Les athlètes françaises n'ont obtenu que 7 des 40 breloques tricolores. Un fiasco qui montre les lacunes de l'encadrement sportif.
Les larmes de Laure Manaudou ou des handballeuses françaises en sont le symbole. Alors que les Jeux se terminent dimanche, les Françaises sont au tapis. Sur les 40 médailles glanées, elles n'en ont obtenu que 7, dont une seule en or. Un bilan gonflé d'un coup grâce aux deux médailles en BMX, nouvelle discipline olympique, obtenues vendredi.
En 2004, à Athènes, elles avaient glané 16 médailles sur 33. A Sydney en 2000, 11 médailles sur 38. Et à Atlanta en 1996, 15 médailles sur 37. En moyenne, elles avaient 40% environ des médailles sur les trois précédentes olympiades. Incident de parcours ou tendance lourde ? Difficile à dire à chaud, mais on peut avancer quelques explications : Un niveau international très relevé
Les JO de Pékin ont sans doute été les Jeux olympiques d'été les plus relevés de l'histoire pour les femmes. La Chine a énormément investi dans tous les sports, surtout dans les catégories féminines, jugées plus abordables. Un effort qui a payé : les Chinoises ont pour l'instant presque rapporté 60% des médailles de leur délégation.
Mais aucun autre pays du top 10 n'a vu autant fondre son ratio de médailles hommes/femmes que la France. En moyenne, ils se maintiennent entre 40% et 50%. Les Bleues sont sans doute trop dépendantes de certains sports, comme les sports de combat ou la natation.
En judo ou en escrime, la Chine a énormément progressé et des nations comme la Corée du Nord ou le Kazakhstan, qui ne participent pas aux autres compétitions internationales, ont surpris. Comme l'explique Brigitte Deydier, directeur technique nationale (DTN) de la Fédération française de judo :
« Les Chinois ont fourni énormément d'effort, tout le monde a subi. Structurellement, le sport, surtout féminin, n'est pas très porté en France. 45% des athlètes à Pékin sont des femmes, mais il n'y a qu'entre 20 et 25% de licenciées. »
Le sport français est-il misogyne ?
Pour réussir, les sportives françaises doivent évoluer dans un environnement ultra-masculin. Seulement 30% des conseillers techniques sportifs, 10% des entraîneurs nationaux et 4% des DTN sont des femmes. Dans le judo par exemple, seuls 10% des cadres techniques sont des femmes. Le problème est le même au niveau des fonctions dirigeantes.
Et pour briller dans une compétition internationale, la relation entre un athlète et un entraîneur est essentielle. Des entraîneuses seraient parfois plus aptes à comprendre les besoins et demandes des jeunes filles. Si Philippe Lucas avait été une femme, Laure Manaudou ne l'aurait peut-être pas quitté… Mais la situation de la star de la natation française ne reflète pas celles de la plupart des jeunes filles.
Caroline Carpentier, coach d'entraîneur et ancienne chef du département du sport de haut niveau à l'Insep souligne également que les femmes bénéficient rarement des meilleurs entraîneurs. S'occuper des filles, c'est souvent « une étape obligatoire ou un purgatoire avant d'avoir une fonction jugée plus prestigieuse ».
Un usage qui peut démotiver les sportives comme leurs entraîneurs. Il y a bien sûr des exceptions, comme Jérôme Roussat, champion olympique en escrime en épée avec les hommes qui va coacher les dames. De quoi entretenir un peu d'optimisme.
