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Médailles françaises : mais où sont les femmes ?

Les athlètes françaises n'ont obtenu que 7 des 40 breloques tricolores. Un fiasco qui montre les lacunes de l'encadrement sportif.

Laure Manaudou avant le départ des séries du 200 mètres à Pékin (W. Rattay/Reuters).

Les larmes de Laure Manaudou ou des handballeuses françaises en sont le symbole. Alors que les Jeux se terminent dimanche, les Françaises sont au tapis. Sur les 40 médailles glanées, elles n'en ont obtenu que 7, dont une seule en or. Un bilan gonflé d'un coup grâce aux deux médailles en BMX, nouvelle discipline olympique, obtenues vendredi.

En 2004, à Athènes, elles avaient glané 16 médailles sur 33. A Sydney en 2000, 11 médailles sur 38. Et à Atlanta en 1996, 15 médailles sur 37. En moyenne, elles avaient 40% environ des médailles sur les trois précédentes olympiades. Incident de parcours ou tendance lourde ? Difficile à dire à chaud, mais on peut avancer quelques explications : Un niveau international très relevé

Les JO de Pékin ont sans doute été les Jeux olympiques d'été les plus relevés de l'histoire pour les femmes. La Chine a énormément investi dans tous les sports, surtout dans les catégories féminines, jugées plus abordables. Un effort qui a payé : les Chinoises ont pour l'instant presque rapporté 60% des médailles de leur délégation.

Mais aucun autre pays du top 10 n'a vu autant fondre son ratio de médailles hommes/femmes que la France. En moyenne, ils se maintiennent entre 40% et 50%. Les Bleues sont sans doute trop dépendantes de certains sports, comme les sports de combat ou la natation.

En judo ou en escrime, la Chine a énormément progressé et des nations comme la Corée du Nord ou le Kazakhstan, qui ne participent pas aux autres compétitions internationales, ont surpris. Comme l'explique Brigitte Deydier, directeur technique nationale (DTN) de la Fédération française de judo :

« Les Chinois ont fourni énormément d'effort, tout le monde a subi. Structurellement, le sport, surtout féminin, n'est pas très porté en France. 45% des athlètes à Pékin sont des femmes, mais il n'y a qu'entre 20 et 25% de licenciées. »

Le sport français est-il misogyne ?

Pour réussir, les sportives françaises doivent évoluer dans un environnement ultra-masculin. Seulement 30% des conseillers techniques sportifs, 10% des entraîneurs nationaux et 4% des DTN sont des femmes. Dans le judo par exemple, seuls 10% des cadres techniques sont des femmes. Le problème est le même au niveau des fonctions dirigeantes.

Et pour briller dans une compétition internationale, la relation entre un athlète et un entraîneur est essentielle. Des entraîneuses seraient parfois plus aptes à comprendre les besoins et demandes des jeunes filles. Si Philippe Lucas avait été une femme, Laure Manaudou ne l'aurait peut-être pas quitté… Mais la situation de la star de la natation française ne reflète pas celles de la plupart des jeunes filles.

Caroline Carpentier, coach d'entraîneur et ancienne chef du département du sport de haut niveau à l'Insep souligne également que les femmes bénéficient rarement des meilleurs entraîneurs. S'occuper des filles, c'est souvent « une étape obligatoire ou un purgatoire avant d'avoir une fonction jugée plus prestigieuse ».

Un usage qui peut démotiver les sportives comme leurs entraîneurs. Il y a bien sûr des exceptions, comme Jérôme Roussat, champion olympique en escrime en épée avec les hommes qui va coacher les dames. De quoi entretenir un peu d'optimisme.

