En baisse nette ou en légère hausse, le budget nécessaire à l'équipement des élèves divise les associations de familles.
Chiffres contre chiffres, les associations familiales bataillent pour savoir si la rentrée scolaire plomberait plus (ou moins) le budget des parents d'élèves cette année. La semaine dernière, Familles de France avançait qu'avec un coût de 190,82 euros en moyenne pour un élève rentrant en classe de sixième, la rentrée serait 7% moins chère que l'an dernier. Un chiffre contesté par la Confédération syndicale des familles, sceptique, qui publiait ce mardi son enquête annuelle. Pour elle, le montant est en hausse de 0,36%.
Côté gouvernement, pas d'évaluation, mais l'on vante les bienfaits de la « liste Darcos ». Mi-juillet, le ministre avait appelé les établissements scolaires à la modération en matière de fournitures et signé un accord sur les prix avec la grande distribution.
Des dépenses qui varient selon les régions
L'enquête de la CSF doit être prise avec des pincettes : elle considère non seulement 87 produits dont les prix ont été relevés par 220 familles sur toute la France mais prend aussi en compte les dépenses en manuels, dictionnaires, articles de sport et même frais d'assurance. De cette addition, la Confédération syndicale des familles conclue à de fortes disparités géographiques. Brigitte Masure commente ce résultat :
« Nous ne savons pas expliquer ces disparités régionales. Mais nous constatons que, tous magasins confondus, la rentrée d'un enfant scolarisé à Rouen coûte plus cher que celle d'un enfant en Région parisienne. La liste de CP coûte 56€ en Essonne et 78€ dans le Rhône, celle de sixième 167€ dans le Val-d'Oise et 209€ en Haute-Garonne. »
Mais l'enquête tient compte du « prix de l'article que les familles seraient tentées d'acheter », reconnaît Brigitte Masure… et pas du prix le plus bas. En conséquence, « la sociologie du département peut bel et bien biaiser les chiffres ».
Des aides tout aussi disparates
Un autre biais intervient aussi, et non des moindres : la générosité des collectivités locales. Ses usages varient considérablement tout au long de la scolarité, quelle que soit d'ailleurs la couleur politique de la collectivité. Alors que l'allocation de rentrée scolaire versée par l'Etat est la même partout.
En maternelle et primaire, le principe est la gratuité. Toutefois, les fournitures sont allouées école par école sous forme d'une enveloppe votée par la mairie. En moyenne, la facture serait de 15 euros par enfant, précise le ministère de l'Education, et toutes les municipalités ne sont pas aussi généreuses. En fait, le chef d'établissement est destinataire d'une somme qu'il utilise comme bon lui semble… y compris en demandant aux parents d'élèves de compléter par d'autres achats à leurs frais.
Certaines municipalités s'y opposent. Celle de Vitry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne, s'est « substituée à la liste scolaire dès 1989-1990 » : chaque année, les écoles produisent des listes par niveau. Et les services municipaux distribuent un sac par élève, qui contient trousse, stylos, cahiers, compas… mais pas de stylo plume : pas indispensable ». Les CE2 reçoivent un dictionnaire.
« Faire la police auprès des enseignants »
Même politique à Bagnolet, autre commune de l'agglomération parisienne, où l'on constate qu'il faut parfois encore « faire la police » auprès des enseignants :
« Depuis quelques années, on a vu que certains demandaient jusqu'à trente euros par élève alors que nous fournissions tout le nécessaire pour que ce soit gratuit, tant que l'élève ne réclamait pas une trousse Batman. Mais nous avons envoyé un courrier aux familles pour leur dire de nous prévenir si on leur demandait de mettre la main à la poche. »
A Boulogne-sur-Mer, dans le Pas-de-Calais, la Ville a tenu cette année à « livrer classe par classe la dotation en fournitures pour être certaine qu'on ne demande rien aux élèves ». Alors que les collèges sont du ressort du département et les lycées de la région, la municipalité prend en charge un autre poste budgétaire important pour les familles : les manuels scolaires des lycéens. Idem pour la région Languedoc-Roussillon qui a décidé de financer les livres scolaires de ses lycéens… à l'inverse d'autres collectivités qui se montrent plus chiches.
Ainsi en Ille-et-Vilaine, les parents doivent payer les manuels de la sixième à la troisième et de la première à la terminale… mais pas en seconde, à la faveur d'une aide régionale. Dans l'Essonne, manuels et fournitures sont à la charge des familles. Tandis que la directrice du pôle éducation à la Ville de Boulogne-sur-Mer, mère de quatre enfants, assure, elle, n'avoir « jamais déboursé le moindre centime » pour les manuels de ses enfants au collège, à la faveur d'un subside de l'Etat.
Quant aux dictionnaires, atlas et (plus rarement) calculatrices ou articles de sport, ils sont parfois pris en charge, parfois non. Or ces postes budgétaires sont compris dans l'étude de la Confédération syndicale des familles. Sans compter les transports scolaires, que rien n'oblige les collectivités à payer entièrement : le département de l'Essonne règle 50% de la carte de transports, alors qu'en Haute-Garonne les transports scolaires sont gratuits depuis 1984.
