Contrairement à ce qu'il a écrit dans Le Monde, le philosophe n'a pu se rendre dans la ville de Gori. Ce n'est pas la seule affabulation.

Qu'on l'apprécie ou non, il faut reconnaître que Bernard-Henri Lévy, qui s'est rendu la semaine dernière en Géorgie, ne manque ni de courage, ni de convictions. Mais BHL n'est pas un journaliste, et le récit qu'il a rapporté pour Le Monde, titré « Choses vues dans la Géorgie en guerre », est à prendre avec des pincettes. Ainsi, lorsque BHL déclare qu'il est arrivé à Gori mercredi 13 août et qu'il a vu une ville « brûlée », il affabule. Il n'a pas réussi à entrer dans la ville.
Rue89 a entrepris de faire ce que les confrères anglo-saxons appellent un « fact-checking », une vérification des informations livrées par un reporter. Ce que BHL n'est pas : il est présenté dans le quotidien comme « philosophe et essayiste » et son récit a été prudemment rangé sous l'étiquette de « témoignage ». Il n'en reste pas moins que ce récit occupe deux pages au centre d'un journal jouissant d'une autorité certaine en matière d'information internationale.
Deux jours et demi de balade, dans la confusion de la guerre
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Commençons par ce que ne raconte pas le « témoignage » de BHL : les conditions de la balade. Mercredi 13 août, rendez-vous est pris à l'aéroport du Bourget devant l'aérogare de Darta, une compagnie d'aviation privée. Le philosophe a loué un jet pour rallier Tbilissi, qui n'est plus desservie.
Il est accompagné par son vieux complice, l'éditeur Gilles Hertzog, le documentariste Raphaël Glucksmann et un journaliste de France Culture, Omar Ouamane. Plus un garde du corps. Le jet se pose vers midi en Géorgie, « juste pour le déjeuner », précise Raphaël Glucksmann. Prévenue par son ambassadeur à Paris, la présidence géorgienne a dépêché l'un de ses traducteurs pour accompagner BHL durant tout son séjour.
Celui-ci sera court, puisque Bernard-Henri Lévy repartira samedi matin, à 8 heures, de Tbilissi. Il aura donc passé deux jours et demi en Géorgie. L'équipage descend au Marriot Tbilissi, un hôtel cinq étoiles fréquenté par les journalistes et les diplomates.
Plusieurs journalistes français, surpris par sa présence, interrogent dès son arrivée l'intellectuel qui ne cache pas les motifs de son voyage : défendre la liberté en Géorgie contre l'ogre russe. Plusieurs radios, comme France Inter, France Info ou RFI, diffuseront des extraits de ces interviews.
La multiplication des chars
Dans un minibus blanc climatisé, direction Gori, l'une des villes occupées par les troupes russes. Première « chose vue », sur la route :
« Le fait est que la première présence militaire significative à laquelle nous nous heurtons est un long convoi russe, cent véhicules au moins, venu tranquillement faire de l'essence en direction de Tbilissi. »
L'envoyé spécial du Nouvel Observateur, Christophe Boltanski, qui emprunte la même route, le même jour, a compté les véhicules de cette colonne. Il en a recensé trente : six camions de troupes, six camions citernes, sept blindés APC, trois camions essence, six chars, deux ambulances.
Encore quelques kilomètres et l'équipage retrouve un groupe de journalistes, bloqués à un barrage tenu par la police géorgienne. Les journalistes ont suivi Alexandre Lomaia, le conseiller géorgien pour la sécurité nationale, qui avait décidé courageusement de se rendre à Gori, accompagné de l'ambassadeur d'Estonie. Le convoi est bloqué à quelques kilomètres au sud de la ville. BHL descend alors de sa camionnette blanche.