« A l'adolescence, la jeune fille ne rêve pas que de compétitions »

Seulement 34% des athlètes licenciés au haut niveau sont aujourd'hui des femmes. Même dans des sports ultra-féminins comme l'équitation, plus l'âge avance, moins elles sont nombreuses. Dans ce dernier sport, 80% des licenciés sont des femmes. En licence compétition 17-21 ans, elles représentent 84% des inscrits. Mais dans la catégorie adulte, elles ne sont plus que 65%. Et aux Jeux olympiques, les porte-étendard de la délégation olympique étaient des hommes…

Brigitte Deydier, triple championne du monde de judo dans les années 80, ajoute :

« A l'adolescence, au contraire des garçons, la jeune fille ne rêve pas que de compétitions. C'est à cet âge-là que beaucoup d'entre elles arrêtent. Les rémunérations moindres pour les sports féminins n'incitent pas non plus à continuer. Et à part à l'Insep, il est très difficile de continuer ses études et d'aller vraiment jusqu'au haut niveau. »

Les fédérations sportives ne sauraient donc pas prendre en compte les aspirations des jeunes filles. Caroline Carpentier avance une solution :

« Peut-être faudrait-il donc des politiques de haut niveau différenciées entre les hommes et les femmes. Pour l'instant, ce n'est pas le cas. »

« Les familles donnent la priorité aux garçons pour les activités sportives »

Il y a aussi des raisons culturelles. En France, les femmes ne sont pas non plus forcément encouragées à faire du sport. C'est ce qu'explique Brigitte Deydier, présidente d'un rapport collectif les Femmes et le Sport publié en 2004 :

« Le choix des familles est souvent vite fait. Surtout quand il n'y a pas beaucoup d'argent dans le foyer, on donnera toujours la priorité au garçon pour pratiquer une activité sportive. »

Un choix d'autant plus flagrant dans les banlieues où l'accessibilité au sport est parfois difficile pour les jeunes filles :

« En banlieue, à l'adolescence, la pression sociale peut parfois être très forte de la part des frères, des cousins…, pour obliger les filles à arrêter. Une solution est qu'elles changent de ville pour pratiquer leur sport, pour échapper aux regards désapprobateurs. »

Eugène-Henri Moré, adjoint au sport de la Courneuve, apparenté PCF, va à l'encontre de cette idée :

« Nous avons autant de filles que de garçons licenciés, nous sommes même au-dessus de la moyenne nationale. Le problème se pose plutôt pour la pratique adulte plus tard, où là, il y a des demandes d'aménagement de la part de certaines communautés, juives ou musulmanes notamment. Mais on ne devient pas sportive de haut niveau en commençant à 19 ans. »

Avant Londres 2012, les Britanniques investissent massivement

Au service de presse de l'association Ni putes ni soumises, on explique qu'il est très difficile d'évaluer le phénomène :

Bien sûr, le sujet nous intéresse mais les filles ne nous en parlent pas. Cela les intéresse plus de parler du rapport avec les garçons, de la possibilité de sortir… des questions plus classiques.

Dans des sports où la concurrence n'est pas très relevée il est plus facile pour une nation développée de former des athlètes féminins d'un niveau correct, même si l'environnement n'est pas forcément favorable. Mais dès qu'une nation investit d'importants moyens, les autres sont à la traîne.

Après la Chine cette année, ce sera peut-être le tour du Royaume-Uni en 2012. Gordon Brown, le premier ministre britannique, s'était engagé en 2006 à débloquer 400 millions d'euros supplémentaire pour le sport olympique, 130 millions d'euros par an. L'argent a été concentrée sur quelques sports comme le cyclisme et l'aviron. Cela a déjà payé, les sujets d'Elizabeth II sont actuellement quatrième du classement des médailles.

Mis à jour le 24/8 à 14h49, après les nouvelles médailles françaises, notamment le bronze de Marie Delattre et Anne-Laure Viard en canoë-kayak (K2, 500 m). Bravo les filles ! Photo : Laure Manaudou avant le départ des séries du 200 mètres à Pékin (Wolfgang Rattay/Reuters).

129 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de merle-moqueur

à tonton nano Portrait de tonton nano De merle-moqueur

10H04 | 24/08/2008 | Permalien

d'ailleurs j'ai la tienne dans le mien……

Portrait de punky

De punky

ni jah ni maitre | 12H39 | 23/08/2008 | Permalien

Ou sont les femmes avec leurs gestes pleins de charmeuuu…..ou sont..ou sont ? ? ? Franchement on s'en bat l'oeil ! ! !

