L'enquête menée par une commission rwandaise détaille le rôle de la France avant, pendant et après les massacres de 1994.

La France n'a pas commenté officiellement la publication du rapport Mucyo sur le génocide rwandais, se contentant d'un communiqué du ministère des Affaires étrangères dénonçant des « accusations inacceptables ». Rue89 en publie les extraits significatifs du texte élaboré à Kigali, avant d'en commenter les conclusions.
Fort de ses 331 pages, le rapport de la « Commission nationale indépendante chargée de rassembler les preuves montrant l'implication de l'Etat français dans le génocide perpétré au Rwanda en 1994 » est composé de trois parties : avant, pendant et après le génocide.
En préambule, il compare l'attitude des grandes puissances, notamment la Belgique et les Etats-Unis, et le rôle joué par chacune d'entre elles à l'ONU. Kigali n'épargne pas les alliés de la France, mais note que Paris occupe une place particulière dans cette affaire (p.13) :
« Si les acteurs internationaux dont l'action vient d'être passée en revue ont collectivement une part de responsabilité dans l'inaction internationale face au génocide, cette responsabilité ne saurait être analysée au même plan que rôle de la France.“Nombre d'études antérieures à l'enquête de la Commission ainsi que le travail de cette dernière montrent que l'action française diffère fondamentalement par son ampleur et dans sa nature.”
Premier acte : l'offensive de la rébellion du Front patriotique rwandais (FPR), venant d'Ouganda, ouvre un front au nord du Rwanda en octobre 1990. La France n'arrive pas à saisir la nature exacte de cette offensive. S'agit-il d'une offensive ougandaise ou de rebelles Tutsis appuyés de l'intérieur ? Ambiguïté qui parcourt l'ensemble du rapport.
Après une rapide percée, le FPR bat en retraite sous l'assaut conjugué des troupes françaises et zaïroises, venues soutenir le régime du président Habyarimana. La Mission d'assistance militaire (MAM) se retrouve engagée dans des opérations de guerre et de contre-guérilla, sur le mode du “conflit de basse intensité”, sans que cela ne soit reconnu officiellement par la France (p.18) :
La France n'a d'ailleurs pas attendu cette première attaque pour accroître considérablement ses livraisons d'armes au régime. Comme le montre le tableau récapitulatif (p.20), les livraisons passent de 19 millions de francs en 1988, à 116 millions en 1989 et 191 millions en 1990. Les services de renseignements ont donc anticipé la radicalisation des actions des réfugiés rwandais d'Ouganda.
Très vite, sur décision du président François Mitterrand, une politique de soutien se met en place qui s'articule principalement autour d'une coopération militaire renforcée, dont l'objectif est d'amener chaque camp à faire des concessions pour négocier.
L'un des meilleurs connaisseurs du dossier, un diplomate nommé Dominique de Villepin, résume ainsi cette “ vision ” dans une note du 24 juillet 1992 (Villepin est alors directeur-adjoint des Affaires africaines et malgaches au Quai d'Orsay) :
“ L'action de la France au Rwanda est guidée par une volonté de stabilisation et un souci d'apaisement. Elle comporte un volet diplomatique et un volet militaire. Le premier nous a amenés à encourager le processus d'ouverture au Rwanda et à soutenir les efforts régionaux de paix ainsi que le dialogue entre les parties en conflit. ]…]” Le second, complétant le premier, nous a conduits à dépêcher des militaires sur place, afin de protéger nos ressortissants, et à intensifier notre coopération militaire auprès de l'armée rwandaise. La déstabilisation du Rwanda, si elle se produisait, sonnerait en effet le glas du processus de démocratisation, dans un contexte d'exacerbation des tensions communautaires. »
A chaque fois que le FPR lance une attaque surprise, le soutien français se renforce, changeant à la fois de nature et de dynamique. Plus le conflit se durcit, plus le soutien devient secret et « indirect » comme disent les stratèges.
Outre l'envoi de plusieurs régiments parachutistes pour sécuriser la capitale et protéger les ressortissants français, cette coopération comporte plusieurs volets plus ou moins clandestins. S'appuyant sur une note du chef des renseignements militaires rwandais, le rapport note (p.39) :
Autre volet, dès mars 1991, la mise en place d'un Détachement d'assistance militaire et d'instruction (Dami), qui ne sera pas publiquement annoncé (p.27), une force dont l'objectif est de mettre à niveau les faibles Forces armées rwandaises (FAR) :
Ces conseillers spéciaux sont nombreux (p.46), présents à tous les échelons de la hiérarchie politico-militaire (infanterie, gendarmerie, aviation, unité para-commando, garde présidentielle, écoles d'officiers et de sous-officiers). Régulièrement, les conseillers français font le point avec leurs homologues rwandais, lors de réunions d'Etat-major (p.44) :
« Entre autres thèmes, les réunions d'états-majors auxquels participent les officiers français traitent de l'état psychologique d'unités particulières et du moral de l'armée rwandaise dans son ensemble, de tactique, de sécurité publique. La réunion du 5 mars 1991 s'est beaucoup attardée sur la question de l'insuffisance des effectifs.'A ce sujet, le lieutenant-colonel Canovas a souligné que cette insuffisance des effectifs devra être compensée par l'articulation de la défense autour des armes collectives, la constitution d'une réserve d'intervention décentralisée, l'utilisation des patrouilles motorisées et à pied ainsi que des postes d'observation et postes d'écoute'. »
Le printemps 1991 marque un premier tournant. Prenant conscience de la faiblesse de son armée régulière, le président Habyarimana décide, sur les conseils des officiers français, de développer un programme parallèle dit « d'autodéfense civile ».