Vincent Hugeux, grand reporter à L'Express, s'étonne :
« J'ai reconnu sa silhouette. Il était accompagné de Gilles Hertzog et Raphaël Glucksmann. BHL a même lancé à un journaliste français : “Ah, mais nous sommes confrères ! ‘’
Ne pas voir Gori, mais en parler quand même
BHL franchit le barrage, dans des conditions sur lesquelles nous reviendrons, et racontera dans Le Monde la scène suivante :
‘Nous arrivons à Gori. Nous ne sommes pas au centre-ville. Mais, du point où Lomaia nous a laissés avant de repartir, seul, dans l'Audi, récupérer ses blessés, de ce carrefour que contrôle un char énorme et haut comme un bunker roulant, nous pouvons constater les incendies à perte de vue. Les fusées éclairantes qui, à intervalles réguliers, illuminent le ciel et sont suivies de détonations brèves. Le vide encore. L'odeur, légère, de putréfaction et de mort.Et puis, surtout, le bourdonnement incessant des véhicules blindés et, une fois sur deux à peu près, des voitures banalisées remplies de miliciens reconnaissables à leurs brassards blancs et à leurs cheveux retenus par des bandanas.
Gori n'appartient pas à cette Ossétie que les Russes prétendent être venus libérer’. C'est une ville géorgienne. Or ils l'ont brûlée. Pillée. Réduite à l'état de ville fantôme. Vidée.”
Problème : BHL n'est jamais “arrivé à Gori”, et les Russes n'ont pas “brûlé” la ville.
Que s'est-il passé ? Avec son équipe, il s'est débrouillé pour passer ce premier barrage en compagnie d'Alexander Lomaia et de quelques autres personnes (l'ambassadeur estonien, la députée européenne Marie-Anne Isler-Béguin et la journaliste du Washington Post Tara Bahrampour).
Deux heures plus tard, vers 22h30, dans la nuit noire, BHL est de retour au premier barrage où attend la presse. Il sort du véhicule, le visage grave, et avec sa voix de Malraux, il témoigne devant les journalistes :
“La ville est nettoyée, Gori est une ville fantôme, il y a des flammes partout ; apparemment pas âme qui vive, Gori a été vidée de sa population. C'est ce que les Russes appellent la pacification.”
L'eurodéputée Marie-Anne Isler-Béguin intervient alors pour démentir : “mais non, on n'était pas à Gori”, dit-elle aux journalistes, “on a été bloqués à un barrage à 1,5 kilomètre de la ville”. Elle connaît cette région depuis huit ans. Seuls les champs brûlaient, ajoute-t-elle. Les armées brûlent parfois les champs pour éviter le risque des snipers embusqués.
Plusieurs témoins confirment : BHL n'était pas à Gori
Déléguée du Parlement européen pour le Caucase Sud, Marie-Anne Isler-Béguin revient sur l'épisode pour Rue89 :
“Je viens de découvrir son témoignage. Je suis un peu surprise qu'il n'ait pas tout à fait dit comment ça s'était réellement passé. Mais il a peut-être oublié… J'ai vu Bernard-Henri Lévy pour la première fois lors de ce voyage au check-point où étaient bloqués tous les journalistes, à cinq kilomètres de Gori.‘Si Bernard-Henri Lévy est monté avec Lomaia et moi, c'est parce que j'ai intercédé en sa faveur. C'est lui qui m'a demandé : Madame la députée, je voudrais me joindre à la délégation.’ Et c'est moi qui ai obtenu l'accord de l'ambassadeur d'Estonie. Dommage qu'il ait oublié ce petit détail… En plus, c'est le seul qui soit monté dans la voiture avec son garde du corps.
‘Et il y a d'autres approximations. S'il arrive à distinguer les militaires des paramilitaires, il est plus doué que moi. S'il a senti une odeur de putréfaction, moi pas. Il écrit aussi que Gori a été brûlée, pillée et réduite à l'état de ville fantôme, mais à ce moment-là, on ne pouvait pas le dire, tout simplement parce que personne n'y était encore allé. Enfin, nous nous sommes arrêtés à 1,5 kilomètre de Gori.’
