enquete

Bernard Kouchner, un ministre galère pour les journalistes

Colérique et imprévisible, l'ex-chouchou des médias mène la vie dure aux reporters. La correspondante du Monde en a fait les frais.

Vendredi 29 août, la journaliste du Monde Natalie Nougayrède a quitté la Conférence des ambassadeurs encadrée par deux policiers en civil, sous les yeux sidérés de quelques excellences.

Pour le ministère des Affaires étrangères, organisateur de cet événement annuel suivi par la totalité des chefs de missions diplomatiques françaises, Natalie Nougayrède était « persona non grata » (Lire l'encadré).

Pour le Quai d'Orsay, un « malentendu »


Deux minutes avant son expulsion, en compagnie d'autres journalistes, Natalie Nougayrède suivait l'intervention de Claude Mandil, l'ancien directeur exécutif de l'Agence internationale de l'énergie.

La correspondante diplomatique du Monde, qui suit l'actualité du Quai d'Orsay depuis trois ans, était pourtant invitée par le secrétaire général de la Conférence des ambassadeurs.

C'est donc lui qu'elle a fait appeler lorsqu'à son arrivée au Centre Kléber, le personnel chargé de l'accueil lui a annoncé qu'elle n'était pas sur la liste des inscrits. Le secrétaire général l'a laissée assister à l'allocution de Mandil, en assurant qu'il allait lui faire remettre un badge d'accréditation.

Mais les deux policiers l'ont reconduite à la porte, en expliquant agir sur ordre d'un membre du cabinet de Bernard Kouchner. Après quelques longues minutes de pied de grue sur le trottoir de l'avenue Kléber, Nougayrède a pu assister au point-presse de Kouchner en compagnie d'autres journalistes. Le discours de clôture du ministre, qui devait être ouvert à la presse, s'est finalement tenu à huis clos, sans explication.

Le porte-parole du Quai d'Orsay, Eric Chevallier, a répondu jeudi à la polémique qui a éclaté mercredi après-midi, après la publication d'un article dans Le Monde. Assurant que son ministère ne pratique « aucune discrimination » entre médias, Chevallier parle de « malentendu ». Nougayrède rencontrera la semaine prochaine un membre du cabinet.

Que se cache derrière cette « première dans l'histoire du journal », créé en 1944 ? Des mois d'hostilité du cabinet de Bernard Kouchner envers cette journaliste expérimentée, ancienne reporter de guerre, spécialiste de l'espace ex-soviétique et « sans contestation possible la meilleure journaliste de France sur les questions de prolifération nucléaire », selon un confrère d'un autre média.

Elle ne reçoit plus les communiqués, le ministre a refusé qu'elle l'interviewe, et son cabinet a passé plusieurs coups de fil au chef du service International du Monde pour lui demander de changer la jeune femme de rubrique.

Comme n'importe quel journaliste qui se respecte, Nougayrède questionne, recoupe, doute, met en perspective.

Schématiquement, quand le ministère dit « blanc », elle va vérifier auprès des spécialistes du domaine évoqué, ou des diplomates des pays concernés, en Europe ou ailleurs ; cela la conduit parfois à écrire « la France dit que c'est blanc, mais en fait c'est plutôt gris ». Kouchner n'apprécie pas.

Les papiers du Monde sur différents dossiers chauds -la guerre (ou les « opérations », selon le jargon du Quai) en Afghanistan, le cyclone en Birmanie, l'envoi de l'Eufor au Tchad- ont fait grincer des dents dans l'entourage du ministre. Tout comme le portrait-bilan, publié le 2 juillet, où Nougayrède soulignait les contradictions de l'ex-humanitaire devenu ministre régalien.

Un accrochage « extrêmement violent »

Les journalistes de la presse diplomatique gardent en mémoire un accrochage « extrêmement violent », selon l'un d'eux, entre le ministre et la journaliste. C'était il y a quelques mois, lors d'un voyage au Vénézuéla et en Colombie, avant la libération d'Ingrid Betancourt.

Dans l'avion, Nougayrède a questionné Kouchner sur la nomination de sa compagne, la journaliste Christine Ockrent, à la tête de la nouvelle holding chapeauteant l'« audiovisuel extérieur » (RFI, France 24 et TV5) France Monde, et le conflit d'intérêts qui en découle. Kouchner s'est fâché tout rouge.

