inter, un général à la retraite commentait la publication des photos controversées. François Cann, ancien chef de corps du 8e RPIMa, préside l'Amicale des anciens du « 8 ». Que dit-il ? Que les talibans mènent une « guerre révolutionnaire » où la dimension médiatique est de première importance, car elle vise « notre opinion ». (Ecouter le son)
« Guerre révolutionnaire » ? Un terme rarement employé publiquement. Il a pourtant une histoire qui mérite d'être évoquée, notamment parce qu'il renvoie à une doctrine (la DGR) bannie de l'armée française par le général De Gaulle en… 1961. Le président de la République sait que les généraux putschistes d'Alger furent les plus ardents partisans de cette doctrine, forgée dans les rizières d'Indochine par des officiers des troupes coloniales.
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Fondée sur une conception totalisante du conflit, elle préconise de retourner contre l'adversaire l'arme des « hiérarchies parallèles », dans un cadre répressif ou, au contraire, pour faire adhérer la population à sa cause.
En clair : organiser le ralliement de la population car une guérilla s'appuie toujours sur l'environnement civil dans lequel elle évolue. Cela s'appelle la « guerre des bascules », l'objectif étant de faire basculer le peuple en sa faveur. Contre les « rebelles » ou les « insurgés » comme disent les généraux en parlant des étudiants en religion.
« L'enjeu dans les zones d'insécurité est la population »
Certes, sur France Inter, Cann évoque la « guerre révolutionnaire » mené par les talibans, sans aller jusqu'à proner l'application de la même stratégie. Mais ce qu'il a écrit dans les jours qui ont suivi l'embuscade du 18 août dernier (alors que de nombreuses critiques s'élevaient sur l'impréparation des troupes, les erreurs de l'état-major, le manque de moyens des soldats) est équivoque.
Le 27 août, il livre un long texte d'analyse (voir le document ci-contre) de la situation militaire en Afghanistan. Les anciens, dit fort justement le général Cann, sont là pour « rappeler ce qu'il ne faut surtout pas refaire ». Pourtant son propos est truffé de références à la guerre d'Algérie :
« Sur ce chapitre aussi (des actions de pacification, ndlr) nous avons, nous les Français, une solide expérience avec ce système ingénieux et efficace des Sections administratives spécialisées (SAS, ndlr), chargées de prendre le contrôle des populations jusqu'alors soumises aux rebelles. »
SAS… l'Algérie. L'officier rappelle aussi les vertus de la méthode « d'immersion dans le Djebel » du colonel Bigeard, chef du 3e Régiment des parachutistes coloniaux où l'auteur fut, jeune lieutenant, chef de section. Et de vanter les mérites de soldats « rustiques, souples, félins et manœuvriers », les mots de Bigeard. Sa conclusion « tactique » est nette et sans appel :
« Le bon sens voudrait qu'on oriente nos forces vers une fluidité qui lui permettent d'occuper le terrain de ces zones suspectes pour y retourner l'insécurité et gêner l'action des rebelles.
Mais comme nous sommes censés être en Afghanistan pour aider ce pays à accéder à la démocratie, l'enjeu dans les zones d'insécurité est la population. Les opérations de contre-guérilla, pour nécessaires qu'elles soient, sont insuffisantes. Il faut pouvoir les compléter par des actions de pacification. »
Autrement dit, un plaidoyer pro domo en faveur de l'usage des forces spéciales, dont le 8e RPIMa est l'un des régiments d'élite, avec le 1er, le 3e, le 6e RPIMa, le 2e REP et le 13e RDP. L'essentiel du Commandement des opérations spéciales (COS).
Une mythologie qui se réveille depuis dix ans
En lâchant le terme de « guerre révolutionnaire », le général Cann convoque donc une mythologie qui s'est discrètement réveillée depuis une bonne décennie dans les cercles militaires. L'article du colonel Grégoire de Saint-Quentin, paru en 1997 dans la revue de la Défense nationale, a donné le signal de ce réveil.
Cet officier des Troupes de marine, ancien coopérant au Rwanda, s'interroge sous un titre limpide : « Retour à la guerre révolutionnaire ? ». Futur patron du 1er RPIMa, Saint-Quentin pose la question de l'usage des forces spéciales dans les conflits contemporains. Sa réponse, positive, sera confirmée par les conflits suivants. Kosovo, Côte d'Ivoire, Centrafrique, Afghanistan : à chaque fois, le COS est en première ligne pour mener la « guerre sur les arrières ». Le 11 septembre achève de convaincre les derniers réticents : remplacez « marxiste » par « islamiste », « communistes » par « moudjahidins » et ne changez rien.
