Rassemblement des écologistes, Grenelle, Mai 68… Le député européen a répondu ce mardi aux internautes de Rue89.

Rassemblement des écologistes
► Boubat : Trouvez-vous normal de tenter de construire une liste en vue des européennes de 2009 avec des personnes ayant des points de vue aussi différents sur l'Europe ?
Daniel Cohn-Bendit : Je trouve normal de prendre une initiative pour les européennes avec des personnalités qui ont des points de vue convergents concernant les urgences environnementales, sociales et de transparence dans la démocratie. Sur l'Europe, nous devons faire converger nos positions. A partir du moment où quelqu'un comme José Bové défend l'idée qu'un espace collectif est nécessaire pour répondre aux urgences, on peut se rencontrer. Je ne fais pas alliance avec des souverainistes ou des nationalistes. Nos divergences, c'est seulement comment y arriver.
► Nicolasafta : Comment expliquez-vous qu'en France aux différentes élections, et pas seulement aux présidentielles, les Verts fassent de si petits scores ?
Daniel Cohn-Bendit : Je m'excuse, les Verts ont déjà fait 10% et plus aux Européennes. Ils ont fait d'excellents scores aux autres scrutins. Les Verts sont ces derniers temps en perte de vitesse, malgré le regain de la problématique écologique. Mais cela est dû à des faiblesses internes. Quand on ne fait pas très bien de la politique, pour ne pas dire mal, on en paie le prix.
► Alain Pacifique : L'écologie apporte-t-elle des réponses à tous les domaines de la politique ? Peut-on parler de politique sociale écologique ? D'éducation nationale écologique ? De justice écologique ? De politique étrangère écologique ? Etc.
Daniel Cohn-Bendit : Je ne sais pas si on peut aller jusqu'à parler d'éducation nationale écologique, mais l'écologie est un autre rapport à la politique. L'écologie est aussi une manière de voir l'éducation comme un moyen permettant aux jeunes d'acquérir une autonomie nécessaire dans les sociétés d'aujourd'hui. Sur la politique étrangère, tout le monde sait qu'une politique étrangère qui ne prend pas en compte le développement durable dans les pays les plus pauvres ne parviendra pas à éviter les conflits.
► Pierrrrre : L'écologie n'est-elle pas qu'un cheval de Troie destiné à faire de l'anti-libéral ? Les Verts ne cachent-ils pas derrière leur jolie vitrine aux plantes vertes, une arrière boutique plus rouge que verte ?
Daniel Cohn-Bendit : L'écologie dit simplement que le libéralisme, ou le néolibéralisme actuel, faisant du marché un objet déifié, nous a amené à la crise écologique et sociale, telle que nous la connaissons. L'écologie, en même temps, analyse l'étatisme productiviste défendu par les communistes et la social-démocratie traditionnelle comme étant lui-même facteur de destruction. L'écologie est, par essence, ni étatiste ni libérale. Il faut inventer une nouvelle dynamique collective et un nouveau mode de régulation du marché qui libèrent les énergies individuelles et collectives des citoyens.
► Olivier Pilarczyk : Que pensez-vous du Nouveau parti anticapitaliste de Besancenot ?
Daniel Cohn-Bendit : Le NPA est dans la tradition révolutionnaire anticapitaliste des camarades trotskistes. Ces camarades résistent au capitalisme mais n'ont pas fait leur deuil du toujours plus, du partager autrement. Nous croyons à la nécessité d'une décroissance soutenable et d'une croissance progressive su vivre mieux en vivant et travaillant autrement. Ce sont deux postures politiques avec des paradigmes différents.
Rue89 : Vous avez défendu la BCE, sa politique est-elle adaptée à l'économie européenne ?
