Battez-vous ! Soyez des stratèges ! Identifiez vos armes concurrentielles ! Partez à la conquête des marchés ! Pour être un bon manager, il faut être un vrai guerrier. C'est le message implicite envoyé par Laurence Parisot, présidente du Medef qui organise son université d'été sur le campus de l'école Polytechnique. En réalité, cela fait des décennies que l'armée s'intéresse aux entreprises. Et réciproquement…
Si la patronne du Medef cultive, pour son université d'été, l'espoir de renouveler « l'esprit d'entreprise » en se plongeant dans le kaki, on ne saurait trop lui conseiller la lecture de quelques manuels de guerre. Pour (re ? )découvrir que l'armée analyse depuis longtemps les évolutions du management : une armée gère à la fois des hommes, du matériel, des symboles, des contraintes de temps et d'espace. Pour être en phase avec son époque, elle doit donc aussi la scruter attentivement.
Assouplir les méthodes de commandement pour obtenir plus de rendement
A la fin des années 60 déjà, un ancien officier putchiste d'Alger (1961) -il était alors jeune lieutenant- fut envoyé à la Sorbonne pour étudier les méthodes modernes de gestion. Sa mission fut alors d'implanter la direction participative par objectifs dans les régiments. En clair, comment assouplir les méthodes de commandement, grâce à l'assentiment des subordonnés, pour obtenir plus de rendement dans le travail. Il fallait faire sortir les cadres d'active de l'ère coloniale, en renouvelant les relations avec leurs subordonnés. Eviter aussi que l'armée ne se scinde à nouveau, écartelée entre plusieurs légitimités : celle des politiques et celle des militaires.
Cet état d'esprit influe d'ailleurs sur le mode de fonctionnement de certaines unités. Au GIGN, corps d'élite de la gendarmerie, contrairement aux clichés, il n'y a pas de discipline ou en tout cas beaucoup moins qu'ailleurs. Pourquoi ? Parce que la performance individuelle (en l'occurrence, former les meilleurs tireurs d'élite) repose sur la capacité d'autonomie des individus.
Concrètement, les hommes du GIGN gèrent seuls leur entraînement au tir. Ils peuvent y passer trente minutes ou cinq heures par jour, peu importe, pourvu qu'ils soient au top en permanence. Ce mode de fonctionnement est partagé par nombre d'unités des forces spéciales, où la performance d'un soldat se mesure à sa capacité d'autonomie sur le terrain. Tout en sachant répondre aux ordres, le doigt sur la couture du treillis.
L'armée, un modèle pour le management ?
L'armée serait-elle devenue un modèle pour le management moderne ? A voir la manière dont une grande école comme HEC s'est rapprochée de l'institution, on pourrait le croire. Depuis deux ans, l'école de commerce envoie ses étudiants de première année en séminaire « Leadership et esprit d'équipe »… à Saint-Cyr :
« Le séminaire a pour objectif de faire mesurer aux participants, sur le plan théorique, l'énigme que constitue la problématique de l'action collective et, sur le plan empirique, les multiples difficultés à surmonter pour créer de la performance en équipe. »
Visiblement, la formation des futurs officiers rassure les futurs patrons. L'entreprise se nourrit régulièrement des expérimentations menées sous l'uniforme.
Le recyclage des jeunes retraités de l'armée n'est pas un phénomène nouveau. A 40 ans pour les plus jeunes, 55 ans pour les plus vieux, une seconde carrière s'offre à des cadres expérimentés, notamment dans le secteur des ressources humaines. La fonction RH ne cessant de prendre de l'importance dans l'entreprise, les militaires semblent réunir toutes les qualités nécessaires à l'animation d'un groupe : autorité, écoute, capacité dans la prise de décision. Les témoignages de reconversion sont légion, comme cet ancien officier du commando Hubert recruté chez un grand constructeur automobile, qui constate :
« Chez Renault, la discipline existe de manière bien plus forte que je ne l'imaginais. Dans l'armée, les galons mettent en évidence la hiérarchie. Dans un atelier, il existe d'autres codes qui font loi. »
Une profonde communauté de nature
Effectivement, les codes sont différents, mais les ressorts humains de la vie en collectivité demeurent. Pour s'en convaincre, il suffit de lire les travaux de la dernière promotion du Collège interarmées de défense, l'ex-Ecole de Guerre. Chaque stagiaire réalise un mémoire sur le thème de son choix. Dans le cadre du séminaire « Management et culture militaire », le capitaine de frégate François-Xavier Polderman a intitulé le sien :
LE COMMANDEMENT, METAPHYSIQUE DU MANAGEMENT.
