L'enquête menée par une commission rwandaise détaille le rôle de la France avant, pendant et après les massacres de 1994.

La France n'a pas commenté officiellement la publication du rapport Mucyo sur le génocide rwandais, se contentant d'un communiqué du ministère des Affaires étrangères dénonçant des « accusations inacceptables ». Rue89 en publie les extraits significatifs du texte élaboré à Kigali, avant d'en commenter les conclusions.
Fort de ses 331 pages, le rapport de la « Commission nationale indépendante chargée de rassembler les preuves montrant l'implication de l'Etat français dans le génocide perpétré au Rwanda en 1994 » est composé de trois parties : avant, pendant et après le génocide.
En préambule, il compare l'attitude des grandes puissances, notamment la Belgique et les Etats-Unis, et le rôle joué par chacune d'entre elles à l'ONU. Kigali n'épargne pas les alliés de la France, mais note que Paris occupe une place particulière dans cette affaire (p.13) :
« Si les acteurs internationaux dont l'action vient d'être passée en revue ont collectivement une part de responsabilité dans l'inaction internationale face au génocide, cette responsabilité ne saurait être analysée au même plan que rôle de la France.“Nombre d'études antérieures à l'enquête de la Commission ainsi que le travail de cette dernière montrent que l'action française diffère fondamentalement par son ampleur et dans sa nature.”
Premier acte : l'offensive de la rébellion du Front patriotique rwandais (FPR), venant d'Ouganda, ouvre un front au nord du Rwanda en octobre 1990. La France n'arrive pas à saisir la nature exacte de cette offensive. S'agit-il d'une offensive ougandaise ou de rebelles Tutsis appuyés de l'intérieur ? Ambiguïté qui parcourt l'ensemble du rapport.
Après une rapide percée, le FPR bat en retraite sous l'assaut conjugué des troupes françaises et zaïroises, venues soutenir le régime du président Habyarimana. La Mission d'assistance militaire (MAM) se retrouve engagée dans des opérations de guerre et de contre-guérilla, sur le mode du “conflit de basse intensité”, sans que cela ne soit reconnu officiellement par la France (p.18) :
La France n'a d'ailleurs pas attendu cette première attaque pour accroître considérablement ses livraisons d'armes au régime. Comme le montre le tableau récapitulatif (p.20), les livraisons passent de 19 millions de francs en 1988, à 116 millions en 1989 et 191 millions en 1990. Les services de renseignements ont donc anticipé la radicalisation des actions des réfugiés rwandais d'Ouganda.
Très vite, sur décision du président François Mitterrand, une politique de soutien se met en place qui s'articule principalement autour d'une coopération militaire renforcée, dont l'objectif est d'amener chaque camp à faire des concessions pour négocier.
L'un des meilleurs connaisseurs du dossier, un diplomate nommé Dominique de Villepin, résume ainsi cette “ vision ” dans une note du 24 juillet 1992 (Villepin est alors directeur-adjoint des Affaires africaines et malgaches au Quai d'Orsay) :
“ L'action de la France au Rwanda est guidée par une volonté de stabilisation et un souci d'apaisement. Elle comporte un volet diplomatique et un volet militaire. Le premier nous a amenés à encourager le processus d'ouverture au Rwanda et à soutenir les efforts régionaux de paix ainsi que le dialogue entre les parties en conflit. ]…]” Le second, complétant le premier, nous a conduits à dépêcher des militaires sur place, afin de protéger nos ressortissants, et à intensifier notre coopération militaire auprès de l'armée rwandaise. La déstabilisation du Rwanda, si elle se produisait, sonnerait en effet le glas du processus de démocratisation, dans un contexte d'exacerbation des tensions communautaires. »
A chaque fois que le FPR lance une attaque surprise, le soutien français se renforce, changeant à la fois de nature et de dynamique. Plus le conflit se durcit, plus le soutien devient secret et « indirect » comme disent les stratèges.
Outre l'envoi de plusieurs régiments parachutistes pour sécuriser la capitale et protéger les ressortissants français, cette coopération comporte plusieurs volets plus ou moins clandestins. S'appuyant sur une note du chef des renseignements militaires rwandais, le rapport note (p.39) :
Autre volet, dès mars 1991, la mise en place d'un Détachement d'assistance militaire et d'instruction (Dami), qui ne sera pas publiquement annoncé (p.27), une force dont l'objectif est de mettre à niveau les faibles Forces armées rwandaises (FAR) :
Ces conseillers spéciaux sont nombreux (p.46), présents à tous les échelons de la hiérarchie politico-militaire (infanterie, gendarmerie, aviation, unité para-commando, garde présidentielle, écoles d'officiers et de sous-officiers). Régulièrement, les conseillers français font le point avec leurs homologues rwandais, lors de réunions d'Etat-major (p.44) :
« Entre autres thèmes, les réunions d'états-majors auxquels participent les officiers français traitent de l'état psychologique d'unités particulières et du moral de l'armée rwandaise dans son ensemble, de tactique, de sécurité publique. La réunion du 5 mars 1991 s'est beaucoup attardée sur la question de l'insuffisance des effectifs.'A ce sujet, le lieutenant-colonel Canovas a souligné que cette insuffisance des effectifs devra être compensée par l'articulation de la défense autour des armes collectives, la constitution d'une réserve d'intervention décentralisée, l'utilisation des patrouilles motorisées et à pied ainsi que des postes d'observation et postes d'écoute'. »
Le printemps 1991 marque un premier tournant. Prenant conscience de la faiblesse de son armée régulière, le président Habyarimana décide, sur les conseils des officiers français, de développer un programme parallèle dit « d'autodéfense civile ».