Daniel Cohn-Bendit : Je crois que la mission de la Banque centrale européenne, telle que définie dans les traités, est insuffisante. La banque centrale ayant pour mission la stabilité des prix, dans la lutte contre l'inflation, se trouve amputée d'une autre mission, qu'a la banque centrale américaine qui est la défense de la croissance (quel type de croissance ? ) et la lutte contre la chômage. Je suis pour une banque centrale indépendante, ayant une mission élargie. L'histoire nous a montré que les banques centrales dépendant du pouvoir politique étaient aussi dangereuses pour la démocratie que les banques centrales ayant une mission trop étroite. Je ne crois pas que le pouvoir politique quel qu'il soit, de droite, de gauche, d'extrême gauche ou écologique, serait un pouvoir à qui on pourrait faire confiance quant à la planche à billets. Mais les grands technocrates, responsables des politiques des banques centrales ayant une vision unilatérale et néoliberale de la politique financière et économique, sont tout autant à côté de la plaque.
Grenelle de l'environnement
► Saint Nicolas : Pensez-vous que le Grenelle de l'environnement est un leurre et se résume à une réunion médiatisée avec Al Gore ? Pensez-vous que la France peut être écologiquement crédible en propageant le nucléaire à travers le monde ?
Daniel Cohn-Bendit : Il faut différencier les choses. L'idée du Grenelle de l'environnement, en y amenant les ONG et les associations environnementales autour d'une table, avec de grandes organisations patronales et syndicales traditionnelles, ce Grenelle a fait émerger la sphère environnementale dans l'espace politique et décisionnaire. En même temps, l'instrumentalisation « bling bling » du Grenelle a fait passer en arrière-plan les débats nécessaires sur l'énergie et le nucléaire en particulier. Il ne s'agit pas de savoir si la France peut être crédible, mais si une stratéfie telle que le Grenelle peut faire avancer la prise de conscience d'une société de la nécessité du développement durable. Là, je dis « oui », mais les limites du Grenelle sont les limites de la droite libérale au pouvoir. La question qui reste ouverte et sans réponse : qu'aurait été un Grenelle de l'environnement lancé et géré par la gauche ? Je crois que le Grenelle aurait été autrement, mais aussi contradictoire que celui géré par la droite. Il reste une pensée nucléaire productiviste, à gauche comme à droite.
► Jaycib : Pensez-vous que la décroissance économique soit une condition sine qua non de l'arrêt de la dégradation de l'environnement planétaire, ou au contraire qu'une reconversion de l'économie vers un mode de production et de consommation différents soit concevable ?
Daniel Cohn-Bendit : La reconversion de l'économie est non seulement concevable mais nécessaire. Dans cette reconversion, il y a décroissance d'une certaine économie et croissance de l'autre. Croissance de l'énergie renouvelable et décroissance du pétrole et de l'énergie nucléaire. Il y a décroissance de la mobilité simplement organisée autour de l'automobile productrice de CO2 et croissance d'une mobilité publique autour de transports en commun et d'une mobilité individuelle produisant de moins en moins en moins de CO2. Décroissance destructrice et croissance du renouvelable et du durable vont de pair.
► Nedelecalain : L'OMC, véritable maîtresse du monde et dirigée par un socialiste français, a pour vocation de favoriser un commerce et des investissements mondiaux libérés d'un maximum de contraintes. La concurrence doit être « libre et non faussée » et l'OMC par son « tribunal » peut obliger les Etats à annuler tout règlement ou loi qui apporterait des contraintes « non strictement nécessaires » à la liberté de commercer ou investir dans un pays. Le droit social, la sécurité alimentaire, la protection de l'environnement sont les premiers touchés quand il s'agit de s'attaquer aux lois ou règlements « non strictement nécessaires » au vu des investisseurs. L'ancien TCE et le nouveau traité de Lisbonne reprennent ces objectifs : c'est l'Europe et non ses Etats qui nous représentent au sein de l'OMC. Comment un écologiste peut-il accepter et défendre ces traités ?