Si ce programme « d'autodéfense civile » ne recoupe pas toujours l'activité des milices des partis politiques (les fameux « interahamwe »), il s'en rapproche fortement au niveau local. Le rapport indique que les soldats français des unités d'élite ont, de 1991 à 1993, participé de près à la formation de ces miliciens (p.54) :
« Enfin, les accusations de formation des interahamwe par des militaires français sont de deux ordres.“La première série d'accusations affirme que les militaires français ont bien formé ces miliciens, mais en les exonérant en partie, arguant qu'ils ne savaient pas qu'il s'agissait de civils, que dans les camps d'entraînement la distinction entre civils et recrues militaires aurait été difficile à effectuer.
‘L'autre type d'accusations présume que les militaires français savaient qu'ils entraînaient des civils appartenant aux interahamwe.’
Les témoignages de ces sessions de formation abondent. Ils se focalisent sur plusieurs lieux : des camps militaires (Bigogwe, Gabiro Mukamira, Gako) ou parfois le campus d'une université (Nyakinama). Dans le camp de Gabiro, un conseiller communal raconte (p.55) comment quatre Français dont le ‘ capitaine jacques ’ ont encadré des civils sélectionnés pour s'entraîner au tir et recevoir un enseignement théorique sur l'ennemi.
Autre récit, précis et circonstancié, fait par un paysan devenu un interhamwe sous la supervision des militaires, dans le camp de Mukamira, près de Ruhengeri (p.65).
Dans un relevé de conclusions, le rapport peut sans difficulté dresser un constat sévère, même s'il a déjà été documenté par le passé (p.74-75) :
“Les militaires français ont donc, objectivement, une part de responsabilité dans la préparation du génocide de 1994, en ayant contribué à l'intensification de la formation des interahamwe qui en ont été le fer de lance.‘Enfin, ils ont, objectivement, une part de responsabilité dans les massacres que ces derniers ont commis durant le génocide proprement dit puisque nombre de ces interahamwe avaient été formés par eux.’
En nuançant tout de même la portée de l'accusation :
‘ Il n'y a pas, à cette heure, d'éléments de preuve directe qui permettraient d'affirmer que les militaires français savaient que la formation qu'ils donnaient aux interahamwe, notamment après la signature des accords de paix d'Arusha du 4 août 1993, était destinée à commettre le génocide débutant en avril 1994.A la fin de l'année 1993, alors que les militaires français participent à l'intensification de la formation des interahamwe dont les effectifs se comptent alors par milliers, on est en droit de s'interroger sur les raisons d'une telle intensification.
Question d'autant plus troublante que les autorités militaires françaises connaissent la nature de ces milices interahamwe. A quel type de combat ou de guerre les militaires français pensent-ils alors les entraîner ? ’
Nous reviendrons sur cette dernière question. Dans la panoplie des dispositifs de coopération mis en place par la gendarmerie, celui du fichier des personnes recherchées et à surveiller (Pras) informatisé par les Français, suscite de nombreuses interrogations (p.82 à 84) : aurait-il servi à établir les listes de noms utilisées pendant le génocide pour tuer les ‘ ENI ’ (le terme utilisé pour désigner l'ennemi tutsi) ? Seule certitude : grâce à leur présence au sein du Centre de recherche criminelle et de documentation, les gendarmes français sont très bien informés sur les ‘ massacres ethniques ’ commis en 1992 et 1993.
La présence de plusieurs centaines de soldats français, d'octobre 1990 à décembre 1993, aurait aussi provoqué de nombreuses exactions. La première est connue et largement documentée. Il s'agit de la présence des militaires tricolores aux ‘ barrières ’, sorte de check-points tenus par les soldats rwandais pour filtrer la population tutsi (sur la foi des cartes d'identité mentionnant l'appartenance aux groupes hutu, tutsi ou twa). Une fois arrêtés, les Tutsi sont en général exécutés sans autre forme de procès ou incarcérés.
Ces barrages filtrants s'accompagnent souvent d'exactions, comme le raconte (p.89) Emmanuel Nkuliyingoma, arrêté en 1992 à la barrière de Shyorongi, près de Kigali, par des militaires français et rwandais. Il précise avoir ‘ vu aussi une jeune fille tutsi nommée Brigitte Umulisa subir les mêmes choses à la même barrière ’.
Suit une série de récits (p.90) de viols de femmes par des soldats français, d'assassinats de civils tutsis dans le camp militaire de Kanombe et la description d'une séance de tortures subis par un prisonnier de guerre, capturé sur le front en novembre 1990.