Portrait de Dubitatif

De Dubitatif

13H16 | 23/08/2008 | Permalien

Mon avis vaut ce qu'il vaut, mais je ne suis guère convaincu par l'explication « sociale » du faible nombre - cette année - de médailles féminines avancée dans l'article. A moins de considérer que la parité de résultats observée à Athènes (16 sur 33) était liée elle aussi à des paramètres de ce type (on était moins « sexistes », comme suggéré, il y a quelques années ? ? ? ).

Je suis plus convaincu par l'autre argument avancé : l'idée d'une progression très rapide du sport féminin dans l'ensemble du monde. Dans plusieurs sports (escrime, natation, judo, etc.), j'ai vu de nombreuses nationalités que l'on ne voyait auparavant participer qu'aux épreuves d'athlétisme ouy à certains sports à l'exposition médiatique limitée. Je ne vois rien de mal à ça, bien au contraire.

Maintenant, il est également possible que l'on ait tout simplement manqué de bol cette année, du côté féminin.

Portrait de P2P

à Dubitatif Portrait de Dubitatif De P2P

13H30 | 23/08/2008 | Permalien

Les femmes ont une fâcheuse tendance à manquer de bol.

Portrait de merle-moqueur

à P2P Portrait de P2P De merle-moqueur

10H06 | 24/08/2008 | Permalien

pas de bol,peut-etre…mais certaines ne manquent pas de cul…..

Portrait de Compté supprimé 3

De Compté supprimé 3

13H34 | 23/08/2008 | Permalien

pFFF toujours des excuses bidons ! encadrement ou tout simplement qualite des selections et de la motivation des sportifs…. je me demande ce qui fait la qualite d unPhelbs…son encadrement ? mon oeil ! ! ! ! c'est ce qu il est !

Portrait de Jaycib

De Jaycib

Désagrégé de l'Université | 13H43 | 23/08/2008 | Permalien

L'un des problèmes que l'article n'étudie pas, c'est celui de l'« appétit de compétition », qui est insatiable chez les concurrents directs de la France (USA -- mais oui --, Chine (hum ! ), Grande-Bretagne, Australie, Allemagne, etc.), mais peu attractif en France. C'est un sujet qu'il vaut la peine d'explorer.

Je n'ai qu'un contre-exemple à citer -- si l'on excepte celui de la Chine, où tout un pays, dans son élan nationaliste, est prêt à sacrifier l'avenir des nombreuses postulantes --, c'est celui des Etats-Unis.

On ferait bien de se demander pourquoi, tous les quatre ans, on assiste à l'avènement de championnes américaines jusqu'ici inconnues, pratiquement toutes issues d'universités qui mettent des moyens considérables à leur disposition. Celles-ci font tout pour gagner un titre olympique ou pour bien se classer. Dans la grande majorité des cas, elles retombent ensuite dans le plus parfait anonymat parce que les JO, pour elles, ne sont qu'une étape dans leur vie. Elles se consacrent ensuite exclusivement à leur carrière universitaire et/ou professionnelle. (Les Australiennes, entre autres, leur ont depuis longtemps embouché le pas.)

Cette tendance s'est un peu infléchie sous le coup de l'argent roi qui vient désormais couronner leurs efforts, mais il n'en reste pas moins que le sport en général n'est pas pour elles un moyen d'auto-promotion ad vitam aeternam. On met le paquet au moment opportun, et ensuite on passe à autre chose. Mens sana in corpore sano. Bizarre que ce message nous soit envoyé des Etats-Unis, non ?

C'est une pratique à laquelle ni les fédérations françaises, ni Laura Flessel (vieillissante pour une athlète de haut niveau), ni Christine Aron, ni Muriel Hurtis, ni Laure Manaudou n'envisagent de s'astreindre actuellement. En réalité, tout est fait pour prolonger artificiellement leur carrière, même si leurs moyens deviennent, par la force des choses, limitées. (Etant entendu que ceci ne s'applique pas à Laure Manaudou, qui avait tous les atouts physiques lui permettant de rester au top, mais qui a choisi une autre voie. Au vu de ses déboires et volte-face passés, j'étais sûr qu'elle ne gagnerait rien du tout aux JO. Pourquoi a-t-elle accepté de concourir, sinon pour ses sponsors ? On ne peut pas lutter contre des filles/femmes qui en veulent, et qui ont la culture du résultat, mais pour un temps seulement.)

