Contrairement à ce qu'il a écrit dans Le Monde, le philosophe n'a pu se rendre dans la ville de Gori. Ce n'est pas la seule affabulation.

Qu'on l'apprécie ou non, il faut reconnaître que Bernard-Henri Lévy, qui s'est rendu la semaine dernière en Géorgie, ne manque ni de courage, ni de convictions. Mais BHL n'est pas un journaliste, et le récit qu'il a rapporté pour Le Monde, titré « Choses vues dans la Géorgie en guerre », est à prendre avec des pincettes. Ainsi, lorsque BHL déclare qu'il est arrivé à Gori mercredi 13 août et qu'il a vu une ville « brûlée », il affabule. Il n'a pas réussi à entrer dans la ville.
Rue89 a entrepris de faire ce que les confrères anglo-saxons appellent un « fact-checking », une vérification des informations livrées par un reporter. Ce que BHL n'est pas : il est présenté dans le quotidien comme « philosophe et essayiste » et son récit a été prudemment rangé sous l'étiquette de « témoignage ». Il n'en reste pas moins que ce récit occupe deux pages au centre d'un journal jouissant d'une autorité certaine en matière d'information internationale.
Deux jours et demi de balade, dans la confusion de la guerre
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Commençons par ce que ne raconte pas le « témoignage » de BHL : les conditions de la balade. Mercredi 13 août, rendez-vous est pris à l'aéroport du Bourget devant l'aérogare de Darta, une compagnie d'aviation privée. Le philosophe a loué un jet pour rallier Tbilissi, qui n'est plus desservie.
Il est accompagné par son vieux complice, l'éditeur Gilles Hertzog, le documentariste Raphaël Glucksmann et un journaliste de France Culture, Omar Ouamane. Plus un garde du corps. Le jet se pose vers midi en Géorgie, « juste pour le déjeuner », précise Raphaël Glucksmann. Prévenue par son ambassadeur à Paris, la présidence géorgienne a dépêché l'un de ses traducteurs pour accompagner BHL durant tout son séjour.
Celui-ci sera court, puisque Bernard-Henri Lévy repartira samedi matin, à 8 heures, de Tbilissi. Il aura donc passé deux jours et demi en Géorgie. L'équipage descend au Marriot Tbilissi, un hôtel cinq étoiles fréquenté par les journalistes et les diplomates.
Plusieurs journalistes français, surpris par sa présence, interrogent dès son arrivée l'intellectuel qui ne cache pas les motifs de son voyage : défendre la liberté en Géorgie contre l'ogre russe. Plusieurs radios, comme France Inter, France Info ou RFI, diffuseront des extraits de ces interviews.
La multiplication des chars
Dans un minibus blanc climatisé, direction Gori, l'une des villes occupées par les troupes russes. Première « chose vue », sur la route :
« Le fait est que la première présence militaire significative à laquelle nous nous heurtons est un long convoi russe, cent véhicules au moins, venu tranquillement faire de l'essence en direction de Tbilissi. »
L'envoyé spécial du Nouvel Observateur, Christophe Boltanski, qui emprunte la même route, le même jour, a compté les véhicules de cette colonne. Il en a recensé trente : six camions de troupes, six camions citernes, sept blindés APC, trois camions essence, six chars, deux ambulances.
Encore quelques kilomètres et l'équipage retrouve un groupe de journalistes, bloqués à un barrage tenu par la police géorgienne. Les journalistes ont suivi Alexandre Lomaia, le conseiller géorgien pour la sécurité nationale, qui avait décidé courageusement de se rendre à Gori, accompagné de l'ambassadeur d'Estonie. Le convoi est bloqué à quelques kilomètres au sud de la ville. BHL descend alors de sa camionnette blanche.
Vincent Hugeux, grand reporter à L'Express, s'étonne :
« J'ai reconnu sa silhouette. Il était accompagné de Gilles Hertzog et Raphaël Glucksmann. BHL a même lancé à un journaliste français : “Ah, mais nous sommes confrères ! ‘’
Ne pas voir Gori, mais en parler quand même
BHL franchit le barrage, dans des conditions sur lesquelles nous reviendrons, et racontera dans Le Monde la scène suivante :
‘Nous arrivons à Gori. Nous ne sommes pas au centre-ville. Mais, du point où Lomaia nous a laissés avant de repartir, seul, dans l'Audi, récupérer ses blessés, de ce carrefour que contrôle un char énorme et haut comme un bunker roulant, nous pouvons constater les incendies à perte de vue. Les fusées éclairantes qui, à intervalles réguliers, illuminent le ciel et sont suivies de détonations brèves. Le vide encore. L'odeur, légère, de putréfaction et de mort.Et puis, surtout, le bourdonnement incessant des véhicules blindés et, une fois sur deux à peu près, des voitures banalisées remplies de miliciens reconnaissables à leurs brassards blancs et à leurs cheveux retenus par des bandanas.
Gori n'appartient pas à cette Ossétie que les Russes prétendent être venus libérer’. C'est une ville géorgienne. Or ils l'ont brûlée. Pillée. Réduite à l'état de ville fantôme. Vidée.”
Problème : BHL n'est jamais “arrivé à Gori”, et les Russes n'ont pas “brûlé” la ville.
Que s'est-il passé ? Avec son équipe, il s'est débrouillé pour passer ce premier barrage en compagnie d'Alexander Lomaia et de quelques autres personnes (l'ambassadeur estonien, la députée européenne Marie-Anne Isler-Béguin et la journaliste du Washington Post Tara Bahrampour).