La guerre et la mort, obstacles pérennes à l'import de méthodes de management civiles dans les armées ?
De prime abord, cela impressionne. Voici comment l'auteur résume son propos :
« Le raisonnement remonte donc d'abord jusqu'à la source commune du commandement et du management, l'autorité, pour analyser ce qui en fait l'essence dans notre culture. Déclinant ensuite le résultat de cette analyse jusqu'aux principes d'action et procédés du chef, il essaie de déterminer à quel niveau guerre et mort déterminent une divergence définitive entre management et commandement. N'y parvenant pas, il conclut à une profonde communauté de nature entre management et commandement, la guerre et la mort n'imposant au second, en réalité, qu'une exigence supérieure de fidélité à l'essence de l'autorité, jusqu'à faire de lui une véritable “ métaphysique du management ”. Cette exigence se manifeste dans les trois critères imposés à l'import de méthodes managériales en milieu militaire : respecter la transcendance du Bien commun, ménager à l'homme la priorité dans la croissance vers le Bien commun, respecter ces deux principes dans toutes les branches de l'activité militaire, soutien autant que combat, quelles que soient les méthodes éventuellement différentes qui y sont appliquées. »
Si j'ai bien compris, le commandement serait donc la forme la plus pure du management. Avec moult références, qui vont de Jean Guitton au maréchal Ludendorff, l'auteur relève une « double difficulté » pour le « manager comme pour l'officier » (p.83) :
− en tant qu'il est lui-même issu ou progressivement imprégné de cette nouvelle « culture de l'espace », difficulté d'identifier et de remettre en perspective la nature même de l'autorité qu'il exerce ; − en tant qu'il commande à des subordonnés issus ou progressivement imprégnés de cette nouvelle culture, difficulté d'obtenir leur adhésion, que persiste à exiger la nature inchangée de l'autorité, à un modèle de management pétri de passé, donc à leurs yeux suspect.
Pour ceux qui n'auraient pas compris, il dresse un tableau cru de l'exercice du commandement (p.91) :
« Désormais dans le commandement, l'officier doit donc résoudre deux paradoxes. Le premier est “ philosophique ”, permanent, naturel et intrinsèque, devoir éventuellement employer un moyen, la mort individuelle, totalement et définitivement contradictoire avec l'objectif recherché, la survie de la société en guerre, et la valeur ultime du Bien, l'Homme. Une fois résolu, il se double d'un second paradoxe “ social ”,
conjoncturel, contingent et extrinsèque, qui consiste à exercer son autorité avec ce que cela suppose de consentement de la part de ses subordonnés, sur des hommes dont la société forge les consciences à refuser l'idée même de guerre, celle de mort et a fortiori de mort au combat – celle de l'ennemi même avant la leur… L'un comme l'autre ne se résolvent que dans le dépassement. »
En clair, l'officier (comme le manager ? ) dans notre époque troublée, a du mal à comprendre et à faire comprendre le sens de sa mission. A une armée qui doute, il renvoie à l'image d'un manager tout aussi sceptique. Il s'en tire par un sophisme -un peu facile- en conclusion (p.93) :
« Si tu ne peux plus commander, manage. Si tu ne parviens plus à manager, commande. »
Après une année troublée par l'affaire de l'UIMM, Laurence Parisot pourra méditer cette maxime.





















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De Servais-Jean 4591
alpha-béta | 22H16 | 26/08/2008 |
Le rêve de tous les managers est d'avoir en face d'eux des « choses » qui obéissent au doigt et à l'oeil.
Mais ils n'ont pas de chance car en croquant la pomme Adam est devenu intelligent et capable de reconnaitre le bien du mal.
Et depuis ce jour là tous les managers du monde se cassent les dents.
à Servais-Jean
De -Candide-
Jardinateur | 17H35 | 27/08/2008 |
Ah, si vous le dites…
Les managers de rue89 voudraient-ils exercer un droit de réponse ?