Si ce programme « d'autodéfense civile » ne recoupe pas toujours l'activité des milices des partis politiques (les fameux « interahamwe »), il s'en rapproche fortement au niveau local. Le rapport indique que les soldats français des unités d'élite ont, de 1991 à 1993, participé de près à la formation de ces miliciens (p.54) :
« Enfin, les accusations de formation des interahamwe par des militaires français sont de deux ordres.“La première série d'accusations affirme que les militaires français ont bien formé ces miliciens, mais en les exonérant en partie, arguant qu'ils ne savaient pas qu'il s'agissait de civils, que dans les camps d'entraînement la distinction entre civils et recrues militaires aurait été difficile à effectuer.
‘L'autre type d'accusations présume que les militaires français savaient qu'ils entraînaient des civils appartenant aux interahamwe.’
Les témoignages de ces sessions de formation abondent. Ils se focalisent sur plusieurs lieux : des camps militaires (Bigogwe, Gabiro Mukamira, Gako) ou parfois le campus d'une université (Nyakinama). Dans le camp de Gabiro, un conseiller communal raconte (p.55) comment quatre Français dont le ‘ capitaine jacques ’ ont encadré des civils sélectionnés pour s'entraîner au tir et recevoir un enseignement théorique sur l'ennemi.
Autre récit, précis et circonstancié, fait par un paysan devenu un interhamwe sous la supervision des militaires, dans le camp de Mukamira, près de Ruhengeri (p.65).
Dans un relevé de conclusions, le rapport peut sans difficulté dresser un constat sévère, même s'il a déjà été documenté par le passé (p.74-75) :
“Les militaires français ont donc, objectivement, une part de responsabilité dans la préparation du génocide de 1994, en ayant contribué à l'intensification de la formation des interahamwe qui en ont été le fer de lance.‘Enfin, ils ont, objectivement, une part de responsabilité dans les massacres que ces derniers ont commis durant le génocide proprement dit puisque nombre de ces interahamwe avaient été formés par eux.’
En nuançant tout de même la portée de l'accusation :
‘ Il n'y a pas, à cette heure, d'éléments de preuve directe qui permettraient d'affirmer que les militaires français savaient que la formation qu'ils donnaient aux interahamwe, notamment après la signature des accords de paix d'Arusha du 4 août 1993, était destinée à commettre le génocide débutant en avril 1994.A la fin de l'année 1993, alors que les militaires français participent à l'intensification de la formation des interahamwe dont les effectifs se comptent alors par milliers, on est en droit de s'interroger sur les raisons d'une telle intensification.
Question d'autant plus troublante que les autorités militaires françaises connaissent la nature de ces milices interahamwe. A quel type de combat ou de guerre les militaires français pensent-ils alors les entraîner ? ’
Nous reviendrons sur cette dernière question. Dans la panoplie des dispositifs de coopération mis en place par la gendarmerie, celui du fichier des personnes recherchées et à surveiller (Pras) informatisé par les Français, suscite de nombreuses interrogations (p.82 à 84) : aurait-il servi à établir les listes de noms utilisées pendant le génocide pour tuer les ‘ ENI ’ (le terme utilisé pour désigner l'ennemi tutsi) ? Seule certitude : grâce à leur présence au sein du Centre de recherche criminelle et de documentation, les gendarmes français sont très bien informés sur les ‘ massacres ethniques ’ commis en 1992 et 1993.
La présence de plusieurs centaines de soldats français, d'octobre 1990 à décembre 1993, aurait aussi provoqué de nombreuses exactions. La première est connue et largement documentée. Il s'agit de la présence des militaires tricolores aux ‘ barrières ’, sorte de check-points tenus par les soldats rwandais pour filtrer la population tutsi (sur la foi des cartes d'identité mentionnant l'appartenance aux groupes hutu, tutsi ou twa). Une fois arrêtés, les Tutsi sont en général exécutés sans autre forme de procès ou incarcérés.
Ces barrages filtrants s'accompagnent souvent d'exactions, comme le raconte (p.89) Emmanuel Nkuliyingoma, arrêté en 1992 à la barrière de Shyorongi, près de Kigali, par des militaires français et rwandais. Il précise avoir ‘ vu aussi une jeune fille tutsi nommée Brigitte Umulisa subir les mêmes choses à la même barrière ’.
