
Lassée de l'image exécrable que l'on attribue au Nord-Pas de Calais, Elise Ovart-Baratte a rédigé un essai baptisé « Les Ch'tis c'était les clichés » Un ouvrage dans lequel elle dénonce les préjugés véhiculés par le film « Bienvenus chez les Ch'tis » de Dany Boon.
Elise Ovart-Baratte, 28 ans, originaire de Douai, milite depuis des années pour redorer l'image de sa région. En 2003, elle consacre son mémoire de Sciences-Po Lille aux « évolutions de l'image du Nord-Pas de Calais ». Actuellement chargée d'enseignement à l'IEP Lille-II, elle prépare une thèse sur « les politiques publiques de développement au service de l'image d'un territoire - le cas du Nord-Pas de Calais ». Elle connaît son sujet sur le bout des doigts et semble prête à tout pour défendre l'image de son territoire. Même à prendre très au sérieux une petite bouffonnerie.
Une subvention malvenue
Au printemps 2007, Elise Ovart-Baratte apprend que Dany Boon va tourner son film à Bergues, petite ville de la Flandre française. Elle connaît les sketches du comique et sait qu'il est « loin de combattre les poncifs anti-Nord » :
« Les gens du Nord » qu'il se plaît à incarner sur scène ont le cœur sur la main certes, mais font preuve d'une intelligence pour le moins limitée. En deux mots : de braves assistés. »
En février 2008, elle apprend qu'une subvention du Conseil Général (à majorité PS) de 600 000 euros est accordée à Pathé, société de production du film. « J'ai cru à une blague », précise-t-elle. Membre du conseil fédéral du PS à Lille, elle s'aperçoit alors que « personne » ne comprend ses craintes.
Absurdités du scénario
Le 20 février, le film est sur les écrans régionaux, une semaine avant la sortie nationale. Elise Overt-Baratte le voit, y prend même « du plaisir ». Mais mêlé d'agacement contre « l'image misérabiliste et passéiste que véhicule le film » (Ecoutez le son) :
Excédée par le cliché du « Ch'ti » laid, obèse, sympathique mais alcoolique, elle fulmine encore plus contre les absurdités du scénario. Comme « le maroilles trempé dans la chicorée au petit déjeuner. L'idée est drôle mais, est-il utile de le préciser, ne correspond à aucune coutume régionale connue », se désole-t-elle. Son « plus grand motif d'exaspération » reste les inepties sur la langue :
« A Bergues, on parle flamand, et non picard. Seules les personnes âgées parlent picard, très peu de jeunes le parlent, où alors à ces occasions assez exceptionnelles. En tous cas, ce n'est pas le picard du film, qui n'est pas exact. »
Effet boomerang
C'est peu dire que « Bienvenue chez les Ch'tis » a été un succès : à ce jour plus de vingt millions de spectateurs l'ont vu. Mais pour Elise Ovart-Baratte, si tous ces spectateurs ont ri, ils n'ont pas forcément pris cette farce au second degré :
« Je suis d'accord que c'est un film qui est caricatural et qu'on doit le prendre au second, voire au dixième degré. Le problème, c'est que nous, gens du Nord-Pas de-Calais, nous savons pourquoi nous rions (…) Je pense qu'il y aura un effet boomerang dans le sens où certains auront pris au premier degré les scènes du film. »
(Ecoutez le son)
« Le second degré varie, faut-il croire, selon les éthylotests », remarque t-elle dans son ouvrage, faisant référence à la banderole des supporters du PSG « Pédophiles, chômeurs, consanguin : bienvenue chez les Ch'tis » étalée le soir de la finale de la coupe de la ligue 2008. « Le message n'était-il pas un raccourci -saisissant- du scénario ? », s'interroge-t-elle.
Elise Ovart-Baratte reconnaît que « par exemple, il y a encore des soucis en matière de chômage dans notre région ». Mais elle s'évertue tout au long de son livre à prouver que le Nord-Pas de Calais est « dynamique, moderne, métissé ». Elle multiplie les exemples : le tunnel sous la Manche, Lille 2004 capitale européenne, le taux de demandeurs d'emploi qui est passé de 21,8% à 12,7% de 1997 à 2007, et bien d'autres encore.
► Les Ch'tis c'était les clichés de Elise Ovart-Baratte - Calmann-Lévy, août 2008 - 126p., 11€.




















