Témoignage 25/08/2008 à 16h57

Lille : les pompiers sont sympa mais pas avec tout le monde

Olivier Pilarczyk | Agent de maîtrise

Lundi 25 août, 7h30, place François Mitterand, Lille. Je marche le long de l’esplanade qui s’étale entre les immeubles de la gare Lilleurope et le complexe Euralille. La ville moderne et opulente, c’est ici. Un type est assis sur le bitûme. Un SDF. Nos regards se croisent et je lis une détresse infinie sur son visage.

Il tremble violemment. Je m’approche. Je lui parle. Il me répond avec difficulté. Il est
épileptique. Il a dormi dehors, il meurt de soif. Il va mal, très mal. Il sent la crise arriver. Je lui donne un soda et j’appelle les pompiers. Vous savez, le 18. C’est un réflexe. Ce numéro, c’est ma bouée de sauvetage. Quand je ne peux rien faire. Quand une personne est en danger. Quand il y a urgence. Sauf qu’à Lille, les pompiers n’aiment pas les SDF.

- Les pompiers, j’écoute.
- Je suis place Mitterand, il y a un homme sur le sol, il tremble très fort, je crois qu’il fait de l’épilepsie.
- C’est un SDF ? - Heu… (méfiant) je ne sais pas.
- Demandez-lui s’il a dormi dehors.
- C’est le cas.
- Bon écoutez, dites-lui de se rendre dans un hôpital.
- Mais il ne peut pas se lever.
- Alors appelez le SAMU social. Ou la police.
- Vous ne pouvez rien faire ?

C’est là qu’arrive la phrase, terrible et définitive.

- Ah, écoutez, si on doit intervenir chaque fois qu’il y a un SDF, on n’a pas fini.

Voila. C’est dit. Si mon épileptique avait porté une cravate, un attaché-case, les pompiers seraient venus. Peut-être même seraient-ils venus pour un essaim d’abeille, ou un chat (trop) perché. Mais à Lille, un SDF n’a même plus droit à ça. Le secours des hommes en rouge, c’est déjà trop, pour lui. C’est que ça coûte, une intervention. Surtout avec le prix de l’essence, qui flambe. Et puis d’abord, est-ce qu’il paye des impôts, mon SDF ? Je suis écœuré. Je lui dis quoi, au type qui souffre à mes pieds ? J’essaye le 115. Personne ne décroche. Le 15.

- Allo, le SAMU ?

J’explique la situation. Et la voix me pose la même question.

- C’est un SDF ?

Oui, c’est un SDF. Epileptique. EPILEPTIQUE ! Je sens une hésitation. C’est là que tout se joue ?

- C’est aux pompiers d’intervenir, normalement.
- Ils ont refusé.
- Ha bon ? Je peux lui parler ?

Je colle mon téléphone à l’oreille du type. Il ne peut pas le tenir lui-même. Il balbutie son nom, son âge, dit qu’il est épileptique.

- Alors, vous allez venir ? - J’envoie une ambulance.

C’est idiot, mais j’ai l’impression qu’on lui fait une faveur. Même pour les secours, il ne lui reste que la charité.

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    • Posté à 19h17 le 25/08/2008
    • Internaute 40413
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    Tout comme toi travailleuse sociale et avec un vécu professionnel à Nanterre (haut lieu de « dépot » des SDF par la BAPSA qui sillonne Paris pour ramasser les SDF).

    Faites une journée avec la BAPSA( qui est rattachée à la prefecture de police de Paris) et vous comprendrez ce qu’est le mépris des « bleus » pour les personnes sans logements.

    Au passage, rappelons que la pratique de la BAPSA est illégale : depuis le nouveau code pénal -1994- le vagabondage n’est plus un délit.

    En été, les risques de morts pour les SDF sont importants.
    Du fait d’alcoolisation massive, d’addiction, l’organisme supporte mal la chaleur.
    Je ne vous décrirai pas les maladies de peau , les parasites etc.

    Mais en été, Charles, dans notre pays tout le monde est en vacances, enfin !

    Alors une personne sans abri qui meurt , qui a faim (les associations ferment en été) mais on s’en fiche.

    A chaque fois que les Pompiers refusent de se déplacer , il est nécessaire de leurs rappeler que « non assistance à personne en danger » est répréhensible.Ils rappliquent à ce moment là.
    Un sdf est une personne : il nous faut encore, Charles, le crier. Un sdf n’est pas une appellation administrative.

    Il n’est pas uniquement vivant en décembre.
    Il survit toute l’année et est notre mauvaise conscience.

    • dalun
      • Posté à 19h29 le 25/08/2008
      • Internaute 29964

      et au premier mort cet hiver : la une de libé « la vie sans toit “ et au dos une pub dior . véridique !

    • wieeinstlilimarleen
      • Posté à 19h31 le 25/08/2008
      • Internaute 6659

      Ainsi les policiers de la BAPSA mépriseraient les SDF et leur pratique de conduite des SDF au CHAPSA de Nanterre serait illégale ?