Deux heures plus tard, vers 22h30, dans la nuit noire, BHL est de retour au premier barrage où attend la presse. Il sort du véhicule, le visage grave, et avec sa voix de Malraux, il témoigne devant les journalistes :
“La ville est nettoyée, Gori est une ville fantôme, il y a des flammes partout ; apparemment pas âme qui vive, Gori a été vidée de sa population. C'est ce que les Russes appellent la pacification.”
L'eurodéputée Marie-Anne Isler-Béguin intervient alors pour démentir : “mais non, on n'était pas à Gori”, dit-elle aux journalistes, “on a été bloqués à un barrage à 1,5 kilomètre de la ville”. Elle connaît cette région depuis huit ans. Seuls les champs brûlaient, ajoute-t-elle. Les armées brûlent parfois les champs pour éviter le risque des snipers embusqués.
Plusieurs témoins confirment : BHL n'était pas à Gori
Déléguée du Parlement européen pour le Caucase Sud, Marie-Anne Isler-Béguin revient sur l'épisode pour Rue89 :
“Je viens de découvrir son témoignage. Je suis un peu surprise qu'il n'ait pas tout à fait dit comment ça s'était réellement passé. Mais il a peut-être oublié… J'ai vu Bernard-Henri Lévy pour la première fois lors de ce voyage au check-point où étaient bloqués tous les journalistes, à cinq kilomètres de Gori.‘Si Bernard-Henri Lévy est monté avec Lomaia et moi, c'est parce que j'ai intercédé en sa faveur. C'est lui qui m'a demandé : Madame la députée, je voudrais me joindre à la délégation.’ Et c'est moi qui ai obtenu l'accord de l'ambassadeur d'Estonie. Dommage qu'il ait oublié ce petit détail… En plus, c'est le seul qui soit monté dans la voiture avec son garde du corps.
‘Et il y a d'autres approximations. S'il arrive à distinguer les militaires des paramilitaires, il est plus doué que moi. S'il a senti une odeur de putréfaction, moi pas. Il écrit aussi que Gori a été brûlée, pillée et réduite à l'état de ville fantôme, mais à ce moment-là, on ne pouvait pas le dire, tout simplement parce que personne n'y était encore allé. Enfin, nous nous sommes arrêtés à 1,5 kilomètre de Gori.’
Gilles Hertzog, fidèle compagnon de route de BHL, confirme lui aussi la version de l'élue :
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‘Non, on n'est pas rentrés dans la ville, on est resté à l'orée de la ville, je ne sais pas à combien de kilomètres de Gori. Il faisait nuit, on apercevait vaguement des bâtiments quand il y avait des fusées éclairantes, mais on n'était que sur le bas-côté d'une route. Il y avait des champs qui brûlaient autour de nous, on nous a dit que c'était du farming’ [des feux allumés par des cultivateurs, ndlr], mais je ne l'ai pas cru.”
Et même divergence avec BHL sur l'odeur de putréfaction :
“Personnellement, je n'ai rien ressenti, mais peut-être que mon ami Bernard-Henri Lévy lui l'a ressentie.”
Dans son reportage, la journaliste du Washington Post raconte elle aussi cette virée, mais en précisant bien clairement, en début de l'article, qu'elle n'a pas vu la ville. Le “byline”, l'indication du lieu et de la date du reportage placée au début du texte, est très clair : “OUTSIDE GORI, Georgia, Aug. 13” [“En dehors de Gori, en Géorgie, le 13 août‘].
Vendredi 15 : un braquage’ qu'il n'a pas vu
Et que penser de la seconde tentative pour se rendre à Gori le vendredi ? BHL écrit dans Le Monde :
‘Vendredi matin. Nous décidons, avec Raphaël Glucksmann, Gilles Hertzog et la députée européenne, de revenir à Gori que, suite à l'accord de cessez-le-feu rédigé par Sarkozy et Medvedev, les Russes auraient commencé d'évacuer et où nous sommes censés rejoindre le patriarche orthodoxe de Tbilissi en partance, lui-même, pour Shrinvali, où des cadavres géorgiens seraient livrés aux porcs et aux chiens.Mais le patriarche est introuvable. Les Russes n'ont rien évacué. Et nous sommes même, cette fois, bloqués vingt kilomètres avant Gori quand une voiture, devant nous, se fait braquer par un escadron d'irréguliers qui, sous l'œil placide d'un officier russe, fait descendre les journalistes et leur arrache caméras, argent, objets personnels et, finalement, leur véhicule.
Fausse nouvelle, donc. L'habituel ballet des fausses nouvelles dans l'art duquel les artisans de la propagande russe semblent décidément passés maîtres. Alors, direction Kaspi, à mi-chemin entre Gori et Tbilissi, où l'interprète de la députée a de la famille et où la situation est, en principe, plus calme.’
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Le documentariste Raphaël Glucksmann conserve un souvenir différent de ce ‘braquage’. Le convoi de trois voitures est stoppé au dernier barrage de la police géorgienne où on leur déconseille fortement de continuer :
‘Les policiers nous ont raconté qu'une voiture de l'UNHCR [le Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies, ndlr] venait de se faire dépouiller au barrage russe. Nous avons donc rebroussé chemin. Je n'ai pas vu cette scène. C'est simple, la route fait un coude et juste après, à 500 mètres environ de là où nous sommes, il y a le barrage russe, mais on ne le voit pas.’