Au cabinet de Xavier Darcos, on admet que nul n'envisage d'harmoniser les pratiques à l'échelle nationale même si l'on précise que « les collectivités font globalement plus d'efforts ».
► Pour évaluer le coût de la rentrée, restent vos dépenses : Avez-vous conservé la facture de l'an dernier ? Opté cette année pour des produits premiers prix ? Constaté un effort de votre municipalité ou des enseignants plus gourmands ? C'est le moment de nous dire ce que cette rentrée vous aura coûté.
► Addendum, jeudi 28 août à 16h34 : Plusieurs internautes vivant en Ille-et-Vilaine sont revenus vers Rue89 après la publication de cet article pour préciser qu'ils ne déboursaient rien pour les manuels scolaires de leurs enfants scolarisés au collège. Un autre précise que, dans le même département, les livres sont à la charge des familles en seconde. Soit une information diamétralement opposée aux précisions du service éducation du conseil général ! Un signe de plus du flou qui entoure la prise en charge des frais de rentrée par les collectivités territoriales ? N'hésitez pas à nous écrire ce qui se pratique là où vous habitez.
Photo : Achats de rentrée à Rosny, Seine-Saint-Denis (Meyer/Tendance Floue).























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à Pierrrrre
De Ellington
10H51 | 27/08/2008 |
Bien vu !
A titre indicatif, une paire de chaussure de sport, tous usages, même pas moche, mais sans marque coûte 12 € chez Décathlon (et encore, taille 43).
Maintenant, ayons le courage de demander combien de parents auront le courage de les « imposer » au gamin qui se plaindra d'être mis à l'écart parce qu'il ne porte pas de marque (chronique scandaleuse entendue hier matin sur France Inter ! )
à Pierrrrre
De Laclairette
informaticienne | 16H18 | 27/08/2008 |
Pour la rentrée de sixième de mon fils l'an dernier, j'ai déboursé pas loin de 50 euros uniquement pour les fournitures d'art plastique… bien sûr ça lui servira plusieurs années de suite, mais ça a bien un coût propre à la rentrée en 6ème.
Les listes distribuées par les enseignants ne sont pas aussi simples que celles que vous décrivez : certains demandent des classeurs, d'autres des cahiers de telle taille ou telle autre, un stylomine pour les maths (jamais servi d'après mon fils) et la flûte une Yamaha et pas une flûte Carrefour ! Cette année, les profs d'EPS demandent 2 paires de tennis : une pour le gymnase et une pour l'extérieur…
Je crois bien qu'il n'y en aura qu'une… celle de l'an dernier … si elle lui va encore ce qui n'est pas évident quand un enfant grandit de 10 cm par an…
Donc le problème est à prendre à la source, les parents suivent les fameuses listes distribuées par les enseignants. Honnêtement, un seul classeur pour toutes les matières, comme on fait au lycée, ça ne suffirait pas ?
à Laclairette
De Pierrrrre
08H35 | 28/08/2008 |
»….les parents suivent les fameuses listes distribuées par les enseignants…. »
►► Certains enseignants sont complètement à l'Ouest concernant les listes demandées, et vous en résumez tout à fait les travers.
En fait, c'est le collège qui leur demande de donner une liste de fournitures, à moins que simplement ça fasse plus sérieux .
Pour les flûtes, si l'enfant en amène une sans marque, l'enseignant n'aura rien à dire, sachant qu'une flûte Yamaha s'achète pour moins de 10 euros sur internet (la dernière sur Ebay s'est vendue 1 euro + 5,30 euros de frais de port).
Pour les cahiers, il faut respecter la taille demandée par l'enseignant, mais se limiter aux cahiers 96 pages et ne pas suivre ceux qui réclament des 192 pages trop lourds et plus chers.
Pour les classeurs idem que ce que vous avez avancé…
Dans cette histoire de fournitures scolaires demandées par l'enseignant s'illustre le coté tentaculaire et manquant d'humilité de leur pédagogie.
Un cahier et un stylo devraient suffire pour démarrer le cours dans n'importe quelle matière, même en musique où la classe peut parfaitement commencer par des leçons de rythmes ne nécessitant que les mains… la table et le crâne du voisin quand on veut mettre un peu d'ambiance.
Et si des fournitures spécifiques sont nécessaires, le professeur doit les demander au fur et à mesure, ce qui lui permet d'expliquer le besoin aux élèves, besoin qui peut se satisfaire par recyclage et échanges au sein de l'école.
En fait, la liste des fournitures scolaires du début d'année n'est qu'un hochet inquiétant offert aux parents pour qu'ils se donnent l'impression de bien, préparer la rentrée de leur enfant :
« ah non, tu ne peux pas amener une règle en plastique, il y a marqué règle en bois sur la liste des fournitures »
De Chad
23H33 | 26/08/2008 |
Je vais être médisant.