Portrait de adaunis

à Jaycib Portrait de Jaycib De adaunis

Nul part....si adelyne me plaque...... | 14H14 | 23/08/2008 | Permalien

Rien à dire !
Ça c'est excellemment bien exprimé.
Surtout et même si c'est gênant parfois, de faire le « panégyrique » du monde anglo saxon, (pour moi en tout cas), mais en la matière rien à redire.
Quand au problème que veut aborder l'article au sujet du sport féminin, je pense qu'il est ponctuel, car bien des obstacles ont été franchis au sujet de la reconnaissance, de celui ci.
Mais il est de même « factuellement » victime, et en souffre peut être plus que dans le cas du sport masculin, du désintéressement des collectivités locales, et de l'État, quand au « financement » des infrastructures nécessaires et suffisantes pour la pratique du sport de haut niveau, surtout et justement au niveau « universitaire ».

Portrait de Jaycib

à adaunis Portrait de adaunis De Jaycib

Désagrégé de l'Université | 10H36 | 24/08/2008 | Permalien

Mon cher Adaunis, crois bien qu'il n'y a nul « panégyrique » de ma part. Ce que je relate est le fruit de mon expérience aux Etats-Unis, où j'ai pu constater au fil des années -- et dès le départ, comme étudiant -- que l'« esprit de compétition » individuel était quasi-consubstantiel à la mentalité américaine, selon laquelle il faut toujours aller jusqu'au bout de ses capacités.

Dans un cadre complètement indépendant de la pratique sportive, j'ai rencontré à la fin des années 80 à New York une jeune mère qui se désolait de ne pouvoir inscrire son fils (encore) unique dans une école maternelle (kindergarten) dès l'âge de 3 ans. « Il faut en effet, disait-elle, qu'il apprenne le plus tôt possible comment être compétitif… »

J'ai été scié par cette conception de la vie sociale future de ce fils et m'en suis naturellement désolé (en privé), mais j'ai bien été obligé de reconnaître en même temps que cette formule extrême exprimait bien sur le fond l'opinion générale, QUE JE NE PARTAGE EVIDEMMENT PAS.

Portrait de Jaycib

à Jaycib Portrait de Jaycib De Jaycib

Désagrégé de l'Université | 14H53 | 23/08/2008 | Permalien

Les Australiennes ne sont pas « embouchées », elles ont EMBOITE le pas aux Américaines. Désolé de l'erreur !