Mais le ministre n'en veut pas qu'à cette journaliste. Il connaît et fréquente la corporation depuis des décennies. Il y compte des amis, claque la bise à certains. L'ex-« french doctor » s'est piqué de journalisme dans les années 60 et 70, notamment auprès d'Emmanuel d'Astier à L'Evénement, et de la bande d'Actuel.

Le sac de riz colle à son image

A la même époque, il a assis sa popularité sur l'abondante couverture médiatique de quelques uns de ses coups d'éclats (les boat-people vietnamiens en 1979, le très comique épisode du sac de riz en Somalie en 1992). Il était même prêt à refaire la prise du sac de riz, encore et encore, jusqu'à ce que le cadreur la juge parfaite.

L'évocation de l'épisode a le don de rendre Kouchner fumasse. Malheureusement pour lui, cette scène est devenue un quasi-poncif des portraits qui lui sont consacrés, comme celui-ci, diffusé le 18 juillet sur France 24 (Voir la vidéo.)



Présent sur le plateau, Bernard Kouchner s'énerve hors antenne, selon Le Canard Enchaîné : « C'est incroyable, inacceptable », « c'est n'importe quoi ». Filmée, la scène est promptement mise à l'abri par la direction de France 24 (sous tutelle de France Monde, et donc de Christine Ockrent), en raison des précédents « off » de Nicolas Sarkozy et de Rachida Dati.

Un « fou du vedettariat » qui ne sait pas gérer les médias

Kouchner aime les journalistes qui suivent son action avec bienveillance. Mais ceux qui gardent leurs distances, il les boude. En 2007, lors de son premier voyage officiel en Afrique, il prononce une allocution au Mali en citant Rocard et Mitterrand.

Après avoir quitté le micro sous les applaudissements, il le reprend en s'excusant d'avoir « oublié » de rendre hommage à Sarkozy. L'envoyée spéciale de l'AFP a le malheur de produire une dépêche sur ce petit impair politique. Elle sera ignorée pendant quelques semaines.

Les confrères qui le suivent sont unanimes : « Il est hypersensible et soupe au lait, il peut s'énerver très fort. » « Il est très susceptible », résume Mireille Lemaresquier, chef du service international de France Info, qui le suit depuis bientôt trente ans.

En conférence de presse, Kouchner ne prend pas de gants quand les journalistes sont un peu trop remuants. (Voir la vidéo.)



Et gare à celui qui tente de le couper au milieu d'une phrase. (Voir la vidéo.)



Des éclats d'autant plus surprenants que « depuis trente ans, ce sont les médias qui ont fait Kouchner », rappelle Mireille Lemaresquier. Avant de s'étonner : « C'est un fou du vedettariat, et pourtant il ne sait pas gérer les médias. »

« Il est extrêmement fatigué »

Malgré ce handicap de taille, il est « perpétuellement dans la com' », selon un autre journaliste. La « loi du tapage », comme dit le ministre. Lui ou les membres de son cabinet « appellent tout le temps » les journalistes pour leur demander d'écrire une brève, leur proposer un voyage en sa compagnie… Très disponible pour ceux avec qui il n'est pas fâché, donc.

« Je préfère un Kouchner avec qui tu peux discuter, même s'il s'énerve et devient tout rouge, à un Villepin très froid et inaccessible », compare Thomas Hofnung, le chef-adjoint du service étranger de Libération.

Qu'il se soit toujours fâché face à la critique des médias est « de bonne guerre », selon un confrère. Que cet homme « entier » dérape « très facilement », selon un autre, cela ne surprend personne. Mais faire expulser une journaliste d'une conférence, ou refuser qu'elle figure parmi les personnes l'interviewant… « C'est inouï », juge Luc de Barochez, le patron du service international du Figaro.

Kouchner a un jour entamé un point de presse au ministère en anglais, avant de s'excuser en disant qu'il n'avait pas réalisé. A 68 ans, le ministre serait « extrêmement fatigué », « brouillon » et « débordé », croient savoir les journalistes qui le suivent.