« A l'adolescence, la jeune fille ne rêve pas que de compétitions »
Seulement 34% des athlètes licenciés au haut niveau sont aujourd'hui des femmes. Même dans des sports ultra-féminins comme l'équitation, plus l'âge avance, moins elles sont nombreuses. Dans ce dernier sport, 80% des licenciés sont des femmes. En licence compétition 17-21 ans, elles représentent 84% des inscrits. Mais dans la catégorie adulte, elles ne sont plus que 65%. Et aux Jeux olympiques, les porte-étendard de la délégation olympique étaient des hommes…
Brigitte Deydier, triple championne du monde de judo dans les années 80, ajoute :
« A l'adolescence, au contraire des garçons, la jeune fille ne rêve pas que de compétitions. C'est à cet âge-là que beaucoup d'entre elles arrêtent. Les rémunérations moindres pour les sports féminins n'incitent pas non plus à continuer. Et à part à l'Insep, il est très difficile de continuer ses études et d'aller vraiment jusqu'au haut niveau. »
Les fédérations sportives ne sauraient donc pas prendre en compte les aspirations des jeunes filles. Caroline Carpentier avance une solution :
« Peut-être faudrait-il donc des politiques de haut niveau différenciées entre les hommes et les femmes. Pour l'instant, ce n'est pas le cas. »
« Les familles donnent la priorité aux garçons pour les activités sportives »
Il y a aussi des raisons culturelles. En France, les femmes ne sont pas non plus forcément encouragées à faire du sport. C'est ce qu'explique Brigitte Deydier, présidente d'un rapport collectif les Femmes et le Sport publié en 2004 :
« Le choix des familles est souvent vite fait. Surtout quand il n'y a pas beaucoup d'argent dans le foyer, on donnera toujours la priorité au garçon pour pratiquer une activité sportive. »
Un choix d'autant plus flagrant dans les banlieues où l'accessibilité au sport est parfois difficile pour les jeunes filles :
« En banlieue, à l'adolescence, la pression sociale peut parfois être très forte de la part des frères, des cousins…, pour obliger les filles à arrêter. Une solution est qu'elles changent de ville pour pratiquer leur sport, pour échapper aux regards désapprobateurs. »
Eugène-Henri Moré, adjoint au sport de la Courneuve, apparenté PCF, va à l'encontre de cette idée :
« Nous avons autant de filles que de garçons licenciés, nous sommes même au-dessus de la moyenne nationale. Le problème se pose plutôt pour la pratique adulte plus tard, où là, il y a des demandes d'aménagement de la part de certaines communautés, juives ou musulmanes notamment. Mais on ne devient pas sportive de haut niveau en commençant à 19 ans. »
Avant Londres 2012, les Britanniques investissent massivement
Au service de presse de l'association Ni putes ni soumises, on explique qu'il est très difficile d'évaluer le phénomène :
Bien sûr, le sujet nous intéresse mais les filles ne nous en parlent pas. Cela les intéresse plus de parler du rapport avec les garçons, de la possibilité de sortir… des questions plus classiques.
Dans des sports où la concurrence n'est pas très relevée il est plus facile pour une nation développée de former des athlètes féminins d'un niveau correct, même si l'environnement n'est pas forcément favorable. Mais dès qu'une nation investit d'importants moyens, les autres sont à la traîne.
Après la Chine cette année, ce sera peut-être le tour du Royaume-Uni en 2012. Gordon Brown, le premier ministre britannique, s'était engagé en 2006 à débloquer 400 millions d'euros supplémentaire pour le sport olympique, 130 millions d'euros par an. L'argent a été concentrée sur quelques sports comme le cyclisme et l'aviron. Cela a déjà payé, les sujets d'Elizabeth II sont actuellement quatrième du classement des médailles.
► Mis à jour le 24/8 à 14h49, après les nouvelles médailles françaises, notamment le bronze de Marie Delattre et Anne-Laure Viard en canoë-kayak (K2, 500 m). Bravo les filles ! Photo : Laure Manaudou avant le départ des séries du 200 mètres à Pékin (Wolfgang Rattay/Reuters).



















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De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 11H18 | 23/08/2008 |
Médailles françaises : mais où sont les femmes ?
Mais ..mais . je m'en fout complètement.
Attendez ,mes sœurs , hein , avant de nazer..
Je me fout tout aussi complètement des athlètes hommes , gays , noirs , musulmans , juifs, catholiques ,gagnants, perdants, or , argent, bronze, latex, gros, petits,blonds, roux, très dopés ou un peu moins dopés , pro chinois ou anti Tibet etc etc
à Numerosix
De pablico
11H31 | 23/08/2008 |
(ironie)
on ne peut avoir le beurre et l'argent du beurre.
On est fier que les françaises font le plus d'enfants en Europe.
elles ne peuvent pas être au four et au moulin.
Médailles ou natalité il faut choisir.
à pablico
De Tesla
yesmen | 11H35 | 23/08/2008 |
Finesse, finesse…
à pablico
De Neris
Précaire | 13H32 | 23/08/2008 |
@pablico
Oh mais il existe des médailles pour la natalité.
Je ne sais pas si ça se fait toujours, mais j'ai connu les années où l'on remettait une médaille à la femme française qui avait eu le plus d'enfants avant sa ménopause.
