Témoignage

Qu'est devenu Xavier, ce jeune Congolais expulsé que j'aidais ?

Hestia est une riveraine bien connue de certains internautes de Rue89. Travailleuse sociale, militante à la Ligue des droits de l'homme, elle a voulu témoigner sur Rue89 du destin d'un jeune homme qu'elle accompagnait depuis son placement en rétention. Xavier (un prénom d'emprunt qu'elle a choisi pour médiatiser son cas), devenu majeur, a été expulsé cet été vers le Congo-Brazzaville, son pays d'origine. Depuis, Hestia s'inquiète et raconte la difficulté des militants à maintenir le contact avec les sans-papiers après l'expulsion.

C'est l'histoire de l'expulsion de Xavier, 19 ans. Je l'ai rencontré dès que j'ai su son arrestation à son domicile, en fin d'année scolaire 2008. Je suis allée le voir en centre de rétention. Entre lui et moi, un lien fort s'est tissé.

Des heures au téléphone, le soir, en CRA

Xavier avait un portable et, le soir, nous passions de heures au téléphone à parler d'Ulysse, de musique, de la vie, des filles, de ses projets scolaires et professionnels.
Le dernier soir que j'ai eu Xavier en ligne en France, il était inquiet : un jeune venait d'être menotté devant lui et emmené :

- « Dis ça ne va pas m'arriver ? »
- « Mais non mon petit, pas toi, tu le sais. »

Le lendemain, son portable ne répondait plus. Il venait d'être embarqué, le 18 juillet, à 5 heures du matin et son portable était entre les mains de la PAF. J'ai appris son départ en appelant le CRA.

Personne ne l'attendait à Brazza, je le savais. Je pleurais : où était-il ? Comment était—il traité ? Je passais la journée à me dire « ce n'est pas possible ». J'ai joint le consul qui avait signé le laisser passer :

- « Mais pourquoi avez vous signé ? »
- « Parce que, Madame, le quai d'Orsay me met la pression et puis il y a des enjeux avec nos accords. »
- « Alors, Monsieur, j'espère que personne ne signera pour vos enfants quand ils auront 18 ans. »

Xavier m'a appelé de Brazza en larmes, à 3 heures du matin : un passager de l'avion l'avait recueilli. Tous les soirs, j'ai pu le joindre chez le passager, lui parler, lui demander de m'expliquer sa vie, ses émotions. Tous les soirs, je le poussais à vivre, à espérer, à se reconstruire. Je lui disais mon amour.

J'ai joint l'ambassade de France à Brazza : un agent de la PAF détaché à l'ambassade m'a assuré que tout allait bien pour ces jeunes qui arrivaient au Congo.

- « Comment le savez vous ? »
- « Je le sais, Madame, c'est tout ! »

Petit à petit, j'ai pu mettre en place un lien avec l'Office congolais des droits de l'homme et l'évêché. Nous souhaitions aider Xavier à trouver sa place au Congo, à préparer sa vie en attendant de pouvoir faire des démarches pour demander un visa et revenir en France finir ses études.

Progressivement, j'ai senti qu'il s'éloignait

Progressivement, j'ai senti que Xavier s'éloignait de moi, de notre lien, de nos projets.
J'ai mis cela sur le compte du stress post-traumatique.

Avec l'OCDH et l'évêché, nous nous sommes étonnés de cette errance intérieure, de cette fuite de mes appels, de l'absence aux rendez-vous de l'OCDH, du vicaire. Xavier a-t-il été « récupéré » par quelqu'un ? Il n'est plus à l'écoute du monde, d'un avenir. Il est devenu autre : sous l'emprise sans doute de personnes malveillantes et de produits.

Je n'arrive plus à le joindre. Il ne répond plus, il n'est plus à l'adresse où il m'avait indiqué résider. Qu'est-il devenu ? Que deviennent ces jeunes que le pays des droits de l'homme renvoie dans « leur pays » ? Prostitués, récupérés par des trafiquants qui font miroiter Gibraltar ?

Nous nous devons de savoir ce qu'ils vivent une fois expulsés, sinon nous perdons notre humanité. Ils ne sont pas des objets qu'on dépose sur un sol.

Vais-je retrouver Xavier noyé sur une plage après avoir été drogué, prostitué et abusé par des trafiquants d'espoirs ?

Si c'est le cas, qui portera la responsabilité de la mort de Xavier ?

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à wieeinstlilimarleen Portrait de wieeinstlilimarleen De Compté supprimé 2 (auteur)

Compte supprimé 2 | 11H34 | 31/08/2008 | Permalien

Il faut que rue 89 vous offre une tribune sur la notion de citoyenneté, compte tenu de votre culture.
Je ne plaisante pas.

Certes, nous « ne partageons pas les memes valeurs » mais je ne peux que m'incliner devant votre érudition.
Cependant je me permettrai une question : à force d'etre dans l'intellect , la raison , l'analyse que faites vous de vos émotions ?

L'analyse, le raisonnement sont nécessaires pour comprendre, prendre de la distance mais les émotions sont indispensables pour partager la VIE.
Pourquoi fuyez vous les émotions derrière tant de talent « oratoire » ?

Portrait de vincent deux

à Compté supprimé 2 Portrait de Compté supprimé 2 De vincent deux

attentif | 15H36 | 31/08/2008 | Permalien

« Alain Badiou relève 5 traits qui
montre un lien entre la RESTAURATION,l'époque de Pétain et l'époque actuelle : »

On peut vous retourner complétement la comparaison !
Et trouver des similitudes entre la posture des immigrationistes et celle des pétainistes :

1)La fatalité : l'immigration est une fatalité comme etait fatale la victoire des allemands.