Suit une série de récits (p.90) de viols de femmes par des soldats français, d'assassinats de civils tutsis dans le camp militaire de Kanombe et la description d'une séance de tortures subis par un prisonnier de guerre, capturé sur le front en novembre 1990.
Jean-Paul Gasore était ingénieur mécanicien au sein de l'APR. Emmené à l'Etat-major des FAR au camp Kigali, il est ‘ interrogé à plusieurs reprises par le lieutenant-colonel Anatole Nsengiyumva, chef des renseignements militaires, accompagné d'officiers français ’ (p.105) :
‘ J'ai refusé de répondre à ces questions. Nsengiyumva a alors ordonné aux soldats rwandais de me frapper. Ils m'ont attaché les bras par derrière, puis se sont mis à me battre violemment avec des coups de matraque et de crosses. Ils alternaient les coups avec l'utilisation des fils électriques qu'ils mettaient sur diverses parties de mon corps pour me faire souffrir. L'officier français observait ce qui se passait tout en discutant avec Nsengiyumva. ’
Le décompte des victimes des massacres de 1990 à 1994 est synthétisé dans un tableau (p. 111 et suivantes).
La partie suivante -consacrée au génocide- dévoile des aspects encore très méconnus du génocide qui, pour mémoire, fit 800 000 morts en trois mois, du 7 avril 1994 à la mi-juillet. Au début des massacres, rappelle le texte, il y a entre 24 et 70 soldats français stationnés au Rwanda, selon les sources. L'opération d'évacuation des ressortissants européens s'achève le 14 avril et après… plus rien, officiellement tout du moins (p. 157) :
‘ Officiellement, la présence militaire française au Rwanda s'est terminée avec le départ des derniers éléments venus mener l'opération Amaryllis d'évacuation des Français et des étrangers du 9 au 14 avril 1994.Dans le cadre de cette opération, un détachement du COS est maintenu à Kigali et placé sous le commandement du Chef d'état-major des Armées. Parmi les points énumérant sa mission, on lit guider toute opération d'appui aérien’, ‘s'exfiltrer si nécessaire'.’
En réalité, l'armée française laisse alors des ‘ sonnettes ’, membres de forces spéciales. Plusieurs témoins racontent avoir vu des soldats français à Kigali pendant le génocide (p. 159). Puis, le rapport revient sur une opération d'envergure, fort peu documentée, qui eut lieu en juin dans la région de Gisenyi, autour du camp de Mukamira.
Une équipe du COS (commandement des opérations spéciales) évacue alors des civils, occidentaux, probablement les ‘ sonnettes ’ laissées derrière les lignes. C'est en tout cas le sens de l'analyse d'un chercheur belge, Olivier Lanotte (p.161) lorsqu'il évoque le rapport du colonel Rosier, patron des équipes du COS :
En conclusion, les rapporteurs évoquent l'hypothèse d'une évacuation d'armes lourdes françaises ‘prêtées’ aux FAR (p.162)
‘Il y a fort à parier que la mission d'extraction du COS du camp Mukamira concernait plutôt les armes lourdes françaises, tout particulièrement les mortiers 105 mm comme l'indique en témoignage Jean-Paul Nturanyenabo.
Ces armes lourdes, repérables par les troupes du FPR surplombant la région, étaient plus délicates à déplacer, elles auraient pu être la cible d'une attaque. Ces mortiers avaient été amenés par le colonel Rosier en juin 1992, mais étaient toujours restés sous la garde des militaires français.’
Cette partie s'achève sur la liste des livraisons d'armes clandestines, opérées par les services français, auprès des FAR ou directement vers les miliciens. Et la conclusion est accablante (p.168).
Détail : le lecteur trouvera (p.168) la liste des officiers rwandais des FAR condamnés par le TPIR ou en jugement qui, tous, furent les relais et frères d'armes des officiers français.
Le rapport Mucyo se termine par une longue analyse de l'opération Turquoise (22 juin-21 août), toujours présentée comme une intervention internationale d'interposition humanitaire. Officiellement, la France est là pour faire ‘ cesser les massacres ’.
Officieusement, le FPR la soupçonne d'agir en sous-main pour éviter un effondrement total des FAR, acculées à la défaite. Plusieurs éléments viennent appuyer cette hypothèse :
- Les très nombreux cas de viols racontés par des victimes ou des témoins, viols commis par des militaires français dans les camps qu'ils ont occupé pendant l'opération (p.180 à 200).
- Une collaboration active avec les miliciens interahamwe, notamment autour des camps de réfugiés tutsis, comme celui de Nyarushishi (p.211).
- Des cas d'assassinats ou de complicités d'assassinats de civils tutsis identifiés comme tels (p.233).
- Une collaboration active avec les autorités légales génocidaires (bourgmestres, conseillers communaux, administrations préfectorales) (p.239).
- Plusieurs cas de larguages de civils tutsis depuis un hélicoptère, en particulier dans la région de la forêt de Nyungwe (p.252 à 262).
- A nouveau, de très nombreux témoignages de cas de viols commis sur des femmes tutsis, identifiées comme telles (p.270).