      Les policiers qui sont dans ce service atypique l’ont pourtant choisi - guère prestigieux, guère confortable, guère valorisant.
      Quant au changement législation de 1994, il implique qu’à présent les conduites au CHAPSA se font avec l’assentiment du concerné. D’autant plus que, vu la forte alcoolisation d’une part non négligeable de cette population, que vous évoquez-vous même, ces personnes conduites dans un centre adapté pour eux pourraient très légalement être placés en rétention administrative au titre de l’ivresse publique manifeste.

      Le fait est que personne n’a de solution miracle, notamment pour le groupe non négligeable de SDF qui ont perdu toute dignité, qui ne vont pas se reclasser socialement après un café chaud et un sourire - ces SDF qui passionnent les bobos persuadés qu’il y a quelque chose à faire, tout en considérant que ce quelque chose est de la responsabilité des autres, notamment des sapeurs pompiers ou de la police.

      (voir aussi Lien )

       
      • asozial
        asozial répond à wieeinstlilimarleen
        Bobo Hipster from Gentrified (...)
        • Posté à 19h55 le 25/08/2008
        • Internaute 2273
          Bobo Hipster from Gentrified (...)

        c’est vrai, salauds de bobos, ça aussi c’est de leur faute, les SDF, tout ça, ces ordures qui pensent qu’ils élisent décromatiquement un gouvernement pour s’occuper des gens dans la difficulté... J’te mettrais ça en camp de travail illico !

        • wieeinstlilimarleen
          • Posté à 20h03 le 25/08/2008
          • Internaute 6659

          Merci d’élever aussi grandement la réflexion sur un tel sujet.

        • Milarepa-voyageurdanslespace
          Milarepa-voyageurdanslespace répond à asozial
          retraité
          • Posté à 13h41 le 26/08/2008
          • Internaute 47205
            retraité

          « Monsieur Jospin, monsieur Jospin, que faites vous pour les SDF ? “ demandait naïvement une SDF a ce Monsieur qui était 1er ministre a l’époque ; Que croyez vous qu’il fit ? il ne se retourna même pas.....l’exemple vient d’en haut.

      • Utilisateur désinscrit 2
        • Posté à 20h08 le 25/08/2008
        • Internaute 19086
          nc

        « se reclasser socialement après un café chaud et un sourire ». On n’a pas cette prétention, non. Mais offrir un moment chaleureux à des personnes désocialisées, ignorées, c’est toujours ça, non ?

        • wieeinstlilimarleen
          • Posté à 20h20 le 25/08/2008
          • Internaute 6659

          Je ne dis pas le contraire. Mais je ne pense pas qu’il soit nécessaire de porter un uniforme pour cela.

          Par ailleurs, c’est peu réalisable avec ceux qui ont en permanence un gramme dans le sang, sous perfusion de vinasse qui se vend en bouteille en plastique.

          Plus qu’à parler de pompiers, il y aurait à dire sur ces mairies de gauche qui mettent des bancs sur lesquels on ne peut s’allonger...

          • Utilisateur désinscrit 2
            • Posté à 20h39 le 25/08/2008
            • Internaute 19086
              nc

            « c’est peu réalisable avec ceux qui ont en permanence un gramme dans le sang, sous perfusion de vinasse qui se vend en bouteille en plastique. »

            Ben oui, quelle faute de goût... Un Petrus ou un Pomerol c’est quand même meilleur. L’alcoolisation massive est souvent répandue chez les personnes en situation de grande exclusion. Une façon de se mettre à l’abri de la réalité, d’oublier ce qui les entoure.

            • Compté supprimé 2
              Compté supprimé 2 répond à Utilisateur désinscrit 2
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              • Posté à 20h46 le 25/08/2008
              • Internaute 40413
                Compte supprimé 2

              un riesling en intraveineuse : le pied !
              tu n’as pas essayé ?

              ben alors Marina !

              Pff ces sdf quel manque de savoir vivre : des bouteilles en plastiques !

              au fait qui peut me dire ce qu’est un bobo ?

              • Utilisateur désinscrit 2
                • Posté à 20h55 le 25/08/2008
                • Internaute 19086
                  nc

                Ne cherche pas Hestia, toi et moi, nous sommes des bobos ! Visiblement, pour tout « non-gauchiste » qui se respecte ici :
                - Tu as des valeurs humanistes, t’es bobo.
                - T’aimes pas TF1, t’es bobo.
                - Tu ne craches pas sur les immigrés, t’es bobo.
                - NS te révolte, t’es bobo...
                C’est une liste non exhaustive, mais finalement, je prend ça pour un compliment !

                • Compté supprimé 2
                  Compté supprimé 2 répond à Utilisateur désinscrit 2
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                  • Posté à 20h59 le 25/08/2008
                  • Internaute 40413
                    Compte supprimé 2

                  enfin je sais !

                  merci marina , à chaque fois qu’on me dit tu es bobo je file cherchez un antidouleur : ok j’arrete.

                  je viens de découvrir que je suis bobo !

                  Manque de vocabulaire d’une époque : de mon temps on entendait intellectuelle de gauche , ça avait de la classe !

