Depuis le début du conflit en Ossétie du Sud, Géorgiens et Russes s'accusent des exactions les plus épouvantables sur les civils.

Depuis le début du conflit en Ossétie du Sud, Géorgiens et Russes s'accusent des exactions les plus épouvantables. A coup de « génocide » et de « nettoyage ethnique », les deux camps se livrent une guerre des mots ajoutant un peu plus à la confusion de cette guerre. Ce mardi, Bernard Kouchner a accusé les troupes russes de préparer un nettoyage ethnique dans la ville d'Akhalgori.
Le 7 août 2008, l'armée géorgienne lance une attaque contre l'Ossétie du Sud. La capitale, Tskhinvali est bombardée. Immédiatement, les russes ripostent. Des chars russes gagnent la ville -en passant par le tunnel de Roki qui relie l'Ossétie du Nord à l'Ossétie du Sud. Des roquettes sont lancées. En moins de trois jours, la situation s'est retournée et les Géorgiens battent en retraite.
Les estimations du nombre de victimes de ces bombardement varient énormément. Les Russes avaient commencé par avancer le nombre de 2000 personnes tuées. Les Sud-Ossètes parlent de 1500 morts. Les Géorgiens démentent et font état de 95 morts géorgiens à Tskhinvali. Actuellement, les associations avancent prudemment le chiffre de 100 à 200 victimes (des deux camps), se référant aux hôpitaux de la région.

Aucun journaliste en provenance de Géorgie n'avait accès, jusqu'au 21 août, à la capitale de l'Ossétie du Sud. Seule l'organisation internationale Médecin Sans Frontières est parvenue à franchir la frontière. « La visite a été très courte. Nous n'avons été qu'à l'hôpital républicain. Nous n'avons pas pu voir la ville, ni la région », explique Philippe Ribeiro, coordinateur du programme d'urgence de MSF en Géorgie.
Dès l'arrêt des combats à Tskhinvali, les Russes ont envoyé un hôpital de campagne installé dans l'hôpital républicain. « Il fonctionne plus ou moins. En tous cas, il reprend une activité régulière », affirme Philippe Ribeiro. D'autres blessés ont été transférés en Ossétie du Nord pour être soignés. MSF demeure davantage présente à Tbilissi où ont fui des dizaines de milliers de géorgiens :
« L'urgence, c'est que les gens puissent rentrer chez eux. Il faut leur apporter des soins de santé. Le principal problème concerne l'interruption de traitement sur les patients chroniques -ils sont parti sans rien. Les diabétiques, épileptiques ou hypertendus, ont un besoin vital de poursuivre leur traitement. Enfin, les populations déplacées sont traumatisées. On a mis en place un service d'aide psychologique. »
Les populations ossètes sont également traumatisées par la guerre. Le 21 août, les Russes ont enfin autorisé les journalistes en provenance de Géorgie à pénétrer en Ossétie. Dans les ruines du centre-ville, Valery Guerguiev, chef d'orchestre russe célébrissime, a rendu hommage aux morts Ossètes. Une manifestation musicale fortement politique. Les télés russes étaient là. Le reportage publié par Etienne Gernelle dans le Point rapporte les paroles des civils ossètes, dont les maisons ont été détruites. Les bombardements ont également touché des bâtiments importants. Dans son article, Etienne Gernelle souligne :
« Pour les habitants de Tskhinvali, le fait que l'armée géorgienne ait pilonné une ville qu'elle revendique comme sienne suffit à couper les derniers liens avec Tbilissi. »
A Gori, ville natale de Staline en Géorgie, les bombardements du 9 au 11 août ont aussi fait des dégâts. Moins importants qu'à Tskhinvali, notent toutefois toutes les personnes interrogées à ce sujet. La ville n'est pas détruite mais un grand nombre d'habitants a déserté les lieux par peur des Russes. L'organisation américaine Human Rights Watch a dénoncé, après enquête, l'utilisation de bombe à sous-munitions par l'armée russe à Gori et alentours.
Interdites par une centaine de pays, ces armes sont particulièrement meurtrières et n'explosent pas forcément immédiatement. Elles représentent donc un danger permanent pour les populations qui peuvent être blessées ou tuées si un déminage n'est pas effectué.