Daniel Cohn-Bendit : Il y a à l'OMC une réglementation environnementale qui permet de réguler le marché, en fonction de critères environnementaux. Si ce n'est pas fait, ce n'est pas parce que l'OMC l'interdit, mais parce que les forces politiques ne le souhaitent pas et que leur représentant à l'OMC ne s'investit pas dans ce sens. Si nous supprimons l'OMC, nous en arriverons à des accords bilatéraux entre l'Europe et le Brésil, l'Europe et l'Amérique qui se fera sur le dos des pays les plus pauvres. Je crois qu'il faut se battre pour une régulation sociale et écologique de l'OMC et que dans sa réglementation le droit du travail, défini par le BIT de Genève, convention internationale, soit intégrée dans la réglementation de l'OMC, ce qui obligerait les Etats comme la Chine à reconnaître la nécessité de la liberté syndicale.
Je ne vais pas recommencer le débat sur le TCE : il est faux de dire que le Traité de Lisbonne ou le TCE reprennent l'idéologie néo-libérale. Le traité de Lisbonne permet un fonctionnement plus transparent des institutions européennes et donne plus de possibilités politiques au Parlement européen, comme l'initiative constitutionnelle. Et donne plus de possibilité d'initiative aux citoyens en reconnaissant le droit à l'initiative populaire avec un million de signatures, c'est une avancée. Le traité de Lisbonne refusé, après le TCE, on reste sur le traité de Nice qui renforce les gouvernements et affaiblit les institutions communautaires. C'est l'intergouvernemental qui sort victorieux et la dynamique communautaire, affaiblie.
► Libelluless : Y a-t-il trop d'humain sur Terre ? Peut-on permettre un haut niveau de vie à tout le monde tout en respectant l'écosystème ?
Daniel Cohn-Bendit : Non, il y a autant d'humains sur terre que les êtres humains produisent d'êtres humains. Ce n'est pas en tant que libertaire et humaniste que je vais commencer à défendre un malthusianisme totalitaire. C'est en réorganisant les sociétés d'une manière différente qu'on y arrivera. Allez vivre en Chine pour voir comment ça s'organise un malthusianisme totalitaire !
Mai 68
► Nébuleuse : Désolée de faire un tel « flash back », mais pensez-vous que les Français soient encore capables de se mobiliser à la mode Mai 68 pour un quelconque sujet à l'heure actuelle, que ce soit pour la défense de la planète ou celle de leurs intérêts collectifs ?
Daniel Cohn-Bendit : J'en sais rien. 68 a eu lieu en 1968 et les mobilisations sociales nécessaires aujourd'hui ne doivent pas forcément ressembler à 68. Mais si on me demande « est-ce qu'il faut se mobiliser », je dis « oui ».
► Tarpon : Bonjour Dany le rouge, Mai 68, c'était il y a quarante ans. Que pensez-vous avoir apporté depuis cette époque ?
Daniel Cohn-Bendit : Je ne mesure mes activités en me demandant ce que j'apporte. J'ai participé à 68 qui a transformé la France et l'Europe. J'ai participé à beaucoup de mouvements alternatifs écologiques qui m'ont amené à être député Verts européen aujourd'hui, après avoir été adjoint au maire de la ville de Francfort responsable de l'immigration. J'apporte aujourd'hui ma pierre à l'utopie européenne. Ce n'est peut-être pas beaucoup, mais ça se défend.
► Radiobemba : Je vous ai vu lors de votre intervention au Parlement européen à propos des droits de l'homme bafoués en Chine à cause en partie d'un régime totalitaire communiste, mais quand on connait vos positions presque maoïstes, on a un peu envie de dire que vous jouez un double jeu, non ?
Daniel Cohn-Bendit : Je n'ai jamais été maoïste, j'ai toujours été anticommuniste. Les maoïstes voulaient même me tuer. Les maoïstes voulaient me pendre en Allemagne, parce que j'étais un petit bourgeois. J'ai toujours été libertaire et anticommuniste. Et comme je me foutais de la gueule de Mao, les maoïstes en 68 voulaient me casser la figure. C'est vraiment de la folie ! Il y a des soutiens de Sarko qui ont été plus maoïstes que moi.