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De kdb
14H35 | 31/08/2008 |
le nord tu chouuine deux fois …. une fois quand t'arrive …une fois quand tu part….tu verra…
il y a beaucoup de tendresse et d'amitié dans ce film
De ben_ouai
consultant | 14H36 | 31/08/2008 |
Je pense finalement que la vraie valeur des ch'ti, ou des picards … c'est l'hommage qu'ils font à leurs anciens qui ont trimés dans les champs, dans les filatures et dans les mines. Ils avaient tous le même credo : Faut faire manger les gosses.
De zénon denon 84
Bonne | 14H44 | 31/08/2008 |
ON NE PEUT PAS PLAIRE A TOUT LE MONDE …
Heureusement !
Cause toujours ,pendant ce temps là
je passe au tiroir caisse …
De Michel Cornillon
écrivain | 15H06 | 31/08/2008 |
Je m'étonne que madame Elise Ovart-Baratte n'ait pas fait l'ENA : le sérieux de son essai (que je ne lirai pas mais dont Rue 89 parle fort bien) n'a d'égale que les âneries des énarques, des technocrates et autres esprits formatés. Ainsi, cette « politique publique de développement au service de l'image d'un territoire“ me paraît-elle relever du gag les plus étonnant que puisse offrir la langue de bois.
Misère, misère, misère ! … Sorti de son image, pas de salut possible. Mais laissons de côté le fond des choses, ne nous attachons qu'à leur apparence…
Madame Elise Ovart-Baratte, plutôt que faire Sciences Po, aurait dû suivre les cours de l'Université L'Oréal du Gag et de la Com. Là, les deux mains dans les eaux de toilette, les gels intimes et les crèmes hydratantes, loin d'ingénieurs trop bien élevés pour envisager l'idée de la lui mettre, elle aurait eu la chance d'étudier le peuple, le vrai, celui qui ne boit jamais son petit rouge sur le zinc, qui évite à tout prix de vous sortir chaque matin la meilleure de l'année, et surtout de péter en se marrant. Parce qu'au zinc, au milieu de blacks aux dents blanches, de blancs bcbg et de petits beurs tirés à quatre épingles, elle eût été à bonne école, la charmante Elise Ovart-Baratte.
Bon cessons de nous amuser aux dépens de cette dame, plongeons au fond des choses…
Certes, le film de Dany Boon était drôle, ses gags renouvelés, et l'on comprend que les spectateurs, dont moi-même, aient hurlé de rire dans les salles obscure, certains (dont moi-même, Michel Cornillon-Vaurien) sortant la larme à l'œil.
D'accord, mais vingt millions de spectateurs, tout de même…
Eh bien cela signifie que vingt millions de nos concitoyens ont apprécié ce laisser-aller, ce parler cafouilleux, cet étalage de gauloiseries pudiques qui le changeaient enfin de la langue de bois omniprésente, du clinquant de façade et du sans-gêne de l'actuelle présidence.
Cela signifie que vingt millions de Français de tous âges et de toutes origines se sont contemplés dans les parties de boustifailles entre potes, ont été transporté par la liberté, l'égalité et la fraternité qui régnaient à l'écran.
Et le plus fin, de la part de Dany Boon, ce sont ces larmes finales que chacun versait, sans doute sur lui même et sa France, cher pays de son enfance, pauvre pays désormais, sans autres racines que Coca et MacDo.
Je m'étonne que madame Elise Ovart-Baratte n'ait pas fait l'ENA : le sérieux de son essai (que je ne lirai pas mais dont Rue 89 parle fort bien) n'a d'égale que les âneries des énarques, des technocrates et autres esprits formatés. Ainsi, cette ‘politique publique de développement au service de l'image d'un territoire me paraît-elle relever du gag les plus étonnant que puisse offrir la langue de bois.
Misère, misère, misère ! … Sorti de son image, pas de salut possible. Mais laissons de côté le fond des choses, ne nous attachons qu'à leur apparence…
Madame Elise Ovart-Baratte, plutôt que faire Sciences Po, aurait dû suivre les cours de l'Université L'Oréal du Gag et de la Com. Là, les deux mains dans les eaux de toilette, les gels intimes et les crèmes hydratantes, loin d'ingénieurs trop bien élevés pour envisager l'idée de la lui mettre, elle aurait eu la chance d'étudier le peuple, le vrai, celui qui ne boit jamais son petit rouge sur le zinc, qui évite à tout prix de vous sortir chaque matin la meilleure de l'année, et surtout de péter en se marrant. Parce qu'au zinc, au milieu de blacks aux dents blanches, de blancs bcbg et de petits beurs tirés à quatre épingles, elle eût été à bonne école, la charmante Elise Ovart-Baratte.