De caleb irri
calebirri.unblog.fr | 22H31 | 26/08/2008 |
se pourrait-il que ce phénomène ne soit pas un déplacement mais un remplacement ?
car en définitive le fait d'envoyer un ouvrier au combat (au péril de sa vie ? ) est quand même bien différent que de gagner sa vie. encore que certains soldats ne s'engagent que pour la solde.
mais pour l'essentiel, il me semble que l'arrivée de techniques de management militaire dans les entreprises ressemble plus à un coup d'état qu'à une lente évolution des pratiques.
l'esprit militaire est bien décrit plus haut, il s'agit de produire un résultat (le bien commun c'est le bénéfice)en minimisant le plus possible les contraintes (salaire, protection sociale…)et cela correspond bien au management d'aujourd'hui.
mais la « nouvelle culture » dont il est fait question plus haut est déjà acceptée par la majorité, et ce ne sont plus des échanges que mènent les entreprises mais des combats. ce ne sont plus des partenaires ce sont des concurrents, des adversaires.
et à la guerre, le bien commun est respecté si l'on tue dix pour sauver mille. même si l'on tue 100 d'ailleurs, et les règles démocratiques vont bien jusqu'à quatre cent quatre-vingt dix neuf… il faut bien justifier les licenciements !
De padiran
Chroniqueur mondain | 22H38 | 26/08/2008 |
Clémenceau disait « la guerre est une chose trop sérieuse pour la confier à des militaires ». Il ne connaissait pas le management car il aurait certainement eu des mots beaucoup plus cruels. Quant à L.Parisot, qui souhaite faire un saut en parachute au dessus le l'école polytechnique, espérons qu'elle n'aterrisse pas sur un tas de stock options avec son parachute doré.
Le ridicule ne tue toujours pas, par contre la guerre oui
De hagalma
22H39 | 26/08/2008 |
Le management d'entreprise ne tue que ses subordonnés,« mieux », ils se tuent eux-mêmes !
à hagalma
De -Candide-
Jardinateur | 17H40 | 27/08/2008 |
plus de 90% des managers ayant eux-même un manager au dessus d'eux, s'agit t-il d'un suicide collectif ou d'une jeu sado-masochiste qui tourne mal ?
à -Candide-
De hagalma
21H15 | 27/08/2008 |
Ce n'est peut-être pas sado-masochiste : les « éléments » tournent bien (…enfin, il faut que ça tourne bien), et quelques uns finissent par tourner très mal.
De asozial
aus Berlin | 22H49 | 26/08/2008 |
cela fait un moment que nous avons pu remarquer que finalement la production capitaliste s'accorde au mieux avec le totalitarisme - comme en Chine - contrairement à la propagande liant capitalisme, productivité et démocratie… cela doit faire rêver les gens du MEDEF…
à asozial
De Ouinouin
aime bien donner son avis | 08H52 | 27/08/2008 |
Il est trop facile de tirer des conclusions à court terme. Contrairement à ce que vous avancez, le totalitarisme chinois s'assouplit, très lentement je le concède, et continuera dans ce sens.
Les révolutions industrielles en Europe se sont déroulées pendant des périodes de régimes autoritaires, voire totalitaires, et ont permis d'obtenir toujours plus de libertés.
Je peux apparaître un peu idéaliste, mais s'il y a bien un avantage au capitalisme, c'est qu'à force de céder au peuple le droit à la propriété, le droit d'échanger (certainement encore limité en Chine), le droit de faire des profits, l'élargissement des espaces de liberté est inévitable. Même s'il tente de lutter contre, le régime chinois ne pourra qu'en freiner l'avancée.
Et pour revenir au sujet de l'article, il est désolant de constater dans les commentaires que l'image du manager est encore associée à celle des méchants patrons du 19è qui allaient à la messe le dimanche pendant que leurs ouvriers trimaient à l'usine.
Le monde évolue et la gouvernance d'entreprise avec.
Je travaille dans la presse spécialisée en management, et je constate chaque jour que davantage d'efforts sont faits pour impliquer les salariés dans l'activité de l'entreprise de manière positive.
Certes, il y a encore de vieilles pratiques de management par la peur ou encore des managers sans scrupules qui aiment abuser de leur autorité. Mais l'heure est à l'investissement des salariés dans l'entreprise et non plus à leur exploitation pure et simple.
Le monde de l'entreprise évolue lentement, mais dans un sens plus humain. Les années à venir, je l'espère, le prouveront.