La version de l'eurodéputée sonne, elle aussi, bien différemment de celle de BHL. Contrairement à ce qu'affirme l'intellectuel, elle n'était pas à ses côtés à ce moment précis :
‘Le jeudi, les autorités géorgiennes m'ont assuré que je pourrais aller le lendemain à Gori avec un convoi humanitaire. Mais, le vendredi, on attend une heure, deux heures, et on n'obtient toujours pas d'accord des Russes pour faire partir le convoi humanitaire.Je n'ai donc pas pris de voiture en direction de Gori avec Bernard-Henri Lévy. Je n'ai pas non plus cherché le patriarche, qui a eu l'autorisation de se rendre à Shrinvali pour aller récupérer des corps de Géorgiens, car je savais où il était, mais j'ai seulement regretté de ne pas l'avoir contacté avant.
Je n'avais toujours pas bougé de Tbilissi quand, avec mon assistante géorgienne, on décide alors de se rendre au village de Kaspi, qui n'est pas en zone occupée. Et c'est là que Bernard-Henri Lévy revient vers moi et me dit : On a fait équipe hier, est-ce qu'on continue à faire équipe ?
Gilles Hertzog, n'était pas non plus avec BHL :
Moi, je ne sais pas, je n'étais pas dans la même voiture que lui. Je ne sais plus exactement… Vous savez, on laisse faire nos chauffeurs, ce sont eux qui décident, qui savent où on peut aller.’
Les autos partent en fait à Kaspi pour constater la destruction d'une usine électrique que filmera Glucksmann.
Dernière soirée à Tbilissi, Sartre et la pureté dangereuse
Vendredi, seconde rencontre du philosophe avec le président géorgien Mikheïl Saakachvili. Bloqué depuis plusieurs jours dans sa résidence, le chef d'Etat interroge BHL et Raphaël Glucksmann :
‘Il nous a demandé comment c'était à Gori et Kaspi. Puis, ils ont un échange sur le thème : Pourquoi l'Occident ne répond pas ?
Dans le récit qu'il a rapporté pour VSD, Hertzog raconte :
Bernard-Henri Lévy tente de leur remonter le moral. Pourquoi ne pas inciter les pays de l'Otan qui ont appuyé la demande de la Géorgie à se prononcer solennellement ? Pourquoi ne pas tenir vos conseils des ministres dans une ville menacée ? Saakachvili retrouve un instant le sourire. Très bonnes idées ! , lance-t-il.’
Ensuite, selon Glucksmann, les deux hommes parlent philosophie :
‘Saakachvili a lu La Pureté dangereuse’ et puis il a eu une prof de philo, ancienne correspondante de Sartre, et comme BHL a écrit sur Sartre…”
Retour à l'hôtel à l'aube, fin de l'escapade, tout le monde reprend l'avion vers 8h du matin. Direction Nice, où BHL a un rendez-vous. La folle vie continue.
Le journal britannique The Independent ne s'est pas trompé sur la leçon à tirer de toute l'histoire. Dès lundi 18 août, il écrivait :
“ Les Américains ont envoyé des couvertures, les Estoniens des médecins, mais ce sont les Français qui, assurément, sont venus au secours des gens de l'Ossétie du Sud en proposant d'envoyer leur ‘nouveau philosophe’ [en français dans le texte, ndlr] Bernard-Henri Lévy. ”
Julien Martin, Pascal Riché et David Servenay
Photo : Bernard-Henri Lévy à Cannes en 2008 (Eric Gaillard/Reuters).


















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à Pythagore
De wa
? | 11H43 | 23/08/2008 |
Votre compagne semble avoir une sacrée dent contre les Estoniens.
Vouloir donner une image négative d'un groupe de gens (ici les Estoniens), donner une image positive (un rôle de victimes) à un autre groupe (les Russes) auquel vous semblez liés, ne me semble pas très honorable. Pas plus que les gesticulations de l'autre zigoto (BHL).
En tout cas, tout cela ne nous aide pas beaucoup à comprendre ce qu'il se passe chez les Géorgiens.
à wa
De Pythagore
consultant pays de l'est | 12H33 | 23/08/2008 |
Vous ne m'avez pas compris : on ne peut pas juger les russes sur les seules actes de Budapest 56, Prague 68,ou l'invasasionde l'Afghanistanen 1979. Il faut egalement s'interroger sur les responsabilites de chacun, d'autres moins connus, surtout si l'agresse qui a ouvert le feu sur sa propre population (Les georgiens sur une de leurs provinces) se donnent une posture trop angelique.
De offtheroadagain
09H24 | 23/08/2008 |
Trompe l'œil ! !
Le philosophe des grandes surfaces à encore frappé, voyageur jet set infatigable, il y a toujours un média pour diffuser ses élucubrations. Le Monde cette fois, offre deux pages au visionnaire, qui à passé moins de quatre jours sur le terrain voyage en jet privé compris. Comme en ex Yougoslavie ou il avait fait très fort, notre « grand reporter » par la fortune, fait toujours montre d'autant de talent de narrateur. Les libertés prisent avec la réalité, sont la marque, d'un idéal tiers mondiste et tiers mondain, qui entend défendre le plus faible contre le plus fort. Dommage que cette forme de journalisme ne soit pas enseignée, on finirait sans doute par découvrir de vrais philosophes. Au fond rien ne surprend plus, chez cet idéologue branché, convaincu de savoir ou se trouve le bien. Il est égal à ce qu'il a toujours été, un « journaliste » en trompe l'oeil.
De Yifu66
09H31 | 23/08/2008 |
Excellent article, merci.
Un détail toutefois : s'agissant de BHL, pourriez-vous remplacer le mot « intellectuel » par « bouffon » ?