A lire aussi : Les emportements du chef de la diplomatie Bernard Kouchner

185 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

  • Téléchargez votre photo sur votre page perso. Elle apparaitra à côté de vos réactions.
  • Merci de respecter la charte des commentaires, sans quoi nous nous réservons le droit de supprimer votre réaction.
  • Les commentaires sont fermés après quatre jours.
Portrait de C. Creseveur

à clive Portrait de clive De C. Creseveur

D'actualité | 13H44 | 05/09/2008 | Permalien

Sur Cavallo, l'île des millionnaires !

Portrait de pomponette75

à C. Creseveur Portrait de C. Creseveur De pomponette75

=^..^= | 13H55 | 05/09/2008 | Permalien

Cavallo, C'est la zone d'habitation la plus au sud de la France métropolitaine sur la commune « de Bonifacio »…… ; -)

Les Ockrent et Karl Zero faisaient partie des invités de la mafia corse à qui l'ex Ministre Nicolas Sarkozy a donné pignon sur rue ….

http://www.rinnovu.com/index.php ? action=forum&subaction=message&id_sujet…

La maison zen de Bernard et Christine

Construite au début des années 80, la maison de Christine Ockrent et de Bernard Kouchner est l'une des plus anciennes du complexe de golf de Sperone. C'est l'idée de la maison californienne au style zen, avec beaucoup de fenêtres. Les planchers et les escaliers sont en bois exotique. Le décor est japonisant.

« Christine Ockrent a fait construire plus à l'intérieur des terres une autre maison qu'elle a vendue à Karl Zéro. “

En revanche, son projet de construction sur une autre parcelle, proche de celle de l'animateur, est tombé à l'eau. La journaliste a été condamnée en 2006 par la cour d'appel de Marseille à verser 1 500 euros de dédommagement à l'association Comprendre et Défendre l'environnement, qui avait attaqué son permis de construire devant le tribunal administratif