Jusqu'à la semaine dernière, l'accès à la ville était rendu très difficile par les forces russes. Les humanitaires y étaient présents -au terme d'âpres négociations.

« Plus on va au nord, plus les témoignages d'exactions sont nombreux », commente Christophe Boltanski, de retour à Paris. Reporter au Nouvel Observateur, il a pu accéder à Gori et à certains villages un peu plus au Nord, donc plus proches de la frontière avec l'Ossétie. Comme d'autres journalistes, il a recueilli des témoignages de déplacés géorgiens qui font état de violences particulièrement dures.
Tkviavi est un petit village situé entre la Géorgie et l'Ossétie du Sud. Détruit. Pillé. Vidé. Une vidéo réalisée par le New York Times montre des traces de sang près d'une porte. Certains habitants sont restés. Ils racontent aux journalistes avoir vu un homme se faire exécuter. Pourquoi ? Ils ne savent pas. Quelqu'un avance que c'est à cause de sa Jeep qu'il n'a pas voulu remettre aux pillards. Christophe Boltanski rapporte ce qu'il a vu dans ces villages :
« A Karaleti et Tkviavi, il y a énormément de maisons brûlées ou pillées. Je suis arrivé à Tkviavi. Le village était vide. Dans une cour, j'ai vu un cadavre. Puis des femmes, onze ou douze, ont surgi les unes après les autres et ont raconté que tous les hommes avaient fui par peur d'être tués. Elles se cachaient dans les champs la nuit et rentraient dans le village le jour. Une femme, plus jeune, m'a raconté ce que d'autres m'avaient dit. Des militaires arrivés dans des minibus civils et les visages masqués. Elle a failli se faire tuer mais s'est enfuie et s'est cachée dans une grange. »
Dans ce nord difficile d'accès et contrôlé par les Russes, les récits se ressemblent : maisons pillés, bétail abattu ou disparu, population terrorisée, civils abattus, villages désertés, chiens errants. Combien ? Impossible à savoir. Certaines zones sont encore inaccessibles et aucun bilan de ces mises à sac meurtrières n'a été établi. Toutefois, selon des sources géorgiennes citées par un journaliste français, huit civils ont été tués à Tkviaki.

Des hommes violents, armés et parfois ivres, sèment la terreur dans la région de Gori. Ils sont dépeints comme des criminels en goguette dans un Caucase en ruines par tous ceux, nombreux, qui ont croisé leur chemin. Impossible de les avoir ratés en Géorgie. En dépit du retrait russe, ces miliciens -troupes armées irrégulières- continuent à terroriser la population et à contrôler l'accès à la frontière et à de nombreux villages. Dans un reportage pour Paris Match, Michel Peyrard raconte un épisode édifiant :
« “On a enculé les Géorgiens, éructe l'un d'eux, originaire de Tskhinvali. Et on les enculera jusqu'à Tbilissi par le feu.” A leur rapidité d'exécution, on devine que les huit occupants de la Vilisi ont un tout autre programme. Le canon de son kalachnikov pointé sur la tempe de Gaioz, notre chauffeur, l'un d'eux lui ordonne de démarrer. “Obéis ou je te bute ! ” Le Géorgien oppose une résistance obstinée à son assaillant. L'intervention du sous-officier russe évite le pire, mais le soldat de Moscou devra employer toute sa force de conviction pour que les miliciens ossètes abandonnent leur proie. »
Christophe Boltanski a également assisté à une scène similaire :
« Le matin du 14 août des chars interdisaient l'entrée aux portes de Gori. Deux miliciens ont surgi et braqué des voitures. L'un d'eux a braqué son arme sur la hanche d'un membre du HCR (UNHCR, l'agence des Nations unies pour les réfugiés, ndlr). L'armée russe n'a rien dit. S'ils font ça alors qu'il y a des centaines de journalistes, je crains le pire pour les paysans lorsqu'il n'y a personne. »
Qui sont ces hommes ? Des irréguliers ossètes qui répandent l'horreur partout où ils passent. Les Russes laissent faire. Selon nos informations, ils seraient affiliés au bataillon Vostok, soldats du service russe de renseignement de l'armée (GRU) ; trois cents hommes, protégés par le ministère de la Défense russe. Alexis Bautzmann, rédacteur en chef de la revue Diplomatie, était présent en Géorgie :
« Les réfugiés racontent des choses terribles et sont terrifiés par ces hommes qui les poussent à partir. Ce bataillon a une sinistre réputation en Tchéchénie où il a commis des actes barbares : viols de masse, pillages, massacres. »
Constitué par des Tchéchènes pro-russes, le bataillon est dirigé par Soulim Iamadaïev, ennemi de Ramzan Kadyrov. Une enquête est d'ailleurs diligentée contre ce bataillon par le parquet russe pour ses exactions en Tchéchénie.