Votre papier, déjà parfaitement clair, atteindrait la limpidité du cristal…
De socrat
medecin | 09H36 | 23/08/2008 |
Merci beaucoup pour ce très bel article. Un chef d'oeuvre.
Je ne suis pas journaliste, mais je crois que vous faites honneur à votre profession. Grâce à vous et à quelques rares autres (canard, bakchich, le post…) on sait qu'il y a encore en France une poignée de journalistes pour qui l'information ne se résume pas à donner de l'écho à ce qu'ils entendent où lisent ici ou là. Merci encore à vous tous.
De Tesla
yesmen | 09H42 | 23/08/2008 |
« L'intrusion de la Russie dans les affaires intérieures d'un Etat souverain, la Géorgie, a plongé chacun dans l'embarras. Les chancelleries ont craint de fâcher le fournisseur privilégié de l'Union européenne en pétrole et gaz,…
Quant aux médias occidentaux, si prompts à condamner la répression de menées autonomistes dans les confins tibétains par les forces chinoises, il n'ont pas relevé le caractère particulièrement scandaleux de l'agression d'un Etat européen par un autre Etat européen.
Au contraire, ils se sont empressés de dénoncer la témérité du président géorgien, lui faisant porter la responsabilité de l'affaire. Comme si d'éventuelles maladresses d'un chef d'État dans la restauration de son autorité sur son territoire pouvait justifier une agression extérieure ! »
« Vladimir Poutine, premier ministre russe mais véritable maître du pays, a donc gagné sur toute la ligne. Ce tsar aux allures d'officier SS a ramené la Géorgie dans le giron russe et forcé les Européens à s'incliner devant l'usage de la force. »
« Elle a cru pouvoir s'émanciper de l'ogre russe. Mais celui-ci a montré qu'il n'avait pas changé. D'Ivan le Terrible à Pierre le Grand, de Staline et Brejnev à Poutine, c'est toujours par la force brute que les maîtres du Kremlin croient régler leurs problèmes. Pour quel résultat ? »
« La réaction russe a été instantanée, brutale et démesurée. L'armée russe, vétuste, sous-équipée, taraudée par l'indiscipline et la maltraitance, mais surdimensionnée par rapport à l'armée géorgienne… »
Je viens de retrouver un article sur Rue89.
Combien de journalistes sur le terrain pour écrire ça ?
à Tesla
De Pythagore
consultant pays de l'est | 16H15 | 24/08/2008 |
La riposte russe a ete brutale violente et disproportionnee : exact.
La problematique est insoluble : L'OTAN aurait elle agi si la Russie n'etait pas intervenue apres que la Georgie ait tire sur sa propre population ?
En Georgie, patrie de Staline, nombreux sont ceux qui exigent le nettoyage ethnique d leur pays.
N'y a til pas une certaine obscenite de la part de Sakachvilli a utiliser dans toutes ses opoerations de com le drapeau de la CEE ?
A quand l'armee d « Israel brandissant le drapeau de la CEE quqnd il nettoient les ghettos palestiniens ?
De Sur-Commandant Mazout
10H13 | 23/08/2008 |
Rappelons pour mémoire que suite aux dégâts infligés au 7eme art par l'entarté historique et son nanar mémorable « Le Jour et la Nuit », Kusturica, précédemment insulté par Lévy au même titre que tout le peuple serbe, s'est senti dans l'obligation humanitaire de retourner derrière la caméra. Merci qui ? Merci Bernard !
BHL vs kusturica
envoyé par gaelzofin
http://clarkno.free.fr
De ReveurEnEveil
comédien, chauffeur de Bus | 10H42 | 23/08/2008 |
BHL…
C'est pas ce gugus qu'on embauche régulièrement dans les kermesses pour se faire dézinguer à la tarte à la crème ?
Que des gens puisse écouter et donner un quelconque crédit à ce que raconte un bouffon de la sorte, ça me dépasse…
On devrait disposer d'un moyen démocratique d'interdire à ces gens de polluer les débats d'idées et la presse, dès lors qu'il a été prouvé que leurs discours sont truffés de mensonges.
Karchèrisons ces racailles pseudo-intellectuelles !
De TARPON
10H50 | 23/08/2008 |
C'est là qu'on se rend compte que Jacob Delafon est encore loin de la perfection.
De Che Guevarec
Breton | 10H55 | 23/08/2008 |
…et une fois de plus, notre illustre BHL, s'enlise seul, comme un grand, par un flot d'atermoiements à la vue d'une mise en scène !
Ainsi que son CV en atteste, il n'est pas de partie où il brille davantage par le vide qu'il participe…
pauvre pitre ! remonte à toute blinde dans ton jet privé et gave-toi « gastro » à 6000 » au-dessus de la mer noire, tu serais presque inoffensif en pareille circonstance !
De PIT LE CHIEN
11H03 | 23/08/2008 |
On a beau connaitre le personnage et, le plus souvent, éviter de lire sa prose, ce nouveau « témoignage » à la lecture de votre contre-enquête est à vomir.
Souhaitons que Le Monde daigne s'excuser ! ! !
De pabauf
retraité éducation nationale | 11H10 | 23/08/2008 |
Vous êtes méchants avec BHL…Vous ne comprenez pas qu'il s'agit d'un surhomme : Outre qu'il est capable d'atteindre des sommets de la pensée qui l'éloignent du commun des mortels, il dispose d'une super-vision qui lui permet de distinguer clairement une ville « brûlée, pillée, réduite à l'état de ville fantôme, vidée de sa population » en s'en tenant à 1,5 km de distance et d'un super-odorat qui lui permet de sentir l'odeur « de putréfaction et de mort » là où le vulgaire humain ordinaire n'a rien remarqué !