Bon cessons de nous amuser aux dépens de cette dame, plongeons au fond des choses…
Certes, le film de Dany Boon était drôle, ses gags renouvelés, et l'on comprend que les spectateurs, dont moi-même, aient hurlé de rire dans les salles obscure, certains (dont moi-même, Michel Cornillon-Vaurien) sortant la larme à l'œil.
D'accord, mais vingt millions de spectateurs, tout de même…
Eh bien cela signifie que vingt millions de nos concitoyens ont apprécié ce laisser-aller, ce parler cafouilleux, cet étalage de gauloiseries pudiques qui le changeaient enfin de la langue de bois omniprésente, du clinquant de façade et du sans-gêne de l'actuelle présidence.
Cela signifie que vingt millions de Français de tous âges et de toutes origines se sont contemplés dans les parties de boustifailles entre potes, ont été transporté par la liberté, l'égalité et la fraternité qui régnaient à l'écran.
Et le plus fin, de la part de Dany Boon, ce sont ces larmes finales que chacun versait, sans doute sur lui même et sa France, cher pays de son enfance, pauvre pays désormais, sans autres racines que Coca et MacDo.
De AuNom_DeLaProse
autre | 15H26 | 31/08/2008 |
[…]
Le gris des ciels du Nord dans mon âme est resté ;
Je l'ai cherché dans l'eau, dans les yeux, dans la perle ;
Gris indéfinissable et comme velouté,
Gris pâle d'une mer d'octobre qui déferle,
Gris de pierre d'un vieux cimetière fermé.
D'où venait-il, ce gris par-dessus mon enfance
Qui se mirait dans le canal inanimé ?
Il était la couleur sensible du Silence
Et le prolongement des tours grises dans l'air.
Ce ciel de demi-deuil immuable avait l'air
D'un veuvage qui ne veut pas même une rose
Et dont le crêpe obscur sans cesse s'interpose
Entre la joie humaine et son chagrin sans fin.
Ah ! ces ciels gris, couleur d'une cloche qui tinte,
Dont maintenant et pour toujours ma vie est teinte !
Et, pour moudre ces ciels, tournait quelque moulin
[…]
Extrait de La Tentation des nuages de Georges Rodenbach — Les Vies encloses
De Laurence Romance
Journaliste | 15H53 | 31/08/2008 |
@ AdamPollo :
mais j'y pinse, vu euq » té les aime pas gramint, t'auros pas un t-cheurte Metallica à r'vindre à eun » 62 ?
Sinon j'ar weepe jusqu'à d'min !
à Laurence Romance
De AdamPollo
"out of disorder" | 15H58 | 31/08/2008 |
: -)
Non…
en revanche je me souviens d'un très bon concert de Rory Gallagher tout près d'Arras, il y a bien longtemps. C'était quand même mieux que Metallica !
De Laurence Romance
Journaliste | 19H57 | 31/08/2008 |
Ché pas comparab »
Mais je viens de voter pour toi car c'est cool de me répondre, ami d'Arras (ho ! hé ! )
Et comme les commentaires de mon super-article sur Metallica dans ta bonne ville (http://www.rue89.com/2008/08/18/reconcilie-avec-ses-fans-metallica-en-pl…) sont fermés, je passe ici mon annonce :
Aux lecteurs Nordistes :
CHERCHE T.SHIRT « metallica/arras » m'en fous la taille.
Je raque (mollo…) ou j'échange contre du matos collector de ouf.
NB : c qui le boloss où il devrait y avoir ma photo ? ? ? ?
De clausius
16H32 | 31/08/2008 |
Au début, je n'ai pas compris la parution de ce bouquin, ni certaines réactions.
Comment ce film peut il donner une image rustre du nord ? Au contraire, il s'applique à se moquer des clichés (réception de la femme de Kad).
Mais je crois avoir trouvé une explication à toutes ces critiques. Lorsque quelque chose ou quelqu'un remporte du succès en France, il est toujours très bon de le critiquer, pour se donner un genre (aller à contre courant pour aller à contre courant, pour se donner une image anti moutonnière).