Au CICR, on ne commente pas ces questions mais on précise que dans les villages vidés de leur population, certaines personnes vulnérables sont restées et que leur situation est « inquiétante ». L'accès à ces endroits est impossible pour des raisons de sécurité et les réfugiés ont peur d'y retourner.

Entre 80 000 et 160 000 personnes ont été déplacées durant cette guerre selon le HCR et le CICR. 15 000 personnes ont fui les villages géorgiens d'Ossétie du Sud. Environ 73 000 personnes ont quitté la région de Gori pour aller vers Tbilissi et Kutaissi. Les officiels russes en Ossétie du Nord indiquent que près de 30 000 personnes originaires d'Ossétie du Sud se trouvent toujours en Fédération de Russie.
Depuis vendredi 22 août, un mouvement de retour important a été constaté. 40 000 personnes ont quitté la capitale géorgienne pour retourner à Gori et ses environs. Les hommes partent en premier pour s'assurer de la sécurité de la zone et de la salubrité de leurs maisons. Melita Sunjic du HCR avertit toutefois qu'il était encore « déconseillé » de se rendre dans les villes non sécurisées par le gouvernement :
« Huit villages seulement sont sûrs là bas. On n'a pas vu beaucoup de destructions mais beaucoup de pillages (meubles, bétail). La situation est plus difficile dans les petits villages qu'à Gori. Dans un village, le HCR a constaté qu'un vieil homme était resté. Ces personnes vulnérables manquent de tout là-bas. »
Le rapport le plus récent du HCR (27 août) alerte sur la situation catastrophique au nord de Gori. Les déplacés qui tentent de rentrer chez eux se replient à Gori car ils sont chassés par des « pillards ». Les personnes malades ou âgées sont contraintes de rester car incapables de marcher les dizaines de kilomètres qui les séparent de Gori. L'accès à cette zone-tampon, contrôlée par les Russes, est ainsi rendue impossible.
Les autorités d'Ossétie du Sud se sont montrées fermes concernant ces déplacés géorgiens. Le président sud-ossète Edouard Kokoïty a déclaré à la presse russe que personne ne passerait la frontière : « Plus de 18 000 réfugiés ossètes ont fui la Géorgie pour l'Ossétie du Nord. Ce sont eux que nous devons faire revenir en Ossétie du Sud. » Quant à cette fameuse zone-tampon, laissée aux pillards, le président a admis qu'elle serait désormais la frontière de l'Ossétie du Sud.

Dès la première étincelle en Ossétie du Sud, le mot « génocide » a surgi. Les officiels russes et ossètes accusent la Géorgie d'avoir cherché à éliminer les Ossètes. Sergueï Ivanov, Premier ministre adjoint du gouvernement de Vladimir Poutine, a ainsi parlé de l'offensive géorgienne : « Un génocide ! Une opération de destruction massive à coup de pilonnage d'artillerie, de chars et de fusils d'assaut contre des milliers de citoyens russes. En somme, un nettoyage ethnique ! »
L'accès à la région étant très restreint, aucune source fiable n'est en mesure de confirmer cette affirmation. Toutefois, le nombre de civils tués annoncé par les Ossètes -plus de 1500- serait gonflé.