                  • parti
                    parti répond à Compté supprimé 2
                    punishment park
                    • Posté à 21h50 le 25/08/2008
                    • Internaute 36257
                      punishment park

                    pas un manque de vocabulaire...un nouveau vocable, pratique, simple à comprendre...LQR d’éric hazan chez raisons d’agir...

                    • Compté supprimé 2
                      Compté supprimé 2 répond à parti
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                      • Posté à 22h01 le 25/08/2008
                      • Internaute 40413
                        Compte supprimé 2

                      oui bien vu ! excellent livre

                    • Utilisateur désinscrit 2
                      • Posté à 22h11 le 25/08/2008
                      • Internaute 19086
                        nc

                      Tiens, Lamorille ! Nous avons fait connaissance et front sur un débat lié au vocabulaire (« le pinard » !), on s’est retrouvé sur la conjugaison (« absoudre » !) et je serai ravie de suivre vos conseils pour cet ouvrage !

                      • parti
                        parti répond à Utilisateur désinscrit 2
                        punishment park
                        • Posté à 01h31 le 26/08/2008
                        • Internaute 36257
                          punishment park

                        absolument bonne nuit...lamorille attachée et minuscule...à bientôt...

                • Milarepa-voyageurdanslespace
                  • Posté à 13h44 le 26/08/2008
                  • Internaute 47205
                    retraité

                  Il y a des bancs dans ta ville, tu es un bobo ! ! !

            • wieeinstlilimarleen
              • Posté à 22h57 le 25/08/2008
              • Internaute 6659

              « Ben oui, quelle faute de goût… Un Petrus ou un Pomerol c’est quand même meilleur. L’alcoolisation massive est souvent répandue chez les personnes en situation de grande exclusion. Une façon de se mettre à l’abri de la réalité, d’oublier ce qui les entoure. »

              C’est épatant, cette manière de répondre sur la défensive.

              Si je répondais de la sorte, à votre propos « L’alcoolisation massive est souvent répandue chez les personnes en situation de grande exclusion », je répondrais : non sans blague ?

              Mais je vais m’abstenir et préciser qu’il ne s’agit pas de jugement de valeur mais plutôt d’un élément de contexte particulièrement explicite : avec un tel breuvage, il n’y a guère de doute que l’enivrement ne se fait pas par amour oenologique. Cela revient à dire ce que vous avez répondu ensuite, mais dans votre emportement, vous ne vous en êtes même pas rendu compte.
              Quand je parle de bobo, c’est exactement de cela : le fait pour certains gens de gauche d’inventer le discours de leur interlocuteur au lieu de l’écouter, et parfois, comme ici, de leur répondre en disant ce qu’ils ont suggéré tout en ayant l’impression de jouer au redresseur de tort.

              • Utilisateur désinscrit 2
                • Posté à 20h05 le 27/08/2008
                • Internaute 19086
                  nc

                Si je répondais comme vous, je dirais :
                Le problème avec les « non-bobos », c’est leur capacité déconcertante à poser des affirmations comme avérées sur ceux qu’ils nomment les bobos (terme fourre-tout, bien pratique pour désigner ceux qui ne sont pas en accord avec vous). « Ils sont comme si, ils font ça, ils pensent ça... » Dangereux de mettre les personnes dans des cases, de leur coller des étiquettes fondées sur des clichés. De se baser sur quelques mots pour juger et classifier des individus.
                Mais je vais m’abstenir... et préciser qu’en effet, mon commentaire aurait été plus pertinent si j’avais dit : L’alcoolisation massive est souvent répandue chez les personnes en situation de grande exclusion. Faut-il les blâmer de vouloir se mettre à l’abri de la réalité, pour oublier ce qui les entoure ?
                Quant à l’ironie, elle s’attaquait à vos mots, en aucun cas à votre personne. Encore une qualité des bobos me direz vous. Ils sont en mesure de faire la distinction entre un discours et la personnalité de leur interlocuteur !

      • Compté supprimé 2
        Compté supprimé 2 répond à wieeinstlilimarleen
        Compte supprimé 2
        • Posté à 20h09 le 25/08/2008
        • Internaute 40413
          Compte supprimé 2

        bien , bien reprenons.

        Depuis le nouveau code pénal le fait de vagabonder n’est plus un délit.
        vous etes d’accord ?

        Alors pourquoi créer une brigade de police pour ramasser les personnes en vagabondages ?

        Une anecdote pour vous situer la fiabilité pour reconnaitre le vagabondage : un prof de philo au look un peu négligé s’est fait embarquer !

        L’assentiment de la personne concernée pour aller au CHAPSA : je m’étouffe .
        La BAPSA a toujours tenu ce discours : « les sdf sont coopératifs pour aller dans un bus et etre conduits au CHAPSA. »

        Alors expliquons ce consentement joyeux pour partir en groupe en colonies de vacances !

        Le bus de la BAPSA est partagé par une vitre où sont installés les agents de la BAPSA.
        De l’autre coté de la vitre les volontaires pour ce merveilleux voyage.

        Le voyage débute à la Villette (est ce toujours le cas ?) et de 10h30 à 17 h on promène les SDF dans Paris .Ceci pour repérer et arreter les SDF : « tiens j’en vois un arrete toi ! ».