‘ Les abus sexuels commis par les militaires français sur les rescapées du génocide ne se faisaient pas toujours en usant de la force physique. Mais les circonstances dans lesquels ces relations sexuelles avec les rescapées se commettaient étaient telles que ces filles et femmes violées n'avaient pas d'autre choix que celui de se soumettre.
Elles avaient vécu deux mois et demi de chasse aux Tutsi, et le contexte dans lequel elles se trouvaient pendant la présence des militaires français était toujours marqué par des violences meurtrières. Souvent, c'était des interahamwe qui servaient de rabatteurs pour les militaires français.’
- Une aide à l'exfiltration de plusieurs membres du gouvernement intérimaire (celui du génocide) vers le Zaïre et l'incitation à fuir dans la même direction adressée à la population (p.275).
Ces derniers récits, notamment les témoignages nombreux et pour certains recoupés de viols, suscitent à la fois un sentiment de dégoût et un incroyable malaise. Car de deux choses l'une : soit tout est faux et il faut le prouver, soit c'est vrai, et alors la France officielle ne peut rester atone.
Question : les responsables français savaient-ils vers quelle impasse cette politique africaine allait les mener ? A ce stade, n'oublions pas que le terme de ‘génocide’ est toujours une qualification juridique, a posteriori, des faits.
Sans verser dans l'anachronisme, qui consisterait à relire les événements d'hier avec nos yeux d'aujourd'hui, il est nécessaire maintenant de revenir à l'histoire rwandaise, pour comprendre comment la France a perdu là-bas, au pays des milles collines, une guerre révolutionnaire implacable.
Gabriel Périès, politiste et David Servenay, journaliste, ont co-écrit ‘Une guerre noire, enquête sur les origines du génocide rwandais (1959-1994)’, La Découverte, 2007.





















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De jyeden
khmer vert ( age des caverne, bougi... | 14H52 | 25/08/2008 |
le genre d'accusation porté par cet article est terrible.
On ne peut donc pas accuser ansi sans preuve
plus les faits reprochés sont graves, plus on doit etayer ses accusations
reprendre simplement un rapport partial sans l'analyser,ni le recouper, ni le verifier n'est pas un acte de journaliste
rue 89 aurait pu nous dire par exemple
-qui composait la commission qui a rédigé ce rapport
- sur quelle preuve, documents et témoignages cette commission s'est appuyés
Ces derniers huit jours Rue 89 a fait un tres bon travail de journaliste en « demontant » un texte de BHL et en faisant voir un « bidonnage » d'une secretaire d'etat (sur le prix des fournitures scolaires)
alors, pourquoi publier des extraits d'un rapport venant de kigali sans le soumettre à verification.
il y a des éléments GROSSIERS dans ce rapport et ça saute aux yeux
à jyeden
De Grégory
15H01 | 25/08/2008 |
Pas aux miens. Je vois beaucoup de témoignages que je sais grée à Rue 89 de ne pas tous reprendre (la longueur de l'article me semble déjà record) et je comprends que ceux ci sont présentés de façon exhaustives dans le rapport. C'est peut être le document que vous voudriez lire, d'ailleurs.
Quand à la question des auteurs, elle a déjà été traitée il y a plusieurs jours, mentionnant qu'effectivement on peut soupçonner une instrumentalisation de ce rapport pour détourner l'attention des accusés coté Rwanda. Il me semble cependant que la nature et le ton de l'article que nous venons de lire indique que le(s) journalistes en charge du dossier ont été secoué par le rapport en question, et que celui ci est étoffé.
à jyeden
De David Servenay
Rue89 | 17H12 | 25/08/2008 |
Vos remarques sont très justes, cher jyeden, c'est pourquoi nous avons entrepris d'y répondre dès la sortie du rapport Mucyo. C'était le 5 août dernier. C'est à lire ici :
http://www.rue89.com/2008/08/05/genocide-rwandais-politiques-et-militair…
Vous pourrez aussi vous reporter à cet article, consacré aux réactions suscitées sur le web par cette publication, article publié le 21 août :
http://www.rue89.com/2008/08/21/genocide-rwandais-le-role-de-la-france-a…
Enfin, rassurez-vous, cette série n'est pas terminée. Il y a tant de choses à dire sur le sujet.
De Phil2922
Retraite invalidité | 15H31 | 25/08/2008 |
La nature humaine n'est pas forcément que bonne. Mais les exactions se feront plus facilement avec une tenue militaire. Je frémis à l'idée de ce qui s'est passé en Géorgie, en Ossétie. Parmi les soldats russes, il ne doit pas y avoir que des « enfants de choeur »… !