à Ouinouin
De Tyb
(par ici, par là) | 09H23 | 27/08/2008 |
« Les révolutions industrielles en Europe se sont déroulées pendant des périodes de régimes autoritaires, voire totalitaires, et ont permis d'obtenir toujours plus de libertés.
Je peux apparaître un peu idéaliste, mais s'il y a bien un avantage au capitalisme, c'est qu'à force de céder au peuple le droit à la propriété, le droit d'échanger (certainement encore limité en Chine), le droit de faire des profits, l'élargissement des espaces de liberté est inévitable. Même s'il tente de lutter contre, le régime chinois ne pourra qu'en freiner l'avancée. »
La vulgate néolibérale classique quoi, celle qui permet à n'importe quel manager dynamique des années 80 ou à Margaret Thatcher de n'avoir aucun problème de conscience à faire copain-copain avec Pinochet, Suharto, ou autre gentil dictateur se sacrifiant pour le bien économique de leur peuple.
La réalité c'est quand dans les systèmes que vous décrivez le droit à la propriété, le droit de faire des profits, l'élargissement des espaces de liberté se réduit à quelques familles proches du pouvoir.
Alors non dans ces systèmes on ne cède rien au peuple, et surtout pas les mêmes droits que la caste dirigeante auto proclamée.
Et même dans une démocratie comme la France c'est un constat qui reste en partie valide, c'est dire.
à Tyb
De Ouinouin
aime bien donner son avis | 23H37 | 27/08/2008 |
Je n'ai jamais dit que ce système était parfait. Il évident qu'il crée des inégalités, comme dans tout autre système d'ailleurs, peut-être bien encore plus.
Je voulais simplement m'inscrire en faux contre l'affirmation disant que le capitalisme est fait pour les régimes totalitaires, l'histoire montre le contraire. Et par rapport à la Chine, on ne peut pas nier que des franges de population de plus en plus larges voient leur niveau de vie s'améliorer, très peu et très lentement peut-être, mais ils progressent quand même.
Mais je suis d'accord avec vous pour préciser que le capitalisme est loin d'être idéal et que dans l'état actuel, il manque sérieusement d'humanité.
En revanche faire des généralités sur les managers me dérange franchement. Tous ne sont pas des Jack Welch.
à Ouinouin
De Tigrou34
microbe type IEG | 09H38 | 27/08/2008 |
Autant dire merci à la seconde guerre mondial, nous pouvons maintenant aller sur la lune, et chauffer nos maisons pour 9€le MW/H (prix du cout de l'energie nucléaire).
il n'est pas possible de quantifié le nombre de bon manager et de mauvais.
toute les PMe sont pauvres et sans sous, alors que les patrons ont reçues des record d'augmentation.
le management en france à 20 ans de retard
et d'après l'article, nous allons prendre 100 ans de retard ! ! ! !
à Ouinouin
De vol19
awash | 10H20 | 27/08/2008 |
@ Ouinouin,
Comme c'est mignon :
« Je travaille dans la presse spécialisée en management, et je constate chaque jour que davantage d'efforts sont faits pour impliquer les salariés dans l'activité de l'entreprise de manière positive. »
Ah oui ? Regardez bien combien de temps ces efforts durent et comment ils sont diffusés dans l'entreprise…
Sachez tout de même sur ce domaine : « pratiques managériales » vous ne récupérez que du discours de quelques acteurs et que n'observez pas des pratiques sur du long terme. Le temps de l'entreprise est très court.
VOtre « presse managériale » diffuse du discours qui permet de faire de la com vis à vis de tiers avant tout. Vous participez surtout à la diffusion d'imaginaire leurants en croyant améliorer le monde. Si vous voulez être utile faîtes autrechose !
à vol19
De Ouinouin
aime bien donner son avis | 13H32 | 27/08/2008 |
Désolé de vous contredire mais je « diffuse du discours » à l'égard des managers justement et non des « tiers » donc je n'écris pas qu'ils sont tous géniaux, ce n'est pas de la com.
Je donne ici simplement ma vision de l'évolution du management en France qui, il est vrai, a encore du retard.
Et je constate, désolé de vous décevoir, que les entreprises commencent à comprendre qu'un employé est plus efficace s'il se sent bien dans sa boîte. Et si vous allez jeter un coup d'oeil aux ouvrages qui sortent depuis maintenant quelques années sur le management, ils sont majoritairement orientés vers la prise en compte des besoins et des attentes des salariés.