Portrait de Gina Grimont

De Gina Grimont

13H39 | 23/08/2008 | Permalien

C'est drôle comment cet article qui parle des femmes dans le sport et la compétition attire un maximum de commentaires hors sujet, comme pour conforter la grande misogynie française et ce machisme indécrottable : Je retiens deux choses, l'une d'abord que les sportives sont moins bien payées que les sportifs, exactement comme dans toutes les entreprises,les femmes sont moins payés que les hommes pour les mêmes fonctions, que les familles poussent plus les garçons que les filles au sport, ce qui veut dire que concrétement si un frére et une soeur veulent tous les deux faire du sport, c'est la fille qui sera brimée, de la même façon que les parents s'occupent davantage du parcours scolaire de leur garçon de leur fille, laissant la fille se débrouiller seule, car dans l'insconscient collectif, le garçon doit avoir une vie sociale, donc un travail, la fille trouvera toujours un homme avec de l'argent. Donc encore et toujours, les choses avancent trés lentement en ce qui concerne les mentalités et les fonctionnements permettant aux filles d'intégrer le fait qu'elles ont le droit d'être autonomes et indépendantes. Même si maintenant la majorité des femmes travaillent, il a toujours dans leur tête, la culpabilité de ne pas être assez au service de l'homme et des enfants. Toute cette liberté acquise ne se vit pas pour elles de façon sereine et c'est là où n'existent pas l'égalité Hommes /femmes. C'est pour ça que la place des femmes ne rentrent dans aucun schéma classique DU politique. J'exécre moi-même ces Jeux de la honte et les boycottent mais il me semble grave que peu de sportives de haut niveau y remportent des médailles du fait, d'abord d'entraineurs moins motivés parce que ce sont des filles, machisme primaire, et de plus maigres revenus financiers : être sportive vaut moins. Cela veut donc dire et c'est là où on arrive au coeur de l'injustice que pour des petites filles regardant les jeux à la télé , elles ne voient une majorité hommes remportant des médailles, de la même façon,que quand elles accompagnent leur mère ( plus souvent que leurs pères) au super marché, elles voient des femmes caissières et des gérants hommes. Donc elles intégrent insconsciement le fait qu'être femme , ce n'est grand chose et c'est surtout dans l'ombre. L'égalité homme/femme ne pourra être que quand les femmes n'auront plus peur d'être dans la lumière, la vraie, pas celles qui convient aux hommes,la brillante comme des mannequins et autre femmes-apparats qui ne confortent que le statut social de l'homme. Il y a encore du boulot pour les femmes deviennent sujets. Et bien sûr quand il y aura autant de femmes en politique, en sport, en direction d'entreprise, en culturel, il aura autant d'incompétentes et de traîtres mais il y aura aussi forcément une autre vision des choses.

Portrait de energienoire

à Gina Grimont Portrait de Gina Grimont De energienoire

ici et maintenant | 16H23 | 23/08/2008 | Permalien

Intéressant, constructif et argumenté. Je me permets cette ponctuation perso en constatant qu'après 6 votes votre intervention est notée « inutile »…Encore une curieuse injustice d'arbitrage..

Portrait de NING

à Gina Grimont Portrait de Gina Grimont De NING

07H01 | 24/08/2008 | Permalien

QUESTION :

depuis quand les jeux olympiques sont-ils ouverts aux
femmes , ?

les jeux antiques étaient réservés aux hommes !

le marathon était interdit aux femmes auparavant (scandale au marathon de Boston lorsqu'une femme a courru « déguisé » il y a une trentaine d'année)

Portrait de sorry

à Gina Grimont Portrait de Gina Grimont De sorry

panseuse | 09H20 | 25/08/2008 | Permalien

Il faut voir la grande différence du nombre de supporters dans les tribunes des stades et des salles de sports entre les compétitions masculines ou féminines, cela n'a pas beaucoup évolué : je faisais du basket dans les années 70, les matches de garcons remplissaient la salle pendant que les filles se contentaient de leur entraineuse (le plus souvent) et de leur famille. Merci à elles.

Portrait de compte supprimé 13

De compte supprimé 13

15H13 | 23/08/2008 | Permalien

Sans être un obsédé de la mammelle, je me demandais : où sont passées les courbes féminines en athlétisme (en général) ?
Un « régime » particulier (style hormones) serait-il à l'origine de la disparition des attributs mammaires ?

ps : les Anglaises bien entendu ne font pas partie de ma question.

ps2 : la question n'est pas hors-sujet si l'on prend en compte le salon de l'agriculture et les médailles distribuées aux meilleures laitières.

Portrait de Milarepa-voyageurdanslespace

à compte supprimé 13 Portrait de compte supprimé 13 De Milarepa-voyageurdanslespace

retraité | 15H29 | 23/08/2008 | Permalien

Peut être simplement que la sélection naturelle, ou celle des chronos fait que celles qui ont des mamelles trop volumineuses sont handicapées pas rapport aux autres. On ne voit plus aussi des gros culs, ou très peu, même dans les lanceuses, qui s'en plaindrait ? Personnellement, je trouve ces corps d'athlètes magnifiques…

Portrait de Chipek

à compte supprimé 13 Portrait de compte supprimé 13 De Chipek

15H57 | 23/08/2008 | Permalien

il me semble que ce que vous appelez les mamelles est majoritairement constitué de graisse, il n'y a donc quasi pas de sportives de haut niveau bien pourvues puisque très musclées, avec un taux de masse graisseuse très faible