Portrait de rezareza

De rezareza

rezareza | 13H42 | 05/09/2008 | Permalien

c'est au contraire le petit jeu de haine, politique vs média, entretenus par les deux partie dans un enfantillage débile et dualiste, qu'il faut ici analyser.
La blanche colombe de la presse et le crapaud de l'état ? La pourriture journalistique au petit ventre vorace et docile devant bouygues et lagardère luttant contre la Babylone politicienne responsable et aimante ? Pouah, les duels ont une fins, ils trouvent au sol les fardeau de la critique permanente comme mode d'expression afin d'élever le temple d'une humanité réconcilié, quelque par, au bout du compte, le pied sur l'étoile visé hier par nos singes prédécesseurs. La presse, elle aussi, a la laideur des politiciens, a le sublime des politiciens. La presse, elle aussi, a ses méchants, ici, les moustiques qui joue a « l'action ou vérité » adolescent, là ou, le courrier diplomatique, avec sublime, s'impose comme un repère, immédiat et archivable, de la vie humaine et de ses actes. Donc loin, de l'interprétation, du jugement, des petites guerres, des petites rolex, des petites chanteuses. La presse parle de tout les humains, tous sans exception, ou d'aucun !
On reprochera aux élites, toutes les élites, de ne jamais contempler l'abime de la vulgarité spermante dans des bouges et des bordels ou la skunk ravie et traumatise les perturbateurs du net, ici, tout est propre, rangé, la guerre elle même est près établie, avec toujours, un coupable, un héros, diable, ridley scot n'a donc pas fait blade runner pour rien, tout ceci en effet « finira dans l'oubli, comme les larmes sous la pluie ». La presse, petit objet divertissant, gadget numerique sur ecran plat fait en chine, ne vise plus l'absolu, ne définit plus avec honnêteté les fait, simple, du jours, du jours de chacun j'entends, mais la presse, comme les politiciens ou les vendeurs, qu'elle critique, accable, je l'espère, ses lecteurs, en les nourrissants de ses petits asticots. La presse ne prend pas en compte les grands thèmes affectif et idéal de l'humanité. Dans cet article, je pense précisément que la plume de la presse est docile, par habitude et honteuse acceptation, et pour le lecteur qui prend partit pour les donneurs de graines qu'il picorera, se fera berner, par deux grands, la presse, et la politique, qui font mine tout deux, d'être fort ou faible, mais qui, en s'opposant, s'accapare l'espace temps narré, ce qui pour le lecteur, moi en l'occurrence, ne laisse aucune place, et donc peut être ne laisse aucune place a la vie et continu le travail pyramidale des grandes et incontournable académies romaines.
Monsieur Augustin Scalbert, je pense avec rage que Bernard Kouchner et la journaliste du Monde Natalie Nougayrède ne sont pas des éléments intéressants, qu'ils sont les puissants que je gerbe par overdose a les rendre basic et comme des petits bout de chair animé, vivant. Diable, parlé moi d'autres gens, vous tous, journalistes, diable, ne me parlez pas de la table de jeu de tarots a la cours du roi, je déteste le tarot, je déteste les table, je déteste la cour, je déteste le roi, la fonction même de roi m'est insupportable.
En somme je ne veux pas l'image d'une déesse journaliste gentille et toute rose, appartenant a l'académie de la presse, gentille et toute rose, ayant des problèmes (gentil et tout rose) de pouvoir (gentil et tout rose) avec le pouvoir, méchant, soudain et tout gris.
et le popularisant : « un ministre galère » et l'argument dictionnaire-des-synonymes : « Colérique et imprévisible », et tout le reste, desservent au fond, avec des mot et des idées sans courage, l'autocensure stérile et fade des médias, la non neutralité humiliant le fait, je pense, cher frère, cher Augustin Scalbert, que la presse c'est au contraire des campagnes et des guerres, des champs de bataille et des coups de sabre, anges, que d'une plume guérissante tu gifle avec douceur et vivacité le visage porcin, fatigué et fou des fonctionnaires de l'état, qu'ici, tu blâme, toi fonctionnaire de lagardère et bouygues, toi que des marchants d'arme et de capitalisme et d'exclusion, ont mis a terre et toi encore, qui vois tes milliards d'humains regarder la foire aux cochons en pailette afin de tourner le dos, toi comme toi, aux drame humain, et joie humaine, que la presse a la chance de pouvoir narrer.
Ouais, j'aurais du me branler ce matin, trop tard , je garderai l'énergie et l'aigreur dans mon être une journée de plus, car en effet la quête d'utopie s'incline devant la fourmis travailleuse qui suis le long d'une galerie sa quête, non pas de mise en égualité de tout les humains, mais de positionement de la dame blanche qui ne prend pas le pion en A2 !
Ah non on dit france 2 maintenant et depuis longtemps.

Portrait de Léon1

à rezareza Portrait de rezareza De Léon1

14H05 | 05/09/2008 | Permalien

Bonjour,à quand le roman de 800 pages ? C'est trés captivant votre analyse,mais nous ne sommes pas agrégés de lettres.De grace,moins long ! Merci.

Portrait de louis-le-poulpe

à rezareza Portrait de rezareza De louis-le-poulpe

(poulpe) | 14H58 | 05/09/2008 | Permalien

à la limite parler de la Presse comme ça… dire que la Presse ne fait pas son métier de journaliste… Mais c'est évidemment trop vaste, trop général. Car dans cette « Presse » il y a des journalistes qui font leur travail de journaliste.
Le « tous pourris » (presse, pouvoir…) on sait à quoi ça mène ! A une petite flamme bleu-blanc-rouge, peut-être !

Portrait de Chou marin

à rezareza Portrait de rezareza De Chou marin

kiné | 16H01 | 05/09/2008 | Permalien

Ouah ! au carré ! Quand Freud rencontre Bukowski ! Pas bon mélange la coke et l'alcool, faut arrêter le whisky, ah oui au fait la coke aussi - c'est pas une si bonne idée que ça, regardez ce que ça a fait de Sigmund.

Portrait de anamaywong

De anamaywong

13H43 | 05/09/2008 | Permalien

Ce qui m'ammuse beaucoup c'est que Le Monde se rebiffe !
Avez-vous lu l'article de Beretta (qui porte bien son nom) dans le Point à propos du fameux article de BHL à Gori ?
Sachez messieurs les journalistes de Rue 89 que vous y êtes traités de « roquets du web » !
Ouafouaf !
une autre curiosité : La chronique habituele de la médiatrice du Monde est toujours sur le site web : He bien pas cette fois-çi !
Sans doute trop de protestations des lecteurs du Monde qui en ont marre qu'on les prenne pour des c…
Caninement votre !
PS : ma réaction à l'article de Mrs Beretta n » bien entendu pas été publiée.