        D’ailleurs pour etre certain d’en ramasser le plus possible la BAPSA fait quelques descentes dans le métro.

        Le bus s’arrete vers 12 h30 pour que les agents aillent se restaurer .Mais, dites le : en enfermant les sdf dans le bus.

        Il n’y a aucun arret pour les sdf de 10 h30 à 17 h.

        Vers 17 h le bus arrive au CHAPSA : il est lavé au jet d’eau, à l’intérieur, par les « oranges ».

        Les « oranges » sont les anciens sdf qu’on « recycle » pour accueillir les nouveaux sdf .

        Les sdf ont fait leurs besoins, vomis se sont battus, ont violés .

        Ensuite, de leur plein gré ils sont envoyés sous la douche où j’ai vu monsieur des sdf se faire laver au balais brosse.

        Alors dites moi pourquoi les SDF fuient les bleus de la BAPSA et Nanterre ?

        Non Monsieur nous ne sommes pas de doux reveurs , nous savons pertinemment qu’un sdf qui entre par une porte ne sortira pas cadre sup par l’autre grace à notre travail.

        Mais Monsieur, que ce soit CHARLE ou moi : on a mis de l’humain là où personne n’ose en mettre.

        Alors vous gardez vos leçons ou vous mettez les mains dans le cambouis.

        La BAPSA permet de faire croire que Paris est une ville sans SDF aux touristes.

        PS : avez vous lu P.Declerck ,« les naufragés » ?

        • Utilisateur désinscrit 2
          • Posté à 20h26 le 25/08/2008
          • Internaute 19086
            nc

          Bonsoir Hestia,

          Les moeurs violentes et dégradantes dont tu parles ne sont plus la réalité quotidienne du CHAPSA. Un personnel qualifié est mis en place, les locaux sont rénovés et les conditions d’accueil ne sont plus celles décrites et vécues par Declerck dans les années 80. Certes, de grosses lacunes persistent à Nanterre, c’est loin d’être parfait (pour ma part, j’y étais de 1999 à 2002), mais les pratiques ne sont plus moyen-âgeuses.

        • wieeinstlilimarleen
          • Posté à 20h28 le 25/08/2008
          • Internaute 6659

          « Depuis le nouveau code pénal le fait de vagabonder n’est plus un délit.
          vous etes d’accord ?
          Alors pourquoi créer une brigade de police pour ramasser les personnes en vagabondages ? »

          Raisonnement illogique. La BAPSA n’a pas été crée en 1994 lors de l’apparition du nouveau code pénal, mais en 1954.

          Pour le reste, votre vision cataclysmique de la BAPSA et du CHAPSA ne correspond pas à ce que j’ai pu en voir. Non pas que tout est rose, loin de là (notamment concernant le CHAPSA), mais ces structures jouent un rôle qui n’intéresse guère de monde et ne sont pas haïe de l’ensemble des SDF.
          Si vraiment le but était simplement de ne pas voir les SDF, la BAPSA ne jouerait pas le rôle de taxi, on se contenterait d’arrêt anti-mendicité.
          Quant à la violence entre SDF, c’est une réalité incontournable, due à l’alcool et autres toxicomanies, due aussi à des troubles comportementaux expliquant le cheminement vers la déchéance, il n’est pas possible de la proscrire, même si est normal de tenter de la réduire, dès lors que des SDF sont regroupés.

          • Compté supprimé 2
            Compté supprimé 2 répond à wieeinstlilimarleen
            Compte supprimé 2
            • Posté à 20h51 le 25/08/2008
            • Internaute 40413
              Compte supprimé 2

            @ Marina
            tu me rassures : je t’assure que j’ai vu des horreurs ;

            @wi ......j’arrive pas à l’écrire !
            meme si la Bapsa a été créé en 1954 elle n’a plus à exister.
            Marina et vous me confirmer une évolution du CHAPSA : tant mieux.

            • Utilisateur désinscrit 2
              • Posté à 20h58 le 25/08/2008
              • Internaute 19086
                nc

              Et tout à fait d’accord avec toi Hestia pour dire que la BAPSA n’a pas lieu d’être. Travailleurs sociaux, personnel soignant sont habilités à le faire et sans aucun doute à mieux le faire.

              • wieeinstlilimarleen
                • Posté à 22h59 le 25/08/2008
                • Internaute 6659

                La BAPSA a le mérite d’exister. Les remplaçants ne se bousculent pas au portillon. Par ailleurs, comme on s’accorde à dire que l’alcool est une donnée inévitable du problème - entrainant des comportements violents dixit vous même-, il n’est pas certain qu’il soit possible de se contenter de travailleurs sociaux et de personnel soignant.

                • Compté supprimé 2
                  Compté supprimé 2 répond à wieeinstlilimarleen
                  Compte supprimé 2
                  • Posté à 08h45 le 26/08/2008
                  • Internaute 40413
                    Compte supprimé 2

                  Je vous vois venir !
                  Surtout que je suis allée voir votre blog : vous allez nous parler de la sécurité !

                  • wieeinstlilimarleen
                    • Posté à 14h18 le 26/08/2008
                    • Internaute 6659

                    Il me semble que c’est une donnée du problème. Vous m’avez devancé pour dénoncer la violence qui peut régner entre ou auprès des SDF.