Elise Ovart-Baratte l'a très bien compris. Et c'est naze.
à clausius
De Michel Cornillon
écrivain | 21H07 | 31/08/2008 |
Eh bien Elise machin est une bourrique, qui n'a vu là que l'occasion d'une « publication“, c'est-à-dire l'opportunité (elle n'a que vingt-huit ans) de se faie mousser devant ses pairs.
à Michel Cornillon
De clausius
21H20 | 31/08/2008 |
Oui
De Thomas GREDAT
| 16H50 | 31/08/2008 |
Dans « Bienvenue chez les Ch'tis », Dany Boon fait passer les gens du Nord pour des imbéciles. En effet, on y voit des autochtones accueillir une personne étrangère à leur région et l'aider à s'installer, s'adapter et s'intégrer. Tout le monde sait que des gens intelligents n'auraient jamais procédé ainsi, qu'ils n'auraient jamais dépassé le réflexe primitif de la méfiance et de la peur de l'autre. Encore moins avec une telle chaleur et une telle simplicité. Dans la réalité, Philippe Abrahams (Kad Merad) aurait été laissé seul avec son désarroi, se serait renfermé, et, agressif par réflexe d'autodéfense, serait devenu le chef que l'on déteste. Les gens vraiment intelligents travaillent plus pour gagner plus, et ne perdent pas de temps à apprendre à se connaître, à essayer de se comprendre !
Dany Boon devrait avoir honte de donner une image aussi caricaturale des gens de sa région !
à Thomas GREDAT
De Michel Cornillon
écrivain | 21H12 | 31/08/2008 |
Tu as totalement raison, coco. Mais dis donc, tu n'aurais pas ta carte de l'UMP ou je ne sais quoi, par hasard ?
En tout cas bravo, tu n'as pas peur du ridicule !
à Michel Cornillon
De Thomas GREDAT
| 08H13 | 01/09/2008 |
Vous non plus, on dirait ! Vous semblez ignorer l'existence de l'antiphrase, figure de rhétorique par laquelle celui qui l'utilise dit le contraire de ce qu'il pense de manière ironique.
Si je pensais vraiment que des gens intelligents doivent se méfier de l'Autre, c'est que je serais déjà très atteint.
Au niveau des votes, il y en a deux qui ne se sont pas trompés… à moins qu'ils n'aient leur carte de l'UMP !
Sans rancune, coco !
à Thomas GREDAT
De tylervince
15H05 | 01/09/2008 |
c'est un film…..on se réveille….non mais c'est incroyable tout de même ! ! ! ! depuis le début on a l'impression que l'on parle d'un reportage ! ! ! !
et sinon je trouve que ce succès est complètement surréaliste au vue de la nullité du film
De Haruka12
17H55 | 31/08/2008 |
Bonjour,
J'ai lu en diagonale 3 des 5 pages et je vois que certains ne comprennent pas le négatif. Oui, j'ai vu le film et j'ai ri, mais j'aurai aimé que le film aille plus loin dans la critique sociale. Mais bon, c'est une bonne comédie.
Au delà de l'image « de braves pas très intelligents mais sympas », je suis désolée de dire que toute la population française n'est pas capable de second degré. (Certes comme partout on a nos boulets…)
Il me semble que dans le stade de Lens, les chant étaient des insultes patoisantes, mais je peux me tromper.
Enfin … le plus dramatique à mon sens pour les gens du Nord se passe à l'école : les élèves ne font plus forcément l'effort de parler français et se remettent à y parler patois « ché nin moi ». Et ceux là n'iront pas loin dans les études. Et quand on voit le niveau de français désastreux,ça n'aide pas.
Il est toujours vrai que dans n'importe quel concours de recrutement, un accent du nord et considéré négativement voire rédhibitoire alors que l'accent du sud peut faire gagner un poste.
Les aspects positifs ayant déjà longuement été évoqué à juste titre, je ne reviendrai pas dessus.
sur ce, bonne journée.
PS je suis du nord d'adoption et en 8 ans je n'ai jamais entendu une seule fois « biloute »… et je m'en passerai bien aujourd'hui aussi.
à Haruka12
De jojo1er
09H09 | 02/09/2008 |
« en 8 ans je n'ai jamais entendu une seule fois “ biloute ” »
Mais sortez des grandes villes elles se ressemblent toutes : anonymes et sans couleur…venez visiter nos campagnes…nos stades de foot de cinquième division dans les pâtures le dimanche…quand les sportifs amateurs se dopent à la bière.