2) la dénonciation de la décadence française : tout comme les vichystes dénonçaient l'avachissement des français les immigrationnistes ne voient dans les français que des Dupond-Lajoie des franchouillards dégénérés , des beaufs en pleine crise morale qui auraient perdu leur valeurs . Ce qui implique :

3) implicitement tout comme la victoire nazi fut presentée comme une sanction contre les français , l'immigration est presentée comme la sanction pour le mal qu'ils auraient fait (colonialisme , racisme ect..)Mais une sanction salutaire :

4) Car , comme la victoire allemande etait presentée comme un moyen de régénéréscence , les immigrationnistes develloppent le meme culte de l'« autre » qui régénérerait une nation vieille , avachie , dégénérée qui sera « revitalisée » par un sang nouveau , celui de l'immigrée idéalisé

On pourrait donc considérer que l'état d'esprit des immigrationnistes est assez proche de celui des collaborationnistes vichystes

« Ces jeunes (comme l'explique THIERRY REBOUD) sont notre avenir compte tenu de la démographie. »

C'est ce que disait les collabos vichystes : l'une des causes de la dégénérescence de la France etait pour eux le probléme démographique , le vieillissement de la pop

« Allez aux urgences d'un hopital : qui va vous soigner ? Un urgentiste (appelé sénior dans le jargon médical) étranger et corvéable. »

Trés bon exemple : celui d'un étranger qui a fait ses études de médecine dans un pays étranger , qui a donc bénéficié d'un investissement énorme de son pays d'origine et qui au lieu de rendre a son pays ce qu'il lui a donné ne pense qu'a sa pomme

Et pour terminer Badiou est un anti démocrate , il ne s'en cache pas vraiment : il deteste la république qu'il considére comme « bourgeoise “ . Et sur ce point il partage le meme discours que les vichystes

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à Tyb Portrait de Tyb De wieeinstlilimarleen

imbepile.free.fr | 18H09 | 29/08/2008 | Permalien

« 1942, parce que c'est une date choisi pressque au hasard qui correspond précisément à la mise en lumière de la fausseté totale de l'argument de Wieeinstlilimarleen »

Duquel, d'argument ?

« bref je ne mets pas sur le même plan le renvoi d'un immigré clandestin et l'extermination des juifs.

je me contente de constater que l'attitude intellectuelle particulière développée plus haut qui se résume à “ j'applique la loi et je m'en lave les mains ” est exactement la même. »

Pourquoi comparez-vous ainsi alors le funeste voyage en wagons à bestiaux vers une destination inconnue, mais qu'on savait déjà à l'époque être au minimum des camps de concentration et de travail, avec le voyage en avion régulier vers une destination établie et définie qui, quoi qu'on en dise, ne ressemble ni de loin ni de près à un camp d'extermination ?

De fait, la finalité des ces lois sont sans commune mesure, et c'est pourtant une question essentielle vu votre problématique.

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De Quinine

traducteur et amoureux des chats | 15H23 | 28/08/2008 | Permalien

C'est à cela que l'on voit que le lectorat de la Rue change. Il y a un mois ou deux, l'article de Hestia aurait été salué par un concert de protestations à l'adresse d'un gouvernement dont l'attitude et les motivations sentent de plus en plus le pétainisme. Aujourd'hui, Hestia, belle âme entre les belles âmes, a droit d'emblée au triste commentaire d'un triste Wiemachin qui vient pontifier doctement pour cacher derrière un « réalisme » bien commode son manque d'humanité, marque de fabrique de tous les Ponce-Pilate à la petite semaine, de tous ces nantis heureux de vivre loin d'un tiers monde qui ne les intéresse que pour ses ressources matérielles. Pauvre France, si riche mais gouvernée par de pauvres types, pauvre France où pululent les Wiemachin.

Portrait de wieeinstlilimarleen

à Quinine Portrait de Quinine De wieeinstlilimarleen

imbepile.free.fr | 15H34 | 28/08/2008 | Permalien

Où voulez-vous en venir ? Au fait qu'il serait bien plus agréable d'avoir un monde bien ordonné où tout le monde pense pareil, où tout le monde se ressemble, où tout le monde salue et célèbre de concert une pensée tristement unique, une pensée ou la simplification rivalise avec le simplisme ?

Qui de nous deux est le Pétain en culotte courte ? Faut-il entrer en religion pour s'exprimer céans ?

Quant à la richesse de la France, je ne doute guère que vous n'appartenez pas à son quart-monde.