Le 12 août, la Géorgie a annonce avoir déposé une plainte contre la Russie pour nettoyage ethnique auprès de la Cour pénale internationale (CPI). Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères, a averti ce mercredi de l'imminence d'un « nettoyage ethnique », précisément dans la ville d'Akhalgori dans la nuit du 27 août. A quoi faisait-il allusion ? Au Quai d'Orsay, on précise :
« Le ministre se référait à des témoignages sur des cas d'exactions commises par des milices sud-ossètes contre la population géorgienne. Selon Human Rights Watch et le HCR, des cas de pillages, de destructions d'habitations et d'intimidations à l'encontre des Géorgiens, majoritaires dans cette ville, ont été signalés à Akhalgori, en Ossétie du Sud. »
Une sorte d'alerte. Cette nuit là, Akhalgori a connu des heures plutôt calmes.
Si l'on se réfère à la définition du « nettoyage ethnique », il s'agit du déplacement forcé d'un groupe ethnique hors d'un territoire et de l'utilisation de violences pour y parvenir (bombardements, pillages, viols, massacres).
Dans ses articles, Adrien Jaulmes décrit les miliciens ossètes, les villages dévastés et les populations terrorisées. Le grand reporter au Figaro se montre prudent :
« Le problème des témoignages, c'est que les personnes qui racontent sont en état de choc. Elles intègrent parfois comme expérience propre ce qu'elles écoutent ou voient à la télé. Très souvent, quand on les interroge le récit est différent. Attention, je ne remets en cause ni leur douleur, ni la gravité des exactions commises. »
Entre 80 000 et 160 000 Géorgiens ont fui leur village. Destructions, pillages et exécutions sommaires ont été observés. La plupart ne pourront jamais rentrer en Ossétie du Sud. Selon nos informations, un nombre incompressible de 20 à 30 000 personnes seront contraintes de rester à Tbilissi ou dans d'autres villes d'accueil. En 1992, 250 000 Géorgiens avaient fui l'Abkhazie. Leur retour n'est pas à l'ordre du jour.
Photos : Une famille fuit Gori le 23 août, tandis qu'un convoi de l'armée géorgienne y entre (Adrees Latif/Reuters). Chars russes au nord de Ossétie du Sud le 24 août (Denis Sinyakov/Reuters). Des habitants de Gori sauvent quelques meubles le 24 août (David Mdzinarishvili/Reuters). A Kvemo-Achebeti, un couple géorgien fuit après l'incendie de sa maison par des miliciens ossètes le 19 août (Denis Sinyakov/Reuters). Un réfugié à Tbilissi, après la mis à sac de son village près de Tskhinvali (Adrees Latif/Reuters).




















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De Infovite
Plébéien. | 13H49 | 28/08/2008 |
Et zut ! Les JO se sont achevés trop tôt.
Nous sommes désormais obligés de regarder la réalité en face.
http://info-espress.over-blog.com/
à Infovite
De Compte supprimé 6
14H09 | 28/08/2008 |
oui c'est vrai, mais on essaie quand même de nous distraire avec la future élection étatsunienne. : -)
à Infovite
De Paff
Citoyen lambda | 14H46 | 28/08/2008 |
Par contre les prochains auront lieu a quelques kilomètres de là…
http://premiereurgence.typepad.com/actualites/
De micke
utopiste | 14H00 | 28/08/2008 |
ils l'ont fait !
(mentionner le massacre des civils ossètes sur rue89)
incroyable
ça doit cacher quelque chose…
(j'ai pas lu l'article pour rester sur une « bonne » suprise)
à micke
De sci
Doctorant | 15H28 | 28/08/2008 |
@micke
Et ben tu ferais bien de le lire ! ! ! Les géorgiens ont certe effectué une offensive en ossétie qu'on ne peut que condamner, mais ce que je retiens de l'article c'est le comportement monstrueux de la Russie qui laisse les milices ossètes (en les aidant sans doute) faire un véritable nettoyage ethnique !
à sci
De chinchilla1967
plate | 05H00 | 29/08/2008 |
Il y a des ossètes énervés d'avoir reçu des roquettes en pleine nuit : etonnant.
à micke
De pablico
15H34 | 28/08/2008 |
comment après tout ce que XXème siècle a vécu, peut-on encore faire des nettoyages « ethnique » en Europe ?
C'est quoi une ethnie dans l'Europe ?
quelqu'un qui n'a pas la même langue que vous ?
comment fait-on pour reconnaitre un ossète d'un géorgien et d'un russe ? et même de quelqu'un de notre cru.