Jean-Paul Gasore était ingénieur mécanicien au sein de l'APR. Emmené à l'Etat-major des FAR au camp Kigali, il est ‘ interrogé à plusieurs reprises par le lieutenant-colonel Anatole Nsengiyumva, chef des renseignements militaires, accompagné d'officiers français ’ (p.105) :
‘ J'ai refusé de répondre à ces questions. Nsengiyumva a alors ordonné aux soldats rwandais de me frapper. Ils m'ont attaché les bras par derrière, puis se sont mis à me battre violemment avec des coups de matraque et de crosses. Ils alternaient les coups avec l'utilisation des fils électriques qu'ils mettaient sur diverses parties de mon corps pour me faire souffrir. L'officier français observait ce qui se passait tout en discutant avec Nsengiyumva. ’
Le décompte des victimes des massacres de 1990 à 1994 est synthétisé dans un tableau (p. 111 et suivantes).
La partie suivante -consacrée au génocide- dévoile des aspects encore très méconnus du génocide qui, pour mémoire, fit 800 000 morts en trois mois, du 7 avril 1994 à la mi-juillet. Au début des massacres, rappelle le texte, il y a entre 24 et 70 soldats français stationnés au Rwanda, selon les sources. L'opération d'évacuation des ressortissants européens s'achève le 14 avril et après… plus rien, officiellement tout du moins (p. 157) :
‘ Officiellement, la présence militaire française au Rwanda s'est terminée avec le départ des derniers éléments venus mener l'opération Amaryllis d'évacuation des Français et des étrangers du 9 au 14 avril 1994.Dans le cadre de cette opération, un détachement du COS est maintenu à Kigali et placé sous le commandement du Chef d'état-major des Armées. Parmi les points énumérant sa mission, on lit guider toute opération d'appui aérien’, ‘s'exfiltrer si nécessaire'.’
En réalité, l'armée française laisse alors des ‘ sonnettes ’, membres de forces spéciales. Plusieurs témoins racontent avoir vu des soldats français à Kigali pendant le génocide (p. 159). Puis, le rapport revient sur une opération d'envergure, fort peu documentée, qui eut lieu en juin dans la région de Gisenyi, autour du camp de Mukamira.
Une équipe du COS (commandement des opérations spéciales) évacue alors des civils, occidentaux, probablement les ‘ sonnettes ’ laissées derrière les lignes. C'est en tout cas le sens de l'analyse d'un chercheur belge, Olivier Lanotte (p.161) lorsqu'il évoque le rapport du colonel Rosier, patron des équipes du COS :
En conclusion, les rapporteurs évoquent l'hypothèse d'une évacuation d'armes lourdes françaises ‘prêtées’ aux FAR (p.162)
‘Il y a fort à parier que la mission d'extraction du COS du camp Mukamira concernait plutôt les armes lourdes françaises, tout particulièrement les mortiers 105 mm comme l'indique en témoignage Jean-Paul Nturanyenabo.
Ces armes lourdes, repérables par les troupes du FPR surplombant la région, étaient plus délicates à déplacer, elles auraient pu être la cible d'une attaque. Ces mortiers avaient été amenés par le colonel Rosier en juin 1992, mais étaient toujours restés sous la garde des militaires français.’
Cette partie s'achève sur la liste des livraisons d'armes clandestines, opérées par les services français, auprès des FAR ou directement vers les miliciens. Et la conclusion est accablante (p.168).
Détail : le lecteur trouvera (p.168) la liste des officiers rwandais des FAR condamnés par le TPIR ou en jugement qui, tous, furent les relais et frères d'armes des officiers français.
Le rapport Mucyo se termine par une longue analyse de l'opération Turquoise (22 juin-21 août), toujours présentée comme une intervention internationale d'interposition humanitaire. Officiellement, la France est là pour faire ‘ cesser les massacres ’.
Officieusement, le FPR la soupçonne d'agir en sous-main pour éviter un effondrement total des FAR, acculées à la défaite. Plusieurs éléments viennent appuyer cette hypothèse :
- Les très nombreux cas de viols racontés par des victimes ou des témoins, viols commis par des militaires français dans les camps qu'ils ont occupé pendant l'opération (p.180 à 200).
- Une collaboration active avec les miliciens interahamwe, notamment autour des camps de réfugiés tutsis, comme celui de Nyarushishi (p.211).
- Des cas d'assassinats ou de complicités d'assassinats de civils tutsis identifiés comme tels (p.233).
- Une collaboration active avec les autorités légales génocidaires (bourgmestres, conseillers communaux, administrations préfectorales) (p.239).
- Plusieurs cas de larguages de civils tutsis depuis un hélicoptère, en particulier dans la région de la forêt de Nyungwe (p.252 à 262).
- A nouveau, de très nombreux témoignages de cas de viols commis sur des femmes tutsis, identifiées comme telles (p.270).
‘ Les abus sexuels commis par les militaires français sur les rescapées du génocide ne se faisaient pas toujours en usant de la force physique. Mais les circonstances dans lesquels ces relations sexuelles avec les rescapées se commettaient étaient telles que ces filles et femmes violées n'avaient pas d'autre choix que celui de se soumettre.