Il est d'ailleurs question que celui qui a déjà été élu « plus beau décolleté de la pensée française » change d'apparence pour ses prochains reportages et enfile le costume moulant de Superman !
De Charles SABATIER
11H17 | 23/08/2008 |
Coutumier du fait : TOUT le MONDE le sait…..
Qu'il soit encore écouté et lu tient du paradoxe.
Mais la seule et vraie question est :
Q U I à payé les frais inhérents à cette grotesque affabulation ?
De Ashel
écrivain | 11H23 | 23/08/2008 |
Que les auteurs de ce si bon article et nous tous, leurs commentateurs qui partageons l'excellence du travail journalistique réalisé ici, sortions de notre rue et racontions partout où nous le pouvons, le récit halluciné de ce flamboyant philosophe sur Gori calcinée !
à Ashel
De brigadoon
ouf!!! | 13H10 | 23/08/2008 |
Raisonnons autrement…
ET si BHL avait tout compris ?
Si son job ce n'était pas de philosopher ou de prendre position sur des pseudos ou réels conflits mais seulement de faire de l'événementielle pour le Monde et d'autres sponsors ?
Mettre en secène et se mettre en scène ?
Il aurait réussi son coup…
Quand aux questions de vérité ce n'est pas les quelques braleurs de Rue89 qui vont le gêner, il a cibler son lectorat… Gala, Poeple, Le Monde.. que des gens qui lisent facile et vont au spectacle.
BHL est un artiste ! Arielle l'avait compris !
à brigadoon
De fatalyst
18H40 | 24/08/2008 |
@brigadoon
Que nenni ! ! ! de plus en plus de « Média » sont en proie à l'UDP du FTP… ! ! ! voir la réponse de BHL à rue89.
BHL est has-been. Pour le reste, bien vu.
De Misidentification
étudiant en philosophie | 11H33 | 23/08/2008 |
Bernard-Henri Lévy est-il journaliste ? Rue 89 rend douteuse toute réponse positive à cette question. Mais si BHL n'est pas journaliste, il n'est peut-être que philosophe… après tout, n'est-il pas l'éminent représentant des NOUVEAUX philosophes ?
Face à l'urticant succès de ceux qui philosophent leurs opinions, faisons valoir l'opinion d'un philosophe :
« “ […] Je crois que leur pensée est nulle. Je vois deux raisons possibles à cette nullité. D'abord ils procèdent par gros concepts, aussi gros que des dents creuses, LA loi, LE pouvoir, LE maître, LE monde, LA rébellion, LA foi, etc. Ils peuvent faire ainsi des mélanges grotesques, des dualismes sommaires, la loi et le rebelle, le pouvoir et l'ange. En même temps, plus le contenu de pensée est faible, plus le penseur prend d'importance, plus le sujet d'énonciation se donne de l'importance par rapport aux énoncés vides (‘ moi, en tant que lucide et courageux, je vous dis…, moi, en tant que soldat du Christ…, moi, de la génération perdue…, nous, en tant que nous avons fait mai 68…, en tant que nous ne nous laissons plus prendre aux semblants… ’). Avec ces deux procédés, ils cassent le travail. Car ça fait déjà un certain temps que, dans toutes sortes de domaines, les gens travaillent pour éviter ces dangers-là. […] ”
Gilles Deleuze
http://1libertaire.free.fr/Deleuze03.html
Tel une mauvaise chanson qui n'est ni poésie, ni musique ; BHL : ni journaliste, ni philosophe, continue à flatter les oreilles paresseuses en bon boutiquier du “quoi penser”.
De sixsous
travailleur | 12H06 | 23/08/2008 |
BHL n'est qu'un produit !
BHL est à la philosophie ce qu'est Mc Donnald à la nourriture. C'est un pur produit de consommation de masse, vulgaire et vulgarisant, mais possédant toutes les banalités communes pour plaire à la majorité. Comme tout produit, le BHL a son « segment de marché », lui c'est « l'Intellectuel » de service pour ceux qui n'osent pas penser entre deux spots publicitaires et s'en remettent à BHL qui occupe ce rôle avec tout le savoir faire pour être (toujours après les combats) à l'endroit où la photo sera la plus dramatique et faire croire que « à travers moi vous y êtes… et je vous offre par procuration la compassion qui vous manque et que, moi BHL, sais fabriquer sur-mesure et à la demande … » . BHL ne va jamais contre le courant mais toujours dans le sens de la médiatisation. Il n'est jamais présent sur aucun front avant l'évènement, mais toujours sur place après. Nous, Français adorons les vessies qui se prennent pour des lanternes, le bling-bling et les valeurs éphémères qui alimentent les conversations. Bref, BHL c'est le « fast-intellofood » de l'intellectualisme, un produit d'opportunité auquel tout le monde accorde beaucoup plus de temps et d'attention qu'il ne le mérite, mais après tout , comme Mc Donnald, c'est pratique lorsque l'on est paresseux, et puis, être le Mc Do des intellectuels rapporte beaucoup plus d'argent à tout le monde que mon petit restaurant authentique du coin de la rue.
De Daniel RIOT
journaliste, directeur de relatio-e... | 12H14 | 23/08/2008 |
« La meilleure critique de la démocratie est un entretien de cinq minutes avec un électeur moyen », disait Churchill. Aujourd'hui, la blogosphère remplace parfois les cafés du commerce de jadis et servent de défouloir. Et attention aux têtes qui dépassent ! A ceux qui ne partagent pas vos opinions. A ceux qui ne font pas de l'anticonformisme prétendu un conformisme absolu.