De la même façon, mes pensées vont aux civils afghans. D'après la commission afghane indépendante des droits de l'homme, plus de 900 civils ont été tués depuis début 2008…
Quand aux malheureux Tutsis, je crains que les responsables de leurs massacres passent à travers les mailles du « secret défense »…
http://phil195829.overblog.com
De Pharisien
Pas bien situé | 15H32 | 25/08/2008 |
Bis repetita…
De Gaétan Sebudandi
Journaliste | 15H58 | 25/08/2008 |
Cette analyse du rapport de la Commission Mucyo - du nom de l'ancien ministre de la Justice qui la présidait - a le mérite de souligner la concordance entre les conclusions de ladite commission avec les révélations de l'enquête très fouillée, menée au Rwanda et dans les milieux militaires francais par David Servenay et Gabriel Périès. Deux spécialistes francais des questions stratégiques. L'un journaliste et l'autre politologue spécialisés dans l'étude des convulsions des pays émergents ou en développement. L'enquête de ces deux chercheurs francais, « Une Guerre Noire », a été publiée en 2007. Elle recoupe l'essentiel des témoignages recueillis par le rapport de la Commission rwandaise sur l'implication de la France dans le génocide des Tutsi en 1994.
On peut difficilement prétendre que ces accusations reposent sur des tentatives de pressions et de manipulations, exercées par le pouvoir de Kigali sur des populations sans défense. Les journalistes francais n'avaient, à ma connaissance, aucun moyen de pression de cette nature. Par ailleurs, les conclusions du rapport de la Commission Mucyo ne reposent pas uniquement sur des témoignages tardifs. Elles s'appuient sur une série de documents émanant des responsables francais, comme des organes du pouvoir à Kigali, qui ont planifié, organisé et piloté l'exécution du génocide au Rwanda.
Enfin, n'est-il pas suffisamment probant, le fait que les premiers appareils de l'opération Amaryllis de l'armée francaise, envoyés à Kigali pour évacuer les ressortissants francais et les expatriés en avril 1994, aient ramené en France la famille de l'ex-président Habyarimana et les principaux dignitaires du régime ? C'est-à-dire ceux qui n'avaient rien à craindre des barrages érigés par les tueurs dans les rues de la capitale. En oubliant sur place les employés rwandais de l'Ambassade de France et du Centre culturel francais. Parce que ces malhereux appartenaient à l'ethnie « tutsi ».
Il est vrai que le fichier informatique du Centre de Recherche criminel, comportant l'identité ethnique et les données personnelles de l'ennemi intérieur du régime, avait été concocté et livré aux autorités de Kigali par un officier supérieur de gendarmerie, adjoint à l'attaché militaire de l'ambassade de France.
à Gaétan Sebudandi
De Victor NGIRABATWARE
20H27 | 25/08/2008 |
Ou avez vous vu que le PRAS comportait l'identité ethnique et les « données personnelles » de l'ennemi intérieur du régimme ?
Fantasme !
De dianne0
rien | 16H01 | 25/08/2008 |
citation « Au début des massacres, rappelle le texte, il y a entre 24 et 70 soldats français stationnés au Rwanda, selon les sources. “
Si c'est vrai, ce rapport est à pleurer tant la mauvaise foi est patente dans la ‘délégation’ de responsabilité. Si c'est faux, on peut s'interroger sur la validité du reste.
à dianne0
De David Servenay
Rue89 | 22H12 | 25/08/2008 |
Un mot sur les sources de ces informations : 24, c'est le nombre avancé dans la mission d'information parlementaire pour décrire le dispositif de l'AMT, l'Assistance militaire technique, présente en avril 1994 au Rwanda. 24 coopérants militaires, répartis dans différentes unités.
70, c'est le nombre avancé par Michel Roussin, ministre de la Coopération, dans un entretien à RFI courant avril.
Concernant la « délégation » de responsabilité, c'est effectivement la notion au coeur du débat. Mais vous verrez que pour comprendre la planification de ce génocide, il faut remonter quelques mois et même quelques années en arrière, où l'armée française tient alors toute sa place dans les mécanismes de décision au Rwanda.
Cela répond-t-il à vos interrogations ?
à David Servenay
De Victor NGIRABATWARE
21H00 | 26/08/2008 |
La bonne réponse est plus près de 24 que de 70 !
On ne répétera jamais assez que, à partir du 15 décembre 1993, il ne restait que 24 coopérants français au Rwanda (et à peu près autant de coopérants belges, mais les belges n'intéressent pas monsieur SERVENAY. Il y avait aussi quelques coopérants militaires allemands - même remarque ! ).
Les coopérants militaires français ont été évacuès lors de l'opération Amaryllis dans la première quinzaine de mai 94.
Il ne restait donc aucun militaire français au Rwanda au moment où se commettait l'essentiel du génocide (mi mai à fin juin 94).
Cette observation fait litière à elle seule des accusations de ce rapport qui prétendent que les français participaient aux massacres aux barrières. Ces massacres se sont produits en leur absence ! ! ! !
De V comme vendetta
Ecrivain | 16H07 | 25/08/2008 |
Comment peut on perdre son temps à « étudier » ces « rapports » commandés, financés, écrits par des gouvernements ennemis ? L'Histoire s'est toujours écrite par les vainqueurs, et dans ce cas précis, ceux-ci sont encore au pouvoir à Kigali. Si la France doit regretter quelque chose au Rwanda, c'est uniquement d'avoir misé sur le mauvais cheval.