(PS : notez que vous avez, au passage, ainsi qualifié Michel Rocard de Pétainiste, puisque je l'ai paraphrasé à deux reprises. On est vite à votre droite, dites-moi ! )

Portrait de Quinine

à wieeinstlilimarleen Portrait de wieeinstlilimarleen De Quinine

traducteur et amoureux des chats | 15H51 | 28/08/2008 | Permalien

C'est amusant, Wiemachin, cette habitude que vous avez de pondre un commentaire bien propre sur lui mais bien dégueulasse à l'intérieur, puis de prendre l'air accablé de la malheureuse victime qui ne comprend pas et qui se morfond en douloureuses interrogations. Qui vous parle de pensée unique, de simplisme ? Je vous signale au passage que j'ai parlé de pétainisme à propos du gouvernement mais que, si vous tenez à tirer le compliment à vous, cela ne fait que me conforter dans l'idée que j'ai pu me faire de vous. Quant aux culottes courtes, Wiemachin, vous vous habillez comme vous voulez, « s'pas ? Ici à Marseille, il fait chaud et on voit pas mal de bermudas et de pantacourts, mais je ne comprends pas le rapport. À moins que vous ne fassiez allusion à certains jeunes en culottes de peau tyroliennes qui défilaient en chantant Wie eins etc. ?
Je ne vois pas bien non plus ce que mon statut social ou pécuniaire vient faire ici. Un peu faible comme argument, ça, Wiemachin.
Enfin :
a) Si vous citez quelqu'un, faites-le bien : Rocard a ajouté : “Mais elle doit en prendre sa part.”
b) Pétainiste, probablement pas, mais Rocard est effectivement à droite depuis un moment : il n'y a qu'à voir ses ronds-de-jambe et ses amabilités à l'égard de Sarkozy et de sa clique.

Portrait de wieeinstlilimarleen

à Quinine Portrait de Quinine De wieeinstlilimarleen

imbepile.free.fr | 16H08 | 28/08/2008 | Permalien

Vous lire évoquer ces « certains jeunes en culottes de peau tyroliennes qui défilaient en chantant Wie eins etc » en dit long sur l'étendue -risible- de vos connaissances en histoire contemporaine.

a) D'où provient la question « qui devons nous accueillir » selon vous ? S'il s'agissait de parler d'immigration nulle, la question ne se poserait même pas.
b) Rocard est à droite. C'est un point de vue. Ca confirme mon propos : on est vite à votre droite.

Portrait de Quinine

à wieeinstlilimarleen Portrait de wieeinstlilimarleen De Quinine

traducteur et amoureux des chats | 16H31 | 28/08/2008 | Permalien

Dites, heureusement que vous ne vous placez pas sur le terrain de l'attaque personnelle, hein… C'était pas de la peau ?
Pis, je vais vous dire, Wiemachin, mieux vaut faire rire. De savoir qu'il y a un gros tas de gens comme vous dans ce beau pays, il me vient une envie de pleurer, vous n'avez pas idée.

Portrait de pedro66

à Quinine Portrait de Quinine De pedro66

informaticien bon à rien | 16H48 | 28/08/2008 | Permalien

Et bien oui, et ça s'appelle une majorité, qui, dans une démocratie, décide .
Et pas une bande d'hurluberlus utopistes .

Portrait de wieeinstlilimarleen

à Quinine Portrait de Quinine De wieeinstlilimarleen

imbepile.free.fr | 16H50 | 28/08/2008 | Permalien

Il n'est guère besoin d'être un expert en communication pour savoir que l'attaque personnelle n'engendre que sa continuation (http://en.wikipedia.org/wiki/Ad_hominem).
Lorsque vous prenez prétexte de mon pseudonyme pour oser un rapprochement avec l'Allemagne nazie, je ne peux que pointer votre méconnaissance de la période que vous évoquez, qui vous conduit à l'apogée du ridicule en confondant avec un hymne nazi une chanson pourtant interdite par le pouvoir nazi, plebiscitée autant par les soldats allemands que les soldats alliés.

Quant à rire et pleurer, pour ma part, je suis de ceux qui croient le poète quand il dit qu'il y a toujours une issue de secours quand on prend tout avec humour. Quand je vois quelqu'un qui ose avec présomption parler de l'Allemagne nazie alors que manifestement je pourrais lui donner des leçons sur le sujet, je préfère en rire que me désoler devant le constat que l'ignare se plaît à s'ignorer.

Quoi qu'il en soit, satisfait que nous ayons trouvé un terrain d'entente sur le A et le B.

Portrait de Quinine

à wieeinstlilimarleen Portrait de wieeinstlilimarleen De Quinine

traducteur et amoureux des chats | 17H43 | 28/08/2008 | Permalien

Il n'est guère besoin d'être un expert en communication pour savoir que l'attaque personnelle n'engendre que sa continuation (http://en.wikipedia.org/wiki/Ad_hominem).

Ah, si vous vous mettez à citer Wikipédia, évidemment, je suis perdu. Repassez-vous quand même la bande au ralenti, et regardez qui a commencé les attaques ad hominem, vous allez être surpris. Non, vous n'allez pas être surpris, vous avez trop de mauvaise foi pour ça.

Lorsque vous prenez prétexte de mon pseudonyme pour oser un rapprochement avec l'Allemagne nazie, je ne peux que pointer votre méconnaissance de la période que vous évoquez, qui vous conduit à l'apogée du ridicule en confondant avec un hymne nazi une chanson pourtant interdite par le pouvoir nazi, plebiscitée autant par les soldats allemands que les soldats alliés.

À l'occasion d'un prochain passage chez Wikipédia, pensez à jeter un coup d'œil aux rubriques Paranoïa et Mythomanie, je suis certain que vous allez vous reconnaître. Ensuite, s'il vous reste du temps et si la lecture desdites rubriques ne vous a pas laissé dans un état d'effondrement absolu, vous me direz où j'ai fait un rapprochement entre Lili Marlène et l'Allemagne, nazie ou non.

Quant à rire et pleurer, pour ma part, je suis de ceux qui croient le poète quand il dit qu'il y a toujours une issue de secours quand on prend tout avec humour.