Selon Famille de France, la rentrée scolaire coûterait moins cher aux parents ( + de 7% de baisse). Ce serait « l'effet Darcos » (dixit une dirigeante de cette association sur France Info) : le ministre aurait obligé les grandes surfaces et les magasins spécialisés à baisser leur prix…
Voici ce que l'on peut lire sur leur site.
Xavier DARCOS, ministre de l'Education nationale, a remis, le 11 juin 2008, les insignes de chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur au Professeur Henri Joyeux (Président de FAMILLES DE FRANCE).
Y aurait-il un rapport entre les 2 ?
à Chad
De janpoleroy
23H48 | 26/08/2008 |
Ca doit être les FAMILLES DE FRANCE expatriées (voir le post de « ellejo » plus haut !
à Chad
De Venezuela
vit aux Pays-Bas | 23H58 | 26/08/2008 |
L'Opus Dei veille a la fin de l'ecole gratuite : http://www.bakchich.info/rubrique17.html
De ToRDReLoRDRE
chien de talus | 23H43 | 26/08/2008 |
Diversion que ce sujet, le vrai problême sera le manque de poste d'enseignants, des matières entamées depuis 2/3 ans en collège et lycée amputées du programme, les cursus professionnels passés à la trappe, les programmes nivelés par le bas ; foin de la périphérie c'est le noyau même de l'enseignement qui est touché !
à ToRDReLoRDRE
De Yifu66
11H24 | 27/08/2008 |
Message hors sujet.
De péchou
Etudiant élève ingénieur | 03H25 | 27/08/2008 |
C'est un sujet qui est intéressant tout de même, et je m'interroge sur le fait qu'il soit tout les ans nécessaires d'acheter stylos, règles, compas, équerre, trousse …
Autre élément intéressant que je peux voir actuellement aux Etats-Unis, dans mon université, un bureau est ouvert tous les jours ou les fournitures sont « usées » mais gratuites … Fin de blocs (certains on encore 80 pages), stylos machouillés, crayons pas taillés et encore classeurs, pochettes plastiques, cela permet d'éviter quelques dépenses … A quand la même chose (et le changement de mentalité qui va avec) en France ?
à péchou
De FO le dire
Nantes | 07H02 | 27/08/2008 |
Je peux vous répondre au moins pour les enfants en primaire. Un gamin ça ne prend pas soin de ses affaires comme un adulte, une règle ça se casse, un stylo ça se perd, il n'est pas rare qu'il faille remplir partiellement la trousse en milieu d'année.
Personnellement chaque année je fais le tri de ce qui est réutilisable ou que l'on doit racheter.
à FO le dire
De freedom
quand le sage montre la lune, l'imb... | 08H38 | 27/08/2008 |
Malgré les listes imposées par les enseignants, on peut faire des économies. Par ex dans la liste de mon enfant cette année il est dit que tout ce qui est surligné doit etre neuf ! ! ! ! Dans ce qui est surligné il y a des choses qui marchent encore comme des stylos, des surligneurs, etc (bien que ce ne soit pas le plus cher dans le matériel à acheter). Il est demandé d'avoir un cartable sans roulette. Si l'année d'avant l'enfant avait un cartable à roulettes, de nombreux parents vont en racheter un sans alors que celui ci est encore en très bon état. Il est sur que si on suit à la lettre les exigences des enseignants ça revient cher. Il y a des affaires que nous n'avons pas le choix d'acheter, et d'autres oui. Je pense qu'à l'école et plus particulièrement dans les collèges il y a des exagérations, chaque prof veut son classeur, son crayon de tel marque qui ne doit pas etre partager avec un autre court etc… Il ne faut pas se laisser faire.
à freedom
De freedom
quand le sage montre la lune, l'imb... | 08H43 | 27/08/2008 |
Et j'oubliai en plus de ça il y a tout ce qu'il faut sortir courant de l'année : argent pour la coopérative, argent pour acheter des photos, argent pour participer à des sorties de plusieurs jours (classe de neige) 254 euros pour 5 jours, argent pour participer au spectacle etc…
De pomme53
Médiation | 07H11 | 27/08/2008 |
La dégradation du pouvoir d'achat des deux tiers des familles est telle, que la seule augmentation « propagandée » par l'INSEE est déjà insupportable !
Quant à l'idée selon laquelle cette rentrée pourrait coùter moins chère, celle-ci serait crédible si les groupes de la grande distribution avaient réduit leur marge à zéro !
Or c'est loin d'être le cas puisque le disparité des prix va de 1 à 3 selon les enseignes, pour un même produit ! Or vêtements bien entendu ! !
Autrement dit, il va falloir prendre soin des outils scolaires pour allonger durablement leur utilisation en attendant une coopérative scolaire du coeur ; à l'instar des restos.