Même en regardant de près les photos, on ne peut pas faire de différence.
incroyable ! et ils ont la même religion en plus…
En parlant de religion, on n'entend pas les religions réagir. silence complet.
à pablico
De pablico
18H19 | 28/08/2008 |
on peut remarquer en regardant les naze sur le commentaire ci dessus, qu'il y a plein de nettoyeurs ethniques qui sévissent ici ! !
mort de rire devant le courage de ceux qui mettent des naze sans commenter pourquoi.
à pablico
De DBL8
Retraité | 19H07 | 28/08/2008 |
»…peut-on encore faire des nettoyages « ethnique » en Europe ? … »
Le terme n'est peut-être pas approprié comme souvent, mais les faits sont là !
Le « Larousse » donne la def. suivante :
Se dit de tout caractère ou de toute manifestation propres au groupement culturel d'une population, par opposition aux caractères des individus.
Se dit d'un adjectif ou d'un nom, dérivé d'un nom de pays, de région ou de ville et indiquant l'appartenance à ce pays, cette région ou cette ville. (Ainsi, français est un adjectif ethnique dérivé de France. Le nom ethnique correspondant porte une majuscule à l'initiale : un Français.)
Le mot ethnique serait donc approprié même si vous ne voyez pas de différences faciales.
Lire aussi :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_ethnique
à DBL8
De pablico
20H04 | 28/08/2008 |
alors il faut dire nettoyage culturel (mais lequel).. ce qui est encore plus idiot que racial à la limite.
on nous a habitué depuis bien longtemps dans la presse, à faire la confusion entre ethnie, et racial.
comme on est tous de la même race puisque que l'on peut se reproduire entre-nous, il a été de bon ton de prendre le terme ethnie, le terme « type » n'étant pas bien vendeur.
merci pour la définition.
à DBL8
De pablico
20H06 | 28/08/2008 |
..errare..
à pablico
De DBL8
Retraité | 05H54 | 29/08/2008 |
NUL n'est parfait.. sauf DIEU & les imbécile !
De Bateleur
Chef de projet informatique | 14H05 | 28/08/2008 |
Bonjour,
Cet article est un rapport très intéressant de la situation. Il ne faut pas oublier que ce sont les Géorgiens qui ont ouvert les hostilités, qui sous couvert d'un soutien tacite de la communauté internationale et de l'OTAN, a commis une bourde énorme d'attaquer de front la Russie de Poutine en Ossétie du Sud. Dommage que l'expérience tchetchenne ne leur ai pas servi de leçon…
La réponse russe, sans doutes disproportionnée, était à prévoir et si cela faisait partie de la stratégie géorgienne elle n'en n'est pas moins criminelle.
Ceci n'est pas sans rappeler les actions du Hezbollah qui ont été à l'origine de la guerre du Liban en juillet 2006.
Cordialement.
…
à Bateleur
De Stump
Etudiant | 14H45 | 28/08/2008 |
Franchement leur plus grosse bourde ca a ete de laisse le tunnel de Roki grand ouvert, ce manque de strategie - que meme ma petite soeur aurait pu prevoir - n'est qu'une preuve de plus de la grande stupidite de Saakachvili.
à Stump
De kemardo
Trublion | 15H04 | 28/08/2008 |
Il n'est pas dans l'intérêt de qui que se soit de détruire un tunnel qui peut permettre aux deux camps de se déplacer (si les Russes battent en retraite un jour ou l'autre)
à Bateleur
De micke
utopiste | 14H51 | 28/08/2008 |
« les actions du Hezbollah qui ont été à l'origine de la guerre du Liban en juillet 2006 »
des sources ?
je comprends pas la comparaison.
tu compares le hezbollah avec les georgiens, les ossètes, les russes ? avec les israeliens peut-etre ?
à Bateleur
De Fifi57
Cadre | 19H09 | 28/08/2008 |
Comment savez-vous que ce sont « les Géorgiens » qui ont ouvert les hostilités ? Vous y étiez ? C'est une accusation très grave qui mérite d'être documentée, vous ne pensez pas ? Ou bien doit-on croire les généraux russes sur parole ?