Maintenant, on peut aussi en créer une pour la femme qui mettra le plus d'enfants au monde en une seule fois.
Et aussi une médaille pour le plus grand nombre de mères isolées, parce que là, on en est moins fier, mais c'est aussi un record.
à Neris
De pablico
20H20 | 23/08/2008 |
c'est le prix cognac ! !
Médaille de la Famille française. Créée 26-5-1920 pour encourager la natalité, après les pertes en vies humaines de la guerre 1914-18.
à pablico
De Neris
Précaire | 09H33 | 24/08/2008 |
Cognac !
Morte de rire !
Et le p'tit verre de Cognac, il est recommandé aussi pour la natalité ?
à pablico
De merle-moqueur
08H32 | 24/08/2008 |
natalite ? je suis pour….engrossons,engrossons,il en restera toujours qqchose……
De olympe blogueuse
blogueuse | 11H06 | 23/08/2008 |
je m'apprétais justement à faire un billet à ce sujet, je vais peut être me contenter d'un lien vers cet article.
http://blog.plafonddeverre.fr/
que les parents donnent la priorité aux activités sportives des garçons c'est peut être vrai dans certains milieux mais ce n'est pas général. Il est possible par contre que les familles poussent davantage les garçons.
Vrai aussi la moindre appétence des filles pour la compétition.
Vrai surtout, le moindre investissement de la collectivité sur les sportives féminines.
à olympe blogueuse
De Milarepa-voyageurdanslespace
retraité | 15H18 | 23/08/2008 |
Comme j'avais vu dans je ne sais plus quel film, mais qui est vrai : Pendant que les « pauvres » font du sport, nous on étudit ; après a nous les bonnes places…..
De Francois Toulouse
11H14 | 23/08/2008 |
Est-ce qu'il n'y a pas une confusion entre sport et compétition dans cet article ?
Je veux dire que si j'entendais qu'on pratiquerait moins de sport, je penserais que c'est un problème. Mais là, il s'agit d'un manque de médaille, est-ce un problème, cela ne veut pas dire que les femmes entretiennent moins leurs corps !
Et si le fait que les femmes françaises vont moins courir les médailles, cela ne signifieraient pas qu'elles ont d'autres intérêts ? Il faudrait voir aussi le nombre de femmes qui pratiquent et préfèrent le yoga, la gym douce, etc…
à Francois Toulouse
De deecurl
| 18H31 | 23/08/2008 |
« sport » n'est pas « entretenir son corps » !
on pense ce qu'on veut de la compétition sportive mais le fait que les femmes soient moins bien représentées, mons bien traitées (salaire de l'équipe féminine de football bien moindre…) est représentatif de la place qu'on leur accorde dans notre société.
que les Français préfèrent regarder des hommes faire du foot ou pédaler, est très révélateur.
à deecurl
De Francois Toulouse
10H29 | 24/08/2008 |
« sport » n'est pas entretenir son corps ?
Certe, mais là n'était pas mon propos.
J'ai tenté de dire ici que compétition n'est pas sport, et que les personnes qui font de l'aérobic, qui courent pour leur plaisir uniquement font du sport comme les autres.
Et je ne suis pas les raisonnements qui prendraient comme seuls échantillons les pratiques de compétition. Je ne les trouve pas valables.
à Francois Toulouse
De sorry
panseuse | 08H53 | 25/08/2008 |
Beaucoup de femmes essaient de « caser » un peu de pratique sportive dans leur emploi du temps surchargé, car non content de travailler, elles ont pour la plupart, à s'occuper des enfants, à faire la bouffe, l'entretien de la maison, les loisirs des enfants… Et quoique on dise, dans beaucoup de familles, c'est encore le schéma prépondérant, pendant que les hommes programment sans états d'âme, leur sortie en vélo, leur footing (etc…) avec les copains, le reste étant secondaire pour la majorité d'entre eux. Je vais me faire assassiner pour ces propos, mais c'est ce que je constate autour de moi !
à sorry
De deecurl
| 12H13 | 25/08/2008 |
effectivement c'est ce qui arrive la plupart du temps.
j'ai fait du judo et je constate que s'il y a autant de garçons que de filles chez les ados, chez les adultes c'est bien moins et là il y a beaucoup plus d'hommes. le dimanche aux compétitions, maman et les enfants viennent voir papa. il y a des mamans (beaucoup moins) mais papa et les enfants ne viennent pas souvent les voir. c'est vraiment dommage. on peut espérer que ça changera avec l'amélioration du partage des tâches qui est une réalité chez les plus jeunes.