C'est sûrement une autre « rupture », chère à la Sarkozye dominante ! Les « nantis » en haut de l'échelle sociale, les autres…à leur place,c'est à dire où ils peuvent !
De Pépé61
Enterré vivant | 07H43 | 27/08/2008 |
Qu'est-ce qu'on attend pour faire un « cartable standard » comprenant tous les produits basiques nécessaires à chacune des classes ? Comment connaître la variation des prix en comparant des ensembles qui tiennent compte des lubies des enseignants, classeur, cahier, fiches, feuilles volantes, calculettes, chacun a son idée sur ce qu'il juge indispensable !
De Luc86
retaité | 07H53 | 27/08/2008 |
A titre indicatif voici ce que fait la région poitou-Charentes pour la rentrée 2008-2009. Quand même pas mal pour nos « gamins ».
Bonne journée à toutes et tous.
La rentrée scolaire 2008-2009 : des objectifs et des aides concrètes pour soutenir le parcours de chaque jeune
la Région a mis en place un faisceau d'aides et de services où chaque jeune peut trouver le soutien nécessaire pour mener une meilleure scolarité dans un environnement facilité.
Avoir un diplôme, poursuivre des études supérieures et accéder à un emploi :
* 75 000 lycéens et apprentis vont cette année bénéficier de deux chèques-livres de 35 € pour payer leurs manuels scolaires ;
* équipement de travail gratuit : 7 495 lycéens de l'enseignement professionnel, soit 500 de plus que l'année dernière, disposent gratuitement de leur premier équipement professionnel grâce à la Région ;
* lutte contre le décrochage scolaire : la Région a recruté des conseillers tuteurs en insertion pour éviter les ruptures de contrats d'apprentissage ;
* les élèves de 15 lycées volontaires vont bénéficier d'un soutien scolaire personnalisé grâce à la Région ;
* en cas de difficultés financières des familles et pour compenser le désengagement de l'Etat, la Région a augmenté le Fonds social régional (1,5 million d'euros en 2008). Créé en 2005, il a déjà permis plus de 2 000 aides. Contact : le proviseur ou l'assistante sociale du lycée ;
* encourager l'orientation vers les filières scientifiques après le bac : 194 nouveaux étudiants vont bénéficier d'une bourse régionale annuelle de 1 000 € et du prêt d'un ordinateur portable. Cette aide est destinée aux familles à revenus modestes dont les ressources dépassent légèrement le plafond des bourses attribuées par l'Etat. Depuis 2006, 370 nouveaux bacheliers ont bénéficié de cette aide.
Contact : ens.superieur@cr-poitou-charentes.fr ;
* possibilité de prendre en charge l'intégralité des frais liés au BAFA ou au BNSSA. Contact : 05 49 38 48 14.
Faciliter la mobilité
* aide régionale au passage du permis de conduire : titulaire d'un CAP ou d'un Bac pro cette année ? La Région peut participer jusqu'à 1 200 € pour aider à passer le permis de conduire. Près de 3 000 jeunes ont déjà bénéficié de cette aide. Contact : cap.permis@cr-poitou-charentes.fr.
* Bourses régionales de la découverte : pour vous aider à acquérir une expérience à l'étranger.
Contact : www.poitou-charentes.fr rubrique « Education ».
à Luc86
De Pierrrrre
08H45 | 28/08/2008 |
»….la région poitou-Charentes … »
►► publicité ségoliniste…
De Fozzie
08H50 | 27/08/2008 |
Alors, voilà ma liste pour l'Histoire-géo : un cahier 196 pages ( en 3ème, c'est parfois un peu juste ) , deux stylos bille (un bleu et un rouge font parfaitement l'affaire), un tube de colle pour les photocopies, une règle, quatre crayons de couleur. Il se trouve que les 4 dernières choses servent pour d'autres matières… Une dernière chose qui ne s'achète pas : de la curiosité, si possible avec de l'attention.
Sinon, dans mon collège, ce sont les associations de parents d'élèves qui achètent en gros d'où réduction des coûts. En plus, les gamins ont le même matériel. Mais certaines familles, et pas les plus riches, refusent sous la pression de leurs gamins qui veulent de la marque…
De dt_ytsejam_dt
Frouze en Suisse. | 09H06 | 27/08/2008 |
Bonjour à tous. Le cout de la rentrée scolaire, ou plus généralement, le cout de l'éducation de nos enfants me semble un des sujets fondamentaux de notre société…Avant tout parce qu'il participe à ce que je considère comme un pilier d'une démocratie : l'égalité des chances… (et sans vouloir faire de digression, je dirais qu'un des problèmes en France vient de ce que l'on confonde égalité et égalité des chances…). Que tout enfant de l'hexagone et de ses dépendances puisse avoir droit à une éducation lui permettant de disposer des outils nécessaires pour pouvoir ensuite trouver sa place dans la société est sans doute un vœux pieux mais devrait néanmoins être un des objectifs primordiaux de l'Etat Et je voudrais donc évoquer plusieurs aspects de ce problème.