Elles avaient vécu deux mois et demi de chasse aux Tutsi, et le contexte dans lequel elles se trouvaient pendant la présence des militaires français était toujours marqué par des violences meurtrières. Souvent, c'était des interahamwe qui servaient de rabatteurs pour les militaires français.’
- Une aide à l'exfiltration de plusieurs membres du gouvernement intérimaire (celui du génocide) vers le Zaïre et l'incitation à fuir dans la même direction adressée à la population (p.275).
Ces derniers récits, notamment les témoignages nombreux et pour certains recoupés de viols, suscitent à la fois un sentiment de dégoût et un incroyable malaise. Car de deux choses l'une : soit tout est faux et il faut le prouver, soit c'est vrai, et alors la France officielle ne peut rester atone.
Question : les responsables français savaient-ils vers quelle impasse cette politique africaine allait les mener ? A ce stade, n'oublions pas que le terme de ‘génocide’ est toujours une qualification juridique, a posteriori, des faits.
Sans verser dans l'anachronisme, qui consisterait à relire les événements d'hier avec nos yeux d'aujourd'hui, il est nécessaire maintenant de revenir à l'histoire rwandaise, pour comprendre comment la France a perdu là-bas, au pays des milles collines, une guerre révolutionnaire implacable.
Gabriel Périès, politiste et David Servenay, journaliste, ont co-écrit ‘Une guerre noire, enquête sur les origines du génocide rwandais (1959-1994)’, La Découverte, 2007.




















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De kevangel
Chercheur | 11H54 | 25/08/2008 |
Article très intéressant et implacable sur le rôle des militaires (que le service de la propagande TF1 et autres nous présente toujours avec « un rôle humanitaire »). C'est le rôle des journalistes (des vrais bien sûr, pas les présentateurs TV) de montrer quel est vraiment le métier de soldat. Il ne s'agit pas bien sûr de distribuer des couvertures et de la nourriture comme on aimerait le faire croire, il s'agit de tuer et de se faire tuer, voilà la vérité.
Il devrait être obligatoire de lire cet article avant de s'engager dans l'armée. Au lieu de ça on a le droit à des films de propagande avec des images « Top Gun ». Tous ceux qui ont fait la « journée d'appel de préparation à la défense » savent de quoi je parle.
Il serait également intéressant également d'enquêter sur les ventes d'armes qui sont à la base de ces guerres (plus que tout autre chose) et qui impliquent souvent des personnalités bien connues…
De personne
11H55 | 25/08/2008 |
« un sentiment de dégoût et un incroyable malaise »
Épargnez nous votre grandiloquence de « faits-diversiers ».
« soit tout est faux et il faut le prouver »
Des témoignages sans autres preuves matérielles, c'est quoi cette rhétorique minables ? C'est toujours à l'accusateur de fournir les preuves. Monter des témoignages concordants dans un rapport à charge c'est quand même pas le plus dur.
De TARPON
12H06 | 25/08/2008 |
c'est BHL qui a ecrit ce rapport ?
De Aloïs
Etudiant | 12H12 | 25/08/2008 |
N'ayant que des extraits de ce rapport, on ne peut affirmer qu'il n'y ait de preuves tangibles. Par ailleurs « personne » souligne un point important de cet article. Je ne doute pas de l'implication de la France, qui n'est pas à ses premiers actes de tortures en Afrique (cf Opération Artemis), mais pour que ce rapport résonne au sein de la communauté international il va lui falloir plus que de simples témoignages, qui sont, à mon avis bien réels, mais il faut toujours prouver ce qu'on avance.
Quand bien même le rapport prouverait réellement l'implication de la France dans le génocide Rwandais, pour autant, notre gouvernement démantirait sans sourciller. Au mieux, Sarkozy irait faire un discours au Rwanda, un second discours de Dakar ?
Les pays de l'Autre Monde mérite plus que de simples excuses. Excuses qui s'envolent aussi vite que les millions dépensés par nos chers politiciens.
à Aloïs
De parousnik
21H26 | 25/08/2008 |
Pour qu'un rapport résonne au sein de la communauté internationale il faut que les coupables soient hostile a la politique hégémonique anglo-saxonne… Comme la France est devenu depuis mai 2007 un vassal de l'Empire anglo-saxon la France peut dormir tranquille sur sa bonne conscience…
De david75_coucou
adm rx | 12H17 | 25/08/2008 |
je ne suis pas militaire ni pro militaire, mais quand on accuse on donne des preuves pas des racontar de bistro !
C est personnes insulte l'armé Française et donc toute la France, et ceci est inacceptable.
A vouloir jouer les gendarmes quand on en as pas les moyens voila le résultat.
On aurait du les laissé ce démerdés seul, et c est ce que l on devraient faire aussi en Afghanistan.
J ai l impression que rue89 ce complet dans ce genre d article ?
Pourquoi depuis 1994 rien ?
Pourquoi en France aucune tête n est tombé (cela fait longtemps que FM est mort) ?
Il est tellement plus simple d inventé surtout dans un pays pourri par la corruption, untel a été jeté d un hélicoptère, on ma dit …. on m as violet (qui, OU quand) je sais par …. etc …
Des PREUVES ! ! ! ! !
et si des militaires français on été mêlé a cela il seront condamnés et leurs dirigeants aussi !