Depuis, les travaux de recherche consacrés au renseignement -pierre angulaire de la DGR- se multiplient. En septembre 2006, Doctrine, revue d'études générales, dont le thème est « Renseigner pour les forces » publie le témoignage d'un officier de renseignement en Afghanistan. Le diagnostic du capitaine Negroni (2e REP) est critique :
« La chaîne renseignement semble bien souvent déconnectée de la chaîne opérationnelle et tourne ainsi “à vide”. De plus le renseignement ne fonctionne que du bas vers le haut. »
Juste après, dans le même numéro, un article du lieutenant-colonel Rémy Porte se penche sur un classique de la DGR, « Le renseignement en Indochine ». Voici sa première phrase (promis, je n'invente rien) :
« Rappelons rapidement, pour nous en convaincre, deux principes marxistes-léninistes de la guerre révolutionnaire : “La stratégie la plus saine consiste à différer les opérations jusqu'à ce que la désintégration morale de l'ennemi permette de lui asséner le plus facilement un coup mortel”, il s'agit de “gagner du temps, de démoraliser l'adversaire et d'accumuler des forces pour ensuite passer à l'offensive”. »
Non, vous ne rêvez pas. Nous sommes dans une revue officielle de doctrine de l'armée française. Mieux : dans ce qui est aujourd'hui la bible doctrinale de référence du fantassin, l'essence des conflits contemporains est résumée sans ambiguïtés. C'est à lire dans « Gagner la bataille, conduire à la paix, les forces terrestres dans les conflits aujourd'hui et demain » dont vous pouvez lire un extrait ci dessous :
Un risque majeur : la tentation du cavalier seul
Dans la pratique, l'Afghanistan est un terrain idéal pour ranimer la doctrine de la guerre révolutionnaire. D'un côté, la carotte avec le retour intensif des « actions civilo-militaires » où l'on jurerait revoir les SAS de l'Algérie. Comme ce récit d'une mission réalisée en décembre 2007 par un capitaine de gendarmerie l'indique explicitement :
« Nous devons être en mesure de proposer, monter, organiser et mener tous types d'actions (aide vétérinaire, aide médicale, aide ophtalmologique, dons en tous genres [vêtements, fournitures scolaires…), mais également réhabilitation voire construction d'écoles, et pompes villageoises, etc.). En bref, tout ce qui peut permettre à la force présente sur le théâtre, d'accomplir sa mission d'assistance et de sécurité des populations locales dans les meilleures conditions. »
De l'autre, le bâton, car il faudrait être bien naïf pour imaginer que la violence sera absente du bras de fer qui oppose les forces de l'ISAF aux talibans. Et pas n'importe quelle violence… tortures, exécutions sommaires, disparitions. La liste est longue des tentations dangereuses de la DGR. Que fera l'officier de renseignement confronté à un prisonnier « insurgé » dont les copains ont égorgé ses camarades quelques semaines auparavant ?
Bien sûr, le soldat de 2008 n'est pas celui de 1958. Les officiers aussi ont sans doute retenu les leçons de l'Histoire. Mais lesquelles ?
- La guerre d'Algérie fut une défaite politique mais une victoire militaire, appliquons les mêmes méthodes.
- Prenons les politiques à leur propre piège en leur démontrant que la cause n'est pas aussi juste qu'ils le prétendent.
- Menons les opérations à notre manière, en négociant sur le terrain une autonomie que nous autorise l'éloignement du théâtre de conflit.
Le risque majeur d'un retour de la doctrine de la « guerre révolutionnaire » est bien de ranimer la tentation du cavalier seul, d'un corps expéditionnaire qui finit par se penser comme légitimement titulaire des plein-pouvoirs. Un processus où la vieille méfiance traditionnelle entre responsables politiques et généraux peut vite se réveiller. Au risque d'un retournement complet de l'opinion publique, contre les militaires.
Serait-ce parce qu'ils l'ont anticipé que les généraux sont montés vent debout contre une série de photos dans Paris Match ?