Cela commence sans doute par la gratuité de l'enseignement per se (ie, notre bonne vieille école publique) mais aussi par la prise en compte de la coexistence d'un enseignement privé. Dès lors se pose le problème du financement de cet enseignement privé sur des deniers publics. Bien sur je peux comprendre les positions manichéennes qui voudraient que ces établissements ne reçoivent onc euro de l'Etat mais je ferais juste remarquer que, si ces établissements disparaissaient, il faudrait que les élèves qui y sont soient réintégrés dans des établissements publics qui n'ont bien sur pas aujourd'hui la capacité de les accueillir. Ainsi, les subsides de l'Etat vers le privé servent aussi à supporter une partie du cout d'un enseignement qui reviendrait beaucoup plus cher à la communauté s'il devait être délivré dans le public. Puisque le pouvoir d'achat semble au plus mal, les français sont ils prêts à voir leurs impôts augmenter significativement afin de financer ce tout public ? Je crois simplement qu'il faut se garder de toute idéologie simpliste, et accepter que l'Etat subventionne en partie les établissements privés, mais que ce financement doit s'accompagner de mesures de contrôles sur par exemple, le contenu pédagogique, le libre accès à tous…
De dt_ytsejam_dt
Frouze en Suisse. | 12H19 | 27/08/2008 |
Après avoir traité des couts directs de l'enseignement pour les familles, je voudrais évoquer les couts indirectes et notamment ceux des fournitures. Le premier débat porte sur ce qu'il convient d'intégrer dans ces fournitures, ou plus généralement dans le budget nécessaire au bon déroulement d'une année scolaire. Ainsi la question des vêtements mérite d'être abordée. Pour moi, il ne faut pas négliger le facteur de socialisation de l'école et, qu'on le regrette ou pas, l'apparence a une importance non négligeable dans cet aspect…La cours de l'Ecole est une micro-société peut être plus dure encore par certains aspects que la « vraie ». Alors, oui il peut sembler juste de considérer dans le budget nécessaire au bon déroulement de la vie scolaire, un aspect vestimentaire…Il faut juste raison garder et ne pas vouloir faire croire qu'il faille 12 jeans, 15 robes et 36 paires de chaussures…
Concernant les fournitures scolaires, la première question est bien sur de savoir si elles doivent être prisent en charge par l'Etat, en tout ou partie et sous quelle forme et avec quelles éventuelles restrictions… ? ? ? A mon sens, une aide de l'Etat me semble une bonne chose, et je pense que l'allocation de rentrée scolaire est sans doute préférable à la distribution gratuite de fournitures. Parce que si certains ergotent sur l'utilisation de cette aide à d'autres fins que celle de financer l'achat des fournitures, et notamment évoquent des élèves n'ayant même pas le minimum nécessaire tout en arborant téléphone portable et autre polo Ralph Lauren cela n'est sans doute aucun que très marginal. Par contre la perception d'une Allocation en espèce sonnante et trébuchante à le mérite de mieux faire toucher du doigt aux parents l'effort de la collectivité en le matérialisant.
Par ailleurs je reste chaque année dubitatif devant les demandes de certains professeurs et surtout sur le manque de coordination entre les professeurs d'une même école. Par exemple, je pense que l'utilisation de classeurs est globalement plus économique que l'utilisation de cahiers puisque permettant l'achat de ramettes de feuilles perforées en plus grande quantité et pouvant servir à toutes les matières (économie d'échelle) et permettant de plus de réutiliser le surplus d'une année sur l'autre…Pour avoir un ami enseignant (en collège) je conçois cependant qu'ordre et rigueur n'étant pas toujours l'apanage de nos enfants, les cahiers puissent limiter le risque d'égarement de feuilles n'ayant pas été ranger immédiatement dans le classeur ad-hoc. Mais dans ce cas, pourquoi faut-il que chaque professeur ait sa propre exigence ( 1 cahier grand format petit carreau d'un coté, un cahier grand carreau 196 pages de l'autre, un cahier petit carreau…etc…) un peu de coordination permettrait l'achat de cahiers par lot (économie d'échelle encore)…Sans vouloir jeter l'opprobre sur le corps enseignant, il reste sans doute encore un petit effort à faire dans ce domaine.
De moyenbof
09H09 | 27/08/2008 |
Je suis totalement en accord avec ce que dit Péchou. En tant que prof, ma trousse n'a pas changé par rapport à l'année dernière, tout au plus ai-je racheté des mines pour mon porte mine.
Chez les enfants je pense que ce devrait être pareil. Certaines école livrent tous le matériel jusqu'à la gomme, en contre partie, elles considèrent que ce matériel doit rester à l'école. Il doit bien y avoir au moins un crayon à la maison pour faire les devoirs.
Ma fille rentrera cette année avec le même sac que l'année dernière. Il est absolument nickel, j'ai refusé d'en trouver un nouveau !