Je sens bien le poète en vous. Ce brio avec lequel vous citez le Code pénal, par exemple… Hmm ! Un régal !

Quand je vois quelqu'un qui ose avec présomption parler de l'Allemagne nazie alors que manifestement je pourrais lui donner des leçons sur le sujet, je préfère en rire que me désoler devant le constat que l'ignare se plaît à s'ignorer.

Vous allez rire (une fois de plus), mais je n'avais pas l'impression que la présomption était de mon côté. J'ai dû me tromper. Faites quand même un saut sur Wikipédia à la rubrique ad hoc. Et à votre place, je ne mettrais pas trop en avant ma connaissance approfondie de l'Allemagne nazie. D'ici que'un malfaisant en tire prétexte pour vous dire des choses…

Quoi qu'il en soit, satisfait que nous ayons trouvé un terrain d'entente sur le A et le B.

Ne vous réjouissez pas trop vite, Wiemachin : cela m'étonnerait beaucoup — même si vous le dites par manière de sarcasme — que nous tombions d'accord sur quoi que ce soit : pas plus sur le A et le B que sur le Q ou le Z.

Portrait de wieeinstlilimarleen

à Quinine Portrait de Quinine De wieeinstlilimarleen

imbepile.free.fr | 18H01 | 28/08/2008 | Permalien

« Repassez-vous quand même la bande au ralenti, et regardez qui a commencé les attaques ad hominem, vous allez être surpris. Non, vous n'allez pas être surpris, vous avez trop de mauvaise foi pour ça. »

=> « Votre PS aurait tout aussi bien s'appeler FN ! non ? », r_v, 16H07 28/08/2008

=> « un triste Wiemachin qui vient pontifier doctement pour cacher derrière un “réalisme” bien commode son manque d'humanité, marque de fabrique de tous les Ponce-Pilate à la petite semaine, de tous ces nantis heureux de vivre loin d'un tiers monde qui ne les intéresse que pour ses ressources matérielles », vous même, 16H23 28/08/2008

Portrait de Quinine

à wieeinstlilimarleen Portrait de wieeinstlilimarleen De Quinine

traducteur et amoureux des chats | 18H43 | 28/08/2008 | Permalien

Je m'en voudrais de vous embêter, mon petit Wiemachin, mais puisque vous y tenez :

1) Moi, c'est Quinine, pas r_v. Ce qui ne veut pas dire que je ne suis pas d'accord avec lui (ou elle).

2) Vous avez un sens du débat assez singulier (dans les deux acceptions du terme) : si quelqu'un tient, dans un forum, des propos xénophobes et provocateurs, s'assied froidement sur l'histoire de la colonisation, prend une hypothèse « au hasard » pour discréditer un individu, mais qu'on ne peut plus lui en faire la remarque, je vous suggère de créer un blog dont vous serez le seul usager : vous serez définitivement à l'abri des attaques ad hominem ou prétendues telles.

3) Moi, je n'ai pas parlé d'Allemagne nazie, mais il faut croire que ça vous démange sévèrement quelque part, parce que c'est vous qui avez mis ça sur le tapis ; je n'ai parlé que de pétainisme ; du reste, merci, pas besoin de Wikipédia ou de Google en général pour savoir que Lili Marlène (excusez-moi de préférer la graphie française) était chantée par tous les belligérants : j'ai beau être ignare, j'ai lu quelques livres et vu quelques films. Maintenant, pour éviter toute référence à l'Allemagne, on peut prétendre désormais (c'est bien pour vous faire plaisir) que la chanson a été écrite par un Mongol-Extérieur ou un habitant du Panier, pas par un Allemand. C'est vous qui voyez.

4) Enfin, pour répondre à votre petit commentaire d'un peu plus loin (« Comme les “ jaunes ” autrefois (précisions pour nos amis spécialistes en histoire contemporaine qui ont du mal : je ne parle pas des chinois), je vous dirai deux choses :

a) vous m'avez l'air bien accro à Wikipédia, pour un érudit ;
b) il faut vraiment avoir en matière de syndicalisme des connaissances bien fraîches — de celles que l'on étrenne en public dans l'espoir de passer pour un homme cultivé, alors que l'on parvient tout juste à se donner des airs de m'as-tu-vu — pour supposer qu'une personne raisonnablement informée puisse confondre un seul instant, dans le contexte où vous vous situez, un briseur de grève avec un Asiatique.

Portrait de amilcar

à Quinine Portrait de Quinine De amilcar

peureux célèbre | 23H28 | 28/08/2008 | Permalien

on choisit ses voisins dans la rue, alors je veux être près de quinine et le plus loin possible de wismachin et l'autre aussi pedro66 je crois, je veux habiter à l'autre bout de la rue d'eux, pour moi, ce qui caractérise l'être humain ce sont les sentiments, des sentiments humains, quand je ne sens pas cette humanité sentimentale, je sens une odeur de merde épouvantable, c'est de la diffamation ?

Portrait de wieeinstlilimarleen

à amilcar Portrait de amilcar De wieeinstlilimarleen

imbepile.free.fr | 18H20 | 29/08/2008 | Permalien

Comme c'est mignon, ces défenseurs de l'humanité qui songent déjà à éloigner de leur rue les déplaisants.
A quand les goulags sur rue89, pour y placer les voisins qu'on n'aime pas, qu'on veut au plus loin de soi ?