à david75_coucou
De compte-supprimé
Haggard | 13H24 | 25/08/2008 |
@ La Rue
Celui ci (Le post, pas David) il faut le mettre dans un bocal avec du formol……. et l'envoyer à la Faculté (de lettres) pour étude approfondie !
à compte-supprimé
De emmanuel24
17H27 | 25/08/2008 |
je crois que comme nous tous il trouve cela insuportable
à david75_coucou
De Compté supprimé 2
Compte supprimé 2 | 15H23 | 25/08/2008 |
un lien pour vous éclairer et vous aidez à acquérir la preuve que l'armée Française et les militaires ont à rendre des comptes :
http://survie.org/Génocide-des-Tutsi-au Rwanda-Revue.
Espérons que la grande muette sorte de son silence.
à david75_coucou
De General Subverciòn
viva Makhnovchtchina | 19H19 | 25/08/2008 |
et toi tu insultes la langue française en n'étant même pas capable de l'orthographier correctement ni de t'exprimer de manière compréhensible…retournes dans ta caserne au lieu de jouer les indignés… nationaliste à deux balles…
à david75_coucou
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 19H31 | 25/08/2008 |
Bien sûr, il y aura des preuves et des contrepreuves… mais tout ca est du légalisme. Deux faits sont indiscutés : 1) On a tué beaucoup de Tutsis, et 2) Ceux qui ont tué les Tutsis ont été formés par le France. A partir d e là, pendant qu'un BHL de service inventera des preuves, essayons de comprendre ce qui s'est passé.
1) il y a une frontière de fait en Afrique entre : a) les « postcolonies » française, incluant par déshérence et occupation les Zaire, Rwanda et Burudni (ex belge), et b) les postcolonies « British » dont l'Ouganda est ici la tête de pont.
2) les British et assimilés veulent le Zaire et le chemin du Zaire passe par le Rwanda.
3) Il y a une « rivalité » de longue date au Rwanda entre Hutus et Tutsis. Les Hutus étaient au pouvoir, soutenus pas la France, pour aucune raison sauf que ça semblait pratique. Sans plus de raison, les Ougandais (lire les British et assimilés) ont donc soutenu une rébellion Tutsi.
4) Quand les Tutsis sont entrés en révolte active, soutenus par les Ougandais, la France a décidé de proteger le gouvernement Hutu, pour sauver le Rwanda dMun éventuel passage a la spohere Brissh, qui menerait tout ou tard a une invasion du tres riche Zaïre.
5) Pour faire plus avec moins, on a eu l'idée l'idée tout a fait populaire, socialiste etc etc, d'armer les patriotes civils qui assureraient la défense du Pays. Valmy.
6) GROSSE ERREUR, car… Les patriotes Hutus, coté développement social ne sont pas à l'époque de Valmy mais d'Attila, la discipline en moins. Ils ne veulent pas protéger un pays ils veulent exterminer leurs adversaires. Une réaction qu'on n'apprend pas à St-Cyr
7. Quand l'affrontement commence, il devient instantannéemnt un massacre et les milices armées par les Français ont le meilleur sur les Tutsis désarmés. Les Hutus marquent des points. 800 000 points (Mais en fait, on ne le sait pas)
8. La diplomatie et la politique françaises s'émeuvent et sortent les troupes de là au plus vite au plus vite, en espérant effacer les traces.
9. Le Rwanda abandonné, les Ougandais appuient les Tutsis deja portés par « indignation du monde entier. Ils prennent le Rwanda, entrent au Zaire et finisesnt par le mise en place d'un gouvernement pro-ougandais (lisez… vous avez compris)
10.L'avance de l'influence British a été tellemnt soudaine et impreévue qu'ils hésitent eux-même a défendre cette pénétration qui les amène jusqu'à Kinshasa. Ils s'établissent avec circonspection (Lire : on laisse une anarchie totale s'établir sur le Zaire, pendan qu'on négocie de nouvelles zones d'influence.
Cette négociation est importante pour la France. On est donc bien embêté que des Rwandais viennent rappeler ces histoires de massacre, qui ont été bien involontaires et une simple péripétie malheureuse d'un joute plus importante… Pour nous, bien sûr.
Une malheureuse bavure, Comment ce brillant jeune homme, frais émoulu de Poly, pouvait-il s'imaginer que des Hutus armés ne se contenteraient pas de faire peur aux Tutsis… Espérons que ça ne gâchera pas sa carrière ; s'il nous maque un crétin dans la pyramide, tout pourrait s'effondrer.
Pierre JC Allard
http://nouvellesociete.org
http://nouvellesociete.wordpress.com
à david75_coucou
De Dalian Noir
Expatriée | 20H03 | 25/08/2008 |
T'es militaire en réalité ! ! Allez, je t'ai reconnu avec tes fautes d'orthographe de cours préparatoire ! !
Nan, mais plus sérieusement, j'adore lire les commentaires, mais faites un effort sur l'orthographe sinon c'est illisible ! !
à Dalian Noir
De Victor NGIRABATWARE
20H40 | 25/08/2008 |
Hyper normatif et psychorigide ! c'est pathologique, non ?