Gilles Hertzog, fidèle compagnon de route de BHL, confirme lui aussi la version de l'élue :
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‘Non, on n'est pas rentrés dans la ville, on est resté à l'orée de la ville, je ne sais pas à combien de kilomètres de Gori. Il faisait nuit, on apercevait vaguement des bâtiments quand il y avait des fusées éclairantes, mais on n'était que sur le bas-côté d'une route. Il y avait des champs qui brûlaient autour de nous, on nous a dit que c'était du farming’ [des feux allumés par des cultivateurs, ndlr], mais je ne l'ai pas cru.”
Et même divergence avec BHL sur l'odeur de putréfaction :
“Personnellement, je n'ai rien ressenti, mais peut-être que mon ami Bernard-Henri Lévy lui l'a ressentie.”
Dans son reportage, la journaliste du Washington Post raconte elle aussi cette virée, mais en précisant bien clairement, en début de l'article, qu'elle n'a pas vu la ville. Le “byline”, l'indication du lieu et de la date du reportage placée au début du texte, est très clair : “OUTSIDE GORI, Georgia, Aug. 13” [“En dehors de Gori, en Géorgie, le 13 août‘].
Vendredi 15 : un braquage’ qu'il n'a pas vu
Et que penser de la seconde tentative pour se rendre à Gori le vendredi ? BHL écrit dans Le Monde :
‘Vendredi matin. Nous décidons, avec Raphaël Glucksmann, Gilles Hertzog et la députée européenne, de revenir à Gori que, suite à l'accord de cessez-le-feu rédigé par Sarkozy et Medvedev, les Russes auraient commencé d'évacuer et où nous sommes censés rejoindre le patriarche orthodoxe de Tbilissi en partance, lui-même, pour Shrinvali, où des cadavres géorgiens seraient livrés aux porcs et aux chiens.Mais le patriarche est introuvable. Les Russes n'ont rien évacué. Et nous sommes même, cette fois, bloqués vingt kilomètres avant Gori quand une voiture, devant nous, se fait braquer par un escadron d'irréguliers qui, sous l'œil placide d'un officier russe, fait descendre les journalistes et leur arrache caméras, argent, objets personnels et, finalement, leur véhicule.
Fausse nouvelle, donc. L'habituel ballet des fausses nouvelles dans l'art duquel les artisans de la propagande russe semblent décidément passés maîtres. Alors, direction Kaspi, à mi-chemin entre Gori et Tbilissi, où l'interprète de la députée a de la famille et où la situation est, en principe, plus calme.’
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Le documentariste Raphaël Glucksmann conserve un souvenir différent de ce ‘braquage’. Le convoi de trois voitures est stoppé au dernier barrage de la police géorgienne où on leur déconseille fortement de continuer :
‘Les policiers nous ont raconté qu'une voiture de l'UNHCR [le Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies, ndlr] venait de se faire dépouiller au barrage russe. Nous avons donc rebroussé chemin. Je n'ai pas vu cette scène. C'est simple, la route fait un coude et juste après, à 500 mètres environ de là où nous sommes, il y a le barrage russe, mais on ne le voit pas.’
La version de l'eurodéputée sonne, elle aussi, bien différemment de celle de BHL. Contrairement à ce qu'affirme l'intellectuel, elle n'était pas à ses côtés à ce moment précis :
‘Le jeudi, les autorités géorgiennes m'ont assuré que je pourrais aller le lendemain à Gori avec un convoi humanitaire. Mais, le vendredi, on attend une heure, deux heures, et on n'obtient toujours pas d'accord des Russes pour faire partir le convoi humanitaire.Je n'ai donc pas pris de voiture en direction de Gori avec Bernard-Henri Lévy. Je n'ai pas non plus cherché le patriarche, qui a eu l'autorisation de se rendre à Shrinvali pour aller récupérer des corps de Géorgiens, car je savais où il était, mais j'ai seulement regretté de ne pas l'avoir contacté avant.
Je n'avais toujours pas bougé de Tbilissi quand, avec mon assistante géorgienne, on décide alors de se rendre au village de Kaspi, qui n'est pas en zone occupée. Et c'est là que Bernard-Henri Lévy revient vers moi et me dit : On a fait équipe hier, est-ce qu'on continue à faire équipe ?