Vous apprendrez que pour certains vos modèles et vos valeurs ne valent pas grand chose, que vos vérités ne résistent pas à l'érosion de la culture d'autrui, fut-elle minoritaire dans votre grand pays, fut-elle pénalisante pour vos grandes études, votre modèle de réussite et vos ambitions bien éloignés de l'herbe de nos près et du fumier de nos champs.
Et pourtant qui vaut le plus celui qui vous nourrit et ne parle pas correctement votre français châtié et figé, ou celui qui se nourrit et ne sait pas faire pousser une patate, ni traire une vaq.
Pour moi ni l'un ni l'autre mais celui qui vous semble le moins intelligent et le moins cultivé me parait avoir plus de sens de l'humour et plus empathie pour autrui que vous.
Jojo1er, …
De chudamug
vendeur | 18H52 | 31/08/2008 |
ch'tudamug ché bio.
http://thechudamug.over-blo.com
De Germaine
20H20 | 31/08/2008 |
Bravo,bon boulot de chargée de com », vrai métier d'EOB ! Toute la presse est à fond !
Or de quoi débat-on ? D'image… la belle affaire ! La réalité ? Tout le monde s'en fout. Il y a bien longtemps, dans les partis, on avait envie de changer la vie, cela motivait.
Aujourd'hui donc, le combat politique est : changer d'image.
Le réel, lui, n'est ni dans le film de Dany Boon, ni dans le médiocre livre d'EOB.
Le réel est tenace. Il est par exemple que le Nord-Pas de Calais est champion du monde des cancers dépendant de l'alcool. Le réel ce sont des quartiers pauvres où les élus servent un urbanisme pour pauvres. Le réel est somme toute assez moche dans le Nord, sorti du beau quartier dans lequel vit EOB.
Alors, si le but principal d'une chef de section lilloise du PS, est de se battre pour changer « l'image », on comprend qu'on restera longtemps dans la merde, la vraie. A moins de ne plus élire les faiseurs d'image.
De Benjisite
(entrepreneur) | 20H42 | 31/08/2008 |
N'y a-t-il pas cause plus urgente ?
Ou les deniers de l'état serviraient-ils à alimenter encore un peu plus le communautarisme histoire de bien nous diviser sur des problèmes plus primordiaux ?
De noftal
20H59 | 31/08/2008 |
N'est-ce pas le propre de toute comédie basée sur la caricature et la parodie ?
Le propos de cette jeune femme me paraît bien banal dans le fond.
De Jambalaya
Le contenu de ce champ apparaît ent... | 21H26 | 31/08/2008 |
Pourquoi sortir un livre pour faire grand cas d'un film qui n'avait d'autres prétentions que de faire rire les spectateurs ?
Cette jeune femme prend vraiment les gens pour des idiots, incapables de faire la différence entre un film gentillet un peu caricatural et une analyse socio-économique de la région.
Ca pue le « coup » éditorial ce truc.
à Jambalaya
De Thomas GREDAT
| 10H59 | 01/09/2008 |
Je crois que vous avez dit l'essentiel : « Bienvenue chez les Ch'tis » est avant tout un film comique, sans autre prétention que celle de faire rire. Il y parvient, même si, à mon avis, il n'atteint pas le niveau de « La grande vadrouille », et on ressort léger, avec un sourire au coeur et de la fraîcheur dans l'âme.
Il se trouve que le succès de ce film a pris des proportions inattendues, y compris sans doute de ses créateurs (comme quoi cela ne se commande pas, n'est-ce pas, « Astérix aux Jeux Olympiques » ? ), au point de devenir un phénomène de société. Normal, donc, qu'il fasse gloser. Cette universitaire accorde peut-être à ce film une importance qu'il n'a pas et qu'il ne prétend pas avoir.
Elle lui reproche un côté caricatural au motif que tout le monde ne comprend pas le second degré. Bien entendu, c'est la faute des auteurs s'il y a des gens qui ne sont pas capables de faire la part des choses. Il y a plus de vingt ans, un couple de touristes américains, visitant la maison de Victor Hugo, place des Vosges, a demandé à voir la chambre où Jean Valjean avait dormi !