De Aloïs
Etudiant | 12H25 | 25/08/2008 |
David75 j'ose espérer que vous flirtez avec l'adolescence pour tenir ce genre de propos.
« et si des militaires français on été mêlé a cela il seront condamnés et leurs dirigeants aussi ! »
Ne s'avez vous donc pas que pour condamnez un militaire français il faut limite le voir en train de décapiter quelqu'un, et encore, on pourrait l'excusant en disant qu'il a glisser sur une peau de banane laisser par la victime, et la victime se retrouverait accusé de tentative de meurtre.
Vous n'avez surement pas eu écho de l'opération Artemis, impliquant des Français (haut gradés) dans des actes de torture. L'Etat major Suisse (coéquipier de la France dans cette mission) a contacté l'Etat Major français pour qu'il rende compte de ces actes, qu'il les assume, et qu'il punisse les responsables. Preuves présentes, le ministère intérieur Français à tout de même réussi à se dédouaner en disant « que les éléments d'accusation étaient confus ». Affaire enterrée, Vive la France, Liberté Egalité Fraternité .
De castorpolitique
Rien | 12H28 | 25/08/2008 |
Très intéressant article qui montre la nécessité d'une enquête (internationale, pourquoi pas ? ).
Sur la question des témoignages : tous le conflits ne produisent pas nécessairement des preuves écrites. Même les allemands ont pris soin de camoufler les courriers sur le génocide des juifs. Idem pour les exactions israëliennes de 1948. Si j'admets qu'il faudrait interroger les témoins de manière indépendante, on ne peut pas exonérer les militaires français sous le prétexte fallacieux qu'il n'y aurait pas de preuves concrètes et seulement des témoins. Si on raisonne ainsi, alors il faudrait réviser un grand nombre de procès en France qui ne reposent que sur des témoignages ! A deux poids deux mesures ? Les témoignages rwandais seraient-ils moins crédibles que les témoignages occidentaux ?
A mon avis, une enquête indépendante est nécessaire. Malheureusement, ni le Rwanda ni la France ni ont intéret, et elle n'aura sans doute jamais lieu.
Au sujet de la valeur des témoignages, on peut se réferer aux travaux de Ilan Pappé sur les exactions israeliennes.
http://castorpolitique.wordpress.com
De zorbek
12H34 | 25/08/2008 |
Il ne s'est rien passé sous Vichy, l'administration francaise n'a fait que cotoyer les nazis, sans plus (et la France s'est victorieusement débarassée du nazisme grace à ses 40 millions de résistants, ne le perdons pas de vue).
De même, il ne s'est rien passé au Rwanda, les militaires francais n'ont fait que cotoyer les génocidaires, sans plus. Ce n'est d'ailleurs pas possible que des militaire occidentaux aient soutenu, armé et défendu un régime génocidaire puisqu'ils étaient français (voire même socialistes).
Je suis curieux de voir à quel point la patrie des Lumières et des Droits de l'Homme est devenue celle du négationisme et du révisionisme.
De le soudanais
ici et là | 13H22 | 25/08/2008 |
L'armée n'a pas a se substituer aux humanitaires. Militaire c'est un boulot, humanitaire également, il est dangereux de mélanger les genres, pour preuve le Rwanda, ou la Somalie.
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 13H41 | 25/08/2008 |
Ce réquisitoire ne peut rester sans réponse.
A qui confier l'enquête française (ou européenne) qui devrait aujourd'hui avoir lieu si la France souhaite préserver son honneur ou plus simplement reconnaître ce qui est exact et dénoncer ce qui est faux dans la description du rapport Mucyo ?
Au parlement français, où siègent encore Edouard Balladur et divers députés ou anciens ministres de droite ou de gauche qui ont pris part aux décisions ?
A l'inspection générale des armées, qui comptent encore des militaires de premier plan ayant participé aux opérations ?
A une commission européenne spéciale composée de parlementaires de Strasbourg et de personnalités qualifiées indépendantes ? [Ce serait mon choix personnel, car je me méfie des tentatives éventuelles d'escamotage de preuves dont les services français pourraient se rendre coupables.]
Quoi qu'il advienne, il est politiquement impossible de ne pas répondre HONNÊTEMENT au rapport Mucyo sans courir le risque d'accusations de participation active au génocide que ne manqueront de nous jeter au visage des partenaires et/ou adversaires de la France dans le futur.
J'oubliais : excellente analyse de la part de Rue89. Elle ne devrait pas rester longtemps ignorée des autres médias, qui ont pour l'heure choisi de se taire.
De moa29
independant | 13H38 | 25/08/2008 |
Les fabriquants de voitures sont-ils responsables des accidents sur les routes ?
Que se serait-il passe si rien n'avait ete fait ?
L'immobilisme conduit-il a ne jamais se tromper ?
Croyez-vous vraiment a tout ce que contient cet article ?
Militaires francais tueurs de civils et violeurs … pensez-vous que les militaires francais soient si differents des francais comme vous et moi ? et capable d'accomplir de tels actes ?