Portrait de Phil2922

De Phil2922

Retraite invalidité | 15H22 | 23/08/2008 | Permalien

Pour 2 secondes, Jeannie Longo (50 ans, cette année…) aurait pu avoir une médaille. Les athlètes filles sont, peut-être trop jeunes et trop fragiles (Laure Manaudou la première…)… Et puis les Chinois n'ont pas voulu que Carla s'inscrive au lancer de disques, et pourtant… !

http://phil195829.overblog.com

Portrait de said sellali

De said sellali

cadre à nantes | 19H51 | 23/08/2008 | Permalien

Il y'a un problème structurel en France au sujet du sport féminin.En effet, si l'on excepte certaines têtes d'affiches (Manaudou, Flessel…)qui sont souvent l'arbre qui cache la forêt, le niveau d'ensemble de nos sportives féminines est très moyen et pour ainsi dire même faibles.Les explications sont multiples : problèmes de budgets, questions culturelles(mépris des instances dirigeantes ,intérêts faibles des filles françaises pour la compétition de haut niveau), plus forte concurrence mondiale.
Toujours est-t-il que la remise à niveau du sport de haut niveau chez les filles sera probablement le premier dossier urgent à régler pour Laporte.

Portrait de energienoire

De energienoire

ici et maintenant | 16H54 | 23/08/2008 | Permalien

C'est très intéressant de regarder les résultats des athlètEs sous l'angle du nombre de médailles.
En posant ce « problème », ne rejoignez-vous pas quelque peu les officiels chinois à qui on reproche de ne trouver de gloire qu'aux médailles d'or ?
Pour parler d'un fiasco, il aurait été sage à mon avis d'attendre que les JO soient terminés, et que les cadres des fédérations sportives aient livré leurs analyses et conclusions. Savez-vous quels étaient les objectifs par discipline, pour parler de fiasco ?

Portrait de N.MARECHAL

De N.MARECHAL

08H31 | 24/08/2008 | Permalien

Ca c'est un truc qui m'énerve bien…

Où sont nos championnes ?
Moi, je vais vous dire où elles sont nos championnes. En fait, elles ne font plus de sport du tout dans le circuit classique et je vais même vous dire pourquoi.

A peine vous vous inscrivez dans un club de sport que déjà on vous gave avec la compétition.
Total, on dégoûte beaucoup de jeunes qui voudraient commencer par le début. Prendre du plaisir dans une activité sportive puis développer ses performances pour s'orienter positivement dans l'esprit de la compétition, éventuellement et pas obligatoirement.

Au lieu de ça, beaucoup désertes et celles qui restent ne sont pas toujours les meilleures. Le comportement des profs est très souvent négatif, usine à démotiver.

Enfin, si au JO nos championnes ne gagnent pas, ce sont quand même des championnes. On les aime et surtout on respecte le sacrifice qu'elles font tous les jours pour atteindre le plus haut niveau.

Quand on est 6eme mondiale, ok on n'a pas de médaille mais c'est déjà exceptionnel, non !

Portrait de setori

De setori

retraité | 18H04 | 23/08/2008 | Permalien

Il n'y a pas de véritable culture sportive en France.Pour avoir été entraineur pendant des années ,je peux vous dire que faire entrer dans les mentalités la pratique sportive est trés difficile chez nous.Les anglos-saxons ont autour de leurs établissements d'enseignement de nombreuses installations sportives et ce dés le plus jeune âge.Combien d'écoles primaires ont des installations ? Combien d'heures sont consacrées à l'activité sportive ? Combien de spécialistes encadrent les maîtres ? Et je ne parle pas de certains campus qui sont de véritables déserts sportifs.Le sport dégage un certain dépassement de soi.Combien de jeunes ont -t-ils été éduqués pour accéder à cet état d'esprit ? Car le sport est aussi ce mélange de pratique et de mentalité.Pas d'installations ni de formateurs donc pas de pratique et pas d'avantage le goût du dépassement.