On revient à l'habituelle polémique : « faut-il que mon enfant soit différent des autres car n'ayant pas les dernières choses à la mode ? » Ma réponse à moi est claire et nette. Mais en tant que maman, on m'a souvent reprocher de ne pas « être à la page ».
Une autre question qui pourrait être intéressante aussi, c'est pourquoi les marchés publics auprès desquels les écoles sont obligées d'acheter leur fourniture, proposent-ils parfois des prix supérieurs (pour certaines fournitures) que le prix en supermarché ? Xe serait quand même mieux si l'école pouvait économiser aussi sur son budget pour l'allouer à d'autres achats (livres et dico pour la BCD, matériel sportif…). Pour le coup, on devrait pouvoir faire jouer la concurrence sur chacun de nos achats et pas une fois par ci… en fonction du délai de l'appel d'offre !
à moyenbof
De Pierrrrre
08H54 | 28/08/2008 |
»…..pourquoi les marchés publics auprès desquels les écoles sont obligées d'acheter leur fourniture, proposent-ils parfois des prix supérieurs (pour certaines fournitures) que le prix en supermarché ? …. »
►► tous les marchés publics sont plus chers que l'achat direct :
C'est la conséquence d'un système étatique.
Les écoles privées achètent leurs fournitures moins chères,
sauf à passer par une association 1901 subventionnée par la municipalité, afin de détourner le système des marchés publics.
C'est ainsi que procèdent aussi certaines municipalité, pour leur personnel d'entretien, de gardiennage, de surveillance, d'encadrement des enfants.. montage d'une association loi de 1901 subventionnée par la municipalité, ce qui fait que le personnel embauché ne l'est pas avec les contraintes de la fonction publique.
Mais mais… un passage aux prud'hommes et le montage parfois s'écroule…
C'est pour cette raison que le turn-over du personnel y est grand, afin que personne ne puisse revendiquer être vacataire municipal…. pas besoin d'aller chercher dans le privé pour trouver des « patrons voyous ».. les règles statutaires du personnel en France incitent tous les employeurs à l'être.
De Mircovitch
09H24 | 27/08/2008 |
L'allocation de rentrée scolaire est en fait une prime à la grande distribution.
L'éducation nationale obtiendra au meilleur prix les fournitures scolaire en négociant auprès des fournisseurs. Les produits correspondraient exactement aux volontés des enseignants. Que de carburant, de temps perdu, d'énervements, d'achats inutiles épargnés aux parents.
Les cahiers et autres stylo ne deviendrait plus un moyen de se différencier pour les élèves.
Inconvénient, la baisse du chiffre des grandes surface et la pente vers la misère des cadres sup. et actionnaires. Car faire travailler plus les caissières au smic c'est gagner plus de profits.
De Millecalottes SARKASTIK
Variable | 09H39 | 27/08/2008 |
« Coût de la rentrée scolaire : ce que cachent les enquêtes conso »
Objectivement parlant, je voudrais bien savoir :
- Quelle enquête ?
- Par qui ?
- Et pour quel résultat ?
Je vous fais « l'enquête que vous voulez » pour le résultat « que vous souhaitez » !
Les GMS (Grandes et Moyennes Surfaces)disposent d'un tel monopole d'approvisionnement des consommateurs, qu'il n'est pas un obstacle de faire semblant de se soumettre à des décisions gouvernementales… et de se « refaire » largement et simultanément sur d'autres produits et je défie quiconque de me prouver le contraire ! Comparer les seules fournitures scolaires pour confirmer ou infirmer une tendance(en les comparant à l'année d'avant : c'est nullissime ! ! ! ).
Lorsque je constate les indices d'évolutions des prix, je pense que nous sommes de belles victimes très connes… CQFD
Cordialement
à Millecalottes SARKASTIK
De Chloé Leprince
(auteur)
Rue89 | 10H49 | 27/08/2008 |
Bonjour Millecalottes SARKASTIK
Pour répondre à vos trois questions, je vous invite à aller au dela du titre de l'article. Ainsi, au premier paragraphe, vous trouverez ceci :
Chiffres contre chiffres, les associations familiales bataillent pour savoir si la rentrée scolaire plomberait plus (ou moins) le budget des parents d'élèves cette année. La semaine dernière, Familles de France avançait qu'avec un coût de 190,82 euros en moyenne pour un élève rentrant en classe de sixième, la rentrée serait 7% moins chère que l'an dernier. Un chiffre contesté par la Confédération syndicale des familles, sceptique, qui publiait ce mardi son enquête annuelle. Pour elle, le montant est en hausse de 0,36%.
à Chloé Leprince
De Millecalottes SARKASTIK
Variable | 11H40 | 27/08/2008 |
Bonjour Chloé Leprince
Au dela de là, et même au bout du bout du bout…, je conteste les chiffres car ils sont invérifiables en macro-éco. locale ! Vous auriez partiellement raison si les hausses Françaises étaient dans la « norme » €uropéenne… Belle jambe de gratter quelques miettes sur les stylos pour se les faire reprendre dans les autres rayons ou à la pompe à carburant.