On voit très bien où ils veulent en venir, et leurs oublis sont bien plus parlant que les vérités qu'ils mettent en avant.
Je regrette que Rue89 semble accorder de l'importance à cet agit-prop. Elle fait partie des armes destinées à obtenir un objectif précis, en vue d'un marchandage sur l'éventuel retour de subsides français au Rwanda. Un leurre stratégique.
Ils tapent évidemment là où ça fait mal, comme par exemple la gestion idiote de Mitterrand d'un pays qu'il ignorait, où Tonton y reproduisait ses propres limites idéologiques (le Rwanda comme chasse gardée française en lutte contre l'influence américaine ; les Hutus comme les « sans-culotte » face aux « seigneurs » Tutsis etc.). La débâcle de nos élites, du M.A.E où d'ailleurs, est terrible. Le passage relatant les « notes » de DdV est symptomatique. On croirait lire un article du Monde…
De sylvainD
marié | 16H09 | 25/08/2008 |
Mieux vaut tard que jamais : JO obligent sans doute, cette réaction de Rue89 s'est fait quand même un peu attendre (même si un 1er article en avait déjà parlé). Contrairement à ce qui est dit dans les commentaires ci-dessus, je ne pense qu'elle fasse parler d'elle, cette réaction. Tout est mis en oeuvre en France pour enterrer cette triste affaire, et pour décridibiliser ce rapport Mucyo (ce rapport est disponible sur http://izuba.info/Nuitrwandaise/spip.php ? article99).
Même si ce rapport est à moitié faux (je le dis pour faire plaisir à ceux qui défendent sans réfléchir notre grande patrie des droits de l'homme), lorsque l'on connait le comportement de beaucoup de nos chers bidasses en terre africaine, et l'intérêt presque psychotique de F Mitterrand pour le Rwanda, on ne peut pas faire l'étonné.
En 1994, les médias français dans leur ensemble ou presque, au courant de ces évènements, n'ont rien dit (censure ou auto-censure ? ), raison d'état oblige. Seuls quelques uns, comme P de St Exupéry du Figaro (et oui), s'est insurgé du rôle de l'Etat français. Mais le Monde, Libé …. ? 3 fois rien. Pourquoi cela changerait aujourd'hui ? Ce ne seront ni Sarkozy, ni Kouchner, qui motiveront la presse.
Que nos chers nationalistes soient fiers de leur patrie et de ses actes, mais surtout, surtout, qu'ils ne se renseignent pas sur la politique étrangère, et notamment africaine, de la France, car ils risqueraient de s'affoler, et de changer d'avis.
SylvainD (http://reactions.unblog.fr)
De le8iemeclone
Etudiant | 16H52 | 25/08/2008 |
Les propos de David75 fleurtent énormément avec ceux utilisés par les négationnistes et les révisionnistes, tout comme ils fleurtent avec ceux de Nicolas Sarkozy sur la colonisation.
Il y a du relâchement !
France réveille-toi !
De padiran
Chroniqueur mondain | 17H02 | 25/08/2008 |
Sarkosy à été à Maillé pour « réparer » un oubli de la France. C'est par une autorité judicière Allemande que nous avons appris cette tuerie gratuite. A l'occasion de cette découverte, nous avons aussi appris que les crimes de guerre sont prescrits en France, contrairement à l'Allemagne. Le Ruawda n'est qu'un épisode dans le grand étouffoir national, il faut s'imaginer les horreurs perpétrés au nom de l'intérêt supérieur de la nation en Cochinche (actuel Vietnam)ou en Algérie. Nos meilleurs « spécialistes » n'ont ils pas prétés mains fortes aux généraux d'Argentine et autres « paradis » sud américain pour faire parler les opposants aux régimes en place ?
Quand un pays prescrit les crimes commis en son nom, peut on apporter quitus à ses dirigeants quand ils jurent la main sur le coeur que le rapport de la Commission Mucyo n'est que tissus de mensonges et affabulations ?
De verseau974
17H21 | 25/08/2008 |
Je rajouterai que le centre de formation américain à la toruture physique qui se trouvait au Panama ( du temps de Noriega ? ) a intégralement copié les méthodes que notre armée utilisait en Afrique du Nord, au Vietnam lorsque le continent ne voulait surtout pas larguer les colonies.
Comme l'écrit un autre intervenant , qui d'entre nous est prêt à ne plus utiliser sa voiture , ne plus acheter de produits de grande consommation importés ? Certes, si tout ceci est vrai , c'est scandaleux. Personne n'a jamais dit que l'armée française était une armée de vertueux.
Une question en passant : lequel des dirigeants de l'époque a appelé les puissances européennes à conquérir , à coloniser les autres continents ? ? ? ? ?
à verseau974
De Victor NGIRABATWARE
20H32 | 25/08/2008 |
Oui, c'est bien connu … et c'est sans doute aussi l'armée française qui a formé le NKVD pour les grandes purges staliniennes de 1937 !