Portrait de Milarepa-voyageurdanslespace

à setori Portrait de setori De Milarepa-voyageurdanslespace

retraité | 18H37 | 23/08/2008 | Permalien

Vous dites qu'il manque de structures, d'entraineur et de motivation en france, mais si on compare avec le EU qui sont quand même 4 fois plus nombreux en population que nous, ils n'ont pas, toutes médailles confondues, 4 fois plus de médailles que nous ; idem pour la chine, qui devrait avoir 70 fois plus de médailles que nous « vu qu'ils ont tous un entrainement quasi militaires » . Partout l'on entend que la Chine fait un objectif politique du nombre de médailles, je vois que chez nous c'est pareil ; Nous sommes pas loin de 40 médailles et si l'on compte les finalistes, je trouve que notre rang est bien respecté. Au pays de l'Olympisme, l'essentiel est de participer et je pense que nous sommes dans l'essentiel !

Portrait de Artemisia.G

De Artemisia.G

Lulucarabine | 18H08 | 23/08/2008 | Permalien

« Les rémunérations moindres pour les sports féminins n'incitent pas non plus à continuer ».

Pour moi cela explique tout : fournir autant de travail et être toujours dévalorisée par rapport aux collègues masculins, ça ne peut que démotiver…

Mais au fond, dans une société où à travail et à compétences égales, les femmes sont moins bien payées que les hommes, pourquoi serait-ce différent dans le milieu sportif ? Ce n'est pas une bulle préservée.

Portrait de Milarepa-voyageurdanslespace

à Artemisia.G Portrait de Artemisia.G De Milarepa-voyageurdanslespace

retraité | 18H54 | 23/08/2008 | Permalien

ça m'étonnerait fort que L. Manaudou, gagne moins que beaucoup de sportifs français de son niveau.

Portrait de Gina Grimont

à Milarepa-voyageurdanslespace Portrait de Milarepa-voyageurdanslespace De Gina Grimont

19H29 | 23/08/2008 | Permalien

@ Milarepa
Même si elle a gagné beaucoup, je ne suis pas sûr qu'elle a gagné autant que ses colléges masculins de même niveau !

Portrait de parousnik

De parousnik

18H31 | 23/08/2008 | Permalien

C'est pour quand des matchs de foot féminin a la télé public car la France mysogine a encore pris plusieurs decennies de retard sur ces voisins ?

Portrait de deecurl

à parousnik Portrait de parousnik De deecurl

| 18H35 | 23/08/2008 | Permalien

pratiquant le football (et étant une femme), là je ne peux que plussoier.

Portrait de Milarepa-voyageurdanslespace

à deecurl Portrait de deecurl De Milarepa-voyageurdanslespace

retraité | 18H51 | 23/08/2008 | Permalien

Pourquoi les hommes regardent ils aussi l'athlétisme féminin ? et d'autres sports de haut niveau ? parce que ces jeunes femmes ont su hisser leur niveau et le spectacle est de qualité, des jeunes femmes sont devenues des stars ; n'étant pas spécialiste de foot , je m'interesse plutôt au rugby, pourquoi le rugby n'est il pas télévisé ? la réponse, est, je crois un manque de niveau physique et technique qui n'interesseraient pas assez les spectateurs. L'expérience a été faite avec le cyclisme et entre les critiques misogynes et le manque de vélocité ( sur un tour de france, par exemple ) elle a été assez vite abandonnée. Si l'on passait, chez les hommes des courses cyclistes d'amateurs, en football des match de 3em ou 4em série, pareil en rugby, croyait vous que ça interesserait les gens ? Les spectateurs aiment les vedettes, les stars, et s'ils il n'y en a pas, ça ne les interessent pas. Regardez J. Longo….

Portrait de parousnik

à Milarepa-voyageurdanslespace Portrait de Milarepa-voyageurdanslespace De parousnik

19H47 | 23/08/2008 | Permalien

Il n'y a pratiquement qu'en France et en Albanie, en Europe où les télés publics ne diffusent pas de sports ou de jeux collectif féminins d'un niveau que non seulement nul ne peut leur contester mais qui apporte au foot en particulier une fraîcheur et une honnêteté sportive que certains footballeurs feraient bien de copier s'il ne veulent plus être traité de « gonzesses » sur les stades…

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