Daniel Cohn-Bendit est au cœur de l'équation que tentent de résoudre les écologistes en France : comment parvenir enfin à convertir dans les urnes l'intérêt général grandissant pour l'environnement ? Le député européen, en tchat ce mardi sur Rue89, appelle à la constitution d'une large liste de rassemblement, en vue des élections européennes de 2009. Une démarche expliquée à l'AFP :
« Face à l'urgence écologique, il faut se montrer capables de se rassembler, il y en a assez de croire que c'est dans son pré carré, parce qu'on a raison tout seul, qu'on va changer le monde et qu'on va arrêter les dégradations écologiques. »
Daniel Cohn-Bendit est déjà à la recherche des têtes de liste, et pas seulement parmi les professionnels de la politique : « Il devrait y avoir plusieurs personnalités, des Verts et des autres, qui (…) symboliseront justement cette nouvelle offre politique. » Quant à sa propre candidature, il prévient : « Ou on arrive à faire ce rassemblement en France et je serai candidat en France, sinon je serai candidat en Allemagne. »
De José Bové à Corinne Lepage ?
Pour le moment, les ralliements affluent. Dans une tribune à Libération, les deux élus Verts François de Rugy et Jean-Vincent Placé écrivent leur enthousiasme : « Les Verts, Dany, Hulot et Bové, mêmes combats ! “ Jean-Paul Besset, porte-parole de la Fondation Nicolas-Hulot, s'est dit également de la partie.
Le même Jean-Paul Besset qui s'est félicité, à l'issue des Journées d'été des Verts à Toulouse, de la dernière déclaration de Cécile Duflot. La secrétaire nationale des Verts a prononcé la phrase que tout les tenants de ce rassemblement attendaient : ‘Les Verts sont d'accord pour participer à ce rassemblement et ne pas dire qu'ils en sont les chefs.’ Reste au Conseil national du parti à valider cette position, les 13 et 14 septembre.
Corinne Lepage (Cap21) a, elle, indiqué dans un communiqué accueillir ‘avec intérêt l'initiative de Daniel Cohn-Bendit’, mais ce ‘rassemblement doit au préalable s'organiser autour d'un idéal européen commun’. Condition toutefois difficile à remplir, étant donné ses divergences de vue avec le noniste José Bové, qui marche dans l'aventure avec l'ancien leader de Mai 68…
Photos : Daniel Cohn-Bendit à Toulouse vendredi (Audrey Cerdan/Rue89).





















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De nedelecalain
07H19 | 23/08/2008 |
Daniel,
L'écologie est-elle soluble dans le néo-libéralisme qui n'a plus pour objectif que la réalisation de profits immédiats de plus en plus importants ? Ces profits ne sont pas réinvestis mais distribués à des actionnaires de plus en plus gourmands.
Ce néo-libéralisme ne se préoccupe pas de morale.
- L'avenir des générations futures n'a pas de poids face à un bilan financier.
- Qu'importe que 75% des populations mondiales n'aient pas accès à l'eau potable si leur exploitation permet des profits encore plus importants.
- Etc…
L'OMC, véritable maître du monde et dirigée par un socialiste français, a pour vocation de favoriser un commerce et des investissements mondiaux libérés d'un maximum de contraintes. La concurrence doit être « libre et non faussée » et l'OMC par son « tribunal » peut obliger les états à annuler tout règlement ou loi qui apporteraient des contraintes « non strictement nécessaires » à la liberté de commercer ou investir dans un pays.
Le droit social, la sécurité alimentaire, la protection de l'environnement sont les 1er touchés quand il s'agit de s'attaquer aux lois ou règlements « non strictement nécessaires » au vu des investisseurs.
L'ancien TCE, le nouveau traité de Lisbonne reprennent ces objectifs : c'est l'Europe et non ses états qui nous représentent au sein de l'OMC.
Comment un écologiste peut-il accepter et défendre ces traités ?
Comment peut-on imaginer une liste européenne écologiste qui comprendrait des personnes qui pensent que écologie et libéralisme sont compatibles ?