      • Grégory
        • Posté à 06h57 le 26/08/2008
        • Internaute 12569

        J’aime bien vos interventions même si au fond je ne suis pas d’accord.

        Ca me semble simple : il y a un boulot précis, et il n’y a pas de raison valable pour que le pompier induise un filtre de son cru là dedans. S’il y a 20 SDF imbibés et malades à récupérer, c’est pous sa pomme.

        Si ça ne lui plait pas, libre à lui d’oeuvrer dans le syndicalisme ou de changer de taf. Mais de même qu’un policier ne doit pas commencer à décider qu’il ne mettra pas d’amendes pour les chiens qui chient car « il aime les chiens », le devoir du pompier est d’y aller. Et si c’est la cinquième fois dans la semaine pour le même SDF, c’est effectivement un problème, mais qui ne se résout pas en le laissant crever. Ce n’est pas tant une question d’humanisme que de professionnalisme.

        • wieeinstlilimarleen
          • Posté à 14h22 le 26/08/2008
          • Internaute 6659

          Reste à définir quel est le boulot des pompiers. A ma connaissance, il ne s’agit pas de prendre en charge toutes les personnes en ivresse publique manifeste et malade qui trainent dans la rue. Il s’agit de prendre en charge ceux qui sont en péril imminent et nécessitent une hospitalisation sans délai.

          Quant aux policiers, en matière de verbalisation contraventionnelle, rien ne leur interdit d’être indulgents. Si toutes les infractions prévues par la loi étaient régulièrement verbalisés, tous les citoyens se verraient verbalisés quotidiennement. Même cracher dans la rue peut être verbalisé ! Sans parler de traverser sur la chaussée au rouge pour les piétons, ou hors des clous alors qu’existe un passage protégé à moins de 50 mètres.

      • bloqué le 24.09.09
        • Posté à 09h17 le 27/08/2008
        • Internaute 25106

        wieeinstlilimarleen tu dis :

        « ce quelque chose est de la responsabilité des autres, notamment des sapeurs pompiers ou de la police. »

        Moi je pensais ¨que mes impôts finançaient une police pour venir en aide aux personnes dans la détresse. Ce qui est exactement la situation des SDF.

        La police je la finance pour ça, pas pour aller dans les écoles faire la chasse aux enfants, et pas pour nettoyer les foules autour des ordures qui nous gouvernent.

        Les bobos c’est des gens pas mal finalement : au moins ils ne sont pas d’extrême droite comme l’UMP (de sarko et pasqua).

      28 autres commentaires
    • Dave Feng
      • Posté à 19h59 le 25/08/2008
      • Internaute 27954

      1/ Vous allez un peu vite avec la BAPSA, comme un autre riverain vous le fait remarquer. Ses missions évoluent, et ses membres font des efforts. Je n’aurais aps votre sévérité avec eux - le problème est plutôt que ce sont des policiers, et que, malgré tous les efforts qu’ils pourront faire, ils ont été formés au maintien de l’ordre, et pas au social (je précise que j’ai souvent vu des gens de al BAPSA faire preuve d’un sens réel de l’écoute, de l’accompagnement, etc... mais ils restent habillés en bleu et c’est un problème).

      2/ Quant au fait que les associations ferment l’été, cela appelle trois commentaires. Les associations reposent en bonne partie sur des bénévoles, qui partent en vacances l’été. Une partie des personnes de la rue quittent Paris l’été (et les associations ont du mal à convaincre les bénévoles de décaler leurs vacances quand l’activité ralentit). Enfin, depuis 2000, les fermetures complètes d’association diminuent (en raison, notamment, de ce fait, justement rappelé chaque année par « Les Morts de la rue » : la plupart des personnes sans domicile meurent en début d’automne, en raison de l’épuisement qu’a pu provoquer l’absence de lieu d’accueil l’été). - En fait, je suis d’accord avec vous, mais il faudrait peut-être voir comment des lieux d’accueil de jour et de nuit public pourraient fonctionner l’été*.

      3/ Quant aux pompiers, le problème demeure la notion d’urgence. Un gars qui est dans la rue et s’abîme physiquement, cela ne rentre pas dans la définition de l’urgence des pompiers. Je crains qu’ils ne fassent pas dans l’urgence sociale - ils ont leur propre mission et sont parfois hésitants à s’occuper des personnes de la rue. Les hôpitaux aussi, à leur façon : ils ne veulent pas que la mission de l’hôpital soit changée.

      * Je sens déjà les esprits « sérieux » qui diront : encore de al générosité sur les deniers publics - je leur ferais remarquer que le gars qu’on a laissé agoniser dans la rue trois mois passera ses derniers jours à l’hopital, où, en une semaine, il aura coûté beaucoup plus qu’un place d’accueil pendant plusieurs mois. - Car le vraie raison qui explique qu’on ne fasse pas grand chose pour ces gars et filles, ce n’est pas le manque d’argent, c’est que, collectivement, cela nous gêne qu’ils aient accès au confort. On veut bien les aider, mais il faut qu’ils en bavent, qu’ils s’humilient - même si cela, à terme, nous coûte plus cher comme cela. - Bien sûr, nul ne pense cela ainsi, explicitement. Mais si, dans cent ans, on écrit l’histoire de notre société, je crains que cela ne saute aux yeux de l’observateur.

