Lundi 25 août, 7h30, place François Mitterand, Lille. Je marche le long de l'esplanade qui s'étale entre les immeubles de la gare Lilleurope et le complexe Euralille. La ville moderne et opulente, c'est ici. Un type est assis sur le bitûme. Un SDF. Nos regards se croisent et je lis une détresse infinie sur son visage.
Il tremble violemment. Je m'approche. Je lui parle. Il me répond avec difficulté. Il est
épileptique. Il a dormi dehors, il meurt de soif. Il va mal, très mal. Il sent la crise arriver. Je lui donne un soda et j'appelle les pompiers. Vous savez, le 18. C'est un réflexe. Ce numéro, c'est ma bouée de sauvetage. Quand je ne peux rien faire. Quand une personne est en danger. Quand il y a urgence. Sauf qu'à Lille, les pompiers n'aiment pas les SDF.
- Les pompiers, j'écoute.
- Je suis place Mitterand, il y a un homme sur le sol, il tremble très fort, je crois qu'il fait de l'épilepsie.
- C'est un SDF ? - Heu… (méfiant) je ne sais pas.
- Demandez-lui s'il a dormi dehors.
- C'est le cas.
- Bon écoutez, dites-lui de se rendre dans un hôpital.
- Mais il ne peut pas se lever.
- Alors appelez le SAMU social. Ou la police.
- Vous ne pouvez rien faire ?
C'est là qu'arrive la phrase, terrible et définitive.
- Ah, écoutez, si on doit intervenir chaque fois qu'il y a un SDF, on n'a pas fini.
Voila. C'est dit. Si mon épileptique avait porté une cravate, un attaché-case, les pompiers seraient venus. Peut-être même seraient-ils venus pour un essaim d'abeille, ou un chat (trop) perché. Mais à Lille, un SDF n'a même plus droit à ça. Le secours des hommes en rouge, c'est déjà trop, pour lui. C'est que ça coûte, une intervention. Surtout avec le prix de l'essence, qui flambe. Et puis d'abord, est-ce qu'il paye des impôts, mon SDF ? Je suis écœuré. Je lui dis quoi, au type qui souffre à mes pieds ? J'essaye le 115. Personne ne décroche. Le 15.
- Allo, le SAMU ?
J'explique la situation. Et la voix me pose la même question.
- C'est un SDF ?
Oui, c'est un SDF. Epileptique. EPILEPTIQUE ! Je sens une hésitation. C'est là que tout se joue ?
- C'est aux pompiers d'intervenir, normalement.
- Ils ont refusé.
- Ha bon ? Je peux lui parler ?
Je colle mon téléphone à l'oreille du type. Il ne peut pas le tenir lui-même. Il balbutie son nom, son âge, dit qu'il est épileptique.
- Alors, vous allez venir ? - J'envoie une ambulance.
C'est idiot, mais j'ai l'impression qu'on lui fait une faveur. Même pour les secours, il ne lui reste que la charité.




















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De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 16H27 | 25/08/2008 |
Patience !
Le SDF n'est pas un produit de saison.
En Août, c'est la période des coups de soleil (enfin , des fois ! ), des noyades et des foulures en montagne.
A Lille ,je ne sais pas trop quelle est la spécialité , à part les ruptures de cordes vocales des touristes qui crient « Hey biloute » toutes les deux minutes.
Le Sdf n'intéresse personne l'été, sauf dans les stations balnéaires, où ils sont chassés bicose, ils font tâche avec le décor des plagistes au corps bronzés et au pouvoir d'achat convoité.
Le Sdf est mûr seulement vers mi-novembre.
Le cueillir avant serait « gâcher » !
Mi novembre , le gouvernement annoncera le plan grand froid , avec le nombre de places en CHRS et lieux d'accueil d'urgence.
Lancement de la période d'hémorragie compationnelle !
Ne vous bousculez pas , y en naura pour tout le monde !
Pas de Noël sans « Petit papa Noël, sans Yvan Rebroff, sans dinde à fourrer, sans sapin , sans bûche et sans SDF !
L'hiver , tout le monde s'émeut,
L'été tout le monde s'en fout !
Enfin presque…
(je suis travailleur social.J'ai bossé 6 ans auprès de SDF…et tout les étés , j'ai les boules quant au silence autour de cette population, et au mépris auquel elle doit faire face.)