Gilles Hertzog, n'était pas non plus avec BHL :
Moi, je ne sais pas, je n'étais pas dans la même voiture que lui. Je ne sais plus exactement… Vous savez, on laisse faire nos chauffeurs, ce sont eux qui décident, qui savent où on peut aller.’
Les autos partent en fait à Kaspi pour constater la destruction d'une usine électrique que filmera Glucksmann.
Dernière soirée à Tbilissi, Sartre et la pureté dangereuse
Vendredi, seconde rencontre du philosophe avec le président géorgien Mikheïl Saakachvili. Bloqué depuis plusieurs jours dans sa résidence, le chef d'Etat interroge BHL et Raphaël Glucksmann :
‘Il nous a demandé comment c'était à Gori et Kaspi. Puis, ils ont un échange sur le thème : Pourquoi l'Occident ne répond pas ?
Dans le récit qu'il a rapporté pour VSD, Hertzog raconte :
Bernard-Henri Lévy tente de leur remonter le moral. Pourquoi ne pas inciter les pays de l'Otan qui ont appuyé la demande de la Géorgie à se prononcer solennellement ? Pourquoi ne pas tenir vos conseils des ministres dans une ville menacée ? Saakachvili retrouve un instant le sourire. Très bonnes idées ! , lance-t-il.’
Ensuite, selon Glucksmann, les deux hommes parlent philosophie :
‘Saakachvili a lu La Pureté dangereuse’ et puis il a eu une prof de philo, ancienne correspondante de Sartre, et comme BHL a écrit sur Sartre…”
Retour à l'hôtel à l'aube, fin de l'escapade, tout le monde reprend l'avion vers 8h du matin. Direction Nice, où BHL a un rendez-vous. La folle vie continue.
Le journal britannique The Independent ne s'est pas trompé sur la leçon à tirer de toute l'histoire. Dès lundi 18 août, il écrivait :
“ Les Américains ont envoyé des couvertures, les Estoniens des médecins, mais ce sont les Français qui, assurément, sont venus au secours des gens de l'Ossétie du Sud en proposant d'envoyer leur ‘nouveau philosophe’ [en français dans le texte, ndlr] Bernard-Henri Lévy. ”
Julien Martin, Pascal Riché et David Servenay
Photo : Bernard-Henri Lévy à Cannes en 2008 (Eric Gaillard/Reuters).




















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à thierry reboud
De wam
mwa | 13H12 | 22/08/2008 |
vais vraiment regretter Pessin et Pancho
à wam
De parti
punishment park | 13H51 | 22/08/2008 |
pancho viré du canard ?
à Julien Martin
De Pas lolo
fasciné | 14H41 | 22/08/2008 |
Sur qu'au Monde, pour provoquer l'« émoi », il faudrait au moins un nouveau plan fer à cheval.
Pathétique.
à Julien Martin
De fée clochette
babyboomer | 07H41 | 23/08/2008 |
le Monde n'est décidemment plus une référence…
à fée clochette
De Avril
10H53 | 23/08/2008 |
et le présenter comme philosophe, ça commence à bien faire.
à thierry reboud
De brigadoon
ouf!!! | 11H26 | 22/08/2008 |
C'est parce que Arielle le protège son grand fou !
à thierry reboud
De wam
mwa | 13H14 | 22/08/2008 |
je remets le lien des réponses bicoze on les loupe quand on lit l'article :
http://rue89.com/2008/08/22/les-reponses-de-bernard-henri-levy-a-rue89
à thierry reboud
De Béatrice1
| 13H48 | 22/08/2008 |
« Que Lévy continue d'être seulement écouté, c'est bien cela finalement qui me stupéfie le plus. »
Idem. Il est d'un narcissisme qui confine au pathologique. Son livre sur Daniel Pearl (qui avait une excellent critique - raison pour laquelle je l'avais acheté en me disant, tiens pour une fois il aurait écrit un truc bien ? ) m'est tombé des mains. Il a en fait pour héros la seule personne importante à ses yeux : lui-même. Il s'est fait une spécialité de mélanger fiction et réalité tout en prétendant faire du journalisme, qui fait qu'il NUIT à toutes les causes qu'il défend, même si elles sont éminemment défendables.