Je maintiens que les indices d'évolution des prix sont indescents et c'est en soi la preuve que les GMS n'y vont pas de « main morte ». Le reste demeurant artifices et poudre aux yeux ou l'art de l'intox.
Pensez-vous que les GMS ne s'attendaient pas aux « enquêtologues » pour la rentrée ? ? ? Bref, ils ont baissé les cahiers, les stylos, etc. et remonté les poireaux, les patates, le café et la bidoche…
LES G.M.S. NE PERDRONS RIEN ! , BIEN AU CONTRAIRE ! Je peux même vous dire qu'aux niveaux locaux, quand il y a trois GMS sur un secteur, une « tournante » des prix les plus bas est savamment organisée pour doper les ventes, faire circuler les « poules »… et peut être même brûler le carburant de ceux qui cherchent systématiquement des prix « raz les paquerettes ».
C'est la différence, chère Chloé, entre le prix et le coût ! ! !
Combien y a t'il « d'enseignes » et combien de « centrales d'achats » ?
Cordialement Chloé
à Millecalottes SARKASTIK
De Homer555
travailleur plus qui à gagné moins | 15H09 | 27/08/2008 |
Je vois dans votre commentaire que vous connaissez assez peu le milieu des GMS et leurs pratiques. Je me permets de corriger pour coller plus à la réalité.
Les évolutions de prix sont indécentes. Les GMS n'y vont pas de « mains mortes »… les industriels non plus. La vérité c'est que une GMS applique une marge en % sur le prix d'achat des produits donc plus un industriel augmente ses prix, plus la GMS gagne de marge en valeur et inversement. Mais un industriel qui baisse ses prix, c'est super rare et surtout ponctuel.
Les GMS s'en foutent comme de l'an 40 des « enquêtologue » et de leurs études. Elles ont signées un accord avec le gouvernement, ce qui à permis de faire une pub tapageuse sur le sujet pour attirer les clients (voir la pub de système U à la télé).
Les GMS n'ont pas augmentés le prix des brioches pour payer la baisse de prix des cahiers. Si la GMS avait pu augmenter les brioches, elle l'aurait fait de toute façon, baisse des cahiers ou pas. Et puis, il ne faut pas voir une GMS comme un tout, mais plutôt comme une multitude de rayons où chaque chef de rayon a tous pouvoir sur ses prix. Il n'y a pas de politique prix globale dans un magasin.
L'explication est toute simple, les GMS ont fait pression sur leurs fournisseurs de fournitures scolaires pour répercuter la baisse de prix et ainsi conserver la marge bénéficiaire.
Dans le cas où ça ne suffit pas, la baisse de prix sera payée avec le « budget promotion ». En début d'année un hyper met en place une « enveloppe », un budget qui permet de payer les cadeaux aux clients (réductions, bons d'achats, opérations…). La baisse du prix des cahiers fait qu'on annule l'opération « 10€ en bons d'achat pour 100€ d'achat » qui aurais due avoir lieu la semaine suivante.
La « tournante » des prix (rigolo cette expression). Le mécanisme des relevé de prix… vaste question. En gros sur les produits où les clients sont sensibles (coca, nuttela, huile lesieur…), le but du jeu est d'être le moins cher possible point. C'est valable aussi pour le premiers prix, mais en concurrence avec les hards discount. Pour les produits où les clients ne retiennent pas trop les prix, il y a alignement par le dessous (tartempion à augmenté ses prix, ça me met 10ct moins cher, je me met 1ct en dessous). Pour ces produit, si on est au dessus, tant pis. Et le concurrent fais de même avec ses prix. C'est le seul moment où une GMS augmente ses prix délibérément et ça arrive 2-3 fois par an et par rayon car c'est un travail très long.
Petit aparté sur les carburants : Une GMS fait moins de 1% de marge sur le carburant (environ 1ct/L) Tout juste de quoi payer les coûts d'entretien des pompes. A cela une raison toute simple : Le prix des carburants est le seul toujours affiché à l'extérieur du magasin (c'est la loi). Ce prix est donc un bon moyen d'attirer les clients (prix d'appel). De plus, les clients sont très sensibles au prix des carburants, c'est donc risqué d'y toucher. Enfin, comme la GMS ne gagne presque pas de marge dessus, aucun intérêt pour elle de faire consommer du carburant à ces clients. Il n'y a pas de petites économies mais il y a des limites. C'est aussi pour ça que je rigole toujours en voyant des opérations « carburant à prix coûtant => c'est pratiquement le même prix ! ; -)
Enfin, pour répondre à votre question, de tête il me semble qu'il y a 7 centrales d'achats pour les GMS “conventionnelles” donc hors hard discount (Leclerc, Auchan, Carrefour, Casino, Système U, Intermarché, Cora) Les autres enseignes sont des affiliés.
Voili voilou, vérité rétablie.