Portrait de mechante langue

à amilcar Portrait de amilcar De mechante langue

15H31 | 31/08/2008 | Permalien

« on choisit ses voisins dans la rue, alors je veux être près de quinine et le plus loin possible de wismachin et l'autre aussi pedro66 je crois , je veux habiter à l'autre bout de la rue d'eux, pour moi, ce qui caractérise l'être humain ce sont les sentiments, des sentiments humains, quand je ne sens pas cette humanité sentimentale, je sens une odeur de merde épouvantable, c'est de la diffamation ? »

Hé hé !
Moi je considére au contraire que l'attention a un « autre » éloigné , idéalisé , abstraitisé , l'immigré clandestin en l'espéce , est l'expression meme de l'incapacité de certain à pouvoir vivre concrétement avec l'autre quand il est son voisin .
Et je trouve enormement de haine chez les défenseurs des sans-papiers .
Et je cite Julien Langfried :
« La représentation du Français, depuis les années 1970, a pris la figure du “ beauf ” de Cabu, un travailleur blanc, macho, raciste, un plouc inculte. C'est l'image du Français devenue dominante dans les élites culturelles de gauche. Un film marquant, lui aussi des années 1970, Dupont Lajoie, montre un travailleur “ blanc ” qui est ontologiquement raciste. Il y a un phénomène de substitution qui est apparu dans les années 1980 : on préfère au travailleur français, qui était une figure du peuple, la figure de l'immigré. C'est ce que j'appellerai la xénophilie de substitution. Aujourd'hui on est toujours dans cette configuration idéologique, qui a évolué en “ sans-papiérisme ”, qui n'est rien d'autre qu'une variante de ce déplacement politique, idéologique et affectif. “
Et voila la phrase importante qui vous concerne :
‘A force de rechercher la fraternité ailleurs, cela me semble surtout signifier que l'on n'a pas tellement envie de la rencontrer dans son pays, avec ses voisins les plus proches : les classes populaires.

Portrait de jissé

à wieeinstlilimarleen Portrait de wieeinstlilimarleen De jissé

Ingé retraité | 19H37 | 28/08/2008 | Permalien

« Wiee .. machin » (apprenez à faire court)

Bonsoir.

Le « portrait-robot » (votre final) fait de vous par « quinine » est parfait.

Et suffisant, sans votre suffisance qui masque mal vos insuffisances.

Jissé

Portrait de LienRag

à Quinine Portrait de Quinine De LienRag

22H37 | 28/08/2008 | Permalien

Non, il n'y a pas un gros tas de gens comme Riesling.
Lui est cultivé et intelligent (ce qui d'ailleurs rend d'autant plus inexcusables ses positions).

Cela dit, l'angélisme que Riesling reproche à ses contradicteurs est démontré par l'entre-soi de gauche qui amène à oublier la réalité politique de la société française…

Portrait de Compté supprimé 2

à LienRag Portrait de LienRag De Compté supprimé 2 (auteur)

Compte supprimé 2 | 12H22 | 29/08/2008 | Permalien

Il n'y a pas » d'entre soi » dans ce débat !

Wi…exprime son point de vu : a t-il été censuré ? lapidé ?
EXPULSE ?

Il y a des échanges vifs mais riches

L'angélisme ?
Pouvez vous nous définir ce qu'est ce concept ?
J'imagine qu'il puise ses racines dans la religion.

Pour le reste pouvez vous m'éclairer sur cette notion « d'angélisme » ?
merci

Portrait de LienRag

à Compté supprimé 2 Portrait de Compté supprimé 2 De LienRag

12H21 | 03/09/2008 | Permalien

S'il faut prendre votre phrase au pied de la lettre, disons qu'angélisme signifie Candeur, manque de réalisme, d'esprit pratique, refus de voir les aspects sombres de l'âme humaine.

Par ailleurs Riesling a effectivement été virtuellement lapidé, alors que ses arguments ne le méritaient pas forcément. Et ce genre d'échanges n'est pas vraiment enrichissant.

Ce que je désignais par angélisme dans ce cas particulier est la tendance à penser que la réalité culturelle et politique de la société française est le reflet de ce que l'on trouve sur Rue89 et les sites apparentés : une série de gens cultivés et gentils, tolérants avec ceux qui pensent comme eux et parfois avec les autres, désireux de venir en aide à leur prochain et particulièrement si celui-ci est passé à la télé récemment (ou sur un autre média) ; avec un ou deux aigris haineux pour épicer le tout, qui offrent l'occasion de se moquer d'eux par leur discours caricatural et que l'on peut empêcher de nuire en leur collant une pastille rouge…
Or, dans la société française, ces réactionnaires, s'ils ne sont pas majoritaires comme ils tendent à le prétendre (à moins d'inclure dans leurs rangs toute la masse des cons et des malveillants, catégories largement extensibles dans laquelle même vous et moi sommes susceptibles d'entrer un jour mal luné), représentent tout de même une capacité de nuisance qui ne disparaîtra pas d'elle-même.
Que l'on choisisse pour cela la voie de l'éradication ou celle de la conversion, les défaire demandera un niveau d'action et de sacrifice nettement supérieur à celui pris par la rédaction d'une remarque bien sentie.