à Béatrice1
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 22H34 | 22/08/2008 |
Champagne, Béatrice !
Nous aurons donc fini par réussir à ne pas nous disputer sur au moins un sujet : ça fait plaisir, non ?
à thierry reboud
De Béatrice1
| 00H09 | 23/08/2008 |
: -)
à Béatrice1
De -Candide-
Jardinateur | 11H17 | 23/08/2008 |
: -(
(pour les votes)
c.f.
http://www.rue89.com/charte-des-commentaires
et en particulier :
<
Mais bon, ça fait belle lurette que les riverains utilisent leur vote, non pas pour signaler l'intérêt d'un article mais pour dire « toi je t'aime bien » ou « toi je t'aime pas »
du reste,
si un smyley rapporte 3 votes positif, on peut faire bcp mieux !
essayez avec une phrase générique du style
« sarko est un nain »
quelquesoit le sujet dans lequel vous le placerez vous rencontrerez un franc succès sur rue89.
à -Candide-
De -Candide-
Jardinateur | 11H45 | 23/08/2008 |
et en particulier
<<
Un critère, la pertinence
Votez en fonction de la pertinence et non de votre degré d'adhésion. Le but des votes sur les commentaires est de répondre à la question : « apporte-t-il quelque chose à la discussion ? » et non : « suis-je d'accord ? »
>>
à -Candide-
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 14H19 | 23/08/2008 |
A strcitement parler, vous avez raison, évidemment.
Cependant je trouve que le message succinct, ô combien, de Béatrice est plus important qu'il ne semble de prime abord.
En particulier, il manifeste qu'on peut être parfois en désaccord et parfois d'accord. Surtout, il manifeste qu'on peut être en désaccord sans qu'il soit indispensable de s'étriper ou de s'injurier.
Ce qui (bénéfice collatéral) démontre à ceux qui en douteraient que Béatrice n'est ni sourde, ni aveugle… Donc, à mon avis, ça valait bien au moins trois votes (même si, pour ma part, je n'en ai émis qu'un).
à Béatrice1
De P a z
00H09 | 23/08/2008 |
Idem et même étonnement que Thierry Reboud.
Le livre sur Daniel Pearl m'a définitivement dégoûté de Bhl.
Vous n'êtes pas complètement aveugle et sourde Béatrice1 ? Cela laisse un espoir pour la paix.
De Peureux anonyme
10H48 | 22/08/2008 |
Et alors ? …
Chacun sait que l'époux de la philosophe Arielle Dombasle est un artiste de Music Hall. Ces gens là ont le devoir de faire preuve d'imagination !
De TARPON
10H51 | 22/08/2008 |
Mais quand ,vous les journalises de toute presse,vous deciderez vous à boycotter ce type qui donne de la France une image totalement faussée ?
De Pierrrrre
10H51 | 22/08/2008 |
»…..Mais BHL n'est pas un journaliste,….. »
»…..et le récit qu'il a rapporté pour Le Monde, titré « lorsque BHL déclare qu'il est arrivé à Gori …. il affabule. Il n'a pas réussi à entrer dans la ville….. »
►► il n'est peut-être pas journaliste, mais vous démontrez qu'il en a toutes les qualités d'éthique, telle qu'elle se pratique dans le monde journalistique en France.
à Pierrrrre
De robert 91
11H14 | 22/08/2008 |
bien sur que non, c'est un charlot petit bourgeois pretentieux il n'a que la valeur que l'on lui donne c'est a dire rien
De le soudanais
ici et là | 10H52 | 22/08/2008 |
BHL, « philosophe » de pacotille tient l'essentiel de sa fortune de l'entreprise familiale de négoce de bois (40% de son chiffre d'affaires dans les 90s avec l'Afrique et son bois précieux) : Bois Energie Centre Ouest Bretagne (BECOB). Un des actionnaires est (ou était je ne sais pas aujourd'hui) Pinault. En 1995, le chiffre d'affaires de la société alors détenue à 65% par la famille Levy atteignait 3 milliards de francs. Tout de même.