C'est en tout cas une thèse qui est vigoureusement réfutée (ben voyons, s'exclameront les convaincus de tout poil, mais ça n'enlève rien à l'intérêt de sa défense) par Saakachvili lui-même (voir entre autres sur le site du Financial Times : http://www.ft.com/cms/s/0/fa0035f0-7459-11dd-bc91-0000779fd18c.html).
Dans le même ordre d'idées, quel sort doit-on réserver aux familles vivant en Ossétie du Sud et qui comportent des « Géorgiens », des « Ossètes », des « Russes » ? Qui se tripotent depuis des générations ? N'est-ce pas dégoûtant ? Et surtout, qu'en pensent les séparatistes ossètes ? Les nationalistes géorgiens ? Et Poutine ?
Pense-t-on que parce que Bush est méchant Medvedev est gentil ? Que parce que Bush est de droite Poutine est de gauche ? Que parce que Bush est un pétrolier texan Medvedev n'est pas un ex-dirigeant de Gazprom ?
Allez, j'arrête, j'ai peur de m'énerver. Une dernière question pourtant : quelqu'un sait-il où on pourrait lire une histoire comparée récente du Kosovo et de l'Ossétie et de l'Abkhasie ? Un journal pourrait-il s'y coller bientôt ? Merci d'avance… et surtout sans rancune.
à Fifi57
De Yawn
Chomiste | 02H48 | 29/08/2008 |
Je suis d'accord avec 99% de votre message.
Mais ça sort d'où que Poutine est de gauche ? ? ? ? Un nationaliste militariste, un homme de gauche ? Je le rangerais plutôt légèrement à la droite de Mussolini. Je sais, les gens vont dire que j'exagère encore dans mes comparaisons. Et j'en conviens : Mussolini n'est pas nécessairement pire que Poutine.
à Yawn
De chinchilla1967
plate | 04H54 | 29/08/2008 |
Les nationalistes ne vous derangent que chez les autres sans aucun doute : en revanche l'offensive américaine pour entourer la russie de missiles ne vous parait pas un acte d'agression militaire, evidemment.
à chinchilla1967
De Yawn
Chomiste | 23H08 | 31/08/2008 |
Oui les nationalistes me dérangent, que ce soit en France ou chez les autres, mais mon point était d'abord de dire que Poutine n'est pas un homme de gauche.
Quant aux missiles, je suis sur que vous allez vous faire une joie de nous dire de quels missiles il s'agit et dans quels pays ils sont placés…
à Fifi57
De Ruski
Chef Op. | 18H28 | 29/08/2008 |
@ Fifi
Pourquoi, mon cher Fifi, croire plus le Financial Times et Saakachvili, que les généraux Russes ! ?
Alors méditez cette phrase : « La superstructure organise l'aliénation que détermine l'infrastructure »
Et pour répondre au moins à une de vos questions, Poutine est de centre droit.
Sinon, je vous rassure tout de suite, mon cher Fifi, les « réducteurs de têtes » vont bien finir par terminer le travail qu'ils ont commencé (dans la superstructure), et finir par nous faire croire que les Russes ont déclenché le conflit en tirant les premiers. Et le jour de l'ouverture des jeux olympiques en plus, Ah ! les barbares ! Bien sur, c'est des Russes, ça ne peut être que des barbares !
à Ruski
De Fifi57
Cadre | 18H55 | 29/08/2008 |
@ Ruski
1. La question n'est pas de « croire », mais de s'informer.
2. Je ne comprends rien à la phrase que vous citez, mais tout a certainement à voir avec tout, et rien avec pas grand-chose, je vous l'accorde bien volontiers. Et je méditerai si je veux.
3. Je n'ai jamais demandé si Poutine était de gauche.
4. Je ne sais pas de quels « réducteurs de tête » vous parlez.
5. Je le répète, il ne s'agit pas de croire, et d'ailleurs à quand croyez-vous vous-même que remonte le conflit ?
6. Je me contre-tartine des jeux Olympiques.
7. Il ne m'est jamais venu à l'esprit d'insulter les Russes.
8. Je le maintiens : l'armée russe a violé le droit international, les milices qu'elle protège ont commis et commettent sans doute encore des horreurs, les dirigeants russes n'ont cessé de pratiquer des amalgames insupportables.