Autre tendance à l'angélisme dont Riesling n'a pas forcément tort de vous accuser, l'oubli de ce que la main qui donne est au-dessus de celle qui reçoit, et que par conséquent la relation entre un jeune sans-papier et la personne qui l'aide n'est pas à égalité. Cela n'empêche pas nécessairement à l'humanité de part et d'autre de se rencontrer, mais incite à la prudence, en particulier avant de parler de l'amour que l'on éprouve pour l'autre.
Il y a à ce sujet une belle scène dans Bread&Roses de Ken Loach (pourtant pas un de ses meilleurs films, et pourtant aussi un réalisateur qui sombre facilement dans le manichéisme) : l'héroïne sans-papier demande au permanent du syndicat qui est venu les aider à organiser leur grève « Toi, qu'est-ce que tu risques dans tout ça ? Si nous échouons, qu'est-ce que tu perds ? ».

Un autre exemple plus ancien que j'ai trouvé dans la BD « Fax de Sarajevo » lue hier, est cette phrase de l'auteur américain envoyée à son ami coincé à Sarajevo et qui lui raconte ses malheurs par fax : « Je transmets tes fax à qui je peux, il faut que tout le monde soit au courant ». Cette phrase me paraît vraiment significative du monde imaginaire dans lequel vivent nombre de bonnes consciences occidentales, dans lequel le fait que « tout le monde soit au courant » produirait magiquement un effet concret. Un camarade de promotion s'est posé de façon plus réaliste la question de comment arrêter le massacre, et s'est engagé aux côtés de l'armée bosniaque. Il est mort au combat : a-t'il eu tort, a-t'il eu raison, je ne le sais pas (et je ne le connaissais pas particulièrement, pas de sentimentalisme), mais au moins ne peut-il être taxé d'angélisme.

Portrait de Fondriest

à Quinine Portrait de Quinine De Fondriest

euh | 16H01 | 28/08/2008 | Permalien

« pour cacher derrière un “réalisme” bien commode son manque d'humanité »

==> Pfff…

Je pense que le véritable manque d'humanité, ça consiste à rester dans l'utopie au mépris du réel.

Concrètement, abolir les frontières, ça n'a de sens que dans le cadre d'une hypothétique révolution qui ne viendra probablement jamais, qui rendrait miraculeusement l'humanité moins cupide, moins désinvolte sur les questions écologiques, et débarrassée de tout penchant xénophobe.

Vous avez franchement tort de penser qu'une position réaliste est un indice d'indifférence. Au contraire, c'est un signe de lucidité, la prise de conscience qu'une dérégulation totale de l'immigration poserait des problèmes insolubles (économiques, sociaux, politiques et écologiques) à moyen et long terme.

Portrait de Weatherboy

à Fondriest Portrait de Fondriest De Weatherboy

Comédien dans un système oligarchiq... | 17H47 | 28/08/2008 | Permalien

Ah oui ? Et ça sans même vous demander pourquoi ?

Juste histoire de mettre les choses au clair aux Wie, Foudriest et autres clônes du genre :

Il n'y a pas et il n'y a jamais eu à proprement parler de « problème » de l'immigration (concept dont le mérite, quand à sa création, revient à Jean Marie Le-Pen, comme l'a très justement rappelé Alain Badiou).

Car il est parfaitement clair que le migrant, qui se choisit en tant que migrant dans ce pays, pour une raison indépendante de toute volonté extérieure et purement liée à un choix personnel, n'est jamais, lui, ni stigmatisé, ni pourchassé, ni accusé coupable par ces personnages. Pas plus qu'il ne se rendra coupable de lui même d'un acte de « trahison » envers la nouvelle « mère patrie ». Et pour cause, celui-là « a les moyens » de sa présence ici, il a fait de lui même le choix de ce pays et de s'assujettir à ses règles. La couleur de l'argent d'un Congolais, elle, ne s'arrête pas à la frontière. M. Sassou N'Guesso qui se dégourdit les doigts de pieds de temps à autre à l'ombre d'une de ses luxueuses propriétés parisiennes en sait quelque chose.

En revanche, le migrant qui se choisit migrant pour des raisons économiques, lui, est pourchassé, lui, sera stigmatisé, lui sera déclaré coupable de sa présence. Et dans ce cas, il s'en trouvera toujours pour lui rappeler, que ses papiers soient en règles ou non.

Ce n'est donc jamais l'immigration en tant que telle qui est condamnée, c'est toujours l'immigration en tant qu'effet, conséquence et résultante directe et visible des déséquilibres du partage des richesses et de la situation économique mondiale.
La question n'est donc pas tant celle de l'acceuil de la misère, que celle de l'existence de cette misère.

C'est toujours ça qu'il est important de masquer derrière ce discours sur l » « immigration », cette misère qu'on ne veut pas voir. On aura beau jeu de se poser de temps à autres, d'un air faussement humaniste et parfaitement hypocrite la question d'un « acceuil » des immigrés, comme ci ceux-là en étaient déjà là ! Encore faudrait-il se montrer capable de pouvoir supporter de regarder la réalité de cette misère en face avant de se poser la question du moindre acceuil, M Foudriest. Il sera alors bon ici au besoin d'ailleurs de supprimer toute trace sur le « territoire national » de cette terrible preuve : le marché n'unifie ce monde, le marché l'a toujours divisé. Voilà ce qui l'en est de la réalité. Et c'est cela que dit l » « immigré », pas tous donc et je l'ai bien précisé, uniquement celui que l'on pourchasse.