Portrait de Deamon7

à anamaywong Portrait de anamaywong De Deamon7

Gendre idéal | 14H41 | 05/09/2008 | Permalien

De toute façon, qui lit encore le Monde ? à part les journalistes. J'ai même un ami qui voulait rentrer à l'ENA qui m'a dit « je lis le Monde parceque je veux avoir la même désinformation que ce milieu », preuve que personne n'est dupe.

Il peuvent bien dénigrer qui ils veulent… c'est la technique habituelle de ceux qui manquent d'arguments.
Concernant la liberté d'expression, apparement les grands quotidiens nationaux n'aiment que la leur… moins celle des autres.

Concernant le Monde et la désinformation en géneral --> lire Vladimir Volkoff

Portrait de fablyrr

De fablyrr

| 13H46 | 05/09/2008 | Permalien

quelles que soit les erreurs du ministre en question ce qui me gène beaucoup c'est qu'on a facilement trouvé des excuses : « il est faticgué… » Bref lui quand il est fatigué il ne doit pas faire son travail, un ouvrier moyen quand il est fatigué et ne fait pas son job on le met à la porte ou presque. C'est toujours les 2 poids 2 mesures qui sont génant entre ces gens de pouvoirs et nous autres qui n'y sommes pas.
Une personne doit faire son travail car elle a les compétences et…la paye pour le faire. Sinon il se fait aider/seconder et donc crée de l'emploi.
Je trouve que c'est une attitude déplorable (comme quand il y a eu son histoire de ferrari achetée par son association carritative)de personnes qui ont le pouvoir par des moyens tellement douteux qu'ils deviennent parano et agressif. Bref, meme une royauté parlementaire est moins dirigiste.

Portrait de flammèche

à fablyrr Portrait de fablyrr De flammèche

15H22 | 05/09/2008 | Permalien

à 67 ans, un ouvrier serait au chômage ou pensionné depuis longtemps..

Portrait de Deamon7

De Deamon7

Gendre idéal | 13H54 | 05/09/2008 | Permalien

Inventeur du droit d'ingérence, Kouchner aime bien fourrer son nez dans les affaires d'Etats souverains. En revanche il ne supporte pas que des journalistes français s'intéressent de trop près à la petite cuisine du Quay d'Orsay.

On apprécie l'ironie.
Faîtes ce que je dis, pas ce que je fais !

Portrait de Bebert Cassandre

De Bebert Cassandre

13H53 | 05/09/2008 | Permalien

L'andropause le guette. Il a ses bouffées de chaleur, alors il devient tout rouge. Il n'était pas fait pour ce métier de diplomate, lui qui à pour tout bagage diplomatique, des valises de cirage et une brosse à reluire. Le petit homme était fait pour être docker sur le port de Mogadiscio. Ce fût là son plus beau rôle, il y manifesta à cette occasion l'immensité de son talent. Finalement, à bien y regarder, le marcel lui sied mieux que le frac. Simple erreur de casting.
Pendant longtemps il fût l'homme politique préféré des français, ceux là même qui s'étonnaient que Jean Lefevre ne fût pas sociétaire de la comédie française.
Un jour peut-être, espérons le, ce ne sera plus « Voici », « Gala » ou « Match » qui feront ou déferont nos élites politiques. Ce jour là sera à marquer d'une pierre blanche, les cons auront fait relâche.

Portrait de Carmagnole

De Carmagnole

retraité de l'Education Nationale | 13H53 | 05/09/2008 | Permalien

Le french-doctor dont l'égo est tellement surdimensionné a fini par « croire » réelle la légende le concernant fabriquée par les médias depuis des années.Il lui est donc insupportable qu'une journaliste ne soit pas béate d'admiration envers lui.
Cela dit,je rappelle à ce triste personnage sa déclaration du 5 Mai 2008 à l'occasion de la 18ème journée internationale de la liberté de la presse.