Photo : Forces afghanes et étrangères après un attentat à Kaboul le 11 août 2008 (Omar Sobhani/Reuters).





















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De monisme
clm | 09H56 | 08/09/2008 |
Article et débats ne sont pas vains, sinon qu'il convient de se rappeler de ce qu'est la Grande Muette.
Rappelons aussi que les délais d'accès aux archives ont récemment été modifiés.
De BastienR
Etudiant | 10H15 | 08/09/2008 |
On a l'impression que le terrorisme de fondamentaliste religieux n'existe quand Afghanistan.
Les afghans doivent ils payer pour les talibans qui sont je le redit les fruits américain pour lutter contre la communisme à l'époque.
Quand on crée un problème, on le règle seul, non ?
Comme j'ai pu l'entendre, le problème vient du Pakistan et de sa frontière gruyère qui laisse passer ceux qui ont un intérêt à se rendre en Afghanistan.
On peut voir une lutte de prise de pouvoir entre la coalition (USA, France etc…), les talibans et les fondamentalistes étrangers.
Bref, ce sont les afghans qui trinquent.
Si le problème, c'est la fondamentaliste religieux des talibans, il y a d'autres pays à « occuper », non ?
On doit alors occuper tous les pays qui ont des intégristes sur leurs sols comme…les USA et autres.
On nous ment sur le bien fondé de notre présence là-bas.
De toute façon, je ne vois pas l'Afghanistan même « libéré » sans présence de troupes étrangères sur son sol.
Et l'Irak, le pays est « libéré » je crois et pourtant les troupes sont là et les irakiens trinquent juste à cause de cette présence étrangère.
Le pire c'est de se dire que les soldats us sont là-bas pour deux gros mensonge (Responsabilité de l'Irak pour le 11 sept et présence d'armes bactériologiques)
Et si les talibans et les insurgés irakiens étaient de purs nationalistes et que l'aspect religieux n'est pas le point clé de leurs existences.
Et si Al-quaida était une invention pour donner au monde « libre » un ennemi commun.
L'ennemi change avant c'était l'URSS.
Soyons prudents de nos actions qui peuvent avoir de lourdes conséquences.
De brazz
10H39 | 08/09/2008 |
Pour ma part, et l'Afghanistan n'est qu'une validation de plus de ce que l'on a pu constater en Irak ou ailleurs, je pense que, dans ces situations, l'intervention militaire ne doit être que très ponctuelle et temporaire -à la manière du scalpel- et que l'essentiel doit être économique. Les américains ont perdu en Irak parcequ'ils ont géré ce conflit en imbéciles trop imbus d'eux même : dans les premiers jours qui ont suivi l'entrée à Bagdad, la population n'était pas hostile, elle attendait ; si à ce moment l'action militaire s'était doublée d'une action économique, c'est à dire par l'arrivée massive de produits et la stimulation du commerce local et encouragement des entreprises, alors les imans n'auraientpas eu de grain à moudre (d'ailleurs ils auraient participé…). C'est le vide économique qui a permis de souffler sur les braises et enflammer le conflit. Pour cela, il aurait fallu préparer non seulement l'envoi de chars mais aussi, et en plus grand nombre encore, de produits marchants avec la logistique afférente.
Pour l'Afghanistan il aurait du en être de même, à présent il est trop tard et il ne reste qu'une solution, c'est de partir le plus proprement possible et sans trop de casse.
Maintenant, les théories fumeuses des officiers de type Bigeard m'ont toujours fait rigoler : ce n'est pas parcequ'on a des routes, des écoles, etc… que cela suffit à gagner la population (ça la calme provisoirement, c'est tout), alors qu'on nie tout pouvoir politique à cette population au bénéfice de certains.
La théorie de la guerre révolutionnaire n'est qu'une vue par le petit bout de la lorgnette, de la part de gens -confits dans les certitudes d'une classe- n'ayant jamais rien compris à la politique en général !
De Hippopotable
Honnête homme | 11H09 | 08/09/2008 |
On sait à quoi cette doctrine militaire a mené au Rwanda - où le général Cann était coopérant, merci à R89 de nous l'apprendre.
De marie 75 3563
11H18 | 08/09/2008 |
objectif de l'opération Match : les talibans sont des méchants ! ! !