Ce que je trouve le plus « accablant » ici c'est cet exces de superlatif utilise dans le titre de l'article. Apparement ca marche bien …
De Innsa1
14H11 | 25/08/2008 |
« Les fabriquants de voitures sont-ils responsables des accidents sur les routes ? » : Oui lorsque les experts estiment que l'accident est lié a un défaut de fabrication ou autre.
« Que se serait-il passe si rien n'avait ete fait ? » : avec des « SI » on peut tout dire et tout faire.
« L'immobilisme conduit-il a ne jamais se tromper ? » : il y a une différence entre se tromper de parfum de glace, et 800 000 morts.
« Croyez-vous vraiment a tout ce que contient cet article ? » : Il ne s'agit pas de « croire » comme en Jesus, mais de vérité.
« Militaires francais tueurs de civils et violeurs … pensez-vous que les militaires francais soient si differents des francais comme vous et moi ? et capable d'accomplir de tels actes ? » Le militaire Tue son prochain. En tant que français moyen, je vois une large différence entre eux et moi. je n'ai jamais tué.
De Aeonys
Cadre | 13H45 | 25/08/2008 |
« Les militaires français ont donc, objectivement, une part de responsabilité dans la préparation du génocide de 1994, en ayant contribué à l'intensification de la formation des interahamwe qui en ont été le fer de lance. »
« Enfin, ils ont, objectivement, une part de responsabilité dans les massacres que ces derniers ont commis durant le génocide proprement dit puisque nombre de ces interahamwe avaient été formés par eux. »
>> donc en gros, si l'on forme un africain a manier une arme, c'est de notre faute s'il s'en sert pour masssacrer a tout va ?
« Il n'y a pas, à cette heure, d'éléments de preuve directe qui permettraient d'affirmer que les militaires français savaient que la formation qu'ils donnaient aux interahamwe, notamment après la signature des accords de paix d'Arusha du 4 août 1993, était destinée à commettre le génocide débutant en avril 1994. »
>> mais malgre tout ce rapport « accable » la France, responsable du genocide…
Je voudrais pas etre mauvaise langue mais les premiers responsables du genocide ce sont les dirigeants de ces pays, ce sont ceux qui tenaient les armes et ce sont les voisins des autres pays limitrophe qui n'ont rien fait.
Tout ce rapport est d'un sophisme pathetique c'est comme si pour chaque meutre par balle on mettait glock sur le camp ou l'armurier sur le banc des accuses pour ne pas avoir senti qu'il vendait l'arme a un humain qui s'en servirait pour massacrer sa famille et ses voisins.
Ce rapport accable surtout les milices africaines…
à Aeonys
De Grégory
14H56 | 25/08/2008 |
Vous ne retenez de l'article que ce que vous êtes près à encaisser, dites moi… La problématique va bien plus loin que l'entrainement, il y aussi, comme dit en intro, le pendant (torture, viol, soutien des génocidaires) et l'après (idem).
à Aeonys
De Innsa1
15H43 | 25/08/2008 |
« donc en gros, si l'on forme un africain a manier une arme, c'est de notre faute s'il s'en sert pour masssacrer a tout va ? » heuuu… Oui ! si on forme un terroriste a poser des bombes et qu'en effet, il pose une bombe qui tue des gens, on est quand même responsable… non ?
De solstice
pigiste | 13H51 | 25/08/2008 |
Deux réactions :
- des militaires étrangers menant des opérations de pacification, c'est une cocotte minute sans soupape : loin de chez eux, au milieu d'un peuple dont au mieux ils ne comprennent la langue ni les us, au pire ils sont vu comme des envahisseurs, asticotés par des guérilleros divers et avec des flingues dans les mains… Le dérapage n'est jamais loin et, depuis la nuit des temps, razzias et viols font partie du paysage d'après le passage des troupes…
- la décolonisation nous a mis dans une situation inconfortable : notre néo-responsabilité a tout de même plus de cinquante ans et il est un peu facile de nous appeler au secours pour nous fustiger ensuite : c'est un jeu auquel jouent beaucoup de roitelets et autres dictateurs africains, que l'on reçoit en grande pompe à Paris…
- « un rapport rwandais »… une mission internationale serait moins sujette à caution. Mais comme l'ONU peine a parler d'une voix, ce sont les Grands Justiciers Américains qui vont faire le boulot, aux autres de venir « renforcer » les troupes pour faire le ménage (Irak, Afghanistan…).
Dans le doute, envoyer des soldats pour protéger des ONG OK, mais des troupes de maintien de l'ordre d'un dictateur x contre un autre y… C'est allumer des barils de poudre un peu partout, non ?
De Jc hasbeen mental
14H14 | 25/08/2008 |
Article à prendre avec des pincettes, la confusion peut vite prendre le dessus.Ou sont passé tous les acteurs de cette tragédie, du cotés français,mais aussi et surtout du coté rwandais.que faut-il faire dans de tel cas de guerre civile,les armées d'inter position cela ne marche pas, comment faire parlementer des haines qui datent de tant d'années ;
Quand on connait les atrocitées des guerres,et dire que seul des militaires sont responsable,c'est à vomir
à Jc hasbeen mental
De Victor NGIRABATWARE
20H54 | 25/08/2008 |
Où sont passès les acteurs de cette tragédie demandez -vous ?