à Charles Mouloud
De Compté supprimé 2
Compte supprimé 2 | 18H17 | 25/08/2008 |
Tout comme toi travailleuse sociale et avec un vécu professionnel à Nanterre (haut lieu de « dépot » des SDF par la BAPSA qui sillonne Paris pour ramasser les SDF).
Faites une journée avec la BAPSA( qui est rattachée à la prefecture de police de Paris) et vous comprendrez ce qu'est le mépris des « bleus » pour les personnes sans logements.
Au passage, rappelons que la pratique de la BAPSA est illégale : depuis le nouveau code pénal -1994- le vagabondage n'est plus un délit.
En été, les risques de morts pour les SDF sont importants.
Du fait d'alcoolisation massive, d'addiction, l'organisme supporte mal la chaleur.
Je ne vous décrirai pas les maladies de peau , les parasites etc.
Mais en été, Charles, dans notre pays tout le monde est en vacances, enfin !
Alors une personne sans abri qui meurt , qui a faim (les associations ferment en été) mais on s'en fiche.
A chaque fois que les Pompiers refusent de se déplacer , il est nécessaire de leurs rappeler que « non assistance à personne en danger » est répréhensible.Ils rappliquent à ce moment là.
Un sdf est une personne : il nous faut encore, Charles, le crier. Un sdf n'est pas une appellation administrative.
Il n'est pas uniquement vivant en décembre.
Il survit toute l'année et est notre mauvaise conscience.
à Compté supprimé 2
De dalun
18H29 | 25/08/2008 |
et au premier mort cet hiver : la une de libé « la vie sans toit “ et au dos une pub dior . véridique !
à Compté supprimé 2
De wieeinstlilimarleen
imbepile.free.fr | 18H31 | 25/08/2008 |
Ainsi les policiers de la BAPSA mépriseraient les SDF et leur pratique de conduite des SDF au CHAPSA de Nanterre serait illégale ?
Les policiers qui sont dans ce service atypique l'ont pourtant choisi - guère prestigieux, guère confortable, guère valorisant.
Quant au changement législation de 1994, il implique qu'à présent les conduites au CHAPSA se font avec l'assentiment du concerné. D'autant plus que, vu la forte alcoolisation d'une part non négligeable de cette population, que vous évoquez-vous même, ces personnes conduites dans un centre adapté pour eux pourraient très légalement être placés en rétention administrative au titre de l'ivresse publique manifeste.
Le fait est que personne n'a de solution miracle, notamment pour le groupe non négligeable de SDF qui ont perdu toute dignité, qui ne vont pas se reclasser socialement après un café chaud et un sourire - ces SDF qui passionnent les bobos persuadés qu'il y a quelque chose à faire, tout en considérant que ce quelque chose est de la responsabilité des autres, notamment des sapeurs pompiers ou de la police.
(voir aussi http://www.prefecture-police-paris.interieur.gouv.fr/documentation/repor… )
à wieeinstlilimarleen
De asozial
aus Berlin | 18H55 | 25/08/2008 |
c'est vrai, salauds de bobos, ça aussi c'est de leur faute, les SDF, tout ça, ces ordures qui pensent qu'ils élisent décromatiquement un gouvernement pour s'occuper des gens dans la difficulté… J'te mettrais ça en camp de travail illico !
à asozial
De wieeinstlilimarleen
imbepile.free.fr | 19H03 | 25/08/2008 |
Merci d'élever aussi grandement la réflexion sur un tel sujet.
à asozial
De Milarepa-voyageurdanslespace
retraité | 12H41 | 26/08/2008 |
« Monsieur Jospin, monsieur Jospin, que faites vous pour les SDF ? “ demandait naïvement une SDF a ce Monsieur qui était 1er ministre a l'époque ; Que croyez vous qu'il fit ? il ne se retourna même pas…..l'exemple vient d'en haut.
à wieeinstlilimarleen
De Utilisateur désinscrit 2
nc | 19H08 | 25/08/2008 |
« se reclasser socialement après un café chaud et un sourire ». On n'a pas cette prétention, non. Mais offrir un moment chaleureux à des personnes désocialisées, ignorées, c'est toujours ça, non ?
à Utilisateur désinscrit 2
De wieeinstlilimarleen
imbepile.free.fr | 19H20 | 25/08/2008 |
Je ne dis pas le contraire. Mais je ne pense pas qu'il soit nécessaire de porter un uniforme pour cela.