9. Oui, il faut parfois choisir son camp, non, tout n'est pas égal à tout.
10. Ouf.
à Fifi57
De Ruski
Chef Op. | 23H33 | 29/08/2008 |
@ Fifi
Vous ne comprenez rien à la phrase que j'ai cité, eh bien réfléchissez, je ne vais quand même pas tout vous expliquez !
SI vous ne savez pas de quels « réducteurs de têtes » je parle, c'est parce que ces derniers on bien fait leur travail !
Si vous voulez vous « informer », alors lisez aussi Moscou News et Russia Today en plus du Financials Time
Je le maintiens : l'armée Russe est dans son droit de A à Z. Vous ne savez rien, que ce que l'on vous raconte et que ce que vous voulez entendre. Quand « au droit international », les Américains ces dernières années n'ont cessé de nous démontrer qu'il n'était que du coté de l'armée la plus forte, comme à une certaine époque Dieu ! Pour finir, sur les « amalgames insuportables », tournez vous aussi du coté des dirigeants occidentaux, cessez d'être borgne ! Et de réfléchir par slogans.
Après les positions des uns et des autres sur le dossier du Kosovo, ce n'est plus une question de droit, mais une question de force ! L'Occident, en instrumentalisant, pour des raisons géostratégiques, les régionalistes Yougoslaves pour les encourager à se transformer en nationalistes à ouvert la « boite de Pandore », qui n'est pas prête de se refermer, elle risque même de se métamorphoser en « tonneau des Danaïdes ». Les Russes avaient prévenu ! ! !
Oui, il faut toujours choisir son camp, tout n'est pas égal à tout !
De freddysun
14H05 | 28/08/2008 |
Entre 80 000 et 160 000 Géorgiens ont fui leur village. Destructions, pillages et exécutions sommaires ont été observés. … Selon nos observations etc…
PAR QUI ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? BORDEL DE MERDE
C'est quoi ces P….. d'articles racoleurs ? ? ? ?
à freddysun
De Zineb Dryef
(auteur)
Rue89 | 14H13 | 28/08/2008 |
Bonjour,
- Médecins Sans Frontières, Human Rights Watch, Comité international de la Croix-Rouge, Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés
- Diplomates, journalistes présents sur place, presse francophone/anglophone, presse russe
J'espère que vous avez la réponse à votre question.
à Zineb Dryef
De Compte supprimé 6
14H23 | 28/08/2008 |
Bonjour,
L'embrouille se situe surtout sûr qui sont ces Géorgiens qui fuient ? Des Ossétes du Sud ? Des Géorgiens venant d'autres régions de Géorgie ? Comment fait-on la différence entre un Géorgien et un Osséte puisque qu'ils faisaient tous (soit-disant) partie du même pays avant la guerre ?
à Compte supprimé 6
De Zineb Dryef
(auteur)
Rue89 | 14H37 | 28/08/2008 |
Bonjour,
Il y a une partie consacrée aux bandes armées --> des miliciens ossètes.
à Compte supprimé 6
De Dolores Messmaker
Situation à géométrie variable | 14H41 | 28/08/2008 |
Si on transposait en Bretagne : vous auriez des Français chassés par des Bretons. Comment les reconnaitriez-vous ? Les Gwenlawen et les Gwenoëlle sauraient très vite faire la différence avec les Martin et Durand, soit en fonction des noms, soit en fonction de la maîtrise de la langue régioanle, soit en fonction des commérages.
En France aussi, on fait tous partie d'un pays, ça n'empêche pas les Bretons, Basques, Corses, Alsaciens etc de se sentir différents, plus Bretons, Basques, Corses et Alsaciens que Français…
à Dolores Messmaker
De Compte supprimé 6
14H49 | 28/08/2008 |
Oui bien entendu, mais par mes questions je voulais surtout démontrer que l'Ossétie du Sud n'était pas si géorgienne que ça, puisque c'était une région indépendante déjà, les tensions existent depuis aumoins 20 ans entre la région d'Ossétie du Sud et la Géorgie.
à Compte supprimé 6
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 14H52 | 28/08/2008 |
20 ans ?
Manque un 0 à votre compteur : -)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Oss%C3%A9tie_du_Sud