       
      • Compté supprimé 2
        Compté supprimé 2 répond à Dave Feng
        Compte supprimé 2
        • Posté à 20h16 le 25/08/2008
        • Internaute 40413
          Compte supprimé 2

        veuillez m’excuser mais je persiste et signe : la BAPSA n’a aucune légitimité à exister.
        Ils ne sont pas travailleurs sociaux et sont fuis par les sdf qui les nomment les bleus.

        Quant à la notion d’urgence elle n’a pas à etre apprécier en fonction d’un critère sociale : on n’a meme pas à répondre à un pompier de quel origine sociale est la personne qui demande du secours.
        Et pourquoi pas demander sa couleur de peau aussi ?

        • Dave Feng
          • Posté à 20h30 le 25/08/2008
          • Internaute 27954

          1/ Sur la Bapsa, je vous l’accorde, elle n’a pas de légitimité à exister. Toutefois, je désirais nuancer votre description de son action comme une simple action de police - on est plus à l’époque où ils coffraient les gens comme pour nettoyer les rues.

          2/ En revanche, sur la notion d’urgence, c’est moi qui persiste. Dans le cas qui nous est présenté, le gars est hébété, a des symptômes qui peuvent être interprétés comme de la sudation provoquée par le manque d’alcool... des choses qui peuvent décrire l’état permanent de certains clochards ; et pas un état d’urgence médicale. Il y a une urgence, mais elle n’est aps du ressort des pompiers - qu’est-ce qu’ils peuvent faire ? venir, filer une bouteille d’eau au gars, lui dire qu’il y a des coins où il peut passer la nuit. Ils n’ont pas de solution - ce n’est pas leur mission.

          Notez que ce que j’essaye de dire, ce n’est pas qu’il ne faut rien faire - mais l’idée est plutôt de passer par le 112, ou le 15 - ou le samu social (où il existe) - si on confie cette mission aux pompiers, cela confine à ne pas se poser la question de réponses adaptées.

        • wieeinstlilimarleen
          • Posté à 20h31 le 25/08/2008
          • Internaute 6659

          « Quant à la notion d’urgence elle n’a pas à etre apprécier en fonction d’un critère sociale : on n’a meme pas à répondre à un pompier de quel origine sociale est la personne qui demande du secours. »

          Savoir si une personne vit dans la rue n’est pas mettre en branle un critère social mais questionner sur un mode de vie, sur des circonstances d’existence et donc d’incident.

          Comprenez, par exemple, que policiers et pompiers gèrent différemment le cas d’un SDF de 40 ans bourré dans la rue et le cas d’une collégienne de 13 ans tout aussi bourrée dans la rue.
          Dans le premier cas, la rétention n’apportera rien au coutumier du fait et personne ne pourra être contacté pour le prendre en charge.

          • Compté supprimé 2
            Compté supprimé 2 répond à wieeinstlilimarleen
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            • Posté à 20h55 le 25/08/2008
            • Internaute 40413
              Compte supprimé 2

            comprenez bien que ce qui peut paraitre banale par téléphone nécessite quand meme un déplacement.
            Avoir une douleur dans le thorax peut paraitre banal : vous savez la suite.

            Non on n’a pas à demander si la personne a un logement ou pas pour une intervention de pompiers.

            • Dave Feng
              • Posté à 21h12 le 25/08/2008
              • Internaute 27954

              Quand vous appelez, pour vous ou pour autrui, les secours, vous demeurez au téléphone avec quelqu’un qui va vous poser des questions pour établir, non un diagnostic médical, mais une évaluation du degré d’urgence et des moyens à mettre en œuvre. - Si la personne qui a répondu au téléphone, après deux questions, s’est dit - voilà un gentil passant qui nous appelle pour signaler qu’il y a des personnes dans la rue, il est légitimé à estimer que c’est une urgence sociale et peut-être pas une urgence médicale.

              Finalement, je doute de l’intérêt de cet article. Son « information » nécessaire est de rappeler qu’il y a des gens dans la rue, et que c’est un scandale. Et c’est bien d’écrire sur cela, car cela évite que cette question soit invisible. Sinon, la critique de la réponse des pompiers, je crois que c’est sans intérêt - c’est une réponse logique, ni dégueulasse, ni infâme.

              Le bénéfice de cet article, finalement, est de rappeler qu’il faut s’arrêter auprès des gens, leur parler, et, en cas de problème, appeler le 112 ou le 15.

              • Compté supprimé 2
                Compté supprimé 2 répond à Dave Feng
                Compte supprimé 2
                • Posté à 21h25 le 25/08/2008
                • Internaute 40413
                  Compte supprimé 2

                quelle difference faites vous entre urgence sociale et urgence médicale ?

                Les pompiers doivent se déplacer pour vérifier si la personne n’est pas en danger (bien entendu aprés des questions pertinentes pour savoir si c’est un canular ou pas)quelques soient la façon de vivre de celui qui demande de l’aide et qui en a besoin.