Réaction du lectorat français : Aux USA il y a eu le water gate, en France on s'arrête aux waters.
Cet art. du canard du frère Lagargdère ne peut avoir été publié sans l'accord de son gd frère Sarkozy. Cela aurait dû soulever les foules françaises. Elles réagissent contre le « journal ».
Donc …
Morale de l'histoire !
Arroseur arrosé…
A vouloir trop propagander … on finit arrrosé !
Je plains les familles, simple yoyo dans les mains des manipulateurs.
De Carmagnole
retraité de l'Education Nationale | 11H58 | 08/09/2008 |
Je complète mon commentaire du 7 Septembre de 18h26 par quelques extraits de la déclaration de N.A.Shaikh,ancien secrétaire d'Etat du Pakistan aux Affaires étrangères de 1994 à 1997 : voir Courrier International no931.
« De nombreuses personnes estimaient que la présence soviétique en Afghanistan constituait une menace…les Américains approuvèrent et acceptèrent notre exigence selon laquelle TOUTE AIDE AU PROFIT DES TALIBANS SERAIT GERE PAR NOUS…NOUS AVONS ALORS ENTREPRIS D'OUVRIR DES MADRASAS ET DES CAMPS D'ENTRAÎNEMENT du côté PAKISTANAIS de la frontière afin d'y FORMER LES COMBATTANTS DU DJIHAD »
» Nous étions la queue pakistanaise frétillant derrière le chien américain. » (Excellente remarque ! ! ! )
« Il nous faut bien admettre que nous sommes responsable…Lorsque les talibans apparurent sur la scène afghane…nous nous sommes joints à l'APPROBATION GENERALE,ignorant, UNE FOIS DE PLUS,le retour de manivelle que cela nous préparait »
« Nous avons décidé de soutenir les talibans,favorisant par la même la propagation de l'extrémisme dans nos régions frontalières. »
Et il termine sur une interrogation au sujet des Américains qui reste ,pour l'instant,une énigme ?
« LEUR DECISION DE LAISSER OUSSAMA BEN LADEN TROUVER REFUGE EN AFGHANISTAN ARRES SON EXPULSION ( du Soudan en 1996 ) ETAIT INEXPLICABLE ? »
De Frank55
RAS | 14H38 | 08/09/2008 |
De toute façon, nous n'avons rien à faire en Istan ; mais comme l'autre lèche les bottes des ricains, il va continuer à y envoyer des hommes et du matériel et ce afin de défendre le pipeline us. Mais attention au boomerang quand il va revenir.. et avec ce qui se passe au Pakistan, qui peut prédire qu'un jour les Talibans n'y seront pas au pouvoir ! ! avec l'arme nucléaire bien sûr ! ! !
De tintouin
17H21 | 08/09/2008 |
Procédons par étape.
La justification de l'engagement français est discutable.
Maintenant, dès lors que notre Armée se voit engagée, encore faut-il lui assigner des objectifs clairs, et les moyens pour les atteindre.
Au vu de la montée en puissance actuelle des talibans, on peut douter de l'efficacité de la stratégie militaire décidée et mise en place depuis 6 ans par l'OTAN.
Les militaires français sont en droit de réfléchir sur l'adoption d'une nouvelle stratégie, afin d'être plus efficaces dans la contre-guérilla et la pacification de l'Afghanistan.
Les talibans sont actifs, décident de quand et où ils attaquent, et nos troupes répliquent comme elles peuvent quand ça arrive. Ils font la guerre, et l'OTAN la subit malgré ses moyens. Un comble !
Donner pour mission à nos soldats de monter des embuscades, et mettre les talibans en situation d'insécurité, serait un bon début. En résumé, reprendre l'INITIATIVE, que nos troupes n'ont pas là-bas.
Concernant les risques (dérives et tortures type guerre d'Algérie…) d'une telle modification de stratégie, je souligne juste que les bavures actuelles des bombardements de l'OTAN ont fait des milliers de morts afghans depuis 2002.
Si une nouvelle stratégie permet d « obtenir des résultats contre les talibans et d'écourter cette guerre, les civils afghans y perdront moins des leurs en bombardements OTAN “chirurgicaux” qui s'arrêteront.