Par ailleurs, c'est peu réalisable avec ceux qui ont en permanence un gramme dans le sang, sous perfusion de vinasse qui se vend en bouteille en plastique.
Plus qu'à parler de pompiers, il y aurait à dire sur ces mairies de gauche qui mettent des bancs sur lesquels on ne peut s'allonger…
à wieeinstlilimarleen
De Utilisateur désinscrit 2
nc | 19H39 | 25/08/2008 |
« c'est peu réalisable avec ceux qui ont en permanence un gramme dans le sang, sous perfusion de vinasse qui se vend en bouteille en plastique. »
Ben oui, quelle faute de goût… Un Petrus ou un Pomerol c'est quand même meilleur. L'alcoolisation massive est souvent répandue chez les personnes en situation de grande exclusion. Une façon de se mettre à l'abri de la réalité, d'oublier ce qui les entoure.
à Utilisateur désinscrit 2
De Compté supprimé 2
Compte supprimé 2 | 19H46 | 25/08/2008 |
un riesling en intraveineuse : le pied !
tu n'as pas essayé ?
ben alors Marina !
Pff ces sdf quel manque de savoir vivre : des bouteilles en plastiques !
au fait qui peut me dire ce qu'est un bobo ?
à Compté supprimé 2
De Utilisateur désinscrit 2
nc | 19H55 | 25/08/2008 |
Ne cherche pas Hestia, toi et moi, nous sommes des bobos ! Visiblement, pour tout « non-gauchiste » qui se respecte ici :
- Tu as des valeurs humanistes, t'es bobo.
- T'aimes pas TF1, t'es bobo.
- Tu ne craches pas sur les immigrés, t'es bobo.
- NS te révolte, t'es bobo…
C'est une liste non exhaustive, mais finalement, je prend ça pour un compliment !
à Utilisateur désinscrit 2
De Compté supprimé 2
Compte supprimé 2 | 19H59 | 25/08/2008 |
enfin je sais !
merci marina , à chaque fois qu'on me dit tu es bobo je file cherchez un antidouleur : ok j'arrete.
je viens de découvrir que je suis bobo !
Manque de vocabulaire d'une époque : de mon temps on entendait intellectuelle de gauche , ça avait de la classe !
à Compté supprimé 2
De parti
punishment park | 20H50 | 25/08/2008 |
pas un manque de vocabulaire…un nouveau vocable, pratique, simple à comprendre…LQR d'éric hazan chez raisons d'agir…
à parti
De Compté supprimé 2
Compte supprimé 2 | 21H01 | 25/08/2008 |
oui bien vu ! excellent livre
à parti
De Utilisateur désinscrit 2
nc | 21H11 | 25/08/2008 |
Tiens, Lamorille ! Nous avons fait connaissance et front sur un débat lié au vocabulaire (« le pinard » ! ), on s'est retrouvé sur la conjugaison (« absoudre » ! ) et je serai ravie de suivre vos conseils pour cet ouvrage !
à Utilisateur désinscrit 2
De parti
punishment park | 00H31 | 26/08/2008 |
absolument bonne nuit…lamorille attachée et minuscule…à bientôt…
à Utilisateur désinscrit 2
De Milarepa-voyageurdanslespace
retraité | 12H44 | 26/08/2008 |
Il y a des bancs dans ta ville, tu es un bobo ! ! !
à Utilisateur désinscrit 2
De wieeinstlilimarleen
imbepile.free.fr | 21H57 | 25/08/2008 |
« Ben oui, quelle faute de goût… Un Petrus ou un Pomerol c'est quand même meilleur. L'alcoolisation massive est souvent répandue chez les personnes en situation de grande exclusion. Une façon de se mettre à l'abri de la réalité, d'oublier ce qui les entoure. »
C'est épatant, cette manière de répondre sur la défensive.
Si je répondais de la sorte, à votre propos « L'alcoolisation massive est souvent répandue chez les personnes en situation de grande exclusion », je répondrais : non sans blague ?
Mais je vais m'abstenir et préciser qu'il ne s'agit pas de jugement de valeur mais plutôt d'un élément de contexte particulièrement explicite : avec un tel breuvage, il n'y a guère de doute que l'enivrement ne se fait pas par amour oenologique. Cela revient à dire ce que vous avez répondu ensuite, mais dans votre emportement, vous ne vous en êtes même pas rendu compte.