De Lardonfree
maraîcher bio dans la Double | 07H21 | 23/08/2008 |
monsieur Cohn-Bendit,
Quelle part de responsabilité a Nicolas Hulot dans le mauvais score des Verts au premier tour des présidentielles et reste t'il crédible, bien qu'il se soit laissé si facilement manipulé et mystifié par Sarkosy et son Grenelle sur l'environnement ?
à Lardonfree
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 07H47 | 23/08/2008 |
Nicolas Hulot a surtout préféré garder son boulot à TF1 .
Le concept de spectacle unifie et explique une grande diversité de phénomènes apparents. Leurs diversités et contrastes sont les apparences de cette apparence organisée socialement, qui doit être elle-même reconnue dans sa vérité générale. Considéré selon ses propres termes, le spectacle est l'affirmation de l'apparence et l'affirmation de toute vie humaine, c'est-à-dire sociale, comme simple apparence. Mais la critique qui atteint la vérité du spectacle le découvre comme la négation visible de la vie ; comme une négation de la vie qui est devenue visible.
Situ vois ce que je veux dire ..
à Numerosix
De kk
star malgré elle | 08H15 | 23/08/2008 |
Ben, Number6, tu fais très fort dès le matin, on ne doit pas carburer aux mêmes substances ; moi, c'est juste café à cette heure là.
Quant à Hulot, je ne suis pas persuadée qu'il se soit fait manipuler par le mari de la chanteuse, sinon on l'entendrait sur les sujets qui fachent (OGM, nucléaire …)
Pourquoi est-il absent de tout débat depuis un an ?
A mon avis, c'est parce qu'il cautionne .
à kk
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 08H44 | 23/08/2008 |
Je me suis juste contenté d » un copier coller basique sur mon livre de chevet, hein .
Cordialement
http://sami.is.free.fr/Oeuvres/debord_societe_spectacle_1.html
à kk
De Lardonfree
maraîcher bio dans la Double | 09H13 | 23/08/2008 |
je pense aussi. C'est comme tous ces journaleux des deux grandes messes de 13h et 20h, ils font partie du système, trop grassement achetés, heu pardon, je voulais dire payés. On ne crache pas dans la soupe impunément. Vive l'oligarchie française !
à Numerosix
De Lardonfree
maraîcher bio dans la Double | 08H59 | 23/08/2008 |
je n'en suis pas totalement certain, mais c'est absolument ça ne fait rien…
il faut dire que je ne suis pas tout à fait aware ; 0) ce matin, et je ne prends même pas de café alors…
bon je rigole, allez, bonjour chez vous quoi !
à Lardonfree
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 10H48 | 23/08/2008 |
Zavez raison, c'est une question de remettez-moi ça patron !
De AbdulAziz
PEINARDE | 07H41 | 23/08/2008 |
Dani. Est-ce qu'il te reste des exemplaires du bouquin que t'as ecrit avec Kouchner ? J'me rappelle plus du titre,mais le contenu etait croustillant.
Etre ecologiste c'est denoncer le tout nucleaire ( l'allemagne semble reviser ,helas,sa position) Mais etre ecologiste c'est egalement denoncer les grosses berlines fabriquees a Stuggart,Munich etc…Tiens : on ne t'entend plus ? ? ?
De somni
juriste | 07H48 | 23/08/2008 |
Mon cher Daniel Cohn Bendit,
Ne pensez vous pas que le principal obstacle à la constitution d'une liste commune des écologistes est l'instrumentalisation des élections européennes à des fins politiques nationales ?
On peut en effet se poser la question, quant on voit chacune des chapèles rappeler qu'en tout état de cause une telle liste resterait sans incidence sur le système d'alliance dans lequel elles se sont engagées pour les affaires sérieuses. Dans ces conditions, une liste commune soit risque d'être difficile à constituer, soit risque d'être assimilé à un colifichet peu mobilisateur, ou encore à une opération politicienne sans lendemain destinée à assurer la survie des Verts face à leurs alliés du PS.