De PHILOIS83
18H52 | 08/09/2008 |
Bonsoir,
1) Vis à vis de notre engagement, je suis contre ! Que ceux qui décident d'envoyer nos soldats hors de nos frontières et hors de nos intérêts envoient leurs propres enfants ! Je pense qu'ils seraient plus réticents ! De plus notre intervention attise la haie des radicaux musulmans !
2) Lorsque l'on envoie nos soldats, il faut leur donner tous les moyens d'assumer leur mission. Et si il n'y a pas de moyens il n'y a pas de troupes !
3) les reconnaissances doivent être soutenues par les matériels aériens, précédées par une reconnaissance
4) la disparition de l'interprète aurait dû rendre nos stratèges à plus de prudence et à préparer une porte de sortie.
5) les positions du ministre des armées et du général qui ont tentés d'expliquer les choses démissionnent car ils nous ont menti. Qu'ils prennent leur responsabilités !
6) La première chose à faire dans ce pays et de détruire les champs de pavots et d'aider les habitants à changer leur source de revenus ! Pourquoi laisse-t-on les choses en état ?
Salutations
De mecontent
19H17 | 08/09/2008 |
On n'impose pas ce que nous appelons « démocratie » à des peuples dont la civilisation, mais surtout la mentalité sont à des années-lumières de la nôtre. Voyez le voile en France ! En Afghanistan on n'arrivera à rien. Comme dans toutes les guerres on y meurt pour des raisons qui nous échappent.
De mecontent
19H17 | 08/09/2008 |
On n'impose pas ce que nous appelons « démocratie » à des peuples dont la civilisation, mais surtout la mentalité sont à des années-lumières de la nôtre. Voyez le voile en France ! En Afghanistan on n'arrivera à rien. Comme dans toutes les guerres on y meurt pour des raisons qui nous échappent.
à mecontent
De Gandijyn
10H45 | 09/09/2008 |
On impose pas la démocratie à un pays qui n'a rien demandé ! …
C'est valable dans tous les domaines : Le boulanger vient-il à votre porte, vous forcer à acheter un pain que vous ne souhaitez pas ? …
Autre problématique en France. Plus fort taux en Europe, actuellement 10% (environ) de la population est de confession musulmanne dont 80% sont pratiquants :
- que va-t-il se passer quand l'islmamisme, en France, arrivera aux environs des 30% ?
- Vont-ils changer le « code civil » par le Coran ? ce qui conduit à de gros problèmes à résoudre dans le quotidien, dont cette histoire de report de jugement (ramadan ou pas ? )
- la « Démocratie » (au sens large), est-elle mise en péril sur le long terme (400/1000 ans) ?
De danzarcoucou
22H16 | 08/09/2008 |
La vie est belle.
De parousnik
01H28 | 09/09/2008 |
Ainsi les « plus jamais ça » s'allument et s'éteignent comme des lampions de farces et attrapes aux grés des victoires et des lendemains de fêtes éphémères quand espoirs et promesses se mêlent à l'ivresse des bons ou mauvais vins. Peut être même qu'un attentat sous fausse bannière se prépare quelque par en France juste pour tenter de fédérer au tour du p'ti Nicolas une population a 75% contre l'envoi de militaire en Afghanistan… Ainsi notre ministère de la défense défend les intérêts financiers des actionnaires de Total des héritiers Lagardère, héritiers Dassault etc
le reste l'immense majorité de la population, cela ne comte pas, pas vraiment… Je me demande si je ne préfère pas la jungle, la dure loi de la jungle sans chichis ni courbettes… En tout cas l'humanité n'a de grand que les monceaux de cadavres qu'elle produit avec ces tueurs et les silences de ces moutons pour les dissimuler…
De michelpa
prof honoraire univ paris7 | 06H22 | 09/09/2008 |
il est certain que la meilleure idée que l'on puisse avoir est de ressusciter en Afghanistan les bonnes vieilles méthodes qui ont fait leur preuve en Algérie : de quelle gloire ne s'y est pas couverte l'armée française ! Avec quel magnifique résultat !
Le cadre montagneux est tout aussi grandiose et bien adapté pour casser du taliban comme on cassait du fellagha : pour éviter les embuscades meurtrières il suffit d'améliorer le renseignement et perpétuer les méthodes éprouvées du bon général Aussaresses.
Scrogneugneu, ce ne sont quand même pas ces sauvages de patchounes qui vont résister à l'inventivité et à l'intelligence des nos militaires et de leur Chef !