De vraies hordes sauvages, souvent sous la lâche protection de pseudos, s'acharnent sur ceux qui dérangent. Surtout quand les ils ont un talent gênant pour les envieux qui en sont dépourvus. Quand leur voix se fait entendre sans qu'ils aboient. Quand ils ont une célébrité justifiée. Et quand leurs réflexions heurtent trop de réflexes.
BHL a sur la guerre du Caucase, sur la Géorgie, sur la Russie, des positions que l'on peut légitimement critiquer. Ce que j'ai écrit sur Relatio-Europe et ailleurs depuis l'ouverture du feu par le Président géorgien le montre assez…
Mais la démocratie, c'est la liberté d'exprimer des opinions argumentées qui ne sont pas forcément les vôtres, c'est aussi le respect des opinions qui ne sont pas les vôtres. Les polémiques sont enrichissantes et stimulantes quand elles ne reposent pas sur l'insulte, l'attaque personnelle, le procès d'arrières pensées (ces « pensées de derrière », disait Pascal), la diffamation, la malhonnêteté intellectuelle. Quand on ne fait pas dire ce qui n'a pas été dit, écrire ce qui n'a pas été écrit…
Les « choses vues » en Géorgie par Bernard-Henri Lévy, un reportage que Le Monde a publié (et que j'ai repris partiellement sur Relatio-Europe sous le titre « les éclairages de BHL ») a déchaîné des critiques passionnés et passionnelles. Sur Agoravox (où je me fais insulté parce que j'exprime mon amitié envers BHL) et sur Rue 89, où une contre-enquête (à contre-vérifier) met en cause les faits même décrits par Bernard-Henri, ou plutôt tels que certains peuvent les imaginer à partir de ce qu'il a écrit.
Il faut vraiment ne pas avoir du tout une expérience de témoin professionnel sur le terrain pour s'en prendre ainsi au témoignage tel qu'il est rédigé ! Et il faut être très avisé pour donner des « précisions » qui rendent extrêmement aléatoires démentis ou explications complémentaires. Il est vrai que chercher les poux dans la tête de BHL assure un succès facile sur le web. Plus que de réfléchir sérieusement à ce qu'il peut dire…
Ce qui est le plus reproché à BHL c'est qu'il soit allé à Tbilissi en avion privé. Je n'en sais rien et je m'en moque. Moi je n'ai pas les moyens de le faire. Et alors ?
Ce qui frappe les « contre-enquêteurs » de Rue 89, c'est de savoir si, parlant de Gori, il parle du centre-ville ou de la banlieue. Intéressant. Et si les feux qu'il a vu embrasait toute la ville ou des champs. Heureusement, qu'il n'a pas essuyé des tirs sur ce front : les plus zélés des « entarteurs » du clavier parleraient de mise en scène…
Ce qui est sûr c'est que les Russes ont été dans et autour de la ville, et qu'il y eu des dégâts. BHL décrit le « vu »,non le « vrai », ce qui est impossible à traduire que ce soit en mots ou en images. Relire Stendhal : Julien Sorel à Waterloo est aussi une bonne leçon de journalisme…que BHL n'a pas à recevoir.
Ce qui intéresse aussi Rue B9 c'est de savoir s'il a discuté de ses « choses vues » avec Sarkozy. Et alors ? Il a le droit d'en parler à qui il veut ou peut. Ce n'est pas pour cela que je vais chausser les lunettes de l'aigreur pour juger ce qu'il peut dire.
BHL (ce n'est pas nouveau) dérange les journalistes qui font du terrain sans penser, les philosophes qui pensent sans tenir compte du terrain, les engagés qui ne supportent pas des engagements différents des leurs, les plumitifs qui n'ont pas sa plume.
Pire : ce qui apparaît à travers nombre de « commentaires » déposés comme des crottes sur bien de sites qui mériteraient mieux relèvent d'une médiocrité crasse bien franchouillarde (la « France moisie », redirait Sollers).
Il est riche. Et alors ? Il a une jolie femme. Et alors ? Il est dans le « peuple des poeple ». Et alors ? Il est plutôt « bel homme ».Et alors ? Il est étiqueté « intello » ? Et alors ? Il a écrit des livres de qualité qui ont un succès international. Et alors ? Il s'engage pour une série de causes qui lui tiennent à cœur dans la logique de ce qu'il pense et dit. Et alors ? Il est juif. Eh ! Oui…Moi pas. Et alors ?
C'est cela le pire, souvent non dit mais toujours ou presque prégnant : Lévy cristallise sur sa personne une partie de ce fond d'antisémitisme (de droite et de gauche) qui caractérise tant les voyageurs du train « Vichy-Moscou via Munich »qui, (je cite encore Sollers) traverse encore nos campagnes et nos villes.
Mais dire cela, bien sûr, c'est se faire de nouveaux ennemis…Se faire taxer de je ne sais quelle parano. Se faire traiter, comme je l'ai lu, de lèche-cul, de garçon de course, d'avocat, de cireur de pompes de BHL… « Nos jugements nous jugent » : je n'ai pas fait de cette phrase de Valéry l'une de mes devises par hasard. C'est la vie : je choisis mes amis, et je subis ceux qui me considèrent en ennemi. En leur pardonnant leurs offenses. Mais en sachant que toutes les offenses ne sont pas toutes inoffensives. Surtout pour (ou plutôt contre) la démocratie.
L'injustice est insupportable, surtout quand elle vise ceux qui la combattent. Comme BHL. Mais c'est peut-être cela aussi que lui reprochent ses détracteurs les plus virulents ! .