Quand je parle de bobo, c'est exactement de cela : le fait pour certains gens de gauche d'inventer le discours de leur interlocuteur au lieu de l'écouter, et parfois, comme ici, de leur répondre en disant ce qu'ils ont suggéré tout en ayant l'impression de jouer au redresseur de tort.
à wieeinstlilimarleen
De Utilisateur désinscrit 2
nc | 19H05 | 27/08/2008 |
Si je répondais comme vous, je dirais :
Le problème avec les « non-bobos », c'est leur capacité déconcertante à poser des affirmations comme avérées sur ceux qu'ils nomment les bobos (terme fourre-tout, bien pratique pour désigner ceux qui ne sont pas en accord avec vous). « Ils sont comme si, ils font ça, ils pensent ça… » Dangereux de mettre les personnes dans des cases, de leur coller des étiquettes fondées sur des clichés. De se baser sur quelques mots pour juger et classifier des individus.
Mais je vais m'abstenir… et préciser qu'en effet, mon commentaire aurait été plus pertinent si j'avais dit : L'alcoolisation massive est souvent répandue chez les personnes en situation de grande exclusion. Faut-il les blâmer de vouloir se mettre à l'abri de la réalité, pour oublier ce qui les entoure ?
Quant à l'ironie, elle s'attaquait à vos mots, en aucun cas à votre personne. Encore une qualité des bobos me direz vous. Ils sont en mesure de faire la distinction entre un discours et la personnalité de leur interlocuteur !
à wieeinstlilimarleen
De Compté supprimé 2
Compte supprimé 2 | 19H09 | 25/08/2008 |
bien , bien reprenons.
Depuis le nouveau code pénal le fait de vagabonder n'est plus un délit.
vous etes d'accord ?
Alors pourquoi créer une brigade de police pour ramasser les personnes en vagabondages ?
Une anecdote pour vous situer la fiabilité pour reconnaitre le vagabondage : un prof de philo au look un peu négligé s'est fait embarquer !
L'assentiment de la personne concernée pour aller au CHAPSA : je m'étouffe .
La BAPSA a toujours tenu ce discours : « les sdf sont coopératifs pour aller dans un bus et etre conduits au CHAPSA. »
Alors expliquons ce consentement joyeux pour partir en groupe en colonies de vacances !
Le bus de la BAPSA est partagé par une vitre où sont installés les agents de la BAPSA.
De l'autre coté de la vitre les volontaires pour ce merveilleux voyage.
Le voyage débute à la Villette (est ce toujours le cas ? ) et de 10h30 à 17 h on promène les SDF dans Paris .Ceci pour repérer et arreter les SDF : « tiens j'en vois un arrete toi ! ».
D'ailleurs pour etre certain d'en ramasser le plus possible la BAPSA fait quelques descentes dans le métro.
Le bus s'arrete vers 12 h30 pour que les agents aillent se restaurer .Mais, dites le : en enfermant les sdf dans le bus.
Il n'y a aucun arret pour les sdf de 10 h30 à 17 h.
Vers 17 h le bus arrive au CHAPSA : il est lavé au jet d'eau, à l'intérieur, par les « oranges ».
Les « oranges » sont les anciens sdf qu'on « recycle » pour accueillir les nouveaux sdf .
Les sdf ont fait leurs besoins, vomis se sont battus, ont violés .
Ensuite, de leur plein gré ils sont envoyés sous la douche où j'ai vu monsieur des sdf se faire laver au balais brosse.
Alors dites moi pourquoi les SDF fuient les bleus de la BAPSA et Nanterre ?
Non Monsieur nous ne sommes pas de doux reveurs , nous savons pertinemment qu'un sdf qui entre par une porte ne sortira pas cadre sup par l'autre grace à notre travail.
Mais Monsieur, que ce soit CHARLE ou moi : on a mis de l'humain là où personne n'ose en mettre.
Alors vous gardez vos leçons ou vous mettez les mains dans le cambouis.
La BAPSA permet de faire croire que Paris est une ville sans SDF aux touristes.
PS : avez vous lu P.Declerck ,« les naufragés » ?