« Dans cette période troublée où les atteintes à la liberté de la presse sont trop nombreuses…je tiens à rappeler l'IMPORTANCE que la France attache au RESPECT de la liberté de la presse. »
et il insiste…
« Je voudrais réaffirmer l'attachement de la France à ce DROIT DE L'HOMME ESSENTIEL. »

De ce discours à sa mise en pratique il y a plus qu'un fossé il y a un océan.

source : www.diplomatie.gouv.fr

Portrait de leon.trotski

De leon.trotski

Trés à gauche | 13H55 | 05/09/2008 | Permalien

Moi, Kouchner je l'aime bien.

Il s'énerve, il est susceptible ? et alors, c'est un être humain non ?

Je me trompe peut être, mais je trouve le personnage plutôt « droit »

Si il y a quelqu'un qui peut citer un homme politique(aux affaires ou pas), intégre, capable,charmant avec les journalistes etc…Ce serait sympa de le dire.

Sur que je risque d'attendre.

Portrait de wam

à leon.trotski Portrait de leon.trotski De wam

mwa | 14H05 | 05/09/2008 | Permalien

« droit »
« intègre »

l'affaire du rapport écrit par Kouchner et paye (fort convenablement) par Total sur le travail d'enfants en Birmanie, ça vous dit qqchose ?

Portrait de Humain

à wam Portrait de wam De Humain

16H37 | 05/09/2008 | Permalien

A Wam

Dont le juriste etait le fiston de Simone Weil !

Portrait de leon.trotski

à wam Portrait de wam De leon.trotski

Trés à gauche | 09H38 | 06/09/2008 | Permalien

Bonjour,

Il dit quoi ce rapport ?

Le travail des enfants en Birmanie c'est bien ?

Bref, ou est le crime ?

Désolé mais je ne me sent pas obligé de suivre l'opinion (qui semble ici) générale.

Encore une fois, pour comparer, sortez mois les bassesses des autres !

A bientôt.

Portrait de Lucien_de_Rubempré

à leon.trotski Portrait de leon.trotski De Lucien_de_Rubempré

Splendeur et misère des court-disan... | 14H07 | 05/09/2008 | Permalien

Je confirme : vous vous trompez : -)

Portrait de Boduacus

à leon.trotski Portrait de leon.trotski De Boduacus

16H51 | 05/09/2008 | Permalien

Comme on disait chez moi, du côté de Boufarik : « Il est tout droit comme le serpent ».

Portrait de NEMROD34

à leon.trotski Portrait de leon.trotski De NEMROD34

Contre ce qui est pour. | 18H37 | 05/09/2008 | Permalien

Droit ?
Ce dire de gauche et être dans le gouvernement de sarkotler c'est être droit ?
N'importe quelle personne de gauche crache dans la figure de nabotléon, même avec une lombalgie sévère, ça c'est être droit (un peu d'humour ne tue pas non plus).

Portrait de pomponette75

à leon.trotski Portrait de leon.trotski De pomponette75

=^..^= | 22H42 | 05/09/2008 | Permalien

Oui Kouchner est aussi droit qu'un serpent momifié…

Portrait de Lucien_de_Rubempré

De Lucien_de_Rubempré

Splendeur et misère des court-disan... | 14H06 | 05/09/2008 | Permalien

Pfff Kouchner, une baudruche imbue de sa personne, comme sa femme à tête d'aigle. Un couple de prédateurs, voilà ce que c'est.

« Que cet homme “ entier ” dérape “ très facilement ”, selon un autre, cela ne surprend personne »
Ah bon, qu'est-ce que cela doit être avec un homme pas « entier » alors….

Portrait de Peureux anonyme

De Peureux anonyme

14H15 | 05/09/2008 | Permalien

Cet individu a de la suite dans les idées.

Depuis 40 ans, il œuvre continument au service de ce que l'on appelait à l'époque « l'impérialisme américain », aujourd'hui « la communauté internationale » ou plus sèchement « l'OTAN ».

Dans ce contexte, ses activités n'ont pas toujours été bien reluisantes. Ses colères, quand on les lui remémore, traduisent probablement une culpabilité refoulée.

Il semble pourtant que les journalistes n'aient pas été bien méchants en se limitant à sa charité bidon en Somalie ou au piston dont bénéficie Madame son épouse. Il a des horreurs bien plus graves à son passif.