Courage, Bernard-Henry : tu sais très bien que les combats contre la bêtise sont les plus difficiles à mener. Mais ils sont indispensables.
Daniel RIOT
à Daniel RIOT
De Pythagore
consultant pays de l'est | 12H51 | 23/08/2008 |
a Monsieur Daniel RIOT.
Vous opposez l'electeur moyen (concept antiparlementariste connu) a des penseurs comme BHL. Je suis reelement surpris que la reponse de BHL sur la question du financement du jet est un affront a votre corps de metier : celle ci, en accord avec la deontologie la plus elementaire, aurait permis de mieux comprendre , voir excuser les manquements de BHL. etrange defense devotre part envers cet homme qui utilise le concept d'information et d'ethique comme des produits marketing.
à Daniel RIOT
De micke
utopiste | 12H51 | 23/08/2008 |
autant lyncher bhl est digne d'un mauvais western et fait passer rue89 plus ses lecteurs pour de bon vieux rednecks betes et méchants, sans recul ni esprit d'analyse
autant lui poser l'étiquette d'« intello » et de gars qui « combat l'injustice » est d'une mauvaise foi surréaliste
de la pure science-fiction.
dans quel monde vivez-vous ? reprenez-vous mon vieux
à Daniel RIOT
De brigadoon
ouf!!! | 14H08 | 23/08/2008 |
Interessante votre réaction Daniel Riot.
Je suis d'autant plus à l'aise pour vous répondre que j'ai pris position plus haut sur un autre post sur certains points que vous citez :
- Que BHL soit bel homme, question de goût je ne suis pas une femme, ni homo,
- Qu'il soit riche tant mieux pour lui, surtout si son fric il dépene au service d'un certain humanisme,
- Qu'il ait une belle femme, ma foi il y en a d'autres mais je suis content pour lui,
- Qu'il se déplace en jet, si on en a les moyens et qu'on veut aller vite pourquoi pas, j'y vois rien d'amoral (sauf à savoir qui sponsorise une action),
Donc sur tous ces aspects persos je suis plutôt d'accord avec vous, mais là où je vous trouve indéfendable c'est que vous n'allez pas assez loin dans vos analyses sous couvert d'indignation :
De quoi s'agit-il dans le travail de BHL en Georgie ?
- Si c'est d'un travail de philosophe : il pouvait le faire à une autre hauteur sans se déplacer, écrire un pamphlet sur Guerre/pouvoir/minotrités, citer des références, etc., et là il n'y aurait rien eu a redire car comme vous dites on peut être d'accord ou non avec ses positions, souvenons nous de Camus et la guerre d'Algérie, la plume parfois a plus d'effet qu'un voyage …
- S'il s'agit d'un travail de journaliste visiblement il y a des lacunes, du parti pris et des informations érronées voire fabulées comme le montre les auteurs de l'enquête de Rue89,donc pas d'information interessante produite par BHL, diffficile de critiquer PPDA sur son interview à Cuba et pas BHL non ?
Votre argument « il faut vraiment ne pas avoir l'expérience de témoin professionnelsur le terrain » ça fait bondir ! Qu'est ce que vous en savez des gens à qui vous vous adressez quant à leurs compétences professionneles et de leur rapport au terrain, pourquoi d'autres journalistes n'affabulent-ils pas sur des terrains aussi difficiles ?
- S'il s'agit d'un travail ethnographique, BHL n'est pas qualifié pour ça et ça prend du temps d'aller côté Russe et côté Georgien sans parti pris « faire ressortir “le terrain” et ses spécificités. La France compte de nombreuses personnalités compétentes sur le sujet (IRIS, CNRS, etc) qu'on peut interroger et à partir de là faire un bon papier sur les rapports entre minorités,
- Enfin si c'est le parti d'un citoyen qui veut alerter le monde sur ce conflit, pourquoi pas, mais ce n'était pas forcément la meilleure stratégie,
- Peut-être alors le point de vue du romancier du réel… Pourquoi pas, mais alors il faut le dire…
Sur sa judéité, il me semble que dans ce cas comme dans d'autres BHL n'est pas le meilleur défenseur des Juifs, car son manichéisme fait peur même aux juifs : tout ce qui semble être américano-sioniste est bon et vrai le reste non, idéologie du Diable et du bon Dieu, le bien et le mal.. Je peux vous dire que mes copains juifs en ont marre parfois de le voir s'agiter en leur nom, on peut en discuter quand vous voulez, d'autant que les génocides ne s'adressent pas qu'aux juifs (même si le cas de la Shoa est particulier). En plus vraiment c'est l'argument de censure de type “vous le critiquez parcequ'il est juif”… primaire.
Enfin, stigmatiser les lecteurs anonymes de Rue89 et d'autres sites (Meetic ? ) depuis votre fauteuil et votre position institutionnelle peut être un exercice facile en vous drapant dans votre fausse dignité, mais ce qu'on peut ressentir ici à la lecture des posts et ailleurs et vous devriez changer de métier si vous n'entendez pas cela, c'est un certain ras le bol des gens d'être pris pour des billes et leur impuissance à changer le monde (ou Le Monde)et là vous avouerez que les ambiguités de BHL ajoutent à la confusion, on le voit partout, sur tous les fronts et pas toujours avec pertinence.
Donc il aurait fallu nous dire de quel point de vue il parlait dans son reportage ?
Voilà ce que je voulais vous répondre sans agressivité, sans références littéraires ou philosophiques, sans références aux textes et au passé de BHL.