à Victor NGIRABATWARE
De padiran
Chroniqueur mondain | 20H44 | 25/08/2008 |
Ne serait pas plutôt le NKM pour les purges écologiques du grenel de l'environnement ?
De actimem
17H07 | 25/08/2008 |
La France défendait ses intérêts vitaux ! alors on la ferme. On est content d'avoir le carburant qui coule à flot chez Elf et des bananes pas trop chères (sauf chez Carrefour ! ). On est content d'avoir des pulls made in China pas trop chers et en quantité illimitée .. même si c'est fait pas des ouvrières dans des conditions inhumaines …
Que voulez-vous beaucoup d'avantages dont on dispose par ici trouvent leurs sources dans des injustices commises par nos gouvernements.
Alors êtes-vous prêts à boycotter les produits/services importés injustement ?
à actimem
De Dalian Noir
Expatriée | 20H17 | 25/08/2008 |
Vous m'expliquez le lien (direct ou indirect) entre notre consommation et le génocide rwandais ? Il me semblait que les bénéfices tirés des matières premières achetées pour une bouchée de pain et revendues dix fois leur prix d'achat en France allaient directement dans la poche des entreprises concernées et non dans celle des consommateurs ?
En quoi le consommateur lambda peut-il être responsable des atrocités commises par des militaires dans un pays étrangers ?
Vous divaguez ! !
La dissolution de la responsabilité de quelques-uns sur l'intégralité du peuple est le meilleur moyen pour que justice ne soit jamais faite.
à Dalian Noir
De ababush
22H25 | 25/08/2008 |
Les grandes entreprises ont tendance à s'établir la ou règne un semblant d'ordre. Il s'avère en général que lorsqu'une nation (par ex la France) aide un chef quelconque à faire régner un semblant d'ordre dans son pays, alors des contrats parfois juteux (notamment sur les matières premières) sont en général attribués aux grandes entreprises de la dite nation.
Et c'est en partie grâce à cela que la dite nation voit son niveau global de richesses se perpétuer.
Ainsi, même si les consommateurs français n'achètent pas les produits des grandes entreprises françaises, ils bénéficient d'un certain « pouvoir d'achat » dont une part non négligeable est due à l'existence de ces grandes entreprises (impôts, emplois, sous-traitants matières premières etc..).
Si nos gouvernants jouent à des jeux troubles hors de nos frontières, c'est aussi et entre autres parce qu'on leur demande de maintenir le « pouvoir d'achat » (les richesses).
Un citoyen informé qui refuse de prendre sa part de responsabilité « dissolue » a bien raison : les agissements de nos forces armées sous l'autorité de nos gouvernants ont parfois été immorales, à l'encontre des intérêts des populations autochtones (sans parler des cas ou ils sont allé à l'encontre de la population de notre belle nation).
Ce citoyen pour être crédible doit cependant ne pas se voiler la face, et arrêter de râler pour son « pouvoir d'achat », et même accepter qu'il chute significativement.
De verseau974
17H15 | 25/08/2008 |
» C'est toujours à l'accusateur de fournir les preuves «
Certes , mais dans quel système juridique ? Le notre ? L'international ?
» C est personnes insulte l'armé Française « OK. Mais qui compose notre armée ? Des humains , avec leurs forces et leurs faiblesses. Il suffit de se souvenir de certaines choses effectuées par l'armée US au Vietnam…..Combien de GI's ont été réduits au silence par la pression de la hierarchie ? Et que dire des massacres faits en ex-Yougoslavie par des soldats et des civils qu'on ne peut soupçonner de corruption ?
» Je suis curieux de voir à quel point la patrie des Lumières et des Droits de l'Homme est devenue celle du négationisme et du révisionisme « Elle l'a toujours été, encore plus pour nous , les originaires de l'outremer et des ex colonies françaises. Personne ne parle des déportations des dirigeants asiatiques de la Cochinchine, du Laos et autres territoires sur lesquels flottait notre drapeau. N'oublions pas notre histoire coloniale , pas l'officielle qui se lit dans les livres scolairs, mais la réelle. Qui d'entre vouis connait l'histoire du Prince Vinh Sang au fait ?
Notre armée est composée et commandée par des humains ; donner le pouvoir à l'humain le corrompt TOUJOURS, quel que soit le niveau de pouvoir
NE PAS OUBLIER LA RAISON D ETAT qui es ttrès pratique pour tous les décideurs, français ou autres……
De ALLAIN JULES C@MMUNICATION
17H40 | 25/08/2008 |
Il est enfin grand temps que tous les génocidaires, o qu'ils soient, payent au prix fort, leur crime.
Un cri dans le désert car, les incriminés français, sont immunisés. Quel dommage !
De voir ces gens à côté d'un certain serbe de triste mémoire arrêté récemment, serait le pied. N'est-ce pas Sarko ?