De LeSultanDeBruni
. | 11H14 | 23/08/2008 |
D'après les chiffres du Ministère de la Jeunesse et des Sports, les femmes sont de plus en plus nombreuses à pratiquer des activités physiques et sportives : de 9% en 1968, on constate une progression à 48% aujourd'hui.
Cependant, le chiffre des femmes ayant une licence dans un club sportif reste nettement en retrait par rapport à celui des hommes : 2/3 des licenciés sont des hommes.
Donc il n'y a qu'1/3 de femmes faisant de la compétition et autant moins de chances pour être sélectionnées en sport de haut niveau.
à LeSultanDeBruni
De Francois Toulouse
11H55 | 23/08/2008 |
Merci de vos précisions.
Alors, j'ai une interrogation : si une catégorie de personne ne suit pas le parcours jugé normal par les médias (compétition, médailles) est-ce un échec autre que pour la mise en avant, le spectacle ?
De patrick du 14
toujours naze et qui cotises pas | 11H17 | 23/08/2008 |
c'est vrai ça ou sont les femmes
à patrick du 14
De merle-moqueur
08H34 | 24/08/2008 |
a la cuisine peut-etre…..ET QU'ELLES Y RESTENT !
AH ! AH ! AH !
De ALLAIN JULES C@MMUNICATION
11H26 | 23/08/2008 |
Ls filles ne sont plus au top ? Il n'y a pas de surprise. L'encadrement technique s'occuperait beaucoup plus de leur confort libidique qu'autre chose.
C'est la rumeur qui le dit. Ainsi, on préfère s'occuper d'une fille hors des stades que dans les stades….suivez mon regard.
Bon, pardon, je suis mauvaise langue.
http://allainjulesblog.blogspot.com/
à ALLAIN JULES C@MMUNICATION
De Tesla
yesmen | 11H33 | 23/08/2008 |
Super drôle et surtout merci pour la pub pour ton blogeuhh… le 100000ème
à Tesla
De Alain Pacifique
05H33 | 24/08/2008 |
à ce petit jeu, pierre j callard est le plus fort , et de loin. son blog nouvellexxxxxxxx.org ( je ne vais quand meme pas lui faire un coup de pub ! ! ) , tout le monde est au courant !
à Tesla
De ALLAIN JULES C@MMUNICATION
09H19 | 24/08/2008 |
Merci Tesla.
Est-il interdit de se présenter ?
à ALLAIN JULES C@MMUNICATION
De Alain Pacifique
10H24 | 24/08/2008 |
non non, au contraire, c'est bien de se presenter. mais , en général, quand on arrive à une soirée ( exemple ) , le simple fait de s'identifier par son prénom, voire de son nom, suffit. de là à annoncer sans crier gare, salut , moi c'est machin truc, j'écris des choses sur internet qui s'appellent « www. truc.bidule.venez-lire.ya-rien-de-mieux », ca fait un peu BHL , non ?
m'enfin, moi, c'que j'en dis, hein ! !
à ALLAIN JULES C@MMUNICATION
De ysengrimus
15H14 | 23/08/2008 |
L'omiprésent Jules, macho androhystérique par excellence, a parlé…
http://ysengrimus.wordpress.com/2008/04/29/mon-petit-macho-androhysteriq…
Inclinons nous devant son ordre crucialement passéiste…
Paul Laurendeau
De CAubrée
11H56 | 23/08/2008 |
« s'était engagé en 2006 a débloqué “, y a pas à dire, le niveau monte à Lakanal et Sc Po ! ! Plus sérieusement, et comme conseil, puisque vous partez sur une comparaison conjoncturelle depuis les JO précédents, et vous enchaînez sur des ‘explications structurelles’ sur le travail d'encadrement de l'INSEP, et combien ah-que-la-vie-elle-est-dure-pour-les femmes, catégorie spots de haut niveau. C'est absurde, le raisonnement ne fonctionne pas : c'était tellement mieux en 2000 et 2004, l'encadrement et les rémunérations étaient tellement meilleures ? ? Si Laure Manaudou s'est vautrée, c'est parce que Estanguet a été préféré à Laura Flessel comme porte-drapeau, vous y croyez vraiment ? ?