Certes, à côté, on peut pointer la généralisation de l'open space qui pousse au flicage, les heures sup pas payées, le manque de suivi des ressources humaines…Tout n'est pas parfait mais ce type de management commence à faire son chemin.
à Ouinouin
De vol19
awash | 20H37 | 27/08/2008 |
ouin ouin, vous dites :
a)« Je donne ici simplement ma vision de l'évolution du management en France qui, il est vrai, a encore du retard ».
=> pour le retard il y a vingt cinq ans, c'est ce que l'on disait déjà, pour la suite lisez Crozier et d'Iribarne.
=> Vous donnez « votre vision » : qui êtes vous ? Sur quelle légitimité, critères vous vous référez pour donner votre opinion sur le management en France en tant qu'étudiant ?
b)« les entreprises commencent à comprendre qu'un employé est plus efficace s'il se sent bien dans sa boîte »
=> C'est que l'on a démontré en psychologie sociale (travaux de Kurt Lewin à la Bell electric) depuis les années 1950 et qui a généré tout le courrant des « relations humaines », la suite relève de la sociologie des organisations ou de l'« organizational behavior »… Malgré tous ces savoirs, la réalité c'est que la situation s'est dégradée dans le milieu des années 90 voire avant ? cf le problème de la souffrance au travail aujourd'hui, la précarité. Qu'un discours Rh continue à faire croire que les entreprises intègrent une vision humaniste est un problème (demandez à Pat Russo). C'est un discours, ce n'est pas la réalité. Allez sur le terrain !
c) « si vous allez jeter un coup d'oeil aux ouvrages qui sortent depuis maintenant quelques années sur le management, ils sont majoritairement orientés vers la prise en compte des besoins et des attentes des salariés ».
=> Si vous croyez aux livres sur le management, vous êtes mal parti… Il y a une différence entre discours de bonnes intentions, expérimentations et réalités des pratiques. Quant à ceux qui écrivent des livres sur ce sujet…
J'ai bien connu ce milieu pendant près de vingt ans, participé à nombreux livres…qui se vendent même encore vingt ans après…
Toutefois, le système a besoin de gens comme vous qui vont débiter ce type de sophismes. Si vous vous débrouillez bien, vous devriez gagner un petit peu d'argent et accéder à un petit peu de pouvoir… et si d'autres sont suffisament con pour (dans le contexte actuel) y croire, au fond maintenant c'est leur problème…
Les sciences humaines et sociales sont plus précises pour comprendre ce qui se passe dans les organisations que les bouquins en management. Vous verrez bien par vous même au cours du temps, quelqu'un vous aura averti maintenant vous écouterez ou pas… tout dépend de la posture éthique que vous voulez prendre… bonne chance…
à Ouinouin
De Tophee
en haut a gauche | 16H33 | 27/08/2008 |
« Et pour revenir au sujet de l'article, il est désolant de constater dans les commentaires que l'image du manager est encore associée à celle des méchants patrons du 19è qui allaient à la messe le dimanche pendant que leurs ouvriers trimaient à l'usine.
Le monde évolue et la gouvernance d'entreprise avec. »
C'est le genre d'anneries que mes prof a l'université essayaient de faire rentre dans mon crane un peu réfractaire. (Des prof qui, il faut le noter, n'avaient pour la plupart jamais travaille en entreprise) J'ai quitter L'université il y as presque vingt ans, je constate encore aujourd'hui que certains mode de fonctionnement de la sociétés, que l'on qualifie de passéiste, tant il sont détestable, dans l'espoir de nous faire croire qu'ils ont disparu, sont toujours bel et bien la.
Les seule chose qui on changer, c'est que les technique de pressage de citron se sont affinees, la communication pour cacher la merde au chat aussi.
à Tophee
De asozial
aus Berlin | 18H28 | 27/08/2008 |
et le harcélement, l'augmentation du stress et les suicides au travail, c'est les taches solaires aussi ?
à Ouinouin
De vol19
awash | 20H08 | 27/08/2008 |
Ouinouin, vous écrivez (post 9h52) :
1°)« Contrairement à ce que vous avancez, le totalitarisme chinois s'assouplit »
2°)« Les révolutions industrielles en Europe se sont déroulées pendant des périodes de régimes autoritaires, voire totalitaires, et ont permis d'obtenir toujours plus de libertés ».