à Compté supprimé 2
De Utilisateur désinscrit 2
nc | 19H26 | 25/08/2008 |
Bonsoir Hestia,
Les moeurs violentes et dégradantes dont tu parles ne sont plus la réalité quotidienne du CHAPSA. Un personnel qualifié est mis en place, les locaux sont rénovés et les conditions d'accueil ne sont plus celles décrites et vécues par Declerck dans les années 80. Certes, de grosses lacunes persistent à Nanterre, c'est loin d'être parfait (pour ma part, j'y étais de 1999 à 2002), mais les pratiques ne sont plus moyen-âgeuses.
à Utilisateur désinscrit 2
De parti
punishment park | 20H51 | 25/08/2008 |
en lqr on ne dit plus moyen-âgeuses mais médiévales…
à Compté supprimé 2
De wieeinstlilimarleen
imbepile.free.fr | 19H28 | 25/08/2008 |
« Depuis le nouveau code pénal le fait de vagabonder n'est plus un délit.
vous etes d'accord ?
Alors pourquoi créer une brigade de police pour ramasser les personnes en vagabondages ? »
Raisonnement illogique. La BAPSA n'a pas été crée en 1994 lors de l'apparition du nouveau code pénal, mais en 1954.
Pour le reste, votre vision cataclysmique de la BAPSA et du CHAPSA ne correspond pas à ce que j'ai pu en voir. Non pas que tout est rose, loin de là (notamment concernant le CHAPSA), mais ces structures jouent un rôle qui n'intéresse guère de monde et ne sont pas haïe de l'ensemble des SDF.
Si vraiment le but était simplement de ne pas voir les SDF, la BAPSA ne jouerait pas le rôle de taxi, on se contenterait d'arrêt anti-mendicité.
Quant à la violence entre SDF, c'est une réalité incontournable, due à l'alcool et autres toxicomanies, due aussi à des troubles comportementaux expliquant le cheminement vers la déchéance, il n'est pas possible de la proscrire, même si est normal de tenter de la réduire, dès lors que des SDF sont regroupés.
à wieeinstlilimarleen
De Compté supprimé 2
Compte supprimé 2 | 19H51 | 25/08/2008 |
@ Marina
tu me rassures : je t'assure que j'ai vu des horreurs ;
@wi ……j'arrive pas à l'écrire !
meme si la Bapsa a été créé en 1954 elle n'a plus à exister.
Marina et vous me confirmer une évolution du CHAPSA : tant mieux.
à Compté supprimé 2
De Utilisateur désinscrit 2
nc | 19H58 | 25/08/2008 |
Et tout à fait d'accord avec toi Hestia pour dire que la BAPSA n'a pas lieu d'être. Travailleurs sociaux, personnel soignant sont habilités à le faire et sans aucun doute à mieux le faire.
à Utilisateur désinscrit 2
De wieeinstlilimarleen
imbepile.free.fr | 21H59 | 25/08/2008 |
La BAPSA a le mérite d'exister. Les remplaçants ne se bousculent pas au portillon. Par ailleurs, comme on s'accorde à dire que l'alcool est une donnée inévitable du problème - entrainant des comportements violents dixit vous même-, il n'est pas certain qu'il soit possible de se contenter de travailleurs sociaux et de personnel soignant.
à wieeinstlilimarleen
De Compté supprimé 2
Compte supprimé 2 | 07H45 | 26/08/2008 |
Je vous vois venir !
Surtout que je suis allée voir votre blog : vous allez nous parler de la sécurité !
à Compté supprimé 2
De wieeinstlilimarleen
imbepile.free.fr | 13H18 | 26/08/2008 |
Il me semble que c'est une donnée du problème. Vous m'avez devancé pour dénoncer la violence qui peut régner entre ou auprès des SDF.
à wieeinstlilimarleen
De Grégory
05H57 | 26/08/2008 |
J'aime bien vos interventions même si au fond je ne suis pas d'accord.
Ca me semble simple : il y a un boulot précis, et il n'y a pas de raison valable pour que le pompier induise un filtre de son cru là dedans. S'il y a 20 SDF imbibés et malades à récupérer, c'est pous sa pomme.
Si ça ne lui plait pas, libre à lui d'oeuvrer dans le syndicalisme ou de changer de taf. Mais de même qu'un policier ne doit pas commencer à décider qu'il ne mettra pas d'amendes pour les chiens qui chient car « il aime les chiens », le devoir du pompier est d'y aller. Et si c'est la cinquième fois dans la semaine pour le même SDF, c'est effectivement un problème, mais qui ne se résout pas en le laissant crever. Ce n'est pas tant une question d'humanisme que de professionnalisme.