De micke
utopiste | 08H07 | 09/09/2008 |
et les gens vous avez vu ?
même bigard…
ok comparé aux 500 architectes, aux militaires et autres ingénieurs, bigard c'est peau de zob niveau crédibilité
n'empêche
meme bigard est moins con que 100% des newsmen français
!
(ou moins corrompu ou moins menteur, mais quelle différence ? sinon la lâcheté et la traitrise en plus)
De mauser
09H59 | 09/09/2008 |
Apprendre des combattants afghans, oublis de nos guerres coloniales et pas que les récentes ou celles livrées par d'autres.
Cella me fait penser à ces ingénieurs qui à chaque génération d'engins réinvente la roue.
La guérilla, la rébellion, la guerre coloniale ou révolutionnaire quelque soit la désignation ne sont ni de gauche ni de droite encore mois religieuse ou athée. C'est une technique de guerre au même titre que la guerre de mouvement ou de position.
Vous voulez apprendre quoi des afghans, l'art de monter une embuscade ? Relisez n'importe quel manuel de chef de section entre 1945 et 65. La guerre en montagne si l'instrument n'est pas encore cassé nous possédions dans les Alpes de deux centres prestigieux.
Mais la question réside dans le fait que la guérilla n'est pas télégénique et en montagne encore mois imaginez une poignée d'hommes poussiéreux dans le désert des tartares impossible à présenter au JT
En plus vous parlez d'oubli combien aurait à ce jour un petit lieutenant d'Algérie ? Ne rêvez pas au départ du Président de la République je crois bien qu'à part un ou deux sénateurs ils n'y ait plus un qui ait chaussé les rangers.
En plus ce genre de guerre est salissant. La torture est un ces accessoires les plus courants, vous n'y trouverez pas de duels prestigieux entre as du manche à balais pas de charges de blindés ou de fort Alamo.
Maintenant de Gallieni à Galula rien qu'en auteurs français nous disposons déjà d'une belle panoplie. Si en plus vous y ajoutez les transfuges comme Lartéguy ou les carrément civil comme Chailland bonne lecture et bonne digestion. Si par malheur vous ajoutez les étranger un tas de livres plus haut que les cols afghans.
Et toute cette expérience pourquoi pour RIEN si la guerre est une affaire trop sérieuse pour être laissée aux militaires ; la guérilla l'est trop pour faire confiance aux civils.
Et le pire cette guerre que nous ne pouvons ne devons pas perdre nous allons la perdre et avec fracas.
Pourtant nous avions tous le bons éléments de base tout ça à cause d'un fichu civil trop pressé de toucher ses dividendes d'un fond d'investissement. Etonnant que vu les mœurs de ces gens ils n'aient pas soldé rapidement la chose.
De Elvaiz
anti propagandiste | 12H50 | 09/09/2008 |
« Le 11 septembre achève de convaincre les derniers réticents : remplacez “ marxiste ” par “ islamiste ”, “ communistes ” par “ moudjahidins ” et ne changez rien. »
Remplacez fascisme par sionisme, colonialisme par impérialisme, false flag par false flag et ne changez rien.
De Syphys
13H09 | 09/09/2008 |
« La guerre en afghanistan » ou « Comment retrouver une légitimité pour Sarkozy ».
Créer un regain de patriotisme qui ne bénéficie qu'à une personne directement : le président en fonction car il représente la France… Etant lui-même l'investigateur de l'augmentation des troupes c'est facile à comprendre en mettant ceci en relation avec son impopularité…
Qu'il gagne de la popularité au sus des Afghans (les méchants ils tuent nos soldats qu'on a mis là pour faire jolie…) ou au détriment de l'institution qu'est l'armée…
Vive Sarko, Sarko on t'aim… (piouf c'est dure à dire) même si tu nous traite tous de pauv'con parce qu'on préfèrerait mourir que de te serrer la main… (ça il doit le savoir ça aurait pas fait crédible juste « Sarko on t'aim… »)… Je me parjure mais cela évitera peu-être d'autre guerre… (Espérons que l'on puisse encore voter dans 4 ans…)
De Ishtar
13H54 | 09/09/2008 |
A Polyblogue :
D'accord sur le danger que représente des décisions prises par le seul président..La guerre et ses retombées sont choses trop sérieuses pour être entre des mains incompétentes et les dernières initiatives prises par Sarkozy nous le rappellent de façon cruelle et brutale.Bien sûr si un changement dans les institutions était urgent c'était bien celui-là : donner au Parlement le pouvoir de décision sur les conflits armés,et par ce moyen se garantir une réflexion collégiale.