Le rapport de Paul Quilès n'est pas plus crédible que celui des Rwandais.
http://allainjulesblog.blogspot.com/2008/08/genocide-rwandais-le-coupabl…
De Chris du Fier
Chroniqueur | 17H42 | 25/08/2008 |
Y avait vraiment que ces cons de socialistes et leur patron (ancien détenteur de la francisque d » or) pour se foutre dans la merde comme ça…
Est-ce que la connerie est une spécificité de la gauche française.. ? ..
Je prend peur, avec notre nouveau ministre des affaires étrangères… Rappelez moi son nom à celui-là ? …
à Chris du Fier
De ababush
11H38 | 26/08/2008 |
Vous êtes la démonstration que la connerie est une des choses les mieux partagée.
De François-Xavier Prévot
Marcheur-Photographe | 17H56 | 25/08/2008 |
Ah bon, la France ne serait finalement pas le pays des Droits de l'Homme, et on nous l'aurait caché ?
[désolé..]
http://www.fx-images.com
De Corso
| 18H09 | 25/08/2008 |
Gabriel Périès : « Car de deux choses l'une : soit tout est faux et il faut le prouver, soit c'est vrai, et alors la France officielle ne peut rester atone. »
Alors moi je dis que l'univers repose sur la carapace d'une tortue géante.
C'est faux ? ! Eh bien prouvez le moi que c'est faux !
Comment ? Vous ne pouvez pas ! Alors c'est vrai !
Sans rire, jusqu'à nouvel ordre c'est celui qui avance quelque chose qui doit le prouver. Gabriel Péries a vraiment atteint le degré zéro de la réflexion.
Ce type de raisonnement biaisé est le péché mignon des amateurs de théories du complot. C'est même à cela qu'on les reconnaît.
On sent bien qu'il ne faudrait pas pousser beaucoup Gabriel Périès pour qu'il tombe dedans.
à Corso
De Victor NGIRABATWARE
20H22 | 25/08/2008 |
Voilà bien la vision pervertie de la justice qui est celle de Gabriel PERIES : « on vous accuse , prouvez nous donc que vous êtes innocents ! »
Ca ne marche pas comme ça en démocratie ni dans un état de droit, monsieur PERIES : l'accusation doit apporter la preuve de ses dires et certainement pas par des faux documents et des faux témoignages !
De Chou marin
kiné | 19H09 | 25/08/2008 |
Ce rapport a une fonction politique précise en ces nouveaux temps de justice internationale, on est tous d'accord avec ça.
En revanche, beaucoup aimeraient voir plus de preuves, tout comme les juges, les victimes, et les Français se sentant concernés.
D'autres ne préfèrent pas, ils ont leurs raisons, que je ne connais pas. En tant qu'être humain, en général : est-ce que l'on regrette nos fautes ou cherche-t'on plutôt à les justifier, les cacher, les excuser, voire les mettre sur le compte de circonstances indépendantes de notre volonté ?
Ce rapport est principalement basé sur des témoignages, mais il y a peut-être aussi des évidences forensiques, des documents, en tous cas, de quoi faire un travail similaire au travail du TPIY ?
Cette nouvelle épée de Damoclès, le TPI pour le Rwanda fait peur, l'instrumentalisation de ce rapport en est une preuve.
Parenthèse fermée, corrigez-moi au besoin car je ne suis pas juriste mais je crois savoir que la justice n'est pas fait pour être juste, mais pour juger selon des critères de droit. Et en ce qui concerne la France, je n'ai que peu d'espoir de voir une quelconque justice se faire.
Mais avec ce tribunal international qui rappelons-le n'en est qu'à ses débuts, il se peut que l'on aille quand même dans la bonne direction, au moins en termes de dissuasion. Imaginons donc qu'un jour même des nations soi-disant civilisées comme la France devront, j'espère, se poser des questions avant de recommencer à faire des « erreurs » à perpète-les-oies.
PS : Et dire que tout ça, c'est pour contrôler quelques ressources naturelles qu'on est même pas foutu d'utiliser efficacement pour garder une place honorable sur la scène économique mondiale.
(Je suis sur que le Dalai-Lama pourrait nous pondre un rapport à ce sujet, mettons-le avec Kouchner sur ce projet, sponsorisé par Total, ça donnera de la matière à textes pour le prochain album de Carla.)
De General Subverciòn
réfractaire délocalisé | 19H22 | 25/08/2008 |
Que la France ait eu un rôle pour le moins douteux,ça n'est pas nouveau en Afrique,mais ça ne justifie en rien les massacres perpétrés de tous les côtés…un peu facile le coup du bouc émissaire.
De halifax
19H28 | 25/08/2008 |
Beaucoup de dirigeants rwandais sont mis en examen en France, alors ils font diversion, rien de plus, rien de moins.
Quand on gagne un conflit, on en écrit l'histoire selon son bon vouloir, on affabule et on fantasme parfois, on se disculpe toujours. L'histoire des vainqueurs peut devenir une sinistre propagande. Nous en avons l'illustration ici, avec ce rapport rwandais, un torchon pestilentiel qui sent le cloaque. Au grand plaisir des cloportes de l'anti-France, haineux et hystériques. Que des soit-disant « journalistes » se fourvoient à ce point est plus que consternant.