à Homer555
De Millecalottes SARKASTIK
Variable | 16H45 | 27/08/2008 |
»…C'est le seul moment où une GMS augmente ses prix délibérément et ça arrive 2-3 fois par an et par rayon car c'est un travail très long. »
Chère Homer555, ben vla ti pas qu'il va falloir se mettre à chialer sur le sort des pauvres GMS qui ont bouffé tout le maillage de la proximité !
Apprenez que Carrefour par exemple a mis en place un système d'affichage dynamique (à cristaux liquides et piloté par onde infra-rouge et alimenté par de mini panneaux solaires). sous la forme de mini boîtiers de prix, ce système, permet la modification des prix en « live » et plusieurs fois par jour si nécessaire.
En interne, des idées du genre de modifier les prix (et pourquoi pas matin midi et soir, si la législation le permet…) aux périodes de faible affluence pour favoriser la fréquentation sont à l'étude… Des simulations sont faîtes en ce sens. Ce système est opérationnel et fonctionnel aujourd'hui. Ce n'est donc pas un rêve ! et pour le relevé des prix, (fait entre collègues de la GMS), ils peuvent repasser, car les prix ont changé ! ! ! (C'est ballo ! ) Le « software » de gestion centralisé possède une fonction qui va vous intéresser : « Prix par plage horaire » ou « par journée de vente »… Des fonctions avancées permettent la surveillance des marges sectorielles ou globales (tous rayons confondus) et ceci en temps réel… C'est simple, avec ce système, il n'y a plus d'erreurs possibles entre affichage et facturation en caisse « les pointeurs » visant en temp réel la même base de données. Si vous prenez un article à une échéance de changement de prix, quelle preuve aurez vous, pour contester le prix affiché qui aura lui aussi changé en live !
Louisette qui changeait les étiquettes de prix (et/ou code à barre), n'a plus de boulot ! Et Mimile dans sa superette en les écrivant à la « main » est totalement has been… Les méthodes de distribution des GMS que vous croyez connaitre évoluent. Au final, l'on va bientôt nous parler de prix « pondérés » sur la semaine, ce qui améliorera encore le flou artistique savamment entretenu concernant la lisibilité des prix pour notre grand plaisir de consommateur.
Cordialement et au plaisir
http://www.dyn-com.com/dyncom100/dossier4_4.htm
N°45
à Millecalottes SARKASTIK
De Homer555
travailleur plus qui à gagné moins | 19H49 | 27/08/2008 |
Une phrase de contesté sur une page complète (j'écris sous word) pas mal comme moyenne.
Malgré vos phrases sarcastiques je n'ai pas l'impression d'avoir été plus gentil que ça avec la GD. Je n'ai pas fait de même c'est pas sympa de votre part.
Et puis votre lien, je cherche encore. C'est l'article sur les étiquettes électronique de Géant casino ? Ça date de 1987. Louisette à été virée il y a 20 ans.
C'est une avancée qui va lentement car passer à l'étiquette électronique demande entre 90 000 et 250 000€ d'investissement. Alors que changer les étiquettes papier de tout le magasin coute entre 300 et 800€ de papier.
Je ne conteste pas vos paroles, mais je n'y crois pas. Ce genre de dérives sont punies par les fraudes. Un ordinateur est une mémoire qui enregistre ce qu'il fait donc autant de preuves.
à Homer555
De Millecalottes SARKASTIK
Variable | 20H06 | 27/08/2008 |
»…demande entre 90 000 et 250 000€ d'investissement. »
► Nous le valons bien ! (Comme pour l'Oréal)
Cordialement
à Chloé Leprince
De Pierrrrre
11H02 | 28/08/2008 |
»…..Familles de France avançait ….la rentrée serait 7% moins chère que l'an dernier.
»…. la Confédération syndicale des familles, sceptique,….Pour elle, le montant est en hausse de 0,36%…. »
………….
►► il est à noter que pour Famille de France, vous prenez leur chiffre au conditionnel,
et que pour la CSF, « sceptique », vous utilisez le présent, comme pour jeter la suspicion sur l'une et donner du crédit à l'autre.
►► parler d'un montant « en hausse de 0,36% » est d'un ridicule qui ne semble choquer personne.
En fait, tous ces chiffres sont exacts, et leur faible différence s'explique par les mille manières qui peuvent être utilisées pour calculer l'évolution d'un pouvoir d'achat.
Une association, la CSF, est fortement ancrée à gauche, et qui reprend à son compte toutes les revendications du Parti Socialiste.
Il était important donc pour elle d'utiliser une méthode de calcul permettant de titrer un bilan négatif :
Elle a du donc essayer 36 méthode de calculs jusqu'à en trouver une qui lui permette de tirer la ficelle de ses chiffres jusqu'à zéro virgule trente-six pour cent.. Elle a probablement hésité à marquer 0,36789%
L'autre, Famille de France, d'origine catho, et à qui on peut effectivement reprocher de ne pas se faire écho du politiquement correct.