                Ne me faites pas dire que les pompiers doivent se déplacer pour une rage de dents.
                Mais un homme à terre qui ne peut se lever relève des missions des pompiers.

                • Dave Feng
                  • Posté à 22h26 le 25/08/2008
                  • Internaute 27954

                  J’ai bien compris ce que vous soutenez, et je ne vous prête pas de position ridicule, rassurez-vous.

                  Prenons des exemples. Une famille se trouve expulsée, c’est une urgence sociale. Une personne se coupe une main, c’est une urgence médicale. - Un état physique qui est le lot quotidien de quelqu’un, même si c’est un état physique diminué (par l’épuisement, par l’alcoolisation) n’est pas un état d’urgence médicale. - Il y a une forme d’urgence sociale, de nécessité de parler, de voir si on peut amener les gens vers des soins, dans un dispensaire, par exemple. Il est certain que vivre dans la rue tue. Mais le danger n’est pas immédiat - c’est pourquoi, même si c’est une urgence, c’est une urgence d’un genre différent.

                  Je reviens encore sur la nécessité de cet article - à la fin, une ambulance est bien venue à la rencontre du gars.

                  Blâmer les pompiers dans cette affaire, c’est chercher à régler un problème (d’un point de vue technique) - tout en refusant d’affronter une question (qui relève du domaine politique). On trouve un coupable, et cela nous disculpe. Mais il ne me semble pas très logique de blâmer les personnes qui sont finalement en aval du problème.

                  • asozial
                    asozial répond à Dave Feng
                    Bobo Hipster from Gentrified (...)
                    • Posté à 15h11 le 26/08/2008
                    • Internaute 2273
                      Bobo Hipster from Gentrified (...)

                    tant que le problème politique ne sera pas résolu, ce sera au pompiers de s’y coller - ou aux associations, aux urgentistes, etc... et ça fait un moment que ça dure !

      8 autres commentaires
  • insomnia
    • Posté à 01h53 le 26/08/2008
    • Internaute 30262

    @bras gauche de la Vénus de Millau

    J’apprécie et approuve ce que vous faites. Le deal, dans quelques temps nous serons encore plus à faire parti des SDF.
    Je ne m’en fout pas et demain cela peut basculer à TGV.
    Merci d’avoir des personnes comme vous, et aimerai donné un peu de mon temps à rendre service
    Cordialement.

  • pablico
    pablico
    Co-NOBEL de la Paix
    • Posté à 17h37 le 25/08/2008
    • Internaute 14278
      Co-NOBEL de la Paix

    la médecine, les soins et la compassion à deux vitesses ?
    cela commence à entrer dans les moeurs... malheureusement

  • Cosette
    Cosette
    Délinquante amoureuse
    • Posté à 18h00 le 25/08/2008
    • Internaute 33774
      Délinquante amoureuse

    C’est dégueulasse !

    Il m’est arrivée la même chose,les pompiers n’ont pas voulu se déplacer à 5h du mat pour un gamin qui faisait un malaise (il avait abusé de certaine substances) en plus en détresse respiratoire ! !

    C’est le SAMU qui s’est déplacé,après avoir passé beaucoup de temps au téléphone....
    Depuis quand les pompiers doivent juger ? et à quel titre ?

    Donc 2 poids 2 mesures.

    Il faut secourir les accidentés « propres » et laisser les autres crever ! ! ! !

  • Gringo
    • Posté à 18h20 le 25/08/2008
    • Internaute 24805

    « - Ah, écoutez, si on doit intervenir chaque fois qu’il y a un SDF, on n’a pas fini »

    Effectivement, la phrase est terrible et définitive.
    D’abord, ça sous-entend qu’il y a beaucoup (trop) de SDF. Ensuite, s’ils ne se déplacent pas à CHAQUE fois et qu’ils ne se déplacent pas pour un épileptique en pleine crise, ils le font quand ?
    C’est d’autant plus abusé que la place F. Mitterand est juste à côté d’Euralille où les pompiers ont un service d’urgence.

  • Florence Grandon
    Florence Grandon
    journaliste
    • Posté à 18h45 le 25/08/2008
    • Journaliste 45015
      journaliste

    Pour rappel : il vaut mieux appeler le 15, ça tend à devenir la règle pour tout ce qui est du ressort de la médecine d’urgence. De toute façon, ils travaillent ensemble et c’est le médecin régulateur du 15 qui va décider d’envoyer ou non un médecin et une ambulance sur place (SMUR ou pompiers). Très souvent quand on appelle le 18 le soir et les weekend, la personne qui est de permanence gère les missions spécifiques des pompiers et ne prendra pas de décision médicale : il renverra l’appel vers le médecin du 15.
    Sinon, le 112 revient au même, et il est prévu que ce numéro soit LE numéro d’urgence à appeler partout en Europe, avec des prises en charge dans votre langue. A ma connaissance, ça ne marche pas encore très bien / ça dépend des endroits. En France le 112 arrive au 15..
    Pour ce qui est de la discrimination envers les personnes SDF ou étrangers irréguliers ou personnes qui ne peuvent pas payer, les services d’urgence ont obligation d’intervenir gratuitement. Mais très peu de gens connaissent leur droits, et de plus en plus, il y a un filtre qui s’opère : si la personne ne s’exprime pas correctement, si elle ne parle pas français ou n’est pas accompagnée par un francophone, si elle ignore qu’elle peut être soignée, alors en face les personnels médicaux ou secrétaires vont être tentés de ne pas les diriger vers les bons interlocuteurs, j’ai moi-même assisté à de telles scènes, surréalistes ! Quel intérêt ont ces personnes à ne pas vouloir soigner ?
    Cf. à ce propos le rapport 2007 de MDM (entre autres), Lien
    page 28 sur les SDF par exemple