C'est une bonne question ! Voici quelques réponses :
- les interhamwes qu'on reproche aux français d'avoir entraînés (ce qui entre parenthèses est faux, mais passons…) ont été créés par Anastase GASANA qui est Tutsi et qui a poursuivi ensuite, après 1994, une assez belle carrière de ministre sous Kagame !
- Le colonel GATSINZI qui commandait l'école de formation des sous-officiers de l'Armée Rwandaise à Butare (autre pépinière de prétendus génocidaires entraînés eux aussi par l'armée française et comme chacun sait chevilles ouvrières de l'armée rwandaise) est aujourd'hui ministre de la défenbse de Kagame !
- le responsable du Service Central de Renseignement, officine de barbouzes aux missions de basse politique jusqu'en 1994 au moins, poursuit actuellement une belle carrière sous les nouveaux maîtres de Kigali. Et pour faire oublier ses propres turpitudes il accuse aujourd'hui la Gendarmerie qui, elle, ne s'occupait que de recherches criminelles et pas de politique.
Voilà quelques exemples vérifiables, eux, qui pourraient amener les commentateurs qui ne connaissent pas le Rwanda - ou le connaissent mal comme PERIES et SERVENAY - a davantage de prudence dans leurs commentaires.
Rien n'est simple et la vision manichéenne des conflits, chére aux post marxisant a de grandes chances d'être erronée !
à Victor NGIRABATWARE
De David Servenay
Rue89 | 22H25 | 25/08/2008 |
Cher Victor,
Dans votre liste, je m'étonne de ne pas trouver deux autres noms, celui des généraux Ngendahimana et Rwarakabije. Le premier étant vice-président de la commission Mucyo, mais aussi officier chargé du renseignement dans le cabinet du chef d'Etat-major des armées, le général Kabarebe. Le second est abondamment cité dans le rapport, puisqu'il fut pendant dix ans le chef des maquis des ex-FAR et ex-miliciens interahamwe dans le Kivu, pour mener la « guerre sur les arrières ».
Tout deux étant, vous le savez, ralliés au régime de Kigali, anciens des Forces armées rwandaises et anciens gendarmes… comme vous, non ?
Pour être tout à fait complet sur la liste des « acteurs de cette tragédie », vous n'avez pas un peu oublié la liste des militaires condamnés ou en cours de jugement au TPIR d'Arusha ? Vous les avez pourtant croisé les Bagosora, Ndindilyimana, Bizimana, Nsengiyumva et consorts…non ?
à David Servenay
De Victor NGIRABATWARE
20H42 | 26/08/2008 |
Ceci n'empêche pas cela et contredit un petit peu votre vision manichéénne du dossier.
Si vous vous êtes donné pour tâche d'informer, vous devriez le faire de manière la plus complète possible, sinon, ne vous étonnez pas qu'on vous accuse de désinformer !
Je constate que vous ne contestez pas ce que j'affirme dans le post précédent, que vous ne pouviez pas ignorer du reste.
La question reste donc : pourquoi occultez vous ces points importants ?
Avec pour corrollaire : pourquoi Kagame est-il obligé de mentir et fabriquer des faux pour pouvoir accuser la France ?
à Victor NGIRABATWARE
De Victor NGIRABATWARE
20H50 | 26/08/2008 |
Vous observerez que je ne parle pas des transfuges tardifs - comme l'avait été avant eux Lizinde par exemple - mais de ceux qui ont trouvé leur récompense immédiatement après la victoire du FPR….
Les « tardifs » tentent désespérement de survivre au conflit - et porter des accusatiosn contre la France leur sert d'assurance vie comme l'avait été jadis - et temporairement - les accusations contre Habyrimana formulées par Lizinde. Vous savez bien sûr que Lizinde a été assassiné par le FPR après avoir cessé de lui être utile.
Tandis que les « ralliés » de la première heure - qui étaient en fait des infiltrés du FPR - ont perçu au plus tôt la récompense de leur contribution à la déstabilisation du Rwanda pour le compte du FPR ….déstabilisation dont on connait les conséquences !
De Innsa1
14H28 | 25/08/2008 |
Lorsque nos hommes politiques arrêterons de batifoler avec les dictateurs de toute la planète (kadafi, Bongo, Sassou Nguesso, Idriss Debi, Bachar El-Assad, Eduardo Dos Santos, paul Biya etc.) je remettrais en doute ce type de rapport.
Mais en attendant, nous livrons du nucléaire a la Libye, nous sommes toujours en coopération militaire avec les dictatures africaines, nous cherchons des marchés avec la Chine.
On parle de réal-politique. Dommage pour ka population de l'Angola qui vit sous une dictature depuis 20 ans : Notre VRP président y est allé négocier du pétrole. Dommage pour la population chinoise, nous sommes allé a l'ouverture des JO. Dommage pour la population du Tchad, il y a du pétrole, donc on protége Idriss Déby Etc.
Je me souviens il y a quelques années, que les ivoiriens nous ont chassé a l'aéroport d'Abidjan en nous accusant de chose presqu'aussi graves.