De Phil2922
Retraite invalidité | 08H32 | 23/08/2008 |
M.Cohn Bendit, comment pouvez-vous envisager un rassemblement avec le noniste Bové… ? , que je verrais plus avec Besancenot qui s'occuperait des questions sociales, et le moustachu ajouterait la touche écolo au NPA…
http://phil195829.overblog.com
De ernesto68
08H35 | 23/08/2008 |
Pour une fois je vais être d'accord avec Corinne Lepage.
Il faut avoir un idéal européen commun. Les verts et encore plus Dany (le jaune ? ) sont des libéraux au sens économiques du termes. Bien sur ils nous proposent plus de petites fleurs mais sans remettre en cause le système quasi totalitaire de l'europe. L'écologie pourquoi pas mais seulement dans une perspective révolutionnaire. On ne peut pas faire de la seule écologie un programme de société. Mais cela est habituel chez les écolos de ne pas sortir de…l'écologie ! J'espère juste que Bové ne va pas se perdre avec ces libéraux, lui qui représentait les anti-libéraux l'année dernière.
à ernesto68
De Nicolasafta
étudiant | 11H26 | 23/08/2008 |
bonjour,
les verts ne sont pas du tout libéraux puisque le libéralisme économique comme le libéralisme politique engrange le déplacement (par des moyens polluants) de matière premières (cf libre échange) et laisserait à des chefs d'entreprises la liberté de ne pas respecter l'environnement !
cordialement
à Nicolasafta
De Pierrrrre
08H34 | 26/08/2008 |
»…..le libéralisme politique engrange le déplacement (par des moyens polluants) de matière premières …. »
►► et le socialisme empèche par des murs tout déplacement et donc empèche toute pollution.
Le seul problème est que les pollutions les plus catastrophiques de la planète sont d'origine socialiste.
De solstice
pigiste | 08H36 | 23/08/2008 |
Deux questions qui rejoignent d'autres posts :
- A partir du moment où, la pression démographique ne faiblissant pas, l'environnement est une donnée universelle, comment un parti (ou deux, ou une nébuleuse lambda) peut garantir quoi que ce soit ? Le vote « vert » souffre depuis toujours de sa « récupération politique, c'est certainement ce qui le mine depuis toujours, que proposez-vous de nouveau ? On a déjà eu droit à un “Grenelle” qui frise le “Munich” de l'environnement, sur quelles bases partez-vous ?
- La décroissance, on la choisira ou on la subira. Comment espérer “vendre” l'idée de la décroissance à des pays qui n'ont pas connu la croissance et qui sont la poubelle des pays “développés” ? La solution est globale et passe par un G100 plus que par quelques soubresauts locaux, non ?
De moijepense
08H42 | 23/08/2008 |
Dany
est ce qu l'écologie que tu vas je suppose brillamment défendre ne va pas servir d'alibi ou de cache sexe à l » augmentation des inégalités en France et de la paupérisation grandissante de la politique de ton « ami “ Nicolas I . Tout le monde connait les connivences que tu entretiens avec le pouvoir actuel alors ma question est simple vas tu faire consciemment partie de la clique inique qui” nique “les francais ?
De LeSultanDeBruni
. | 09H17 | 23/08/2008 |
Bonjour Dany
Les mouvements des bancs de poissons ne respectent pas les frontières !
Quand on sait que les pêcheurs Dunkerquois ont droit de pêcher un quota de 212 tonnes de soles à l'année pendant que les pêcheurs d'un autre pays nordique ont le droit de pêcher 9.653 tonnes de soles DANS LA MEME ZONE DE PECHE, on se demande qui met la ressource en péril.
Et je ne parle même pas des pays nordiques hors Europe pour qui il n'existe aucune limitation de pêche.
Il semblerait que l'enjeu ne soit pas la protection de la ressource, mais un enjeu financier et politique …
Ici dans le Nord Pas-de-Calais le quota est épuisé en trois mois de pêche.