Bizarrement il n'en fait que peu mention.
http://philosophiecontresuperstition.over-blog.com/article-13564292.html
à le soudanais
De wam
mwa | 11H00 | 22/08/2008 |
passionnant, ça mériterait un article dans R89 ! (vous êtes pas soumis a Lagardere vous ? )
à wam
De Tesla
yesmen | 11H34 | 22/08/2008 |
Nan mais… :
http://www.mikiane.com/node/2008/02/21/pourquoi-je-veux-%C3%A0-nouveau-q…
à le soudanais
De Tesla
yesmen | 11H01 | 22/08/2008 |
»
Fondée en 1956, l'entreprise de la famille Lévy est progressivement devenue l'un des principaux importateurs de bois précieux. Elle réalise 40% de son chiffre d'affaires en Afrique. Bon fils, Bernard-Henri est très impliqué dans la Becob depuis le début des années 1980. Il s'occupe d'abord de communication interne, puis siège très officiellement comme vice-président du conseil de surveillance, quelques années plus tard. Pour cette raison Bernard-Henri Lévy ne peut botter en touche et attribuer la responsabilité de la gestion de l'entreprise à son seul père. Des années durant, il a participé au plus près à la gestion de l'affaire.
Rien des secrets de l'achat et la vente de bois n'échappe au philosophe, pas même les montages fiscaux via la Suisse, qui caractérisent l'entreprise à cette époque. Entre deux livres, Bernard-Henri Lévy fit office de conseiller de son patron de père. Les deux hommes se parlent tous les matins au téléphone et ils participent tous les mercredis à la réunion du comité stratégique du groupe. Lorsque la Becob commence à battre de l'aile au milieu des années 1980, l'écrivain fait intervenir pour une mission de conseil au sein de l'entreprise paternelle un de ses amis, Aldo Cardoso, futur patron en France du prestigieux cabinet de consultants Arthur Andersen.
Lorsque l'entreprise familiale frôle le dépôt de bilan en 1985-1986, ses relations auprès de Pierre Bérégovoy, puis d'Edouard Balladur, lui permettent d'obtenir de l'Etat un prêt public providentiel de plusieurs dizaines de millions de francs à un taux très avantageux. «
Merci.
à Tesla
De Venezuela
vit aux Pays-Bas | 11H20 | 22/08/2008 |
Ce que peut penser ce type ne m'intéresse pas et je n'avais même pas lu son récit.
Mais bon, ce n'est pas une raison pour lui reprocher d'être né riche.
En revanche ce qui m'interesserait : pratiquement tous les bois précieux sont protégés en Afrique (c'est sûr qu'au Congo, il n'y a plus de droit), donc quels bois importe-t-il, qui leur en a donné l'autorisation, etc… Est-ce qu'il traite avec les Chinois ?
à Venezuela
De Ashel
écrivain | 20H28 | 22/08/2008 |
Excellente question !
De le soudanais
ici et là | 11H21 | 22/08/2008 |
Pour plus de détails sur l'imposture BHL, un livre assez complet :
http://www.amazon.fr/Une-imposture-fran%C3%A7aise-Nicolas-Beau/dp/291248…
« Grâce à ses relations dans les médias, Bernard-Henri Lévy n'hésite pas à corriger, voire à empêcher la parution d'articles qui lui déplaisent. Ce livre donne les recettes de cet attaché de presse toujours sur le pont, si efficace pour lui-même et pour ses amis. Profitant de cette impunité médiatique, Bernard-Henri Lévy se permet beaucoup de liberté dans ses “enquêtes” au Pakistan, en Afghanistan ou en Algérie. Ce livre raconte ses plus beaux trucages. Modeste, Bernard-Henri Lévy reste étonnamment discret sur son goût pour la finance et les jeux d'influence. Ce livre dresse le portrait d'un héritier qui aime autant les affaires que les livres… même s'il en parle nettement moins. D'histoires cruelles et dérangeantes en anecdotes choquantes ou simplement drôles, cette enquête nous entraîne au coeur des réseaux médiatiques français, avec leurs arrangements et leurs petites lâchetés, sur les traces de leur plus belle imposture : Bernard-Henri Lévy. »
à Tesla
De Compté supprimé 2
Compte supprimé 2 | 11H53 | 22/08/2008 |
En effet, le père de BHL était dirigeant de BECOB, 38 rue de BRUNEL , 2eme etage ! ! ! !
je résidais alors dans la meme rue ! ! !
et alors ? ? ? ? ? ?
et son grand père ?
et sa grand mère ?
et sa soeur ?