Ce monde a créé l'empire de ceux qui ont décidé de leur majorité de représentation au FMI, où ces pays africains n'ont aucun poids, étant donné ses règles de représentation, mais en subissent les décisions économiques
Il continue aujourd'hui encore d'imposer le paiement d'une dette illégitime à la majorité de ces pays.
Il continue d'imposer une libération forcée de tous les services des Etats pour aboutir à la caricature que sont aujourd'hui devenu les terres du Congo sur ce sujet : terrain de jeu des luttes entre compagnies minières européennes et américaines (lire « Le Congo transformé en libre-service minier », juill. 06).

En pendant ce temps, on refoulera toutes celles et ceux, hommes, femmes, enfants, qui par leur migration auront eu le malheur de déplacer ces situations catastrophiques dans l'autre monde. Odieuse transgression, celui-ci a voulu entrer dans le monde des dieux. Ceux qui légifèrent sur les règles du F.M.I., le paiment de la dette, quand ce n'est pas le choix des dirigeants africains : où est donc Patrice Lumumba ?

M Foudriest et Wie ne sont certainement pas responsables de tout cela, comme il s'en défendront ailleurs il ne font « que respecter ou appliquer les règles », M Foudriest et Wie sont simplement coupables de combattre de toute leur force les manifestations et les actes visibles d'un système inique, dont par là même ils justifient la continuité d'existence.

Portrait de Fondriest

à Weatherboy Portrait de Weatherboy De Fondriest

euh | 20H00 | 28/08/2008 | Permalien

« M Foudriest et Wie sont simplement coupables de combattre de toute leur force les manifestations et les actes visibles d'un système inique, dont par là même ils justifient la continuité d'existence. »

==> On peut en dire autant des africains qui, en migrant en Europe, deviennent des consommateurs occidentaux comme les autres, renforçant donc le système qui appauvrit leur pays plutôt que d'entreprendre une révolution salvatrice chez eux.

« Il n'y a pas et il n'y a jamais eu à proprement parler de “ problème ” de l'immigration (concept dont le mérite, quand à sa création, revient à Jean Marie Le-Pen, comme l'a très justement rappelé Alain Badiou). »

==> Toujours cette manie de se retrancher derrière un argument d'autorité… Soit, puisque le problème de l'immigration n'existe pas, j'en déduis que vous avez théorisé une organisation socio-économique parfaite, qui tient compte des contraintes :

- économiques : suffisamment de boulot à fournir aux migrants dans une période de récession et de désindustrialisation massive, chapeau !

- sociales : vous avez trouvé la formule magique pour faire cohabiter harmonieusement migrants et autochtones, qui n'ont pas particulièrement le désir de vivre ensemble. D'un côté, immigration économique = on se fout pas mal de la culture du pays d'accueil, avec lequel il y a souvent un antagonisme historique marqué (colonisation, esclavage) et de l'autre, hostilité marquée des autochtones qui n'ont pas désiré la venue des migrants, les plus pauvres des autochtones étant en compétition sur le marché de l'emploi avec les migrants (main d'oeuvre peu qualifiée)

- démographiques : vous avez donc trouvé un système audacieux de financement de notre protection sociale compatible avec le choc consécutif à l'absorption d'une telle masse de population. Bien évidemment, ce plan de financement est équilibré et pragmatique, et n'implique pas une chimériqué Révolution, celle qu'on attend depuis des siècles

Portrait de Atchoom

à Fondriest Portrait de Fondriest De Atchoom

Dessinateur d'études | 11H53 | 29/08/2008 | Permalien

je crois qu'il n'y a rien à dire, ha si égoïste. tout simplement.
c'est tellement dur pour notre égo de partager avec des personnes dans le besoin qu'on se retranche sur « ben on peut pas… ». Avons nous au moins fais l'effort d'essayer ? ?

Portrait de Fondriest

à Atchoom Portrait de Atchoom De Fondriest

euh | 12H00 | 29/08/2008 | Permalien

« je crois qu'il n'y a rien à dire, ha si égoïste. tout simplement.
c'est tellement dur pour notre égo de partager avec des personnes dans le besoin qu'on se retranche sur “ ben on peut pas… ”. Avons nous au moins fais l'effort d'essayer ? ? »

==> Va dire à des chômeurs, des smicards, des précaires mal payés en CDD qu'ils ne sont que de gros salopards d'égoïstes à ne pas vouloir partager le peu qu'ils ont. Tu seras bien accueilli…

Portrait de Atchoom

à Fondriest Portrait de Fondriest De Atchoom

Dessinateur d'études | 12H13 | 29/08/2008 | Permalien

t'inquiète pas va je ne parlais pas d'eux mais de toi ; )

Portrait de Fondriest

à Atchoom Portrait de Atchoom De Fondriest

euh | 12H34 | 29/08/2008 | Permalien

Merveilleux, tu sais déjà à quelle classe sociale j'appartiens (puisque tu m'exclus de la catégorie des travailleurs pauvres) alors que je n'ai donné aucun indice qui permette de déduire quoi que ce soit…

C'est facile de donner des leçons lorsqu'on est « technicien dans un bureau d'études » : ce n'est pas toi qui subira les conséquences de l'immigration incontrôlée. Que tu le veuilles ou non, les travailleurs pauvres, smicards, chômeurs et autres exclus ne peuvent qu'être inquiets face à l'immigration massive : les migrants sont perçus comme des rivaux sur le marché de l'emploi déjà saturé, ou bien comme des poids supplémentaires que nos systèmes de protection sociale pourront difficilement supporter. Même si ça heurte tes principes, il faut tenir compte de cette réalité si tu veux que la cohabitation soit harmonieuse.