Question : ne pensez vous pas qu'à terme, les pêcheurs n'en arrivent à produire de la sole et des cabillauds d'élevage très loin de la nourriture bio fournie par la mer ?
De gotoul
09H11 | 23/08/2008 |
Monsieur Cohn Bendit , quelle est votre relation avec le lobby sioniste ? Merci .
à gotoul
De LeSultanDeBruni
. | 09H19 | 23/08/2008 |
edit
De patrick du 14
toujours naze et qui cotises pas | 09H12 | 23/08/2008 |
en allemagne la retraite c'est à qu'elle age ?
à patrick du 14
De kk
star malgré elle | 11H37 | 23/08/2008 |
à 67 ans !
Tu vois ce qui nous attend
De Peureux anonyme
09H25 | 23/08/2008 |
Suite au non Irlandais au traité de Lisbonne, êtes vous pour l'organisation d'un nouveau référendum en Irlande ? Seriez vous d'accord pour organiser un référendum sur le sujet en France ?
De Geoffroy Ludot
09H43 | 23/08/2008 |
Question à Daniel Cohn-Bendit
Vous appelez à une large liste de rassemblement pour les élections européennes de 2009.
Mais, est ce que ce type d'union ne manquerait pas de cohérence en additionnant des formations politiques qui ont certes une sensibilité très forte pour l'environnement mais qui ont une vision radicalement différente de celle des Verts ?
Je pense notamment que dans la sphère de l'écologie politique, la vision de la société du XXème siècle n'est pas du tout la même.
De boland
09H58 | 23/08/2008 |
bonjour,
J'aimerai poser une question à D.Cohn Bendhit. Comment compte-il s'y prendre pour faire cohabiter dans le grand rassemblement qu'il appelle de ses voeux des noniste style Bove avec des personnes comme C.Lepage ou même lui qui sont des européens convaincus ? N'est ce pas le ènième voeux pieux pour rassembler des mouvements qui ont une approche européenne très différente.
à boland
De nedelecalain
15H09 | 23/08/2008 |
On ne peut pas opposer les « européens convaincus » aux nonistes.
A part le FN, aujourd'hui, tous nous sommes européens. C'est la conception de l'Europe qui nous oppose.
Europe des marchands telle que le voulait le TCE contre Europe des peuples telle que le veulent les nonistes
De parousnik
10H22 | 23/08/2008 |
Bonjour Daniel
Licencié pour avoir osé interviewer Monsieur Président de la Syie Bachar al-Assad Richard Labévière dénonce l'orwellisation de la presse française… Depuis quelques temps nous assistons en France et dans d'autres pays dit démocratique aux licenciements abusifs de journalistes intègres dont les éditoriaux et les analyses ne vont pas dans le sens imposé par les dictats néo-conservateur de la ploutocratie étasunosioniste…
Pensez vous que ce retour d'un clone du maccarthysme a l'heure du net ne va pas finalement se retourner contre ceux qui tentent d'installer ce nouvel petit âge de la Terreur ?
De TARPON
10H47 | 23/08/2008 |
Bonjour Dany le rouge,
Mai 1968 ,c'etait il y a 40 ans : que pensez vous avoir apporté depuis cette epoque ?
De sup. à la demande du riverain 24.09.09
10H51 | 23/08/2008 |
une question :
Y a t-il une inquiétude chez les Verts concernant les bio technologies, les nanotechnologies, la biométrie, la vidéo surveillance ? et si oui, quel est votre avis sur toutes ces questions qui engagent nos libertés individuelles dans le cadre de nos démocraties occidentales ?
De joelindien
10H55 | 23/08/2008 |
que reste t'il de tes études de sociologie ?
à joelindien
De Houvaton nouveau compte
12H20 | 23/08/2008 |
Peut-être l'expérience de Milgram ? Mais je ne vois pas DCB en 1968 envoyer des décharges électriques au « questionné ». Au contraire c'est bel et bien contre « l'autorité », « l'ordre établi » qu'il s'est retourné. Un point pour lui.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Exp%C3%A9rience_de_Milgram