On nous abreuve de discours insipides sur la paix et les valeurs occidentales à porter en Afghanistan.Sans aucune certitude sur l'opportunité d'imposer notre façon de voir à l'étranger,nous devons en tout premier lieu abandonner définitivement la méthode militaire.
Quand les partisans de la manière forte avancent leur volonté de vouloir« sortir ces gens du Moyen Age »,ont-ils réfléchi seulement à la façon dont ils seront perçus par les Afghans ? Et leur arrivent-ils de se demander ce qu'en pensent les femmes afghanes qu'ils veulent « extraire de leur condition » avec perquisitions brutales,arrestations arbitraires et bombardements ? Les Talibans comptent tous les jours de nouveaux adeptes et des sympathisants parmi la population exaspérée.
Seule une solution politique et humanitaire peut peut-être avoir une chance de succès durable.
De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 15H46 | 09/09/2008 |
Répondre oui ou non pour savoir s'il faut que la France se retire d'Afghanistan est aussi simpliste voire idiot que répondre par oui ou non pour connaître la couleur du ciel.
D'un point de vue binaire, bien évidemment que la réponse est oui. A moins que l'Afghanistan ne devienne une part de la France, je ne vois pas trop comment les militaires français pourraient y rester éternellement. Les vraies questions sont plutôt quand et comment.
Que tous les militaires étrangers se tirent immédiatement, sans rien préparer, et ça va être une boucherie suivi d'un très probable retour des Talibans, et je vous pas trop l'intérêt d'avoir une armée si c'est pour laisser vivre des types pareils.
C'est sur que si on nous avait posé la question avant d'y aller, cela aurait été plus simple, mais le mal est fait, et ce n'est pas en se cachant courageusement la tête dans le sable qu'on arrangera les choses. De toutes façons, nos impôts payent nos bidasses même dans leur caserne, et ils leur destinée est d'aller au feu. Et même si des cafouillages comme celui qu'on a vu dernièrement font un peu pitié, on en n'est plus aux tranchées de la Marne.
Bon, personnellement, je préfèrerais quand même, au vu de la capacité d'intervention relativement limitée de notre armée, que les moyens soient redistribués.
Parce que le prix de fabrication et d'entretien d'un SNLE au vu de son intérêt face à des guérilleros me semble démesurées ; tandis que les fantassins sur le terrain, qui dans ce contexte se farcissent 90% du boulot, auraient bien besoin d'une formation et d'un matériel de qualité.
Et qu'au lieu de s'occuper d'un pays à l'autre bout du monde, où l'on a pas grand-chose à faire d'un point de vue culturelle et historique (certes ils sont aussi humains, mais on peut pas s'occuper de tout le monde), on ferait mieux d'aller en Afrique régler tout ce merdier dont nous sommes bien un peu responsable.
De suissa
lyonnais | 22H31 | 09/09/2008 |
slt à tous
Je viens de créer un blog :
http://deslettresetdesmots.over-blog.com/
Bonnes lectures
De Chris du Fier
Chroniqueur | 22H44 | 09/09/2008 |
Une guerre révolutionnaire en Afghanistan. ? …
Mais avec qui ? … Une population islamisée ?
Mais contre qui ? ..Une entité islamiste ? ..
Comment nos soldats (chrétiens pour les afghans même si ce n'est pas le cas pour tous) pourraient-ils s'investir dans cette affaire ? ..
4,000 soldats français seraient en mesure d'inverser la tendance originelle des afghans, à savoir : dehors les étrangers.. ! … Quelle rigolade ! ..
On croit rêver à écouter ou à lire quelques vieux généraux du temps de la guerre d » Algérie qui continuent de vouloir nous faire croire que grâce aux SAS la guerre était gagnée dans le bled…
Non, la guerre n » était pas gagnée.. avec ou sans De Gaulle….. Sinon pourquoi les généraux de l » époque l'auraient-ils rappeler en 1958 ? ….
La guerre révolutionnaire est un concept pour saint-cyriens boutonneux en mal de reconnaissance politique.