à Daniel RIOT
De Elias
15H16 | 23/08/2008 |
Monsieur, BHL a été pris en flagrant délit de mensonge et de propagande avec les témoignages même des personnes qui l'avaient accompagnées sur le moment , ou qui avaient bien voulu le prendre en voiture avec elles et vous osez tenter de couvrir les mensonges éhontés de ce mercenaire mediatique à la solde des Américains ? La Bêtise est un mot qui ne manifeste ici que votre mépris pour le peuple et vous crachez votre mépris parce que l'un de vos compères en tromperies formatées par l'oligarchie de la Finance a été pris la main dans le sac. Du temps du procès de DREYFUS, en tant que petit soldat patenté de votre firme ou de vos haines de droite, vous auriez été anti antidreyfusard en refusant de reconnaitre le FAUX commis par L'Etat Major Français et lors de la guerre de 14, vous auriez hurlé votre haine de l'Allemagne pour appeler à la grande boucherie imperialiste les paysans et les ouvriers morts à VERDUN . Vous êtes un petit homme des actionnaires maitre du monde. Et probablement tout dévoué à la guerre en IRAK et en IRAN.
à Daniel RIOT
De Saba
15H35 | 23/08/2008 |
Je fais sans doute partie du camp de la « bêtise » que BHL combat si âprement comme le dit D. Riot . Cependant je crois que je ne suis A PRIORI ni pro- russe , ni pro-US mais j'aime la logique alors je ne comprends pas pourquoi ce qui était primordial en ce qui concerne le Kosovo ( les laisser aller vers l'indépendance puisqu'ils le voulaient ) ne l'est plus du tout lorsqu'il s'agit de l'Ossetie du Sud . Les Ossètes (qui ne sont géorgiens que depuis Staline alors que l'appartenance du Kosovo à la Serbie remonte très loin dans le temps)seraient dit-on manipulés par les Russes . Probablement .Mais le gouvernement géorgien qui compte dans ses membres 4 ou 5 personnes qui ont la double nationalité américaine-géorgienne ou anglaise-géorgienne ou israélienne- géorgienne , n'est lui évidemment pas manipulé.
Un qui pourra d'ailleurs dire merci à Sakachvili c'est le prétendant républicain , Mac cain , depuis qu'il s'est enflammé pour la Géorgie , sa côte remonte en flèche . Et comme par hasard , le président du lobby géorgien aux USA , fait partie de son staff. Bizarre , vous avez dit bizarre …..
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 19H08 | 23/08/2008 |
Bonsoir.
Indépendamment du fait que vous feriez bien de relire Stendhal (Julien Sorel à Waterloo, ça fait un peu mal, quand même… essayez plutôt La Chartreuse de Parme, je me suis laissé dire que Fabrice del Dongo est de meilleure volonté), je me demande ce que Bernard-Henri Lévy a bien pu faire pour que vous l'attaquiez de si vile manière.
Parce que si votre contribution est une défense, c'est tout à fait n'importe quoi !
Une question préalable : avez-vous seulement lu les deux articles, celui de Lévy et celui de Rue89 ? Permettez-moi d'en douter furieusement.
Où avez-vous vu que le principal reproche adressé à Lévy est d'avoir emprunté un vol privé ? Nulle part, j'imagine, ou c'est que vous avez une notion toute personnelle du principal.
L'intérêt du financement de ce vol vous échappe ? Tiens donc… Eu égard au désastre que constitue le texte de Lévy du point de vue de la défense des Géorgiens, supposons que ce vol ait été payé par Moscou, comme le font certains facétieux. Serait-ce sans aucun intérêt ?
La question de savoir s'il était à Gori vous indiffère ? Tiens donc… Pourtant Lévy nous dit bien qu'il a vu Gori. La parole de Lévy a-t-elle donc si peu d'importance pour vous ? (Notez bien que je peux le concevoir.)
Pour savoir que les Russes ont été dans et autour de la ville, voyez-vous, c'est ballot, mais personne n'a jamais eu besoin de Lévy pour le savoir. Vous si ? C'est navrant.
J'arrête là, poursuivre serait cruel, et tout est de la même eau.
Le fond de l'affaire, Riot, c'est que Lévy est un menteur, et vous pouvez bien habiller cela comme vous l'entendez, ça ne changera rien à la démonstration.
Que les combats contre la bêtise soient difficiles à mener, je vous l'accorde. Pardonnez-moi de vous dire que vous ne me paraissez pas le mieux placé pour y participer.
à thierry reboud
De Léonard22
Enseignant | 20H01 | 23/08/2008 |
Ce n'est pas en vêtant bien un propos que cela le rend moins imbécile.
L'ignorance profonde se pare de propos cos_motiques pour se donner un semblant de savoir.
Je reconnais les nuls aux soins qu'ils portent à leur apparence. Bernard Henri Le Vide en est le parfait exemple.
à thierry reboud
De CemoiduKon2
09H52 | 24/08/2008 |
On se lève le matin.
ET Israël n'est toujours pas rayé de la carte.
Ya des jours, comme ça, où rien ne marche.
Vaut mieux rester couché, tiens.
à CemoiduKon2
De A.V.
tamagotchi89 | 11H37 | 24/08/2008 |
CetoiduKon ? Je l'aurais parié.
à Daniel RIOT
De A.V.
tamagotchi89 | 11H27 | 24/08/2008 |
@ Daniel Riot
La vache ! C'est quoi qui motive autant de mauvaise foi ? ! Le carriérisme ? Vous ne vous cachez pas derrière un pseudo, certes, mais votre nom fièrement abhorré (« journaliste-directeur ») cache une vacuité vertigineuse.