Un des forumeurs a dit une chose juste, à mon avis, en rappelant qu'en France on a toujours tendance à critiquer ce qui réussit. Nous avons ici un exemple supplémentaire. D'autant plus absurde que le film lui-même se moque des clichés sur le Nord (cf : l'arrivée de Julie Abrahams, la femme de Philippe).
En France, beaucoup de gens minaudent et renâclent, parce qu'ils ne savent pas s'enthousiasmer, surtout pour des succès populaires. Vous comprenez, ce serait déchoir ! Il y a beaucoup de snobisme là-dedans. On fait son intéressant comme on peut !
Je crois que votre remarque est intéressante : « Cette jeune femme prend vraiment les gens pour des idiots ». Il aurait juste fallu rajouter : « Heureusement, se dit-elle, je vais les éduquer ! »
Cordialement,
T. GREDAT
à Jambalaya
De didile59
13H05 | 01/09/2008 |
C'est ce que je pense aussi ! La jalousie peut-être…
à Jambalaya
De haypepito
chef d'entreprise | 13H23 | 03/09/2008 |
exactement…..c'est vieux comme la civilasation de la communication….
lorsque vous n'avez pas de talent, ou que votre analyse socilogique risque de passer inapperçue, mieux vaut taper sur quelque chose dont on parle pour vous assurer une bonne publicité à moindre frais.
certes on parle d'elle…mais on ne lira pas son étude pour autant…..
De nemo3637
Déchoukeur | 21H41 | 31/08/2008 |
Remarquons, sans mettre en cause la pertinence du propos, un certain opportunisme de l'auteur de ce bouquin qui profite, sans vergogne, d'un succès médiatique … pour tenter de grignoter quelques miettes du « festin ». Classique. Et donc globalement douteux.
De op.cit.
Dilettante | 08H04 | 01/09/2008 |
J'ai vu à l'époque « Bienvenue chez les Ch'tis » et je me suis demandé d'où venait le succès de ce film que je trouvais plutôt quelconque. Il me semble que ce n'était qu'un emballement médiatique sans vrai fondement, un buzz parti de presque rien.
Tout le monde a du oublier ce film depuis. Je ne pense pas que le livre puisse faire un tabac…
De Hedoniste
Agitateur social | 09H38 | 01/09/2008 |
Salut à toutes et à tous,
Merci pour cet article.
Je n'ai pas encore vu le film et je n'ai toujours pas envie de le voir …
Quand je lis des commentaires de gens qui trouvent que vous en faites trop … je pense que ce sont les mêmes qui ne se rendent pas compte des dégats des blagues sur les blondes, de la débilisation active des journaux télévisés, etc.
Je ne les blâme pas mais je constate, une fois encore, que l'esprit critique devrait être une priorité éducative dans notre pays …
A quand des cours de dialogue, de critique, de philosophie, dés la maternelle ! ! ? ? …
Il ne manquerait plus que les citoyens soient capables de prendre de plus en plus de recul sur les discours démagogiques et le bourrage de crâne médiatique …
Plutôt dangereux, n'est-il pas ? …
Merci encore, continuez.
De didile59
13H02 | 01/09/2008 |
Bonjour !
Peut-être que les gens du Nord ne mangent pas du pain au maroilles trempé dans la chicorée, mais ils mangent bien du camembert avec du pain trempé dans du café noir ! !
J'ai adoré ce film !
Peut-être aurait-il mieux valu qu'il ne fasse pas autant d'entrées !
Je ne comprends pas bien cette réaction car si elle avait été subventionnée pour quoi que ce soit, son avis aurait peut-être été différent.
Bonne journée à tous.
De Tristoff
sup en pèriode d'essai | 13H39 | 01/09/2008 |
Bon je sais pas pourquoi je repond à ces inepties … un combat dont tout le monde se fout parce que il n'y a rien à combattre. C'est considéré les gens comme des cons de penser qu'un film qui est une blague leur donnent à penser que les chtis sont des cons ! ! ! Ca me fait penser à Renaud « Qui aime une blonde et nous emmerde »… (non ne cherchez pas, il ne trouvait pas de textes militants alors il a inventé un racisme exacerbé contre les blondes… ça oui il nous emmerde et l'autre aussi d'ailleurs ! ) il faudrait arreté de voir de la discrimination et du racisme là où il n'y en a pas. Parceque tout un chacun sait qu'il y en a suffisement sur cette terre ! ! ! !