Durant son séjour d'administrateur du Kosovo, il a présidé au nettoyage ethnique des Tziganes réalisé par les supplétifs de l'OTAN.

Sur 100 000 Roms, 75 000 ont été chassés, 3000 massacrés, le reste a réussi à rester.

On note avec intérêt qu'il appartient aujourd'hui à un gouvernement qui pourchasse les Tziganes réfugiés en France.

Décidément, il a de la suite dans les idées !

Portrait de Pélévine

De Pélévine

philologue | 14H20 | 05/09/2008 | Permalien

Un tiers-mondiste, deux-tiers mondain !

Portrait de papala

De papala

En attente | 14H29 | 05/09/2008 | Permalien

Toujours demander à Kouchner ce qu'il a fait contre l'amiante

Portrait de laplote

De laplote

hello | 14H29 | 05/09/2008 | Permalien

Portrait de rezareza

De rezareza

rezareza | 14H31 | 05/09/2008 | Permalien

Ce que je voulais dire, c'est qu'il ne s'agit pas d'une questions de personnes (bernard et bianca), ou de fonction (ministre et journaliste), mais qu'il faut trouver « un sujet » qui soit l'étincelle pouvant déclencher et écrire positivement le future de l'histoire humaine, en l'occurrence, après avoir trouver le sujet, savoir poser les bonnes questions, qui inévitablement, avec le temps et sa foule, trouveront les bonnes réponses.
Car en effet, inconsciemment, cet article en étant le clone dégénéré d'une lutte ancestrale roi-presse avec comme hors chant un remake molièrien vip 21eme siècle, reproduit alors, les guerres passé plus que d'être la sublime idée généralissime réconciliant les êtres avec affection et astuce, afin de par exemple synchroniser les académies dans un présent heureux, donc perçut par le future comme une victoire passé !
Shakespear se plaindrait t'il du fait que son heros soit un heros.
La journaliste finalement, buvant un thé ce matin, a la bergamotte, n'est elle pas, depuis toujours, notre belle déesse victorieuse, baladant ses shoes dans des moquettes ou des vieux fonctionnaire costumé et au visage peint pour elle, tente de canalisé leurs humeurs, ce siècle là, généré par la libido de freud ?
Y a t'il eut guerre et humiliation ?
Je ne voit sur ces corps aucune cicatrice et mieux, aucune blessure.
Les enfants qui hurlent en jouant dans la cours d'école de mon quartier, quoi qu'ils disent et pensent, me rassurent. Ils sont présence.
J'ai aussi été un peut vorace et acharné dans la critique cher Augustin Scalbert.
J'avais pour alibi le fait lâche que les virus passe de nez en nez, que le mur alphabétique poison appelait les tags empoisonné, en somme qu'une presse critiquant la politique crée des lecteurs critiquant la presse, car dieu Kourshner dine a la même table que dieu la presse, table que je regarde de la rue, derrière la vitre qui sépare le chaud de vos salons du froid de mon début d'automne.
Or, les docteurs soignant les victimes ne connaisse pas l'existence des bourreaux.
Je rejoins donc le groupe de gens qui vous rende grâce.
En demandant a ma maladresse de ne point exister dans le monde sublime que vous vivez, actuellement j'entends.
Allons même dans l'éloge, la presse, élue non démocratiquement, est pour l'humanité un salut fort et sage, mère de génie jusqu'à ce que la mort n'est pas de royaume.
Un truc du genre en somme.

Portrait de Chou marin

à rezareza Portrait de rezareza De Chou marin

kiné | 15H03 | 05/09/2008 | Permalien

Ouah ! quelques bonnes tournures et un bon phrasé, la grammaire et l'orthographe laissent souvent à désirer mais on a presqu'envie d'imputer ces horribles fautes à la violence, à l'intransigeance d'un flux créateur qui ne saurait tolérer une relecture. En somme, un truc dans le genre « Peut mieux faire mais beaucoup de potentiel. »

Portrait de rezareza

à Chou marin Portrait de Chou marin De rezareza

rezareza | 10H12 | 06/09/2008 | Permalien

yeah ca fait plaisir ! !
merci !

Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89

Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)

Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)

En savoir plus

Accrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.

123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque

Connectez-vous pour entrer votre code