3°)« Le monde évolue et la gouvernance d'entreprise avec ».
4°) « l'heure est à l'investissement des salariés dans l'entreprise et non plus à leur exploitation pure et simple.
Le monde de l'entreprise évolue lentement, mais dans un sens plus humain ».
=> Ce discours est faux. Nombreuses études sociales qualitatives et quantitatives, nationales et internationales prouvent le contraire.
Le point 1) est discutable cf le dossier sur la Chine sur ce site
Le point 2) est inexact cf histoire économique au 19ième.
le point 4) voir l'état de la souffrance au travail par exemple… des articles très récents dans le monde, libé et de très nombreuse études.
Je suppose que vous êtes un Troll, si vous croyez vraiment à ce discours c'est grave…et y faire croire encore plus…
à asozial
De clausius
10H13 | 28/08/2008 |
Elle s'y accorde en tout cas beaucoup moins bien que l'économie planifiée (camps de travail, exécution de grévistes et j'en passe…)
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 22H54 | 26/08/2008 |
Les patrons , des chefs qui commandent ? Ce ne sont plus que des paillassons de luxe pour les actionnaires …
L'encadrement ? Des tueurs de couts qui infestent les couloirs des entreprises..
à Numerosix
De nosil35
en mutation | 23H08 | 26/08/2008 |
Entièrement d'accord.
Des lavettes au service de l'argent roi et dénués de tous scrupules.
Comme a dit un grand directeur de ma société : nous allons continuer à délocaliser, le marché nous le réclame.
Quelle vision stratégique !
Laurence a raison : nos patrons sont de grands talents.
Les moutons ont du talent (ca c'est de moi).
à Numerosix
De Corsaire du Peuple et de la Raison
ingénieur | 04H42 | 27/08/2008 |
vision intéressante mais puérile, je suis cadre, si je faisait régner la terreur parmi mes employés seraient-ils efficaces ? Non, au contraire mon but est d'être au maximum à leurs cotés pour les aider afin qu'ils accomplissent leur boulot dans les meilleures conditions même si cela m'attire parfois les foudres de mon directeur… quoique, ils pensent comme moi.
C'est la raison pour laquelle le management n'a rien à voir avec l'autorité militaire à mon avis.
à Corsaire du Peuple et de la Raison
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 07H34 | 27/08/2008 |
Il y a quelques exceptions ,dont peut être bien vous, bien sur ..
à Numerosix
De Corsaire du Peuple et de la Raison
ingénieur | 08H22 | 27/08/2008 |
Je reconnais qu'en effet dans ma profession il y a pas mal d'incapables je comprends donc parfaitement votre colère et la trouve absolument légitime.
Ce qui est frustrant c'est que ce sont les actionnaires et les patrons qui ont le pouvoir de changer les choses et leur refus de lucidité conduit à l'immobilisme actuel qui coute cher aux personnes au bas de l'échelle social compte tenu que le système actuel…
à Corsaire du Peuple et de la Raison
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 08H52 | 27/08/2008 |
Bon courage à vous .
Cordialement .
à Corsaire du Peuple et de la Raison
De LienRag
22H28 | 30/08/2008 |
« ce sont les actionnaires et les patrons qui ont le pouvoir de changer les choses »
Beau fatalisme…
à Corsaire du Peuple et de la Raison
De Tigrou34
microbe type IEG | 16H02 | 29/08/2008 |
le mal est la ! ! ! les foudres du directeur ! ! !
que vas tu faire face aux refus des augmentations pour tes valeureux employés, que tu auras pressé pour un meilleur rendement (objectif certainement attein)…
De V comme vendetta
Ecrivain | 22H58 | 26/08/2008 |
The Economist avait fait sa une il n'y a pas si longtemps sur Mao, comme modele de management, mais à ce que je lis dans ce bel article, l'armée française semble encore loin du petit livre rouge, ou de l'art de la guerre de Sun Ze.
à V comme vendetta
De asozial
aus Berlin | 00H25 | 27/08/2008 |
au contraire, l'armée française avait bien étudié « la guerre révolutionnaire » de Mao pour la guerre en Algérie - avant de former les juntes sud-américaines. (cf. Monsieur X sur france inter qui y a consacré une émission…)
à asozial
De asozial
aus Berlin | 18H30 | 27/08/2008 |
d'ailleurs il y a un article là-dessus sur Rue89 aujourd'hui !