à CAubrée
De Quentin Girard
(auteur)
Journaliste | 12H14 | 23/08/2008 |
Vilaine faute. Excusez-moi.
Je ne crois rien.
« Difficile à dire à chaud, mais on peut avancer quelques explications. »
Un des rôles du journaliste n'est-il pas de poser des questions, de consulter les gens, de chercher des explications et de ne négliger aucune piste ?
Essayer de comprendre. Il n'y a aucune réponse définitive, personne ne l'a.
Le journaliste est là pour rapporter les faits et, pour un sujet comme celui-la, donner des pistes de réflexion aux lecteurs. A lui de se forger sa propre opinion.
à Quentin Girard
De olympe blogueuse
blogueuse | 12H32 | 23/08/2008 |
il n'y a pas que de l'opinion là dedans, il y a des faits, qui comme chacun le sait son têtus
à Quentin Girard
De Laurent.D
Informaticien - Presta | 13H19 | 23/08/2008 |
Je suis d'accord avec vous sur le fait que le journaliste doit poser des questions, et amener le lecteur à s'en poser - d'ailleurs ça tombe bien, je m'en suis posé là ^^. Mais il y a quand même des raccourcis que je trouve trop vite fait dans votre article. Ma vision est peut être minimaliste ou naïve, mais la voici :
- Vous commencez d'emblée en accusant « les lacunes de l'encadrement sportif ».. bon en y réfléchissant, pour moi c'est pas l'encadrement qui se retrouve sur un tatami. Je trouve que c'est oublié celui qui fait le boulot quand même dans l'histoire : le sportif. Je ne dis pas que l'encadrement n'a pas son rôle à jouer, évidemment qu'il en a un (cf Lucas-Manaudou), mais de là à n'accuser que ce dernier c'est vite dit..
- Le cas Manaudou. « Si Philippe Lucas avait été une femme, Laure Manaudou ne l'aurait peut-être pas quitté… ». On pourrait dire aussi que « Si Philippe Lucas avait été une femme, Laure Manaudou n'aurait peut être pas eu le succès qu'elle a connu avant les JO… ». Je ne suis pas mysogine, mais je ne crois pas à l'excuse des relations homme-femme dans le cas entraineur-sportif.
- Vous parlez enfin des licenciées. Moui c'est sûr qu'avec plus de licenciées on augmente nos chances de trouver la perle rare, mais bon.. Après je ne connais pas le fonctionnement des sélections pour les JOs, a-t-on un quota de sportif pour chaque compétition ? J'aurai bien aimé avoir le nombre de françaises de cette année par rapport aux derniers JOs.
L'article excuse implicitement nos françaises. Mon discours n'est pas non plus de dire aux sportifs « bande de nuls, vous arrivez à rien » ; loin de là. Je veux juste dire que les défaites sont simplement à expliquer par des erreurs lors des matchs, un manque d'entrainement, de mental (la pression..), etc.
à Laurent.D
De LeSultanDeBruni
. | 20H36 | 23/08/2008 |
En ce qui concerne la question sur les quotas (sources http://www.franceolympique.com/ ) :
Selon les disciplines, le mode de qualification des sportifs diffère.
En règle générale, les compétitions internationales durant l'année précédant les Jeux Olympiques servent de support pour obtenir des « quotas olympiques » par nation et par disciplines.
Un sportif réalisant les minimas exigés lors de ces compétitions, qu'ils soient en terme de classement ou de performance, obtient pour sa discipline et/ou sa catégorie un « quota », également communément appelé dans les médias « un billet ».
Mais ce n'est pas toujours l'athlète qui obtient ce quota qui part représenter sa discipline (c'est le cas notamment pour des épreuves par équipes comme l'escrime).
Un sportif qui décroche un quota est dit « pré-sélectionné », mais c'est ensuite à la fédération sportive de proposer sa liste de sélectionnés à la Commission nationale du sport de haut niveau (CNSHN) qui les étudie, les valide et les transmet au Comité national olympique et sportif français (CNOSF) qui procède ensuite aux inscriptions officielles.
Pour la question sur le nombre de femmes : toujours sur le site : http://www.franceolympique.com/ il faut aller dans la rubrique « la sélection française » pour trouver tous les chiffres sur les participant(e)s par disciplines
De tonton nano
enfin retraité | 12H13 | 23/08/2008 |
Ou sont les femmes françaises ? mais au lit bien sur d'après le dernier taux de fécondité ,on ne peut être partout !