Croire que tu préviendras les conflits ethniques en culpabilisant ces gens inquiets, en leur disant qu'ils ne sont que de gros salopards d'égoïstes, en les qualifiant presque d'oppresseurs des peuples du tiers-monde, est d'une naïveté colossale. Reprocher à ceux qui sont démunis de ne pas vouloir partager le peu qu'ils ont, c'est même franchement odieux.

Effectivement, c'est une forme d'égoïsme. Grande découverte : les pauvres sont dans une logique égoïste de survie à court terme. D'ailleurs le genre humain dans son ensemble est égoïste, cupide, asservit son prochain, à l'exception d'une humanité supérieure, les riverains de Rue89 (incarnations physiques de la bonté et de la compassion).

Portrait de vincent deux

à Weatherboy Portrait de Weatherboy De vincent deux

attentif | 15H50 | 31/08/2008 | Permalien

Il y a un truc qui cloche dans votre discours.
Vous écrivez : « En pendant ce temps, on refoulera toutes celles et ceux, hommes, femmes, enfants, qui par leur migration auront eu le malheur de déplacer ces situations catastrophiques dans l'autre monde »
Donc pour vous l'immigration c'est de l'importation de la misére .
Mais la ou cela ne tient pas , c'est qu'elle enrichit les riches d'ici et appauvris nos pauvres . Car vous mettez en concurrence les pauvres d'ailleurs avec les pauvres d'ici !

Portrait de Weatherboy

à vincent deux Portrait de vincent deux De Weatherboy

Comédien dans un système oligarchiq... | 04H04 | 01/09/2008 | Permalien

Le seul truc qui cloche c'est que vous n'avez pas tout compris : non, l'immigration ce n'est pas l'importation de misère.

L'immigration, qui et de la pure immigration, elle n'est jamais dénoncée, elle, est parfaitement tolérée et admise, car cette immigration là se choist toujours avec les moyens de se réaliser.

En revanche, l'immigration qui est une immigration « de misère », elle est dénoncée, et pourchassée. Voilà ce que je dis.

Bien voyons, l'immigration « enrichit les riches », comme s'ils avaient besoin de ca, et comme si c'étaient les pauvres qui étaient responsables eux-mêmes des principes de bases du capitalisme qui ne fonctionnen que par concurrence généralisée. Il y a infiniment moins d'intérêt antagonistes entre deux « pauvres », qu'entre exploités et exploiteur d'un même pays. Où alors vous allez m'expliquer en quoi des gens comme Xavier cutent plus au contribuables que les 569 millions de dollars que les francais devront rembourser de leur poche pour payer les bidouilles des frégates de Taiwan, autres parachiutes dorés et bidouillages des caisses de l'UIMM.
Comme le disait Sankara :

« Les masses populaires en Europe ne sont pas opposées aux masses populaires en Afrique mais ceux qui veulent exploiter l'Afrique, ce sont les mêmes qui exploitent l'Europe ; Nous avons un ennemi commun. »
.Thomas Sankara, Discours à la vingt-cinquième Conférence au sommet des pays membres de l'OUA, Addis-Abeba, 29 juillet 1987

Portrait de Charles Mouloud

De Charles Mouloud

Bras gauche de la Vénus de Millau | 15H36 | 28/08/2008 | Permalien

Je ne relèverai pas le tas d'immondices contenu dans le premier message qui navigue par vents et par maux.

La question de l'immigration n'est pas un sujet simple.
Mais il le serait certainement plus , si l'instrumentalisation de ce sujet , à des fins politiciennes ne venait pollué le débat.

Nous autres, travailleurs sociaux, ou militants associatifs, sommes au quotidien confrontés aux situations telles que celle dont Hestia nous parle.

On peut rester à contempler l'ampleur des dégâts, et se dire : « Ma pov » dame , c'est comme ça…on peut rien faire …c'est la loi … »

Le problème est que , premièrement , la loi n'est pas la mm pour tous !

Il suffit de consulter les attendus des tribunaux administratifs, ou de consulter et comparer les décisions des préfectures, pour s'apercevoir de l'arbitraire et du côté « loterie » des délivrances de titres de séjour, des régularisations , ou des autorisations de travail…

Ensuite , on peut aussi parler « des » immigrés, des chiffres, de la misère du monde « kon ne peut t'acueillir “, de la supposée duplicité des zétrangers,de l'invasion islamo-africaine suceuse de prestations sociales….

Et on peut aussi, s'intéresser au destin d'un être humain, que l'on a accompagné, avec lequel on a lié des relations.

On peut légitiment s'inquièter de le voir se faire emporter, emprisonner et jeter dans un avion vers un pays où il n'a plus d'attaches.

Facile de se laver les mains.

Le massacre , la guerre des Hutus et des Tutsis , celà ne vous dit plus rien ?

J'ai trop en tête les recits des horreurs vécues par des demandeurs d'asile, racontant avec moults détails (faut être très précis pour l'OFPRA, mm si on ne peut fournir de ‘témoignages’ des morts ! ), pour ne pas avoir envie de hurler de rage , à chaque fois que qq crache sur la situation de ces nouveaux pestiférés que sont les étrangers en danger.

Sinon, bonne nouvelle, La famille Pitt-Jolie va toucher les allocs, tant mieux ! Les enfants seront contents d'avoir un cartable neuf à la rentrée.

Merci Hestia pour ce témoignage, cet appel, et pour ton humanité.

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