C'est quoi cette manière de parler de quelqu'un en fouillant dans sa famille ?
L'aricle -trés bien fait- porte sur la mytho de BHL par sur le travail de son père !
Par ailleurs, cet article nous interroge sur la déontologie de certains journalistes du « monde ».
à Compté supprimé 2
De wam
mwa | 12H06 | 22/08/2008 |
on s'en fout de sa famille, en revanche pour un défenseur des droits de l'Homme et grand connaisseur de l'Afrique, quand on lit ça, ça la fout mal :
» En mars 1998, Entrevue décide d'envoyer une équipe enquêter sur la BECOB, mais leur reportage ne sera jamais publié BHL étant intervenu directement auprès d'Arnaud Lagardère, propriétaire du journal, pour faire passer le reportage à la trappe. Cependant une ONG britannique enquête sur l'impact environnemental de la BECOB en Afrique et ce faisant met en évidence les conditions de quasi-esclavagisme dans lesquelles travaillaient, de 1983 à 1997, les employés d'INTERWOOD, une filiale de la BECOB au Gabon »
à wam
De Compté supprimé 2
Compte supprimé 2 | 12H21 | 22/08/2008 |
En effet, importer du bois rare peut signifier piller l'AFRIQUE.Indéniable.
Vous semblez dire que JURIDIQUEMENT le père et le fils sont complices d'esclavagisme : est ce que je me trompe ?
Avez vous des preuves de ce que vous avancez sur la pression faite auprès d'ARNAUD LAGARDERE ?
Avez vous lu « le village de l'Allemand » de Boualem SANSAL ?
Jusqu'où est t-on responsable des erreurs de ses parents ?
Je vous rejoins dans un domaine : BHL n'a jamais été défenseur des droits de l'Homme ! Juste un pas de porte pour vendre sa soupe !
Pour le reste : sa famille, la vie professionnelle de son père, etc. ne sont pas d'un grand interet(pour moi ).
à Compté supprimé 2
De wam
mwa | 12H39 | 22/08/2008 |
« Vous semblez dire que JURIDIQUEMENT le père et le fils sont complices d'esclavagisme : est ce que je me trompe ?
Avez vous des preuves de ce que vous avancez sur la pression faite auprès d'ARNAUD LAGARDERE ? »
vous êtes grande, vous avez une souris, vous savez faire clic ?
bonne nouvelle : on peut cliquer sur les liens postes par les internautes précédents, et lire ce qui se trouve au bout, comme ça, vous en saurez autant que moi.
(je ne « semble » rien dire, et encore moins « juridiquement », ou alors vous pouvez remplacer Mme Soleil ; merci de ne pas extrapoler et lire autre chose que ce que j'ai poste dans les lignes supra)
à wam
De Compté supprimé 2
Compte supprimé 2 | 14H53 | 22/08/2008 |
vous avez une façon de répondre surprenante.
Je ne suis pas stupide je vous demandais simplement l'origine de vos sources.
Il n'y a derrière cela aucune agressivité.
je suis désolée mais meme en cherchant je ne vois toujours pas en quoi le métier du père est en liaison avec la mythomanie du fils.
Et je ne trouve pas non plus en cliquant le fait qu'il y a une certitude dans des dires qui trainent sur le net.
Vérifier les propos de BHL s'impose vu son habitude de trahir la réalité.
Je m'impose aussi une vérification de ce qui le concerne dans votre écrit et ne prend pas pour Vérité ce qui est déposé sue le net.