    • wieeinstlilimarleen
      • Posté à 19h00 le 25/08/2008
      • Internaute 6659

      « pour ce qui est de la discrimination envers les personnes SDF ou étrangers irréguliers ou personnes qui ne peuvent pas payer, les services d’urgence ont obligation d’intervenir gratuitement »

      Vous avez déjà vu quelqu’un payer l’intervention de sapeurs pompiers ou de policiers ?
      Les services de secours ne sont pas payants, pour qui que ce soit.

      • Perez
        Perez répond à wieeinstlilimarleen
        ingé & zikos
        • Posté à 16h39 le 28/08/2008
        • Internaute 9534
          ingé & zikos

        c’est sur ca ? parce que a la montagne par exemple si vous vous petez une jambe sur une piste, va falloir payer si vous n’etes pas couverts par une assurance.
        Il me semble...

  • wieeinstlilimarleen
    • Posté à 19h07 le 25/08/2008
    • Internaute 6659

    Votre propos est celui d’une personne qui s’est attardé sur un SDF un jour dans l’année - un SDF ou un clochard, au fait ?

    C’est pas joli à voir, n’est-ce pas ? Mieux vaut-il éloigner cette gêne visuelle au moyen d’un fourgon de pompiers ou de police, même si la destination de l’indésirable ne lui sera d’absolument aucune utilité vu sa situation sociale ?

    Vous sentez une hésitation quand vous signalez l’homme épileptique, comme si cela était étonnant. Les Sapeurs Pompiers et le SAMU n’ont pas pour mission d’héberger tous les miséreux mais de secourir les personnes en péril, même si ça réconforterait le passant qui voit la misère un jour sur 366 de croire le contraire.
    C’est bien l’existence ou non d’un péril imminent qui importe ces services, qui importe les acteurs de ces services qui ont la gueule plongée dans la déchéance humaine tout le reste de l’année.
    Les appels pour signaler la présence de SDF, imprégnés d’alcool souvent, que ce soit au 15, au 17 ou au 18, ne sont pas des phénomènes rares. Comprenez que les services concernés s’assurent qu’ils ont réellement quelque chose de leur compétence à faire avant de se déplacer, quelque chose à faire d’autre que de déporter le problème un peu plus loin pour le bien être moral des bienheureux.

    • asozial
      asozial répond à wieeinstlilimarleen
      Bobo Hipster from Gentrified (...)
      • Posté à 19h59 le 25/08/2008
      • Internaute 2273
        Bobo Hipster from Gentrified (...)

      un épileptique en début de crise n’est pas en péril ? (et n’est-ce pas une cause de dégringolade sociale dans une société compétitive ?)

      • wieeinstlilimarleen
        • Posté à 20h13 le 25/08/2008
        • Internaute 6659

        Vu les signes décrits, vous pensez vous mieux qualifié que l’opérateur des sapeurs pompiers pour évaluer la nature de la crise. Vu ce qui nous est conté, aussi bien le SDF était tout simplement ivre, ou frileux, voire les deux de manière concomitante. Trembler fort, c’est un peu vague, trop vague pour être d’emblée qualifié d’épilepsie. Ces temps-ci, il fait froid : des SDF qui grelottent, ce n’est pas la rare, et les Sapeurs Pompiers n’ont pas de solution à ce problème (mais rien ne vous interdit de prendre en charge chez vous un SDF - ou de vous investir dans une association, si ce n’est problème vous tient à coeur).

        Bien évidemment, si grelottant dans la rue se trouvait une personne dont ce n’est pas le mode de vie habituel, ça aurait sans doute rendu bien plus évidente l’intervention des Sapeurs Pompiers. De la même manière, le plan alerte enlèvement n’est pas lancé lorsqu’une fille qui fugue tous les deux jours est signalée disparue alors que tout indique qu’elle est partie de son plein gré.

        Ca ne veut pas dire que c’est bien. Ca ne veut pas dire que nous vivons dans un monde merveilleux dont les bisounours sont jaloux. Ca veut dire qu’il faut arrêter de croire que les Sapeurs Pompiers/SAMU/Police peuvent parer à tous les problèmes sociaux qui sont quotidiens en France.

        (Heureusement qu’il y a des gens comme vous, paré, sur internet comme de bien entendu, à condamner au bûcher des Sapeurs Pompiers qui ne doivent ni aimer ni connaître leur travail)

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